American Graffiti



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Cowboy & Gentleman
William Ward
Matricule n°001
Cowboy & Gentleman
Mer 25 Jan - 14:00

Le vieux soldat avança de son pas lent, chaloupant dans les corridors du premier étage de l’hôpital St-John. Le froid pénétrait dans son genou qui avait subi le baiser ardent d’un mortier en zone de combat, torturant les nerfs et épuisant la résilience du texan. En ce jour morose comme à son accoutumée le vieux briscard s’était porté volontaire pour aller vérifier les défenses autant extérieur qu’intérieur. Car comme se plaisait à rappeler l’ingénieur de combat à leur chef démocratiquement élue Gemma, la présence des goules aux paliers supérieurs ne permettaient qu’aux survivants que de dormir d’une oreille. Un sentiment d’insécurité flottait parmi les rangs de la petite communauté. Un frison glacé parcourut alors l’échine du vétéran, se rappelant d’un incident lors de la prise de l’école secondaire par son peloton. Le capitaine à l’époque avait ordonné de suspendre l’opération de nettoyage des lieux, persuader que les infectés du second étage ne pourront pas défoncer les portes d’aciers des cages d’escaliers. Mais le boucan occasionner par les soldats jumeler à leur faim perfide pour la chair humaine avaient rendu frénétiques les fils de la Faucheuse. La pression des corps en décomposition fut magistrale et les gongs furent arracher de leur charnières. Telle la mer déferlante, le tsunami vengeur, les aberrations s’étaient ruées dans les escaliers. Les quelques sentinelles furent rapidement déborder et ce ne fut que par l’action de quelques sous-officiers, dont William, que la situation n’avait pas basculé en bain de sang. Les soldats avaient opposé une résistance désordonnés au début, à moitié éveillé. Mais les vétérans avaient pris le relais et rallier les troupes pour former des carrés d’où la précisions des tirs eurent tôt fait de faire table rase chez les assaillants chancelants. Mais il eut trop de victimes, de bons militaires sacrifié sur l’autel de la suffisance d’un officier négligeant. Mettant en contexte cette expérience traumatisante, le vieux briscard n’osait imaginer le même scénario dans les corridors de l’hôpital. Quelques militaires sous équiper jumeler à des civils qui n’avaient pour plusieurs aucunes tactiques de combat ne pourraient pas opposer un front commun et uni envers cette marée d’ergots et de mâchoires claquantes. Ce sera la déroute la plus totale. Donc le vieux briscard devait élaborer d’un plan de bataille pour nettoyer étage après étage. Maureen, cette magnifique rouquine au regard envoutant d’émeraudes qui avait capturé le cœur du militaire, lui avait avouer qu’un géant monstrueux avait libérer les sous-sols et le premiers étages de toute créatures maléfiques. Le militaire de carrière aurait avoir dans ses rangs cet homme volontaire et courageux, mais la bêtise des gens avaient fait en sorte que la sensible créature s’était enfuie.

Une résolution papable affiché sur son visage aux traits harmonieux taillés à la serpe, William grimpa un escalier de service pour inspecter les portes de secours des étages. Il s’était juré de défendre ce refuge avec son dernier souffle. Il avait trouvé des raisons de se battre bec et ongles. Pour les enfants, pour Maureen et les autres survivants qu’il avait appris à connaître et à apprécier. Mais son regard océanique se fit inquisiteur, même perplexe. Une nouveauté venait d’apparaître sur le palier de la cage d’escalier. Un graffiti démontrant un talent artistique certain plongea pendant quelques instants le militaire dans la contemplation. L’ingénieur analysa le mélange savant de couleur et la délicatesse du trait de l’aérosol. Portant sa main rugueuse à son menton volontaire doté d’une fossette viril au milieu, le vieux briscard songea un instant qui dans la communauté de l’hôpital pourrait avoir ce don. Mais un cognement suivit d’un gémissement solitaire vint perturber la concentration de l’homme en uniforme de combat urbain dont la tête était affluer d’un stetson brun. Levant son regard bleuté vers le palier suivant, le cœur du Texan cessa de battre un instant. La barricade de fortune avait été décalé légèrement, dégager par une main insouciante. La porte de sortie de secours était entrebâillée, laissant paraître un bras déchainé dont la putréfaction détaché des muscles atrophier. Monta les marches quatre à quatre, ignorant la douleur de son genou récalcitrant, le vieux militaire de carrière sorti sa lame de son fourreau à sa ceinture. La chaine qui condamnait l’entrée était désajuster, comme si l’individu inconscient s’était ménager un espace pour se glisser dans l’entrebâillement. Levant haut sa lame de trente centimètre d’acier, William bloqua la mâchoire de la patiente trépassé d’une main pour assurer son coup fatale. Un bruit écœurant salua la perfora de la boite crânienne et la fatalité de la seconde vie de l’aberration. Ne voyant aucun mouvement par l’ouverture, le sergent Ward jure entre ses dents à la blancheur immaculée. Il devait aller secourir la personne et remonter la barricade avant que les résidents chancelants et morbides décident d’aller faire une razzia dans le buffet à volonté de chair fraiche qu’était les survivants à l’étage du dessous. La grande silhouette du cowboy du se tortiller comme un ver de terre en essayant de se rentrer le ventre au maximum. D’une main il tenait sa lame de combat, de l’autre son fidèle stetson…


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Un vieux soldat sait souffrir et se taire sans murmurer.
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Mer 8 Fév - 14:31

Abigail était une enfant pour un grand nombre d’individu, elle ne voyait pas les choses ainsi et manifestait un tempérament proche de la rébellion car elle ne voyait aucun autre façon d’exprimer son désarroi. Pour cela, l’intégration au sein du refuge avait été rude pour Abigail, elle qui avait longtemps mise de côté la notion de sécurité, le refuge et les survivants lui offraient ce qu’elle avait tant cherché. Abigail entreprit une escapade non loin des survivants afin de retrouver le calme et la sérénité. D’un pas nonchalant, elle découvrait les recoins de l’hôpital. Un endroit immense mais un accès réduit aux survivants. Les morts n’étaient jamais bien loin de la jeune fille, les bruits qu’ils émettaient nous renvoyaient à la réalité, aussi horrible soit elle. Parfois dans son sommeil, elle se réveillait en sursaut, couteau en main avec la sensation qu'un rôdeur s'approchait d'elle. Les monstres n'étaient pas dans la pièce où elle passait ses nuits mais elles pouvaient les sentir. Parfois les cauchemars lui semblaient réels, une sensation d'avoir de nouveau tout perdu, de crécher la nuit dans la forêt avec un sentiment que cette nuit pouvait être la dernière. La jeune fille avait fini par atteindre un escalier menant probablement à une issue non autorisé, elle prit la décision d’embellir cet endroit sordide et sortie des pires films d’horreurs qu’ils puissent exister. Les talents d’Abigail pour la peinture en bombe proviennent des cours d’arts qu’elle avait au lycée. Avant de fuir son foyer, elle avait emporté avec elle quelques bombes de peinture, dont la couleur rouge, bleu et jaune, elle avait avec elle les couleurs primaires. De quoi embellir ce sinistre hôpital. Les murs avaient perdus toute clarté et allaient finir par céder sous le poids de la désolance qui nous accablait. Malgré un tempérament désinvolte, Abigail prenait un malin plaisir à contourner la loi, loi qui de d'ailleurs n'a plus sa place dans notre monde. La jeune lycéenne parcourait les lieux infréquentables du refuge, notamment les lieux peuplés de rodeurs dont l’accès est pourtant fortement interdit. La jeune n’avait pas dans un premier temps franchis la limite qu’on lui avait imposée, elle se contentait d’appliquer la peinture sur les murs d’un étage inoccupé. La solitude était une tare chez Abigail, malgré cela et malgré qu’elle fût entourée, il était inévitable qu’elle ressente le besoin d’être seule. Néanmoins, on donnait à la jeune fille une nouvelle chance de trouver un foyer. Pour des raisons qui dépassent l'entendement, la femme qui dirige ce refuge était également la mère biologique d'Abigail, de quoi attendrir la jeune fille.

La tentation foudroya la jeune Abigail qui envisageait maintenant de s’enfoncer dans les profondeurs du néant. L’issue renvoyait à la jeune fille, les images du recoin par lesquelles elle était parvenue à pénétrer le refuge, qui de plus était gardé par des individus armés jusqu’aux dents. Agile était une caractéristique que la jeune fille employait dans de telles conditions. On offrait à la jeune Abigail, une occasion de mettre à l’épreuve ses talents d’agilité qui lui permettaient de se faufiler n’importe où. Avec une précaution digne d'un chirurgien, elle retirait les chaines et les barricades sans émettre le moindre bruit suspect. Une arme blanche dans une main, son sac dans l'autre, elle parvint à se faufiler. Par chance, les rôdeurs n'étaient pas dans les environs malgré le bruit incessant qu'ils émanaient. Elle entreprit de remettre les chaines afin de sécuriser l’issue, il n’était pas question de mettre en dangers un individu excepté sa personne. Le danger lui tendait manifestement les bras tandis qu’elle cherchait un moyen d’éclairer son chemin, consciemment elle se mettait en mauvaise posture dans un endroit sombre et mortel. Abigail entreprit sa marche dans l’inconnu qui se présentait devant elle, parfois et bien souvent, la jeune fille s’arrêtait pour guetter le moindre bruit suspect et imprégner les murs de ces dessins floraux. Parfois, elle se contentait de pulvériser de la peinture ici et là sans aucune signification quelconque. Le silence prit une petite place dans l’aventure trépident de la jeune fille quand un bruit survint, quelqu’un arrivait, quelqu’un de prudent ou quelqu’un d’inconscient comme l’était les morts en quête de chair humaine. Après une profonde respiration, elle agrippait son couteau, attendant dans l’ombre que l’individu se manifeste.
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Cowboy & Gentleman
William Ward
Matricule n°001
Cowboy & Gentleman
Mer 15 Fév - 8:23

Malgré l’urgence de la situation et le stress qui en découlait, le cœur du vétéran battait au même rythme que s’il était au repos. Étant un vieux démineur, un militaire de carrière ayant crapahuté sur de nombreuses zones de conflits et de zones sinistrés par la fureur de Dame nature, William avait maintenant de la glace dans les veines. Ces premières altercations avec les aberrations cannibales qui sentaient la chair putréfier avaient certes perturbé le sergent Ward, mais il avait appris à nuancer ces parodies de non-vie. Pour lui c’était devenu des ennemis qui avaient littéralement envahis sa patrie et qu’il devait défendre les rares survivants de cette menace constante. Un peu comme Alamo. Comble de malheur, il était l’un des derniers texan de vivant des environs. Il devait rester en vie pour Maureen et les enfants. L’ingénieur de combat s’était juré de transmettre le maximum de ses connaissances en matière de fortification, d’entretien des armes, de tactiques et compétences martiales. Car il ne se leurrait aucunement. Avec sa jambe folle, il ne pourrait pas continuer à s’enfuir de la sorte et un jour ou l’autre William devrait faire comme ses ancêtres lors de ce dernier carré épique et sanglant. Mais aujourd’hui il rejetait ses pensées négatives et se concentrait sur les prochaines actions que le militaire devait faire pour assurer la protection de la femme qu’il appréciait plus que tout ainsi que les gens du groupe. Heureusement pour le vieux briscard, des points de couleurs vifs agrémentés quelques fois de dessins sublimes guidaient sa démarche un peu claudicante. Le visage taillé à la serpe de l’ingénieur de combat n’était que concentration et résolution. Quelques grognements de dépit ou de faim inassouvis semblaient s’élever aléatoirement dans l’aile de l’étage. Des traces de passages de violences et de mort indiquaient sans peine le drame qui s’était déroulé dans ces lieux qui étaient à l’origine une zone de miséricorde et de guérison. Un corps, plutôt le squelette qui ne restait que quelques lambeaux de peau rescapé d’un faim immonde, était étendu au sol dans la salle de garde des infirmières. Des impacts de balles dessinaient une forme abstrait sur un mur, suggérant le tir panique d’un agent de sécurité qui voyait la déchéance du virus converger vers lui pour l’assimiler. Des tâches brunantes, vestiges d’éclaboussures sanglantes et de mort violentes, s’étalait du carrelage poussiéreux vers le plafond. Heureusement que la lumière du jour peinait à pénétrer par les carreaux encrasser, repoussant un peu la pénombre omniprésente.

Une forme chancelante et trainante, vêtu d’une jaquette d’hôpital en lambeaux se dirigeait avec peine vers un couloir parallèle. Suivant la trace que le petit poucet avait semé derrière lui, les peintures qui démontrait le grand talent de la personne insensé qui arpentait ce corridor mortuaire, William songea que la goule avait perçu les sifflement des cannettes de peinture sous pression. Le pas de l’ingénieur de combat se fit plus rapide, sacrifiant un peu de furtivité pour diminuer la distance le séparant de l’abomination. La patiente rachitique, dont un bras pendait lamentablement et qui retenait que par quelques nerfs, aperçu quelques choses dans la pénombre. Levant son bras valide, la créature d’outre-tombe émit un gémissement sonore et plaintif. Elle claqua des dents, impatiente de vouloir assouvir sa faim impie. Comme un appel à la curée, d’autres rauques pitoyables firent écho à la fille de la Faucheuse. Bientôt les cannibales putréfiés allaient envahir les corridors et couper la voie de retraite des survivants. Jurant entre ses dents à la blancheur immaculés, le cowboy fit les derniers pas et d’un coup latérale de son Bowie Knife, perfora la tempe du la morte-vivante. Le corps en pleine putréfaction chuta lourdement au sol. Les yeux océaniques de William, calme et assuré, discerna la forme d’une jeune femme dans l’ombre. Laissant flotter un sourire apaisant, doux et surtout rassurant ses lippes charnues, le militaire parla. Sa voix était trainante et hypnotique, laissant transparaître ses origines Texane.

William- C’est vous qui avez fait ses beaux croquis mademoiselle? Quand il eut la confirmation à sa question, l’homme massif au visage taillé à la serpe rajouta une observation judicieuse. Je crois qu’on devrait sortir d’ici au plus vite si vous voulez gratifier les gens de l’hôpital de votre magnifique talent.

Tournant la tête vers le chemin qu’il avait emprunté, le vieux briscard fit avec déception quatre formes chancelante bloquaient le corridor. D’autres silhouettes trébuchantes se dessinaient en arrière de l’avant-garde immonde. Hochant la tête pour indiquer la direction opposée, le cowboy ouvrit la marche. Dans l’esprit tactique et analytique de l’homme à la mâchoire viril et au menton prédominent, un plan de l’étage venait de surgir. Le corridor rejoignait la sortie que les deux survivants avaient empruntée. Mais un gémissement attira son attention, faisant commettre une inattention grave et même potentiellement fatal au vieux briscard. Un tube chirurgical tendu entre deux civières, un piège d’amateur, fit trébucher le cowboy. Dans un réflexe pour se protéger de la chute, il plaça les mains devant. Mais son genou faible, celui qui avait été lacérer par des shrapnels de mortier, entra en collision avec le plancher. Des étoiles de douleurs dansèrent devant les yeux du militaire et une onde de souffrance se véhicula de la zone touchée vers son cerveau. Les traits harmonieux du visage de l’homme s’étirèrent en une grimace de douleur et il serra les dents à s’en faire sauter l’émail dessus. Se basculant sur le dos, le militaire essaya de se relever avant que la mort lui tombe dessus avec des ergots acérer et des mandibules dégoulinantes de virus…

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