J'ai faim ! [Ft. William]



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I walk a lonely road
Bernadette Mackenzie
Matricule n°001
I walk a lonely road
Dim 5 Fév - 9:55

Ça fait maintenant près d'une heure que je marche sans m'arrêter. Je sens que je perds des forces, la déshydratation n'est pas encore à l'oeuvre mais le manque d'énergie m'achève continuellement. Je sors le reste d'une barre chocolatée en espérant que ça me requinquera assez pour atteindre mon but.
J'ai remarqué un petit commerce en passant par là il y a une petite semaine. Il n'avait pas l'air pillé ou en tous cas, la grille de fermeture était toujours impeccablement fermée, mais je pense qu'il doit y avoir une entrée par derrière.
Je commence à siffloter un air plutôt commun en m'approchant de la boutique. La rue est totalement déserte et je suppose que ça va le rester à moins que quelqu'un ne tire un coup de feu.
- In the summertime... Na na na na na na....
Je n'aime pas ce moment où on est tellement affamée que notre vue se trouble, que notre estomac fait un bruit un peu dégueu et qu'on sent qu'on va bientôt crever de faim. J'arrive à contourner la boutique et me retrouve tant bien que mal devant une petite fenêtre qui semble mener à la réserve du magasin.
- Putain que c'est haut !
Je n'aime pas ça. Je vérifie de chaque côté de la ruelle mais ma parano est maîtrisée quand je réalise qu'aucun rôdeur ne semble arriver. La fenêtre est un peu haute, mais largement atteignable. Je pousse une grosse benne en dessous pour pouvoir me mettre à sa hauteur et je ramasse une pierre avant de grimper dessus. D'un coup sec, je déglingue la vitre et me glisse tant bien que mal dans la petite réserve. J'entends un bruit dans la ruelle mais je n'ai pas le temps de m'en occuper, je ne peux pas me permettre de perdre conscience maintenant, même si je semble relativement en sécurité.
Un regard rapide me permet de me rendre compte que je suis bel et bien arrivée dans une réserve qui n'a jusqu'alors pas été pillée. C'est mon jour de chance, j'attrape un bocal de tomates séchées et l'ouvre avidement avant d'en planter deux avec mon couteau pour les fourrer dans ma bouche. Cette sensation est si agréable que j'en ferme les yeux un instant. Je peux vivre dans cette réserve pendant plusieurs jours si ça inclue de manger ces tomates.
J'ai presque envie de dormir, j'essaie d'ouvrir la porte qui doit mener à la boutique mais elle refuse de s'ouvrir. Ce n'est pas grave, je la ferai sauter à coup de couteau quand j'aurai mangé.
C'est avec une certaine honte que je fini le bocal de tomates, me goinfrant certes, mais n'oublions pas que j'avais pas mangé depuis deux jours. Je suis incapable de chasser, mais si je trouve un jour une cabane dans un arbre pas loin d'une rivière je pourrai pêcher.
J'ouvre une boîte de ce qui semble être des champignons des bois dans du vinaigre en imaginant ce que je pourrais faire en construisant ma cabane dans un arbre.

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Cowboy & Gentleman
William Ward
Matricule n°001
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Jeu 9 Fév - 22:45

Le pas tranquille, assuré et légèrement boitant du militaire arpentait le bitume craquelé de la rue. Tout autour de lui, où son regard océanique inquisiteur et intelligent se posait, les reliefs d’une civilisation passés hantaient le décor. Des voitures abandonnées, des devantures de boutiques défoncées et pillées, des maisons partiellement incendiées. Les effets d’une hystérie collective, alimentés par cette pandémie mystérieuse qui transformait les gens en cannibales trépassés, dispersés aux quatre vents par le chaos et la bestialité que chaque personne cache dans son for intérieur. Heureusement pour lui, le vétéran de tant de conflits avait un moral d’acier jumelé à des raisons de combattre. Des personnes qu’il chérissait même au-delà de sa propre vie. Les enfants de la fière tribu de la flèche enflammée. Au travers des leçons, des courses poursuites au travers des couloirs et des récompenses dans le trésor d’Alamo, William avait appris à les connaître et rire de bon cœur. La jeunesse et l’espoir de demain dans un sens et le quarantenaire fera tout en son pouvoir pour permettre à chacun d’entre eux de voir un jour où les goules ne seront plus qu’un mauvais souvenir. Mais une personne, une bouffée d’air frais dans ce monde dont l’atmosphère portait les miasmes de la corruption du virus meurtrier, permettait au cowboy de tenir le coup et surtout de sourire à la vie. Maureen était pour les yeux bleutés si purs du Texan ce qui se rapprochait le plus de la perfection sur tous les points de vue. La valkyrie à la chevelure flamboyante et au regard d’émeraude ensorcelant a mis bas les fortifications de l’ingénieur de combat. La jeune beauté au corps sublime et doté d’une grâce surnaturelle avait charmé l’homme au visage sculpté à la serpe sur tous les points de vue. Elle avait cette intelligence, cette candeur, ce sens de l’humour qui avait plu à l’instant au militaire. Une force et une détermination qui laissait entrevoir aux gens que l’éditrice désirait une douceur et une tendresse qui n’avait su que le conquérir davantage. Il avait rendu les armes comme César devant Cléopâtre, ne désirant que lui apporter de la joie dans ce monde cruel. Réapprendre à vivre et non juste survivre. Le vieux briscard ne voulait aucunement détruire cette amitié si précieuse à ses yeux. Mais le cœur a ses raisons que même l’esprit analytique et logique de l’ingénieur de combat devait se soumettre. Seule certitude qu’il pouvait avoir, c’est qu’il était choyé et honoré d’avoir une telle flamme de vitalité et de combativité à ses côtés. Que cette soirée d’aout sera ciselée dans le marbre de sa mémoire et que s’il devait emmener qu’un seul souvenir à sa mort, ce serait le sourire de la belle. De ses yeux verts comparables à des joyaux, inestimables pour William et sûrement façonnés par une intervention divine, qui plonge dans l’océan du regard du vétéran pour caresser son âme. Sa voix au timbre musicale, chantée comme une mélopée apaisante et douce qui ferait rougir d’envie les oiseaux qui chantonnent l’arrivée du jour.

Juste repensé à cette femme, ce rayon d’espoir dans cette pénombre apocalyptique eut le don de faire sourire en grand le militaire. William avait troqué ses bottes de cowboy pour ses rangers, plus adapté pour les excursions dans la jungle urbaine. Son équipement de militaire était fonctionnel et surtout de couleur de son environnement. Sac à dos pour placer ses trouvailles, Bowie knife à la ceinture et son éternel revolver colt à simple action bien au chaud dans son étui de cuisse, le vieux briscard détonna de l’armure du soldat qui patrouillait durant cette époque chaotique. Le Texan n’avait aucune arme automatique, ni équipement poussé comme des grenades ou bien une radio. Mais l’accessoire qui identifiait immanquablement l’ingénieur de combat de ses pairs fut son stetson bien calé sur sa tête aux cheveux blonds. Il ne reniait aucunement ses racines du Sud, mais les embrassait et surtout en était fier. Avec minutie et vigilance, des qualités développées en tant de démineur et surtout ayant été sur d’innombrables théâtres d’opérations de par le monde, le vieux briscard explora un petit magasin de chaussures. Tout était pêle-mêle, naturellement mis à sac par des survivants désespérés. Mais une fouille minutieuse permit au militaire de mettre la main sur deux boites de carton de grandes marques. Dans l’une se trouvait une paire de talons hauts noirs dégageant classe et promesse de danse dans les soirées modernes. Dans la seconde se trouvaient des bottes mi — mollets en cuir noir solide et épais. Bout en aciers renforcés et confortables pour la marche ou les conditions pénibles de cette épopée cauchemardesque. Réprimant un fou rire, occasionné par la blague qu’il fera à sa chère Maureen en arrivant, William serra ses découvertes dans son sac à dos. Sournoisement il changera les deux paires dans la boite de l’autre et il donnerait les talons hauts en affirmant que c’était le nec plus ultra pour la fuite d’une horde. Une lueur d’espièglerie illumina le regard océanique de l’homme. Rapidement, il devrait sortir le véritable présent pour la rouquine. Les rangers de la bête commençaient à fendiller et le soir l’attentionné militaire voyait les petites rides soucieuses et de douleurs de Maureen de par ses chaussures usées.

Sortant de nouveau à l’air libre, le Texan surprit un mouvement furtif dans une ruelle proche. La combativité et son instinct de vétéran prirent aussitôt le relais. Oubliant la douleur tenace dans sa jambe blessée, le cowboy s’accroupit derrière une camionnette carbonisée. Dégainât souplement son Colt SAA de son étui, le musculeux homme se déplaça pour intercepter ce survivant. Les goules n’ayant que faire de la discrétion, il ne restait que les humains qui pratiquaient cet art silencieux. Avant d’arriver à la dite ruelle, un bruit de verre cassé fit figer le vétéran. Ses sens en alerte, il compta vingt battements de cœur. Habituellement les abominations faisaient mouvement au moindre bruit, attiré par la possibilité de festoyer sur de la chair fraîche. Mais aucun mouvement ne vint briser le silence de mort des environs. De nouveau l’ancien démineur s’avança furtivement, essayant d’ignorer la douleur tenace de son genou récalcitrant. L’origine du bruit fut vite révélée. Une petite fenêtre, assez grande pour faire passer un enfant ou bien une personne de taille modeste, brillait par le trou béant. Une pile d’objets hétéroclites prouvait l’analyse visuelle de la dimension de l’individu qui venait d’entrer par effraction. Laissant son regard inquisiteur et interrogateur farfouiller les zones d’ombres à la recherche d’une menace potentielle. Rien ne laissait présager une embuscade putride ou bien organisée par une personne bien vivante. Décidant d’étancher sa soif de curiosité, le vieux briscard grimpa à son tour pour rejoindre la petite ouverture. Le cowboy put enfin voir la forme qui semblait menue de dos. Fragile et remplit surement d’une certaine agilité fut qu’elle s’était faufilée dans cet espace restreint. Une cascade de bronze bouclé chutait librement presque aux reins de la jeune femme. Mais le regard océanique du militaire nota un mouvement dans le coin de la pièce. Tout près de la femme qui semblait concentrée à faire une action inconnue du soldat. Une forme noirâtre, putride et hideuse rampait avec difficulté vers la personne insouciante. La gorge pratiquement arrachée fit comprendre à William le pourquoi de l’absence de plaintes affamé de la goule. La pathétique créature semblait être cul jatte, ses jambes surement dévorées par le virus et la putréfaction. Ne pouvant tout simplement pas faire feu dans la petite pièce avec son arme de fort calibre, il rendrait sourd à coup sûr et fera la peur de sa vie à la menue dame. Alors, il alla utiliser la voix forte, autoritaire et directe que ses années passées dans le feu de l’action à diriger des troupes au front avaient procurée au sergent.

William- Mouvement à votre droite. Faites trois pas à gauche et regardez au sol. Un rampant!


Il espérait que la femme allait suivre l’instinct primaire de survie que chacun avait dans leur for intérieur. Gardant son arme ancestrale au poing, le vieux briscard se prépara à tendre une main secourable à la jeune femme si le besoin se présentait…

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I walk a lonely road
Bernadette Mackenzie
Matricule n°001
I walk a lonely road
Ven 10 Fév - 10:57

Hmm ! Ces champignons sont trop bons ! Je les déguste avec délectation. Mon couteau rangé à ma ceinture. Soudain, une voix me parvient de bien plus près que je m'y attendais en m'ordonnant de bouger. Je me retourne en ouvrant des yeux gros comme des boules de billard et la bouche remplie de champignons.
Le regard perçant de l'homme me fout la trouille et je regarde là où il me dit, en voyant le monstre qui rampe vers moi, je pousse un hurlement de terreur.
Je m'écarte à l'autre bout de la pièce, attrapant mon sac pour y fourrer les conserves qui se trouvent sur l'étagère ainsi qu'un rouleau de ruban adhésif.
Mon dos percute rapidement ce que je pensais être le mur quand une main passé à travers le mur m'attrape par derrière et se met à serrer ma gorge. Mon hurlement cesse alors que la main m'empêche de respirer.
J'envoie mon pied dans la tronche du rampant ce qui le fait reculer de plusieurs décimètres puis attrape le bras qui me retient et le décroche de mon cou avant de le briser en deux et de m'en écarter. J'envoie plusieurs coups de pieds dans le demi-zombie afin de pouvoir me précipiter à la fenêtre, mon sac à la main.

En voyant la main tendue de l'homme je l'attrape et passe mon sac dans l'ouverture avant de me ruer à l'extérieur. Mon état de panique me fait passer devant l'homme qui m'a sauvé la vie et ceci ajouté à la force avec laquelle il m'extrait de mon antre me propulsent si fort dans la ruelle que je tombe en avant et m'étend dans la ruelle, m'égratignant le bras en roulant.

Sous le choc du revirement de situation le plus malchanceux que j'ai rencontré dans ma vie, je panique encore plus en voyant cet homme armé comme un militaire qui a dégainé une arme aussi grosse que mon avant bras et coiffé d'un chapeau de cow-boy. Je rampe pour m'éloigner de lui jusqu'à atteindre une carcasse de voiture pour me cacher derrière. Quoi que veuille ce type, il est bien trop armé pour moi et son ton autoritaire ne présage rien de bon. Je reprend mon souffle et en voyant son visage. Je lui exprime ma reconnaissance.

- Merci, je m'appelle Bernadette.
Je ne sais pas si c'est le fait que mon espérance de vie ait diminué de cinquante ans ou la pression des événements auxquels je suis confronté en ce moment, mais mon addiction à la nicotine semble plus forte que jamais et à cet instant, je rêve que cet homme ne me fasse pas de mal et me donne une cigarette.

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William Ward
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Mar 14 Fév - 8:09

Le cowboy assista impuissant à la lutte pour la survie de la jeune femme. Il ne pouvait intervenir, sa grosse carcasse de Texan ne pouvant tout ne simplement pas se faufiler par l’étroitesse de la fenêtre. Et hors de question d’utiliser son arme ancestrale dans une si petite pièce. La détonation allait assourdir la brunette et lui faire perdre son agilité qui l’aider à survivre à cet instant. Le regard océanique du militaire prit la teinte de l’inquiétude et de l’effroi quand une serre putride traversa la cloison sèche pour saisir à la gorge l’être au trait délicat. Comme un catcher dans un match par équipe, William tendit sa main rugueuse pour essayer de saisir celle, menue et délicate, de l’étrangère. Celle-ci réussit à se dégager de son adversaire moribond et s’élança vers la fenêtre, vers le rectangle baigné de soleil qui était devenu son salut. Leurs mains se soudèrent et pousser par l’adrénaline et surtout sa masse musculaire entretenue avec soin, l’ingénieur de combat hissa sans difficulté la jeune femme vers la liberté. Mais la combinaison de l’élan de la demoiselle jumeler à son poids plume et additionner par la force de traction de William fut qu’elle éjecter proprement dans la ruelle. La jeune brunette fit quelques mètres au sol en rampant et se cacha derrière une carcasse de voiture accidenté. Regardant sans comprendre le comportement craintif de la femme, le massif texan descendit du perchoir improvisé.

Une voix angoissé, effrayé même, mais au débit chanté et doux remercie le vieux briscard de son assistance. Le militaire fit un cercle autour de la carcasse de la monture d’acier et s’assurer que la brunette n’avait aucune arme ni de mauvaise attention à son égard. Voyant le regard noisette se focaliser sur le vieux colt SAA, le cowboy fit un sourire apaisant et remplis de sollicitude. Usant son pouce pour abaisser le chien de l’arme de poing ancestrale et ensuite d’un mouvement fluide et rapide le glissa dans l’étui de cuisse. Ensuite, autant que par habitude que pour rassurer la jeune femme de ses bonnes intentions, le vieux briscard se redressa pour prendre une posture droite comme un militaire sait si bien le faire. Un sourire authentique et franc dévoila des dents d’un blanc éclatant. Le regard océanique du cowboy n’était de douceur, confiance et surtout remplis d’une sollicitude. Portant sa main à son stetson, l’homme au visage ciselé à la serpe pinça le rebord du couvre-chef brun avec son pouce et son index. Abaissant légèrement la tête dans un salut digne, la voix trainante et presque hypnotique s’éleva dans les airs. Le ton était rassurant et douceâtre.

William- Bien le bonjour Bernadette. Je m’appelle William.

Avançant de deux pas, en boitant légèrement de sa jambe folle, le militaire tendit une main secourable vers la forme gracile au sol. Démontrant un civisme et surtout une politesse qui semblait être déplacé dans ce monde en perdition, le Texan ne voulait qu’aider à la brunette de se relever.

William- Un plaisirs de vous rencontrer. Vous n’avez pas à me remercier. Nous devrons nous entraider durant ces heures sombres. Donnez-moi votre main pour que je vous aide à vous relever.

Une aura de confiance et d’apaisement semblait se déposer sur les épaules du militaire. En se penchant un peu vers l’avant, un paquet de cigarette encore dans son emballage d’origine se fit surement remarquer par la fumeuse.

William- Nous devrons trouver un endroit sûr pour se reposer un peu et surtout pour inspecter votre éraflure.

Le cowboy n’était que sollicitude, candeur et débordant d’une humanité encore intact. Véritable miracle pour la descente aux enfers que la majorité des gens subissent depuis le début de l’apocalypse…

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Bernadette Mackenzie
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Jeu 16 Fév - 4:19

J'accepte son aide et il me soulève aisément malgré un boitement non négligeable d'une de ses jambes. Il ressemble aux mercenaires des premiers Fallout avec son look cow-boy/militaire.
Je remarque au passage qu'il a un paquet de clopes sur lui. C'est surprenant il n'a pas l'air d'un fumeur.
Il veut trouver un endroit sûr, oui un mec comme lui doit avoir une obsession pour la sécurité.

- Ce n'est rien ça ira, j'ai connu pire que ça. Merci quand même.

Bon en vérité je saigne et ça me fait mal mais je ne passerai pas pour la pauvre demoiselle en détresse !
Je tiens toujours mon couteau au bout de mon bras ensanglanté mais je n'ai pas envie de le lâcher pour m'occuper de mon bras. J'y jette un regard mais je suis juste un peu ouverte, probablement le verre de la vitre quand je suis sortie.

- Come on, ma voiture est garée un peu plus loin, on a du faire du bruit et je ne veux pas voir des morts rappliquer ou qui sait ? Peut-être pire.

Je le conduis rapidement à ma voiture et la déverrouille avant de m'installer dans le siège conducteur. Je lui fais signe de s'installer à côté et je me relaxe enfin, je ne peux pas être surprise dans cette situation. J'attrape un vieux bout de tissu que j'ai trouvé dans une maison et qui semblait encore propre et avec je fais une sorte de bandage vite-fait sur mon bras tout en parlant.

- Bon, on est en sécurité ici. Que faisais-tu ici et depuis quand tu me suivais ? Il n'y avait personne dans la rue quand je suis entrée dans la réserve.

Je pense pouvoir attendre des explications honnêtes, mais j'ai un peu peur de ce que je vais entendre. Il n'est peut-être pas si amical, et je n'ai aucune idée de la période durant laquelle il m'a observé. J'attends donc la fin de sa réponse avant de continuer :

- Tu sais cow-boy, t'as l'air gentil, mais les gens gentils ne sont plus là. Donc sois tu joues très bien la comédie, soit tu es une licorne. Je te rappelle que les licornes n'existent pas, les rôdeurs les ont toutes bouffé. Donc si tu veux une part sur ce que j'ai sorti de la réserve dis-le moi.

En disant cette dernière phrase, je démarre la voiture et commence à rouler doucement avant de sortir de la ruelle pour rouler de façon normale. Sa présence est un problème, je ne peux pas retourner dans les endroits où j'ai l'habitude de passer la nuit sinon je ne pourrai pas y retourner.

- Si tu as une idée de destination je t'écoute.

Je lui lance un sourire en coin, il a l'air sincère.

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William Ward
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Lun 20 Fév - 8:12

Le temps de le dire et le cowboy se retrouva sans s’en rendre réellement compte devant une petite voiture en compagnie de la brunette au regard inquisiteur. Le trajet entre la ruelle et le véhicule de fuite de la demoiselle fut brève. Mais malgré la distance William pouvait percevoir sans peine les râles d’indignations et de faims des abominations putrides des environs. Le bruit de verre brisé de l’entrée par infraction jumelé à la cascade de haute voltige de la dénommée Bernadette avaient attiré l’attention des prédateurs implacable de ce monde en perdition. Quand la survivante invita le vétéran boitant à prendre place, le militaire fit un sourire de reconnaissance éclatant en guise de remerciement. Enlevant son sac à dos de son dos large, l’ingénieur de combat mit une main sur son stetson pour compacter sa haute silhouette dans l’habitacle. Son paquetage se retrouva coincer ente ses jambes musclés et air réjouie apparut sur les traits couper à la serpe du vétéran. Alors une interrogation jaillit des lèvres étirer de la jeune femme. Le regard océanique plongeant dans ceux noisette de la femme, sondant son âme. Il comprenait parfaitement l’inquiétude et surtout le questionnement légitime de Bernandette. Un nouveau sourire, apaisant et débordant de sincérité, se déposa sur les lèvres charnus du texan. Le ton paisible, traînant et un brin hypnotisant du sergent Ward jaillit dans l’atmosphère exsangues du véhicule.

William- J’étais dans la boutique de chaussures en train de farfouiller. Pour être honnête vous avez dû passer alors que j’étais dans le fond de la boutique. J’ai quelques paires de souliers pour une dame de mon groupe si vous voulez vérifier dans mon sac à dos. Soulevant ses épaules massives, le vieux briscard continua d’élaborer sa réponse. J’ai vu un mouvement un peu trop fluide dans la ruelle pour la jumeler à un rôdeur. Heureusement que je suis curieux car à l’heure qu’il est vous serez peut-être un quatre heure pour un wendigo.

Des fois le texan laissait transparaître sa connaissance des premières nations. Un wendigo est un homme qui a dû manger de la chair humaine pour survivre à un hiver rigoureux. La malédiction opérait et celui qui avait échangé son âme contre sa survie se transformait en une bête cannibale qui chassait ses semblables d’autrefois. Une légende qui semblait prendre vie à cause de cette pandémie mortelle aux effets dévastateurs. Un nouveau sourire illumina les traits du blondinet quand la jeune femme parla de licorne et de séparer ses trouvailles. Levant une main pour rejeter la proposition avec diplomatie, le militaire leva ensuite son index pour désigner une intersection proche.

William- Prochaine rue à droite et la troisième à gauche. Une maison à étage blanche avec des barricades de bois sur les portes et fenêtres inférieurs. Vous pouvez vous stationner à l’arrière votre véhicule sera caché de la rue. C’est une plaque pour mon groupe. Et vous avez raison, je ne suis pas une licorne mais un mustang du Texas. Un rire franc et honnête fit tressauter les épaules du militaire. Juste un cowboy qui essaie d’aider son prochain même si l’individualisme prime avant tout. Et je vous prie de garder vos réserves Bernadette. C’est moi qui va régalez rendu au lieu sûr.

Le vieux briscard laissa passer quelques instants avant de rajouter avec une pointe de curiosité dans la voix.

William- Et vous êtes seule?

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Bernadette Mackenzie
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Ven 3 Mar - 6:40

Je ne peux m'empêcher de me moquer un peu du grand type qui appuie sur son chapeau comme si cela allait le faire rétrécir tout entier pour qu'il puisse rentrer dans mon auto à la même façon qu'Hagrid rentrerait dans une Mini Cooper. Il commence à me raconter un truc à propos de chaussures pour femmes et dans ma tête, les lettres F.E.T.I.C.H.I.S.T.E semblent flotter dans l'air. Mais j'ai l'impression que je me trompe sur son cas il n'a pas l'air méchant...

- Je te crois cow-boy, par contre je ne connais pas le wendigo, c'est-tu une couleur ou un fruit ?

En vérité, je n'ai aucune idée de ce dont il parle, mais le mot me fait sourire. ça ressemble à ces mots pourris qu'il fallait répéter plein de fois pour les rendre encore plus ridicules. En attendant qu'il reprenne la parole, je chante "wendigogo, wendidigo, wendigooo" dans ma tête et le pire, c'est que je trouve ça amusant !

- Si tu veux dire que t'es comme une licorne mais sans la corne, tu ne devrais pas t'appeler William mais li. Désolé c'était une blague. Je ne suis pas douée pour les blagues.

Je prend une grande inspiration avant de reprendre dans la foulée.

- En revanche je suis excellente pour mettre les gens mal à l'aise !

Je ne répond pas à sa description de la planque. Si ce type se promène dehors pour chercher des talons aiguilles, il doit avoir des amis solides sur lesquels se reposer... Cela m'intrigue malgré tout, c'est la première personne que je rencontre depuis mon arrivée à Detroit et je dois bien reconnaître qu'à part la découverte de ma voiture, je n'ai eu que des emmerdes.

- Je vais être honnête avec toi William. Je suis seule depuis plusieurs semaines et ma dernière rencontre avec un humain vivant m'a valu plusieurs cicatrices et quelques jours de convalescence. Donc malgré le fait que tu semble pétrie de bonnes intentions, j'ai l'obligation morale de te rappeler que si tu me tends un pièges, je ferai tout pour sauver ma peau et que te tuer peut faire partie du deal.

Je souris tout de long, ce n'est pas une réelle menace, juste un rappel que je ne tolère pas les agressions, je ne suis pas un tacos humain et j'ai déjà vu des cannibales sur la route.

- J'espère que tu comprends que même si pour le moment tu as l'air sympathique, je ne peux pas risquer de rejoindre qui que ce soit dans ma situation. Je préfère survivre seule, c'est plus dangereux mais personne n'essaie de me buter dans mon sommeil.

Il doit me prendre pour une tarée, mais je veux que ce soit clair. Même si j'accepte de le déposer à sa planque, je n'ai absolument aucune raison de rester avec lui et ses amis que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam. Je suis ses directives et arrive rapidement devant le fameux bâtiment que je contourne d'un coup de volant pour aller parker ma voiture derrière.

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William Ward
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Mar 21 Mar - 5:07

Le cowboy riait doucement à la blague douteuse de la brunette qui lui servait de pilote. William était un être facile à vivre doublé d’une franchise et d’une honnêteté à toute épreuve. L’ingénieur de combat avait l’habitude d’appeler un chat un chat. Quand la question sur le wendigo fit à se poser sur le tapis, le vieux vétéran sourit avec douceur et surtout une compréhension des plus exercés. Peu de gens d’aujourd’hui, encore moins les survivants de ce génocide à l’échelle planétaire, se souciaient du folklore ou des légendes d’autrefois. Pointant la direction à prendre de l’intersection à prendre à Bernadette. Mais le sourire éclatant, pouvant rendre fou de jalousie les dentistes d’une époque où une harmonie relative régnait encore sur terre, et bienveillant de l’homme s’estompa graduellement sous les menaces à peines voilés de la jeune femme. Les traits coupé à la faucille de l’homme massif originaire du Texas se refermèrent totalement et les paupières se rétrécissent. Le ton lent, trainant et doux qui trahissait les origines sudistes du militaire s’extirpèrent de sa gorge pour franchir la barricade de ses lippes charnues à souhait.

William- Dans un premier temps je suis un homme qui apprécie la franchise. Mais que vous croyez que je vous ai sorti de cet entrepôt pour vous capturer, disons que j’ai du mal à le digéré. J’aurai pu faire comme plusieurs et vous laisser devenir un quatre heure aux wendigos dans cette salle. Ou encore vous descendre. Mais je n’ai rien fait de telle.

D’un geste d’une fluidité de vif-argent et ayant la célérité de l’éclair, l’arme ancestrale du cowboy se retrouva dans la main rugueuse du cowboy. Sans quitter les prunelles noisette de la jeune femme de son regard bleuté si clair et pur, un mince sourire s’étala sur les lèvres de l’ingénieur de combat. Pivotant avec expertise l’arme autour de son doigt, le texan stoppa l’arme en présenta la crosse à la brunette.

William- Voilà tenez. Comme cela j’espère que vous allez me faire confiance quand je vous dis que je ne vous veux aucun mal. Je sens que vous êtes réglo et que vous n’allez pas me tirer dessus. Sinon ce sera ma dernière erreur sur cette terre. Soulevant ses épaules bien découper, le militaire continua. Où sommes n’est qu’un avant-poste pour les gens en expéditions de mon groupe. Un lieu sécuritaire pour passer un peu de temps et souffler. Un sourire franc et honnête se déposa sur les traits burinés par le travail à l’extérieur de l’homme. Je vous montre ce lieu des fois que vous avez des ennuis dans le coin. Et si vous croiser des gens dans ce lieu, dites que vous connaissez William et demander le mot de sécurité. C’est longhorn. Bon je vous montre comment entrer à moins que vous ne me croyiez pas encore?

L’homme massif sorti de la voiture, replaça son sac à dos sur ses épaules et se dirigea vers les herbes hautes. Saisissant une échelle de métal, le sergent vétéran de tant de conflit l’appuya vers sur le rebord du toit. Pointant la petite fenêtre, le militaire expliqua la manœuvre à la jeune femme.

William- Voilà on grimpe et ensuite on remonte l’échelle. L’escalier à l’intérieur a été saboté pour éviter que des rôdeurs ou bien des gens hostiles grimpent au second étage. J’y vais et vous me suivez si le cœur vous en dit. On pourra manger et discuter car èa force d'être seule sur les routes vous devez trouver le temps long n’est-ce pas? Et promis je ne vais pas tenter de vous recruter de force.

Pour faire une petite blague, le militaire leva la main comme pour prêter serment. Tout en commençant à grimper à l’échelle, le vieux soudard se rappela de la question initiale de Bernadette.

William- Le wendigo vient des légendes des peuples des premières nations. Lors des hivers rigoureux, des fois les gens manquaient de nourritures. Alors les plus désespérer commençaient à se nourrir de chair humaine. La bête qui sommeille en chacun de nous prend alors possession et corrompt leur esprit. Poussant ces anciens humains à s’attaquer et dévorer les hommes sur leur route. Je crois que le mythe a rejoint la réalité…

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I walk a lonely road
Bernadette Mackenzie
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mer 22 Mar - 4:56

Je flippe grave quand il pointe son énorme flingue vers moi. Puis il me tend la crosse. Je l'écarte et fais un geste de refus avec ma main.

- Non, non, gardez votre arme, j'aime pas ces machins là.

Je suis ses instructions et arrive finalement devant le fameux bâtiment, qui semble à deux doigts de s'effondrer. Mais c'est probablement une couverture... ou pas. Ma foi je vais le suivre en verra bien. Il me raconte l'histoire des wendigo et je remarque en effet les similarités.
J'attends qu'il ait grimpé quelques barreaux de l'échelle pour le suivre. Tout en montant, je poursuis la conversation.

- Donc tu as des origines autochtones ? Ou tu connais les légendes indiennes parce que tu les as lues ?

On ne sait jamais. Il y a des vrais recueils de légendes indiennes dans les librairies. On arrive enfin à la fenêtre et je me faufile après lui par l'ouverture. Ayant remarqué un léger boitement plus tôt, je préfère lui éviter la peine et tire l'échelle moi-même. Puis je viens m'asseoir dans une des chaises qui ornent le salon où un réchaud de camping semble faire office de feu de camp. Un coup d'oeil au couloir me laisse penser que l'escalier a en effet été définitivement bouché.

- Je reviens.

Je sors mon couteau de chasse du fourreau et me prépare à l'affrontement alors que j'ouvre la première porte. Elle donne sur une chambre strictement vide. La seconde porte m'offre la vision d'une seconde chambre et la dernière celle d'un bureau. Toutes les pièces sont vides. Je retourne m'installer tranquillement près de William après avoir rangé mon couteau, rassurée.

- Je ne veux pas être indiscrète mais... tout cet équipement, ça vient d'où ? Tu faisais la guerre avant la fin du monde ?

Ça pourrait expliquer pourquoi il est aussi bien équipé, mais aussi comment il a fait pour sécuriser aussi efficacement cet endroit.
Bien sûr, il doit être entraîné et efficace, pas comme moi qui me balade encore avec mon couteau après un an de galère et qui déteste devoir tenir une arme à feu. C'est pas mon truc, déjà avant l'apocalypse je détestais la NRA et tous ces types. Mais bon, il n'est plus question de politique maintenant. Il n'y a plus de gouvernement, plus de lois et tout le monde se balade avec un flingue. Enfin, tout le monde sauf moi mais j'ai détesté chaque utilisation que j'ai du faire d'un pistolet.
Afin d'être à l'aise, je me décide finalement à m'asseoir et détends mes jambes. Cet endroit est sacrément calme et il n'y a pas un bruit dehors. C'est apaisant.

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William Ward
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Cowboy & Gentleman
Mar 4 Avr - 3:19

Le cowboy s’installa confortablement dans le vieux fauteuil poussiéreux. Levant la main pour laisser la jeune femme inquisitrice aller farfouiller les pièces vides de l’étage, William démarra le petit réchaud de camping. Ouvrant son sac à dos, il déposa une petite marmite. Le vétéran de si nombreux escarmouche et de conflits de par le monde versa de l’eau de sa gourde et attendit l’ébullition du liquide. Quand la jeune femme revient de sa ronde de surveillance, elle découvrit le vieux militaire qui se massait son genou récalcitrant. Le ton lent, trainant et hypnotique qui désignant l’homme au visage sculpter à la serpe comme un digne représentant du Texas s’éleva dans les airs.

William- Alors tout est sur contrôle? J’espère que vous n’allez pas exiger de me dévêtir pour voir si j’ai un micro planqué, car ce sera un non catégorique.

Mais le regard océanique du Texan était rieur et espiègle, prouvant sans peine à Bernadette que l’homme avait un certain sens de l’humour. Soulevant ses épaules en signe de reddition devant les yeux noisette inquisiteurs, le géant en habit de camouflage urbain se prêta de bonne grâce à cette tribune improvisée. La voix du cowboy se fit douce, un peu mélancolie et démontrant le talent inné de conteur de l’ingénieur de combat.

William- Je suis ingénieur de combat depuis mes tout débuts dans l’armée. Cette année ça fait vingt-six ans que je sers l’Oncle Sam et les gens de ma patrie. À la base je me suis enroulé à la fin de mes études en ingénierie du bâtiment. Pour voir le pays et aussi apprendre les différentes cultures. J’ai fait plusieurs théâtres d’opérations et me voilà avec vous dans cette pièce. Vous voulez savoir quoi au juste sur mon passé?

Le couvercle de la marmite tressauta sous l’effet de la vapeur et le vieux briscard sortit deux sachets de rations militaires des tréfonds de son sac à dos. Un sourire débordant de franchise, de sincérité et d’honnêteté se déposa sur les lèvres charnues du soldat.

William- Ravioli ou bien bœuf bourguignons? Votre choix et en attendant un biscuit ça vous dit?

Selon le bon vouloir de la brunette, le vétéran tendit un sachet de biscuit aux brisures de chocolat et s’en pris un pour lui. Savourant le biscuit en croquant dedans avec sa dentition étincelante, le cowboy ferma les yeux sous l’assaut de l’arôme.

William- Nous sommes dans un lieu qui fut sécurisé par l’armée. Il y a plusieurs pièces d’équipements et certains des membres de la communauté sont des as de la débrouillardise. On récupère le maximum de denrées, de médicaments et d’armes pour aider les possibles survivants. Mais nous devons trouver les gens qui se terrent avec la peur au ventre. C’est pour cela des avant-postes comme celui-ci a été aménagé.

Désignant un plan dans le fond de la pièce, le militaire continua son monologue.

William- c’est les quatre endroits sécurisé des environs. Nous explorons chaque maison, chaque commerce et nous passons les lieux au peigne fin.

À son tour le regard océanique du cowboy se fit inquisiteur.

William- Vous voulez me parler un peu de vous? Pendant que nous partageons un repas revigorant.

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Bernadette Mackenzie
Matricule n°001
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Mar 4 Avr - 7:16

Assise par terre dos au mur, je l'écoute me raconter son parcours comme militaire et ris même à sa blague de bon coeur. Je comprends maintenant la différence de stratégie entre lui et moi et émet un sifflement impressionné à la fin de sa déclaration. Je m'apprête à lui demander à quelles guerres il a participé, mais la vue des rations militaires pousse mes yeux à s'ouvrir en grand.

- Sérieux ?! Boeuf bourguignon sans hésiter ! Merci infiniment !

Je suis trop contente et accepte avec un grand sourire le gâteau qu'il me tend. C'est Byzance chez lui. Il me parle de sa mission de sécuriser des endroits comme celui-ci et j'approuve de la tête. Ce type est vraiment quelqu'un de bien !

- C'est vraiment impressionnant. Je me sens un peu stupide tout à coup.

C'est pas mal comme information sur moi non ? Bon, ok je vais t'en dire plus.

- Eh bien... je m'appelle Bernadette Mackenzie. - je souris en me rappelant que je le lui ai déjà dit - Je viens de Chicago et j'étais dessinatrice de bande-dessinées avant l'épidémie. Que dire de plus ?

Je réfléchis un instant avant d'embrayer. Vu qu'il est militaire, je vais éviter de donner mon avis sur la NRA.

- Je suis arrivée à Detroit il y moins d'une semaine et tu es la première personne que je rencontre. Je dois t'avouer que tu es le premier que je vois aussi bien organisé. Je n'ai jamais été en prison. Et... je ne sais toujours pas comment j'ai fais pour survivre jusqu'à maintenant.

À défaut d'être super intéressante, j'ai le mérite d'être honnête. Je souris cependant, prenant ça avec humour. Je ne suis peut-être pas faite pour la survie, mais au moins, je sais rester humble.

- Vous pouvez m'en dire plus sur Detroit ? Il y a d'autres gens dans le coin ? Des gens que je devrais éviter, ou rencontrer ?

Sait-on jamais, il y a peut-être un roi de Detroit comme ceux qui régnaient sur les cités italiennes de la renaissance.

- Je suis désolée mais j'ai beaucoup de questions. Je vous revaudrai tout ça.

J'écarte les bras pour représenter l'ensemble de la pièce ce qui englobe la nourriture dans mon assiette dont je me délecte, les informations et lui-même sans qui je me serais faite bouffer dans la remise. Je le connais depuis moins de trois heures et je lui dois déjà plus que ce à quoi s'élevait mon crédit pré-apocalypse, j'ai toujours aimé cramer mon blé, y compris celui que je n'avais pas. En y repensant, j'ai bien arnaqué mon banquier en vivant comme une princesse jusqu'à ce qu'il soit trop mort pour me réclamer quoique ce soit.

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Cowboy & Gentleman
William Ward
Matricule n°001
Cowboy & Gentleman
Mar 25 Avr - 13:13

Le vieux vétéran de si nombreux conflits écouta d’une oreille attentive les paroles de la brunette. Une chose qui plaisait au cowboy était le sourire de de la jeune femme. Souriant grandement, ne cachant aucunement les petites joies que les blagues que Bernadette glissait dans sa présentation. Voyant le bon appétit de la survivante, le colosse texan lui tendit sa ration militaire à demi consommé. Pour l’époque qu’il vivait, le sergent Ward était bien nourri et son moral d’acier. Gentiment, démontrant sa bonne volonté et surtout sa bonté d’âme qui l’avait poussé à choisir une branche dans l’armée qui allait servir réellement à aider la population lors des crises, il tendit de nouveau la gourde d’eau. Les ressources étaient certes limités, mais selon la philosophie du digne représentant du Texas, si les gens ne se serraient pas les coudes alors ils ne valaient pas mieux que les parodies de vie qui se trainaient avec difficultés dans les rue. De sa grosse paluche rugueuse, le soldat enleva alors son stetson légèrement bruni par la poussière. Le polissant d’un coup de coude, le vieux soudard déposa le couvre-chef sur son genou. Rejoignant ses deux mains, William commença à répondre aux interrogations somme toutes pertinentes de la jeune dessinatrice. Le ton de la voix de l’homme au regard d’océans était lent, hypnotique et d’une douceur qui contrastait avec l’allure de dur à cuire du militaire de carrière.

William- Vous êtes affamé mademoiselle Mackenzie. J’ai très bien déjeuné donc profiter de mon reste de ravioli.

Regardant alors sa montre bracelet usée par les intempéries et les frasques d’une vie passé à crapahuter de zones hostiles en catastrophe naturelle, les lèvres charnues de l’homme esquiva un sourire remplit de sollicitude et d’une authenticité renversante.

William- J’ai un peu plus qu’une demi-heure pour me rendre au point d’extraction qui est situer à deux coins de rues d’ici. Je vais vous répondre et vous aider de mon mieux. Dans un premier temps vous n’avez pas à vous sentir stupide. Nous avons tous des bagages qui nous sont propres et on apprend à chaque jour. J’ai quelques domaines en particuliers que j’excelle mais je sens que vous êtes une touche à tout naturelle. C’est surement la clef de votre survie. Je pourrais rajouter qu’une bonne dose de détermination et surtout un sang-froid qui vous a permis de vous rendre juste ici.

Portant sa main à son menton volontaire et viril doté d’une fossette en son milieu, le blondin pensa quelque instant.

William- Détroit est maintenant une ville morte. Si je serais vous j’éviterais les zones où les gens paniquer et contaminés se sont ruer comme des mustangs sauvages. Je parle bien entendu des postes de police, des églises pour ceux qui cherchaient la rédemption, les écoles, les hôpitaux et même les magasins à grande surface. Selon les rapports il y a des grands groupements de rôdeurs dans ces zones.


Le cowboy descendit alors sa main pour la déposer sur son genou.

William- Il y a surement des survivants éparpillé un peu partout. Je sais que certain sont devenus cannibales. Donc si un homme vous salut avec une main autre que la sienne, je vous conseille de tourner vos bottes et de courir à brides abattu.

Les épaules massives du texan tressautèrent un peu et un rire franc et honnête franchit la barricade de la dentition parfaite du sergent Ward. Se ressaisissant doucement, l’homme continua sur sa lancée.

William- Prudence et mère de sureté. Une vieille maxime de vétéran et de démineur qui m’a permis de survivre juste à ce moment. Sinon mon groupe se retrouve à l’hôpital St-John. Si vous venez dans ce lieu, ou l’un des quatre postes avancés sur la carte derrière vous, juste à dire que Cowboy vous a invité et que le mot de sécurité et Longhorn.

Le sourire du costaud vétéran disparut pour laisser place à un certain sérieux.

William- Quand j’étais avec mon unité précédente, des survivants nous avaient confié que des groupes de maraudeurs pourchassaient les survivants pour les attaquer. Les dépouiller au mieux, les pires font des jeux barbares et des séances de viols sur les femmes.

Le vieux briscard plongeant son regard océanique, calme et doux comme les vaguelettes qui roulent paresseusement sur une plage de sable blanc, dans le cuivre de la jeune femme.

William- Si vous voulez nous rejoindre au refuge vous êtes la bienvenue. Mais je peux me montrer indiscret? Vous n’avez qu’un couteau? Pas d’armes à feux ou de tir? Il vous faut quoi que ce soit?

Le ton de l’homme n’était que sollicitude et sincérité. Le vétéran ne voulait qu’aider une âme égarer et lui permettre de poursuivre sur la voie de la vie…

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Bernadette Mackenzie
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I walk a lonely road
Ven 28 Avr - 16:46

Je souris à ses remarques et accepte avec plaisir la deuxième ration que je dévore avec avidité. Ce n'est pas tous les jours qu'on trouve un truc comestible et bon. J'hoche la tête aux différentes informations qu'il me donne, les intégrant bien dans mon esprit. Je ne sais pas s'il a raison pour mes compétences de survie cependant. Je crois surtout que j'ai beaucoup de chances et une voiture à toute épreuve.

Mes yeux se plissent cependant lorsqu'il parle de cannibales. Sérieux il y a ce genre de malades dans le coin ? Je suis bien contente de n'être tombée sur personne d'autre finalement. Il me faut plusieurs secondes pour avaler la dernière succulente bouchée de denrées militaires et je le regarde avec un air d'avoir bien mangé en terminant la nourriture. Il me pose une question sur mes capacités à me défendre et sur le coup, j'ai envie de rire, plus de dépit que de joie d'ailleurs.

- J'ai ça. - Je sors mon couteau - C'est très efficace. J'ai pas besoin d'autre chose. J'ai toujours détesté les armes à feu.

J'ai presque envie d'affirmer fièrement mon vote démocrate aux dernières élections et les lobby anti-armes à feu que je supportais avant l'épidémie mais les écussons et badges sur son gilet de combat me ramènent à la raison.

- Pas contre vous hein ! J'ai mes idées et je têtue. Mais pour le moment, les armes à feu que j'ai croisé n'ont servi qu'à tuer des vivants.

Et moi, les vivants ne m'agressent pas. Non seulement parce que je suis une femme et que comme il l'a dit plus tard, la plupart des survivants ont juste envie de me sauter un coup avant de mourir quand l'autre moitié est plus amicale. Mais après c'est mon affaire d'éviter les gens peu recommandables et pour le moment, je ne m'en sors pas trop mal.

- Donc c'est gentil merci ! Mais je ne pense pas avoir besoin de plus c'est déjà super sympa pour la nourriture.

Je termine finalement mon repas avant de déposer la fourchette et l'énorme couteau que j'utilisais pour manger histoire de dégainer une nouvelle cigarette digestive.

- Ça vous dérange si je reste ici cette nuit et que je repars au matin ?

Il doit retourner chez lui et je comprends, mais ça m'arrangerait de pouvoir dormir dans un endroit safe pour une fois...

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