Besoin de peinture pour ma Mystery Machine [Ft. Robert]



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I walk a lonely road
Bernadette Mackenzie
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Dim 5 Fév - 4:22

C'est le matin quand j'arrive en vue du port de Grosse Pointe. Ma petite voiture avance bien sur cette vieille route et le fait qu'elle ne soit pas très volumineuse m'aide plutôt bien à éviter les épaves qui la bordent.
Je m'arrête devant une maison accolée à une boutique d'équipement pour bateau. C'est probablement là que je trouverai la peinture que je cherche. Je coupe le courant et ramasse mon sac à dos sur le siège passager. En sortant de la voiture, je verrouille les portes avant de glisser une clope à la bouche et de l'allumer avec mon zippo. Une fois le paquet rangé et le briquet glissé dans ma poche, je récupère mon couteau posé sur la carrosserie et le glisse à ma ceinture.
En cas d'apocalypse, les boutiques d'équipement pour pêcheur ne sont pas la première cible des survivants. Du coup, je suppose que j'y trouverai ce que je cherche, et peut-être plus encore !
J'approche par l'avant et jette un oeil dans la boutique par la fenêtre, il se trouve qu'il y a un zombie dedans. C'est un vieux bonhomme dans la soixantaine qui doit être assez fragile, on dirait qu'il s'est transformé il y a longtemps, peut-être le propriétaire du magasin.
Bon, c'est assez de temps perdu à étudier la situation, grâce à je ne sais quelle puissance supérieure, aucun rôdeur ne semble m'avoir repéré.
J'ouvre doucement la porte sur 10 centimètres et elle ne semble pas grincer, je m'élance donc pour aller éliminer le proprio quand la petite cloche suspendue au dessus de la porte sonne tranquillement pour indiquer qu'un visiteur est arrivé. Au moment où le vieux mort se retourne pour m'observer, je lui crache ma fumée dans la figure avant de planter mon couteau dans sa tempe. Le vieux bonhomme s'effondre et moi avec. C'est harassant de tuer des rôdeurs et je dois reconnaître que je n'ai pas forcément la forme en ce moment. Il me faut donc quelques instants avant de pouvoir commencer à voir si ce que je cherche est bien dans cette boutique.
C'est donc dans l'objectif de me reposer que je décroche mon arme du crâne de ma victime avant de m'affaler contre un présentoir. J'ai une vue acceptable de l'entrée et je doute que quelque chose puisse venir de l'intérieur, je fume donc ma clope tranquillement en attendant de retrouver la foi de poursuivre mes recherches.

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Lun 6 Fév - 2:47

Les pas chancelants du colosse creusaient dans les hautes herbes des tranchées plus ou moins parallèles. Il sortait d'un terrain vague pour rejoindre la rue. Plissant ses yeux océaniques, ayant la bonté et l’innocence d’une humanité si frappante, le géant à la silhouette déformée laissa planer son regard sur les étendues dévastées de la société en plein déclin. Le reflet vicieux du soleil sur les carrosseries des épaves éblouissait quelque peu l’erreur de la nature. Le manteau du brouillard matinal semblait recouvrir la déchéance que la civilisation venait de subir il y a quelques mois de ça. Tant de colère, de peur et de drame étaient maintenant camouflés par la froideur du paysage sans vie. Portant tout doucement ses mains qui pouvaient se transformer en boulet de canon mortel en cas de grandes nécessités à sa bouche, l’ancien mineur du Kentucky laissant s’échapper un souffle chaud de la fine barrière de ses lèvres émincées et exsangues. Un mince nuage de vapeur réchauffa brièvement des doigts ayant la circonférence de saucisses et les paumes des grandes paluches de Robert se frictionnèrent pour permettre au sang de circuler de nouveau dans les extrémités, engourdies par la froideur de septembre. Levant son regard bleuté et si pur, qui ressemble à s’y méprendre aux vaguelettes d’une mer bercée sous la douceur bienfaitrice d’un soleil matinale, vers le ciel nuageux de ce mois septembre et Bobby sourit. Même si le malheur semblait prendre un malin plaisir à tourmenter les mortels qui semblaient résister au destin funeste qui rodait de manière chancelante et vorace, l’homme était heureux comme un enfant.

Lunatique comme à son habitude lorsqu’il songeait aux apparitions divines qui venaient de surgir dans son existence, les gestes de l’homme étaient un peu comme ceux d’un robot, L’automatisme de son être avait pris le pas et il a marché avec une régularité d’un métronome. Les muscles disproportionnés de la créature de Frankenstein emmitouflé dans son veston de motard renforcé le propulsaient enfin dans la rue au bitume crevassé. Mais une joie presque enfantine illumina le regard sérieux du colosse et les traits atypiques se transmuèrent en un masque de pur bonheur. Dame Nature avait décidé que les rayons du soleil tomberaient sur la lie de l’humanité. S’arrêtant subitement, le mineur pencha la tête vers l’arrière et ferma les yeux. Il laissa la chaleur de l’astre solaire entrer en contact avec son horrible faciès. Il ne se doutait aucunement qu’un regard affamé espionnait chacun de ses mouvements. Mais bienheureux étaient les simples d’esprits comme lui disait souvent les gens.

Après quelques instants d’un pur ravissement, un gémissement lointain fit reprendre le dur contact à la réalité à la créature difforme. Une silhouette chancelante essayait vainement de progresser entre les voitures vers la position du monstre de foire. Celui-ci décrocha sa hache de bûcheron de son paquetage et après avoir remarqué le lent cheminement de la goule, l’esprit lent de Robert compris qu’il aurait toute la lassitude voulut pour entrer à l’abri et ressortir un peu plus tard. Bien avant que l’aberration arrive à la portée du fil de sa hache. La maladie des infectés les pourrissait littéralement sur pattes, rendant leurs muscles encore plus faibles et atrophiés.

D’un côté de la rue se trouvait une multitude de maisons unifamiliales en plus ou moins bons états, vu les services que des émeutiers des premières heures du chaos  ambiant avaient propagés. Dans l’esprit si lent de l’homme, avec l’effet du brouillard qui s’évaporait et les jeux d’ombres, les habitations ressemblaient à s’y méprendre aux maisons hantées qui faisaient frissonner sa nièce adorée. Dans l’imagination fertile de l’homme difforme, il vit des scènes d’anciens occupants décharnées qui frappaient pathétiquement à la porte barricadée de leur tombe familiale. En bordure de la route enneigée, quelques magasins représentaient l’économie d’un passé révolu. Certaines avaient la vitrine défoncée et surement leurs contenus pillés, mais quelques rares élues semblaient défier les parodies de vie putréfiée et les survivants déterminés de s’en prendre à elles. Un magasin de pêche était tout près, porte ouverte.

Se dirigeant vers la porte d’un abri qui lui semblait sur, où il se doutait qu’il trouverait ce qui rendrait un semblant de sourire à son horrible faciès, le mastodonte n’avait aucune idée dans quel pétrin il allait encore se fourrer comme à son habitude. Juste le furtif espoir d’un souvenir, d’une sensation spectrale d’effleurement d’une main douce et satinée sur sa poigne massive et rugueuse donna le courage au colosse de saisir la barre transversale. Sa nièce adorée aimait par-dessus tout lire et venir dans ces endroits de sport nautique. Robert l’accompagnait parfois, se sentant étranger dans ce monde  de plaisir, lui qui passait sa vie sous terre. Pour renouer avec l’esprit de la défunte, pour essayer de revivre un peu de ce temps perdu avec le fantôme souriant de l’être qui importait le plus dans sa vie. Bobby voulait trouver un leurre rouge et argenté.

Le sourire de la bête disparut, laissant entrevoir un air de déception sur ses traits atypiques. Une senteur de fumée venait d'agresser son odorat. Cigarette. Avec son visage aux traits sculpté  grossièrement dans le granit et son corps repoussant, l’homme ressemblait à cet instant à une gargouille qui veillait sur les toits des immeubles. Il allait certainement faire peur à la personne cacher dans l'échoppe. Déçu, il descendit alors les marches pour se retrouver au milieu de la rue. La goule atrophiée n’avait fait que quelques mètres. L’aberration avait une lueur d’escargot asthmatique. Mais les grands pieds gauches et peu agiles de la bête de foire accrochèrent une poubelle renverser. Un claquement de métal sourd donna sa position à la personne à l'intérieur. Aussitôt, ne voulait pas offusquer et dégouter l'humain, la chose immonde se cacha derrière une voiture accidenté. Hélas une partie de son corps imposant était à découvert.

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Bernadette Mackenzie
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Ven 10 Fév - 3:49

Bon ! Il est temps de reprendre mes recherches, j'ajuste ma cigarette à mes lèvres pour ne pas qu'elle tombe avant de poser une main au sol pour me relever. J'ai un léger vertige au moment de me relever mais ma concentration se rétabli en peu de temps. Je fais les poches du mort mais il n'a rien d'autre qu'un vieux briquet Bic sur lui et j'ai déjà mon Zippo.
Je passe dans les rayons du magasin, il y a quelques outils mais ils seraient trop lourds à porter pour ce qu'ils me rapporteraient. En revanche, il n'y a pas de peinture, il faudrait que je me replie sur une boutique de bricolage.
Je peste un instant avant de me retourner pour faire face à la section chasse du magasin.
- Hmm hmm !

Je me dirige d'un pas dansant en direction des allées, première destination, les armes ! Après cinq minutes de recherches, la preuve est là qu'il ne reste ni arme, ni munition dans ce magasin. En revanche, je vois dans un coin quelque chose qui pourrait s'avérer très utile... Un arc !
Je m'approche à toute vitesse pour le tenir dans mes mains, c'est un bel arc à poulie fait pour la chasse. Incroyable ! C'est la première vraie découverte d'importance dans ce maudit patelin !

J'attrape un outil qui a un embout de la même forme que la pièce qui permet de serrer la corde et la retend un peu, il semble opérationnel, en revanche il ne reste pas de flèche. Je fourre l'outil dans mon sac, ne sachant pas en combien de temps se détend la corde. Puis je passe l'arc autour de mon épaule afin de le porter sans être gênée outre-mesure.

Ragaillardie par ma nouvelle trouvaille, je me dirige vers la caisse histoire de voir s'il reste un outil potentiellement utile du genre un fusil mais rien. Au moment où je décide de sortie du magasin, un bruit métallique me fait sursauter. Je n'ai vraiment pas envie de me faire dépouiller maintenant mais il ne serait pas prudent de rester là sans savoir ce qu'il se passe à l'extérieur, donc faisant appel à mon instinct, je décroche mon couteau de ma ceinture et tire pousse la porte du magasin avant de sortir de la boutique pour tirer une latte de ma cigarette en respirant le bon air frais.

Je plisse les yeux pour mieux voir ce qu'il se passe devant moi. Un infecté fraîchement zigouillé gît entre deux carcasses de voitures et une poubelle. Un mouvement attire mon regard, c'est celui du cul d'un grand idiot qui se trémousse pour passer inaperçu derrière une des voitures.
Je vois dans quel sens il regarde, je m'approche donc par derrière en faisant le moins de bruit possible et me plante derrière lui pour l'observer. C'est un homme immense, et la situation en devient ridiculement comique. Je fais un pas vers lui, mon couteau à une main et ma clope dans l'autre avant de lui lancer le sourire aux lèvres :
- Que de bruit, tu t'es cru dans une rave ?
Mettant ma clope à ma bouche, je lui lance une bouteille d'eau.
- Tiens, j'espère que t'es pas sous acide !?
Et de fendre mon visage d'un grand sourire moqueur.

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Mar 14 Fév - 0:12

Le golem de chair essaie de se cacher du regard inquisiteur de la personne à l’intérieur de l’échoppe. Il ne veut pas effrayer une autre âme humaine. Plusieurs facteurs vont que la majorité des gens se tiennent à distances, l’évite au mieux ou bien l’attaque de manière totalement paniquer.  De par son apparence grotesque, de corps musculeux et couverts de scarifications qui ressemblent à s’y méprendre au sosie du monstre de Frankenstein les hommes le craignent. De par son oreille soufflé par un projectile tiré par un allié providentiel, la longue cicatrice qui serpente sa joue droite et qui manque d’un rien son œil ou de ses traits atypiques grossièrement sculpter sur un horrible faciès peu de personnes soupçonnait la candeur et l’âme lumineuse, trop bonne et humaine, reposant derrière cette palissade de chair immonde. Il N’y avait que les anges de son refuge, des êtres célestes de bonté et de lumière, qui semblaient le tolérer. Alors comme il ne voulait aucun ennui, lors de ses nombreuses sortie, l’erreur de la nature évitait les êtres qui respirait encore l’air éviscérer de ce monde sans merci. Mais cacher pareil masse musculaire, taille démesurer défiant les standard de mensurations de la population moyenne, se révélait ardu et digne de mention quand Robert réussissait. Ce qui n’était pas le cas en cet instant, la partie inférieur de l’homme difforme  dépassait lamentablement du couvert providentiel de la carcasse de la voiture. Mais tel un enfant jouant à cache-cache et ayant pas conscience de son environnement, le géant au cœur d’or se croyait caché parfaitement. Une douce voix, chanté et moqueuse, fit figer le mineur aussi assurément d’un cerf pris dans les phares d’une voiture.

Prenant une grande respiration, se redressant avec lenteur tout en restant de dos à la voix féminine.  Épaules voutés et tête basse, persuadé qu’une arme de fort calibre était aligner entre ses omoplates, le golem de chair leva ses mains immenses et rugueuses en signe de reddition. Sa voix rauque, presque intimidante mais néanmoins ayant des accents de douceur, s’éleva dans l’air.

Robert- Euh… Désolé pour le bruit… Euh… Je sais pas c’est quoi une rave et je n’aime pas les drogues… Euh… J’aime le moonshine c’est tout.

Soupirant avec dépit, sentant ce qui allait se produire au moment où il allait se tourner, le golem de chair murmura d’avance sa litanie trop souvent répéter de par les années.

Robert- N’ayez pas peur ok? J’ai l’air d’un monstre mais j’en suis pas un… Euh… Ne tirer pas je voudrais revoir Rocky mon chiot.


Se retournant lentement, les pieds bien ancrés sur le parquet poussiéreux, le spectacle pitoyable de la laideur du colosse se dévoila à l’ange. Un rayon de soleil venait d’inonder de manière traîtresse la silhouette de cauchemar de l’homme. Des pantalons noirs à bretelle, une chemise ayant connu des jours meilleurs et les manches roulés au niveau de ses coudes. La belle dame pouvait deviner aisément une puissante et solide ossature, des muscles volumineux et même disproportionnés cachés à grand-peine dans l’armure de tissus. Des mains géantes et grosses comme des boulets de canon. Une d’entre elles resta à plat en arrière de son crâne, telle une immense araignée de couleur chaire. L’autre main, ayant des doigts de la circonférence de saucisses, était levée dans un signe universel de peur ou bien de supplication. Les pieds, extraordinairement pointés vers l'extérieur et des plus stables, se dandinaient sous l’effet de la gêne et surtout de l’angoisse de ce moment stressant. La cage thoracique bien développée et un cou aussi large que son crâne. Des trapèzes laissant présager une force conséquente dans le haut de ce corps impressionnant. Robert devait dépasser la totalité des hommes d’une bonne trentaine de centimètres et devait peser presque le double. Devant le regard si pur de l’ange, le géant devait être plus associé au monstre des films d’horreur qu’au genre humain. Ce mastodonte peut sembler être sorti droit des rêves fous d'un savant ayant perdu le contact avec la réalité. Une tête en forme d'œuf, une dentition irrégulière, une mâchoire carrée et virile, des lèvres minces et presque exsangues, une fossette entre ses deux sourcils, des oreilles décollées, une barbe et des cheveux châtains rasés d'une main malhabile et des orbites enfoncées. Tout pour qualifier ce visage aux traits atypiques de faciès monstrueux et repoussant. De son angle de vu, l’apparition céleste pouvait dénombrer la multitude de cicatrices qui lézardaient sur les mains et les avant-bras de la chose difforme en face de lui.

Tel un duel à la Tombstone, le regard des belligérants se fracassa dans onde de choc. Robert ne pouvait aucunement deviner les intentions de la jeune femme, mais celle-ci pouvait lire comme un livre ouvert l’amalgame d’émotions qui pulsait du regard bleuté de la chose. Il pouvait plonger au travers des yeux de Bobby et contempler ces fenêtres donnant un libre accès à l'âme de cet imposant individu. Un mélange saisissant de mélancolie, d’angoisse, de prudence se reflétait dans les iris de l’homme déformé. Mais aux fins fonds des yeux, aux reflets dansants faisant penser au bleu si profond d'un océan par temps clair, doux et rempli de compassion. Un mystérieux mélange d’humanité grandiose et de bienveillance des plus déplacés dans ce corps d’être digne de figurer dans le bas échelon de la société humaine. Robert prit une seconde respiration, son ton rauque s’éleva alors dans l’air. Les mots furent mâchés, mastiqués même avec des roulements de pierres dans la bouche. Un ton intimidant si une trace de gentillesse et de bonté n’accompagnait pas la pitoyable envolée de mots.

Robert- Je m'appelle Robert ou Bobby... Euh... Souvent on m'appelle le monstre ou bien la chose.

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Bernadette Mackenzie
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Mar 14 Fév - 3:06

Pendant que le géant se retourne, je ne peux m'empêcher de plaisanter :

- J'espère que Rocky n'est pas un yorkshire ou tu auras détruit un mythe.

Enfin je peux voir son visage et... ma première réaction et de me dire qu'il n'aurait pas dû se retourner. Mais je capte une lueur dans ses yeux, il a le regard de quelqu'un d'intelligent, ou de gentil impossible à dire comme ça. Le fait est qu'on dirait que son âme ne va pas avec son corps, comme un esprit qui serait bloqué dans un caillou trop grand pour lui.

- T'inquiète, si je trouve un rave un jour, je t'y emmènerai tu vas adorer. Le Moonshine est une une drogue aussi tu sais.

Je souris, agréablement surprise, il semble terrorisé par moi, ou par ma réaction, ce qui me donne confiance. Je suis assez maligne pour tenir quelqu'un par la peur si nécessaire.

- Ne t'en fais pas, j'ai déjà rencontré des monstres et en général, ces derniers ne craignent pas d'être vus. On a tous des cicatrices, certaines sont corporelles, d'autres non. Et je ne te tirerai pas dessus c'est pas mon genre.

Avant d'ajouter dans ma tête que je n'ai pas d'arme pour le faire. Il semble me jauger, comme s'il essayait de savoir ce que je pensais sans y arriver. Étant donné que mon visage est un livre ouvert, je suppose qu'il est plus gentil qu'intelligent mais il a l'air nice quand même. Il se présente et j'hausse un sourcil en entendant ses surnoms.

- Je suis pas fan du mot monstre, il faut les appeler créatures paranormales. Et désolée mais la chose est déjà prise par le mec-caillou des Quatre fantastiques. Donc je vais m'en tenir à Robert. Enchantée ! Bernadette.

Je garde mon couteau à la main et lui tend l'autre en m'avançant, toujours souriante devant ce grand nigaud qui ne semble pas comprendre pourquoi je ne suis pas terrorisée. J'avoue que j'ai un peu peur qu'il broie ma main en la serrant mais il doit quand même avoir l'habitude.
Je me demande où peut bien être ce fichu chien, ça me trotte dans la tête comme une menace qui pourrait me tomber sur la tronche à n'importe quel moment. Qui me dit que ce Robert n'est pas le plus dangereux du binôme ? J'ose à peine imaginer ce qu'est la taille d'un chien normal pour un type comme lui... probablement un dogue allemand.

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Jeu 16 Fév - 14:22

Le colosse balafré s’était tourné avec lenteur, appréhendant le moment où la détonation sourde allait surement mettre fin à sa vie misérable. Mais aucun tir, aucun projectile ne viennent perforer l’armure de chaire mal rapiécée de la chose immonde. Et c’est alors qu’il la vit. Une peau légèrement bronzée, mais trahissant une blancheur laiteuse surement douce comme de la soie. Un visage aux traits sublimes, surement sculpté par un artiste ayant reçu la visite d’une muse céleste comme inspiration. Des yeux immenses ayant la pureté d’une rivière de montagne jumelée des iris noisette qui semblaient souffler de la bienveillance à des lieux à la ronde. Une chevelure torsadée, longue et ayant la teinte du cuivre porté à fusion complétait un portrait à couper le souffle. Un corps mince, mais aux formes graciles et qui semblaient être couler dans du vif-argent qui fit associer l’ensemble de la jeune femme à un ange descendu des cieux. La mâchoire du golem de chair subit la force de la gravité devant cette esquisse qui semble venir tout droit du firmament. Une stupeur et une douceur apparurent sur les traits atypiques de l’horrible faciès de Robert. À part Elsa et Santana, il n’avait jamais vu pareil perfection et gentillesse chez une femme. Il en avait les jambes sciées, les bras ballants. Ce qui parut ravir l’ange de la joie qui lui offrit un sourire qui fit oublier les souffrances, le monde chaotique et sans merci au monstre de foire. Cet être de lumière pouvait égaliser avec la chaleur du soleil, éclipser même cette étoile merveilleuse. Il se ressaisit alors et prit un air niais à souhait, s’abreuvant littéralement des paroles chantées et douces de la divine apparition. Bouffa de rire, naïf et innocent, en entendant la référence de la magnifique jeune fille sur le thème du rave, la pathétique créature plongeant avec timidité son regard océanique dans le regard troublant de la brunette.

La bête avait un mince avantage sur les gens, une grande empathie qui lui permettait de contempler dans un sens l’âme de la personne. C’est à cause de cette qualité dans la vague de ses carences intellectuelles qui avaient poussé la gargouille à peine sculpter de se bâtir cette carapace pour se réfugier. Cette muraille de timidité, d’humanité au sens large du thème, qui avait protégé la beauté intérieure et l’âme si lumineuse cachée sous armure de chair rapiécée contre la méchanceté humaine. Mais ce qu’il fit au fond des yeux noisette de la belle le fit sourire. Une belle personne, autant de l’intérieur que du physique. Être d’une telle rareté qui fut attribuer un statut céleste, presque divin par l’erreur de la nature. Quand elle s’avança d’un pas la main tendue, le regard océanique de l’homme difforme se brouilla par quelques larmes de gratitude. Peu de gens lui avaient donné le bénéfice du doute, de ne pas le catégoriser automatiquement dans la catégorie des monstres de tout genre. De simplement l’appeler de son prénom véritable et non un surnom ou bien son diminutif commun. Le premier réflexe de l’homme aurait été de se reculer hors de portée de l’aura majestueuse de la femme, de cacher sa laideur. Il projeta alors ce désir, cette envie de fuir au loin pour une des premières fois de sa vie. Baissant un peu son regard bleuté si pur, il tendit sa main immense et rugueuse vers celle tendue et gracile de l’ange. La paluche de Robert était au moins trois fois plus grosse de la dénommée Bernadette et il aurait pu la broyer aisément, la désarmer de son arme et lui faire mal. Mais la nature profonde, candeur et gentillesse étant les clefs de voute de son cœur couvert de cicatrices sanguinolentes, était à l’opposé de ce physique disgracieux et aux muscles puissants. Avec délicatesse et douceur, les doits ayant la circonférence des saucisses de la bête de foire englobèrent ceux racé et stylisé de la belle de cœur. Un peu comme si Bobby ne voulait casser une porcelaine incroyable belle et délicate. Un sourire immense et sincère, embellissant totalement l’être indigne d’être aussi près de l’être de lumière, se posa sur ses lippes exsangues. La voix rauque, semblable à deux pierres qui s’entrechoquent, bascula de sa gorge. Mais l’envolée de mots semblait teintée de douceur et de tendresse.

Robert- Bernadette… Euh… C’est un nom qui sonne bien et qui est très jolie… Euh… Merci de ne pas dire que je suis un monstre… Euh… Tu es une personne très gentille qui a un sourire dans tes yeux, tu sais.

Laissant à contrecœur la douce main qui semblait à de la soie pure au golem de chair, Bobby pointa la boutique de pêche.

Robert- J’allais là pour essayer de trouver un souvenir de ma nièce… Euh… Un leurre à poisson rouge, blanc et argenté avec trois crochets… Euh… Elle adorait voir le mouvement dans l’eau.

Le mineur parlait avec sincérité et émotion, la voix tremblante de tristesse. Mais un petit jappement fit relever la tête en forme d’œuf du colosse balafré à l’oreille manquante. Rocky arriva en trottinant tout heureux de revoir son maître immense. Le petit berger allemand releva la tête pour regarder la jeune femme et il pencha la tête de côté comme pour la scruter avec attention. Après une ou deux secondes, un bout de langue rose sorti de la petite gueule et il tourna en rond en jappant doucement pour fêter l’ange comme il se doit. Il s’en approcha et déposa ses deux pattes sur le genou pour quémander une caresse. Ayant regard attendri et un sourire doux, Bobby fit les présentations qui étaient superflues.

Robert- C’est Rocky… Euh… Il t’aime beaucoup et il ne fait ça que devant les bonnes personnes… Euh… Il est très intelligent et courageux… Euh… Mais trop petit… Euh… Je dois le protéger des mordeurs, tu sais.


Le golem de chair couvert de cicatrices se pencha et aussitôt le chiot fila vers les mains mises en coupe pour le recueillir. Portant le petit chiot à hauteur de son horrible faciès, Robert laissa le chiot lui passer sa petite langue rugueuse sur son nez allongé. Après avec douceur, tendresse, affection et délicatesse il enfouit la petite boule de poil dans un sac de transport à son flanc. Aussitôt la petite tête avec les longues oreilles sortit pour regarder son environnement de son point de vue privilégier. Passa ensuite sa main immense derrière sa tête pour essayer de calmer sa timidité galopante, le géant au cœur d’or posa une simple question.

Robert- Tu fais quoi ici? Euh… Tu as besoin d’un truc ou de quelque chose? Je peux t’aider, tu sais…


De nouveau la créature immonde laissa parler son cœur immense débordant de candeur et de gentillesse, une rareté dans ce monde apocalyptique…

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Ven 17 Fév - 6:30

Mon dieu, sa main est immense et la mienne disparaît comme engloutie dans la sienne. C'est comme si je serrais une main articulée en bois tellement elle est rugueuse, ce mec là ne doit pas avoir besoin de pierre ponce ! Je souris cependant lorsqu'il me dit que j'ai un sourire dans les yeux.

- Merci, j'accepte le compliment.

J'écoute la raison de sa présence et finalement fini par supposer qu'il est juste gentil, c'est un genre de Forest Gump post-apocalyptique, un genre de Radgump...

- Ok je vois, j'étais dans la boutique tout à l'heure quand tu as commencé ton morceau de poubelle-rythmique. On va essayer de trouver ça. Ça ne devrait pas être trop compliqué.

Tu parles ! Il a de la chance d'être gentil celui là parce qu'aller chercher un papillon pour la pêche c'était pas vraiment le but de ma journée. Mais comme il est gentil, je me dis que je fais une BA, ça devrait être bon pour mon karma, et demain grâce à mon karma, je jeun parce que j'ai pas eu le temps de trouver à manger today.

Le fameux Rocky apparaît finalement et commence à me faire la fête. Je le flatte rapidement avant de reprendre ma conversation, continuant de savourer ma cigarette, peut-être une des dernières cigarettes industrielles sur le continent.

- Ton chien a l'air nice ! Non j'ai déjà cherché mais il n'y a rien. En revanche j'ai trouvé cet arc mais je n'ai pas les flèches. Est-ce que tu connais un magasin de bricolage dans le coin Robert ?

Oh que oui tu dois en connaître un n'est-ce pas ? S'il te plaît, s'il te plaît donne- moi l'emplacement que j'aille m'équiper. Il me faut de tout, une pince coupante, des couteaux, une hache, des talkies... Tout ce que je pourrais trouver pourra m'être utile en y pensant bien. J'espère qu'il connaît l'adresse d'un tel El dorado.

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Lun 20 Fév - 20:40

Le regard océanique de l’homme difforme se concentra sur l’arc à poulies. Difficilement il pensa quelques instants, essayant de comprendre le pourquoi de la présence de l’arme à projectile dans un magasin de pêche. Et la voix chantée de la divine apparition résonna tel un glas pour une seconde question. Portant sa main immense et rugueuse à son menton volontaire et carré, l’erreur de la nature plissa des yeux sous l’effort. La voix rauque, presque intimidante de la gargouille de granit à peine sculpté franchit le rempart de ses lèvres exsangues.

Robert- Euh… Oui je sais où il y a un magasin d’outils… Euh… Home Depot… EUH… JE SAIS!

Tel un Archimède dans sa baignoire criant sa joie soudaine d’avoir résolu une énigme complexe, le golem de chair eut un sourire merveilleux. Immense, à la dentition inégale certes, mais débordant de fierté et de douceur.

Robert- Je sais où avoir des flèches si tu veux… Euh… Dans le magasin de pêche, tu sais.


Entrant avec entrain, la grande silhouette aux muscles disproportionnés fonça vers les étagères de filins de toutes sortes. Surement que l’être divin croyait que le géant aux carences intellectuelles prononcées venait de perdre ses dernières cellules grises. Farfouillant avec entrain, enthousiasme même, les grosses paluches relevaient des bobines de fil pour les moulinets des pêcheurs.

Robert- Papi pêchait à l’arc tu sais… Euh… Il achetait ses flèches près des fils qui deviennent transparents dans l’eau… Euh… Des pointes en triangles pour bloquer le poisson et presque le faire cuire en même temps.

À la mention de ce si beau souvenir, le regard bleuté si pur du mineur devient un brin lunatique et nostalgique. Bobby revoyait ses journées d’été à apprendre la chasse à l’arc, la distillation de l’alcool de contrebande et les soirées autour du feu de camp avec ses grands-parents. La seule famille qu’il n’avait jamais eue. Ces deux êtres d’exceptions qui avaient considéré la lie de l’humanité comme un petit miracle, leur petit amour. Tout à coup un objet rond et long percuta la main gauche et peu douée en dextérité du chainon manquant. Cette découverte ramena l’esprit vagabond dans le réceptacle immonde de ce corps honni de tous. Le contenant était enseveli sous un assortiment pêle-mêle d’article de pêche que le cerveau du monstre de foire ne comprenait pas. Sortant à la clarté du jour le carquois contenant dix hampes de carbones, il les tendit sans aucune hésitation à la divine apparition. Une rougeur instantanée et comique gagna les joues mal rasées du géant au grand cœur. La cause, les doigts graciles de la dame à la cascade de bronze en fusion avaient effleuré ceux de l’homme difforme.

Robert- Tiens il y a ce qu’il te faut dedans pour l’arc… Euh… Tu as déjà tiré de l’arc au fait?

Un livre près de l’étagère fut pris avec douceur par le golem. Un recueil de jardinage et de recettes pour les gens qui appréciaient les fruits de leurs labeurs.

Robert- Euh… Ça te dérange de m’aider à trouver le leurre? Si tu es trop occupé, je vais comprendre… Euh… Tu es toute seule Ginette… Euh… Georgette… Euh… Pas bon pour retenir les noms… Euh… Bernadette c’est ça hein?

Un nouveau sourire tout heureux et niais se déposa sur les lèvres exsangues de l’homme. Celui-ci se mit à la recherche du leurre en question, espérant de trouver son bonheur. Déjà un filin de pêche allait servir de collier pour le bijou qu’il allait créer en l’honneur de sa nièce bien-aimée.

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Bernadette Mackenzie
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Lun 6 Mar - 23:44

En le voyant réfléchir comme ça, j'en viens à la conclusion qu'il est définitivement atteint intellectuellement et que c'est un bien-heureux. Mais du coup il ne pensera pas à m'attaquer, il est trop gentil pour ça. Je viens de rencontrer Hagrid !

Je le suis donc dans l'allée du magasin, il va dans un coin que je n'ai pas fouillé en marmonnant des trucs à propos de son grand-père quand tout à coup, il sort un beau pack de dix flèches ! Mes yeux s’écarquillent et je ne peux m'empêcher de pousser un "Yeeeeees !" tellement je suis contente. Je l'enlace pour lui donner un big hug tellement ce cadeau me fait plaisir. Robert vient de m'offrir une chance de chasser et de me défendre. Je le relâche de mon étreinte et le remercie, un grand sourire sur le visage. Pendant qu'il cherche un livre dans une bibliothèque, je me penche pour regarder dans les rayons du bas où le regard du géant ne peut aller tout en rangeant les flèches dans mon sac.
Bingo ! Une autre dizaine de magnifiques flèches toutes neuves. C'est avec des étoiles dans les yeux que je me relève alors que Robert me tend un livre au contenu un peu déconcertant, il ne doit pas savoir lire.
Je le prend quand même au cas où il sache ce qu'il fait et lui répond d'un ton enjoué.

- Non je n'ai jamais tiré à l'arc mais j'apprends vite. Merci beaucoup pour ce cadeau, ton "papi" semble avoir été quelqu'un de très avisé. Je ne savais pas qu'on pouvait pêcher avec un arc... J'y penserai. Je vais t'aider pour ton leurre avec plaisir !

En rangeant le livre et les flèches dans mon sac, j'en retire une du carquois et l'arrête pour lui parler en lui tendant la dite-flèche.

- Tu sais, vingt flèches ça fait beaucoup, si tu veux bien accepter celle-ci, je ne sais pas ce que tu peux en faire mais elle a l'air solide et la pointe doit couper. Ça me ferait plaisir.

Je termine de ranger mes affaires et nous dirige vers l'allée centrale. Je regarde les panneaux d'affichage et repère le rayon des petits articles de pêche entre le rayon outillage et la quincaillerie. Je pointe le panneau du doigt.

- Viens, c'est par là.

Je me dirige rapidement vers le rayon, j'ai déjà tué le mordeur de la boutique et je n'attends aucune visite. Un cadavre se trouve là, il ne bouge plus et semble avoir déjà été dépouillé. Il le fut probablement par celui qui le mit dans cet état. Je repère rapidement le coin qui nous intéresse et lui indique ceux qu'il recherche.

- Les voilà, il faut en trouver un pas trop abîmé mais en fond, il y en a probablement.

Je n'ai jamais aimé les insectes et ces espèces de papillons morts me foutent le trouille, je le laisse donc chercher ce qu'il veut et me tient derrière lui en attendant qu'il trouve son leurre. Puis de reprendre la parole.

- Est-ce que tu sais d'autres choses sur la survie comme avec l'arc ? Comme les cabanes ou la chasse ?

Je tente le tout pour le tout, si son grand-père a réussi à le faire survivre en compensant son défaut de QI par de l'apprentissage rigoureux, ce géant est peut-être une mine d'informations.

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Ven 10 Mar - 7:21

Bernadette profita de l’état lunatique du géant au cœur d’or sillonné de cicatrice sanglante pour porter une attaque sournoise. Un geste que le mastodonte immense et immonde n’était aucunement habitué de recevoir de la part d’étrangers qui le méprisaient à cause de son apparence effroyable. Deux petits bras, célestes par leur douceur et la légèreté de leur contact, ceinturèrent avec joie et allégresse la barrique qui servait de torse à la lie de l’humanité. Dans un premier temps, le golem resta interdit, ne sachant aucunement, comment réagir à cette marque d’affection, que le commun des mortels croyait être un dû par la simplicité du geste. Mais pour le simpliste et trop souvent rejeté homme difforme, cette étreinte était le présent le plus grandiose, plus étincelant encore que le soleil de midi lors d’une belle journée d’été. Laissant le grand besoin de réconfort agir par instinct, le vide laissé par une tendresse et une affection que personne ne voulait combler en étant la cause, les troncs d’arbres qui servaient de bras musculeux au monstre de foire voulurent compléter le mouvement. Mais la surprise du geste si merveilleux et inusité de l’ange souriant avait réduit considérablement le temps de réaction du mineur, l’empêchant de faire une douce étreinte amicalement et remplie de douceur. Mais un immense sourire, reflet de l’âme lumineuse et humaine du monstre de foire, ne quittait plus ses lèvres exsangues. Même si la mort venait recueillir son dû à cet instant, l’horrible faciès ne perdra aucunement cette douceur qui adoucissait ses traits atypiques et durs comme le granit à peine sculpté. Les lippes chatouillaient à vrai dire le lobe de son oreille intacte. La manquante n’était qu’un horrible souvenir d’une déflagration accidentelle. Il tendit une main timide, rougissant à un point tel qu’il devait être visible de la lune, pour prendre la hampe de la flèche. Avisant un vieux morceau de styromousse qui trainait au sol, le golem de chair fléchit des genoux pour le récupérer de sa grosse main lézardée de cicatrices. Il allait chérir ce souvenir, cette flèche que même Cupidon voudrait posséder. Car l’ange qui l’avait donné semblait avoir conquis de par son sourire, sa gentillesse et sa candeur les résidus d’humain qui semblait trop doux pour ce monde infernal. Avec délicatesse, Bernie lui indiqua un présentoir effondré au sol, déversant son contenu chatoyant au sol. Un peu comme une créature mortellement atteinte et dont ses intestins s’échappent de son abdomen.

Rassuré que la brunette au regard de bronze étincelant couvre son dos devenu vulnérable, ne songeant en aucun instant qu’elle pourrait se montrer perfide, le colosse balafré déposa un genou au sol et entreprit de remuer les emballages plastifiés. L’empathique créature, usant d’une de ses forces émotionnelles les plus puissantes, avait découvert la bonté et la chaleur de l’ange. Bientôt il trouva le leurre rouge et blanc. Un soupir de soulagement s’extirpa de sa gorge immonde. Quand il se redressa, une mélancolie et une tendresse sans nom se propagèrent dans le regard océanique de l’homme aux muscles disproportionnés. Pendant que les grosses mains malhabiles déchiraient l’emballage pour libérer l’article de pêche, l’esprit de la gargouille de granit à peine sculpté semblait revivre des rares scènes d’un passé heureux, mais hélas lointain. Des parties de pêches avec son grand-père, les pieds dans l’eau au bout du quai. Les histoires du vieillard sur la vie, son expérience durant la guerre, la religion et les anges. La bonne senteur de la tarte aux pommes de mamie en train de refroidir sur le rebord de la fenêtre. De Sandra qui riait aux éclats en relevant sa ligne avec un minuscule poisson qui se débattait au bout. Des chants et des feux de camp avec ses anges disparus. Sortant une pince coupant de sa ceinture à outils, le colosse balafré qui retenait à grande peine ses larmes de joie à cause de ces souvenirs presque oubliés qui sont revenus à la surface de sa mémoire déficiente enleva l’hameçon à trois dents du leurre. Replaçant l’outil dans son endroit, il se souvient d’un petit détail. Le pendentif de sa sœur lui avait donné, la croix avec leurs trois pierres de naissances, était pris à vie autour de son cou de taureau. Le fermoir de la chaine était trop petit pour les doigts ayant la circonférence de saucisse de l’homme difforme. Fermant le poing, il se résigna de demandeur de l’aide à la scientifique à son retour. Bobby espérait qu’il n’allait pas la déranger. Depuis son retour d’entre les morts, la morsure à son bras encore visible malgré la cicatrisation, l’ange du savoir ne lui parlait plus vraiment. Elle travaillait sans relâche pour la découverte du remède qui allait sauver la société. Et selon les savants du laboratoire, la solution était dans l’organisme de l’erreur de la nature. Il se sentait maintenant comme un rat affreux et laid de laboratoire.

Une nouvelle question de l’ange souriante fit revenir l’esprit galopant dans son enveloppe charnelle peu ragoûtante. Il fit alors un immense sourire de remerciement et surtout de joie presque autant lumineux que le soleil lui-même. Sa voix rauque et rocailleuse répondit alors avec une douceur qui devrait être presque inexistante dans un corps ingrat comme celui de l’être cauchemardesque.

Robert- Ben oui… Euh… J’ai travaillé dans les mines et la construction de maison… Euh… Papi m’a montré plein de trucs de chasse et de pêche et aussi comment faire du moonshine… Euh… Tu en veux j’en ai sur moi? Pourquoi tu veux savoir ça?


De nouveau la candeur surnaturelle reluisait dans son regard paisible et tendre océanique. Une horreur sans nom se déposa sur le faciès de la chose. Comme un cobra se lance à l’attaque, le golem de chair projeta sa main immense vers le cou de cygne de l’ange. Mais la course dévia de quelques centimètres. Habituellement Robert bougeait avec difficulté et une lenteur qui énervait les gens. Mais au moment que son instinct de protecteur était bien en place, il oubliait qu’il était con et lent la goule ne put finir de lever la main pour saisir l’épaule de Bernadette qu’un étau de chair implacable venait de se serrer autour de son cou. Soulevant l’abomination sans peine, laissant tomber le précieux leurre tout près des pieds de l’ange de la douceur, Bobby s’avança pour enlever la putride créature de l’aura divine de celle qui avait été si gentille avec lui. Fouillant dans sa ceinture à outils, le golem de chair saisit son tournevis et planta l’outil dans la tête du fils de la Faucheuse. Ressortant son outil de sa gaine de chair grisâtre, il repoussa sans ménagement le corps du pantin de la mort. Fouillant de son regard inquisiteur les alentours, il fit alors quelques ombres chancelantes dans la rue. Rocky était bien au chaud dans le sac, habitué de ce moyen de transport hors norme.

Robert- Euh… On devra bouger, tu sais… Euh… Je ne veux pas que les méchants mordeurs te fassent du mal Georgette.

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Bernadette Mackenzie
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Ven 10 Mar - 14:26

Alors que je l'entends dire qu'il sait pas mal de choses sur la survie, je me tiens fièrement devant lui, un grand sourire aux lèvres. Je m'apprête à lui demander de l'aide quand il se précipite sur moi. Par réflexe, je fais un pas de côté afin de m'écarter de sa trajectoire et remarque le monstre qui était derrière moi.
Mon regard s'élève en même temps que la créature soulevée à une main et mon sourcil droit grimpe tout seul en voyant l'épreuve de force que le géant semble réaliser sans effort. Mon dieu, c'est possible ça ? Certainement pas pour moi, mais je dois reconnaître que la circonférence de mes avant-bras est à peu prêt égale au tiers des siens.

- Merci Robert. Je t'en dois une. T'en fais pas, suis-moi.

Je sors vite de la boutique avec l'homme gigantesque sur mes talons pour voir plusieurs mordeurs dans la rue. Le bruit de la poubelle tout à l'heure a du les attirer dans cette direction. L'un d'eux commence même à monter les quelques marches menant au magasin. Je lui envoie un grand coup de pied dans le torse et il tombe en arrière avant de tenter de se relever. D'un coup de couteau bien placé, je met fin à son existence et file commence à avancer en direction de ma voiture après avoir vérifié que Robert me suit toujours.

Quatre rôdeurs que je n'avais pas vu arrivent du parking où je me suis garée. Je repère une ruelle sur la droit par laquelle il doit être possible de rejoindre mon véhicule. Je change donc rapidement de direction et espère que le géant va avoir la présence d'esprit de me suivre. Une grille à loquet me barre la route et un rôdeur tente de m'attraper par les ouvertures. J'écarte sa main la plus proche de moi avant de planter mon couteau dans son front. C'est une partie plus dure du crâne que ce dont j'ai l'habitude et avec horreur, je vois le mort s'effondrer avec mon couteau toujours planté dans le crâne que je n'ai pas pu retirer.

Je sors une flèche de mon sac et l'utilise pour relever rapidement le loquet depuis l'extérieur en la passant à travers les grilles. Une fois la porte ouverte, je retire mon couteau en prenant appui sur la tête du walker. Une fois cela fait, je poursuis dans la ruelle jusqu'à déboucher sur le parking. Cette manœuvre m'a permis d'éviter quatre rôdeurs et rejoindre mon auto. J'ouvre la porte et me retourne pour m'adresser à Robert.

- Viens vite.

Je ne sais pas comment on va le faire rentrer dans ma petite voiture mais les citadines n'ont pas été conçues pour ce genre de clientèle. Malgré tout, il devrait pouvoir se serrer en poussant le siège en arrière au maximum. Je dépose mon sac à l'arrière avec mon arc et démarre l'auto pour m'éloigner au plus vite de ce guêpier.
Je ne sais pas si le fait que je fume en conduisant tout en le regardant quand je parle l'effraie mais je ne roule pas vite et la circulation est plutôt calme en banlieue.

- Je voulais savoir si tu sais comment survivre parce que j'aimerais apprendre un ou deux trucs. Juste les bases, si tu sais faire des pièges ou des nasses à poisson... Rien de bien méchant.

Je prends la direction de ma planque du moment et en moins de dix minutes, nous arrivons devant la petite maison à l'orée du bois où je me suis installée. Je descend de la voiture et me tourne vers lui.

- Tu veux entrer ? C'est pas tout neuf et il y a un peu de poussière, mais c'est quand même très cosi.

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Lun 20 Mar - 21:13

Le colosse balafré ne comprit pas vraiment ne comprendra jamais ce qu’il était arrivé les dernières minutes de son existence. Il avait suivi docilement la brunette qui semblait posséder par l’esprit tactique d’un sergent des marines. Elle semblait analyser les dangers, suivre un autre itinéraire, utiliser une clôture en grillage pour éliminer un mordeur. Si l’erreur de la nature avait ouvert la marche, le mastodonte aurait chargé littéralement au travers des quatre goules pour les faire bouler si le temps était compté. Sinon le mineur immunisé au virus trois fois maudit aurait adhéré à sa ligne de conduite habituelle avec les soldats de la Faucheuse. Des attaques fulgurantes et dévastatrices ayant pour but de délivrer ces corps pourrissants d’une existence misérable et de réduire le nombre de poursuivants possibles envers les survivants terrifiés. Car à chaque abomination qui mordait la poussière signifiait pour l’esprit lent et pathétique de l’immonde créature qu’une vie innocente allait avoir une chance supplémentaire pour voir un nouveau lever de soleil. Le géant au corps scarifié d’innombrables marques de l’incompréhension des hommes et de leurs sévices presque démoniaque avait dû se trouver une certaine souplesse pour s’assoir dans l’habitacle d’une voiture minuscule. Les genoux dans le front, le souffle totalement couper par cette posture de contorsionniste forcé et douloureux. Plus que les minutes passaient et l’homme aux muscles disproportionner aurait tout donné pour se battre contre les rôdeurs. Au moins il sera debout et pourra marcher librement. Mais le géant au cœur d’or faisait mauvaise fortune bon cœur. Il avait eu la chance de rencontrer Bernadette, une âme lumineuse dotée d’une sagesse et d’une douceur presque divines. Mais le calvaire du mineur finit abruptement avec le freinage de la conductrice. Usant d’une dextérité qu’il ne savait pas posséder juste à ce jour, l’erreur de la nature descendit de la voiture. Dépliant avec bonheur sa grande carcasse lézardée de cicatrices, le colosse balafré ferma les yeux et sourit en écoutant le chant des oiseaux. En ville il restait peu d’animaux. L’instinct les avait poussés à se réfugier dans les montagnes et les bois ou les nouveaux prédateurs de ce siècle peinaient à progresser.

Bernadette parla, rapatriant l’esprit vagabond de la chose dans son corps immonde. Hochant la tête pour lui signifier qu’il allait la suivre, les pas du golem de chair se firent hésitants. Au loin le bruit d’un cours d’eau le fit rêver à ses jours de camping avec sa nièce bien-aimée et même la confection d’alcool frelaté avec son grand-père. La voix rauque, mais indéniable douce et calme de la montagne de muscle ambulante s’éleva dans l’atmosphère aux arômes forestiers enivrante.

Robert- J’ai toujours aimé la forêt… Euh… Pas de gens pour me dire que je suis con et monstre… Euh… Les animaux m’aiment bien. Tu as une belle maison Bernie… Euh… Mais je crois qu’il y en aurait un meilleur par là.


L’index de l’homme difforme pointa alors vers une montagne un peu plus loin, là où le cours d’eau semblait prendre source. Souriant avec douceur et une bienveillance que ce corps ingrat ne devrait posséder, la bête de foire ajouta dans un murmure.

Robert- Les animaux habitent là… Euh… Mordeurs aiment pas grimper quand c’est trop abrupt tu sais… Euh… Un chalet et un cours d’eau pour boire et pêcher. Du bois pour se réchauffer et aussi une terre pour cultiver… Euh… Tu seras bien là-haut Bernie j'en suis sur.

Rougissant alors de confusion, Bobby s’excusa platement.

Robert- Désolé j’étais dans la lune… Euh… Souvent là. Pas de cerveau selon plusieurs. On peut entrer… Euh… Tu as des gens dans la maison? Ne veut pas faire peur tu sais.


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Bernadette Mackenzie
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Mar 21 Mar - 23:37

Je l'écoute et suis son regard vers la montagne. Il a probablement raison, ce sont de bonnes idées, mais je ne me suis jamais sentie bien dans les grandes forêts.

- Merci Robert, c'est gentil. J'avais pensé à trouver un vieux moulin ou peut-être une petite centrale hydro-électrique mais je n'en ai pas trouvé. Je pense que je vais bientôt me rabattre sur le lac et les environs. Une vue sur le Canada, c'est toujours sympa à voir.

Après tout, why not ? Enjouée, je pousse la porte et entre, lançant un tranquille :

- T'en fais pas il n'y a personne. Tu peux te reposer.

Je m'affale dans le fauteuil qui trône à côté de la cheminée et lui laisse le canapé fort confortable.

- Fais comme chez toi.

J'attrape mon sac que j'avais posé près du fauteuil et en sors une flèche pour l'observer calmement.

- Tu crois que je peux éliminer un walker avec ça ?

C'est une question sincère, la pointe est très rigide mais la tige semble tellement... fragile. Pour le moment, je suis soulagée d'avoir mon couteau.

- C'était dans un magasin de pêche. Est-ce qu'on peut tuer des poissons avec ça ? Ça semble si fragile.

Je ne me risquerai cependant pas à la tordre pour voir si elle résiste, elle est trop précieuse. Et si je pense à les récupérer, je n'aurai pas besoin d'en trouver plus.
J'écoute ses réponses avec intérêt et tente de mémoriser tout ce qu'il dit.
Puis viens le moment de mettre un autre sujet sur le tapis.

- Encore merci pour tout ! - Et après un silence. - À part ça j'aurais du te le demander plus tôt, tu es accompagné ? Il y a des gens avec toi ?

Peut-être qu'il connait William. Ou peut-être pas, après tout j'ai eu beaucoup de chance. J'ai croisé peu de personnes en plusieurs mois. Mais Detroit semble être une ville très active.

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Lun 3 Avr - 14:55

Le golem de chair s’essuya les pieds avant d’entrer dans la demeure de l’ange de la miséricorde. Le colosse balafré s’assit alors avec attention pour ne pas défoncer le divan à cause de sa masse considérable. Ramenant ses mains immenses et rugueuses, torturer par d’innombrables cicatrices, sur ses genoux comme un enfant sage, la bête de foire attendit les questions de la brunette inquisitrice. De ses mains graciles, la jeune femme sort une flèche de son paquetage. À la question de Bernadette l’horrible faciès de l’homme se transforma un peu. De l’air ahuri et stupide qu’il affichait en permanence venait de tomber pour des traits atypiques et surtout interrogateurs. La voix hésitante, lente et rauque de la bête de foire s’éleva dans les airs.

Robert- Pourquoi tu veux tuer un Walker? Mon voisin, Tommy Walker, était gentil avec ma mère… Euh… Tu sais gentil d’un homme avec une femme.

Une rougeur se propagea sur les joues mal rasées de l’homme, démontrant sa pureté et son innocente encore intacte. Quand le mastodonte comprit enfin la véritable question de Bernie, Bobby fit un sourire niais et hocha la tête avec entrain de manière affirmative.

Robert- Désolée Bernache… Euh… Pour moi c’est des mordeurs ou des rôdeurs… Euh… Oui la mort entraine la fragilisation des os et des tissus après quelques semaines… Euh… Si tu tires dans les trous du crâne tu vas le tuer pour de bons.

Avec méthode, l’index ayant la circonférence d’une saucisse pointa alors les yeux, la bouche, sous la mâchoire et les oreilles de sa tête en forme d’œuf. Quand la question de la hampe fut soulevée, un nouveau sourire, doux et débordant d’affection, se déposa sur les lèvres exsangues du monstre de foire.

Robert- C’est très solide, tu sais… Euh… Carbone qui se plie et qui est très résistant… Euh… Papi a attrapé une grosse barbotte de près de quinze kilos avec une flèche et ça a bien tenu… Euh… Tu sais tirer à l’arc? Papi m’a montré, car je ne peux pas tirer avec les armes à feu… Doigts trop gros.


Passant sa main immense derrière sa tête à la chevelure mal coupée, le colosse hocha la tête quand le sujet d’un groupe fut porté par la brunette au sourire grandiose.

Robert- Ben j’aide des gens qui sont dans un labo… Euh… Des gens bien intelligents qui vont des tests sur moi et qui m’expliquent plein de trucs bizarres… Euh… Ils ne comprennent pas pourquoi je ne suis pas un mordeur aussi… Euh… Ma nièce m’a mordu en août et aussi d’autres, méchants et jamais transformés… Euh… Même pas porteur du virus mon corps le détruit aussitôt… Euh… Moi je pense que j’ai pas de cerveau donc le truc meurt de faim… Euh… Et toi tu es toute seule?


Une grimace s’afficha alors quand il se rendit compte de la portée de ses paroles. Le golem de chair regarda au sol, gêner comme ce n’était pas possible.

Robert- Elsa m’a dit de ne pas en parler… Euh… Mais je sens que tu es gentille… Euh… Désolé… Tu ne vas pas en reparler que le virus ne peut pas prendre mon corps?


Tordant ses mains immenses d’inquiétudes, le regard de l’ange de la miséricorde pouvait voir les traces de dents que la nièce bien-aimée de la chose hideuse avait laissées sur son avant-bras gauche.

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Bernadette Mackenzie
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Mar 4 Avr - 0:12

J'écoute ce qu'il me dit avec attention, m'amusant de ses hésitations. Finalement, j'hoche la tête à la négative devant sa question sur mes compétences à l'arc avant de faire une tête horrifiée devant ce qu'il me dit.

- Quoi ? Mais c'est horrible ! Ces gens font des expériences sur toi et tu les laisses faire ?

J'avoue que j'ai aucune espèce d'idée de pourquoi il est immunisé au virus mais c'est une excellente chose. La personne la plus innocente que j'ai rencontré jusqu'à présent et aussi la seule à être immunisée au virus, comme on dit, c'est le karma. Ce grand bonhomme est incapable de réfléchir assez pour devenir méchant.

- Ça ne te gène pas qu'ils fassent des expériences sur toi ?

Je suis vraiment choquée, en est-on arrivé à un seuil d'humanité si critique qu'on devient capable de faire des expériences sur un homme aussi gentil pour une caractéristique physiologique, aussi importante soit-elle.

- D'accord j'en parlerai à personne, promis.

Jamais je ne parlerai de lui, il serait traqué comme un animal par tous les assassins de la région, certaines légendes disent que boire le sang ou manger le coeur d'un ennemi permet de prendre ses "pouvoirs", et il y en a un paquet qui sont assez dérangés pour ne pas être gêné par le fait de devoir tuer quelqu'un d'aussi gentil.

- Mais je n'aime pas ce que ces gens te font. Pas du tout.

Cette bande d'abrutis s'amusent probablement avec des tas d'outils dont ils n'ont aucune idée du fonctionnement en espérant pouvoir récupérer son don. Et après ? L'idée de ce que des survivants seraient capables de faire après avoir acquis le pouvoir de Robert me terrifie.

- Surtout, soit prudent. Et si tu as besoin d'aide, n'hésite pas à me laisser un mot ici et je viendrai te chercher.

Je regarde la cicatrice à son bras avec intérêt, mais elle ressemble à n'importe quelle autre marque. J'sais pas, je m'attendais à ce qu'il y ait une sorte de halo noir autour...

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Ven 7 Avr - 12:43

Le colosse balafré ne voulait aucunement que les gens s’inquiètent pour lui. Il pensait, à tort ou à raison, qu’il était insignifiant pour le commun des mortels. Le géant au cœur d’or était un simplet au corps monstrueux, parsemer de cicatrices repoussantes et surtout de muscles disproportionner. Dans le laboratoire il n’y avait que Santana, Ruth et Elsa qui semblait prendre en considération les points de vue du mineur. Les autres semblaient juste ravis d’avoir un ouvrier qui s’échinait à la tâche pour eux et qui semblait vouloir toujours plonger dans la mêlée pour les défendre au risque de sa pitoyable vie. Depuis la nouvelle de l’immunité au virus trois fois maudit de la bête de foire, les quelques scientifiques du groupe semblaient prendre un malin plaisir à prélever son sang. Robert subissait depuis quelque temps des tests d’intellect, de coordination, de n’importe quelle variété. Personne n’avait réellement demandé l’avis de la gargouille pétrifié, apeurer d’être le centre d’intérêt des gens qui semblaient à la base se foutre de sa présence. Malgré les lacérations des couteaux, des morsures et des perforations par projectiles qu’il avait subies, le golem de chair avait la phobie des aiguilles et surtout des seringues. Juste à y penser et Bobby devenait livide, nauséeux. Depuis août il avait eu tellement de prélèvements, de souffrance et de peur entre les murs du refuge qu’il avait aidé à construire qu’il voulait des fois quitter, s’enfuir loin de toute cette folie et se réfugier dans les bois. Il voulait s’occuper de Karine et lui permettre de grandir, de vivre et surtout de sourire. Gêner de l’attention, de la sympathie que lui portait l’ange de la miséricorde, Robert baissa les yeux au sol.

Robert- Ils vont ça pour sauver les gens tu sais… Euh… Trouver un médicament pour que des gens bien comme toi ne souffrent pas.

Le golem de chair, dont l’âme lumineuse, n’était que candeur et douceur et il songeait naturellement aux autres personnes avant lui-même. Il porta néanmoins ses mains immenses et tremblantes, couvertes de scarifications, à son horrible faciès.

Robert- Je dois tenir, tu sais… Euh… Jamais aimer les aiguilles et les trucs en verres pour le sang… Euh… Sandra a été malade avant que les mordeurs arrivent… Euh… Ma nièce était plus courageuse que moi… Euh… Elle faisait de la lico… leucimachin… Euh…

La voix de Bernadette se leva alors avec empathie, souffla le nom de la terrible maladie. Hochant avec lenteur la tête, le monstre de foire confirma le nom de cette engeance infernale.

Robert- Oui c’est ça… Euh… Elle a subi tous les trucs et moi j’étais blanc à côté… Euh… Je me dis que si Sandra était encore avec moi, elle me dirait de le faire pour les autres… Euh… Un monstre doit essayer d’aider les humains non? C'est ce que ma mère disait... Euh... Moi monstre et je devais aider elle et ma soeur car elle étaient humaines.

Reparler de sa raison de vivre fit monter les larmes aux yeux bleutés si purs de la bête. Refoulant à grand-peine la montée des eaux salines, Bobby se tut. Il releva la tête et posa une simple question de sa voix devenue blanche et brisée.

Robert- Pourquoi tu es si gentille avec moi? Les gens me blessent ou bien me chassent d’habitude… Euh… Je comprend pas je suis con tu sais....Euh... Tu veux aussi savoir comment ça c'est passé pour les morsures toi aussi?

Sortant son nouveau pendentif, le leurre de pêche qui avait rejoint la petite croix en argent qui était le seul souvenir d’une mère cruelle, de sous sa chemise les gros doigts de la créature de cauchemar se mirent à la caresser avec douceur. Comme un talisman qui allait peut-être lui apporter une chance qu’il n’avait jamais connut…

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Bernadette Mackenzie
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Ven 7 Avr - 16:21

J'écoute son histoire avant de faire non de la tête.

- Non Robert, je ne suis pas intéressée par l'immunité. C'est ton don et si tu l'as, c'est que tu dois le mériter.

Même si l'idée de pouvoir survivre à une morsure de zombie est intéressante, je préférerais savoir le géant installé dans son coin de forêt bien tranquille et loin de toutes ces expériences. Et puis même si j'avais la capacité de survivre à une morsure, je n'ai pas sa carrure et même si lui a seulement des traces de dents sur le bras, la taille de la morsure suffirait à faire disparaître la moitié de mon biceps. C'est cool de ne pas devenir un mort-vivant, mais si c'est pour être juste mort, ça en vaut guère la peine.

- Mais je ne vois pas pourquoi je ne serais pas gentille avec toi. Il y a bien assez de problèmes dans ce monde pour en faire de nouveaux. Et puis... tu es une bonne personne.

Je suis sincère, Forest Gump en face de moi a beau être plus bête qu'une oie, il en reste un être humain terriblement gentil.

- En plus, tu es la deuxième personne que je rencontre depuis que je suis arrivée à Detroit et... c'est bon d'avoir des amis sur qui compter.

Je me doute qu'il n'a pas du avoir beaucoup d'amis dans sa vie. Les gamins sont terribles et les insultes ont du commencer assez tôt. Les gens sont tellement intolérants. J'ai quand même une question à lui poser concernant sa résistance au virus.

- Est-ce que je peux voir à quoi ressemble une morsure ? J'en ai jamais vu sur quelqu'un de vivant et j'avoue que je suis curieuse. Mais seulement si ça ne t'embête pas.

Je ne veux pas le brusquer, mais en l'absence d'un éclairage électrique, il fait quand même relativement sombre dans la cabane et j'ai du mal à voir son bras. Je jette un regard à Marley qui observe son chiot en train de mâchouiller un bout de bois.

- Comment t'as trouvé Rocky ? Il n'a pas un an.

Ma façon de spécifier qu'il l'a probablement recueilli après la fin du monde. Son chiot est adorable et même si le contraste entre la petite bête et le géant est marquant, c'est vrai que le chien a l'air aussi sympathique que son maître.

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Lun 10 Avr - 16:32

Le regard océanique de l’homme difforme était troublé par les paroles du don. Il posa ses mains immenses et rugueuses autour de sa tête en signe d’impuissance. Son front dégarni se plissa sous l’effort de concentration qu’il venait d’entreprendre. D’une oreille discrète, il écouta les dires de l’être de lumière. Alors quand elle eut fini de parler, la voix presque éteinte du géant au cœur d’or s’exprima librement. Comme si chaque mot était puisé de son âme trop humaine sans consulter son cerveau lent et pathétique.

Robert- Pourquoi moi Bernadette? Je suis un monstre qui fait rien de bon… Euh… Même pas été là pour défendre ceux qui j’aimais par-dessus tout… Euh… Des gens qui auraient pu faire la différence, trouver des solutions pour effacer la maladie sont morts… Euh… Moi qui ne suis rien du tout je continue à vivre.

Les épaules immenses de du mineur d’affaissèrent subitement sous le poids de cette révélation, de ce fardeau qu’il se jugeait indigne de porter. Pourquoi l’homme le plus simplet de l’univers, le plus cauchemardesque transportait en lui la réponse à cette pandémie trois fois maudite? Le chiot comprit la détresse de son maître et arriva à la rescousse. Gémissant doucement, Rocky implora le mastodonte de le prendre. Le petit berger allemand ne pouvait atteindre le sofa. Tendrement, avec une affection qui semblait totalement incongrue dans ce corps monstrueux qu’une femme ne pouvait désirer, les mains du golem de chair hissèrent le petit quadrupède sur ses genoux. Aussitôt la langue rugueuse de l’animal lécha les larmes qui commençait à prendre forme au coin des paupières de l’horrible faciès. Riant doucement, chatouiller par le chiot, le colosse balafré retrouva une contenance.

Robert- Rocky se cachait sous une auto… Euh… Un mordeur essayait de le manger. Il était seul et moi j’étais avec un couple… Euh… Tu sais l’inutile qui sert qu’à les défendre? Au moins j’avais un ami… Euh… Qui se fout pas de ma gueule de porte-bonheur dans mon dos… Euh… Tu sais qu’il est courageux? Il a attaqué un mordeur pour défendre Charlie, une dame du labo… Euh… Mais on m’a prévenu que si mon chiot se fait mordre il va mourir… Euh… Donc je l’emmène dans mon sac.

Après avoir remonté le moral de la bête de foire, le petit chiot bâilla et se coucha sur les jambes. Remontant sa manche gauche de chemise, il fit apparaître son avant-bras mutilé par tant de lames et d’objets tranchants manier par des mains haineuses. Mais la brunette put discerner les traces de dents, l’irrégularité de l’épiderme au niveau de la morsure maudite.

Robert- Il y a eu beaucoup de noir… Euh… Le virus qui essayait d’entrer dans les veines. Infection et aussi gros mal de tête… Euh… Beaucoup de fatigue… Euh… Je crois qu’un homme a voulu me tuer quand il a su que j’étais mordu… Euh… Ou bien il a essayé de tuer le mordeur qui se battait contre moi… Euh… C’est là que mon oreille est partie par le coup de feu.


Prenant une grande respiration, le golem de chair posa alors deux questions.

Robert- Tu es seule je crois? Euh… Pourquoi un ange est seul et pas avec une personne pour t’aider?... Euh… Aussi c’est vrai? Tu voudrais être l’ami de moi? Les gens vont te chahuter et te crier des bêtises… Euh… Comme la fille du pasteur qui a voulu être mon amie lors de la tite école.


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Bernadette Mackenzie
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Mar 11 Avr - 0:28

J
e fais une moue quand il me dit qu'il est inutile avant de reprendre.

- Je pense que si tu es en vie, c'est pour une bonne raison. Tu le sauras quand ça arrivera mais on a tous une destinée. Sinon, on serait morts, toi tu es résistant et c'est un don. Je ne sais pas pourquoi tu es protégé comme ça mais si tu veux mon avis, c'est plus une bénédiction qu'une malédiction.

Je reprends mon souffle avant d'ajouter un dernier conseil, je ne peux pas m'en empêcher, côté altruiste probablement.

- Mais ne dis pas au gens que tu survis aux morsures. Ils te pourchasseront pour ça. Ils voudront ton pouvoir.

Je n'attends pas de réponse et il enchaîne sur un autre sujet ce qui me convient amplement. J'observe le petit Rocky réconforter l'homme gigantesque avant de s’allonger sur ses jambes. J'écoute son histoire et relève la tête lorsqu'il me demande pourquoi je suis seule et pourquoi j'aimerais être son ami.

- Eh bieeeeen... J'ai toujours pensé que je n'avais pas besoin d'aide dans la vie. Je le prouve maintenant.

C'est franchement la raison pour laquelle j'ai évité tous les groupes de survivants que j'ai croisé, ne rencontrant que les solitaires isolés et les morts.
Quand il me dit que je vais subir des railleries, je pense tout d'abord aux journaux après mon coming-out en direct à la télévision. Ce n'était pas spectaculaire mais le fait que je l'assume à grandement divisé mon public, eux et les médias qui se sont fait un plaisir de me lyncher dans leurs papiers. Et ensuite je le regarde, et ça me paraît évident qu'à l'heure actuelle, il ne doit pas subir beaucoup de railleries, il est immense et quasiment indestructible.

- Tu sais, j'ai l'habitude qu'on se moque de moi. Mais les moqueries n'ont pas souvent de profondeur. Tu es quelqu'un de bien et je dois te l'avouer, tu serais mon seul ami. J'ai perdu tous les gens auxquels je tenais et tu es la première personne qui m'inspire confiance.

J'ai dis tout ça d'une seule traite, évitant de m'effondrer à la simple évocation de ma famille et mes amis, et lui laisse le temps d'assimiler tout ce que j'ai dit. Ce n'est pas grand chose mais je veux qui me comprenne, c'est difficile d'expliquer ses sentiments et ses questions étaient très personnelles.

- Tu as une grande force en toi. Je ne parle pas de tes muscles, je parle de ta gentillesse. Tu sais, l'amour sera toujours plus fort que la haine, Dumbledore l'a dit.

Je ne sais pas si le géant a la référence, de toute façon, soit il saisi et comprends l'humour, soit il ne saisit pas et il pensera que Dumbledore est le nom d'un philosophe ou autre. D'ailleurs... c'est vrai que si j'arrive à survivre assez longtemps pour voir une communauté se reformer, on pourra citer n'importe qui sans être contredit par les nouvelles générations, comme Yoda ou Gandalf. Mais je m'emballe, j'ai trop lu de fiction, et pas assez de journaux, sinon j'aurais probablement su ce qu'il se passait avec les morts.

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