One Piece At A Time [ft. Hailey]



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I walk a lonely road
John Maverick
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I walk a lonely road
Dim 26 Fév - 23:06

Les battements de son cœur résonnaient dans ses tympans tandis que le souffle commençait à lui manquer. Il jeta un regard anxieux derrière lui, mais l'obscurité de la nuit ne lui permit que d'entrapercevoir une nuée de feuillages. Cela ne le renseigna pas davantage sur la position de la bête et n'eut pour effet que de le ralentir. En reprenant sa course de plus belle il manqua de perdre l'équilibre, se rattrapant in extremis à grand renfort de gestes frénétiques et mal maîtrisés. Il courait depuis plusieurs minutes maintenant, échappant de peu aux crocs et aux griffes à plusieurs reprises. Il ne tiendrait plus longtemps, mais il se devait de mettre le plus de distance entre la menace et lui avant de s'autoriser à enfin s'écrouler. L'espoir s'empara de lui lorsqu'il vit au loin une cavité dans le sol où il pourrait se réfugier. Son pouls s'emballa quand soudain il sentit les mâchoires se refermer sur son cou. Un couinement s'échappa de sa gorge tandis que le molosse le secouait pour l'achever, brisant finalement sa nuque.

"On dirait que t'as gagné ton dîner mon grand."

La voix s'était élevée parmi les arbres. La voix rauque d'un individu qui pendant longtemps avait perdu l'habitude de parler, et pour qui le fait d'énoncer tout haut ce qu'il pensait était resté un acte dépourvu de naturel. L'homme vint flatter le col du chien qui commença à remuer fièrement la queue, émettant un bref jappement étouffé par le lièvre dans sa gueule. L'animal observa son maître se diriger vers la forteresse de taule rouillée avant de s'efforcer à décortiquer sa prise dans une symphonie de craquements d'os.

"Inutile de te demander de nous attendre ici je suppose ?"

Le saint-bernard, laissant s'échapper de larges filets de bave entre ses babines, leva la tête dans ce qui sembla être un effort surhumain pour voir John commencer à escalader la grille de la casse automobile. Arrivé au sommet, l'homme recouvrit de sa veste les fils barbelés surplombant l'enceinte puis se laissa glisser, se réceptionnant sans mal avant de se redresser et de se saisir de son arme. De la crosse de son fusil, il frappa la carcasse d'une voiture se trouvant à sa droite tout en tendant l'oreille, s'assurant ainsi qu'aucun rôdeur ne traînait dans les environs. Il n'en baissa pas sa garde pour autant et s'employa à sécuriser la zone, éliminant une à une les cachettes potentielles dans un périmètre de dix mètres, vérifiant qu'aucun corps respirant encore serait à même de le prendre par surprise. Il siffla enfin en direction de la grille.

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Hailey McLoughlin
Matricule n°001
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Sam 25 Mar - 2:26

Tapie dans l'ombre des arbres, elle avait assisté à la scène avec ce qui lui sembla être de la vigilance.
A la vérité, elle avait fait preuve d'une grande attention quant à la progression de son tuteur, mais aussi d'un manque affligeant de prudence, concernant sa position à elle.
Le tronc contre lequel elle était fournissait une bonne couverture, mais il constituait un angle mort trop large sur son côté gauche, et tout le temps qu'elle avait utilisé à scruter l'avancée de John était autant de secondes qu'elle n'avait pas dédiées à vérifier la sécurité de son propre périmètre.

Tous ces mois à survivre seule avaient réussi à lui apprendre beaucoup de choses, suffisamment pour qu'il lui fasse confiance pour le couvrir, mais Hailey manquait encore trop d'expérience pour être considérée comme une survivante aguerrie aux yeux de l'ex-policier. Elle était une équipière capable, mais loin d'être assez rigoureuse. Et elle s'en rendait trop souvent compte.


En entendant le sifflement, elle commença à progresser à son tour. Sûrement qu'elle s'était relevée trop brusquement, quand bien même elle restait judicieusement accroupie ; peut-être aussi que sa poigne était trop raide sur la crosse de son pistolet, bien qu'elle soit prête à relever le cran de sûreté... mais elle tentait de ne pas trop y réfléchir. Il ne fallait surtout pas trop se déconcentrer en se focalisant sur ses moindres erreurs.. ou peut être est-ce justement ce qu'il fallait faire pour les gommer?

En passant prêt du chien, elle avait presque hésité à lui flatter le sommet du crâne, mais elle se ravisa, préférant conserver sa posture et sa méfiance. Elle jeta de nouveau deux larges regards circulaires autour d'elle, alors qu'elle s'approchait du pied de la clôture.

Elle avait rechigné à venir de nuit, par manque de visibilité. Mais John avait soutenu qu'il y aurait moins de risque de rencontrer du monde.
Et de la même façon, elle avait ronchonné à l'idée de devoir escalader une clôture .. Mais là encore il avait assuré qu'ils perdraient trop de temps à en faire le tour pour trouver une faille dans le grillage.
Il valait mieux tenter cette partie, assez proche de la forêt pour garantir le couvert de leur approche.

Ainsi donc elle se retrouvait face au grillage. Elle coinça le pistolet dans ses vêtements, pas trop serré pour pouvoir le sortir une fois de l'autre côté, mais pas trop lâche, pour éviter de le faire tomber. En escaladant le grillage, elle ne pu s'empêcher d'angoisser d'avantage.

Le danger était présent partout, en permanence.. seulement à ce moment précis, l'espace d'un instant, le seul qui l'inquiéta vraiment était celui qui se trouvait devant elle, de l'autre côté du grillage : John était déjà dans la décharge, à vérifier les alentours ... qu'il se retourne vers elle à ce moment, et elle aurait surement à subir son regard percutant de réprobation.

Il la trouverait trop lente, trop hésitante à escalader. Il fallait porter son poids, sans écraser les mailles ; avec rythme, mais sans faire trop trembler la structure ; il fallait bander ses muscles, mais ne surtout pas se crisper ! Ne pas se crisper! Muscles tendus, mais pas crispés.
Elle l'entendait presque... elle l'avait tant entendu qu'en cet instant -dans le noir et l'angoisse de leur escapade- elle aurait surement entendu tout cela à travers un simple regard.
Pourvu qu'il ne se retourne pas vers elle.

Arrivée au sommet de l'obstacle, elle était tellement oppressée par les reproches fantômes de l'instructeur qu'elle ne savoura pas complètement le confort de la veste laissée par ses soins sur les barbelés. Elle aurait pourtant dû l'en remercier grassement.

De même, elle ne savoura pas vraiment la vue aérienne de l'endroit, tellement elle redoutait les zombies qu'ils risquaient d'y croiser.
Des corps humains détruits, vautrés vicieusement entre deux carcasses automobiles décomposées. Des menaces invisibles qui se relèveraient sans prévenir dans le noir.

Elle retombe au sol sans quasiment aucun bruit, à la faveur de son poids plume, l'arme encore présente à la ceinture. C'était une manoeuvre quasi parfaite de fait. Pourtant elle était loin de s'en féliciter et pour cause : arriverait-elle seulement à le refaire en sens inverse, si jamais ils devaient franchir à nouveau les barbelés dans l'urgence d'une fuite?
Elle laissa la veste posée sur le barbelés, en prévision du pire, et s'approcha de son bourreau, redevenu protecteur soudainement.

"J'ai pas de couteau.. t'en as un? Il en faudrait un.. ou s'en faire un avec un morceau de verre.. ou du métal, dans un chiffon.. comme ça on pourrait en tuer un.. un zombie, si on en voit un, si il est coincé dans une voiture, faudrait le stopper sans bruit, plutôt qu'avec une balle..."

Hailey se retourne l'espace d'un instant, mais malgré tout prête à suivre John studieusement.

"J'espère que Le Chien ira bien, qu'il va nous attendre. J'aime pas le laisser tout seul comme ça."
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John Maverick
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Mar 28 Mar - 19:15

Alors qu'il se retournait en direction des carcasses automobiles, John prit une longue inspiration, essayant de ne pas se crisper au son de la dizaine de branches qu'Hailey venait de briser dans sa course vers le grillage. Il se fit violence pour ne pas la regarder, la voir paniquer en haut des barbelés était tout sauf ce dont ils avaient besoin à ce moment là. Ce n'était pas sa faute si la voiture était tombée en panne, aussi il n'avait pas à lui faire subir la mauvaise humeur que la situation lui inspirait. Ils devaient rester concentrés : la nuit ne serait pas trop longue pour trouver ce qu'ils étaient venu chercher. Il réprima un sursaut lorsqu'il entendit la voix fluette quelques centimètres seulement derrière lui. Elle pouvait être discrète, lorsqu'elle le voulait. Il esquissa un léger sourire en coin qui cependant ne tarda pas à disparaître.

"J'ai pas de couteau.. t'en as un? Il en faudrait un.. ou s'en faire un avec un morceau de verre.. ou du métal, dans un chiffon.. comme ça on pourrait en tuer un.. un zombie, si on en voit un, si il est coincé dans une voiture, faudrait le stopper sans bruit, plutôt qu'avec une balle..."

Le débit de parole effréné de l'adolescente angoissée vint à bout du peu de patience qu'il avait ménagé jusqu'alors. Il sentit son regard tourner en direction de la jeune fille, comme malgré lui, voyant le visage de celle-ci se décomposer à mesure qu'il parlait.

"Vu que les couteaux ne poussent pas dans les arbres et que le dernier que j'avais a été laissé dans la tête d'un "zombie" par une personne que je ne nommerai pas … Non je n'ai pas de couteau, ajouta-t-il d'un ton cinglant."

Quelques secondes s'écoulèrent, secondes durant lesquelles un silence pesant s'installa. Craignant d'avoir d'ici peu à faire à un sursaut hormonal, l'homme reprit, tâchant de s'adoucir.

"Maintenant si tu as fini trouve-toi un endroit dans lequel monter et signale-moi les voitures susceptibles de nous intéresser avec la lampe torche que je t'ai donnée. Ne la laisse pas allumée plus d'une seconde … Et ne la perds pas. À mon signal tu descends et tu sors de là aussi vite que tu peux. J'ai pas prévu de m'éterniser mais on sait jamais qui on peut attirer en remuant ce merdier."

Il s'était encore montré trop dur avec elle. C'était en voyant la déception dans ses yeux qu'il réalisait ce que ce monde avait fait de lui, et il ne supportait pas de s'y trouver confronté. Il s'attarda quelques instants, accordant un léger signe de tête à sa protégée en s'efforçant d'afficher l'expression la plus neutre possible. Il s'empressa alors de tourner les talons, émettant un bref grognement d'approbation avant de s'enfoncer parmi les épaves.

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Hailey McLoughlin
Matricule n°001
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Lun 8 Mai - 0:22

Elle s'éloigna, renfrognée, devant cette remontrance.
Au bout de six ou sept pas elle se rendit même compte qu'elle était carrément en train de piétiner de sol d'un pas lourd sous l'effet de la frustration, tant les reproches et les jugements de John pouvaient lui être caustiques parfois.
Hailey en resta un instant interdite, immobile !
Pourvu que ces quelques pas traînés n'aient attirés l'attention de personne...
Le silence, toujours. Heureusement.
Même John produisait un minimum de bruit dans son dos en s'éloignant, malgré sa carrure.

Elle reprit donc son chemin, à pas feutrés cette fois, ravalant son orgueil mal placé.

C'est juste... il fallait toujours qu'il ramène cette histoire de couteau. Encore. Il lui semblait presque qu'il n'y avait pas une journée sans qu'il le lui rappelle, par un regard, un reniflement appuyé.

Se voir rectifier ainsi, constamment, c'était usant parfois. Elle arrivait toujours à se convaincre du bien-fondé de son comportement, après tout si il la reprenait, c'était pour l'aider à s'améliorer, à éviter des erreurs souvent fatales. Et pourtant... chez un homme aussi fermé que John : c'était parfois la seule interaction à laquelle elle avait le droit dans toute une semaine -ses critiques- et c'était si lourd à porter qu'elle en oubliait même les soucis plus urgents de leur fuite pour la survie.

De toute façon, même lui il aurait pas réussi à le récupérer ce foutu couteau...Il était coincé c'est tout.

Elle avait contourné plusieurs piles de voitures, probablement trop instables, mais ne regretta pas trop longtemps son hésitation : car elle vit finalement la silhouette d'une grue se découper dans l'obscurité.

Elle devait faire au moins six mètres !
C'était plus que suffisant pour avoir un peu de recule sur la zone. Autrefois cette structure devait surement supporter le poids d'un electro-aimant, destiné à soulever et manipuler les voitures. Dans d'autres circonstances cela aurait été surement marrant de voir des épaves se faire attraper et balancer par un tel appareil. Mais aujourd'hui il était dans un triste état... tellement rouillé qu'il était peut-être même hors service avant la fin du monde.
Pourvu qu'il soit assez solide pour supporter son ascension.

La jeune fille s'arrêta à son pied, se tordant le cou quelques instants, dans l'espoir de pouvoir dissiper ses doutes d'un coup d'oeil attentif. Malgré son manque d'expérience elle avait toujours ce vain espoir de peut-être pouvoir acquérir un peu de discernement par une observation attentive. Mais non... elle ignorait bel et bien à quel point une structures pouvait avoir l'air rouillée, et pourtant garder sa solidité.

Dans un désir sourd de ne pas décevoir John à nouveau, elle entama l'escalade. Heureusement les croisements métalliques étaient assez rapprochés pour faire office d'échelle, une aubaine. Elle testa un ou deux échelons, sautillant dessus à répétition.... sans faire tomber ni la lampe ni le pistolet?

-pitié pitié non non....ouf, toujours là.

Elle scrutait les environs à chaque centimètre qu'elle gravissait. D'abord à la rechercher d'hostiles, et puis bientôt avec le désir d'apercevoir John.
Après tout si elle devait le guider, fallait d'abord le localiser.
Pourvu qu'il se fasse pas trop discret non plus pour elle. Pourvu qu'il ne décide pas de partir seul...

Grimper grimper!

Pas tout à fait au sommet, mais suffisamment haut, Hailey commence à verrouiller sa posture.. il fallait réussir à s'asseoir confortablement pour épier, mais ne pas coincer ses jambes pour pouvoir détaller.

Lampe? Pistolet? Ok ok....

-J'ai oublié de vérifier si mes chaussures étaient bien serrés avant de grimper.. désolée...

Elle n'avait pas encore repéré son instructeur, mais commençait déjà à chercher les voitures. Il en fallait une de même allure... avec des pièces de moteurs, donc ni dépouillée, ni emboutie par l'avant.
Les routes étaient souvent jonchées de véhicules en très bon état, abandonnés par les citoyens paniqués... mais ces grands axes avaient été les premières cibles des pillards, c'était donc plus prudent et logique de chercher dans une décharge reculée, plutôt que de se risquer sur une autoroute exposée.

Plusieurs véhicules ne lui semblèrent que faiblement déformés, vu d'en haut, mais John lui avait rappelé de ne pas allumer sa lampe trop souvent, elle préféra donc ignorer certains candidats douteux... au risque de passer à côté du trésor.

Sans pour autant l'avoir localisé, elle commença à pointer deux carcasses voisines, viables, dans la direction qu'il avait empruntée, et attendit 10 bonnes minutes avant d'en marquer une troisième. Elle voulait être sûre qu'il aurait le temps de les atteindre, avec toute la méticulosité requise, puis de les fouiller sans faire trop grincer les tôles.

Il n'aimait pas quand elle allait trop vite en besogne .... ni quand elle traînait plus que nécessaire, en fait.

-... même toi t'aurais pas pu le récupérer le couteau.. il était coincé dans le crâne de.. c't-horreur dégueux...

En repensant au cadavre hideux, Hailey fut prise d'une légère montée de panique.
Et si John s'était fait égorger par une mâchoire putride? Et si il avait plongé le bras dans une voiture en voulant la fouiller, pour se faire attraper et mordre?
Peut-être qu'elle allumait trop longtemps la lampe.. que des reflets de vitres avaient réveillés tout les zombies de la décharge! Peut-être qu'elle hésitait trop à choisir, et loupait des tas de véhicules potentiels.. si elle ne lui trouvait pas assez de voitures, peut-être qu'il pourrait jamais trouver la pièce, ils resteraient ici trop longtemps et se feraient encercler...


La jeune fille serra la lampe contre elle, de peur de la faire tomber et de la briser, et regarda le ciel en soufflant pour se calmer.
Elle se tourna dans plusieurs directions, craignant de voir soudainement des rôdeurs, ruant et convergeaient vers John...


Mais rien. Elle souffla encore longuement, en regardant le ciel. L'horizon.
De nuit, tout était glauque.
Néanmoins , perchée là haut, comme un phare pour guider John, le paysage se révéla soudain presque apaisant. Reposé.
Calme.

Le reste du temps, ils marchaient tellement, noués par la peur.. on en oublie presque parfois la sérénité de certains lieux. En y repensant, certaines clairières, certaines montagnes.. c'était probablement les plus beaux paysages qu'elle avait pu voir de sa vie.
Mais tout était si dangereux, il fallait être si prudent, si méfiant. Chaque moment de calme était un risque de relâchement.

Soudain elle aperçu un mouvement. Ce n'était que John, il se dirigeait vers la dernière cible qu'elle avait désignée. Il n'avait pas l'air paniqué.. ni trop contrarié. En tout cas vu d'ici.

Elle le craignait parfois.. lui en voulait même. Pourtant il était comme elle, cherchait à survivre, à l'aider même. Ses remontrances, c'était définitivement pour l'aider, sinon il s'encombrerait pas d'elle, il la laisserait ici -perchée- et s'en irait.
Si le ton était sombre, c'était simplement car lui aussi devait être infiniment stressé. Elle n'osait jamais y penser : à quel point il devait être effrayé lui aussi, sans personne pour le guider pourtant.
Juste pour le ralentir.

La vérité c'est que tout ce temps où elle préférait craindre son jugement, reprocher ses grognements, c'était du temps de libre, du temps qu'il lui donnait pour s'apitoyer et lui en vouloir. Et dans ces moments, elle avait beau être angoissée, elle n'avait jamais réellement peur. C'était grâce à lui et à son attention.

Elle alluma la lampe une quatrième fois, en direction d'une autre voiture, une foncée qui semblait presque aussi basse et profilée que celle de John. Peut-être la bonne?
Voyant John suivre son signal, lentement, calmement dans la nuit, elle sentit presque une chaleur de satisfaction la parcourir, perchée là haut, elle laissa ses jambes balancer dans le vide, avec un sourire.


Elle se donna une claque mentale, comme pour se punir de ce manque de concentration, et reprit sérieusement son observation.
Elle désigna un cinquième véhicule et se repositionna au sommet de sa "tour", pour scruter à nouveau les alentours, dans toutes les directions.

Qui sait ce qui risquait de débouler sans prévenir, même dans une nuit aussi apaisante.
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