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Jeu 2 Mar - 22:13


Alair & Billie


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Je me lève de bon matin. Avec l'ardeur de mes vingt ans, mais les articulations de mon âge vénérable, je fais quelques étirements. Bonté divine que je n'aime aucunement ces claquements secs que mes articulations font en protestant énergiquement. Ils ont l'air de me crier de me supplier, d'arrêter cette torture. De me plonger sous la douillette de mon lit et de ne plus relever avant mon prochain anniversaire. Mais je les laisse hurler de souffrance, je dois rester stoïque et démontrer un peu de fierté que diable. Depuis la formation de ce petit groupe de gens ayant tous des aptitudes exceptionnelles qui s’entraide, je ne peux que remercier la providence. De l’entraide pour survivre, des discussions pour raviver la joie du contact humain et même des jeunes gens efficaces contre ces cannibales dégénérés. Que demander de plus. Mais c'est devant ces personnes qui semblent épanouies que je sens les nombreuses années qui m’affligent. J'essaie de les suivre, mais c'est humainement impossible. Je m'habille en grommelant dans ma barbe. Mes bottes de randonnées, mes jeans, ma chemise à carreaux et ma veste de cuir en mouton. Je me regarde dans mon miroir et je ne peux qu'apprécier l'élégance que je dégage. Même si la fin du monde est à nos portes, avoir un minimum de savoir-vivre et surtout une classe typiquement britannique est de rigueur pour mon propre orgueil. Je saisis ma canne de marche, élément incongru durant cette époque  chaotique j'en conviens. Mais la lame d'acier caché à l'intérieur m'a été d'une grande assistance dans des situations des fois délicates ou bien catastrophiques. Et avoir l'air désarmé peut donner l'avantage dans une escarmouche. C'est ce que mon vieux professeur d'escrime d'Oxford se tuait à nous dire. Paix à l'âme de cet homme qui sans le savoir m'a façonnée pour me défendre dans cette contrée inhospitalière. Naturellement j’aurais pris Betsy et caressé ses formes rustres, mais à la texture de bois si douce. Mon vieux deux-coup de calibre 12 que j’ai dû abandonner durant ma fuite vers l’avant. À la base je me l'étais acheté durant ma phase de pionnier. Durant mon temps en solitaire dans la montagne. Elle fut ma fidèle compagne. Et je vous entends penser, ça m’arrive encore à mon âge de faire du Dieu seul me voit. Mais c’est hors propos que je ne vais pas m’étendre sur le sujet. Tout près de la porte de ma chambrette, je vois mon sac à bandoulière portant le symbole de santé universel. Du matériel de soins, une gourde d'eau, quelques conserves et une vieille lampe de poche à manivelle se trouvent  à l'intérieur. Tout d’un coup je pense à ma chère Amanda. La tigresse qui devient féline en ma seule présence. J’ai le goût subit de lui trouver un petit présent, une petite pensée.

Rassurer par ma dégaine, je prends la direction de la sortie de la bibliothèque endormie. En sortant je sonde les alentours. Il fait encore entre chien et loup. Je prends une grande respiration et je commence à descendre les quelques marches de béton de l’ancien temple du savoir. Une main immense se dépose sur mon épaule. Bonté divine j'ai failli souiller mon pantalon. Je pivote ma tête d'un quart de tour et je vois le regard intransigeant de Leroy. Il me demande où je vais. Je lui tapote gentiment sa main qui est plus grosse que ma cuisse. Je lui fais un sourire charmant et désarmant. Je vais en promenade, mon cher Leroy. Je croyais vous l'avoir dit hier? Même les Rednell  m’ont accordé cette petite promenade de santé. Les yeux du géant se perdent un instant. Je sais qu'il cherche dans sa mémoire qui est surtout centrée sur ses domaines de prédilections. À voir brûler des éléments combustibles avec son lance-flamme et causer des dommages importants à ceux qui auront l’audace de s’en prendre à notre refuge. Il hoche la tête et me dis de faire attention. C'est drôle, je crois qu'il m'a adopté le gaillard. Un peu comme un père. Et je ne m'en plains aucunement. Qui ne rêve pas d'avoir un colosse de la sorte comme ami? Leroy aurez l'obligeance d’avertir les belles aux bois dormants de mon départ je vous prie? Je ne veux surtout pas causer d’inquiétude à qui ce soit. Repenser à l’amazone blonde fait naître un sourire derrière ma barbe taillée avec soin. Elle voudra venir me chercher par le fond de culotte j’en ai la certitude. Je salue le vétéran lui disant au revoir de manière polie et chaleureuse, je commence mon périple à pieds.

J'adore ce petit quartier fantôme, cette nature morte de béton et de ferraille qui commencent à se préparer pour l'hibernation d'un hiver rigoureux. Le chant des oiseaux m'accompagne, me permettant de me sentir en sécurité. C'est mon ancien employé de ferme qui m'a fait remarquer que les animaux se taisaient à l'approche des cannibales. Donc à condition que les oiseaux gazouillent, je peux être serein. Quelques fois, durant ma marche de près d’une heure pour rejoindre mon objectif, j'aperçois des silhouettes empêtrer. Que ce soit dans des véhicules bloqués dans des embouteillages mortels ou bien immobilisés sur des clôtures qui encerclent les résidences privées des environs. Je pourrais apporter la miséricorde à ces pauvres bougres, mais je n'aime pas trop me placer dans une position délicate. Le seul bruit qui accompagne mes pas, à part le bruit de mes talons frappant l'asphalte et les oiseaux, et le claquement de ma canne le sol. Je prends le chemin vers un magasin de grande surface, un Wal Mart dont chaque grande ville possède et que j'allais faire mes emplettes avant l’apocalypse. Je descends la rue principale, ma démarche droite et noble contraste avec les alentours. Des voitures abandonnées, des maisons aux portes à moitié arrachées et des cadavres pourrissants au soleil m'indiquaient la violence que le secteur avait vécue. Je revoyais la population souriante yankee de mon passé. Comme si leurs esprits n'avaient pas quitté leur lieu de résidence. Passant à proximité du bureau de poste, je vis la forme reconnaissable de Tim. Vieux facteur qui adorait les échecs. Mais hélas le virus l'avait mis Mat. Il était prisonnier de son local grillagé. Mais à part ce pauvre type, je ne vis aucun autre cannibale qui se dirigeait vers la cible tentante que je devais représenter. Sûrement que les habitants décédés avaient plié bagages pour poursuivre un but qu'eux seuls connaissaient. Je me retiens de sourire devant l'image d'une envolée en « V » de cannibales à moitié putrides émigrants vers le sud pour l'hiver. Je m’infligeai alors une gifle mentale pour chasser cette image qui était à la fois inappropriée et saugrenue à souhait. Je devais rester concentrée et alerte. C'est souvent durant le moment où on rêvassait qu'un râtelier gourmand se plantait dans notre chair. J'eus un petit frisson et évitant soigneusement les voitures stationnées ici et là, pour éviter les systèmes antivol ou bien les occupants transformés piégés à l'intérieur, je gravis les quelques petites marches pour me rendre à mon but.

Le lieu de prédilection pour les achats des environs. Comme se plaisait de dire feu l’employé à l’accueil à chacune de mes visites. On trouve de tout même un ami. Poliment je souriais à cet humour dérangeant de Yankee. J'aime mieux le pince-sans-rire de mon Angleterre chéri. Les portes vitrées étaient barbouillées de croûtes cramoisies. Un sinistre accueil qui me fit hésiter un instant. Mais je me ressaisis en pensant à la distance que je venais de parcourir. Revenir la queue entre les jambes ne me disait rien qui vaille. Je pousse alors la porte, m'attendant à qu'elle soit verrouillée. Non j'ai une demi-chance alors. Demi-malchance si je pousse l’audace. Car j'avais oublié la satanée clochette d'accueil en haut du battant qui semble être une loi non écrite des commerces américains. Le battant la touche, faisant tonner le petit tintamarre métallique. Je ne peux m'empêcher de sursauter et d'exclamé tout haut un « BLOODY HELL» bien senti. Ce n'est pas très prudent, ni très sophistiqué de ma part. Mais c'était naturel et intuitif. J'écoute alors attentivement, persuadée d'entendre des gémissements. Mais rien. Je ne peux cacher ma surprise et j'entre donc dans le magasin. Une odeur de lait caillé et de viande avariée m'accueille. La section alimentaire est tout près de la porte d’entrée. Je respire maintenant par la bouche. Des étagères renversées et vides m'accueillent. Mais c'est la petite pharmacie au fond qui m'intéresse au plus haut point. Et si j'ai la main chanceuse, je pourrais peut-être mettre la main sur une friandise pour la tigresse qui sait. Mais je ne fonde pas vraiment d'espoir sur les possibles découverts de ma journée. Au plus, j'aurais surement des ampoules aux pieds. Le bout de ma canne claque quelques fois au sol. Une vieille habitude de gentleman qui n'est pas le plus approprié pour le point de vue discrétion. Mon beefeater attitré aurait grincé des dents à coup sûr.



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Ven 3 Mar - 23:18



Billie & Alair


Viandes avariés et étagères saccagés. Il ne restait plus rien des rayons autrefois bien rempli de cette grande surface que l'on peut trouver partout à travers les USA. Ceci dit l'image qu'elle montre aujourd'hui est semblable que l'on a de l'extérieur. Tout n'est que chaos. La vie n'est présente que si l'on songe à voir autre chose que le bout de son nez t bien que Billie aime parfois laisser son esprit à d'autres pensées loin d'être sombre, il n'en reste pas moins que la demoiselle préfère se concentrer sur la réalité que sur l'utopie que son esprit veut bien lui offrir par moment. On n'y peut vraiment rien, c'est ainsi. Rêver est un luxe que l'on ne peut plus se permettre sauf si bien sûr vous avez pu vous trouver un endroit qui vous éloigne de ces bouffeurs de chairs. Ces putrides errants à la recherche de viande fraîche à se mettre sous la dent. Cependant, étant donné la tournure qu'a pris la mentalité des hommes, on ne peut pas vraiment promettre de la chair non-avarié. C'est aussi quelque chose qui n'existe plus, même les enfants avaient changé. Être tout le temps en mode survie n'engage pas à garder une mentalité enfantine et rêveuse. Ils grandissent trop vite. Oubliez le temps de l'insouciance, ils n'y ont plus le droit surtout s'ils veulent survivre.

Qu'importe ce n'est pas le sujet du moment. Celui qui importe, c'est celui où Billie tente de trouver quelque petite chose pour agrémenter son sac qui s'appauvrit de jour en jour et autant dire que ce n'est pas une chose aisée. Alors qu'autrefois, la jeune femme se prenait la tête quand il y avait du monde à la caisse, aujourd'hui, elle regrette amèrement ces moments. Ceci dit, c'est un soulagement que de se savoir seule. Tout du moins pour le moment. La jeune femme préfère garder ses sens aux aguets et armer son arbalète au moindre bruit suspect. Sa route a été lourde de rencontre plus dangereuse les unes que les autres. Des rencontres qui ont peu à peu changé la jeune femme, vous allez me dire que c'est le cas pour tout le monde, mais Billie, c'est différent. Autant peut-être être d'une profonde empathie que l'instant d'après, la jeune femme peut être alors, dénuée de toute humanité. On ne sait plus vraiment à quoi s'en tenir avec elle. Autrefois, son cœur battait la chamade à l'idée de mettre un terme à la vie d'un animal durant une chasse qu'à présent, elle n'hésite plus à appuyer sur la détente pour laisser sa flèche pourfendre sa proie. Aujourd'hui, on ne réfléchit, on fait. Agir, c'est tout ce qui compte dans un monde sans queue ni tête.

C'est l'esprit un peu ailleurs qu'elle fouille ici et là voyant déjà que la viande bien qu'habité par des vers ne lui seraient d'aucuns secours même cuite. Son corps ne le supporterait pas, elle se rendrait bien plus malade qu'autre chose. Les rayons où l'on entreposait les médicaments étaient presque vide, mais il restait des choses pour pouvoir remplir un peu la pauvre trousse de secours qu'elle possédait. Autant dire qu'elle l'utilisait pas mal étant donné donnée que sa spécialité était d'attirer les ennuis. Un véritable aimant et non de son fait qui plus est. Les événements s'accumulaient d'eux-mêmes comme une mauvaise blague offerte par le destin pour égayer un peu son quotidien bien ennuyeux. Cependant, malgré tout cela, Billie gardait espoir de trouver quelque chose, de plus si ce n'était pas ici, ce serait ailleurs n'est-ce pas ? Dans un endroit sans zombies de préférence parce que son corps montrait impeccablement les obstacles qui s'étaient retrouvés sur sa route. Contusions. Hématomes. Lèvres fendues. Ne parlons pas de ses mains qui démontraient qu'elle s'était battue un peu plus tôt. Le sang séché qui s'y trouve n'engage pas les autres à s'approcher d'elle sans un minimum de sécurité. Pourrait-on leur en vouloir d'ailleurs ? Mais entre nous, Billie a déjà fait bien pire que de boxer quelqu'un.

A défaut du corps peut-être pouvait-elle espérer nourrir son esprit. Est-ce que le rayon libraire se trouvait-il encore potable ? Sûrement, à moins que les livres ont été pris pour se servir des feuilles comme nourriture pour un feu. Ce qui en toute logique serait plus que probable. Bien heureusement, Billie pu s'apercevoir que quelques lectures potables et intéressantes y séjournaient encore. La lecture était un moyen d'évasion efficace et puis lire à haute voix permettait à la jeune femme de ne pas oublier le son de sa voix qui ne s'élevait que pour sortir des injures envers un assaillant.

Billie n'avait rien entendu. Pour elle, la jeune femme était seule, égarée consciemment dans les rayons alors, que non loin, se trouvait un être de chair et de sang qui plus est absolument pas contaminé. La jeune femme se contenta de s'installer en position du lotus pour s'adonner à sa lecture et peut-être oublier son ventre qui grognait de temps à autre.

« Putain de merde... » Grinça-t-elle entre ses dents tandis qu'une petite douleur aux côtés la relancée. Pas de cassure ni de fêlure, elle le saurait étant habituée pour en avoir reçu les renseignements de son père, mais aussi parce que dans un ranch, on en voit défilé des blessures. Qu'importe, cette lecture lui permettra d'oublier cette légère douleur. Un peu de mythologie grecque pour adoucir son quotidien sombre et solitaire.

© TITANIA

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Uh ... I think we have a problem the dead get up. Is there not a concern in the life cycle? Fucking instead of amphetamines, he could not do better job, the bearded hippie from the top of his throne.

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Sam 4 Mar - 20:09


Alair & Billie


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Je m'avance de quelques pas dans cet arôme pestilentiel. Je pourrais me croire transportée près de la Tamise durant l'ère féodale. Détritus, putréfaction et autres effluves des plus désagréables essaient de s'infiltrer dans ma gorge pour me faire gerber. Bonté divine! À quand cette satanée porte de ce commerce de malheur fut ouverte pour la dernière fois. Mais une inquiétude me fit dresser l'oreille. J'essaie de percevoir de nouveau un grattement de pied, un grognement affamé d'un cannibale décrépi. Aucun mouvement ni son suspect ne viennent perturber le silence pesant. Je relâche enfin un peu de tension de mes trapèzes et de mes lombaires. Je pourrais me ruer vers la pharmacie du magasin de grande surface, mais la prudence la plus élémentaire me retient de faire une stupidité. J'ai suivi mon mantra toute ma vie, à savoir prudence est mère de sûreté et je suis encore là à respirer l'air corrompu en comparaison d'une multitude d'autres. Une inspection de ce charmant environnement nauséabond me tend les bras. Je dois m'assurer qu’aucun carnivore ne décide de faire de son quatre de mon corps. J'ai bien envie de rester encore quelques années sur cette boule de boue où des Yankees putrides se prélassent la gueule pleine de sang qu'est devenue la terre. Je montrerais à ces Américains ce qu'est le stoïque et la droiture d'un digne représentant de Sa Majesté. Passant en vitesse devant les réfrigérateurs où les vers blancs semblent copuler joyeusement sur des tranches de viande faisandées, je zieute les portes vitrées des boissons. Naturellement il n'y a plus vraiment d'alcool ni de boissons de toutes sortes. Avant la nourriture et les produits essentiels, l'américain moyen devait chercher de quoi se saouler. Et après les Yankees se sont demandé comment les Anglais ont réussi à mettre le feu à la Maison Blanche. Enfin soit, passons le cours d'histoire qui est aussi superflu que le café instantané. Mais deux canettes, de bières d'une marque populaire, semblent avoir survécu au braquage des survivants. Comme je suis un bon samaritain, je les place dans mon sac. Au moins, elles vont trouver des compagnons pour les apprécier au refuge. Toujours aucun ne mouvemente et j'enjambe une étagère métallique renversée. Un petit mouvement me fait faire un bon de trois mètres dans la section de la papeterie et lecture. Un être chétif, surement un enfant, est totalement écrasé sous le lourd meuble. Il ne peut gémir vu que sa pomme d'Adam et une bonne partie de sa gorge sont arrachées. Il ne peut que bouger faiblement un bras pour essayer de me saisir le talon. Je m'écarte de lui et je me demande ce que je devrais faire. L'achever qu'une détente de ma lame d’acier camoufler dans ma canne si élégante dans la tempe ou le laisser là. Je me dis que je pourrais l'achever en sortant, évitant une mauvaise surprise au prochain visiteur.

Mais je dois me concentrer sur mon objectif premier. Nourritures et surtout des médicaments. Sur des étagères qui ressemblent à merveille à l'esprit d'initiative du président des États-Unis lors de l'épidémie, vide et désert, je peux voir des conserves ici et là. Sans me poser des questions sur ma bonne fortune, croisant mentalement les doigts pour ne pas être dans la section de la nourriture à chat, je saisis quatre cannages métalliques. Les soupesant, je fais un petit sourire pince-sans-rire. Je les glisse dans ma sacoche à bandoulière et je continue mon inspection des lieux. J'arrive près du fond du bâtiment et j'ai le cœur sur le bord des lèvres. Je n'ai jamais senti de charnier à ciel ouvert, mais je crois que la puanteur pourrait se comparer aisément. Bientôt je pourrais partir rejoindre mes verts pâturages. Un petit effort que diable.

Mais le joyeux tintamarre de la porte à l'avant me tire de mes réflexions. Pendant un instant je perds mon flegme tout Britannique et je mâchouille quelques jurons qui pourront faire rougir les oreilles d'un batelier. Du calme vieux fou, je dois reprendre une certaine contenance. Je fais l'erreur de respirer par le nez pour me recentrer. J'ouvre en grand mes yeux et je ravale la bile qui me grattait le fond de la gorge. Au moins, je suis caché par l'étale en acier. J'entends des pas. Pas des bottes d'un lourdaud comme les deux Yankees à la ferme. Non plus léger et subtile. Je jette un coup d'œil et je vois juste une silhouette se découper dans les rayons du soleil. Très jolie et tout à fait féminine. Je me remets dos à mon abri de fortune. Je ne peux passer par le trajet que je viens d'emprunter. Elle va me remarquer aussi facilement que si je me baladais en kilt en jouant Amazing Grace à la cornemuse. Je réfléchis à une solution pour essayer de m'échapper de ce traquenard. Je me maudis mon esprit aventurier et mon orgueil mal placé. À chaque pas que l'inconnue fait réduisent mes possibilités de plus en plus. Et alors j'ai une illumination que mon désespoir me prodigue. Peut-être qu'elle ne veut que prendre quelques provisions aussi. S'entraider au lieu de me dépouiller. Et à la rigueur je joue mon avantage de la canne et je tente de renverser la situation. La voilà tout près. Je dois sortir de ma cachette, car, je ne sais pas si elle va sursauter en me voyant dans l'ombre. Un tir réflexe et je tire ma révérence en couard et non en digne serviteur de Sa Majesté.

Je me dévoile et je tape un coup de ma canne sur le sol. Je dois attirer son attention de manière civilisée et empêcher l'hostilité. Elle est assise en indien en train d’ouvrir un recueil. Une lueur bienfaitrice me permet de lire sur la tranche du bouquin que c’est un ouvrage sur le panthéon grec. Je voudrais présenter mes hommages et déclamer les civilités de bases pour bien amorcer une conversation, mais les mains rougeâtres qui tachent légèrement la couverture du bouquin me fait hésiter. Tout à coup je décide d'être obéissant et prévenant. Je lève mes mains, tenant tout de même ma canne-épée dans ma paume directrice, en signe d'apaisement. Je recule d'un pas. J'essaie de capter son regard pour y plonger mes yeux. Mon regard d’acier bleuté reflète l’apaisement et aussi la douceur même. Un contact visuel peut m'apprendre beaucoup de choses. Mais le visage de mon potentiel assassin est masqué par la pénombre. Au moins, je suis calme, stoïque et ayant le flegme typiquement Britannique comme allié. Je vais un petit sourire qui est rassurant. Bonjour ma chère. Je ne veux aucun souci. Je m'appelle Alair et vous? Mon timbre de voix ne tremble pas. Il est même hypnotique et pointu. Charmant, doux et même exotique selon plusieurs Yankees. Je hoche la tête dans sa direction en un salut honnête et sans arrière-pensé. Je voudrais exercer la bienséance et faire preuve de civilité en vous saluant dignement. Mais je vais m'abstenir pour l'instant. J'espère que vous n'allez pas m'en tenir rigueur. Gentleman à la vie à la mort. C'est mon crédo et je peux facilement faire passer James Bond pour un paysan sans aucune classe. Je commence à l'instant une nouvelle discipline. Parler en essayant de respirer par la bouche. Pour me préserver de l’arôme douteux. Et essayer de m'empêcher d'être une passoire d'un instant à l'autre me donne des ailes. En donnant des informations sur moi, j'espère me rapprocher d'elle. De lui rappeler que nous sommes tous humains et dans la même galère. Je venais pour farfouiller à la recherche de nourriture pour améliorer mon quotidien. Aussi de médicaments et matériel de soins, car je suis médecin. Vous lisez un magnifique recueil si vous permettez le compliment. Les pensées se succèdent dans ma tête. J'espère de tout cœur que la jeune femme ne va pas tirer un trait meurtrier sur une personne susceptible de lui sauver la mise plus tard.

Un bras squelettique bouge faiblement vers la jambe gauche de la jeune femme. Oui l'enfant rachitique prisonnier sous l'étagère. Je pourrais l'utiliser à mon avantage. Mais non je rejette cette idée saugrenue. J'ai fait le serment de protéger la vie et je suis fidèle à ma parole. C'est dans mon sang et les traditions de ma patrie bien aimée. Je fais un nouveau sourire rassurant, rempli de sollicitude cette fois. Je ne voudrais pas vous brusquer Milady, mais un danger rampant vous guette. L'étagère à votre gauche il y a un cannibale qui doit trouver votre mollet délicieusement attirant. Je ne veux que vous aidiez. Donc si vous voulez éviter cette morsure, je vous conseille vivement de vous relever et de vous décaler d'un pas vers votre droite. Je lève un peu plus haut les mains pour lui prouver ma bonne volonté. Si elle se fait mordre, elle ne pourrait que se blâmer que de son manque de prévoyance. J'ai fait ma part en tant que gentleman qui n'a qu'une parole. La balle est dans son camp. En voyant son arbalète, une liaison avec son livre se fait dans mon subconscient. Artémis la Déesse de la chasse de la Grèce Antique. Elle avait un arc jadis, mais maintenant elle s’était peut-être mise au goût du jour la chère divinité?




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Billie & Alair


C'est horrible de penser que l'humanité nous a été arraché avec violence suite à une évolution à laquelle nous ne nous attendions aucunement. Parfois quand Billie voit le vide des magasins et des rues, elle songe que ces derniers reflètent à présent le cœur de la plupart des humains restant encore dans ce monde et qui n'ont pas été infecté par ce virus ignoble. Un mal qui a bien gangrené ce monde et qui brûle d'un feu infernal. Billie joue peut-être les observatrices évitant le plus possible les gens pour se protéger de ce qu'ils sont capables de faire, mais aussi pour s'empêcher de commettre des ignominies. Il coule encore sur ses mains le sang de cette pauvre gamine innocente qu'elle avait pourtant juré de protéger. Mais, ce fut vain. Une fausse promesse. Un mensonge à soi-même. C'est pour cela que la jeune femme ne croit plus aux promesses qu'on peut faire préférant voir l'action et la réalisation des mots qu'on a bien voulu donner. Rien de valeur en ce monde sauf la démonstration de ces dires. Quand Billie pose son regard sur le bouquin qui a attiré son attention, elle se demande s'il y a un passage déguisé de l'histoire qui a connu ne telle chose ? Si parmi toutes ces légendes, il en existe une qui fait mention de ce qui arrive à l'heure actuelle. Combien de fois lors de ses voyages en compagnie de son père, la jeune femme n'a-t-elle pas été confronté à des choses étranges où les indigènes disaient que chaque mythe et légende avaient une part de vérité. Qu'il y avait des choses qui ne méritaient aucune explication. Qu'il fallait respecter leur existence et les comprendre au lieu de fuir. C'est un enseignement qui donne à Billie le besoin d'observer ces créatures errantes afin de comprendre leur mode de fonctionnement.

Cependant, hormis des monstres en recherche constante de chair humaine, elle ne constate pas vraiment de logique dans leur façon de tituber. Ils ne souffrent guère et même si la moitié du corps est arraché, ils persistent à continuer leur route ou à se laisser mourir de faim. Le fait d'avoir une créature au bout d'une chaîne qu'elle fait traîner derrière sa moto, sert autant à impressionner qu'à confondre les zombies. Néanmoins, le bruit du moteur reste attractif pour eux et c'est un bon moyen d'attirer l'attention. Mais, il faut dire que leur lenteur permet de s'échapper rapidement sauf si bien sûr une horde se trouve à quelques pas de nous.

C'est ainsi perdu dans sa lecture à se référer à la page où se trouve la déesse Athéna qui a toujours été la favorite de la jeune femme se retrouvant un peu dans le descriptif de cette dernière. Combative, mais juste loin de propager le chaos comme Arès qui est le dieu de la guerre et pas souvent des plus juste. Ce spectacle serait bien à l'image dont il serait capable sous le concours d'Hadès qui aurait ouvert la porte des Enfers laissant les morts traverser le styx. Un long soupire plutôt discret ceci dit se fait légèrement entendre. Billie souhaitait simplement une paix d'esprit et cela fonctionnait puisque sa blessure était passée au second plan ainsi que sa faim. La chasse sera pour plus tard et si pas de proie, elle tentera de déterrer des insectes. Si c'est bon pour certains animaux alors, ça l'est pour les êtres humains. De toute manière, on ne chipote pas quand on veut survivre, on fait tout ce qu'il faut pour voir un nouvel aube apparaître dans le ciel, bien que ces temps-ci, celui-ci semble en feu. Parfois, c'est un spectacle angoissant et à d'autre moment, c'est quelque chose de sublime qui lui rappelle la naissance du phœnix.

C'est alors qu'un bruit devant elle l'interpella et immédiatement la jeune femme releva la tête prenant une position défensive en mettant sa main sur une flèche qu'elle se savait capable de planter sur la personne qui se trouvait face à elle.

Bonjour ma chère. Je ne veux aucun souci. Je m'appelle Alair et vous?

Étrange. Sa manière de s'exprimer lui paraît d'une douceur bien trop irréel et en totale contradiction avec le chaos régnant autant ici qu'à l'extérieur.

« Billie. » Fit-elle simplement, l'esprit et les sens sur la défensive. On ne savait jamais à quoi s'attendre des rencontres que l'on pouvait faire au détour d'une route ou bien dans un rayon complètement désordonné d'un magasin saccagée.

[color:2e2a=006600]Je voudrais exercer la bienséance et faire preuve de civilité en vous saluant dignement. Mais je vais m'abstenir pour l'instant. J'espère que vous n'allez pas m'en tenir rigueur.

Billie finit par esquisser un léger sourire. Autant dire que pour une texane, la jeune femme était plutôt habituée à la rudesse qu'à la poésie d'un gentleman rencontré dans l'apocalypse.

« Je ne vous en porterais pas ombrage cher monsieur, j'apprécie grandement le geste. »

L'asociabilité de la chasseresse semble disparaître peu à peu pour laisser apparaître une facilité d'expression peu commune surtout quand on connaît son penchant pour les paroles vulgaires. Merci papa pour ce côté garçon manqué poussé au vif dès qu'elle a su marcher et parler. Ceci dit, cela n'empêchait pas la jeune femme de pouvoir se fondre dans la masse des érudits ou des littéraires à l'époque. Surtout quand on sait que durant son temps libre, elle se rendait à la bibliothèque ou bien se perdait dans la grange à lire une pile de livre du lever au couchant. C'était un contraste que son père adorait chez elle, Billie en devenait surprenante.

Je venais pour farfouiller à la recherche de nourriture pour améliorer mon quotidien. Aussi de médicaments et matériel de soins, car je suis médecin. Vous lisez un magnifique recueil si vous permettez le compliment.

« Vous ne trouverez malheureusement plus grande chose dans les rayons tout a été saccagé depuis un moment. » Elle esquisse une légère moue sous la piqûre que lui procurer un mouvement mal effectué à cause de ce coup reçu plus tôt lorsqu'elle eut croisé de mauvaises personnes. « Un doc... C'est le genre espèce rare de nos jours, si vous me pardonnez l'expression. C'est surtout le genre à préserver dans cet enfer de Dante. » Elle finit par regarder son livre puis à nouveau l'homme qui s'était présenté sous le prénom d'Alair. « Oh... Merci, j'ai toujours eu un faible pour les mythologies du monde. La lecture me permet de m'évader en toute sécurité. Mt bien utopique de nos jours. » Déclara-t-elle en mettant le fameux livre dans son sac pour le lire plus tard et dans un lieu plus approprié.

Je ne voudrais pas vous brusquer Milady, mais un danger rampant vous guette. L'étagère à votre gauche il y a un cannibale qui doit trouver votre mollet délicieusement attirant. Je ne veux que vous aidiez. Donc si vous voulez éviter cette morsure, je vous conseille vivement de vous relever et de vous décaler d'un pas vers votre droite.

« Hein ? »

Billie ne compritpas immédiatement, mais lorsque le petit rampant se présenta à elle avec ce gémissement reconnaissable d'un zombie en mal de chair fraîche se présenta à la vue de la jeune femme, c'est l'image de la petite fille qui l'avait, au détour d'une conversation, l'avait appelé maman. La jeune femme ne s'y était guère attendu, mais elle voyait clairement dans les paroles de la pauvre gamine que c'était un besoin vital que de reformer dans le chaos la famille qu'elle avait perdu.

Le geste qui s'en suivit pouvait paraître inhumain. Froid. Injuste même. Mais, pas pour Billie qui ne fit qu'alléger l'errance d'un être qui méritait le repos. Le vrai. Celui d'où on ne se réveille pas. La pointe de sa flèche fendit la tête de l'enfant zombie qui vint à pousser un dernier soupire. Comme un glacial remerciement au geste radical de la jeune femme dont le regard était loin d'apprécier ce qu'elle faisait, mais nous n'avions pas le temps de nous poser des interrogations futiles. Parce que même un zombie à l'allure enfantine pouvait annoncer une mort horrible et ce, sans détour.

« Repose en paix. » Fit-elle en nettoyant l'objet du délit sur une feuille de papier déchirée et jonchant le sol avant de se lever prenant soin de ne pas faire de geste trop brusque.

« On ne peut plus faire preuve d'humanité, même pour un enfant dans cet état doc. » Fit-elle simplement, sachant bien que cela pouvait peut-être paraître inquiétant. « On ne peut que leur permettre un sommeil mérité et non une errance injuste. C'est une chose qui doit être faite. Mais bon, je suppose que c'est plus difficile pour un docteur de retirer la vie que de la préserver. »

Billie remit son sac dans son dos qui n'avait rien de lourd, juste le poids d'un livre qui nourrira son esprit assez suffisamment pour lui faire oublier la fin que peut ressentir son corps lancinant son estomac de gargouillis désagréable et dérangeant.

« Comme disait ce cher Richard Ford : Un jour, je te raconterai comment je suis arrivée ici. J'ai réussi sans me tuer, sans me faire top avoir, et sans mourir de faim. Mais, faut courir vite des fois... »


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Mar 7 Mar - 14:12


Alair & Billie


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J'ai toujours les mains pointées vers le ciel. Le geste universel pour bien faire comprendre à un possible agresseur que je n'étais aucunement une menace. Ma canne de marche, dissimulant ma lame d'acier dans son cocon de bois solide, se balance au même rythme d'un pendule. Ma voix est calme et avenante quand j'avertis la jeune femme de la menace rampante. Je me plais à penser que même si le monde civilisé est au bord du gouffre que la majorité des gens pouvaient encore s'entraider. Un rêve utopiste surement. Mais je dois me rattacher à mes valeurs inculpées par ma chère famille et mon engagement à protéger la vie. Que ce soit par des soins, de la parole ou bien des gestes, je vais tout faire pour essayer de sauver un maximum de gens. Qui dit que la jeune femme qui est devant moi, qui me regarde avec méfiance armée d’une flèche, ne sera pas demain une chef respectée d'un groupe? J'aime mieux laisser la chance au coureur comme je l'ai fait avec le groupe qui vit maintenant au temple du savoir avec moi. Il y a peu la population mondiale chuta dramatiquement à cause de cet incident fâcheux et regrettable. Quand je vois que la silhouette faire un mouvement vers l'enfant cannibale prisonnier de la lourde étagère en métal, je grince des dents. Bonté divine je suis persuadé qu'elle a décidé de faire fi de mon avertissement. Celle qui me menace de son arme improvisée, dont la hampe et la pointe meurtrière en acier ne tremblent aucunement, va se faire perforer le mollet par les dents du monstre que je n'ai pas occis.

À cet instant précis, je me sens ridicule et indigne. J'aurai dû faire le nécessaire au moment que j'ai… Bloody hell! Je ne peux retenir mon exclamation tout à fait britannique. La pointe acérée de propulse violemment et perfore la tête du petit cannibale. Le crâne, surement affaibli par la putréfaction qui accompagne le processus de transformation, laisse pénétrer le métal meurtrier aussi facilement que dans du beurre. Je hausse un sourcil, impressionné par cette ténacité et cette précision presque chirurgicale. Je ne suis pas devant une jeune femme en émoi qui est tellement stéréotypé dans les films d'horreur. Loin de là. C'est une dame dont la force de caractère et la rigueur lui ont permis de survivre juste ici. Un mince rayon de lumière éclaire enfin les traits du visage de la combattante. À cet instant précis je sais que la situation catastrophique, dans laquelle nous sommes tous plongés, n'a pas été tendre avec elle. Le regard de ma vis-à-vis est presque vide de toute trace d'humanité. De vie à un certain point même. Un peu comme les cannibales. Mais à mon soulagement il en reste de l'humanité. Au moins à voir la poitrine athlétique de mon agresseur me donne une information cruciale. Elle est encore vivante. Et à cet instant je m'administre une claque mentale magistrale. À ce jour les cannibales ne tiennent aucune arme dans leurs mains tremblantes et ne perdent pas leur temps à menacer les gens qui respirent encore. Ils passent à l'attaque sans se soucier de leur sécurité. Je la vois alors transférer son sac à dos, serrant le baluchon de son bras valide comme une mère protégeant son petit sur son sein. Je reste stoïque devant son attitude. Calme et digne comme tout bon représentant de Sa Majesté qui se trouve dans cette terre de nos anciennes colonies.

Au moins, le dialogue est ouvert et ne me menace aucunement. Mais à voir la puissance et la précision de son attaque, je n’ose la mettre en colère. Docilement, en laissant mes mains bien en évidence pour éviter ma mort prématurée, je me décale dans la direction que je désire. C'est dans l'air du temps, mais je sens que j'ai encore quelques expériences de vie à faire avant de rejoindre mes ancêtres pour le thé de dix-sept heures. Mais quand elle cite Richard Ford, je ne peux m'empêcher de retenir une petite bouffée de rire. Mes lèvres font un petit sourire de pince-sans-rire sans mon consentement. Je ne peux m'empêcher de relever la remarque avec une trace d'humour et de simplicité. J’adore toutes les citations, ma chère Billie. J’espère que nous allons nous entretenir de manière courtoise. Et si vous le permettez après avoir vérifié le coin des pharmaceutiques, je pourrais vous inviter à partager un thé et quelques amuse-gueules Milady. Il n'y a aucune dérision ni de raillerie dans mon ton clame. Mais quand elle se déplace pour rejoindre l’allée principale qui semble avoir déjà été visitée à plusieurs reprises, je ne peux m'empêcher de froisser mes sourcils. Continuant de respirer par la bouche, je ne peux m'empêcher de mettre ma conscience professionnelle en veilleuse. Le pincement de douleur de ses lèvres pleines , combiné à d'autres symptômes, me fait craindre pour la santé de la jeune femme. Une dame certes couverte de crasse et de poussière, mais à la silhouette à la fois féminine et gracile. Toussant une fois pour attirer son attention, je lui fais part de mes inquiétudes et surtout d'une évidence flagrante. Ma sollicitude est sincère dans le ton posé de ma voix. Ma chère vous camoufler une blessure n’est-ce pas? Si vous me dîtes ce que vous avez, je pourrais vous indiquer en retour ce qui pourrait vous soulager. Je descends mes mains un peu et je lui pointe son flanc du bout de ma canne. Même si nous sommes dans les Enfers de Dante ou bien dans le royaume d’Hardès en train de traverser à la nage le fleuve Stynx et évider la souillure de la mort, je reste un vieux médecin malgré tout. Je ne suis que flegme et civisme comme tout bon serviteur de Sa Majesté doit maintenir en toute circonstance. Mais puis-je intervenir dans votre démarche? J'espère qu'elle va m'écouter. Si vous me permettez de fouiller dans la poche de mon blouson, je pourrais vous procurer une lampe pour vous permettre de sonder l'obscurité de ce lieu. Je ne vous veux aucun mal Milady. Vous pouvez même tenir ma canne ou bien me permettre de la déposer près de cette étagère, car je vais devoir activer le levier de ma lampe de poche.

Avec douceur, ne voulant pas brusquer la jeune femme et par inadvertance me faire trouer ma vieille couenne, j'abaisse ma canne. Je place ma seule arme disponible où va aller son désir. Et alors sans gestes excessifs de ma part, je plonge ma main dans la poche de mon blouson d'aviateur. Je sors la lampe de poche à manivelle du bout de mon index et de mon pouce. Par un souci excessif de sécurité le lève l'objet. Ensuite, ma main saisit le levier et je commence à faire tourner la dynamo à l'intérieur. Le son me fait songer à l'université. Les crécelles que nous avions en main pour encourager le célèbre Onze de l'équipe de football d'Oxford University. Je parle ici du sport électrisant qui se joue avec le ballon à damier blanc et noir. Et non le brutal sport si barbare que les Yankees affectionnent tant. Enfin bref je compte 15 Mississippi et ensuite j'actionne l'interrupteur. Les petites ampoules Del s'illuminent et je reprends ma canne. Continuant d'user de politesse et de civisme, malgré ma situation précaire et les effluves répugnants de l'air, je lui tends la lampe dans sa direction. Voilà ma chère. Un peu de lumière ne peut qu’apporter espoir sur nos futures recherches. Puis-je rajouter un petit point à vos paroles remplies de sagesse? Je fais un sourire avenant. Calme et rassurant comme j'ai si bien le secret. Comme vous le savez, j’ai fait le choix de préserver la vie et d’énoncer le serment d’Hippocrate. Mais ces choses, ces aberrations n’ont plus aucun souffle de vie et c’est faire un acte de survie mêlé à la miséricorde en les trucidant comme vous avez fait. Mon regard d’acier bleuté se fait un tantinet espiègle. Protéger l’humanité implique que je dois prendre les armes et abattre ces choses, je n’aurais qu’un mot à dire en fait. Taïaut. Je récupère ma canne en la remerciant de manière distinguée et surtout remplie de respect et de douceur. Je sais que je dois paraître à un dinosaure civilisé pour agir de la sorte pendant la pire catastrophe que la terre doit avoir connu, mais je ne changerais pour rien au monde. Je lui fais un sourire charmant et surtout apaisant.

Je peux vous assister dans l’exploration de ce bâtiment. Je ne veux aucunement vous détrousser et encore moins vous faire mal. Et vous non plus je crois, car dans le cas contraire je serais au sol en train d'essayer surement de faire pression sur une blessure que j'aurai collectée. Donc la balle est dans votre camp.
Je fais un petit sourire résigné et rempli de sollicitude. Nous sommes dans la même galère et même si notre association est passagère, je jure sur mon honneur que je ne cherche aucune noise à personne. Et dès que nous aurons un répit, je vais pouvoir vous ausculter pour vos douleurs et par le fait même remplir cet estomac qui semble faire concurrence à un Luciano Pavarotti.





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Ven 10 Mar - 18:08



Billie & Alair


L'odeur régnant n'a rien de ragoutant, mais Billie a déjà senti pire autrefois ou bien ces derniers. Pour tout dire, cela ne lui fait plus grand chose, tellement son odorat est à présent habitué. Et c'est peut-être mieux ainsi parce que passer son temps à extraire le peu qui reste de son estomac à sa bouche la rendrait trop faible et serait un moment dont pourrait user zombies pour la dévorer et ses adversaires pour la détrousser. La jeune femme observe alors Alair qui semble muni d'un calme olympien et d'une patience plutôt étonnante pour la jeune femme qui est munie d'une certaine sagesse, mais de ce qui semble émaner de ce vieil homme qui semble avoir tout autant vu que Billie et se porter plus que bien. Enfin autant qu'on ne peut l'espérer. Loin d'elle de penser de manière irrespectueuse, mais les personnes de son âge sont des proies faciles et il n'est guère étonnant de voir dans les rangs de ces choses des personnes d'un certain âge et qui font les premières cibles évidentes pour amoindrir le nombre d'une horde. Le geste qu'elle a eu envers la pauvre chose à présent sans vie n'a eu que pour effet de faire jurer ce dandy avant qu'elle ne finisse par se redresser sans démontrer ne serait-ce qu'un peu d'humanité. Cette dernière apparaît et disparaît selon la situation. Il y a des moments où vous vous voyez obligé de faire la part des choses. C'est comme pour un médecin qui doit annoncer une mauvaise nouvelle, il se doit de garder contenance et de ne pas pleurer même si c'est toujours difficile d'annoncer à un patient qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre. D'ailleurs, bien que ce soit une horrible pensée, Billie ne cesse de penser que ces derniers ont été chanceux étant donné qu'ils n'ont pas été obligé de participer à ce chaos, comme les joueurs d'un jeu créé par un maître du jeu bien sadique. Ce dernier prenant plaisir à parsemer des malheurs ici et là. Souffrance et sang pour amuser son quotidien morose. Quand elle pense que ce genre de film avait sa préférence autrefois, la voilà bien saoulé d'un tel scénario qui a son goût, est devenu bien trop répétitif.

J'adore toutes les citations, ma chère Billie. J'espère que nous allons nous entretenir de manière courtoise. Et si vous le permettez après avoir vérifié le coin des pharmaceutiques, je pourrais vous inviter à partager un thé et quelques amuse-gueules Milady.

Passant à côté de lui tout en prenant soin de ne pas faire de geste brusque, la jeune femme le regarde du coin de l'œil tandis que le reste de son attention était plutôt tournée à ce qui les entourait, bien qu'elle se mette à douter d'une réel présence morbide en ces lieux, mais on n'est sûr de rien n'est-ce pas ?

« Ma foi, ça me changera des conversations avec moi-même ou de mes lectures pour entendre le son de ma voix. » C'est qu'à voyager seule, les conversations ne sont plus aussi nombreuses qu'auparavant, alors on fait tout pour ne pas tomber dans un mutisme complet et honnêtement, Billie aime trop sa voix pour s'en passer. « De plus un bon thé, ça fait une éternité que je n'en ai pas bu. Ce sera donc un plaisir. » Fit-elle en gardant sa flèche en guise d'arme de défense non pas pour le gentleman à ses côtés, mais plus pour ces choses qu'on ne pouvait pas voir pour le moment.

Billie décide donc de prendre les devants et d'ouvrir la marche malgré l'obscurité régnant autour d'elle, coupé ceci dit, par quelques bribes de lumières salutaires passant à travers les interstices causés par le temps et la météo. Honnêtement, à en voir le délabrement de ce lieu, on se rend rapidement compte du pillage dont il fut victime avant toute cette histoire, mais également à la suite de ce chaos. C'est le genre de spectacle qui ont raison de votre étonnement pour en faire une habitude. En tout cas, vous ne verrez plus cette jeune femme s'étonner de peu.

Ma chère vous camoufler une blessure n'est-ce pas? Si vous me dîtes ce que vous avez, je pourrais vous indiquer en retour ce qui pourrait vous soulager.

Déclara Alair après avoir toussé pour attirer l'attention de la jeune femme qui avait déjà pris les devants pour vérifier la sécurité des rayons. Arquant un sourcil, elle resta néanmoins silencieuse pensant avoir entendu un bruit qui n'était qu'un rat fuyard sous leurs pas. Bien que ce soit une viande sur patte, la jeune femme ne viendra jamais à les manger, ils sont détenteurs de nombreuses maladies, donc c'est le gens de petites créatures à éviter de chasser et à manger. Malgré les précautions que l'on peut avoir, même cuite, cette viande est loin d'être bonne.

« Vous avez l'œil doc... » Fit-elle simplement en arrangeant son sac. « Ce qui me soulagerait ce serait un bon calmant et une nuit de sommeil, mais de nos jours on peut prétendre ni à l'un ni à l'autre. » Elle sourit. «  Je me contente de serrer les dents et de penser à autre chose et aussi de jurer de temps à autre alors, ne soyez pas étonné si ma bouche vient à déverser un son peu harmonieux à vos oreilles. »

Même si nous sommes dans les Enfers de Dante ou bien dans le royaume d'Hardès en train de traverser à la nage le fleuve Stynx et évider la souillure de la mort, je reste un vieux médecin malgré tout.

« Vous en faites pas doc. J'apprécie votre professionnalisme et votre sollicitude, mais ça va aller. Je vous assure, j'ai connu mille fois pire par le passer et vu ma chance débordante et changeante, ça ne sera pas la dernière. » Fit-elle par pure ironie.

Mais puis-je intervenir dans votre démarche? J'espère qu'elle va m'écouter. Si vous me permettez de fouiller dans la poche de mon blouson, je pourrais vous procurer une lampe pour vous permettre de sonder l'obscurité de ce lieu. Je ne vous veux aucun mal Milady. Vous pouvez même tenir ma canne ou bien me permettre de la déposer près de cette étagère, car je vais devoir activer le levier de ma lampe de poche.

« Mais faites donc... » Lui fit-elle, un sourire amusé sur le visage sous les paroles dignes d'un gentleman et plus il parlait et plus la jeune femme avait la certitude de faire face à un représentant de la reine. Un bon vieux anglais dans toute sa splendeur. Bien loin de l'américain rude et loin de toutes les convenances, un peu comme Billie qui peut se comporter comme un garçon manqué quand elle le désire. « Et si nous arrêtions de jouer de méfiance l'un envers l'autre. Si j'avais voulu vous tuer, je l'aurais fait depuis un moment, mais je doute être sortie sans blessure. Vous auriez usé de ma blessure pour m'affaiblir et profiter d'une seconde pour m'abattre. »

Pendant que le dandy vient à s'occuper de sa lampe de poche afin de les éclairer tous les deux dans les ténèbres profonds et nauséabondes de cet endroit, Billie en profiter pour donner un coup d'œil circulaire pour assurer leurs arrières. Autant dire, qu'elle ne s'était pas donné l'utilité de le faire quand l'envie de lire était apparu en elle, la possédant ni plus ni moins.

Voilà ma chère. Un peu de lumière ne peut qu'apporter espoir sur nos futures recherches. Puis-je rajouter un petit point à vos paroles remplies de sagesse?

« J'ouvre la marche. » Fit-elle en prenant doucement la lampe. « Bien que cela va contre votre éducation purement anglaise. J'ai une réaction très rapide depuis toujours donc... Laissez-moi être votre chevalier messire durant l'espace d'un moment. » Agrémenta-t-elle d'une révérence digne des plus grands chevaliers de l'histoire.

Comme vous le savez, j'ai fait le choix de préserver la vie et d'énoncer le serment d'Hippocrate. Mais ces choses, ces aberrations n'ont plus aucun souffle de vie et c'est faire un acte de survie mêlé à la miséricorde en les trucidant comme vous avez fait.

« De la miséricorde ? Cela reste à voir, on n'a pas vraiment ce genre de penser quand vous tuez un être aussi petit... Croyez-moi. » On doute. On veut éviter, mais l'on ne peut pas, parce que nous avons pas envie de mourir. C'est plus l'envie de préservation qui a poussé Billie a tuer cette gamine qui commençait à la prendre pour sa mère que le fait de la libérer. Elle ne vit pas avec ce poids, parce que pour Billie, c'est un geste de pur logique ni plus ni moins.

Protéger l'humanité implique que je dois prendre les armes et abattre ces choses, je n'aurais qu'un mot à dire en fait. Taïaut.

« Taïaut ? Pourquoi pas, moi j'aime sortir un bon gros juron ou bien Geronimo, mais chacun son cri. » Fit-elle un brin moqueuse. Moquerie aucunement méchante, mais un peu d'ironie n'a jamais tué non ? Surtout que cette jeune demoiselle en est pourvue et même dans les pires situations, il faut qu'elle sorte une connerie.

Je peux vous assister dans l'exploration de ce bâtiment. Je ne veux aucunement vous détrousser et encore moins vous faire mal. Et vous non plus je crois, car dans le cas contraire je serais au sol en train d'essayer surement de faire pression sur une blessure que j'aurai collectée. Donc la balle est dans votre camp.

Elle ouvre la bouche pour tenter de parler, mais il la coupe sans s'en rendre compte.

Nous sommes dans la même galère et même si notre association est passagère, je jure sur mon honneur que je ne cherche aucune noise à personne. Et dès que nous aurons un répit, je vais pouvoir vous ausculter pour vos douleurs et par le fait même remplir cet estomac qui semble faire concurrence à un Luciano Pavarotti.

« Alair... Si vous continuez je vous promets de vous faire taire en vous embrassant. Cela fait un moment que je vous ai accordé ma confiance, je ne vois pas en vous une mauvaise personne. De nos jours, nos instincts sont revenus à leurs bases primitives, donc si vous me vouliez quoi que ce soit, vous auriez déjà sauté sur l'occasion. Ou bien vous joueriez le bluff et m'attaquerez dès que j'ai le dos tourné tout en sachant que je pourrais tout autant vous blesser et vous tuer facilement ou non. » Déclara-t-elle en se rapprochant du doc plongeant son regard dans le sien. « Et croyez-moi, vous êtes encore propriétaire d'une grande humanité, je le vois dans vos yeux, mais aussi d'une fermeté inébranlable. Ce sont des qualités appréciables. » Elle sourit. « Bien si maintenant cela vous fait plaisir de m'ausculter plus tard, alors très bien. Mais d'abord occupons-nous de nos ravitaillements respectifs. »

Billie se détourna sans plus de discours afin d'avancer sous l'assurance qu'Alair ne sera jamais loin d'elle, mais également qu'il ne lui causerait aucun méfait quel qu'il soit, bien trop gentleman pour tenter quoi que ce soit envers une milady. D'ailleurs, cela fait sourire intérieurement la jeune femme quand elle songe à ce mot qu'il lui a donné au lieu de la nommer purement par son prénom.

Les étalages semblaient bien moins prompts à partager que Billie. Après tout, cette dernière n'était pas des plus sociables et pourtant, le courant était passé plutôt facilement avec ce dandy venu tout droit du début du 19ème siècle. Là où la prestance, l'honneur et la galanterie épousaient encore fièrement le quotidien des hommes. Bien loin de ce qui faisait leur vie dorénavant. C'est perturbant en un sens de constater une si grande contradiction entre l'environnement et la délicatesse de l'homme qu'elle menait lentement vers le rayon des médicaments. Peut-être restera-t-il quelque chose pour ses... désagréments intimes dirons-nous pour rester polie.

« Bien... Je pense que c'est là. Tenez. » Fit-elle en lui redonnant sa lampe de poche tandis qu'elle armait son arbalète. « Je me charge de la sécurité pendant que vous voyez si quelque chose est encore bon pour vous. Et si vous trouvez des antidouleurs pour moi, je vous en serai reconnaissante doc. » Faisant dos à lui, elle observait avec un calme olympien les alentours. Pas de peur ni de crainte, bien qu'une horde ne serait vraiment pas la bienvenue durant leurs emplettes. Le sac de la demoiselle faisait presque pitié, alors si elle ne trouvait pas de repas quelconques, elle aura au moins le plaisir de se dire qu'elle aurait de quoi faire des soins basiques. « Alors ? C'était quoi votre spécialité doc ? A moins que vous étiez médecin généraliste. »

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Dim 12 Mar - 4:02


Alair & Billie


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Tiens, tiens, tiens. Je crois qu'à force de persévérance et de politesse, j'ai réussi à faire réagir la jeune demoiselle. Les yeux marron de la femme semblent se perdre. Et après tout ce temps à côtoyer le géant à la ferme, je sais qu'elle est dans un rêve éveillé. Un instant où elle se réfugie dans son passé pour y chercher une nouvelle volonté. Bonté divine j'espère que cette ellipse n'est pas de mauvais augure pour ma santé en général. J’aurais sûrement basculé ma vieille pétoire Betsy de mon épaule et la pointer vers la jeune femme de manière intimidante. Mais je ne cherche aucunement un duel à la mexicaine. Qu'on soit les deux à cran comme un western spaghetti de mauvais goût. Et connaissant mon côté obstiné qui vient de mes nobles origines, je ne flancherais pas. À voir la dureté des traits du visage, soit dit en passant des plus agréables, de mon assaillante, elle a la même détermination. Je vois bien nos deux squelettes, nos armes pointer l'un sur l'autre, dans ce commerce ou la puanteur est omis présent. Un pauvre survivant qui se gratterait la tête de dépit en essayant de comprendre le pourquoi de notre mise en scène. Je me fais violence de ne pas rire, même faire un petit sourire de dérision. Je décide donc pour notre bien-être commun de rester stoïque et calme. Une petite voix me fait sursauter presque de trois mètres intérieurement, laissant passant un éclair de stupeur dans mon regard. Elle vient de faire une blague et je ne peux m’empêcher de sourire en grand. Un rire poli et franc fait vibrer mes épaules. Je dois m'engouffrer en vitesse dans la faille de son armure robuste de survivante qu'elle a érigée. Je vais un sourire sincère et surtout bienveillant. Je suis enchanté de vous connaître ma chère Billie. Sachez que le plaisir est des plus consommées, même si le cadre de cette rencontre est des plus particuliers. Ma voix est calme et j'ai tout le flegme nécessaire pour poursuivre cette conversation. Mais bizarrement j'aimerais un autre lieu plus convivial.

Malheureusement c'est un pieux désir de ma part, car elle se place dans mon dos pour surveiller les alentours. Mais mon humour pince-sans-rire tout à fait britannique refait surface pour saluer sa blague. Vous devez savoir Milady que je n’embrasse jamais au premier rendez-vous. C’est une bévue à l’éthique la plus élémentaire. Mais si vous avez l’espoir de ce rêve soit réalité, après un mois de rendez-vous courtois je pourrais oser vous tenir la main. Elle doit remarquer ma lueur d’espièglerie à l’état pur dans mon regard d’acier bleuté. Des fois je me dis que je n’aurais pas dû être docteur, mais humoriste.

Je la sens un peu sur les nerfs, mais au moins à force de parler j'ai réussi à me faire considérer comme un atout et non une nuisance. Passant de l'autre côté du comptoir saccagé, je ne peux m'empêcher de faire faire un grand sourire. Si je peux me permettre de vous faire un compliment ma chère, en vous voyant avec son arbalète et votre posture chasseresse, je vous nommerais volontiers Artémis. À voir votre engouement pour les panthéons passés, je suis persuadé que vous faites aisément le lien. Je commence déplacer un présentoir du mur. Il est lourd et massif, mais je sais qu'il y a souvent une petite réserve camoufler aux yeux de tous.Je vous en serai éternellement reconnaissant si vous pouvez m’assister un instant ma chère Billie. Ou vous préférer votre nouveau sobriquet. C’est un honneur, car je n’ai jamais qualifié personne d’un nom de divinité avant ce jour.Je commence à réunir quelques flacons éparpillés à gauche et à droite. Heureusement que le faisceau de ma lampe m’assiste, car je les aurais certainement manqués. Un petit sac de pastilles au miel pour soulager la toux me tend les bras. Je le saisis et continue de parler. Je ne peux qu'appuyer votre excès de prudence ma chère. Et de vous à moi, vous faites très bien. J'ai une tendance des fois à essayer d'aider des gens qui n'en valent pas la peine. C'est ma conscience professionnelle qui me pousse à essayer de secourir les autres, vous voyez. J'ouvre le petit sac et je développe une pastille. Galamment, comme si c'était un cadeau convoité même par la noblesse anglaise, je lui tends. Mais un petit quelque chose chez vous me pousse à croire que vous valez amplement mes actions dans ce lieu nauséabond. Tenez ça va aider votre gorge et combattre un début de grippe que je crois percevoir. Un éclair d'espièglerie traverse mon regard bleu avec des reflets d'acier. C'est une consigne du bon docteur. Ce sont des pastilles au miel Milady. Je vous défends d'aller à l'encontre de votre posologie. Je reste stoïque, calme. Mais mon sourire trahit ma bonhomie.

Je mets chacune de mes trouvailles dans mon sac, avec des gestes étudié et lent pour ne pas qu'elle croît à un renversement de situation. Acide acétylsalicylique, connu sous le nom commun de l'aspirine. Ça peut vous être bénéfique. J'ajoute quelques diachylons et pansements. Un flacon dans ma main me fait sourire doucement. Dextrométhorphane. Ou encore, sirop contre la toux. Très bonne pioche si vous voulez mon avis. À prendre avant votre sommeil pour vous empêcher de cracher vos poumons. Je continue de rajouter un alcool à friction et je garde ma trouvaille la plus prometteuse pour la fin. Je dépose trois canettes de bière. Je prends un air faussement outré pour essayer d'alléger un peu cette atmosphère pesante. Ce pharmacien de pacotille avait deux défauts d'une gravité sans borne. Boire sur les lieux de travail et pire que tout, consommer cette eau de vaisselle. Je ne peux qu'affirmer avec insistance que la Guinness est de loin la meilleure bière à n’être jamais brassée. J'espère que cette petite réplique va la sourire. Car sinon je crois que je vais arrêter à l'instant ma carrière d'humoriste boiteuse.

Je la rejoins et je laisse la lampe sur le comptoir. Courtoisement, avec mon air raffiné malgré ma façon de parler en respirant par la bouche, je lui fais une demande. Milady maintenant que mon labeur est terminé, je peux vous remercier milles fois. Je vais rester ici si vous le désirez. Par souci de transparence, je rajoute une observation judicieuse. Si vous voulez allez explorer la pharmacie, je pourrais faire le guet. Des fois que vos yeux perçants puissent repérer ce que mon regard vieillissant a manqué. Et je m’excuse pour votre questionnement quant à ma profession. J’étais un chirurgien de renom de Londres doublé d’un urgentiste des plus compétents. Mais mes descendances texanes m’ont fait revenir sur la terre de mes ancêtres à ma retraite pour m’adonner à la fonction de gentleman fermier. Quelques instants se passent dans le silence juste au moment où deux voix bourrues se font entendre. Même si c'est dans une autre rangée, je peux les entendre grâce au silence de mort qui règne. Ils discutent de la lumière de ma lampe. L'un dit à l'autre qu'il a halluciné. L'autre naturellement le contredit avec véhémence. Ce n'est qu'une question de seconde avant que les hommes n'arrivent à notre contact. Avec une vivacité qui en surprend plusieurs. Je tends ma main vers la lampe de poche pour la reprendre. Cachez-vous Milady. Il ne faut pas qu’il vous voie et on doit garder notre As dans la manche si je peux me permettre cette comparaison. Je murmure, mais l'urgence dans mon ton pointu ne laisse aucun doute sur la précarité de la situation.

Je me décale rapidement du comptoir et je fais mine de farfouiller dans une étagère totalement pillée. La clochette fait son joyeux tintamarre et deux hommes font leur entrée. Je ne peux m'empêcher de songer qu'ils seront parfaits dans une exposition portant sur les hommes des cavernes. Ils sont costauds et leurs mines patibulaires. Le premier brandit une batte de baseball et l'autre un pistolet. Comme de raison ce dernier me pointe son arme de poing dans ma direction. Une pensée fugace me traverse l'esprit. Je dois être irrésistible pour attirer tous ces canons sur ma personne. Je m'inflige une claque mentale pour revenir à ma situation délicate. Je reste droit, fier et stoïque. La lampe dans une main et la canne dans l'autre. Mon sens de la chevalerie m'a surement mis dans le pétrin encore une fois. Mais je ne peux renier ce que je suis et mes nobles origines. T'as raison Jack il y a bien un con ici. En plus un infirme à la canne. Je crois qu'on va s'amuser. Un frisson me traverse l'échine. Ce n'est surement pas une partie de criquet que je vais être convié. À moins que je sois la balle qu'ils vont frapper à coup de batte.

J'essaie de gagner quelques secondes. Je déploie mon civisme et mon flegme britannique pour essayer de renverser la situation. Bien le bonjour messieurs. Je crois qu'on... Et alors les malotrus, les fils de truies me disent de me la fermer. Je sens mon sang bouillir. C'est un affront au savoir-vivre le plus élémentaire. Celui avec la batte s'avance et m'arrache sauvagement ma lampe. Je suis totalement sous le choc de cette audace. Si les deux animaux n'avaient que des armes de corps à corps, j'aurai pu laisser parler le bretteur qui sommeille en moi. Mais sous la menace d'un pistolet, c'est une autre paire de manches. J'espère que celle je surnomme affectueusement Artémis va prendre la poudre d'escampette ou bien intervenir avec sa propre arme. J'essaie de garder le spécimen, à l'intellect si peu prometteur, qui manie la batte dans la ligne de mire de son compagnon. Je vais surement sortir ma lame de ma canne dans les prochaines secondes. Quitte à mourir, autant que ce soit de manière flamboyante et qui ne manque pas de panache. À cet instant ma prudence me murmure que j'aurai dû rester au lit ce matin. De ne pas servir de leurre pour une étrangère.





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Sam 25 Mar - 14:47



Billie & Alair


Désolation complète qui règne en ces lieux, Billie s'y est fait étrangement rapidement à cette atmosphère des plus déroutantes. Ce fut rapide et immédiat, grâce à son père, la jeune femme peut prétendre à vivre plus longtemps que la normal, mais au vu de sa chance débordante, elle n'est pas très sûre de ne pas finir sans blessure. Pour avoir une chose, il faut en donner une autre, le principe même de l'échange équivalent. Tu veux de la chance, alors, tu dois le mériter pour l'avoir et donner un peu de la personne. Malgré les blessures qui peuvent et pourront couvrir son corps comme une sorte de douce couverture, Billie ne reculera jamais, ce n'est pas son genre. Elle sait faire avec même dans la pire des situations, elle ne se départira de son ironie, son don à sortir une blague aussi misérable soit-elle pour couper à l'intensité odieuse et funeste du moment vécu. Même le cadavre de ce petit garçon ne lui retire en rien son envie de vivre. Il faut être fort, ne reculer devant rien, retirer sa part d'humanité lorsqu'on se retrouve dans une chasse constante. A tout moment, le chasseur peut devenir la proie et Billie ne compte pas sur ses capacités pour se laisser aller aussi facilement. Son père lui en voudrait et elle ne pourrait plus regarder son reflet dans un miroir où tout objet pouvant le lui renvoyer. Ce monde signifie ni plus ni moins oublier une part de ce que l'on est pour prétendre à vivre encore longtemps. Ce sont des règles nouvelles que tous doivent suivre même si parfois des décisions nous paraissent injustes. Mais, les trop longues réflexions ne sont plus luxe que l'on peut se permettre. C'est l'instinct qui compte, se fier à la part sauvage et animal qui sommeillent en chacun de nous. Sinon pourquoi les animaux seraient-ils parvenu à survivre jusqu'à présent ? L'humain se retrouvent en bas de la chaîne alimentaire tandis que le monde sauvage se retrouve dans des monts que l'on ne peut atteindre que si l'on vient soi-même à en devenir un. Billie ne l'a comprit que trop rapidement et son père n'est pas étranger à ce changement. Les entraînements qu'il a donné à sa fille, de gré ou de force, ont contribué à faire comprendre à sa fille que face au danger, la pensée rapide et l'instinct sont des armes qui se révèlent être d'une grande puissance.

Vous devez savoir Milady que je n'embrasse jamais au premier rendez-vous. C'est une bévue à l'éthique la plus élémentaire. Mais si vous avez l'espoir de ce rêve soit réalité, après un mois de rendez-vous courtois je pourrais oser vous tenir la main.

Billie se retourne vers Alair alors, qu'ensemble ils progressaient dans les rayonnages en prenant bien soin au moindre son qui pouvait y avoir ici et là. On ne savait jamais ce qui pouvait se cacher dans l'ombre, cela pouvait surgir, vous attraper et vous mordre ou pire vous dévorer si lentement que supplier la mort ne changera rien.

« Votre galanterie est touchante cher Alair, mais je suis une texane, nous agissons dans la passion et l'impulsivité, alors je ne promets pas de prendre part à vos règles de courtoisie élémentaire. »

Alors, qu'il avançait, il toucha sans le voir un objet prêt à tomber sur le sol. Billie, plus réactive le rattrapa avant qu'il ne touche le carrelage fissuré par endroit. Avant qu'il ne fasse l'écho d'un glas bien horrible pour les deux survivants ici présents. Soufflant de soulagement, la jeune femme reposa l'objet qui était en réalité une petite fée décorative pour chambre de petite fille. La reposant au milieu d'une étagère pour être sûr que personne ne puisse se faire avoir et alerter sans le vouloir les âmes putrides qui se trouvent encore ici. Le bâtiment est immense et on pouvait s'attendre absolument à tout si l'on faisait preuve de trop de zèle.

« Vous voyez... L'impulsivité peut servir à de bonnes fins. » Ironisa-t-elle alors, qu'elle lui faisait un clin d'œil.

Si je peux me permettre de vous faire un compliment ma chère, en vous voyant avec son arbalète et votre posture chasseresse, je vous nommerais volontiers Artémis. À voir votre engouement pour les panthéons passés, je suis persuadé que vous faites aisément le lien.

Observant l'arbalète, la jeune femme regarda du coin de l'œil Alair qui s'adonnait à quelques recherches. Esquissant un sourire, la demoiselle resta stoïque un instant avant de pouvoir répondre à son compagnie d'infortune.

« Artémis... Merci du compliment, bien que j'ai toujours eu une préférence pour Athéna. Mais bon, je suppose que mon côté chasseresse doit vous rappeler cette déesse qui ne prend que ce dont elle a besoin. » En ce qui concerne la virginité que l'on reporte à la déesse, on ne peut pas vraiment en dire de même de Billie. Mais, ce ne sont pas des choses à partager avec un gentleman.

Je vous en serai éternellement reconnaissant si vous pouvez m'assister un instant ma chère Billie. Ou vous préférer votre nouveau sobriquet. C'est un honneur, car je n'ai jamais qualifié personne d'un nom de divinité avant ce jour.

« Un instant... » Fit-elle en observant une allée plongée dans l'ombre. Plissant les yeux, elle pensait que ce geste suffirait à développer sa vue pour y voir quelque chose. Mais, son ouïe ne laissa rien paraître qu'un long silence morbide. Aucun chant funeste ne venait faire écho autour d'eux, ce qui était en soit une très bonne chose.

Je ne peux qu'appuyer votre excès de prudence ma chère. Et de vous à moi, vous faites très bien. J'ai une tendance des fois à essayer d'aider des gens qui n'en valent pas la peine. C'est ma conscience professionnelle qui me pousse à essayer de secourir les autres, vous voyez. Fit-il alors, qu'elle revenait à lui après avoir rangé l'arbalète dans son dos.

« Oui, je comprends... Le problème, c'est que de nos jours même le visage le plus amical, peut devenir le plus horrible qui soit. Nous ne comprenons que maintenant que les apparences sont trompeuses alors, qu'autrefois, c'était plutôt un sujet tabou. Celui qu'on ne voulait pas croire. »

Mais un petit quelque chose chez vous me pousse à croire que vous valez amplement mes actions dans ce lieu nauséabond. Tenez ça va aider votre gorge et combattre un début de grippe que je crois percevoir.

Arquant un sourcil, elle observa la pastille puis le doc ne comprenant pas vraiment pourquoi ce geste. Mais au vu de ces explications, la jeune femme le prend avec quelques hésitations ceci.

C'est une consigne du bon docteur. Ce sont des pastilles au miel Milady. Je vous défends d'aller à l'encontre de votre posologie.

« Merci doc. » Déclara-t-elle simplement tout en l'aidant et l'écoutant. Tous ces mots trop scientifiques pour elle, lui donnait un peu mal à la tête, mais elle déclina l'aspirine d'un geste de la main. « Je ne supporte pas ce qui est effervescent... Mais, merci quand même doc. » Billie se souvenait de la dernière fois qu'elle en avait pris, saignement de nez et maux de tête carabiné. Au final, au lieu de se sentir bien, son état c'était doublement empiré.

Ce pharmacien de pacotille avait deux défauts d'une gravité sans borne. Boire sur les lieux de travail et pire que tout, consommer cette eau de vaisselle. Je ne peux qu'affirmer avec insistance que la Guinness est de loin la meilleure bière à n'être jamais brassée.

« Mon père aurait été d'accord avec vous. » Fit-elle en riant de manière quelque peu mélancolique. « Ceci dit, la bière de nos jours est un trésor rare... Alors, autant s'en contenter n'est-ce pas? »

Milady maintenant que mon labeur est terminé, je peux vous remercier milles fois. Je vais rester ici si vous le désirez … Si vous voulez allez explorer la pharmacie, je pourrais faire le guet. Des fois que vos yeux perçants puissent repérer ce que mon regard vieillissant a manqué. Et je m'excuse pour votre questionnement quant à ma profession. J'étais un chirurgien de renom de Londres doublé d'un urgentiste des plus compétents. Mais mes descendances texanes m'ont fait revenir sur la terre de mes ancêtres à ma retraite pour m'adonner à la fonction de gentleman fermier.

Billie le regarde longuement, c'est vrai qu'outre son côté anglais, il y avait la brutalité des terres d'Amérique, mais jamais la jeune femme aurait imaginé que ce dernier ait des racines texanes.

« Dommage que nous nous rencontrions dans de telles circonstances. J'aurais été heureuse de vous côtoyer avant tout ça et pourquoi pas vous faire visiter le ranch de mon père. »

Le regard un peu dans le vide, il lui semblait revoir dans un coin de son esprit chaque et recoin du ranch dans lequel elle a passé une grande partie de sa vie juste avant que les flammes ne viennent ruiner le travail de toute une vie de son père. Billie s'en veut, mais elle n'aurait pas pu laisser tous ces gens ruiner cet endroit et par vengeance, la jeune femme avait dû tuer nombre de vies ce jour-là.

Le silence qui s'est instauré entre eux à ce moment fit perdre toutes les notions de garde de la survivante qui à l'annonce de ces voix aux sonorités malsaines sortir Billie de ses pensées. S'armant de l'arbalète et de son instinct de survie déployé à son plus haut degré, elle fut, ceci dit, arrêté par le doc.

Cachez-vous Milady. Il ne faut pas qu'il vous voie et on doit garder notre As dans la manche si je peux me permettre cette comparaison.

Hésitant un instant, Billie ne pouvait qu'affirmer la justesse des paroles de l'homme. D'un bon quasi félin, elle atteignit l'autre côté du comptoir afin de s'agenouiller et de s'y cacher. Avec douceur, elle arma son arme, sa respiration se faisant silencieuse presque inexistante.

Les bribes de voix se font alors, plus fortes et intenses. Autant dire que les paroles ne plaisaient guère à la survivante qui fronça les sourcils afin d'attendre le moment propice afin que le joueur anglais sorte l'as de sa manche. Déployant une patience qu'elle ne connaissait pas, Billie attendait et regardait autour d'elle pour voir si quelque chose pouvait lui servir, mais hormis des papiers jonchant le sol, c'était le désert complet.

« Te voilà toi ! »

Billie se sentit tiré par les cheveux et traîné au sol alors que son arbalète quittait la bienveillance de ses bras. Un troisième homme s'était approché en toute discrétion pour prendre par surprise la jeune femme qui n'avait pas assez déployé de son attention. Jeté comme un déchet sur le sol, la jeune femme serra les poings.

« Mais c'est qu'elle est mignonne la petite. »

« J'vous laisse une minute pour faire un notre père et un je vous salue Marie avant de rejoindre vos ancêtres. » Fit-elle en se redressant mettant au plan le plus éloigné la douleur que la jeune femme ressentait jusqu'à présent. En fait, quand il est question de votre vie, on ne prend pas le temps de réfléchir, l'adrénaline nous porte vers des horizons aussi hautes que ne peut l'être un ciel printanier.

Observant chacun d'eux malgré leurs rires, Billie put s'apercevoir qu'il n'y en avait qu'un avec une arme et c'est celui-ci dont il fallait se charger d'abord. Elle regarde le doc tranquillement lui faisant un clin d'œil. La jeune femme avait toujours de quoi se défendre et avant de se faire amener ici, elle avait pu ramasser un morceau de verre qui l'avait quelque peu tailladé la paume de sa main. Elle sentit qu'on tirait à nouveau sur ses cheveux lui intimant l'ordre de se taire, un sourire ironique se dessina sur ses lèvres ce qui poussa l'un d'eux à lui coller un coup de poing bien placé à l'estomac. Elle tomba au sol, le souffle coupé durant un instant, mais se met à rire. On pourrait la penser folle, mais Billie a déjà reçu bien pire.

« Tu frappes comme une fillette. C'est tout ce que t'as en stock connard. »

Comme elle l'espérait, même si la jeune femme n'aurait pas été sûr, celui avec l'arme se rapprocha l'obligeant à se lever alors, que le canon se trouvait sur son front. Billie pouvait encore sentir une certaine chaleur, signe qu'elle avait servi, il n'y a pas très longtemps.

« Tu fais moins la maligne hein petite garce. »

« C'est sûr qu'avec une arme on se sent puissant, de quoi compenser un manque clair qui se situe dans ton pantalon. J'parie que t'as un problème d'érection. »

Il allait la frapper avec la crosse, mais comme le lui a enseigné son père, la jeune femme attendit le dernier moment pour le frapper d'un coup sec à l'aide du morceau de verre qu'elle planta dans sa jugulaire. Étonné, ce dernier tomba au sol, les mains enserrant sa gorge comme si ce geste allait empêcher le sang de s'échapper.

« Maintenant doc ! » Fit-elle alors, que Billie profitait de l'instant de surprise pour s'attaquer à celui qui l'avait traîné au sol laissant l'homme à la batte à Alair. On peut dire que Billie avait le droit à un déversement d'insulte s qui au fond, n'étaient que de juste compliment. Après tout, ce dernier n'avait vraiment pas le droit de la juger alors, que la jeune femme se doutait très bien du sort qui leur aurait été réservé si elle n'avait pas laissé sa peur et son humanité de côté pour attraper cette part ténébreuse de son être pour s'occuper d'un des hommes.

La manière de se battre de son adversaire était pareil à celle d'un ivrogne à la sortie d'une soirée un peu trop arrosé dans un bar alors, que celle de Billie était très militaire. Digne fille de son père, les coups ne pouvaient qu'alimenter ce feu en elle que l'on nommait avec simplicité, adrénaline. Autant dire qu'elle n'a pas vraiment eu de difficulté à mettre à terre son assaillant, car la minute qui s'en suivit, elle s'installa sur le comptoir prenant une bière et l'ouvrant pour se désaltérer quelque peu, bien que le goût ne soit vraiment pas des meilleures.

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Alair & Billie


Black Friday Sales


À l'instant où le malotru déclame ses idioties avec cruauté, je ne peux m'empêcher de songer à une pièce de théâtre mal diriger. J'essaie de calmer le jeu encore un peu, juste le temps pour permettre à Billie de filer à l'anglaise. Bizarrement je m'attache petit à petit à cette jeune femme. Du caractère aussi froid que l'acier de ma lame dissimulée et une volonté de vivre comparable à la mentalité britannique. Jamais mes ancêtres, ni moi-même d'ailleurs, nous avons plié l'échine devant l'adversité. Donc je suis à l'acte un de cette pièce mélodramatique dont je suis l'un des rôles principaux. Tiens pour les besoins de la cause je vais en souligner les actions par des actes.

Acte 1 : les pourparlers

Stoïquement, calmement comme si je parlais à deux attardés de la pire espèce, j'essaie de faire comprendre l'absurdité de la situation. Mais voyons messieurs je vous prie de m'écouter! Il y a des cannibales à l'extérieur qui ne songent qu'à nous dévorer et vous ne pensez qu'à voler les pauvres gens sans défenses? Et voilà je commence à m'énerver. Ce qui est mauvais signe pour ceux qui me cherche. Avec Billie j'avais une certaine ouverture pour discuter, trouver des compromis et parler tout simplement.

Acte 2 : la confrontation

Mais le lobe du cerveau de ces hurluberlus doit être aussi épais que leurs biceps. Ce qui doit compresser horriblement leurs facultés cognitives et de raisonnement. Le premier me démontre toute l'étendue de sa culture impressionnante en me disant à nouveau de la boucler. Si je m'écouterai un peu je pourrais lui déclarer, avec la verve de Cynaro de Bergerac, une multitude de péjoratifs pour demander le silence totale. Mais le canon de son comparse me retient de répliquer comme je voudrais. La brute au pistolet semble plus causant, surement heureux de démontrer qu'il est le mâle alpha de leur duo. On n'a rien à foutre de ce que tu penses le débris. Il part d'un rire gras. Je classe maintenant ce spécimen comme un tas d'excréments fumant de pachyderme. Même hauteur, même ordeur et même composition. On va même te prendre ton linge si on veut. Comme les deux putes de la semaine dernière. Elles ont donné de leur personne pour pouvoir continuer à respirer. Mais on les a crever après! Leurs rires combinés ressemblent à des évents de baleines. Bonté divine. Je change alors l'image de la merde d'éléphants pour une image qui symbolise leur insignifiance. De la bouse d'amphibie. Je descends mes mains pour tenir mon pommeau de canne solidement. Je transfère mon poids pour simuler une posture affaiblit. Tout pour les mettre en confiance. Au fond de moi, j'espère sincèrement que la jeune femme aux nerfs d'acier à profiter de cet intermède pour filer. Ou encore mieux de se positionner pour me couvrir.

Acte 3 : effets pyrotechniques et spéciaux.

Laissant les deux primates continuer à rires comme des cousins consanguins du Sud, je commence à dévisser ma lame dissimulée. Un quart de tour pour déloger l'acier du tranchant. Je dois rester discret et ces deux Yankees arriérer me donne l'effet de surprise sur un plateau d'argent. Je sais que mes lèvres doivent être pincées au maximum devant l'incrédulité de la situation. Habituellement je suis calme et serein. Stoïque et débordant de flegme qui me désigne comme un fidèle serviteur de la Couronne. Maintenant qu’ils ont mis la main sur la jeune femme qui était sous ma garde médicale, car naturellement je désirais la soigner, les primates ont réveillé le vieux lion Britannique. Mais à cet instant je suis imperturbable, une froide colère qui devait reluire dans mon regard d'acier. Je sais que je pourrais me battre en duel avec l'homme de Cro-Magnon avec son gourdin. Mais son petit ami avec le pistolet est un problème plus pressant. Ma compagne se fait donner un coup qui la fait fléchir et je ressemble à une théière qui surchauffe. Mon hésitation initiale est heureusement annihiler par l'intervention de ma compagne du moment. Elle combat et me dit de faire une action immédiate pour l'assister. Un coup de feu brise le silence oppressant de ma confrontation avec ces énergumènes. BLOODY HELL. Je ne peux m'empêcher d'utiliser ce patois des plus anglais. Je suis persuadé sur le coup que mon agresseur a décidé de clore le spectacle rapidement en abaissant le rideau sur ma vie. Mais une gerbe de sang, d'os et de matière grise est projetée sur l'homme à la batte. Je peux lire la surprise sur la partie intacte du visage du poète au langage de charretier lors de la perforation de son crâne par la balle de pistolet de ma chère Artémis lui a pris tout simplement . Pour ma part je suis stupéfait qu'elle a fait un coup de maître de cet acabit. Atteindre le cerveau ce « redneck », une minuscule cible a priori, semble tenir du miracle. Mais l'acolyte du gaillard mortellement touché réagi promptement. Voyant le visage dur et concentré de la jeune femme près d'une étagère de métal, l'homme donne un grand coup de son arme. Le meuble absorbe son attaque paniqué, mais il doit avoir réussi à désarçonner Billie . Moi je le serais sans aucun doute. Elle m'a aidé de manière si généreuse, alors c'est à mon tour de faire mon entré dans la danse.

Acte 4 : Duel


D'un geste fluide et sans ambiguïté, je mets au clair ma lame. Bloody Hell! Je vous somme d'arrêter d'importuner une lady et d'oser de vous mesurer à un gentleman. En garde espèce de fiente d'être monocellulaire! Ma voix claque sèchement, laissant aucun doute sur mon désir de prêter assistance à ma compagne d'infortune. Je veux prendre une grande respiration, mais l'air est nauséabond et vomir à cet instant fera perdre ma superbe entrée en matière. Nouvelle claque mentale pour me ramener à l'ordre. Habituellement je fais un dernier cercle devant moi avec ma canne-épée au pointer vers le sol. Pour définir ma portée et me permettre de bien visualiser l'espace pour déployer mes compétences de bretteur. Je les peaufine depuis les années 70 et j'ai gagné plusieurs championnats. Mais je ne pensais jamais, au grand jamais de les utiliser pour préserver mon existence. Après mon évaluation de la portée j'aurai salué courtoisement mon adversaire. Mais le gorille se lassa de Billie pour me foncer dessus. Donc je ravale ma fierté et mon désir de m'offusquer. Il m'envoie son arme de mêlée au niveau de mon crâne dans l'optique d'essayer de faire un coup de circuit. Mais déjà je me baisse pour me soustraire à son attaque autant dévastatrice que maladroite. Le pointu de ma lame zèbre son pantalon et lui provoque une blessure béguine en soit. à la cuisse. Mais mon but était de faire voir rouge à mon agresseur. De lui faire perdre ses moyens et par la même occasion toute retenu. Il hurle de rage et me traite de plusieurs noms. Je tiens ma langue, esquivant sans peine deux autres attaques malhabiles. Je dois ressembler presque à un danseur du Lac des Cygnes. Un pas vers l'avant, deux vers l'arrière et ainsi de suite. J'aurai tellement pu lui répliquer que son niveau de grossièreté venait de franchir un nouveau seuil de ma légendaire tolérance pour les niais de son acabit. Mais il ne mérite plus aucun mot de ma part. Une nouvelle touche fit couler un peu de son sang à son bras et maintenant je peux faire une mise à mort directe et sans bavure. Je sais que j'ai juré d'appliquer à préserver la vie, mais à cet instant je m'occupe de la mienne et de celle de mon alliée. Je me fends subitement et la pointe de ma lame s'infiltre dans la gorge de mon agresseur comme dans du beurre chaud. Une forte pression artérielle fait gicler le sang de ma victime et je m'écarte pour le laisser tomber au sol et éviter la projection rougeâtre. Le gaillard tombe dans un premier temps à genoux, essayant d'endiguer le flot de sang avec ses mains. Mais l'homme bascula au sol face première et ne bouge plus. J'évite la marée d'hémoglobine qui s'étale au sol et je me dirige pour être près de la jeune femme.

Acte 5 : finale de la scène du magasin

En marchant je secoue d'un geste brusque ma canne-épée pour en chasser le sang et je l'insère de nouveau dans son compartiment secret. Sans me départir de mon flegme et de stoïque britannique, je ravale ma bile. C'est la première fois que j'enlève la vie à un homme. Mais je sais qu'il aurait tout fait en son pouvoir pour nous tuer. Les malotrus avaient avoué leurs crimes en rigolant. Des viols et des meurtres. De nouveau ma canne claque sur le sol. Près du tireur tombé au champ de déshonneur, je me penche et je récupère des clous de construction qui dépasse de sa poche. Les yeux noisette de la jeune femme peuvent facilement découvrir la reconnaissance explicite sur mon visage. Un petit sourire sincère s'agrandit dans ma barbe taillée avec soin. Merci de tout cœur pour votre assistance milady. Vous m'avez sorti d'un terrible pétrin et je suis votre éternel débiteur. Une leur espiègle se propage dans mon regard. Capitaine de l'équipe d'escrime d'Oxford. Je vais taire l'année de ma promotion, car je crois que vous allez me trouver encore plus vieux que je le suis Billie. Reprenant naturellement mon attitude de parfait gentleman, je fais une proposition courtoise. Je peux vous escorter hors de cet endroit. J'habite dans les environs. Nous pourrons surement trouver le moyen de locomotion de nos agresseurs et l'utiliser à notre avantage avant que les cannibales du quartier ne viennent découvrir la cause du raffut. Je lui donne la boite de clous. Tenez un petit gage de mon appréciation. Une personne débrouillarde comme vous pourra trouver une utilité pratique pour ces clous. Je n'ai que faire de cet objet. J'ai ma canne-épée. Et je suis très fidèle à mes habitudes. Voyant la plaie à la main de la jeune femme, je la saisie avec douceur pour l'examiner. Hochant la tête avec calme ayant une attitude rassurante, je fais un sourire charmant. Je vais vous soigner avec grand plaisir quand nous aurons un répit ma chère Billie. Je crois que nous devons filer à l'Anglaise. À moins que vous avez autres courses à faire dans le coin. Je lui rends sa main et j'espère que les deux hommes de Cro-Magnon avaient un moyen de transport. Je lui rends sa main et j'espère que les deux hommes de Cro-Magnon avaient un moyen de transport. Car j'ai honte de l'avouer, mais je ressens maintenant une fatigue qui est malheureusement le reflet de mon âge.





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Mar 4 Avr - 19:43



Billie & Alair


Parmi cet amas repoussant et sinistre
courait des gens nus et pleins d'épouvante,
sans espoir de refuge ou d'hélioptre :
les mains liées derrière le dos par des serpents
qui leur dardaient aux reins leurs queues
et leurs têtes, et se nouaient par-devant.
Soudain sur un damné qui était près de nous
un serpent se jeta, qui le transperça
à l'endroit où le cou se rattache à l'épaule.
En moins de temps qu'on écrit O ou I
il s'alluma, et il brûla,
puis il tomba tout entier en cendres ;
et recomposa la forme précédente.
Ainsi les grands sages disent-ils
que le phœnix meurt puis renaît,
quand il approche la cinq centième année ;
il ne mange dans sa vie ni herbe ni fourrage,mais larmes d'encens et de cardamone,
et le nard et la myrrhe sont ses derniers langes.

La Divine Comédie de Dante Alighieri.



Acte 1 : les pourparlers

Derrière son bouclier que formait le comptoir de l'ancienne pharmacie, Billie tentait de rendre sa respiration quasiment inexistence n'écoutant plus qu'Alair qui tentait de résonner ces tarés qui bien entendus, ne voulait absolument rien entendre. La jeune femme savait pertinemment que l'anglais tentait de lui permettre de fuir en essayant d'attirer l'attention, mais elle ne pouvait se résoudre à laisser un individu dont les connaissances valaient de l'or en ce monde et qui pourrait très certainement sauver des centaine de vies. Peut-être pourrait-il même mettre sa pierre à l'édifice de recherche sur ce virus infernal. Cet homme valait bien mieux que ces psychopathes voleurs et violeurs. Alors, Billie restait là tout en préparant son entrée et ce même si elle risquait fort bien d'être la dernière. Qu'importe, mieux valait s'en aller en guerrière qu'en fuyarde.


Acte 2 : la confrontation

De la médiocrité, c'est tout ce que pouvait percevoir par rapport aux individus qui menaçaient le doc et elle également même s'ils ignoraient encore sa présence. Billie ne pouvait pas agir pour le moment, trop concentré sur le dessin d'une stratégie dans son esprit. La meilleure semblait être la surprise, mais de là où elle se trouvait la jeune femme ignorait encore si quelqu'un avait une arme à feu. Le détenteur devait devenir la cible principale et le jeu était d'être plus vif que ce dernier afin de le tuer le plus rapidement possible noyant ainsi la menace la plus importante du groupe.

On va même te prendre ton linge si on veut. Comme les deux putes de la semaine dernière. Elles ont donné de leur personne pour pouvoir continuer à respirer. Mais on les a crever après!

Serrant les dents et les poings, la jeune femme ne pouvait qu'imaginer avec une vérité horrible ce qu'ils ont pu faire tout au long de ces jours de survis. Et autant dire que ces derniers se trouvaient être des individus particulièrement détestable. Le genre de personne envers lesquels Billie n'éprouve ni empathie ni de pitié s'il fallait les tuer sans ménagement. Avec eux, le comportement à adopter semblait plus que clair. Tuer ou être tué. Il n'y avait guère d'autres éventualités. Le pourparlers était à éliminer d'office. Et autant dire qu'Alair a dû vite s'en rendre compte. Après le vocabulaire de ces hommes étaient encore plus nuls que celui d'un pirate de l'ancien temps.


Acte 3 : effets pyrotechniques et spéciaux.

Traînée comme la pire des merdes, Billie tente d'oublier la douleur qui lancine ses côtés meurtries par une bagarre précédente. Elle aurait pu espérer une pause avant que tout ne dégénère de cette façon. Cela aurait simplement pu être une journée à discuter avec un survivant tout ce qu'il y a de plus normal, mais bien entendu, rien ne tourne jamais comme on le voudrait. Et la voilà à nouveau prise pour un sac de patate trop lourd pour être porté sur l'épaule. La saleté s'invitait sur ses vêtements déjà bien sale à cause de ce long voyage. Il faut dire qu'elle ne s'encombrait absolument pas de superflus. Elle faisait le minimum d'hygiène, mais la jeune femme ne pouvait pas se permettre davantage. Seule, on devient une cible plus que facile autant pour les non-morts que pour les vivants.

Dans sa tête, Billie voyait déjà une multitude d'éventualité. Sa fierté et son orgueil l'obligeaient à jouer avec celles de ces individus persuadés de leur supériorité. Mais, la jeune femme savait que tout pouvait basculer à tout moment. Combien de fois n'a-t-elle pas vu des groupes entiers se faire décimer en l'espace de quelques secondes. Rien n'était éternel. La surprise était à chaque coin de rue.

Et, c'est une chose avec laquelle la texane savait parfaitement jouer. Surtout que son ironie devenait une arme claire malgré les coups qu'elle pouvait percevoir. Du coin de l'œil, elle percevait la colère rugissante s'ancrer dans le regard de l'anglais. Mais, toute cette agitation n'avait pas permis à ces hommes de regarder la main rougeoyante et carmine de la demoiselle qui tenait en sa paume un morceau de verre. Arme précaire qui finira sa course chez l'homme le plus dangereux.

Action qui ne se fit guère attendre puisque en peu de temps, elle réagit. L'adrénaline de l'instant lui permettant d'oublier les douleurs dont était odieusement pourvu son corps. Comme prévu, la situation changea du tout au tout et se rangea du côté du doc et de la survivante portant le surnom provisoire d'Artémis. Un sourire et Billie ne manqua pas d'observer de quoi était capable Alair, surtout pour se réconforter. Parce qu'un homme ne sachant se battre ne risquait pas d'aller loin et ce serait dommage qu'un être tel que lui vienne à connaître ces derniers instants.


Acte 4 : Duel

Bloody Hell! Je vous somme d'arrêter d'importuner une lady et d'oser de vous mesurer à un gentleman. En garde espèce de fiente d'être monocellulaire!

Billie a bien failli pouffer de rire en entendant cette insulte tout en délicatesse. Autant dire que même sous les nerfs, l'homme savait encore se tenir contrairement à Billie qui, préférait laisser toute sa vulgarité sortir. Jurant comme le pire des cowboy mal élevé. Après tout, à quoi pouvait-on s'attendre d'une jeune femme éduquée par un père célibataire et ouvrier sur un pétrolier. Le vocabulaire n'est pas une priorité, tout cas, pas comme un prof de littérature.

Le talent du doc époustoufla la jeune femme. Charismatique, il semblait danser avec l'épée cachée dans sa canne. Une arme autant surprenant qu'utile surtout pour un dandy de son genre. C'était comme un personnage sortie tout droit de l'époque victorienne. Ces gentilshommes utilisant une canne pour parfaire leur cape et leur haut de forme s'appuyant à deux mains sur le pommeau de cet objet du quotidien qui secrètement se révélait de nature plus mortelle. Un sourire se dessina au coin des lèvres de Billie tandis qu'elle se posait sur le comptoir alors, qu'elle venait d'en finir avec son adversaire non sans blessure ni coup. On ne peut pas tout éviter et autant dire que la jeune femme était assez douée pour que la chance qui l'accompagne depuis le tout début, lui offre cependant, des petits imprévus pour agrémenter généreusement le quotidien de la demoiselle.


Acte 5 : finale de la scène du magasin

Merci de tout cœur pour votre assistance milady. Vous m'avez sorti d'un terrible pétrin et je suis votre éternel débiteur.

Secouant simplement la tête de gauche à droite, Billie observa le sourire reconnaissant de son nouveau compagnon de déboire qui venait de s'adonner à une véritable leçon mortelle d'escrime. Cet instant était sorti d'un tout autre temps avait-elle pensé sur l'instant, de quoi donner un peu de sourire à la jeune femme dont l'esprit s'éloigner durant quelque seconde du chaos.

« Une vie pour des centaines d'autres sauvés. Vous êtes un être à préserver, vos connaissances sont capables de sauver tant de gens. Si je n'avais pas fait cela, j'aurai condamné à mort d'autres personnes. » Fit-elle en laissant tomber le morceau de verre au sol. « Je préfère avoir leurs sangs sur mes mains que celui des innocents. »

Billie se rappela alors, qu'elle avait celui d'une pauvre gamine qui ne voulait plus s'éclipser de sa peau. Elle aurait beau laver ses mains, les frotter à sang que rien ne parviendra à effacer son acte et ce, même si c'était pour sauver la fillette d'une punition pire que la mort.

Capitaine de l'équipe d'escrime d'Oxford. Je vais taire l'année de ma promotion, car je crois que vous allez me trouver encore plus vieux que je le suis Billie.

« Mon père disait qu'on est vieux que lorsqu'on veut l'être. Ce n'est qu'un mot rien de plus... Mais, je dois avouer que votre aisance m'a vraiment surprise, j'avais l'impression de voir un homme de l'époque victorienne devant moi, il ne vous manquait plus qu'une cape de haute facture et d'un haut de forme coiffant votre jolie tête. » Elle lui fit un clin d'œil amusé alors, qu'elle sursauta sur place sous une douleur qui apparut dans une sorte de décharge qui serpenta tout son corps sur l'instant. Elle aurait pu se plaindre, mais non. Elle préféra grincer des dents que se laisser aller.

Je peux vous escorter hors de cet endroit. J'habite dans les environs. Nous pourrons surement trouver le moyen de locomotion de nos agresseurs et l'utiliser à notre avantage avant que les cannibales du quartier ne viennent découvrir la cause du raffut. ... Tenez un petit gage de mon appréciation. Une personne débrouillarde comme vous pourra trouver une utilité pratique pour ces clous. Je n'ai que faire de cet objet. J'ai ma canne-épée. Et je suis très fidèle à mes habitudes.

« Ce n'est pas la peine, j'ai une moto qui m'attend bien sagement. » Elle sourit en se laissant glisser vers le sol tandis que le doc lui tendait quelques clous trouvés sur l'un des corps. Ce qu'elle pouvait en faire pour le moment, la jeune femme l'ignorait encore, mais la texane finira bien pas trouver un jour, sait-on jamais.

Étonnée quelque peu par son geste, Billie laissa Alair regarder sa blessure. Ce n'était qu'une égratignure , mais des soins seraient les bienvenus, cela en était sûr. Elle sourit à ce dernier, assez attendrit par la gentillesse et la politesse qu'il déployait à son égard. Elle, une pauvre texane solitaire qui parfois ne voulait pas aligner trois mots à la suite, mais qui laissait aller rapidement à la conversation avec lui.

Je vais vous soigner avec grand plaisir quand nous aurons un répit ma chère Billie. Je crois que nous devons filer à l'Anglaise. À moins que vous avez autres courses à faire dans le coin.

« C'est gentil... Mais avant,je vous emmène sur mon destrier de métal pour nous emmener loin d'ici. » Billie avait bien remarquer que ce combat ne l'avait pas laissé sans fatigue, mais la politesse l'obligeait à ne rien dire.

C'est alors, qu'elle le conduisit à l'extérieur tout en faisant attention aux environs, mais l'on pouvait déjà entendre le chant des morts. Alors, rapidement, elle le guida vers son véhicule, qui à la simple vu donnait l'impression qu'il était prêt à vrombir pour accompagner ces choses errantes.

« Dépêchons-nous doc, je les entends arriver. » Déclara-t-elle en montant sur sa moto et sortant les clés de sa poche pour l'insérer et faire vivre l'engin de métal en attendant que le doc monte derrière elle. « Désolé, mais on n'a plus le temps pour fouiner leurs affaires... Si c'est pas nous, ça servira à d'autre. » Finit-elle par dire avant de démarrer et de rouler tranquillement. « Indiquez-moi la route à suivre. »

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Jeu 6 Avr - 6:14


Alair & Billie


Black Friday Sales

Je jette un œil à ma compagne d’infortune. Quelques petites lacérations à gauches et à droites. Des ecchymoses et une plaie assez inquiétantes me fit froncer les sourcils. Des signes de malnutritions se détaillaient sur le visage juvénile de la jeune femme et je me dis que je vais devoir jouer de finesse pour la convaincre de se mettre à l’ombre pendant quelques jours. Galamment je lui présente mon bras pour l’escorter à l’extérieur. Je sais je suis un dinosaure de bonne manière et surtout que je n’ai plus ma place dans ce monde en pleine évolution. Mais c’est la base de mon éducation, une extension de mon être et surtout une de mes facettes de ma personnalité. Digne d’un fidèle serviteur de Sa Majesté, je reste stoïque et de marbre quelques soit les circonstances. En sortant à l’extérieur je respire un grand bol d’air l’air vivifiant, même si les miasmes de la mort latente flotte ici et là. Après avoir presque suffoqué, et appris à respirer par la bouche et discuter en même temps, je peux qualifier l’atmosphère extérieure de sain et limpide. Mais déjà au loin le chant des nécrophages s’élève. Bizarrement je me revois à la fermeture des pubs de ma jeunesse. Quand les corps imbibé d’alcool que nous étions grognaient de désaccord quand le gérant rallumait les néons. Souvent j’ai dû enfouir mon visage dans le décolleté pour échapper à la lumière artificiel si cruel. C’était le bon temps et j’aimerais, si c’est possible, de pouvoir encore démontrer mon doigté légendaire et surtout mon expertise dans la bagatelle avant que la mort vienne chercher son dû. Je vous remercie ma chère Artémis. Je me vois mal faire du pouce avec ces cannibales qui me poursuivent. Pour votre peine vous êtes cordialement invité à prendre le thé avec ma assommante personne. Ou naturellement une des bières que j’ai dégoté. Je m’installe en arrière sur l’étroit siège de la moto et j’indique le chemin à la cowgirl sur sa monture d’acier.

De nouveau sentir le vent dans ma tignasse grisonnante me fait rêvasser à ma jeunesse doré. J’avais une rutilante BMW qui augmentait considérablement mon prestige de capitaine de l’équipe d’escrime d’Oxford. Le nombre de fois que j’ai flâné dans la campagne anglaise avec une belle amazone en selle derrière moi. Les fous rires et surtout les séances de parties de jambes en l’air sous le regard étonné et envieux des bovins dans les champs de blé. Je me souviens de cette aventure lorsqu’un taureau excité avait décidé de s’impliquer dans notre corps à corps torride. J’ai couru comme un fanatique de foot flambant nu dans le pré pour éloigner la bête de ma compagne qui s’époumonait. J’étais très bien placer pour affirmer qu’elle avait des poumons puissants et qu’elle pouvait aspirer une balle de golf par un boyau d’arrosage. Comme je n’avais pas de caleçon, j’ai eu quelques bleus sur mes cuisses à cause des rebonds des joyaux de la Couronne des Wakeman qui semblaient applaudir pour mon élan d’héroïsme. Enfin bref je m’auto administre une claque mentale pour me concentrer sur la route. Aussi songer à une partie de baseball avec le cercle de lecture de ma défunte tante, des dames fortes âgées, flambant nues pour éviter la levée de ma fierté Britannique. J’enserre avec douceur les hanches de ma jeune amie pour éviter de tomber sur le bitume.

Bientôt le refuge de mon groupe apparaît à l’horizon. J’indique le stationnement intérieur où repose ma Jeep. Aussitôt Barry, mon fidèle ami qui semble me couver encore plus qu’une poule son poussin, se pointe. J’enjambe la carrosserie de la moto et galamment je tends la main pour aider ma chère Billie. Le séduisant militaire, musculeux à souhait et aux traits harmonieux selon la gente féminine en pavoisons du refuge, m’interroge du regard. Je lui fais un sourire apaisant et surtout douceâtre. Mon cher Barry, je tiens à vous présenter Billie que j’ai surnommé Artémis. Elle m’a été d’un grand secours lors d’un affrontement épique contre deux rustres qui doivent être maintenant de la substance digestive de cannibales. Pour cela elle m’a reconnaissance éternelle. En parfait gentleman je lui prends la main et je lui fais un baisemain. J’entends l’éclaireur soupirer et rire d’une manière franche et honnête en souhaitant la bienvenue à ma chère compagne d’infortune. Il déclare qu’il va nettoyer le secteur et de son pas furtif il disparait en un clin d’œil. Ah ce cher Barry. Il s’est mis en tête d’être mon Beefeater attitré. J’apprécie ces efforts et il semble que je suis un des seuls qui n’est pas antisociale. Je laisse flotter un sourire pince-sans-rire et mon regard d’acier bleuté est espiègle comme celui d’un écolier turbulent. Il doit penser que je viens de la noblesse Anglaise ou bien il apprécie un peu trop les vieillards. Je me ressaisi et je redeviens stoïque, dégageant du flegme et de la classe à profusion dans mon maintien et surtout mon attitude. Je ne sais pas si vous avez rendez-vous autre part, mais j’aimerais vous compter comme une invitée privilégiée en ces lieux. Aussitôt je sors quelques arguments que je crois êtres bétons. Vous me ferez un plaisirs immense de prendre quelques jours de repos en sécurité avec nous. Soins, thé et nourriture inclus naturellement. Après les efforts que vous avez consenti pour m’aider à sortir de ce traquenard, ce sera un acompte minime sur mon ardoise à votre encontre. Je fais un sourire chaleureux. Vous aurez la lecture que vous voulez vu que nous sommes dans une bibliothèque. Et si j’ose m’avance, je vais pouvoir débattre avec vous sur les mythologies anciennes et autres sujets qui pourront nous passionner. Et dernier argument que je pourrais faire valoir et que vous pourrez rendre un vieux gentleman heureux si vous accepter sa proposition Milady. Je fais la révérence comme un majordome Anglais devant une lady en désignant l’entrée du refuge que je partage avec quelques personnes.



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Billie & Alair


Offrir la mort, c'est aussi choisir d'abandonner toute notion d'humanité durant l'espace d'un instant. On se transforme en un animal qui n'a pas la notion entre le bien et le mal, mais ne connaissant l'unique chose qui le rend aussi impulsif. L'envie de vivre et de défendre son territoire ou encore sa vie. Billie a pris une position des plus radicales quand tout a commencé à éclater. Celui d'agir de la manière qui lui semble la plus juste même si parfois elle paraît violente et effrayante. Qui pourrait se vanter d'entailler profondément une jugulaire par la simple envie d'offrir la mort et de risquer d'être coloré de pétales carmines ? Qui pourrait tuer sans avoir envie de vomir ces tripes offrant une autre odeur désagréable à un endroit sentant de putréfaction ou de nourriture périmée et grouillante d'asticots. En y pensant, comment la jeune femme a-t-elle pu respirer normalement sans avoir des hauts le cœur ? L'habitude sûrement et forte de ses expériences passées avec son père qui lui a appris comment survivre et s'habituer rapidement à toutes les situations qui peuvent se présenter devant vous. Réagir efficacement sans se poser davantage de questions qui pourraient fort bien vous être fatales. Peut-être pensez-vous que Billie ne connaît aucune peur, mais c'est faux ! A votre avis qu'est-ce qui pousse un homme ou une femme à s'adonner à un acte que ce dernier n'aurait pas commis en temps normal ? La peur ni plus ni moins. Sœur du courage, c'est aussi une essence suffisante pour nourrir votre adrénaline et faire fonctionner votre cerveau de manière à agir aussi instinctivement qu'une lionne lors d'une chasse.

S'habituer à un monde de chaos, c'est aussi savoir abandonner quelques petites choses de son ancienne vie. L'auteur que je suis, parle bien de ces notions de sympathie et d'humanité. On ne peut plus se dire qu'on peut se lier comme ça à une personne sans l'avoir observé un minimum. Nous n'avons qu'à donner l'exemple du doc Alair Wakeman qui a su faire naître une très nette sympathie de la jeune femme qui a été séduite par le comportement très gentleman de cet homme et qu'elle avait décidé de prendre sous sa coupe parce que ce dernier dégageait tout, mais pas de violence gratuite. En tout cas, pas comme Billie pouvait en être capable par moment. Puis, nous avons l'exemple de ces hommes à présent devenu à leur tour de la nourriture pour les asticots de cette grande surface autrefois réputé. Ils sont réduits à ce qu'ils sont devenus. A de la nuisance. Une viande dont s'habituerait ces choses errantes, mais qui ne pourront pas satisfaire leur faim insatiable.

En toute honnêteté, avoir tué ce zombie enfant a mieux su faire naître de la tristesse que de tuer ces derniers. Faire naître l'envie de tuer chez Billie, c'est automatiquement signer son arrêt de mort et le doc a dû se rendre compte qu'il ne fallait pas rire avec celle qu'il avait nommé Artémis qui, était loin de représenter au mieux la jeune femme. La déesse était encore trop positive pour exprimer au mieux comment l'on peut voir la jeune femme.

C'est sans un regard en arrière, que Billie mena le doc jusqu'à sa moto qui reposait au loin sur le parking dont le bruit du magasin avait su attirer quelques zombies ici et là. Ils prenaient vie comme des fleurs noires dans le jardin de l'enfer qui avait décidé de se poser sur terre et d'offrir le meilleur que le Diable possédait dans son royaume. Tranquillement, la jeune femme enfourcha sa beauté de métal devenu un peu comme son enfant envers qui elle éprouverait cent fois plus de tristesse si elle venait à la perdre sous une raison ou une autre.

Je vous remercie ma chère Artémis. Je me vois mal faire du pouce avec ces cannibales qui me poursuivent. Pour votre peine vous êtes cordialement invité à prendre le thé avec ma assommante personne. Ou naturellement une des bières que j'ai dégoté.

« Je ne vais pas refuser une si belle invitation doc. Mais dépêchez-vous, les soldes attirent un peu trop ces bouffeurs de chairs. »

Sans attendre, elle fit gronder l'engin de métal qui capturait les rayons du soleil de sa carapac noir et d'argent. Par quelques mouvements devenus une habitude depuis que tout ça avait commencé, la jeune femme se mit à rouler laissant le vent caresser sa peau et offrant quelques petites piqûres sous les blessures qui la recouvraient. D'autres dataient d'avant cette attaque tandis que certaine se révélait bien plus récente. Si Billie venait à fermer les yeux, elle aurait l'impression de chevaucher un des chevaux de son père galopant comme un bien heureux sur les hectares de terrains pour lesquels monsieur Drake a travailler d'arrache-pied pour s'affirmer en tant que propriétaire. Billie se souvient d'un homme travaillant plus que de passer son temps à profiter de ce qu'il possédait laissant le bon fonctionnement du ranch à son plus vieil ami. Jamais la jeune femme n'aurait pu se douter que les travailleurs étaient en fait des personnes rencontrées durant les missions de mercenaires de son père. Après tout, elle a toujours vécu avec le mensonge que c'était l'ouvrier d'un pétrolier ni plus ni moins. Comment aurait-elle pu remettre en cause la parole de son père alors, que lui-même a toujours détesté le mensonge. La vérité et l'honnête ont toujours été ce qu'il valorisait.

Reprenant contact avec la réalité, Billie suivit naturellement les indications données par le doc qui la menait tout droit vers l'endroit où il vivait. En fait, la jeune femme n'aurait jamais pensé à un endroit où vivait en groupe quelques personnes et en découvrant la tranquillité du terrain, elle en fut impressionnée. Voilà bien longtemps que celle-ci n'avait pas senti une telle atmosphère de simplicité et assez naïve en même temps. Mais, au fond, elle se soulagea de voir d'autres survivants, cela la poussait à croire que celle-ci n'était pas aussi seule qu'elle le pensait au final.

Mon cher Barry, je tiens à vous présenter Billie que j'ai surnommé Artémis. Elle m'a été d'un grand secours lors d'un affrontement épique contre deux rustres qui doivent être maintenant de la substance digestive de cannibales. Pour cela elle m'a reconnaissance éternelle.

Rompant le contact du moteur, la jeune femme laissa descendre son compagnon de route qui commença à faire les présentations avec un nouveau venu. Restant sur ses gardes malgré l'amitié que ressentait le doc envers ce dernier, il restait tout de même un étranger pour Billie. Après tout, le chaos ça vous change de manière radicale et parfois pas de la meilleure des façons. Billie en était un excellent exemple, ne se considérant que peu de chose par moment par sa façon d'agir et de ressentir les choses. Parfois, c'était comme si elle était vidée de toutes émotions et par moment ça la satisfaisait, grâce à ça, il n'y a plus d'impression de manque.

Ceci dit le baise main d'Alair, la mit un peu mal à l'aise. La texane a toujours été plus habitué à la rudesse des hommes et quasiment être victime de leur perversité que cela soit avant ou bien maintenant. Donc, ce style de comportement lui paraît comme irréel.

« Euh... Faut pas non plus exagérer doc. » Fit-elle simplement ayant un peu perdu ses mots face au doc et à cet homme qui se mit à rire sûrement habitué par la personnalité franche et en dehors du temps d'Alair. Elle se retint néanmoins de sourire lorsque ce dernier croisa son regard pour étirer ces lèvres et en lui souhaitant la bienvenue. La seule chose que la jeune femme fit, c'est un simplement hochement de la tête à son encontre pour ensuite le voir disparaître pour nettoyer le secteur.

Ah ce cher Barry. Il s'est mis en tête d'être mon Beefeater attitré. J'apprécie ces efforts et il semble que je suis un des seuls qui n'est pas antisociale.

« On le devient tous depuis que ça a commencé et ça fait du bien quand on rencontre des gens capables de sourire et de rire un peu. »

Il doit penser que je viens de la noblesse Anglaise ou bien il apprécie un peu trop les vieillards.

« Honnêtement, ça ne m'étonnerait pas si vous apparteniez à la noblesse. » Déclara-t-elle en arquant un sourcil et en esquissant un sourire amusé. « C'est que vous êtes encore plus une espèce en voie de disparition mon cher. » Déclara-t-elle taquine et en croisant ses bras sur sa poitrine.

Je ne sais pas si vous avez rendez-vous autre part, mais j'aimerais vous compter comme une invitée privilégiée en ces lieux.

Depuis si longtemps à vivre en solitaire, le fait de se retrouver entouré de tant de gens, ça a le don de vous freiner. C'est une chose que Billie a toujours désirer, mais y goûter pour ensuite devoir s'en séparer, cela lui sera difficile. Observant simplement l'endroit dont l'édifice était en vérité une bibliothèque, elle hésitait. Réfléchissait plus ou moins rapidement, mais une douleur vive sur sa côte la ramena à la réalité. Oh bien sûr, elle ne fit rien comprendre, mais intérieurement, la jeune femme se dit, que dans un état pareil, elle ne pouvait pas aller bien loin.

Vous me ferez un plaisirs immense de prendre quelques jours de repos en sécurité avec nous. Soins, thé et nourriture inclus naturellement. Après les efforts que vous avez consenti pour m'aider à sortir de ce traquenard, ce sera un acompte minime sur mon ardoise à votre encontre.

« Doc, vous n'avez aucune dette quelle qu'elle soit envers moi. » Dit-elle tout en se disant que l'avoir sauvé, lui permettait de rembourser sa propre dette après avoir tué des gens infectés pour la plupart, mais encore conscient de leur état d'humain. Mais, dans la tête de la jeune femme, ces derniers restaient des menaces probables et bien qu'elle se réconfortait en se disant qu'elle leur évitait d'atroce douleur et une errance injuste, il n'en restait pas moins que Billie était devenue une meurtrière. Tout au long de sa vie, la texane vivra avec le fait d'avoir joué à Dieu. Alors, sauver un homme aux connaissances qui peuvent servir tant de gens, c'est faire un peu acte de pénitence pour elle.

Vous aurez la lecture que vous voulez vu que nous sommes dans une bibliothèque. Et si j'ose m'avance, je vais pouvoir débattre avec vous sur les mythologies anciennes et autres sujets qui pourront nous passionner. Et dernier argument que je pourrais faire valoir et que vous pourrez rendre un vieux gentleman heureux si vous accepter sa proposition Milady.

« Vous n'allez pas me dire que vous vous sentez aussi seul dans un endroit avec tant de personne doc. » Le questionna-t-elle un peu étonnée par ces paroles. « Néanmoins, dans mon état, je pourrai pas aller très loin. Mais ce ne sera que pour quelque jour alors... » Main sur les côtes, la jeune femme se décide à avancer, le précédant de quelques pas. « Oh... Et personne ne m'attend, je survie seule depuis un long moment... » Déclara-t-elle simplement alors, qu'elle pénétrait dans ce haut lieu de connaissances en compagnie du doc et autant dire que son entrée se fit remarquer. Une femme en si mauvais état et armée comme elle pouvait faire naître crainte et méfiance et on peut ajouter que son regard froid et dur sur l'instant, plus par effort de cacher sa stupéfaction, n'engageait pas à la saluer. « Ça fait une éternité que j'ai pas senti le parfum des livres et de voir autant de gens... » Tristement, elle pensa à Sam et Maria qui auraient été heureux d'être ici, mais voilà, la vie ou la mort en a décidé autrement. Serrant des dents, la jeune femme se contente de se tourner vers Alair. « Après vous mon cher doc. »

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