Country Roads | PV : Robert Smith



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I walk a lonely road
Billie Drake
Matricule n°001
I walk a lonely road
Lun 6 Mar - 18:17



Billie & Robert


Telle une rivière de diamants aux teintes carmines, le flux vital perle le long de son bras pour atterrir sur les têtes des zombis qui avaient réussi à la poursuive jusqu'à sa cachette improvisé. La blessure cumulé à la fatigue n'offrait forcément pas l'énergie nécessaire pour prévoir une fuite quelconque. Comment est-ce que tout cela a débuté ? Elle ne le sait plus, mais la jeune femme met cela sur le compte de sa chance légendaire. Vous allez là, un parfait exemple de ce qu'a été sa vie. Elle ne tient plus qu'à un conduit d'aération dont la froideur apaise quelque peu la blessure faite au bas de son dos lors de sa chute et de ses quelques égratignures parsemant son corps comme des tatouages dont on reste peu fier. Elle ose observer et la vision de ce chant morbide ne faire qu'accentuer sa crainte de voir la fin de sa vie se présenter sous cette vague de mort. Allait-elle payer maintenant le prix de sa vie durant ce chaos. C'est le genre de pacte dont on ignore l'existence jusqu'à ce que vous avez l'impression que la Faucheuse se trouve non loin de vous et qu'elle danse joyeusement. Billie peut presque entendre les claquements des os qui s'entrechoquent les uns contre les autres. Quelle désagréable son, une disharmonie complète. Le genre qui fait naître des frissons sur tout votre corps et fait apparaître des nausées incontrôlables. A moins que ce soit simplement, le manque de sommeil, de nourriture, de putréfaction de ces corps qui s'agitent sous elle n'attendant qu'une chose, que le métal cède sous le poids de l'individu qui a osé s'y aventurer.

L'odeur est agressive et la vision est loin d'être belle à son regard. Que des corps qui ont été martelés par le temps et le sort ultime qui ont ouvert la porte de l'enfer pour ensuite traverser à la nage le styx pour revenir ici-bas afin de mener une guerre dont personne n'est conscient même pas ces derniers. Il y a une certaine pitié qui prend vie dans le cœur de la jeune femme, dernier cadeau d'une humanité cachée envers eux.

Il y a des moments où Billie se retrouve happée par une profonde lassitude concernant cette existence de survie continuelle qu'elle se doit d'affronter. Seule, sans appuie avec en tête une interrogation qui la mène vers une hantise qui toujours s'intensifie. Son père. Est-il encore en vie ? Est-il resté bien tranquille sur son pétrolier ou bien a-t-il écouté sa témérité partant à la recherche de sa fille quitte à mourir durant le trajet de ces recherches ? Bien que Billie se dit que la première option soit la plus sage, cette dernière sait par avance que les sursauts de sagesses ne font pas vraiment partie des Drake. C'était plutôt Sam qui en était pourvu. Lui qui trouvait toujours un dicton philosophique pour appuyer sa façon de voir ou de faire les choses. Cela pouvait sortir d'un peuple quelconque ou d'un personnage célèbre ou encore d'un film tout simplement.

Les Drake sont plus connus pour jouer d'instinct et de savoir quoi faire pour survivre dans un monde où les problèmes s'accumulent. Sauf qu'en cet instant, ce n'est pas un soucis qui la rend prisonnière, mais c'est plutôt la malchance qui s'acharne sur la pauvre. Blessée et épuisée, elle tente de piquer un somme, mais c'est loin d'être facile de fermer l'œil avec une berceuse de si mauvais goût.

« Bordel de merde ! Allez chercher de la bouffe ailleurs bande de trou du cul de l'enfer ! » Ragea-t-elle plus pour se persuader qu'elle soit encore capable d'une répartie même lorsqu'elle se trouve en danger. Mais, en même temps, ça fait du bien de sentir la douleur, cela nous conforte à l'idée que nous faisons toujours partis des vivants.

C'est une façon assez étrange de voir les choses, mais c'est ainsi que le fait la jeune femme alors, que son regard se porte sur son reflet déformé par le métal du conduit d'aération. Elle se demande encore comment, elle a pu s'y faufiler sans éprouver ni douleur et difficulté. L'adrénaline offre vraiment une force insoupçonné même quand on pense la route s'arrête là. Mais le désir propre de l'homme de fuir la mort restera vivace qu'importe l'instant. Rare sont ceux qui se résignent. Les faibles fuient tandis que les courageux affrontent.

Sa respiration se fait un peu plus calme après être parvenu à laisser son esprit galoper jusqu'à son Texas natal. Elle revoit encore les étalons se défouler sur les hectares de terrain appartenant à son père tandis qu'elle les observe de loin appréciant leurs robes se faire caresser par l'astre d'or. Sans s'en rendre compte, elle sourit et là voilà qu'elle fait quelque chose inattendue pour se détendre plus encore, mais aussi pour retrouver de l'énergie et ce, malgré les zombis affamés se trouvant en-dessous d'elle. Elle se met à chanter. La larme à l'œil, elle pense à son père qui la chantait venant lui-même de la Virginie. Sa chanson de cœur et qui parvenait à le calmer, héritage que la demoiselle continue par moment.

« Country roads, take me home
To the place I belong,
West Virginia,
Mountain mamma, take me home
Country roads... »


Refrain qui donne du baume au cœur. Formule magique qui donne un souvenir à la jeune femme. Mélancolique et nostalgique certes. Mais, son sourire est bien là, ce qui contraste avec une certaine furie avec ce qui se passe autour d'elle.


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Mar 7 Mar - 8:21

4 jours, 12 heure et 27 minute après la morsure au bras

Le colosse difforme ressemblait à cet instant à un chef de fanfare qui donnait le rythme à grand renfort de coup de marteau sur la tête de la hache d'incendie. Il était à la tête d'un cortège macabre qui accompagnait de leur voix grinçante la lente progression vers leur destin funeste. Un chœur de gémissements et de grognements laissant entrevoir la véritable nature des abominations sans âmes et de leur bestialité latente. Le soleil, camouflé presque totalement par des nuages menaçants, éclairait difficilement la ruelle que les pas pensant et gauche du géant tout de cuir vêtu empruntait. Les branches des arbres semblaient, pour l'intellect limité du mineur, à des monstres des contes de fée qui essayaient de l'agripper avec leurs doigts griffus. Mais dans cette vallée de la mort, Robert n'éprouvait aucune peur. Dans son subconscient, le mastodonte savait que la folie qu'il entreprenait était la seule solution envisageable. Il devait emmener les parodies de non-vie loin du refuge, de sa famille. Il savait qu'il allait mourir un jour ou l'autre, c'était la dette que tous devaient rembourser dès que la vie prenait possession de leur corps de chair. Mais si par son sacrifice il pouvait laisser ceux qui le méritaient de vivre un jour de plus, Robert payerait sa dette à la Faucheuse avec le sourire. C'était le destin de tous monstres de mourir pour permettre à des êtres divins de dispenser leurs lumières bienfaitrices de par le monde. Bobby ne servait réellement à rien. Elsa ne l'aimerait jamais car il n’était que la lie de l’humanité, les autres toléraient ses stupidités. Il aurait dû mourir à la place de Charlee et de bien d’autre, ces gens courageux qui pourraient apporter la rédemption dans ce monde infernale.

Le cœur transformé en charpie par les griffes de la déception, le puissant amour pour quelques âmes le faisaient battre encore. Un battement pour Santana et sa pureté d'ange de la compassion. Un battement pour Charlie, l'ange d'ivoire qui l'aimait comme un frère sans aucun égard pour son enveloppe charnelle repoussante. Un battement pour Elsa, celle qui lui avait offert cette étreinte d’amitié. Un chant triste comme les pierres, annonciateur de la fin prématuré de cette âme si pur qui n'avait jamais connu l'amour véritable, s'échappa des lèvres exsangues de l'homme maintes fois brisé. Le rythme des armes improvisées qui s'entrechoquaient était maintenant lent, en diapason avec les battements de son cœur. Les goules tendaient leurs bras décharner pour frôler le col de la veste du géant, Robert ne fit qu'un pas plus gigantisme. Gravissant la petite pente pour rejoindre le site de construction, le colosse laissa couler quelques larmes. Il voulait tant revoir ses anges pour une dernière fois. S'excuser à l'hispanique de ne pas avoir tenu sa promesse d'être toujours à ses côtés. De protéger la jeune femme de son corps défendant. D'inonder d'amour la scientifique. C'était un hymne à ses anges présents et passés, une promesse que son âme débordante de bonté et de bienveillance sera toujours aux côtés des êtres divins qui avaient partagé la misérable existence de la bête de foire. Quelques pas et le mineur pourrait franchir le pont salutaire pour laisser les engeances démoniaques dans les profondeurs de la terre. Le plan pathétique du golem de chair fut couronné de succès. Les goules chutèrent dans le trou béant du site de construction. Les derniers gémissements s’estompèrent quand le dernier réceptacle sans âme tomba vers la seconde mort.

Le regard océanique se figea alors d'incompréhension. Une voix céleste, affaibli, chantait une douce mélopée. Levant la tête comme un limier cauchemardesque, Robert comprit que la voix venait d’un immeuble à proximité. Des conduits de ventilations pour être précis. Avec une vitesse que peu de gens pouvait soupçonner, le géant fonça vers le chant du cygne. Comme si c’était une sirène qui l’appelait et lui n’était qu’un matelot désireux de voir cette tentation avant de sombrer corps et âmes vers les abîmes de la mort. Défonçant proprement la porte, il vit un groupement de goules qui semblaient frénétiques par un goutèrent faible de fluide vitale qui tombait du plafond. Se tournant vers le regroupement d'ombres vacillantes qui commençaient à se tourner vers le buffet des plus appétissant qu’il était, Robert serra les dents. Il devait faire face aux mandibules gorgées de virus cannibalismes. Chaque créature sans âmes qu'il trancherait le fil de la non-vie avec sa hache sera une menace de moins contre sa famille d'adoption. Il était un mort en marche depuis le terrible baiser de sa nièce bien-aimée, cette marionnette déjantée de la Faucheuse. Laissant une fureur froide s'emparer de toute sa masse musculaire impressionnante, l'adrénaline courait à flot dans les veines du colosse balafré. Les feux de la rage illuminaient les yeux bleuté habituellement si doux de la bête. Serrant le manche de sa hache à s'en faire blanchir les jointures, Robert hurla son défi à la face du diable et de Dieu. Pour se donner du cœur au ventre, le berseker fonça comme un rhinocéros invisible dans le tas de monstres sans âme. Plusieurs boulèrent au sol, renverser par le soudaine déchainement de fureur. La voix rauques et tonitruante, semblable à un coup de tonnerre dans un ciel d'été, s'abattît sur les fils de la mort grimaçante. Un cri de guerre et de rage qui aurait fait peur à n’importe quel mortel.


Les premiers assaillants putrides vinrent alors tâter de la hache du monstre furibond qui ressemblait à cet instant à un titan qui balayait des simple mortels du sommet de sa montagne. Les deux minutes qui suivirent furent d'une violence inouï, membres et têtes furent projeter autour du colosse comme des offrandes sanglantes pour sa gloire combative. Continuant de grogner et de rugir sa haine des aberrations, rajoutant les noms de sa famille pour ne pas faiblir, le golem de chair était maintenant un phare aveuglant pour les goules des environ qui se pressaient vers cette source de bruit. Quelquefois des charognards réussirent à passer les arcs d'aciers de la machine combative et essayèrent de planter leurs mandibules pourrîtes dans les chairs de l'homme difforme. Mais les vêtements renforcés de kevlar encaissèrent les assauts des âmes en peines et épargnèrent de nouvelles blessures au géant balafré. Rugissant de dégoût et de fureur, le minotaure percuta alors les goules du poing ou du pied pour les faire chuter dans la sol pour les faire disparaître de la face du monde. Une danse macabre qui décida de la survie ou bien de la fatalité de Robert s'exécuta, les attaques tourbillonnaient sans cesses des deux côté. Un coup de feu se fit entendre et un zombie à moitié dévoré par ses semblables fut touché dans le dos. Bobby crut que c'était un allié, mais le projectile fatale lui était destiné.

Un tireur dément, venait d'entrer dans la danse. L'homme réganit en maître en haut de la structure laisser a l'abandon par des ouvriers d'un monde lointain. Le chasseur sans foi ni loi avait suivi la procession funèbre, bien décidé à ajouter le géant répugnant à son tableau de chasse morbide. Réajustant sa mire vers le combat inégal qui venait de réapparaître dans la luminosité balafre de ce jour tragique, l'agresseur des survivants des environs souriait sadiquement. Il voyait que le géant allait remporter contre toute attente son dernier carré contre la vigueur surnaturelle des morts-vivants. Il ne restait que deux ou trois créatures d'outre-tombe qui s'avançaient les bras tendus vers le mineur qui présentait des signes de fatigue de plus en plus prononcés. Robert ressemblait à un boucher dément avec tous les fluides corrompus dispenser sur ses habits anti-émeute. Sa hache était restée ficher dans le crâne d'un obèse morbide ressusciter et il maniait un marteau et un pied de biche pour affronter les dernières poches de résistances cadavériques…

L'index commençait à presser la gâchette, sinistre avertissement qui allait mettre fin à la seconde victime du tueur.

_________________

Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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Billie Drake
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Mer 8 Mar - 20:55



Billie & Robert


C'est étrange. Tout n'est plus qu'un silence insondable et sans fin. Billie a l'agréable impression de retourner sur sa terre natale en fermant les yeux oubliant ceux qui pullulent juste en dessous d'elle. Elle revoit ces belles prairies verdoyantes qui à chaque saison change la couleur de leur robe. C'est un instant hors du temps, complètement à l'opposée du chaos régnant. Un frisson la parcourt durant une seconde éphémère, mais ce n'est que la sensation du fluide carmin qui goutte vers le sol ne donnant que plus envie encore à ces choses de vouloir la dévorer. Comment peut-on finir en un monstre qui ne désire plus que de la chair humaine ? Comment peut-on poursuivre une si mauvaise évolution ? La jeune femme ne parvient pas à comprendre comment ce monde a-t-il pu tourner aussi soudainement. Comment peut-on finir du paradis à l'enfer. Oh bien sûr, le monde d'avant n'était pas parfait, mais il était cohérent. C'était une suite de données logiques d'une évolution sage et constante de l'homme et de ces créations. Est-ce que ce mal est le fait de l'homme ou bien simplement la vengeance de mère nature que l'homme n'a pas su respecter à sa juste valeur. Seuls, les animaux peuvent se retrouver chanceux d'échapper à ce mal et de savoir comment l'éviter. Comme la jeune femme peut les envier. Son père avait raison, ce qui survivra aux hommes, c'est l'animal de par sa sagesse. Il ne connaît ni vengeance ni mal, il agit selon son instinct tout simplement. Une chaîne alimentaire leur est donnée et les animaux la respectent depuis la nuit des temps si ce n'est plus.

De mémoire, Billie tente de dessiner les courbes des prairies. La fougue des chevaux les parcourant en hennissant de bonheur sous le regard émerveillé de la petite fille qu'elle fut et qui pouvait prétendre à autre chose qu'un lourd entraînement de son père. En cet instant, elle voudrait pleurer de cette nostalgie et cette mélancolique qui lui semblent un fardeau plutôt lourd tout autant qu'elle pourrait déverser ce salé sous les interrogations naissant dans sa tête et toutes concernant son père. Mais, elle n'y parvient pas. Par trois fois, elle a pleuré, la première à la mort de sa mère, la seconde à celle de ce bon vieux Sam et ensuite celle de Maria. Trop de larme en un temps si court ont à présent tarit son regard.

Quand ses paupières s'ouvrent à nouveau, c'est pour contempler le reflet déformé de son visage par le métal du conduit. Elle ignore en cet instant, si elle sourit, mais aussi étonnant que cela puisse paraître, chanter lui a fait le plus grand bien. Billie comprend à présent le pouvoir de cette mélodie sur l'âme et le cœur. Serrant les poings, la jeune femme s'encourage à bouger et à reprendre son chemin pour échapper à cette horde dont le chant des fait presque rageur et désireux d'elle. Comme si elle était devenue le sacrifice d'un rituel bien barbare.

Alors, que l'énergie lui revenait, par bribes certes, mais tout de même présente. Billie se servit de la moindre naissance de cette adrénaline salvatrice avant qu'un brouhaha chaotique ne vienne chatouiller son oreille. Pas de la meilleure façon, mais elle avoue en elle-même que la peur a pris vie. Curieuse, elle utilise un interstice pour observe ce qui se passe ou en partie. La scène paraît tellement surréaliste. Des cors qui tombent les uns après les autres, démembré par une rage folle et presque désespérée, celle-là même dont la jeune femme use par moment. Honnêtement, la logique lui disait de rester cachée et de ne rien faire de stupide. Mais, le métal ne fut pas d'accord avec elle et voilà qu'il se brise sous elle la faisant chuter sur un tas de corps en putréfaction qui ont déjà signé avec la faucheuse. Face à elle, une tête seule, ouvre et ferme sa bouche édentée comme si Billie allait se suicider d'elle-même se jetant dans la gueule du zombie.

Prenant appuie sur ses bras, elle observa la tête et manque même de rire de la situation. C'est assez fou, surtout les circonstances qui l'entourent en ce moment. Mais, Billie est folle du danger et de cette chance incroyable qui plane au-dessus de sa tête lui offrant ainsi le droit de voir un autre jour se lever à l'horizon, même si ses journées sont baignées de combats et d'horreurs qui se sont cumulés durant sa route.

Levant la tête, la jeune femme se bloque sur un mastodonte de chair et de sang et qui n'avait pas l'air infecté malgré les mouvements qui étaient siens. Malgré l'incohérence de ces derniers, il y résidait une certaine logique qui donnait la preuve suffisante que ce dernier pouvait être de son côté. Tout du moins ne serait-ce que pour un instant. Autant se servir de ce que la vie met sur votre route.

Cependant, le bruit reconnaissable d'un impact de balle résonne à l'oreille de la protégée de la faucheuse qui danse sûrement la gigue à travers ce carnage qui se déroulait et venant de cet homme. Bien plus grand que ne l'était son père, Billie se dit à cet instant qu'il y avait plus impression que Barney Drake. Prenant un buste qui traînait à terre pour s'en faire un bouclier, Billie tentait de regarder s'il y avait une échappatoire correct afin d'échapper au fou furieux qui s'en prenait au sauveur de la jeune femme. Même la pauvre se prenait des attaques, mais impossible de savoir d'où cela venait exactement. Au vu de l'endroit, il y avait beaucoup de point où le sniper pouvait se trouver.

C'est d'ailleurs que derrière une poutre qui s'était écroulée, Billie perçut une porte entre-ouverte et vu qu'il n'y avait pas des mains empressées qui tentaient de l'ouvrir, cela permit à la demoiselle de comprendre que c'était une bonne idée de sortir par-là.

Portant ses doigts à sa bouche, la jeune femme se mit à siffler pour attirer l'attention du géant dont elle ignorait le nom, alors au lieu de dire hey, elle préféra le baptiser sur l'instant. « Franky par ici ! » C'est vrai qu'elle ne pouvait pas trouver d'autre référence que celui de Frankenstein, mais ce n'était pas méchant, loin de là. La créature née de ce savant ne cherchait qu'une chose, vivre comme un être humain normal et avoir ce que tout le monde veut. De l'amour et l'acceptation des autres sur sa propre personne. En tout cas, c'est comme ça que Billie l'avait compris quand elle avait regardé un de ces multiples films qui ont été fait pour conter l'histoire du savant et de sa création.

« Si on dégage ça, on pourra sortir à l'opposé de ce taré de tireur qui ne pourra plus rien faire. » Elle remarqua qu'elle tenait toujours le bouclier zombie dans ses mains. D'un geste presque inhumain, elle s'en débarrassa comme un vulgaire déchet. Pour la demoiselle, ces choses ne méritaient plus de compassion de la part des non-infectés. C'était ces bouffeurs de chairs sans cervelles ou bien eux. Marche ou crève. Avance et ne te soucis plus de rien, même pas du restant de ton humanité.

« Tu penses que tu peux le bouger ? » Elle fait une légère grimace sous la douleur qu'elle ressent de ses diverses blessures. Portant un regard derrière le géant. « Ça serait bien que tu te bouges un peu parce qu'on a l'air d'un beau buffet à volonté l'ami. » Aucune peur dans son regard lorsqu'elle le pose sur le mastodonte. En même temps, Billie craignait peu de chose, bon un peu les zombies surtout les hordes parce qu'elle avait vu des choses pas très jolies, mais sa plus grande peur, elle ne préfère même pas y songer.

Elle ramasse une bar en fer et se met devant celui qu'elle avait affectueusement nommé Franky. « Je m'occupe de tes arrières t'en fais pas. » Un premier coup puissant est donné à la tête d'une de ces répugnances. L'adrénaline de la situation est assez suffisante pour permettre à la jeune femme de reprendre les armes et d'avoir envie de se sortir de ce beau et joyeux merdier. « Grouille ! Je vais pas tenir longtemps. »


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Jeu 9 Mar - 15:35

Un puissant coup de marteau arracha la mâchoire inférieure d’une abomination qui avait percé les défenses de plus en plus faible de la bête exténuée. Les mandibules gorgées du virus apocalyptique furent repoussées dans une gerbe de dents cariées, de cartilages et de fluides noirâtres. Se penchant un peu vers l’arrière, le colosse balafré donna un puissant coup de talon dans la cage thoracique de la goule ébranlée par le revers de l’arme de fortune. Le réceptacle pourrissant dont son âme immortelle avait été extraite de force chuta lourdement sur un tas de ses congénères trépassés sous la fureur du titan de chaire rapiécé. Aussitôt le sosie du monstre de Frankenstein bondit faire une attaque descendante effroyable sur le crâne du rôdeur qui gigotait pour se relever de peine et de misère. Dans l’esprit lent et pathétique de la chose à peine humaine, la chemise autre fois éventrée et le pantalon noir de la chose qui fut autrefois humains le désignèrent d’office comme un gardien de sécurité. Surement celui qui était en service sur le chantier. Le pied-de-biche en acier trempé résonna sur le béton, faisant son office sanglant en explosant comme une pastèque mûre la tête de la goule. Se relevant avec peine, Bobby coinça la tête de son arme dans la boucle du ceinturon du garde putréfié. Sous l’impulsion du moment, un éclat de clarté dans le tourbillon de la rage aveuglante qui le poussait à tenir debout ou la majorité des gens serait tombée de fatigue, le golem de chair décrocha la ceinture. Un éclat métallique dans l’étui latéral l’avertit de la présence de l’arme de service du mort. Le géant à l’arme de chair rapiécer aurait voulu continuer son investigation plus en avant, reconnaître par on ne sait quel miracle un revolver Smith and Wesson 986 doté d’un barillet de sept cartouches de calibre 9mm, mais plusieurs événements détourna son attention. Le conduit de ventilation, ou la mince bruine écarlate qui semblait avoir mis l’attroupement de goules en frénésie se fendirent littéralement pour laisser choir une femme au sol. Bobby vit pendant un bref instant un jeu d’ombres qui fit naître des ailes noirâtres dans le dos de la jeune femme ensanglante. Un peu comme si c’était un ange qui venait d’être déchu du Paradis pour aboutir au milieu des horreurs de ce second Enfer qu’était devenue la terre. Une addition simpliste se fit alors dans le subconscient de la bête de foire. Le chant divin, les paroles douces et tristes qui avaient eu l’effet d’un phare pour l’attirer dans ce lieu, et l’être céleste échouer sur le tas de cadavres sanguinolents ne devait être en fait que la même personne. Des ombres chancelantes et trébuchantes s’engouffrèrent par les fenêtres éclatées et la porte maintenant défoncées par les soins du colosse balafré. Mais ce qui fit bouillir le sang de l’homme difforme fut d’entendre par deux fois des claquements secs, annonciatrice de coups de feu d’une arme de fort calibre. Le premier projectile lui zébra le mollet, attisant la fureur du géant outragé. Il ne voulait qu’éliminer le maximum de menaces pestilentielles avant de mourir et un hurluberlu avait décidé de faire un trophée de sa tête en forme d’œuf. Le second tir percuta le béton tout près de la jambe de l’être de lumière qui saisit un torse démembré pour s’en faire un bouclier répugnant. Un peu comme un Hulk composé uniquement de fureur et de rage, le géant se tourna d’un coup vers les goules qui s’approchaient pour leur crier dessus, comme si l’intimidation de cette petite colline humaine fonctionnait sur des individus décervelés. Deux puissants coups, exutoires à sa frénésie temporaire, firent place nette autour de lui.

Un sifflement le fit alors bloquer un instant, la créature monstrueuse se demandant ce qui se passait. Pivotant son visage couvert de fluide noirâtre, dépecer et mettre en bouillie des corps boursouffler par la chaleur laissait des immondices sur les survivants, le regard océanique du mineur se focalisa sur l’ange tomber du ciel. Elle l’appela du nom de Frankie, le simpliste homme n’ayant pas fait le lien entre le monstre de Frankenstein et son apparence morbide, et désigna la porte d’acier bloqué par un lourd madrier de bois. Hochant la tête, le golem de chair passa tout près de la femme couverte de sang qui semblait souffrir le martyre. Serrant ses outils de morts à sa ceinture, faisant un collier absurde du ceinturon de cuir avec l’arme dans l’étui, il parla de sa voix éraillée et raque à souhait.

Robert- Je ne vous laisserais pas tomber… Euh…

L’empathique créature perçut alors un ressentiment favorable envers la jeune femme qui se débarrassait de son bouclier immonde pour prendre une barre de fer. Aucune peur, aucun dégoût dans son magnifique regard comparable à de l’onyx bronzé. Habituellement les gens ressentaient un malaise, une hostilité ou une frayeur en croisant l’erreur de la nature. Ce qui ne fit qu’accroître le prestige et le charisme phénoménal de l’ange déchu. Le géant au cœur parsemé de cicatrices à peine suturées plaça ses mains sous le lourd madrier. Les poignes immenses, rugueuses et torturées de cicatrices se transformèrent en pelles de déblayeuses. Le géant jeta ses forces dans ce combat de puissances brutes. Utilisant ses lombaires, ses jambes musculeuses et ses bras massifs se tendirent. Les veines se gonflèrent du cou de taureau du Minotaure sous l’effort épouvantable. Levant l’obstacle de quelques centimètres, un nouveau tir et un cri de guerre essoufflé le firent rugir en contrepartie. Tels un maelström, une tempête subite, l’adrénaline fit gonfler les muscles disproportionnés de l’homme difforme et l’exploit se produit. Dégageant le lourd madrier, Robert fit un demi-tour et vit que l’ange déchu commençait à se faire encercler. Un air mauvais, ressemblant pendant un bref instant à un démon des Abysses qui venaient de prendre forme matériel dans ce monde, le colosse balafré rougeaud fit deux pas vers l’arrière. Un cri d’avertissement, chargé de sollicitude et surtout d’une once de préoccupation, jaillit de la gorge immonde du monstre de foire.

Robert- ANGEL VA À LA PORTE!


Dès que la belle se décala des goules, la bête de cauchemar chargea vers les aberrations. Les quelques pas, jumeler par la masse imposante et la puissance brute de Bobby fit un effet de domino dans les rangs putrides ennemis. Les créatures peu agiles chutèrent les unes sur les autres pour former une boule de membres et de corps échevelé. Pour faire bonne mesure, le golem de chair lança le lourd renfort de bois sur les abominations couché au sol. Toutefois, il ne put fêter son petit triomphe. Un nouveau coup de feu et le mineur qui se fatiguait de plus en plus coururent vers la porte ouverte. Aussitôt que sa grande carcasse fut traversée, le battant se referma et aussitôt le colosse balafré plaça des matériaux de construction pour bloquer l’accès. La pièce était spacieuse, un peu comme un garage. Une petite fenêtre pour laisser filtrer un rayon salvateur de lumière. Aussitôt la transformation de la bête sanguinaire vers la timide créature se produisit. Partit la fureur, la rage. Le regard océanique de Robert n’était devenu que douceur, inquiétude et surtout sollicitude. Baissant les yeux à cause de sa frayeur d’être près des dames, le colosse laid se décala dans la pénombre pour ne pas effrayer davantage l’ange déchu. Ressayant de se ressaisir de la chute de l’adrénaline et de l’effort soutenu qu’il venait d’accomplir, Robert respira avec lenteur pour se détendre. Sortant une flasque argentée de sa poche de chemise, il la tendit de sa main tremblante vers la jeune femme. Le ton rocailleux, mais néanmoins doux et rempli de candeur s’éleva dans l’atmosphère de la pièce sûre.

Robert- Euh… Tenez c’est du moonshine que j’ai fait… Euh… Pommes et cannelles…Euh... J'ai aussi de l'eau... Euh… Désolé je ne suis pas Franky… Euh… Je n’ai pas rencontré de type avec ce nom. Mon nom est Robert ou Bobby… Euh… Les gens m’appellent souvent le monstre ou le con… Euh… Je n’aime pas trop les deux derniers.


Voyant que la jeune femme semblait être blessée, le colosse balafré fit pivoter son sac à dos sur son épaule pour le placer au sol. Mettant un genou à terre, il entreprise de farfouiller l’intérieur. Malgré ses propres souffrances, la bête laissa sa candeur surnaturelle et sa gentillesse habituelle émerger de sa carapace immonde.

Robert- Désolé je n’aime pas que les gens aient mal… Euh… Si j’avais pu être là j’aurais tout fait pour que n’ayez pas de bobos… Euh… J’ai une trousse de soins ici… Euh… J’ai l’air d’un monstre, mais je n’en suis pas un OK?

Rassemblant tout son courage, presque inexistant en présence des femmes, le monstre de foire osa poser une question.

Robert- C’est vous qui chantiez? Euh… Je croyais que c’était un ange… Euh… Belle voix…

Il espérait de tout cœur que l’ange à la voix si divine n’allait pas le rejeter et s’enfuir. Au moins le temps qu’elle puisse se servir dans le kit de premiers soins pour la soulager de ses maux. La fatigue et les blessures mineures reçues commençaient à élancer le mastodonte, mais il allait s’en occuper seul. À part des anges personne ne veut habituellement l’aider…

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Billie Drake
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Lun 13 Mar - 19:18



Billie & Robert


Cette violence se révèle être habituelle depuis un certain déjà. L'homme ne vivait plus que de coups et de sang. Une recherche constante d'une survie que l'on souhaite au creux de notre main avec une virulence parfois inouï. Billie en a fait sa religion depuis que tout s'est produit. Guerrière dans l'âme dont les mains sont devenues des armes, mais également une humanité qu'elle préserve pour ne pas devenir un être complètement sans cœur. La jeune femme ne souhaite pas marcher sur ce terrain-ci et il faut déployer une source considérable d'effort pour ne pas perdre totalement sa foi en l'être humain et on ne peut pas dire que la demoiselle ait rencontré que de bonne personne au cours de son voyage. Il y avait du bon et du mauvais comme partout, mais malheureusement les bonnes ont toujours une fin et on ne peut rien faire contre cela. On ne peut qu'avancer et voir ce que la vie nous réserve tout en tentant de garder ce talent qu'est de survivre. Faire marcher ses méninges même quand tout semble perdu. Ne pas hésiter quand une personne que vous connaissiez se présente à vous, mais plus aussi vivante que la dernière fois. C'est au milieu de ce marasme sanglant que la jeune femme doit contenir sa peur et se battre autant que son adrénaline le lui permet pour perverse non plus sa vie uniquement, mais aussi celle du mastodonte derrière elle et qui tentait de soulever un morceau de charpente qui avait décidé de se faire la malle en bloquant l'accès à une porte de sortie. Lui tentait de déployer tous les efforts nécessaires tandis que Billie contenait les attaquants ne répondant qu'à l'appel du sang. Cela la faisait sourire ce passage digne des plus mauvais films. Mais, de nos jours, c'était un acte habituel. Un geste répété encore et encore. Bien que lassé, cela ne se terminera jamais. Alors, elle fait face comme la jeune femme l'a toujours fait au cours de sa petite vie. Entre les mots et le sniper fou, la demoiselle ne savait plus ou donner de la tête, mais au moins cet ennemi aidait à tuer des zombies sûrement pour agrémenter son tableau de chasse, mais également assez stupide pour perdre des munitions qui se trouvent aujourd'hui être de véritable trésor pour les porteurs d'armes.

Le déferlement de violence dont faisait preuve Billie par soubresaut était d'une barbarie presque sans nom. Consciente de ce qu'elle pouvait montrer à son allié du moment, elle continuait tout de même pour que leurs vies à tout deux restent loin de toute infection ou encore un ticket allé pour le royaume des morts. Aucun des deux ne pouvaient se permettre cela. Donc, la barre de fer que la demoiselle avait trouvé sur place, lui servait d'arme éphémère, mais assez efficace pour exploser la boîte crânienne permettant un accès direct vers le cerveau afin de mettre un terme à cet organe qui semblait faire fonctionner ces choses comme le ferait un système informatique compliqué pour un logiciel internet.

ANGEL VA À LA PORTE!

Billie ne se retourna immédiatement. Ce n'était pas le genre de surnom auquel elle était habituée, mais quand elle comprit que le colosse de chair et de sang s'adressait à elle, la jeune femme finit par se retourner constatant que ce dernier venait d'avoir une idée en tête. Elle l'écouta et le vit charger comme un animal fou furieux vers ces choses qui ne devraient pas être de ce monde. Immédiatement, une sensation d'admiration prit vie dans l'être de la demoiselle qui le voyait s'occuper d'eux avec une facilité inouïe.

La notion devenant presque irréel durant cet instant. Le moment après, ils se retrouvaient tout deux en sécurité dans une sorte de hangar immense et assez effrayant. Épuisée, Billie se laissa choir sur le sol. Le sang gouttant encore et la faiblesse la gagnait. Sa respiration se faisant plus saccadée, elle tentait de garder les pieds dans la réalité pour ne pas s'évanouir. Cela faisait un moment qu'elle fuyait ne dormant que très peu et automatiquement, le corps sonnait son alarme pour rappeler qu'elle n'était qu'un être humain et que le repos était vital. Mais, tentez cette chose dans un monde où chaque seconde comptait.

Euh… Tenez c'est du moonshine que j'ai fait… Euh… Pommes et cannelles…Euh... J'ai aussi de l'eau... Euh… Désolé je ne suis pas Franky… Euh… Je n'ai pas rencontré de type avec ce nom. Mon nom est Robert ou Bobby… Euh… Les gens m'appellent souvent le monstre ou le con… Euh… Je n'aime pas trop les deux derniers.

Lentement, elle lève la tête pour observer au mieux la personne qui était venue à son aide. Autant dire que c'était le genre de personnage qu'on ne pouvait pas oublier tant le physique en était marquant. Immense, bien plus que ne l'était le père de la jeune femme et ce dernier était un géant dans son genre, mais moins que celui qui lui faisait face.

Billie décline le moonshine pensant que cet alcool ne lui ferait pas du bien dans son état.

« De l'eau... Je préfère. » Assez étonnant de sa part, alors qu'elle ne loupait pas une occasion de boire une bonne pression quand elle le pouvait. Tout du moins autrefois, car aujourd'hui, c'était une boisson plus que rare. « Bobby ? Mouais, j'préfère Franky, t'as le style de la créature du docteur Frankenstein. J'ai toujours eu une profonde empathie pour elle. » Elle s'installe un peu mieux prenant une profonde respiration. « Elle ne cherche qu'une vie simple et de l'amour de ces pairs. »

Fermant les yeux, Billie tentait de contrôlait la douleur qui la submergeait à nouveau. Elle tentait de faire l'effort mental nécessaire pour amoindrir ce qu'elle ressentait et de rendre ce qu'elle ressentait pour poursuivre sa route. Elle ne pouvait guère se permettre d'être dans un état aussi lamentable.

Désolé je n'aime pas que les gens aient mal… Euh… Si j'avais pu être là j'aurais tout fait pour que n'ayez pas de bobos… Euh… J'ai une trousse de soins ici… Euh… J'ai l'air d'un monstre, mais je n'en suis pas un OK?

Billie ouvre un peu les yeux et le regarde. Il semblait se justifier continuellement, s'excusant même de son apparence. Une chose que la jeune femme ne comprenait pas vraiment pour dire vrai.

« Est-ce que je t'ai traité de monstre ou bien ai-je eu peur de toi un seul instant ? » Elle pousse un long soupire en se redressant un peu. « J'ai déjà vu pire depuis que tout a commencé. Mais, si tu veux soigner ma blessure, je t'en serais reconnaissante... Vraiment... »

C'est vous qui chantiez? Euh… Je croyais que c'était un ange… Euh… Belle voix…

Billie esquisse un sourire. « Ouais... Cette chanson apaisait mon père, alors j'ai tenté d'en faire de même... Et ça a marché. » Elle se retourne pour soulever son haut montrant une trace sur le bas de son dos. Le genre de trace que l'on a quand on vous traîne de force sur le sol suivi par des bleus éparses ici et là. « Et apparemment, elle m'a aussi porté chance. Heureusement que t'es passé par là sinon j'étais condamnée l'ami. » Pour le rassurer de ce qu'il peut craindre face à son apparence, Billie pose une main sur son avant bras et le tapote doucement. « Si tu peux faire des premiers soins, vas-y. » Elle tend l'oreille et elle peut percevoir l'acharnement dérisoire de ces choses. « Pour le moment, on est tranquille, mais vaut mieux pas tenter le diable n'est-ce pas ? »


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Mer 22 Mar - 15:59

Le monstre de foire fit un petit sourire. Une grimace sur des lippes exsangues pour plusieurs, mais c’était en vérité une expression de bien-être et surtout de soulagement. La magnifique jeune femme, celle qui lui avait permis de se battre vaillamment à ses côtés, n’avait aucune once de méchanceté dans son regard noisette si saisissant. Elle lui avait touché l’avant-bras, ce membre immonde couvert de cicatrices qui avait reçu le baiser de la mort il y a quatre jours de ça. La brunette lui avait demandé de la soigner ses blessures de son dos qu’elle venait de découvrir sous le regard gêner de la créature. Tendant timidement une bouteille d’eau qu’il venait de repêcher des tréfonds de son sac à dos, l’homme difforme baissa un peu les yeux de honte. Malgré l’armée de goules qui tapait de toutes leurs forces impies au battant de la porte, des tirs d’une précision chirurgicale du tireur fou, de sa mort prochaine, Bobby avait encore honte de la chose pathétique et stupide qu’il était. Sortant sa trousse de premiers soins, le golem de chair se lava les mains avec une serviette désinfectant. Malgré ses carences intellectuelles et son manque de savoir en matière médicale, le mineur savait que le virus concocté par le diable en personne se transmettait par le sang et la salive. Déglutissant, les mains devenues moites et tremblantes à l’excès, la voix rauque s’éleva alors dans le brouhaha infernal qui semblait diriger par une main de maître par un maestro aliéné. Chaque mot était un appel à l’innocence, la douceur et la gentillesse qui semblaient être inconcevables de résider par un réceptacle de chair si monstrueux.

Robert- Euh… J’ai jamais touché une dame avant, tu sais… Euh… Les gens ne veulent pas que je les touche… Euh… J’aime bien Franky… Euh… Il était rejeté par les gens aussi comme moi? Ça te dérange que je t’appelle Angel? Car tu as une voix qui vient du ciel, j’en suis sûr… Euh… Aussi seulement les gens qui ont bon cœur comme toi acceptent que je sois près d'eux.

Respirant profondément, essayant de garder une certaine contenance qu’il avait perdue depuis l’instant ou la main sanglante, mais douce comme la soie, l’erreur de la nature essaya de soigner de peine et de misère la femme qu’il croyait d’origine céleste. Lorsque le désinfectant toucha la plaie ouverte de la brunette, celle-ci eut un mouvement de recul involontaire.

Robert- Je m’excuse… Euh… Je vais te mettre un truc blanc et ensuite une pommade pour les contu… Euh… Les con… Euh… Les marques bleues… Euh… Il t’est arrivé quoi au juste?

Tout en écoutant attentivement la divine apparition, le colosse balafré appliqua un pansement pour recouvrir les lèvres de la blessure. Ensuite comme promis une pommade à la senteur forte, musquée, mais agréable relaxa un peu les muscles crisper de l’ange. Les gestes peut sûr de l’homme difforme étaient certes maladroit, gauche. Mais la douceur, la légèreté et l’innocence de ce moment démontrèrent la grande sensibilité de la bête de foire. Il craignait de la blesser, de la répugner avec ses doigts ayant la circonférence d’une saucisse. Refermant la trousse d’urgence, le golem de chair replaça sur ses épaules massives son sac à dos. Se souvenant de son étrange collier, les paluches rugueuses à souhait et couvertes de scarifications causer par l’incompréhension des gens s’en saisirent pour le tendre avec délicatesse envers sa compagne d’infortune.

Robert- Tiens Angel… Euh… J’ai ramassé ça tout à l’heure… Euh… Doigts trop gros, mais toi ça va bien aller j’en suis sûr.

Le ceinturon de cuir changea de main et la brunette eut le plaisir de découvrir un revolver de calibre 9 mm à sept coups dans l’étui. Trois cartouches se trouvaient dans le barillet et sept autres munitions étaient insérées dans les ganses de transport. Une nouvelle fois la candeur et la gentillesse de l’être monstrueux venaient de surgir dans cet enfer que plusieurs avaient appelé la dure réalité. Se plaça à une distance que l’aura de douceur de l’ange déchu, la gargouille de granit à peine sculptés fit un petit sourire gêner.

Robert- Euh… Si ça te dérange pas j’aimerais bien rester un peu avec toi… Euh… T’aider, car tu es gentille et aussi m’assurer que personne ne te fasse du mal… Euh… On devrait partir. Mais avant pour énergie, car tu es fatigué non?


Le golem de chair hideux ouvrit alors sa main immense. À l’intérieur, similaire à un petit navire perdu au milieu d’une mer de chair sillonnée de cicatrices défensives, se trouvait l’une des dernières tablettes chocolatées de Robert. Véritables trésors d’une époque sur le déclin. Tout bonnement, laissant sa candeur unique et sa douceur de son âme lumineuse surgir de nouveau pour la laisser percevoir à l’ange par son regard océanique, Robert démontra sa grande humanité camouflé au sein de ce réceptacle honni de tous.

La porte commençait à se déformer par les coups des goules, être dotée d’une vigueur surnaturelle et d’une obstination implacables. Mais le sort semblait s’acharner sur le duo improbable. Sur le chemin qu’ils allaient emprunter étaient déjà occupés par un trio de tristes individus qui ne désiraient mettre la main sur leur proie qui s’était échappée de leur perversion et leur désir charnelle abominable…

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Billie Drake
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Sam 25 Mar - 17:28



Billie & Robert


On ne peut pas dire que la jeune femme soit sous son meilleur jour. Son adorable chance avait encore testé son besoin de survie et de ce fait, Billie avait fait des rencontres dont elle se serait bien passé. Le genre d'humain qui abuse de leur statut pour abuser des autres, mais aussi pour soumettre les autres à leur volonté. Tireur fou et tabasseur de première catégorie. Le genre à instaurer un jeu bien morbide pour le plaisir d'une chasse qui avait dépassé les limites de la normalité. Le genre de personne qui vous susurre odieusement à l'oreille que si vous parvenez à fuir, ils vous laisseraient alors vivre un peu plus dans l'apocalypse. Alors, que certains préfèrent ne plus bouger soit de peur ou bien parce qu'ils ne voyaient plus d'importance à la vie, Billie avait pris ses jambes à son coup pour survivre malgré les blessures que ces derniers lui avaient infligé sans aucune délicatesse. Le côté sauvage et combatif de la demoiselle avaient su animer le sadisme de ces quelques hommes complètement fous. Perdre contact avec la réalité est sûrement une maladie pire que la morsure parce que cette déconnexion subite vous conduit aux pires actes de barbarie qui puissent exister. Peut-être que ces hommes se trouvaient être de bonne personne autrefois ou bien étaient-ils simplement des fous furieux échappés de justesse d'une prison haute sécurité pour prendre part au carnage que la fin du monde a instauré petit à petit y trouvant au final leur compte. Un univers qui colle parfaitement à leur vision étriquée et vicié du monde qu'ils se dessinaient avant que tout ne dérape. Pourquoi le destin semble s'acharner sur la jeune femme qui ne demandait rien hormis survivre comme elle le pouvait avec cette putain de chance qui se faisait une catin bien horrible. Pardonnez cette vision plus que radical, mais la jeune femme ne pouvait en voir d'autre pour le moment.

- Euh… J'ai jamais touché une dame avant, tu sais… Euh… Les gens ne veulent pas que je les touche… Euh… J'aime bien Franky… Euh… Il était rejeté par les gens aussi comme moi? Ça te dérange que je t'appelle Angel? Car tu as une voix qui vient du ciel, j'en suis sûr… Euh… Aussi seulement les gens qui ont bon cœur comme toi acceptent que je sois près d'eux.

Tournant légèrement la tête vers Franky, Billie l'observe longuement se demandant pourquoi les gens devraient le fuir ? A dire A dire vrai, la jeune femme n'est pas facilement impressionnable surtout quand elle avait pour père un homme tout aussi grand et terrifiant que ne l'était celui qui se trouvait derrière elle et dont la timidité et le manque d'assurance rendaient plutôt adorable à son regard. D'un simple sourire, la demoiselle évita de trop le regarder pensant que cela pouvait ne le rendre plus nerveux encore.

« C'est gentil, mais les conduits d'aérations ont aidé à ce que ma voix ne soit pas trop mauvaise Franky. » Repensant au surnom que le mastodonte lui a donné, la jeune femme ne pouvait s'empêcher que la nommer ainsi insultait le peuple séraphin. En quoi était-elle un ange ? Elle se rapprochait bien plus d'un ange déchu qui n'éprouva aucune pitié quand la situation l'exige et qui n'éprouve pas d'hésitation quand il s'agit de tuer un enfant zombie. Après tout, n'avait-elle pas retiré la vie d'une petite fille qui a été mordu et qui avait rapidement souffert de son état changeant ? Billie n'avait pas éprouvé quoi que ce soit envers une fillette qui l'avait appelé maman. La demoiselle avait fait ce qui lui semblait le plus juste s'accordant alors de penser que sa décision a pu la libérer d'un état injuste et qui pourrait être mortel si jamais elle venait à lui faire à nouveau face.

« Crois-moi Franky, je n'ai absolument rien d'un ange. » Fit-elle simplement d'une voix calme et mesuré. « Mais bon, je vais pas t'empêcher de m'appeler comme ça. Mais, mon vrai nom c'est Billie. » Fit-elle en sursautant quand le désinfectant toucha sa blessure, le picotement fut autant soudain que désagréable. Son corps jugea bon de s'éloigner de l'objet de sa légère douleur.

- Je m'excuse… Euh… Je vais te mettre un truc blanc et ensuite une pommade pour les contu… Euh… Les con… Euh… Les marques bleues… Euh… Il t'est arrivé quoi au juste?

« Les contusions. » L'aida-t-elle avec un sourire attendrit. Cependant, son regard noircit lorsqu'il lui posa cette question, non contre lui, mais contre les responsables qui avaient osé s'amuser à la bousculer la blessant assez pour l'affaiblir et se demander si leur jeu sadique durera longtemps ajoutant un peu de piment à un pari fait entre eux. « Oh... L'histoire habituelle. Une bande de dégénéré qui joue à la chasse. Ils m'ont tabassé et blessé pour que leur chasse soit plus à leur goût encore, mais aussi pour voir si leur pari sur la durée de ma survie serait juste. Le gagnant remporte trois bières... Pff, ma survie vaut bien plus que trois bières d'une qualité merdique. »

Levant les bras, Billie permettait à Franky de lui mettre au mieux le bandage autour de sa taille. Mais, honnêtement, elle ne s'attendait pas à recevoir un agréable massage pour relaxer les muscles plus que noués de la jeune femme. Sans crainte ni dégoût, elle se laissa faire, de toute manière, pourquoi ne le laisserait-elle pas faire ? Son physique n'était pas une raison suffisante pour la jeune femme pour le pousser et l'insulter. Elle le voyait comme un allié qui est entré malgré lui dans un jeu sordide dans lequel Billie était devenue la proie. Un peu comme le colosse d'ailleurs. Billie s'était encore trouvé au mauvais endroit et au mauvais moment.

- Tiens Angel… Euh… J'ai ramassé ça tout à l'heure… Euh… Doigts trop gros, mais toi ça va bien aller j'en suis sûr.

Alors, que Billie se rhabillait se levant doucement pour arranger sa tenue réajustant doucement son sac à dos, la jeune femme se retourna pour découvrir un cadeau de la part du mastodonte. C'est pas le genre qu'on offre aussi facilement surtout quand le merdier du diable s'ancre toujours un peu plus sur la terre.

« T'es sérieux ? » S'étonna-t-elle tandis que son regard passait de l'arme à Franky sans comprendre pourquoi autant de générosité de sa part. Même s'il lui disait que ces doigts étaient trop gros pour manier cette arme, on ne donnait pas un trésor pareil sans raison. Cependant, il était compliqué de comprendre le mystère de ce geste dans le regard d'un être qui évite constamment votre regard par des élans de gêne incontrôlé. D'un mouvement doux, la jeune femme finit par prendre le ceinturon pour le passer autour de sa taille vérifiant le barillet et les balles à sa disposition autant dire que l'utilisation doit se faire avec prudence parce que c'est le genre de chose qui disparaît de votre stock parce que la notion des choses en pleine action en devient inexistante.

- Euh… Si ça te dérange pas j'aimerais bien rester un peu avec toi… Euh… T'aider, car tu es gentille et aussi m'assurer que personne ne te fasse du mal… Euh… On devrait partir. Mais avant pour énergie, car tu es fatigué non?

Posant sa main sur l'avant de Franky, Billie esquissa un sourire. « Cela serait un plaisir d'avoir un frère d'arme comme toi mon ami. » Devant une telle générosité, la jeune femme ne pouvait guère rester de glace. L'homme qui lui faisait face ne pouvait qu'être une personne de confiance dont le mot égoïsme ne pouvait pas faire partie de son vocabulaire alors, pourquoi se montrer sur la défensive et la froideur envers lui surtout quand il vient à lui tendre une barre chocolatée qui certes, ferait le plus grand bien à Billie, mais bien que fatigué, elle partagea la gourmandise avec son nouvel ami. « Tu l'es autant que moi alors, prend la moitié Franky. »

Entendant que les bruits se faisaient plus bruyants et impatients, Billie le chocolat dans sa bouche le laissant fondre sur la langue dégustant sans retenue cette saveur depuis si longtemps oublié. Ce n'est plus un mets que l'on retrouve à tous les coins de rue. Le parfum qui s'étend le long de sa gorge, lui rappelle ces soirs d'hiver passé devant la fenêtre avec une tasse de chocolat bien chaud et du marshmallow.

« Allons-y trouvons une sortie, avant que ça n'empire Franky. »

Il n'y en avait pas beaucoup des sorties, sauf celle où la porte était maltraitée par ces choses et l'autre qui pouvait tout droit à la gueule du loup. Le tireur était parvenu à les attirer dans son piège ficelé avec minutie. Ce terrain était le leur et on ne partait pas à la chasse sans connaître un minimum le terrain. Avançant tranquillement, avec l'arbalète entre ses mains, la jeune femme laissait son instinct s'élever autour d'elle. Tous ses sens étaient ébullition et elle ne souhaitait aucunement finir troué par des balles ou des coups de lames répétées.

« Faudrait trouver un plan. Parce que là, on est dans une merde pas possible. Derrière c'est les zombies et devant ce sont ces tarés. On doit absolument trouver de quoi faire une percée et redevenir les prédateurs l'ami. » Posant une main à sa taille, la jeune femme s'arrêta. « T'aurais pas une idée, parce que vu mon cerveau en ce moment, j'ai rien qui me vient à l'esprit Franky. »


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Mer 12 Avr - 2:59

Robert- D’accord Angel… Euh… On pourra trouver une sortie à l’arrière et ensuite prendre une bouche d'égout... Euh... J'ai été mineur dans le temps et je me retrouve toujours sous terre tu sais.

Les pas du duo résonnèrent sur le paquet de ciment. Les gémissements des goules et les tirs s’estompèrent graduellement. Bientôt ils apparurent à l’extérieur. Une petite cour clôturer ou de la machinerie lourde semblaient être à l’abandon depuis le début de cette folie. Les yeux de chacun, habitué à la nyctalopie du bâtiment de béton, furent éblouis quelques instants. Alors le regard noisette de l'ange, débordant de douceur comme celui du monstre, croisèrent un instant. Sans le savoir, la dame avait hypnotisé l'homme déformé. Il ne comprenait aucunement les sentiments qui l’envahir, mais la créature immonde ne voulait plus quitter la merveilleuse apparition. Comprenant le regard inquisiteur de la dame, Bobby pointa l’ensemble des maisons mobiles près d’eux. Le mineur aurait tellement voulu lui demander de venir habiter avec lui au laboratoire. Mais la gêne et le moment l’empêcha de la questionner. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, une grosse voix bourru et arrogante s’éleva dans leur dos.

Homme- Putain Tom, regarde-moi ce type !

Tom- Amazing. Le sosie de Frankenstein.

John- Bordel tu crois que je pourrais le descendre avec mon 9mm?


Sachant pertinemment de qui les hommes discutaient, le cœur du monstre de serra d’effroi. Il ne voulait pas se battre encore. Encore plus important, le mineur ne voulait pas que la rage le submerge devant l’ange de compassion. Celle-ci fit signe au colosse de continuer à marcher. De chercher le salut dans la fuite. Bobby pouvait sentir la détresse et la peur prendre d’assaut le magnifique visage de Billie. De la frayeur à l’état pur corrompait la pureté du regard de la divine apparition. À ce moment la rage commença à se former dans les tripes de la créature monstrueuse. Un calme olympien se déposa alors sur les épaules du mineur. Une petite part de son subconscient hurlait de s’enfuir, mais l’être primale emprisonner au tréfonds de l’âme du colosse ricana. En désespoir de cause, la main massive du géant se referma sur le morceau de chocolat qu’il n’avait pas encore mangé. Deux hommes dépassèrent le duo et s’interposa. Celui avec le pistolet se tenait un peu en retrait, désirant avoir une ligne de tir dégagé sur l’improbable duo. Voulant dire à Angel de s’enfuir, le phénomène de foire eut la surprise de sa vie. La frêle dame s’interposa entre l’erreur de la nature et les voyous. L’ange prenait la défense d’un monstre contre deux hommes. Totalement sous le choc, le colosse resta les bras ballant. La mâchoire du mineur ne put résister à la gravité et sa bouche s’ouvrit alors totalement.
Sur de leurs emprises et d’avoir la supériorité avec leurs armes, les voyous rigolèrent dans leurs barbes.

Homme- Naaan ça va pas être possible ça... Qu'est-ce que tu as dans la main Godzilla ?

L’être cauchemardesque était en plein bataille intérieur, revivant les tourments qu’il avait subis tout au long de sa vie. La rage continua de consumer la volonté de Robert, tel un incendie de forêt. La seule raison que le mastodonte n’avait pas encore laissé le dominion de son corps à l’esprit de vengeance qui coexistait dans son âme, ce fut de préserver la jeune femme. Billieavait tellement fait pour Robert en quelques minutes qu’il sut qu’il lui serait éternellement reconnaissant. L’ange avait dépassé le stade de l’apparence pour plonger son regard et mettre à nu l’âme de la bête. La divine apparition lui avait souri comme si Robert était un homme. Il ferma les yeux pour essayer de refouler la colère au plus profond de lui.

Robert- Du chocolat

Encore une fois la courageuse femme s'interposa entre la lie de l'humanité et les voyous. Le mineur n'avait jamais vu une telle dévotion envers l'être pitoyable qu'il était. Les seules personnes qui surpassèrent la ferveur de l'ange fut autrefois sa sœur et sa nièce. Repenser a sa famille dévorer par les abominations et revenu comme des Némésis pour la bête de foire pas à calmer la fureur grandissante en son sein. L'homme au sourire de chacal cracha alors vers la divine apparition une poignée de mots.

Tom- Et toi, t'as quoi dans ton sac ?

La magnifique apparition céleste souffla une réponse, laissant trahir son anxiété et son trouble. Une main vicieuse caressa sans gêne les formes de la jeune femme. Les yeux du paisible mineur s'écarquillèrent de stupeur et de rage. Le fier à bras avait osé toucher la gracile brunette. Cette dernière semblait pétrifier par la peur, telle une souris devant le regard hypnotiseur d’un cobra. Sans ménagement la brute enleva le sac à dos de l’ange. Le point de non-retour de la rage de l’homme déformé était près d’être atteint. Le regard bleuté, autrefois si pur et sans malice, brillaient maintenant d’un sombre avertissement. Les malabars, trop occupé à regarder leur butin, ne prirent guère garde à la paisible créature. Un de ces soi-disant prédateurs tendit alors la main vers le sac à dos de l’homme difforme.

Homme- Bon, toi la chose, tu peux dégager. Donne-moi ça d'abord.

Arrachant l’espoir de l’être à la carapace immonde, les voyons firent la première erreur de la rencontre. La seconde fut lorsque que le chef du duo s’approcha tel un loup de l’ange pétrifié. Une voix pleine de sous-entendu visqueux roula sur la langue fourche du déchet d’humanité.

Tom- Quant à toi, la pute… Je pense qu'on peut encore avoir besoin de toi. Finir ce que le boss avait commencer tu vois ce que je veux dire?

Quand le fier à bras s’approcha pour embrasser la jeune femme qui semblait pétrifié par la peur, Robert regarda le visage de celle-ci. Des larmes de frayeurs ou de rage coulaient tout doucement sur les joues de l’ange. Du sang brillait, petite goutte solitaire sur la lèvre pleine de Billie, dans les rayons du soleil. À cet instant précis Rober bascula vers le monstre qui sommeille en chaque individu. Mugissant tel un minotaure fonça directement sur un matador, la bête lança sa main ouverte vers le cou de Tom. Les doigts de sa main immense et rugueuse se transformèrent en serre. Agrippant le cou de l’être qui martyrisa l’ange. Une des seules personnes qui avait donné un peu de compassion à l’erreur de nature. Tirant violemment vers l’arrière, comme si l’agresseur de l’ange n’était qu’un enfant, le monstre de foire libéra la jeune femme de l’emprise de l’homme. Tom en fut estomaquer et il voulut user de son poing américain sur le faciès monstrueux de Robert. Sans laisser le temps de finir le mouvement, le mineur ferma son poing à s’en faire blanchir les jointures. Tel un boulet de canon organique, le poing vengeur percuta l’estomac de Tom. Celui-ci essaya de se plier en deux, mais le colosse tenait toujours l’homme par la peau du cou. Remontant subitement son coude, Robert fragilisa la mâchoire du malabar. Celui-ci roula des yeux et essaya de faire un jam de panique de sa main non armé. Encaissant sans broncher le coup mal placé, le géant lâcha le pathétique agresseur. Celui-ci tomba alors à genoux et leva la tête vers le mastodonte. Robert descendit un direct dévastateur sur la mâchoire patibulaire de l’homme, la cassa. Une gerbe de sang, de dents et de morve fit un arc à la sortie des lèvres de l’être vaincu. La brute tomba face contre terre, sonné pour le compte.

Se redressant, un coup de batte accueillit le colosse dans la base de son dos. Le coup fut amoindri par le sac à dos de l’erreur de la nature. Et le reste du coup dissiper par la rage et l’adrénaline qui curait dans les veines de l’être déformé. Bobby porta son attention vers le deuxième lascar. Heureusement qu’Angel ne put voir le visage du mastodonte à cet instant. Les traits atypiques du faciès monstrueux étaient décomposés par la fureur. Une rage scintillait dans les yeux de l’homme à la musculation impressionnante. Un maelstrom de de férocité et d’hydrophobie d’une telle intensité cuvaient dans l’âme du géant. Tellement puissantes que les effroyables tsunamis paraissant pour une simple tempête tropicale en comparaison. L’homme à la batte arma son coup, mais Bobby lança une main et stoppa net l’élan du costaud. L’agresseur avait la posture typique d’un cogneur de balle molle. Les jambes bien écartées. Il n’en valu pas plus pour que le genou du mineur soit tracter vers le haut. La largeur du genou, comparable au couvercle d’une marmite, ne laissa aucune chance à la zone sensible de l’homme. Celui-ci hurla d’une voix haut perché, vomit un peu et tomba à genoux. Tenant son précieux engin endolori dans ses mains, le malabar n’offrit aucune défense au coup de pied sur le côté de la tête. L’agresseur de l’ange et du monstre sombra dans l’inconscience. Les êtres à la réputation douteuse venaient d’apprendre une dure leçon. Il ne faut jamais troubler l’eau qui dort. Car on ne sait jamais quel monstre dort au fond.

Se tournant vers l’ange de la compassion, Robert ne vit pas le tireur qui reprenait une contenance après avoir assister à la raclée monumentale de ses compagnons de banditismes.. Sans le savoir, l’être monstrueux se couvert d’un manteau d’assurance et de calme. Le protecteur dit alors tout bas, presque en chuchotant.

Robert- Je suis désolé Billie… Euh… Je ne voulais pas qu’ils te font du mal… Euh… On doit bouger…

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Dim 30 Avr - 23:55



Billie & Robert


La vie actuelle a transformé les hommes en monstres. Nous ne parlons pas de ces êtres qui arpentent les routes en ces instants si sombres, mais bien de ceux qui sont encore de chairs et de sangs munis de leur esprit plus ou moins saints. Ceux qui ont encore le choix de choisir entre une bonne et une mauvaise action. Nous n'agissons plus que sous le coup de l'instinct, plus bas encore que l'animal qui agit de manière pondérée. Billie n'était plus que l'ombre d'elle-même par certain moment comme détaché de la réalité pour se murer derrière un bouclier loin de toutes les émotions qui ne seraient qu'un poids inutile pour les actions qu'elle doit accomplir. Des actions loin de la logique. Des actions que la loi ne peut plus punir parce que se sont devenus des gestes du quotidien pour survivre au milieu d'un cauchemars sans fin. Alors, quand elle fait face au sosie de Frankenstein qui pourtant, possède un cœur plus précieux que l'or, la jeune femme se sent à la fois dérouté, mais aussi plus proche de l'humanité qui s'est éteinte peu à peu, étouffé par la survie qu'elle doit préserver à tout prix. Cela faisait du bien de reprendre contact avec un peu de douceur et surtout un respect qui se lisait parfaitement sur les traits de Franky. La jeune femme ne pouvait s'empêcher de lui sourire malgré la crainte qu'elle lisait chez lui. Est-ce de par son apparence ? En toute honnêteté, il n'avait rien à craindre sur ce point étant donné que son père n'avait jamais eu une gueule d'ange et pourtant, elle se souvient nettement que ce dernier avait toujours eu beaucoup de succès envers la gente féminine. Le côté travailleur faisant sans doute son office autant que le salaire qu'il semblait se faire.

Laissant le chant des morts derrière eux, Billie suivit Franky, l'idée de trouver une autre sortie a su largement plaire à ce mastodonte. Mais, au fond, la jeune femme craignait un peu de rencontrer les hommes qu'elle fuyait plus tôt. Peur de ne pas se contrôler et de faire un nouveau massacre en utilisant l'énergie restante autant que son adrénaline qui lui donne des idées si barbares que la demoiselle peinait à se reconnaître parfois. Si elle devait se définir, Billie se considérerait comme un monstre agissant sous le contrôle de ses émotions et de son instinct de survie. Un peu comme un requin qui agit sous l'appel du sang.

Le chemin qu'ils arpentèrent semblait dénuer de toute vie, qu'elle soit morte ou vivante. Mais, ce ne fut qu'une brève illusion qui prit fin sous l'intonation de deux voix qui lui rappelèrent de mauvais souvenir. Les poing de la jeune femme se serrèrent si fort que ses phalanges devinrent blanches. Ses ongles s'ancrèrent dans les paumes de ses mains, mais pas au point de saigner. Voyant l'inaction de ces derniers, Billie fit un mouvement de tête à Franky pour l'inciter à continuer la route, chose qui n'était pas au goût des deux hommes qui agirent au quart de tour. Un soupire passa à travers les lèvres de la survivante qui les regarda avec un mépris si profond que cela en était surprenant. De la peur, il y en avait, mais plus parce qu'elle craignait de redevenir le monstre capable du pire et soyons honnêtes, la solitude munie à l'envie de vivre vous faisait faire les pires choses qui soient.

Par la suite, les choses semblaient se passer dans une autre réalité. Déconnecté par la blessure, la faim et le sang qui s'était échappé de ses blessures, Billie était devenue comme absente même lorsque l'homme la toucha. Elle se crispa un moment quand il appuya à l'endroit où elle avait mal. Et comme un loup blessé devient plus dangereux, Billie commença à montrer des signes d'agressivité.

- Et toi, t'as quoi dans ton sac ?

« Rien qui ne t'intéresse. » Fit-elle de manière sèche et ne laissant pas possibilité de réponse sauf bien entendu une nouvelle pression de ce dernier sur sa blessure. « Bâtard ! »

La suite ne fut pas au goût de Billie, loin de là même. La chose. La pute. Le vocabulaire n'était pas varié loin de là. Mais autant dire que Billie savait déjà ce que serait son avenir si elle venait à se faire capturer par le groupe de taré en question. Néanmoins, avant même qu'elle ne puisse réagir, ce fut Franky qui laissa aller sa colère. Apparemment, les insinuations ne lui ont guère plu et d'un côté c'était tant mieux, il évitait ainsi la réaction de Billie et le soucis qu'elle ne se blesse davantage. Stoïque la jeune femme regarda le spectacle tout en restant alerte à ce qui pouvait venir d'un coin de rue. Jamais encore, elle n'avait vu un tel déversement de colère de la part d'une autre personne qu'elle-même. C'était impressionnant de constater comment le caractère d'un être peut changer aussi rapidement. D'un coin de l'œil, elle observa encore et encore... Comme si cette scène sortait tout droit de son imagination, mais la jeune femme était bien consciente que Franky était devenu fou au moment même où l'homme l'avait touché, à croire que le colosse à l'âme adorable, souhaitait défendre un honneur bafoué.

Quand la vengeance se termina. Ce qui venait de se passer, pouvait clairement être qualifié de la sorte, Franky revint vers elle, du sang sur lui et la colère qui s'estompait de son visage comme si cette dernière n'avait jamais existé.

- Je suis désolé Billie… Euh… Je ne voulais pas qu'ils te font du mal… Euh… On doit bouger…

Un sourire éclaira les lèvres de la jeune femme. Cela faisait du bien de se sentir protéger et de ne plus être sur la défensive. « Ne t'excuse pas Franky... Au contraire, j'apprécie ton geste. » Fit-elle en posant sa main sur l'avant-bras immense de l'homme. « Allez partons... Avant que le sang n'attire ces choses. »

Les deux hommes étaient encore vivants, mais trop faible pour esquisser ne serait-ce qu'un mouvement. Billie les regarda un instant avec un air de mépris sur le visage et une certaine satisfaction du sort qui les attendait. On ne pouvait pas avoir une once de pitié pour des personnes qui abusaient de la faiblesse des autres et honnêtement, ce sort n'était que justice après ce qu'ils ont fait pour survivre.

Faisant volte-face, la jeune femme continua sa route doucement, une main sur son ventre qui la tiraillait. Elle titubait légèrement, mais ne se plaignait pas, au contraire, elle se montrait ironique et raillant de sa propre position. Sa bonne étoile lui permettait d'avoir de la chance, sans oublier de lui mettre des merdes une après l'autre pour avoir un peu de spectacle. Mais, on dit que ça ne pouvait que renforcer. En tout cas, c'est ce que son père ne cessait de lui répéter. A l'image du géant, Billie avait aussi quelques cicatrices à son effectif désormais.

« Bon Franky... Par où on va ? » Elle regarda le ciel. « Le soleil ne va pas tarder à se coucher et faut trouver un endroit pour la nuit. »


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Jeu 15 Juin - 10:12

Robert- Tu es une bonne personne Angel... Euh... Si tu as faim j'ai plein de truc dans mon sac... Euh... On se cache et on mange si ça te dérange pas...

Le colosse cauchemardesque avançait doucement en compagnie de l’ange guerrière au milieu des débris de ce monde en perdition. Hochant la tête avec douceur à la suggestion débordant de sens de l’être de lumière, le géant au cœur d’or pointa la fin de la ruelle. Au loin des hurlements d’effroi firent fermer les paupières de douleur la créature de foire. Empathique, Robert ressentait la souffrance et la peine des gens qui le considérait comme une chose pathétique à la carence intellectuelle. Le gladiateur apocalyptique n’avait jamais tué personne, de vivant du moins, ce qui devenait une rareté dans ce monde sans foi ni loi. Mais le chœur macabre semblait maintenant les entourer. Le Goliath regarda l’ange et celle-ci confirma les soupçons. C’est alors qu’une alarme antivol se fit entendre, appel strident à la horde en approche de converger vers une potentille source de protéine humaine ou animal. Des ombres chancelantes semblaient alors converger vers le duo improbable. Les phares d’une voiture indiquaient le combat pour la survie d’un garçonnet et de sa mère contre une multitude d’abominations décervelé. Le regard océanique de Robert se remplis de fureur quand il vu un homme se faire dévorer par des réceptacles sans âme. Le cri de frayeur du petit, appelant son père, fit surgir le protecteur, le combattant sans peur et briscard de la fin des temps.

Avalant la distance de ses enjambées titanesques, le colosse chargea dans cette bataille désespérée. Une lutte qui semblait inégale pour la survie de tout un chacun. Un chœur macabre agressait l’ouïe amoindrie du mineur difforme. Les zombies appelaient leurs semblables pour la curée. L’alarme de la voiture rajouta à l’urgence du quatuor de se regrouper, de souffler un peu. Laissant sa force phénoménale et sa corpulence grotesque faire place nette avec des coups de hache, le sang du géant ne fit qu’un tour. Il vit une vieille femme transformée en goule se rapprocher d’une ombre féminine. D’Angel qui semblait figé sur le coup par la terreur de la fin qui semblait inévitable. Sans y penser, le golem de chair lança sa main gantée dans la gueule ouverte du zombie. Celle-ci essaya de mordre, mais le gant résista et d’une puissante traction vers le bas, Robert arrache la mâchoire. La putréfaction avait grandement aidé à sa manœuvre risquée. Billie acheva alors la créature à la gueule béante. Rugissant comme un Minotaure, le géant difforme continua le carnage sans un regard en arrière. Voyant la berne, une idée d’une barricade de fortune se propulsa dans la tête du mineur.

Il s’arcbouta, les deux mains sur la paroi métallique de la benne à ordure sur roulette. Grognant sous l’effort qu’il devait déployer, Robert lançant toutes ses forces dans la bataille qu’il livrait contre l’inertie du contenant plein à rebord de détritus. Les veines de son cou de taureau se gonflèrent sous l’effort. Les muscles de ses bras et de ses jambes se transformèrent en pistons vivants. Le cœur immense, transformé en une sorte de moteur, pompait le fluide vital pour augmenter la puissance déjà phénoménale de l’homme. Dans un grincement rouillé, la berne se plaignit de ce traitement et les roues commencèrent à rouler péniblement. Un pas après l’autre, un petit miracle d’obstination et de résilience surhumain, Robert accomplit alors l’exploit de placer la berne pour en faire une barricade solide et totalement improvisée. Quand la tâche fut accomplie, le monstre de foire était en nage. Bobby soufflant comme un phoque qui venait de surgir des eaux putride de la mort rampante. Quelqu’un plaça des cales pour rendre immobile le contenant si imposant. Pointant un balcon à près de trois mètres du sol, où une échelle de secours semblait bloquer, le géant essoufflé et rougeaud parla de son ton rocailleux.

Robert- Euh… Je peux faire la courte échelle pour vous trois… Euh… Après vous pourrez m’envoyer l’échelle ?

C’était un ton doux d’où la gentillesse teintait chaque mot. Le regard océanique si humain et débordant de bonté de l’homme passa à tour de rôle sur chaque survivant. La mère et l’enfant regardait la main mordu, mais intact, du phénomène de foire. Aussitôt des coups se firent entendre sur la paroi métallique de la berne à rebuts. Plaçant son dos immense contre le mur de béton froid, sa hache dégoulinante de fluide noirâtre, le colosse balafré plaça ses mains en panier pour propulser les trois personnes en sécurité…

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Mer 19 Juil - 12:41



Billie & Robert


C'était odieux à penser, mais ce genre de hurlement strident, ne faisait plus rien à Billie. C'est le genre de chose que l'on ressentait quand les événements deviennent une habitude. Il n'y a pas un seul jour où des attaques de ce type ne se produise. Qu'importe le moment de la journée, c'était ainsi et l'on y pouvait rien. Les zombies continueront leur route tant qu'ils sentiront de la chair humaine et quand ce ne sera plus le cas, c'est qu'il n'y a plus personne sur terre et que le Diable a fait son office. La nature finira par reprendre pleinement ces droits et alors, nous ignorerons ce qui se produira. Y aura-t-il un paradis ou un enfer ou bien un purgatoire infini ? Que sait-on vraiment de l'après vie ? Si jamais, il n'y a plus une bonne âme pour tirer une balle dans la tête pour ne pas finir comme ces choses errantes et sans but. Billie poussa un soupire mental et ce serait bien passé de cette attaque avant de trouver un endroit pour la nuit. La jeune femme observa Franky qui semblait bien plus touché par la détresse des autres qu'elle ne pouvait l'être. Le monstre était où en vérité entre les deux personnes. Cet homme à ses côtés faisait montre de bien plus d'humanité qu'elle ne pouvait en avoir et c'est justement ce qui l'effrayait au plus point. Finir comme une vulgaire humaine ne vivant que d'égoïsme sans se soucier de qui que ce soit hormis sa personne. En voyant le reste de sa famille, surtout du côté de la mère, alors, on ne viendrait pas trop à se poser trop de questions tellement l'évidence était palpable comme une mauvaise énergie qui sortait peu à peu du corps et de laquelle il était facile de s'accaparer.

Quand une alarme de voiture s'étendit au quatre coins, la jeune femme serra les dents, consciente que les choses évoluaient de la mauvaise façon. Le bruit allait attirer trop de zombies et que pouvaient-ils faire seuls ? Surtout que la jeune femme était encore blessée et pas dans sa meilleure forme. Une douleur la relançait par moment et elle devait déployer une bonne partie de son énergie pour ne pas flancher sous le sang qu'elle a pu perdre jusqu'à maintenant. Néanmoins, Billie n'était pas le genre de femme à se laisser aller et elle n'a pas pu véritablement réfléchir quand le colosse à ses côtés décida de ravaler la distance de ces grands pas. Il marchait, mais la jeune femme était obligée de courir pour le rattraper alors que lui-même fonçait déjà sur ces choses pour sauver la vie d'une mère et de son fils. D'un simple coup d'œil, la texane put facilement voir le corps fraie d'un homme qui se faisait dévorer sous le regard apeuré de la mère et de son enfant. C'est triste à dire, mais les familles sont déchirées par la cruauté de ce monde. Tout est devenue aussi éphémère qu'un papillon venant de sortir de son cocon et les battements de ces ailes faisaient bien plus que provoquer une tornade. L'effet papillon paraît-il... Enfin un truc du genre.

Billie n'avait pas vraiment de temps pour songer à quoi que ce soit. Agir devient la seule voie acceptable et elle ne pouvait pas laisser Franky se débrouiller seul. Soupirant un instant devant l'impuissance qu'elle avait reconnu depuis sa blessure, la texane avança pour aider le géant dont le cœur était aussi précieux que l'or. Prenant une barre de fer non loin d'elle, elle donna un gros coup sur la tête d'une de ces choses qui s'apprêtaient à attaquer la mère et son gamin, trop apeurée pour faire quoi que ce soit. Ce comportement énerva un peu la jeune femme qui ne supportait pas des masses, les gens qui ne faisaient rien. Avec la rudesse qu'on lui connaissait, elle obligea la mère à se lever tout en lui donnant l'arme de fortune que la jeune femme avait trouvé un peu plus tôt.

« Si tu ne te bas pas... Ton fils et toi, vous ne connaîtrez jamais demain. » Fit-elle simplement en regardant la femme dans les yeux. Pour Billie, une mère était capable de tout, pour la texane, elle représentait une lionne gardant avec virulence ses lionceaux dont personne ne pouvait s'approcher au risque de se faire arracher un bras. Une mère... Ce simple mot pouvait défier toutes les statistiques que le plus grand mathématicien a pu calculer et le surprendre encore et encore. Une mère possède un pouvoir si grand. Une mère est dieu dans le regard de son enfant, c'est ce que le père de Billie lui a toujours dit pour que sa fille sache qui était sa mère et qu'il voulait qu'elle soit si un jour Billie le deviendrait à son tour. Mais, dans ce monde, la jeune femme a vite fait de privilégier la logique et de ne pas vouloir d'enfant. Que pouvait-elle lui offrir à part une course quotidienne pour la survie.

L'enfant se mit à alerter la solitaire en criant attention. Billie se retourna, mais déjà, la chose putride sautait presque sur elle pour dévorer la chair tentante de la blessée dont le sang pouvait encore se sentir. Une sauce des plus délicieuses pour cette vieille bique pourrit. La souffrance que ressentait Billie ne lui permettait pas de déployer la force nécessaire pour s'en sortir seule. Sans Franky et son action violente, elle serait probablement morte ou encore mordu. Mais, bien heureusement, ce dernier avait agit si vite qu'il empêcha le pire de se produire. C'est probablement cela, qui encouragea la mère à enfoncer son pieu de fer dans la tête d'une autre qui arrivait tandis que la texane prit son arme à feu pour tirer une balle dans la tête de celle qui avait bien failli signer sa fin.

« Et fais chier ! » Billie n'était pas une adepte d'arme à feu, mais elle n'avait pas eu le choix que de l'utiliser avant de la replacer dans son étui. C'était vraiment parce que la situation l'exigeait qu'elle avait gâché une balle et pour rien d'autre.

Pendant que Franky prouvait une nouvelle fois qu'il sortait de l'ordinaire en poussant une benne à ordure plein et dont le poids était aussi impressionnant que celui du mineur, Billie lui emprunta sa hache pour pouvoir le couvrir et aider la mère a tuer le plus de zombies possible afin de permettre à leur allié de créer une espèce de bouclier. Une chose est sûre, cet homme a de bonne idée même s'il s'exprimait de manière rudimentaire et plutôt intimidé.

C'est ainsi qu'ils finissaient dans une ruelle et en même temps que son ami, Billie vit l'échelle bloquée un peu plus haut et inconsciemment, cela lui rappelait une scène de Destination Finale. Un film qui a toujours su la faire rire et la dégoûter en même. Et pourtant, la texane avait fait et vu des choses bien pire que cela au cours de ces dernières années.

- Euh… Je peux faire la courte échelle pour vous trois… Euh… Après vous pourrez m'envoyer l'échelle ?

« D'abord, le petit et sa mère ! Je passerais en dernier et je t'enverrais l'échelle Franky. »

Pendant ce temps, la jeune femme tentait de faire reculer ces choses qui heureusement, étaient assez lentes pour leur permettre de se mettre en sécurité. Quand la mère et son enfant furent en sécurité, Billie prit appuie à son tour sur le colosse et se hissa jusqu'en haut. L'adrénaline de l'instant lui a permis d'oublier ne serait-ce qu'un instant la douleur et à force de gros coups de pieds, elle envoya l'échelle à son ami qui pourra les rejoindre.

En sécurité sur le toit, Billie se laissa tomber au sol et s'y allongea complètement épuisée et faible. Elle avait besoin de se reposer pour récupérer ne serait-ce qu'un peu d'énergie.

« Au final... C'était un jour normal... » Déclara-t-elle entre deux souffles. Qui pouvait la contredire. Depuis deux ans, les survivants ne vivaient que comme ça. Entre la peur et le besoin inlassable de voir l'aube se lever. Si Billie pouvait contempler le coucher du soleil, elle sentait qu'elle avait bien avancé et si le lendemain, elle pouvait voir un nouvel espoir se lever à l'horizon, alors, c'était encore mieux.

Néanmoins, maintenant que l'adrénaline était descendu d'un cran, elle entendit les pleures du jeune garçon et de la mère. Billie serra les poings parce qu'elle se sentait tout de même navrée que ces derniers aient perdu père et mari. C'était injuste, mais au moins, cet homme avait agi comme un héros pour son fils jusqu'au dernier moment et cela laissait une trace qui jamais ne s'effacera dans l'esprit de ce dernier. Peut-être grandira-t-il dans l'optique de faire pareil que ce dernier, protéger et aider les autres. Maintenant, il était l'homme et devait tout faire pour protéger sa mère.

Que pouvait-on dire dans de telle circonstance ? Cependant, quand elle ouvrit les yeux, la jeune femme se donna la force de se lever et d'aller voir où se trouve le corps de l'homme qui avait sacrifié sa vie pour les siens. C'est alors qu'un son sortit de la gorge de la texane et qu'elle entama amazing grace en l'honneur de ce dernier pour qu'il reste un héros à la mémoire de sa femme et de son fils. Billie ne pouvait s'empêcher de penser à son propre père qui aurait très certainement agit ainsi pour sauver sa fille. De toutes ses forces même si elles étaient maigres, la texane s'empêchait de verser des larmes.

La pureté de ces paroles qui ont toujours su faire vibrer son âme s'envolèrent prenant le pas sur le chant des morts qui semblaient s'évanouir à l'horizon. Elle n'avait peut-être pas une voix aussi belle que les grandes chanteuses d'avant, mais celle-ci n'était pas désagréable non plus. En tout cas, elle chantait avec son cœur même si elle n'avait pas connu le père du petit, elle pouvait nettement le connaître grâce au dernier acte fait sur cette terre.


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Mar 25 Juil - 6:12

Angel- D'abord, le petit et sa mère ! Je passerais en dernier et je t'enverrais l'échelle Franky.

L’air taciturne et résolut du monstre de foire répondit à la jeune femme à la peau d’ivoire et à la chevelure semblable au cuivre en fusion. Les mains en panier, le colosse déposa son dos immense sur le mur et propulsa littéralement les trois survivants vers le haut. Vers la sécurité et l’espérance d’être épargné par la marée déferlante d’abominations cannibales et putréfier qui cognait sur la barricade de fortune. La masse compressée de tant de corps commençait à faire vaciller le conteneur à déchet comme la houle berce un navire. Pendant un instant, qui pourrait durer une éternité dans le cas de figure ci-présent, l’esprit lent du géant pensa que l’échelle providentielle ne tomberait jamais. Que les humains allaient abandonner le monstre parmi ses semblables. Dans un grand fracas métallique, la benne à rebut fut bousculer par les goules et plusieurs d’entre elles s’étalèrent de tout leur long dans la ruelle remplis de fluides nauséabonds et de cadavres. Saisissant sa lourde hache, le mastodonte lança ses dernières forces dans la bataille à venir, bien décider d’en emmener le plus possible avec lui en enfer. Mais un glissement de métal fonçant un dépôt de rouille fit sursauter l’homme difforme et l’échelle de secours tomba près de lui. Sans demander son reste, Robert agrippa les barreaux et monta avec toute la célérité qu’il pouvait déployer. Il aurait pu jurer sentir des doigts glacé et décharnés lui frôler le cou. Même des ergots tranchants comme des rasoirs griffa sa botte dans un piètre tentative de faire basculer la chose immonde au milieu des fils de la Faucheuse qui pourraient se repaître de sa chaire honni de tous.

Rendu sur un toit plat, le géant eut un sourire de reconnaissance et de gratitude pour le trio de gens qui l’avait sorti de ce mauvais pas. Jetant un coup d’œil en bas, le mineur ne pouvait que discerner d’une forêt gémissante de membres ankylosés par la mort qui se tendaient vers le ciel pour demander une pitance sanglante. Traînant les pieds comme un ours savant, Bobby écouta les paroles de la brunette. L’alarme de voiture semblait être l’origine de ce chant de sirène qui attirait tous les charognards putrides des environs. Soulevant ses larges épaules en signe de résignation, le visage rougeaud du colosse recommençait à prendre son teint basané habituel. Déposant sa hache au sol, il ouvrit son sac à dos et trouva quatre contenants de fruits dans le sirop et sa gourde d’eau. Buvant une bonne rasade, Robert regarda les gens pris sur le toit. Son empathie surnaturelle semblait lui souffler que les trois personnes fussent des âmes remplis de bonté. Tout en ouvrant un pot de fruit, le géant englouti le contenu avidement. Ensuite en tendant l’eau et les trois autres conserves de ses mains immenses et tremblantes, le ton rocailleux et hésitant de l’homme flotta dans le chœur des damnés à leurs pieds.

Robert- Tenez madame… Euh… J’aurai voulu aider le monsieur…

Le garçon pleura de nouveau et le regard de la survivante se fit fuyant. C’est alors que le terrible constat frappa le colosse balafré avec la force dévastatrice d’un train lancé en pleine vitesse. Il était un monstre, une aberration sans nom pour le commun des mortels. Maintenant il se tenait près d’une veuve douloureusement éprouver et d’un enfant orphelin de père. Donc le mastodonte immonde rajoutait littéralement une nouvelle couche d’horreur pure à cette pauvre famille. Son regard océanique si pur et débordant de gentillesse se riva au sol de honte et ses épaules massives s’écroulèrent sous le poids de la douleur empathique et de la résignation. Doucement il se dirigea tristement vers l’ange qui s’était relevé du toit. Ce fut alors comme si les êtres célestes du paradis s’étaient concertés pour chanter avec la brunette que Robert avait surnommé Angel. Une voix sublime, ressemblante à celle d’une chute d’eau de montagne rebondissant sur les pierres polis du cours de la rivière. Délicatement, comme si un geste trop brusque de la part du géant au cœur d’or détruirait la voix magnifique de l’être de lumière, il déposa en offrande les fruits dans le sirop. Aussitôt il alla vers la porte pour se cacher dans la pénombre. Une fois sa laideur camouflé par la noirceur, il ne put s’empêcher de chanter sa peine et son désarroi. D’avoir rien pu faire pour sauver le père d’une famille maintenant déchirer. D’être un simplet doté d’un corps difforme et laid à souhait. Mais la pureté de son âme, la douceur de son cœur couvert de cicatrices et disposant des trésors de candeur fit naître une voix miraculeuse. Un don unique et impossible d’imaginer dans une chose immonde comme lui. Un chant d’une pureté cristalline, rauque et vibrante de sentiments refoulé, couvrit sans peine le chœur macabre des goules dotées d’un faim impie. Même les survivants éplorés sentirent leurs larmes se tarirent un peu pour écouter l’hommage à l’homme sacrifier. Quand les dernières notes moururent enfin le golem de chair se rendit compte de sa bévue. Sentant ses joues devenir chaudes à cause de sa timidité et sa gêne, le mineur chuchota quelques excuses de sa voix devenu synonyme de pierres qui s’entrechoquent furieusement.

Robert- Euh… Désolé… Je vais aller voir en bas pour un appartement… Euh… Pas rester dehors il va faire froid ok?

Après une inspection minutieuse d’un logement vide et sentant le refermer, le colosse balafré en armure hétéroclite alla chercher les survivants pour les mener à l’abri. Les deux chambres furent occupées par la femme et l’enfant et la seconde par Angel. Bobby déclara alors à la jeune femme qui devait avoir des origines célestes qu’il allait s’occuper de faire un repas avec ses provisions pour lui redonner des forces et soulager un peu la peine des gens. Dans un sens il se cachait encore des regards des humains, monstre misérable qu’il était…

Chant:
 

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Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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Billie Drake
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Mar 5 Sep - 10:55



Billie & Robert


Le constat était alarmant. Les rangs des morts grandissaient en nombre et les décès tombaient comme une pluie toxique sur le bitume. Billie ne pouvait que compatir à la tristesse de la femme et de son fils, il n'y avait pas pire au monde que de perdre un père et un époux. Surtout que ce dernier semblait avoir tout fait pour sauver sa famille. Même si la texane ne montrait pas plus d'humanité que cela par moment, il n'empêche qu'elle n'était pas dépourvu de sentiments. Oh bien sûr, son cœur pouvait souffrir au centuple de ce qui est normalement possible, mais la jeune femme sait parfaitement le cacher pour ne pas être trop écrasé par le poids de ses propres émotions qui pouvaient être déstabilisant tellement cela était par moment fulgurant voir même très explosif rendant paroles et gestes impulsifs à souhait. L'âme souffrant, elle chantait pour que le défunt puisse trouver un repos bien mérité. C'était un espoir certain que de croire que l'on pouvait rejoindre un monde meilleur. C'était d'ailleurs l'un des seuls points positifs de l'autre vie pour ceux qui y croyaient tout du moins. Billie se voyait plutôt en enfer parce que ce n'était pas la meilleure des personnes et que contrairement à ce géant dont le physique ne présageait rien de bon de prime abord était bien plus humain qu'elle ne pouvait l'être. Aurait-elle foncé pour aider ces pauvres gens au premier cri poussé par ces derniers. Peut-être bien que oui ou peut-être bien que non. On ne pouvait pas réfléchir après coup, c'est l'instinct qui agissait en premier sur le moment où les événements se présentent. Cette femme est tellement compliquée que cela ferait pleurer le plus dur des hommes. Il faut se rendre à l'évidence, la vie n'a pas été très sympathique avec elle autant avant que maintenant. Débrouillardise, survie et le moins possible de démonstration d'affection de la part de son père. Pas qu'il en était dépourvu, bien au contraire, il souhaitait simplement que sa fille soit du même alliage que lui. Ce n'est pas un mercenaire qui peut offrir une éducation des plus délicate, c'est pour cela qu'il avait compté sur Sam et Maria pour palier à cette dureté. Sa fille avait besoin d'un minimum de tendresse et si lui n'en était pas plus capable que cela alors, que peut-être d'autre le serait. C'est pour cela que la texane avait une réaction parfois étrange et disproportionné à bien des égards.

- Tenez madame… Euh… J'aurai voulu aider le monsieur…

Quand son regard se porta sur la mère et le fils, la peur et l'horreur s'inscrivirent sur leurs visages, ce qui blessa le pauvre géant qui tenta de s'effacer comme il le pouvait après offert un peu de nourriture à ceux qui avaient trop perdu en l'espace de quelques secondes. Cependant, comme touché elle-même, Billie ne pouvait pas cautionner le comportement de la femme envers quelqu'un qui s'est mis en danger pour les sauver. L'enfant, la texane pouvait encore le comprendre, mais pas venant d'un adulte qui devrait être capable de voir au-delà de l'aspect des êtres. D'ailleurs, Billie était de celle qui pensait que tout adulte se devait de savoir qu'une personne au physique agréable n'était pas forcément une bonne personne et vice versa. Elle-même en a fait les frais autrefois et pourtant ce n'était pas faute de savoir cette règle basique et élémentaire de survie. Autrefois, ce n'était pas aussi vital que cela ne pouvait l'être de nos jours.

Pauvre Franky, il doit en voir tellement à cause de son apparence et pourtant, chaque acte de ce dernier était fait avec le cœur. Une chose était sûre, il possédait une véritable générosité qui pourtant, était mort avec le monde depuis que le chaos a commencé. Oh nous n'allons pas dire que cela n'a jamais été le cas, mais avant que tout ceci ne débute réellement, il restait des êtres capables d'un tel élan du cœur, mais aujourd'hui, c'est comme si cela n'avait jamais existé.

De son coin d'ombre, la voix de Franky s'éleva et immédiatement, le regard de la texane changea de direction. De la vision de mort, elle se porta vers une vie bien triste, une offrande juste pour un homme qui aujourd'hui n'était plus. Est-ce que cette femme se rendait enfin compte de l'évidence ? Entre Franky et Billie, il n'y avait qu'un pas entre la générosité et l'inhumanité. Avec tout ça, la sauvageonne en avait presque oublié ses blessures et ces dernières la rappelèrent à l'ordre, mais elle n'en montra rien. De toute manière, cela ne sera ni les premières et ni les dernières. Billie avait déjà payé son abonnement pour cette année avec des bonus en perspective très certainement.

- Euh… Désolé… Je vais aller voir en bas pour un appartement… Euh… Pas rester dehors il va faire froid ok?

Tandis que Franky s'effaçait à la recherche d'un endroit pour passer la nuit, Billie en profita pour se rapprocher de la femme qui gardait encore ces distances avec celui qui leur avait sauvé la vie.

« Si c'était moi... » Fit-elle en s'étirant en grognant sous la douleur subite. « Je ne sais pas si j'aurai foncé tête baissée pour vous aider. »

Celle-ci la regarda, horrifiée par ses paroles. Haussant les épaules, la jeune femme lui fit comprendre que sa réaction ne lui faisait ni chaud ni froid. « A votre avis... Qui est le monstre, lui ou moi. » Déclara-t-elle en arquant un sourcil. « Celui à l'apparence peu amène ou bien moi... »

Billie n'était pas du genre à user de pincette pour parler aux gens surtout quand on blessait quelqu'un qui lui avait sauvé la vie. Franky venait d'entrer dans son cercle d'ami très restreint depuis le commencement du chaos. Quoi que avant, les amis, ce n'était pas trop ça, c'était plus des connaissances. Sauf pour ceux venant et travaillant dans le ranch de son père.

Quand Bobby revint avec la nouvelle qu'il a trouvé un logement pour les accueillir, tout le monde se mit à le suivre. Tout naturellement, la mère et le fils prirent une des chambres tandis que l'autre fut occupé par Billie. Comme à son habitude depuis leur rencontre, Franky s'effaçait disant même qu'il allait préparer le repas en usant de ce qu'il se trouvait dans son paquetage. Avec ça, si cette femme ne comprenait pas sa chance malgré son malheur alors, c'était qu'elle était vraiment conne.

S'approchant de Franky, la jeune femme s'installa sur le rebord de la fenêtre observant l'extérieur. Il y avait des morts qui continuaient leur marche funeste comme si de rien n'était. Fronçant les sourcils, Billie avait encore du mal à croire parfois que cette vie était à présent la leur. Il y a des moments où les rêves étaient si beaux que se réveiller était ne véritable horreur.

« Je ne sais pas si j'aurai pu faire comme toi. Foncer pour aider ces gens... Je suis moins gentille que toi Franky. Inhumaine, je dirai parfois... Égoïste et ayant peu de considération pour certaine personne. Je l'ai fait uniquement pour toi et peut-être pour le gamin, mais y a des fois où je me dis qu'il est plus humain de tuer un enfant que de le laisser vivre dans l'horreur. » Posant son regard sur le mastodonte, la jeune femme esquisse un léger sourire. « Je sais... C'est horrible de penser comme ça, mais... Survivre dans un monde pareil est-ce vraiment ce qu'il y a de meilleur pour eux ? J'en sais rien... » Elle pousse un long soupire. « C'est moi le monstre, elle devrait s'en rendre compte au lieu de porter un intérêt à ton physique. Depuis ce matin, j'ai pu largement constater quel ange tu es... Tu partages sans réfléchir, tu aides même si tu dois risquer ta propre vie. Tu es quelqu'un d'à part Franky... » Reportant son regard à la fenêtre. « Le genre de personne à vivre mille bonheurs.... Mais aussi ceux de qui ont abuse facilement. J'ai une dette envers toi... Crois-moi personne n'abusera de toi tant que je serai là. »

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Mar 19 Sep - 6:31

Le colosse balafré tournait la cuillère de bois dans le ragoût qu’il avait constitué avec quelques conserves de ses propres réserves. Demain il allait ramener Angel, la mère et l’enfant au laboratoire. Ces anges de lumières seront en sécurité derrière le béton armée et trouveront leur juste place parmi l’humanité. Quant à lui il irait rejoindre son chiot et essayerait de se faire oublier. D’être en première ligne en cas de danger pour prendre les risques au lieu d’une personne de valeur. Car c’était son lot d’être un phénomène de foire, une erreur de la nature qui devrait être effacé de la terre et des souvenirs. De nouveau il devient lunatique, son esprit pitoyable chevauchant sur les plaines arides de son intellect. Mais la sublime brunette, celle qui avait permis aux mains immenses et calleuses du gladiateur de l’apocalypse de la soigner, vit s’installer près de lui. Une voix musicale, semblable à l’eau de source qui frappe joyeusement les pierres polies d’un ruisseau, caressa l’ouïe amoindrit du mineur.

Angel- Je ne sais pas si j'aurai pu faire comme toi. Foncer pour aider ces gens... Je suis moins gentille que toi Franky. Inhumaine, je dirai parfois... Égoïste et ayant peu de considération pour certaine personne. Je l'ai fait uniquement pour toi et peut-être pour le gamin, mais y a des fois où je me dis qu'il est plus humain de tuer un enfant que de le laisser vivre dans l'horreur. Je sais... C'est horrible de penser comme ça, mais... Survivre dans un monde pareil est-ce vraiment ce qu'il y a de meilleur pour eux ? J'en sais rien... C'est moi le monstre, elle devrait s'en rendre compte au lieu de porter un intérêt à ton physique. Depuis ce matin, j'ai pu largement constater quel ange tu es... Tu partages sans réfléchir, tu aides même si tu dois risquer ta propre vie. Tu es quelqu'un d'à part Franky... Le genre de personne à vivre mille bonheurs.... Mais aussi ceux de qui ont abuse facilement. J'ai une dette envers toi... Crois-moi personne n'abusera de toi tant que je serai là.

À ce moment le regard bleuté du monstre de foire devint nostalgique et un mince sourire embellit quelque peu le faciès monstrueux camouflé dans l’ombre.  Tel un animal au caractère doux, mais qui a été battu par son ancien propriétaire, Bobby fit un pas hésitant vers la source lumineuse que représentait Angel. Un peu comme un papillon de nuit aux allures grotesques qui s’avance avec crainte vers la beauté absolue de la flamme d’une bougie solitaire, hypnotisé par sa fin prochaine.  Un autre pas gauche et hésitant du mineur l’emmena alors près de la démarcation de la clarté des flammes dansantes du foyer et l’obscurité de sa pitoyable cachette. Prenant un instant pour permettre à son esprit lent de bien décortiquer le flot de paroles de la bonté réincarné, Bobby avala sa salive. Son ton lent et trainant, aux mots à peine mâcher franchit alors les lèvres exsangues de la chose. Le regard qui scintillait au tréfonds du visage aux traits durs du massif homme n’était que pluie d’étoiles qu’on pouvait nommer sympathie, bonté, gentillesse et tendresse.

Bobby- Non tu n’es pas monstre mais Angel… Euh… Tu m’as souri et aider alors que beaucoup essaient de me faire mal… Euh… Pour enfants ils sont des lueurs pour demain… Euh… On doit les protéger tu sais…

Un sourire sincère s’afficha alors complètement sur le visage épanoui du mineur. Le mastodonte  éprouva un bien-être et une sécurité à cet instant qu’il n’avait jamais eu avec aucun étranger avant Billie. Devant l’innocence et la pureté de ce sourire, les gens auraient surement oublié l’ignoble apparence de la chose déformée. Les mots qui sortirent alors de la bouche aux dents mal alignées du monstre venaient directement du cœur, n’ayant pas pris la peine d’être consultés par l’esprit.

Robert-  Merci Angel pour les beaux mots. Personne à part ma nièce et ma sœur ne m’ont parlé de la sorte… Euh… Sandra aimait que je lui chante des chansons à l’hôpital… Euh elle aussi m’appelait son ang…

Le dernier mot refusa à cet instant de franchirent l’espace des lèvres qui venaient de se souder hermétiquement. De l’horreur pure venait d’éteindre la pureté des yeux du mineur et une tristesse affligeante tomba subitement sur ses larges épaules. Le regard dans la vague, Robert fut le seul qui put voir de nouveau la scène horrible qui fut le théâtre mortel de ses anges. Les yeux grands ouverts de sa nièce, figés dans la mort et accusateur. Les plaies horribles qui parcouraient le corps de l’adolescente et tout ce sang qui recouvrait une partie de la pièce et du mobilier. Frissonnant d’impuissance, une toux  soudaine vient alors à la rescousse de l’âme en perdition du colosse. Ramener brutalement dans ce présent sans pitié, ce moment qu’il sut qu’il ne pourrait plus entendre les doux rires de Sandra à part dans son imaginaire, le géant secoua sa tête en forme d’œuf. Sentant poindre des larmes à l’embrasure de ses yeux, le mastodonte les écrasa sans pitié de sa main immense et rugueuse.  Voyant une échappatoire sous la forme de la marmite de ragoût, le sosie de Frankenstein saisit le récipient. Fatalement ses pas devaient passer près de la douce dame et Robert fit son possible pour esquiver sa laideur à son regard si pur.  Mettant à la fois la marmite et la bouilloire qui reposait près du foyer sur la plaque de cuisson, le monstre de foire se dirigea alors de nouveau vers l’évier de la cuisine. Actionnant le robinet, Robert eut la joie de voir couler le liquide cristallin et frais qui était synonyme de vie.  Remplissant un verre, il le tendit alors en tremblant à la jeune femme. Des piètres mots d’excuse ricochèrent alors dans la bouche immonde de la bête déformée.

Robert- Désolé pour tout à l’heure… Euh… Souvent je me perds dans ma tête. Euh… Tout le monde dit que c’est vide dedans dans mon cas

Essayant de sourire de ce trait ironique fait à sa propre personne, le mastodonte continua avec une douceur et une sollicitude des plus touchantes.

Robert-  Tu devrais bien t’installer dans le fauteuil… Euh… Je peux aller chercher une autre couverture… Le repas va être bientôt prêt…


Rassemblant tout son courage défaillant, le monstre de foire demanda alors, la gêne transperçant aisément les mots qu’il prononça avec lenteur.

Robert- Tu me dois rien Angel tu sais … Euh… Tu m’as évité de me faire mordre par le méchant militaire… Euh… On s’est sauvé tous les deux… Tu as fait plus que la majorité des gens ont fait dans ma vie… Euh… Tu es très gentille même si tu le crois pas… Euh… Je peux le lire dans ton regard… Euh… Je suis anosmatique… Non embêter…Non empathique… Oui c’est ça… J’aime bien Franky… Mieux que le monstre de Frankenstein.

Maintenant le mineur allait retenir ce surnom toute sa vie et même au-delà. L’ange en face de la créature cauchemardesque ne semblait aucunement effrayé. Quelque parole s’éleva alors des lèvres pleines de Billie. Des mots pour certains, mais de l’apaisement à l’état pur pour la créature si souvent anéantie par des remarques. Mais comme d’habitude, les quelques phrases dites avec une sincérité touchante, avait plongé dans la confusion la bête de cirque. Robert n’avait retenu que deux mots clefs dans son subconscient lent à souhait. Que Angel adore le bagarre et qu’elle ne le croyait pas stupide le colosse comme la majorité des gens que Bobby avait rencontré. Mais au-delà des mots, c’était l’attitude de l’ange tombé du ciel qui frappa le plus l’homme déformé. Les sourires merveilleux et remplis de malice. Les regards débordant d’une tendresse et d’une gentillesse que le mineur ne croyait aucunement méritée. Les gestes tous en douceur comme si elle pensait que la misérable créature en face d’elle valait la peine d’autant d’effort. Deux petites voix, celle du doute et de la peur, ravagèrent les instants de purs bonheurs que le mastodonte vivait.

Ce que tu es stupide mon grand… Elle ne va que vouloir se servir de toi. Comme tous les autres…

Le doute creusa alors les traits atypiques du faciès monstrueux du sosie de Frankenstein. Tellement de gens avaient emprunté la voie de la bonté du géant pour l’escroquer. Pour lui demander de faire des choses horribles ou bien méchantes. Tout ça au nom de leur propre justice ou de leurs profits. La silhouette gracile de la dame fut alors découpée et Robert songea alors qu’elle n’était pas du même bois que les autres. Qu’elle n’était pas comme tous ceux qui n’avaient pourri sa vie de belles promesses! Avalant sa salive, l’humanité grandissante de l’homme massif chassa les doutes e sont esprit si lent. La forme vacillante de l’ange pivota pour faire face à l’erreur de la nature. Le cœur de Robert se lézarda d’une nouvelle cicatrice. L’empathique créature venait de recevoir de plein fouet le désespoir passager et les peurs de la divine apparition. Le premier geste qui traversa alors l’âme remplie de sollicitude de l’être difforme fut de serrer la gentillesse incarnée dans ses bras. Mais la gêne retient alors ce geste impulsif et surement dérisoire de la pathétique bête de foire. Essayant de restreindre son comportement de bon enfant, le colosse saisit alors le fauteuil. Ses mains immenses et rugueuses agrippèrent le lourd meuble et Bobby le souleva. Habituée à lever de lourdes charges, la puissante musculature de l’être difforme força à peine. Parcourant la distance le séparant de l’ange d’un pas de géant, Robert déposa le meuble près d’elle. Le sourire à la dentition mal aligné n’avait pas quitté le faciès monstrueux du monstre. Le regard bleuté du mineur, deux lacs d’eau purs rayonnaient d’une sollicitude débordante pour Billie.  Levant un index ayant la circonférence d’une saucisse, le phénomène de foire parle de son ton rauque et lent à la fois.

Robert- Tu ne veux pas d’assoir Angel… Euh… Tu dois te reposer… Je reviens…


Le golem de chair retourna à sa cuisson. Ses gestes pouvaient sembler un peu gauches pour le commun des mortels. Mais l’être difforme palliait à ce manque par une économie de geste digne d’un chirurgien.  Ensuite saisissant une cuillère de bois, Bobby se mit à brasser tout doucement le contenu de la marmite. Un fumet exquis fit presque saliver l’erreur de la nature.  Souriant bêtement, respectant une certaine distance entre lui et Billie, l’homme massif soupira. Il ne voulait en aucun cas corrompre l’aura de gentillesse qui se dégageait de l’ange. L’homme cauchemardesque n’osait pas s’approcher de la perfection en quelque sorte. Mais il songea aux enfants, à sa nièce et des fines rigoles d’eau salée voulurent s’échapper. Il revoyait Sandra qui la mordait, pâle copie de son ange qui avait trouvé les cieux. De honte il tourna le dos à Angel tout en se concentrant sur la marmite.

Le colosse brisé une nouvelle fois épongea les cuves des rides de son visage. Le mouchoir de tissu rouge s’imbiba presque à sa capacité maximale. À cet instant précis, ce moment figé dans le temps et la douleur, la volonté du monstre fut de mourir. Disparaître de la surface de cette terre qui fut si aride pour lui. De s’envoler vers ses anges et de sourire avec eux pour l’éternité.  Ces quelques instants où le lunatique personnage sombrait dans un genre de communion, ou le monde continuait de tourner sans le mastodonte.  Il était imperméable à toutes actions ou paroles venant de l’extérieur. Mais durant ces instants de détresse et de doute, deux anges accoururent.

L’être en perdition sentie alors des petits bras enlacés sa taille. Des bras fantomatiques certes, mais pour le géant c’était aussi réel que l’horreur qui rodait dans la ville  devenu maudite. Un corps frêle vient s’appuyer alors dans le dos de la chose. Une tête translucide, mais au contact si doux. Une douceur qui fit soupirer l’être immonde. Une voix céleste s’éleva alors pour caresser l’ouïe de Bobby. Des mots candides qui firent rouler une dernière larme solitaire. Celle-ci mourut alors à la commissure des lèvres exsangues du phénomène de foire.

Sandra- Oncle Bob. Je suis là tout va bien. Ne pense plus, comme ça je t’en prie… Ça me fait mal…

Un crissement de talon sur la céramique eut comme effet de faire ouvrir les yeux au colosse.  La seconde apparition divine venait d’entrer dans la scène. Le regard bleuté de la chose se posa de nouveau dans la dure réalité. Une réalité qu’il confondit alors le rêve devant les mouvements d’Angel. L’ange à la chevelure cuivrée venait de faire deux pas vers le géant déboussolé. La surprise et l’étonnement furent tels que la parodie d’humanité ne fit aucun geste. Robert était persuadé qu’il rêvait. Qu’une respiration suffirait pour éclater cette vision et le replonger dans le monde chaotique. D’une main tremblante, le mastodonte laissa la cuillère reposer dans la marmite. Dès que l’appendice du mineur fut libre, la main de l’être divin se posa sur celle-ci. Tous les muscles du corps déformé de Bobby se tétanisèrent de stupeur.  La douce voix de Billie s’éleva avec une tendresse que le mineur n’avait jamais éprouvée de la part d’une étrangère. Les syllabes caressèrent l’âme en miette de Robert. La compassion de la voix de la Texane fut comme un baume sur les plaies à vif du cœur de la chose.

Angel- Je suis la Franky…

Robert ne pouvait faire cesser le tremblement de sa lèvre inférieure devant ce prodige. Cet acte de pure compassion fut un choc pour l’être diminué toute sa vie. Un autre geste tendre vint alors supplanter celui qui venait de raviver la flamme de l’humanité. Cette flammèche qui menaçait de se faire souffler à tout moment. Un geste au moment si gracieux qui fit naître une image dans l’esprit lent de la chose. D’un papillon qui se posait avec délicatesse sur une fleur. Mais la fleur était un amalgame de laideurs des plus repoussantes. Robert ne pouvait plus remettre en cause la compassion et la gentillesse de l’ange déchu. C’était la première dame à s’approcher autant de l’erreur de la nature. À part naturellement de ses anges qui lui avaient été arrachés de la manière la plus sordide qui soit. Ce moment d’accalmie dans ce monde sans pitié semblait si irréel. Les deux êtres semblaient avoir leur accorder leur âme à cet instant. Mettre au diapason un lien qui allait surement survivre aux pires événements.  Le bien-être qui se dégageait à cet instant des deux anges, un translucide et une véritable, fit commettre un acte au mineur. Une action complètement hors de l’habitude de la chose. Un geste qu’il n’oserait même pas en rêve. L’immense main rugueuse du mineur s’éleva alors avec une douceur hypnotique. Comme si tout geste brusque de la bête avait pu effrayer la belle. Bobby recouvrit la main de Billie avec une hésitation des plus prononcée. Le mineur n’était qu’un passager pendant que le cœur agissait à la place de sa raison.  Une affection, une tendresse et une bienveillance se propagent de toute l’âme de l’homme massif. Une joie des plus merveilleuses se propagea sur le masque aux mille douleurs de l’être brisé. Un sourire fleuri dans le champ stérile qu’était le visage atypique du mastodonte. La laideur de la bête se mua en une beauté que peu de gens avaient assistée à ce jour. Un peu comme si l’humanité galopante de Bobby revenait alors au bercail. Comme si l’armure de peur et de tristesse de l’homme venait enfin d’être disloquée par l’arme la plus puissante qui soit. Un simple geste pour certain, mais un apaisement certain pour le colosse. L’être affreux n’était pas habituer d’être cerner  par tant de gentillesse. La voix fantomatique de Sandra s’éleva alors pour une dernière fois.

Sandra- Tu vois oncle Bob… La dame n’est pas comme les autres… Maintenant elle peut prendre nos places sur la terre pendant que tu es encore là. Je serais là si tu as besoin de moi… Je t’aime mon gros nounours.

La gorge serrée par l’émotion, Bobby le ne put qu’apprécier le contact divin des lèvres fantomatiques sur sa joue. L’être ignoble déclara alors d’une voix franche et si merveilleuse. On percevait aisément la gratitude et la gentillesse s’animer derrière cette phrase toute simple. S’adressant aux deux êtres divins dans la pièce, les mots à peine mâchés s’élevèrent comme une lyrique magnifique.

Robert- Merci de tout cœur…

Quelques questions brûlèrent la langue du mineur et il assembla son courage pour essayer de les formuler. Prenant une grande respiration et Bobby se décalant d’un pas de l’ange à la chevelure cuivrée. Le sourire toujours aussi bien accroché à son horrible faciès, le colosse se jeta à l’eau.

Robert- Tu as faim ? On doit s’approcher de la table…Euh… Tu n’as pas été dégouté de me toucher? Et je peux te demander t’où tu viens… AIE

Saisissant à la fois la marmite et la bouilloire chantante, l’être lunatique sursauta. Il avait oublié de mettre les mitaines contre les douloureuses  brulures. Un rire naïf et innocent fit écho dans le chalet. La bonne humeur de l’être inférieur était palpable. Mettant les protections de cuisson, il s’approcha de nouveau des couverts brulants.  Portant son nez par-dessus la marmite, il en humecta le fumet enivrant.

Robert- Heureusement que j’ai la peau aussi épaisse… Euh… Au menu du ragoût irlandais, du chocolat et ce que tu veux avec de l’eau chaude…Euh… Ça va ici ou on mange devant le foyer ? Euh je vais emmener des bols à la maman et l'enfant... Euh... Tu voudrais les emmener ou j'y vais? Veux pas les dégouter...


Un regard à la fois amusé et inquisiteur se refléta dans le regard bleuté si pur de la bête. Le mineur se sentait pour la première fois de sa vie en confiance avec un individu. Billie n’était plus une étrangère, mais une amie. Du fond de son cœur immense, il l’espérait avec ardeur…

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Dim 15 Oct - 14:51



Billie & Robert


Il y a des moments où Billie peut paraître froide et radicale, mais pour la jeune femme, c'est une forme d'humanité que de penser qu'un enfant valait mieux mort que en vie à devoir fuir ces choses et surtout à vivre dans la peur constante d'être mordu ou bien dévorer. Pire encore voir un membre de son entourage ou de sa famille se faire manger sous ces yeux innocents. En fait, elle préférait passer pour quelqu'un d'ignoble que de trop émotif parce qu'on ne la brusquait pas et encore moins on venait à abuser de cette part d'elle qu'elle sait si bien dissimuler à la face du monde. Après tout, c'est vrai, on s'en prend moins aux gens qui ne montrent rien de leurs émotions, qui restent stoïques sous ce qui se passe autour d'eux. Billie fait partie des chanceux qui ne pleurent pas pour un oui ou un non, car un sanglot pouvait mener vers la mort. Le moindre bruit émit par nos bouches peuvent attirer ces choses putrides qui gouvernent à présent cette bonne vieille terre. Pourquoi ! Qu'est-ce qui est coupable de ce changement ? Encore maintenant, la jeune femme se pose la question et ne fait que se torturer sous l'impossibilité de trouver une réponse satisfaisante. Elle sait l'essentiel, la base qui permet de survivre, mais pas le plus important. Beaucoup se disent à présent que le comment et le pourquoi sont inutiles, mais pas pour Billie.

Appuyée doucement sur cette vitre qui donnait sur la rue bondé de zombies, la texane se dit une nouvelle fois qu'elle avait échappé à la mort et en l'espace d'une journée. Sa douleur due à la blessure diminuait et revenait quand ça lui chantait, mais c'était à présent un peu plus supportable grâce aux soins donnés par Franky. Le pauvre, il ne semble pas à sa place, toujours à vouloir se cacher alors, que son physique a été formé pour qu'on lui donne toute notre attention et pas souvent la meilleure. En quelque sorte, Billie pouvait le comprendre, quand elle étudiait encore à l'université, celle-ci avait bien trop attiré l'attention avec son physique qui dénotait franchement de celui des geeks habituels. Elle ne s'en est pas plaint, en tout cas, pas jusqu'à ce qu'elle ne soit agressée et viré pour s'être défendu. Violemment certes, mais que pouvait-on face au fils d'un membre important de l'endroit, le genre de riche qui donnait pas mal d'argent pour entretenir l'endroit. Fils de riche probablement mort à ce jour et si jamais la Faucheuse n'a pas fait son œuvre et qu'il se trouve encore en vie, Billie serait capable de le tuer si elle venait à le voir au détour d'une ruelle. Sans explication, juste comme ça pour le plaisir. Croyez-l ou non, ne vous fiez pas à cette bouille d'ange que peut arborer la jeune femme, elle est autant dangereuse que ce virus qui fout la vie en l'air de bien des gens.

- Non tu n'es pas monstre mais Angel… Euh… Tu m'as souri et aider alors que beaucoup essaient de me faire mal… Euh… Pour enfants ils sont des lueurs pour demain… Euh… On doit les protéger tu sais…

« Tu ne sais rien de moi Franky... » Fit-elle dans un sourire. « Crois-moi, je suis capable de tellement pire. Il m'arrive d'être inhumaine et de ne pas survivre dans ce monde et pourtant... Quelque chose me pousse à me battre encore et encore parce que je fais partie de cette catégorie qui veut survivre à tout prix, même si parfois nos choix paraissent injustes pour des gens comme toi... »

Des gens bien trop gentils et que l'on écrase facilement dans le creux de la main. Même si les autres ne le voient pas, ce géant est un être à part et sa gentillesse est tellement palpable surtout dans sa manière de se conduire avec les autres. C'est pour cela que ces personnes se permettent de le traiter durement et de lui ordonner des choses parce que ce dernier pense que c'est normal. A cette pensée, la texane serre les poings, bien qu'elle soit une personne aux mœurs pas très clairs, elle n'en reste pas moins éprise d'une certaine justice et ce monde n'agissait pas ainsi envers ce pauvre Franky.

- Merci Angel pour les beaux mots. Personne à part ma nièce et ma sœur ne m'ont parlé de la sorte… Euh… Sandra aimait que je lui chante des chansons à l'hôpital… Euh elle aussi m'appelait son ang…

Un nouveau sourire apparaît sur le visage de la jeune femme. Elle peut nettement discerner l'affreuse douleur d'une perte qui doit faire souffrir ce pauvre gars. Elle se contente de l'observer en respectant le silence qu'il imposait poliement pour se recueillir envers les âmes de ces êtres disparus. Lors d'une seconde, la jeune femme se dit qu'un jour, elle devra s'accorder, tôt ou tard, une minute de silence en mémoire de son père. Disparu ou mort, elle ne le savait pas, mais ce qui était sûre et ce qu'elle pensait vraie, c'était que son père se trouvait perdu au milieu de l'océan, loin de tout cela et qu'il survivait comme il le pouvait. Après tout, ce dernier, en tant qu'ancien militaire, lui a enseigné tout ce qu'elle sait aujourd'hui. Au fond, elle espérait fortement que son père ait assez d'intelligence pour ne pas bouger de son paradis pour se joindre à l'enfer qui régnait sur la terre ferme.

- Désolé pour tout à l'heure… Euh… Souvent je me perds dans ma tête. Euh… Tout le monde dit que c'est vide dedans dans mon cas…

« Si tu t'y perds, c'est que c'est pas si vide que ça. » Fit-elle en prenant une gorgée d'eau du verre que lui a servi Franky. Honnêtement, elle ne comprenait pas pourquoi il se dévalorisait autant. On a vraiment dû lui faire de sale truc dans sa vie et voilà le résultat de la méchanceté qu'il a récolté malgré lui.

- Tu devrais bien t'installer dans le fauteuil… Euh… Je peux aller chercher une autre couverture… Le repas va être bientôt prêt…

« Non, c'est bon, ça ira... Mais souffle un peu, t'as bien le droit de te reposer, y a pas le feu tout de même. »

Pourquoi autant d'empressement, on ne peut pas dire qu'il avait un rendez-vous, peut-être avec la mort, mais si c'était le cas, la jeune femme ralentira l'échéance.

- Tu me dois rien Angel tu sais … Euh… Tu m'as évité de me faire mordre par le méchant militaire… Euh… On s'est sauvé tous les deux… Tu as fait plus que la majorité des gens ont fait dans ma vie… Euh… Tu es très gentille même si tu le crois pas… Euh… Je peux le lire dans ton regard… Euh… Je suis anosmatique… Non embêter…Non empathique… Oui c'est ça… J'aime bien Franky… Mieux que le monstre de Frankenstein.

Alors, qu'elle portait le verre à ses lèvres une nouvelle fois, Billie écouta le monologue de son nouvelle ami. Même si l'évidence porterait à croire que la texane se moque des autres, il n'en reste pas moins que la jeune femme analyse toutes choses et peut définir les éléments les plus importants sinon elle n'était pas été accepté dans la meilleure université.

« Le soucis, c'est que tout le monde perçoit la créature de Frankeinstein comme un monstre... Mais où est la monstruosité quand son plus grand désir est de mener une vie...Être aimé pour ce que l'on est... Pourvoir avoir des amis... Dans ce cas, nous sommes tous des monstres Franky. » Billie esquisse un sourire, voilà une éternité qu'elle n'avait pas aligné autant de mot. « L'histoire de Frankeinstein, c'est la limite de ce que peut faire un humain. De qui de l'homme ou de sa création est vraiment le monstre ? Moi, j'ai toujours ressenti une profonde sympathie pour la créature, son but, au début, était simplement d'être aimé autant par les autres que son créateur, mais ensuite, l'envie de se venger de son propre destin est venu à la charge. » Elle pose le verre et oblige Bobby à le regarder. « Alors, regarde-moi bien Franky et je ne me le répéterais pas... Tu n'es ni un monstre et tu n'es ni stupide... Tu es un homme qui a autant de droit que les survivants de ce monde. Si tu as survécu jusqu'à présent, c'est que tu as eu beaucoup de chance, mais tu as dû déployer beaucoup de force et d'ingéniosité... Penses-tu que quelqu'un de bête pourrait être capable de faire autant de prouesse que toi ? Médite un peu sur ça, mais si je t'entends encore te rabaisser comme tu le fais, je te gronderais... »

Il fallait bien commencer quelque part et la jeune femme devait agir ainsi avec lui. Comme une mère qui gronde son enfant à chaque fois qu'il fait une bêtise ou qu'il se rabaisse sans raison. Bobby n'a pas eu assez de personne pour le pousser au-delà de ses limites, il l'a sans doute fait seul durant une grande partie de sa vie et peut-être avec le soutien des personnes qui l'ont quitté comme sa sœur et sa nièce.

« N'oublie pas jamais ça Franky... Si Dieu a fait en sorte que tu sois sur terre, c'est pour une bonne raison... Comme dirait mon oncle Sam, peut-être qu'on ne voit jamais l'évidence quand Dieu s'y met, mais on sait une chose, c'est que tout le monde à sa place dans ce monde même cette foutue de mauvaise herbe qui empêche mes bégonias de s'épanouir. » Billie se met à sourire franchement en repensant à son oncle. Il lui manque, lui aurait peut-être su trouver les mots justes pour apaise un peu Franky, mais la jeune femme faisait avec ce qu'elle pouvait.

Encore une fois, sous sa gentillesse, le géant fuit. Est-il seulement mal à l'aise des mots qu'a pu dire Billie ? Elle n'en sait rien, mais une chose est sûre, l'homme n'est aucunement habitué à ce qu'on lui parle comme ça et autant le dire de suite, Billie n'est pas habitué à déverser autant de phrase dans une conversation. Ce fut le cas à l'université et pour un certain doc, mais plus depuis quelque temps.

Observant l'homme évoluer dans la cuisine comme perdu dans ces pensées et surtout dans un monde qui semblait le combler en quelque sorte. Inquiète, il faut l'avouer, Billie se lever malgré sa douleur qui s'éveillait quelque peu pour le rejoindre dans la cuisine et lui dire qu'elle était là en cas de besoin.

- Merci de tout cœur…

Un sourire se fait sur le visage de la jeune femme. « Pas de soucis Franky. »

- Tu as faim ? On doit s'approcher de la table…Euh… Tu n'as pas été dégouté de me toucher? Et je peux te demander t'où tu viens… AIE

« Tu rigoles ? Je pourrais avaler une vache à moi seule. » Fit-elle en riant légèrement. « Oula ça va ? » Elle vint vers lui pour lui prendre les mains et les mettre sous l'eau froide à une distance équivalant à 110 ou 15 centimètres à peu près. « Je viens du Texas... Je pensais qu'on le devinerait avec mon accent... » Fit-elle en souriant.

- Heureusement que j'ai la peau aussi épaisse… Euh… Au menu du ragoût irlandais, du chocolat et ce que tu veux avec de l'eau chaude…Euh… Ça va ici ou on mange devant le foyer ? Euh je vais emmener des bols à la maman et l'enfant... Euh... Tu voudrais les emmener ou j'y vais? Veux pas les dégouter...

« Tu es une véritable force de la nature Franky. » Elle libéra les mains du géant et les épongea comme le ferait une maman, même si c'était pas une envie de Billie de le devenir. Elle n'avait rien à offrir tout autant que ce monde d'ailleurs. « On mangera toi et moi bien au chaud. » Elle leva les yeux vers lui. « Et s'il te plaît arrête avec ça... Tu vas te montrer courageux et leur amener le repas, tu ne les dégoûteras pas. Souris et sois comme à ton habitude et ça se passera bien. »

Elle pousse un soupire.

« Je t'engueulerais autant de fois que tu te dévaloriseras si la douceur ça marche pas avec toi. J'ai l'air d'être dégoûté moi ? Mon père avait une sale gueule et il le disait, mais ça l'empêchait pas de séduire toutes les femmes qu'il croisait tu sais... Attend... » Elle sortit de sa poche une photo de son père et elle devant le ranch où il vivait. « Voilà mon père. Imagine 1m85 pour 83 kilos de muscles, un air qui, franchement, ne te donne pas envie de faire ami avec lui et pourtant, c'est le gars le plus fêtard et le plus sympa du Texas. Il est pas très démonstratif niveau sentiment, mais une merde et il répond présent. Alors, tu vois, sale gueule ou pas, ça ne définit pas la personne Franky. Alors bouge tes fesses et va servir la mère et son gosse, moi je t'attends. » Fit-elle alors, qu'elle alla s'installer sur le fauteuil.

© TITANIA

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Afterlife
Uh ... I think we have a problem the dead get up. Is there not a concern in the life cycle ? Fucking instead of amphetamines, he could not do better job, the bearded hippie from the top of his throne.©️lazare.
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