Country Roads | PV : Robert Smith

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Lun 6 Mar - 18:17



Billie & Robert


Telle une rivière de diamants aux teintes carmines, le flux vital perle le long de son bras pour atterrir sur les têtes des zombis qui avaient réussi à la poursuive jusqu'à sa cachette improvisé. La blessure cumulé à la fatigue n'offrait forcément pas l'énergie nécessaire pour prévoir une fuite quelconque. Comment est-ce que tout cela a débuté ? Elle ne le sait plus, mais la jeune femme met cela sur le compte de sa chance légendaire. Vous allez là, un parfait exemple de ce qu'a été sa vie. Elle ne tient plus qu'à un conduit d'aération dont la froideur apaise quelque peu la blessure faite au bas de son dos lors de sa chute et de ses quelques égratignures parsemant son corps comme des tatouages dont on reste peu fier. Elle ose observer et la vision de ce chant morbide ne faire qu'accentuer sa crainte de voir la fin de sa vie se présenter sous cette vague de mort. Allait-elle payer maintenant le prix de sa vie durant ce chaos. C'est le genre de pacte dont on ignore l'existence jusqu'à ce que vous avez l'impression que la Faucheuse se trouve non loin de vous et qu'elle danse joyeusement. Billie peut presque entendre les claquements des os qui s'entrechoquent les uns contre les autres. Quelle désagréable son, une disharmonie complète. Le genre qui fait naître des frissons sur tout votre corps et fait apparaître des nausées incontrôlables. A moins que ce soit simplement, le manque de sommeil, de nourriture, de putréfaction de ces corps qui s'agitent sous elle n'attendant qu'une chose, que le métal cède sous le poids de l'individu qui a osé s'y aventurer.

L'odeur est agressive et la vision est loin d'être belle à son regard. Que des corps qui ont été martelés par le temps et le sort ultime qui ont ouvert la porte de l'enfer pour ensuite traverser à la nage le styx pour revenir ici-bas afin de mener une guerre dont personne n'est conscient même pas ces derniers. Il y a une certaine pitié qui prend vie dans le cœur de la jeune femme, dernier cadeau d'une humanité cachée envers eux.

Il y a des moments où Billie se retrouve happée par une profonde lassitude concernant cette existence de survie continuelle qu'elle se doit d'affronter. Seule, sans appuie avec en tête une interrogation qui la mène vers une hantise qui toujours s'intensifie. Son père. Est-il encore en vie ? Est-il resté bien tranquille sur son pétrolier ou bien a-t-il écouté sa témérité partant à la recherche de sa fille quitte à mourir durant le trajet de ces recherches ? Bien que Billie se dit que la première option soit la plus sage, cette dernière sait par avance que les sursauts de sagesses ne font pas vraiment partie des Drake. C'était plutôt Sam qui en était pourvu. Lui qui trouvait toujours un dicton philosophique pour appuyer sa façon de voir ou de faire les choses. Cela pouvait sortir d'un peuple quelconque ou d'un personnage célèbre ou encore d'un film tout simplement.

Les Drake sont plus connus pour jouer d'instinct et de savoir quoi faire pour survivre dans un monde où les problèmes s'accumulent. Sauf qu'en cet instant, ce n'est pas un soucis qui la rend prisonnière, mais c'est plutôt la malchance qui s'acharne sur la pauvre. Blessée et épuisée, elle tente de piquer un somme, mais c'est loin d'être facile de fermer l'œil avec une berceuse de si mauvais goût.

« Bordel de merde ! Allez chercher de la bouffe ailleurs bande de trou du cul de l'enfer ! » Ragea-t-elle plus pour se persuader qu'elle soit encore capable d'une répartie même lorsqu'elle se trouve en danger. Mais, en même temps, ça fait du bien de sentir la douleur, cela nous conforte à l'idée que nous faisons toujours partis des vivants.

C'est une façon assez étrange de voir les choses, mais c'est ainsi que le fait la jeune femme alors, que son regard se porte sur son reflet déformé par le métal du conduit d'aération. Elle se demande encore comment, elle a pu s'y faufiler sans éprouver ni douleur et difficulté. L'adrénaline offre vraiment une force insoupçonné même quand on pense la route s'arrête là. Mais le désir propre de l'homme de fuir la mort restera vivace qu'importe l'instant. Rare sont ceux qui se résignent. Les faibles fuient tandis que les courageux affrontent.

Sa respiration se fait un peu plus calme après être parvenu à laisser son esprit galoper jusqu'à son Texas natal. Elle revoit encore les étalons se défouler sur les hectares de terrain appartenant à son père tandis qu'elle les observe de loin appréciant leurs robes se faire caresser par l'astre d'or. Sans s'en rendre compte, elle sourit et là voilà qu'elle fait quelque chose inattendue pour se détendre plus encore, mais aussi pour retrouver de l'énergie et ce, malgré les zombis affamés se trouvant en-dessous d'elle. Elle se met à chanter. La larme à l'œil, elle pense à son père qui la chantait venant lui-même de la Virginie. Sa chanson de cœur et qui parvenait à le calmer, héritage que la demoiselle continue par moment.

« Country roads, take me home
To the place I belong,
West Virginia,
Mountain mamma, take me home
Country roads... »


Refrain qui donne du baume au cœur. Formule magique qui donne un souvenir à la jeune femme. Mélancolique et nostalgique certes. Mais, son sourire est bien là, ce qui contraste avec une certaine furie avec ce qui se passe autour d'elle.


© TITANIA

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Mar 7 Mar - 8:21

4 jours, 12 heure et 27 minute après la morsure au bras

Le colosse difforme ressemblait à cet instant à un chef de fanfare qui donnait le rythme à grand renfort de coup de marteau sur la tête de la hache d'incendie. Il était à la tête d'un cortège macabre qui accompagnait de leur voix grinçante la lente progression vers leur destin funeste. Un chœur de gémissements et de grognements laissant entrevoir la véritable nature des abominations sans âmes et de leur bestialité latente. Le soleil, camouflé presque totalement par des nuages menaçants, éclairait difficilement la ruelle que les pas pensant et gauche du géant tout de cuir vêtu empruntait. Les branches des arbres semblaient, pour l'intellect limité du mineur, à des monstres des contes de fée qui essayaient de l'agripper avec leurs doigts griffus. Mais dans cette vallée de la mort, Robert n'éprouvait aucune peur. Dans son subconscient, le mastodonte savait que la folie qu'il entreprenait était la seule solution envisageable. Il devait emmener les parodies de non-vie loin du refuge, de sa famille. Il savait qu'il allait mourir un jour ou l'autre, c'était la dette que tous devaient rembourser dès que la vie prenait possession de leur corps de chair. Mais si par son sacrifice il pouvait laisser ceux qui le méritaient de vivre un jour de plus, Robert payerait sa dette à la Faucheuse avec le sourire. C'était le destin de tous monstres de mourir pour permettre à des êtres divins de dispenser leurs lumières bienfaitrices de par le monde. Bobby ne servait réellement à rien. Elsa ne l'aimerait jamais car il n’était que la lie de l’humanité, les autres toléraient ses stupidités. Il aurait dû mourir à la place de Charlee et de bien d’autre, ces gens courageux qui pourraient apporter la rédemption dans ce monde infernale.

Le cœur transformé en charpie par les griffes de la déception, le puissant amour pour quelques âmes le faisaient battre encore. Un battement pour Santana et sa pureté d'ange de la compassion. Un battement pour Charlie, l'ange d'ivoire qui l'aimait comme un frère sans aucun égard pour son enveloppe charnelle repoussante. Un battement pour Elsa, celle qui lui avait offert cette étreinte d’amitié. Un chant triste comme les pierres, annonciateur de la fin prématuré de cette âme si pur qui n'avait jamais connu l'amour véritable, s'échappa des lèvres exsangues de l'homme maintes fois brisé. Le rythme des armes improvisées qui s'entrechoquaient était maintenant lent, en diapason avec les battements de son cœur. Les goules tendaient leurs bras décharner pour frôler le col de la veste du géant, Robert ne fit qu'un pas plus gigantisme. Gravissant la petite pente pour rejoindre le site de construction, le colosse laissa couler quelques larmes. Il voulait tant revoir ses anges pour une dernière fois. S'excuser à l'hispanique de ne pas avoir tenu sa promesse d'être toujours à ses côtés. De protéger la jeune femme de son corps défendant. D'inonder d'amour la scientifique. C'était un hymne à ses anges présents et passés, une promesse que son âme débordante de bonté et de bienveillance sera toujours aux côtés des êtres divins qui avaient partagé la misérable existence de la bête de foire. Quelques pas et le mineur pourrait franchir le pont salutaire pour laisser les engeances démoniaques dans les profondeurs de la terre. Le plan pathétique du golem de chair fut couronné de succès. Les goules chutèrent dans le trou béant du site de construction. Les derniers gémissements s’estompèrent quand le dernier réceptacle sans âme tomba vers la seconde mort.

Le regard océanique se figea alors d'incompréhension. Une voix céleste, affaibli, chantait une douce mélopée. Levant la tête comme un limier cauchemardesque, Robert comprit que la voix venait d’un immeuble à proximité. Des conduits de ventilations pour être précis. Avec une vitesse que peu de gens pouvait soupçonner, le géant fonça vers le chant du cygne. Comme si c’était une sirène qui l’appelait et lui n’était qu’un matelot désireux de voir cette tentation avant de sombrer corps et âmes vers les abîmes de la mort. Défonçant proprement la porte, il vit un groupement de goules qui semblaient frénétiques par un goutèrent faible de fluide vitale qui tombait du plafond. Se tournant vers le regroupement d'ombres vacillantes qui commençaient à se tourner vers le buffet des plus appétissant qu’il était, Robert serra les dents. Il devait faire face aux mandibules gorgées de virus cannibalismes. Chaque créature sans âmes qu'il trancherait le fil de la non-vie avec sa hache sera une menace de moins contre sa famille d'adoption. Il était un mort en marche depuis le terrible baiser de sa nièce bien-aimée, cette marionnette déjantée de la Faucheuse. Laissant une fureur froide s'emparer de toute sa masse musculaire impressionnante, l'adrénaline courait à flot dans les veines du colosse balafré. Les feux de la rage illuminaient les yeux bleuté habituellement si doux de la bête. Serrant le manche de sa hache à s'en faire blanchir les jointures, Robert hurla son défi à la face du diable et de Dieu. Pour se donner du cœur au ventre, le berseker fonça comme un rhinocéros invisible dans le tas de monstres sans âme. Plusieurs boulèrent au sol, renverser par le soudaine déchainement de fureur. La voix rauques et tonitruante, semblable à un coup de tonnerre dans un ciel d'été, s'abattît sur les fils de la mort grimaçante. Un cri de guerre et de rage qui aurait fait peur à n’importe quel mortel.


Les premiers assaillants putrides vinrent alors tâter de la hache du monstre furibond qui ressemblait à cet instant à un titan qui balayait des simple mortels du sommet de sa montagne. Les deux minutes qui suivirent furent d'une violence inouï, membres et têtes furent projeter autour du colosse comme des offrandes sanglantes pour sa gloire combative. Continuant de grogner et de rugir sa haine des aberrations, rajoutant les noms de sa famille pour ne pas faiblir, le golem de chair était maintenant un phare aveuglant pour les goules des environ qui se pressaient vers cette source de bruit. Quelquefois des charognards réussirent à passer les arcs d'aciers de la machine combative et essayèrent de planter leurs mandibules pourrîtes dans les chairs de l'homme difforme. Mais les vêtements renforcés de kevlar encaissèrent les assauts des âmes en peines et épargnèrent de nouvelles blessures au géant balafré. Rugissant de dégoût et de fureur, le minotaure percuta alors les goules du poing ou du pied pour les faire chuter dans la sol pour les faire disparaître de la face du monde. Une danse macabre qui décida de la survie ou bien de la fatalité de Robert s'exécuta, les attaques tourbillonnaient sans cesses des deux côté. Un coup de feu se fit entendre et un zombie à moitié dévoré par ses semblables fut touché dans le dos. Bobby crut que c'était un allié, mais le projectile fatale lui était destiné.

Un tireur dément, venait d'entrer dans la danse. L'homme réganit en maître en haut de la structure laisser a l'abandon par des ouvriers d'un monde lointain. Le chasseur sans foi ni loi avait suivi la procession funèbre, bien décidé à ajouter le géant répugnant à son tableau de chasse morbide. Réajustant sa mire vers le combat inégal qui venait de réapparaître dans la luminosité balafre de ce jour tragique, l'agresseur des survivants des environs souriait sadiquement. Il voyait que le géant allait remporter contre toute attente son dernier carré contre la vigueur surnaturelle des morts-vivants. Il ne restait que deux ou trois créatures d'outre-tombe qui s'avançaient les bras tendus vers le mineur qui présentait des signes de fatigue de plus en plus prononcés. Robert ressemblait à un boucher dément avec tous les fluides corrompus dispenser sur ses habits anti-émeute. Sa hache était restée ficher dans le crâne d'un obèse morbide ressusciter et il maniait un marteau et un pied de biche pour affronter les dernières poches de résistances cadavériques…

L'index commençait à presser la gâchette, sinistre avertissement qui allait mettre fin à la seconde victime du tueur.

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Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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Mer 8 Mar - 20:55



Billie & Robert


C'est étrange. Tout n'est plus qu'un silence insondable et sans fin. Billie a l'agréable impression de retourner sur sa terre natale en fermant les yeux oubliant ceux qui pullulent juste en dessous d'elle. Elle revoit ces belles prairies verdoyantes qui à chaque saison change la couleur de leur robe. C'est un instant hors du temps, complètement à l'opposée du chaos régnant. Un frisson la parcourt durant une seconde éphémère, mais ce n'est que la sensation du fluide carmin qui goutte vers le sol ne donnant que plus envie encore à ces choses de vouloir la dévorer. Comment peut-on finir en un monstre qui ne désire plus que de la chair humaine ? Comment peut-on poursuivre une si mauvaise évolution ? La jeune femme ne parvient pas à comprendre comment ce monde a-t-il pu tourner aussi soudainement. Comment peut-on finir du paradis à l'enfer. Oh bien sûr, le monde d'avant n'était pas parfait, mais il était cohérent. C'était une suite de données logiques d'une évolution sage et constante de l'homme et de ces créations. Est-ce que ce mal est le fait de l'homme ou bien simplement la vengeance de mère nature que l'homme n'a pas su respecter à sa juste valeur. Seuls, les animaux peuvent se retrouver chanceux d'échapper à ce mal et de savoir comment l'éviter. Comme la jeune femme peut les envier. Son père avait raison, ce qui survivra aux hommes, c'est l'animal de par sa sagesse. Il ne connaît ni vengeance ni mal, il agit selon son instinct tout simplement. Une chaîne alimentaire leur est donnée et les animaux la respectent depuis la nuit des temps si ce n'est plus.

De mémoire, Billie tente de dessiner les courbes des prairies. La fougue des chevaux les parcourant en hennissant de bonheur sous le regard émerveillé de la petite fille qu'elle fut et qui pouvait prétendre à autre chose qu'un lourd entraînement de son père. En cet instant, elle voudrait pleurer de cette nostalgie et cette mélancolique qui lui semblent un fardeau plutôt lourd tout autant qu'elle pourrait déverser ce salé sous les interrogations naissant dans sa tête et toutes concernant son père. Mais, elle n'y parvient pas. Par trois fois, elle a pleuré, la première à la mort de sa mère, la seconde à celle de ce bon vieux Sam et ensuite celle de Maria. Trop de larme en un temps si court ont à présent tarit son regard.

Quand ses paupières s'ouvrent à nouveau, c'est pour contempler le reflet déformé de son visage par le métal du conduit. Elle ignore en cet instant, si elle sourit, mais aussi étonnant que cela puisse paraître, chanter lui a fait le plus grand bien. Billie comprend à présent le pouvoir de cette mélodie sur l'âme et le cœur. Serrant les poings, la jeune femme s'encourage à bouger et à reprendre son chemin pour échapper à cette horde dont le chant des fait presque rageur et désireux d'elle. Comme si elle était devenue le sacrifice d'un rituel bien barbare.

Alors, que l'énergie lui revenait, par bribes certes, mais tout de même présente. Billie se servit de la moindre naissance de cette adrénaline salvatrice avant qu'un brouhaha chaotique ne vienne chatouiller son oreille. Pas de la meilleure façon, mais elle avoue en elle-même que la peur a pris vie. Curieuse, elle utilise un interstice pour observe ce qui se passe ou en partie. La scène paraît tellement surréaliste. Des cors qui tombent les uns après les autres, démembré par une rage folle et presque désespérée, celle-là même dont la jeune femme use par moment. Honnêtement, la logique lui disait de rester cachée et de ne rien faire de stupide. Mais, le métal ne fut pas d'accord avec elle et voilà qu'il se brise sous elle la faisant chuter sur un tas de corps en putréfaction qui ont déjà signé avec la faucheuse. Face à elle, une tête seule, ouvre et ferme sa bouche édentée comme si Billie allait se suicider d'elle-même se jetant dans la gueule du zombie.

Prenant appuie sur ses bras, elle observa la tête et manque même de rire de la situation. C'est assez fou, surtout les circonstances qui l'entourent en ce moment. Mais, Billie est folle du danger et de cette chance incroyable qui plane au-dessus de sa tête lui offrant ainsi le droit de voir un autre jour se lever à l'horizon, même si ses journées sont baignées de combats et d'horreurs qui se sont cumulés durant sa route.

Levant la tête, la jeune femme se bloque sur un mastodonte de chair et de sang et qui n'avait pas l'air infecté malgré les mouvements qui étaient siens. Malgré l'incohérence de ces derniers, il y résidait une certaine logique qui donnait la preuve suffisante que ce dernier pouvait être de son côté. Tout du moins ne serait-ce que pour un instant. Autant se servir de ce que la vie met sur votre route.

Cependant, le bruit reconnaissable d'un impact de balle résonne à l'oreille de la protégée de la faucheuse qui danse sûrement la gigue à travers ce carnage qui se déroulait et venant de cet homme. Bien plus grand que ne l'était son père, Billie se dit à cet instant qu'il y avait plus impression que Barney Drake. Prenant un buste qui traînait à terre pour s'en faire un bouclier, Billie tentait de regarder s'il y avait une échappatoire correct afin d'échapper au fou furieux qui s'en prenait au sauveur de la jeune femme. Même la pauvre se prenait des attaques, mais impossible de savoir d'où cela venait exactement. Au vu de l'endroit, il y avait beaucoup de point où le sniper pouvait se trouver.

C'est d'ailleurs que derrière une poutre qui s'était écroulée, Billie perçut une porte entre-ouverte et vu qu'il n'y avait pas des mains empressées qui tentaient de l'ouvrir, cela permit à la demoiselle de comprendre que c'était une bonne idée de sortir par-là.

Portant ses doigts à sa bouche, la jeune femme se mit à siffler pour attirer l'attention du géant dont elle ignorait le nom, alors au lieu de dire hey, elle préféra le baptiser sur l'instant. « Franky par ici ! » C'est vrai qu'elle ne pouvait pas trouver d'autre référence que celui de Frankenstein, mais ce n'était pas méchant, loin de là. La créature née de ce savant ne cherchait qu'une chose, vivre comme un être humain normal et avoir ce que tout le monde veut. De l'amour et l'acceptation des autres sur sa propre personne. En tout cas, c'est comme ça que Billie l'avait compris quand elle avait regardé un de ces multiples films qui ont été fait pour conter l'histoire du savant et de sa création.

« Si on dégage ça, on pourra sortir à l'opposé de ce taré de tireur qui ne pourra plus rien faire. » Elle remarqua qu'elle tenait toujours le bouclier zombie dans ses mains. D'un geste presque inhumain, elle s'en débarrassa comme un vulgaire déchet. Pour la demoiselle, ces choses ne méritaient plus de compassion de la part des non-infectés. C'était ces bouffeurs de chairs sans cervelles ou bien eux. Marche ou crève. Avance et ne te soucis plus de rien, même pas du restant de ton humanité.

« Tu penses que tu peux le bouger ? » Elle fait une légère grimace sous la douleur qu'elle ressent de ses diverses blessures. Portant un regard derrière le géant. « Ça serait bien que tu te bouges un peu parce qu'on a l'air d'un beau buffet à volonté l'ami. » Aucune peur dans son regard lorsqu'elle le pose sur le mastodonte. En même temps, Billie craignait peu de chose, bon un peu les zombies surtout les hordes parce qu'elle avait vu des choses pas très jolies, mais sa plus grande peur, elle ne préfère même pas y songer.

Elle ramasse une bar en fer et se met devant celui qu'elle avait affectueusement nommé Franky. « Je m'occupe de tes arrières t'en fais pas. » Un premier coup puissant est donné à la tête d'une de ces répugnances. L'adrénaline de la situation est assez suffisante pour permettre à la jeune femme de reprendre les armes et d'avoir envie de se sortir de ce beau et joyeux merdier. « Grouille ! Je vais pas tenir longtemps. »


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Jeu 9 Mar - 15:35

Un puissant coup de marteau arracha la mâchoire inférieure d’une abomination qui avait percé les défenses de plus en plus faible de la bête exténuée. Les mandibules gorgées du virus apocalyptique furent repoussées dans une gerbe de dents cariées, de cartilages et de fluides noirâtres. Se penchant un peu vers l’arrière, le colosse balafré donna un puissant coup de talon dans la cage thoracique de la goule ébranlée par le revers de l’arme de fortune. Le réceptacle pourrissant dont son âme immortelle avait été extraite de force chuta lourdement sur un tas de ses congénères trépassés sous la fureur du titan de chaire rapiécé. Aussitôt le sosie du monstre de Frankenstein bondit faire une attaque descendante effroyable sur le crâne du rôdeur qui gigotait pour se relever de peine et de misère. Dans l’esprit lent et pathétique de la chose à peine humaine, la chemise autre fois éventrée et le pantalon noir de la chose qui fut autrefois humains le désignèrent d’office comme un gardien de sécurité. Surement celui qui était en service sur le chantier. Le pied-de-biche en acier trempé résonna sur le béton, faisant son office sanglant en explosant comme une pastèque mûre la tête de la goule. Se relevant avec peine, Bobby coinça la tête de son arme dans la boucle du ceinturon du garde putréfié. Sous l’impulsion du moment, un éclat de clarté dans le tourbillon de la rage aveuglante qui le poussait à tenir debout ou la majorité des gens serait tombée de fatigue, le golem de chair décrocha la ceinture. Un éclat métallique dans l’étui latéral l’avertit de la présence de l’arme de service du mort. Le géant à l’arme de chair rapiécer aurait voulu continuer son investigation plus en avant, reconnaître par on ne sait quel miracle un revolver Smith and Wesson 986 doté d’un barillet de sept cartouches de calibre 9mm, mais plusieurs événements détourna son attention. Le conduit de ventilation, ou la mince bruine écarlate qui semblait avoir mis l’attroupement de goules en frénésie se fendirent littéralement pour laisser choir une femme au sol. Bobby vit pendant un bref instant un jeu d’ombres qui fit naître des ailes noirâtres dans le dos de la jeune femme ensanglante. Un peu comme si c’était un ange qui venait d’être déchu du Paradis pour aboutir au milieu des horreurs de ce second Enfer qu’était devenue la terre. Une addition simpliste se fit alors dans le subconscient de la bête de foire. Le chant divin, les paroles douces et tristes qui avaient eu l’effet d’un phare pour l’attirer dans ce lieu, et l’être céleste échouer sur le tas de cadavres sanguinolents ne devait être en fait que la même personne. Des ombres chancelantes et trébuchantes s’engouffrèrent par les fenêtres éclatées et la porte maintenant défoncées par les soins du colosse balafré. Mais ce qui fit bouillir le sang de l’homme difforme fut d’entendre par deux fois des claquements secs, annonciatrice de coups de feu d’une arme de fort calibre. Le premier projectile lui zébra le mollet, attisant la fureur du géant outragé. Il ne voulait qu’éliminer le maximum de menaces pestilentielles avant de mourir et un hurluberlu avait décidé de faire un trophée de sa tête en forme d’œuf. Le second tir percuta le béton tout près de la jambe de l’être de lumière qui saisit un torse démembré pour s’en faire un bouclier répugnant. Un peu comme un Hulk composé uniquement de fureur et de rage, le géant se tourna d’un coup vers les goules qui s’approchaient pour leur crier dessus, comme si l’intimidation de cette petite colline humaine fonctionnait sur des individus décervelés. Deux puissants coups, exutoires à sa frénésie temporaire, firent place nette autour de lui.

Un sifflement le fit alors bloquer un instant, la créature monstrueuse se demandant ce qui se passait. Pivotant son visage couvert de fluide noirâtre, dépecer et mettre en bouillie des corps boursouffler par la chaleur laissait des immondices sur les survivants, le regard océanique du mineur se focalisa sur l’ange tomber du ciel. Elle l’appela du nom de Frankie, le simpliste homme n’ayant pas fait le lien entre le monstre de Frankenstein et son apparence morbide, et désigna la porte d’acier bloqué par un lourd madrier de bois. Hochant la tête, le golem de chair passa tout près de la femme couverte de sang qui semblait souffrir le martyre. Serrant ses outils de morts à sa ceinture, faisant un collier absurde du ceinturon de cuir avec l’arme dans l’étui, il parla de sa voix éraillée et raque à souhait.

Robert- Je ne vous laisserais pas tomber… Euh…

L’empathique créature perçut alors un ressentiment favorable envers la jeune femme qui se débarrassait de son bouclier immonde pour prendre une barre de fer. Aucune peur, aucun dégoût dans son magnifique regard comparable à de l’onyx bronzé. Habituellement les gens ressentaient un malaise, une hostilité ou une frayeur en croisant l’erreur de la nature. Ce qui ne fit qu’accroître le prestige et le charisme phénoménal de l’ange déchu. Le géant au cœur parsemé de cicatrices à peine suturées plaça ses mains sous le lourd madrier. Les poignes immenses, rugueuses et torturées de cicatrices se transformèrent en pelles de déblayeuses. Le géant jeta ses forces dans ce combat de puissances brutes. Utilisant ses lombaires, ses jambes musculeuses et ses bras massifs se tendirent. Les veines se gonflèrent du cou de taureau du Minotaure sous l’effort épouvantable. Levant l’obstacle de quelques centimètres, un nouveau tir et un cri de guerre essoufflé le firent rugir en contrepartie. Tels un maelström, une tempête subite, l’adrénaline fit gonfler les muscles disproportionnés de l’homme difforme et l’exploit se produit. Dégageant le lourd madrier, Robert fit un demi-tour et vit que l’ange déchu commençait à se faire encercler. Un air mauvais, ressemblant pendant un bref instant à un démon des Abysses qui venaient de prendre forme matériel dans ce monde, le colosse balafré rougeaud fit deux pas vers l’arrière. Un cri d’avertissement, chargé de sollicitude et surtout d’une once de préoccupation, jaillit de la gorge immonde du monstre de foire.

Robert- ANGEL VA À LA PORTE!


Dès que la belle se décala des goules, la bête de cauchemar chargea vers les aberrations. Les quelques pas, jumeler par la masse imposante et la puissance brute de Bobby fit un effet de domino dans les rangs putrides ennemis. Les créatures peu agiles chutèrent les unes sur les autres pour former une boule de membres et de corps échevelé. Pour faire bonne mesure, le golem de chair lança le lourd renfort de bois sur les abominations couché au sol. Toutefois, il ne put fêter son petit triomphe. Un nouveau coup de feu et le mineur qui se fatiguait de plus en plus coururent vers la porte ouverte. Aussitôt que sa grande carcasse fut traversée, le battant se referma et aussitôt le colosse balafré plaça des matériaux de construction pour bloquer l’accès. La pièce était spacieuse, un peu comme un garage. Une petite fenêtre pour laisser filtrer un rayon salvateur de lumière. Aussitôt la transformation de la bête sanguinaire vers la timide créature se produisit. Partit la fureur, la rage. Le regard océanique de Robert n’était devenu que douceur, inquiétude et surtout sollicitude. Baissant les yeux à cause de sa frayeur d’être près des dames, le colosse laid se décala dans la pénombre pour ne pas effrayer davantage l’ange déchu. Ressayant de se ressaisir de la chute de l’adrénaline et de l’effort soutenu qu’il venait d’accomplir, Robert respira avec lenteur pour se détendre. Sortant une flasque argentée de sa poche de chemise, il la tendit de sa main tremblante vers la jeune femme. Le ton rocailleux, mais néanmoins doux et rempli de candeur s’éleva dans l’atmosphère de la pièce sûre.

Robert- Euh… Tenez c’est du moonshine que j’ai fait… Euh… Pommes et cannelles…Euh... J'ai aussi de l'eau... Euh… Désolé je ne suis pas Franky… Euh… Je n’ai pas rencontré de type avec ce nom. Mon nom est Robert ou Bobby… Euh… Les gens m’appellent souvent le monstre ou le con… Euh… Je n’aime pas trop les deux derniers.


Voyant que la jeune femme semblait être blessée, le colosse balafré fit pivoter son sac à dos sur son épaule pour le placer au sol. Mettant un genou à terre, il entreprise de farfouiller l’intérieur. Malgré ses propres souffrances, la bête laissa sa candeur surnaturelle et sa gentillesse habituelle émerger de sa carapace immonde.

Robert- Désolé je n’aime pas que les gens aient mal… Euh… Si j’avais pu être là j’aurais tout fait pour que n’ayez pas de bobos… Euh… J’ai une trousse de soins ici… Euh… J’ai l’air d’un monstre, mais je n’en suis pas un OK?

Rassemblant tout son courage, presque inexistant en présence des femmes, le monstre de foire osa poser une question.

Robert- C’est vous qui chantiez? Euh… Je croyais que c’était un ange… Euh… Belle voix…

Il espérait de tout cœur que l’ange à la voix si divine n’allait pas le rejeter et s’enfuir. Au moins le temps qu’elle puisse se servir dans le kit de premiers soins pour la soulager de ses maux. La fatigue et les blessures mineures reçues commençaient à élancer le mastodonte, mais il allait s’en occuper seul. À part des anges personne ne veut habituellement l’aider…

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Lun 13 Mar - 19:18



Billie & Robert


Cette violence se révèle être habituelle depuis un certain déjà. L'homme ne vivait plus que de coups et de sang. Une recherche constante d'une survie que l'on souhaite au creux de notre main avec une virulence parfois inouï. Billie en a fait sa religion depuis que tout s'est produit. Guerrière dans l'âme dont les mains sont devenues des armes, mais également une humanité qu'elle préserve pour ne pas devenir un être complètement sans cœur. La jeune femme ne souhaite pas marcher sur ce terrain-ci et il faut déployer une source considérable d'effort pour ne pas perdre totalement sa foi en l'être humain et on ne peut pas dire que la demoiselle ait rencontré que de bonne personne au cours de son voyage. Il y avait du bon et du mauvais comme partout, mais malheureusement les bonnes ont toujours une fin et on ne peut rien faire contre cela. On ne peut qu'avancer et voir ce que la vie nous réserve tout en tentant de garder ce talent qu'est de survivre. Faire marcher ses méninges même quand tout semble perdu. Ne pas hésiter quand une personne que vous connaissiez se présente à vous, mais plus aussi vivante que la dernière fois. C'est au milieu de ce marasme sanglant que la jeune femme doit contenir sa peur et se battre autant que son adrénaline le lui permet pour perverse non plus sa vie uniquement, mais aussi celle du mastodonte derrière elle et qui tentait de soulever un morceau de charpente qui avait décidé de se faire la malle en bloquant l'accès à une porte de sortie. Lui tentait de déployer tous les efforts nécessaires tandis que Billie contenait les attaquants ne répondant qu'à l'appel du sang. Cela la faisait sourire ce passage digne des plus mauvais films. Mais, de nos jours, c'était un acte habituel. Un geste répété encore et encore. Bien que lassé, cela ne se terminera jamais. Alors, elle fait face comme la jeune femme l'a toujours fait au cours de sa petite vie. Entre les mots et le sniper fou, la demoiselle ne savait plus ou donner de la tête, mais au moins cet ennemi aidait à tuer des zombies sûrement pour agrémenter son tableau de chasse, mais également assez stupide pour perdre des munitions qui se trouvent aujourd'hui être de véritable trésor pour les porteurs d'armes.

Le déferlement de violence dont faisait preuve Billie par soubresaut était d'une barbarie presque sans nom. Consciente de ce qu'elle pouvait montrer à son allié du moment, elle continuait tout de même pour que leurs vies à tout deux restent loin de toute infection ou encore un ticket allé pour le royaume des morts. Aucun des deux ne pouvaient se permettre cela. Donc, la barre de fer que la demoiselle avait trouvé sur place, lui servait d'arme éphémère, mais assez efficace pour exploser la boîte crânienne permettant un accès direct vers le cerveau afin de mettre un terme à cet organe qui semblait faire fonctionner ces choses comme le ferait un système informatique compliqué pour un logiciel internet.

ANGEL VA À LA PORTE!

Billie ne se retourna immédiatement. Ce n'était pas le genre de surnom auquel elle était habituée, mais quand elle comprit que le colosse de chair et de sang s'adressait à elle, la jeune femme finit par se retourner constatant que ce dernier venait d'avoir une idée en tête. Elle l'écouta et le vit charger comme un animal fou furieux vers ces choses qui ne devraient pas être de ce monde. Immédiatement, une sensation d'admiration prit vie dans l'être de la demoiselle qui le voyait s'occuper d'eux avec une facilité inouïe.

La notion devenant presque irréel durant cet instant. Le moment après, ils se retrouvaient tout deux en sécurité dans une sorte de hangar immense et assez effrayant. Épuisée, Billie se laissa choir sur le sol. Le sang gouttant encore et la faiblesse la gagnait. Sa respiration se faisant plus saccadée, elle tentait de garder les pieds dans la réalité pour ne pas s'évanouir. Cela faisait un moment qu'elle fuyait ne dormant que très peu et automatiquement, le corps sonnait son alarme pour rappeler qu'elle n'était qu'un être humain et que le repos était vital. Mais, tentez cette chose dans un monde où chaque seconde comptait.

Euh… Tenez c'est du moonshine que j'ai fait… Euh… Pommes et cannelles…Euh... J'ai aussi de l'eau... Euh… Désolé je ne suis pas Franky… Euh… Je n'ai pas rencontré de type avec ce nom. Mon nom est Robert ou Bobby… Euh… Les gens m'appellent souvent le monstre ou le con… Euh… Je n'aime pas trop les deux derniers.

Lentement, elle lève la tête pour observer au mieux la personne qui était venue à son aide. Autant dire que c'était le genre de personnage qu'on ne pouvait pas oublier tant le physique en était marquant. Immense, bien plus que ne l'était le père de la jeune femme et ce dernier était un géant dans son genre, mais moins que celui qui lui faisait face.

Billie décline le moonshine pensant que cet alcool ne lui ferait pas du bien dans son état.

« De l'eau... Je préfère. » Assez étonnant de sa part, alors qu'elle ne loupait pas une occasion de boire une bonne pression quand elle le pouvait. Tout du moins autrefois, car aujourd'hui, c'était une boisson plus que rare. « Bobby ? Mouais, j'préfère Franky, t'as le style de la créature du docteur Frankenstein. J'ai toujours eu une profonde empathie pour elle. » Elle s'installe un peu mieux prenant une profonde respiration. « Elle ne cherche qu'une vie simple et de l'amour de ces pairs. »

Fermant les yeux, Billie tentait de contrôlait la douleur qui la submergeait à nouveau. Elle tentait de faire l'effort mental nécessaire pour amoindrir ce qu'elle ressentait et de rendre ce qu'elle ressentait pour poursuivre sa route. Elle ne pouvait guère se permettre d'être dans un état aussi lamentable.

Désolé je n'aime pas que les gens aient mal… Euh… Si j'avais pu être là j'aurais tout fait pour que n'ayez pas de bobos… Euh… J'ai une trousse de soins ici… Euh… J'ai l'air d'un monstre, mais je n'en suis pas un OK?

Billie ouvre un peu les yeux et le regarde. Il semblait se justifier continuellement, s'excusant même de son apparence. Une chose que la jeune femme ne comprenait pas vraiment pour dire vrai.

« Est-ce que je t'ai traité de monstre ou bien ai-je eu peur de toi un seul instant ? » Elle pousse un long soupire en se redressant un peu. « J'ai déjà vu pire depuis que tout a commencé. Mais, si tu veux soigner ma blessure, je t'en serais reconnaissante... Vraiment... »

C'est vous qui chantiez? Euh… Je croyais que c'était un ange… Euh… Belle voix…

Billie esquisse un sourire. « Ouais... Cette chanson apaisait mon père, alors j'ai tenté d'en faire de même... Et ça a marché. » Elle se retourne pour soulever son haut montrant une trace sur le bas de son dos. Le genre de trace que l'on a quand on vous traîne de force sur le sol suivi par des bleus éparses ici et là. « Et apparemment, elle m'a aussi porté chance. Heureusement que t'es passé par là sinon j'étais condamnée l'ami. » Pour le rassurer de ce qu'il peut craindre face à son apparence, Billie pose une main sur son avant bras et le tapote doucement. « Si tu peux faire des premiers soins, vas-y. » Elle tend l'oreille et elle peut percevoir l'acharnement dérisoire de ces choses. « Pour le moment, on est tranquille, mais vaut mieux pas tenter le diable n'est-ce pas ? »


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Mer 22 Mar - 15:59

Le monstre de foire fit un petit sourire. Une grimace sur des lippes exsangues pour plusieurs, mais c’était en vérité une expression de bien-être et surtout de soulagement. La magnifique jeune femme, celle qui lui avait permis de se battre vaillamment à ses côtés, n’avait aucune once de méchanceté dans son regard noisette si saisissant. Elle lui avait touché l’avant-bras, ce membre immonde couvert de cicatrices qui avait reçu le baiser de la mort il y a quatre jours de ça. La brunette lui avait demandé de la soigner ses blessures de son dos qu’elle venait de découvrir sous le regard gêner de la créature. Tendant timidement une bouteille d’eau qu’il venait de repêcher des tréfonds de son sac à dos, l’homme difforme baissa un peu les yeux de honte. Malgré l’armée de goules qui tapait de toutes leurs forces impies au battant de la porte, des tirs d’une précision chirurgicale du tireur fou, de sa mort prochaine, Bobby avait encore honte de la chose pathétique et stupide qu’il était. Sortant sa trousse de premiers soins, le golem de chair se lava les mains avec une serviette désinfectant. Malgré ses carences intellectuelles et son manque de savoir en matière médicale, le mineur savait que le virus concocté par le diable en personne se transmettait par le sang et la salive. Déglutissant, les mains devenues moites et tremblantes à l’excès, la voix rauque s’éleva alors dans le brouhaha infernal qui semblait diriger par une main de maître par un maestro aliéné. Chaque mot était un appel à l’innocence, la douceur et la gentillesse qui semblaient être inconcevables de résider par un réceptacle de chair si monstrueux.

Robert- Euh… J’ai jamais touché une dame avant, tu sais… Euh… Les gens ne veulent pas que je les touche… Euh… J’aime bien Franky… Euh… Il était rejeté par les gens aussi comme moi? Ça te dérange que je t’appelle Angel? Car tu as une voix qui vient du ciel, j’en suis sûr… Euh… Aussi seulement les gens qui ont bon cœur comme toi acceptent que je sois près d'eux.

Respirant profondément, essayant de garder une certaine contenance qu’il avait perdue depuis l’instant ou la main sanglante, mais douce comme la soie, l’erreur de la nature essaya de soigner de peine et de misère la femme qu’il croyait d’origine céleste. Lorsque le désinfectant toucha la plaie ouverte de la brunette, celle-ci eut un mouvement de recul involontaire.

Robert- Je m’excuse… Euh… Je vais te mettre un truc blanc et ensuite une pommade pour les contu… Euh… Les con… Euh… Les marques bleues… Euh… Il t’est arrivé quoi au juste?

Tout en écoutant attentivement la divine apparition, le colosse balafré appliqua un pansement pour recouvrir les lèvres de la blessure. Ensuite comme promis une pommade à la senteur forte, musquée, mais agréable relaxa un peu les muscles crisper de l’ange. Les gestes peut sûr de l’homme difforme étaient certes maladroit, gauche. Mais la douceur, la légèreté et l’innocence de ce moment démontrèrent la grande sensibilité de la bête de foire. Il craignait de la blesser, de la répugner avec ses doigts ayant la circonférence d’une saucisse. Refermant la trousse d’urgence, le golem de chair replaça sur ses épaules massives son sac à dos. Se souvenant de son étrange collier, les paluches rugueuses à souhait et couvertes de scarifications causer par l’incompréhension des gens s’en saisirent pour le tendre avec délicatesse envers sa compagne d’infortune.

Robert- Tiens Angel… Euh… J’ai ramassé ça tout à l’heure… Euh… Doigts trop gros, mais toi ça va bien aller j’en suis sûr.

Le ceinturon de cuir changea de main et la brunette eut le plaisir de découvrir un revolver de calibre 9 mm à sept coups dans l’étui. Trois cartouches se trouvaient dans le barillet et sept autres munitions étaient insérées dans les ganses de transport. Une nouvelle fois la candeur et la gentillesse de l’être monstrueux venaient de surgir dans cet enfer que plusieurs avaient appelé la dure réalité. Se plaça à une distance que l’aura de douceur de l’ange déchu, la gargouille de granit à peine sculptés fit un petit sourire gêner.

Robert- Euh… Si ça te dérange pas j’aimerais bien rester un peu avec toi… Euh… T’aider, car tu es gentille et aussi m’assurer que personne ne te fasse du mal… Euh… On devrait partir. Mais avant pour énergie, car tu es fatigué non?


Le golem de chair hideux ouvrit alors sa main immense. À l’intérieur, similaire à un petit navire perdu au milieu d’une mer de chair sillonnée de cicatrices défensives, se trouvait l’une des dernières tablettes chocolatées de Robert. Véritables trésors d’une époque sur le déclin. Tout bonnement, laissant sa candeur unique et sa douceur de son âme lumineuse surgir de nouveau pour la laisser percevoir à l’ange par son regard océanique, Robert démontra sa grande humanité camouflé au sein de ce réceptacle honni de tous.

La porte commençait à se déformer par les coups des goules, être dotée d’une vigueur surnaturelle et d’une obstination implacables. Mais le sort semblait s’acharner sur le duo improbable. Sur le chemin qu’ils allaient emprunter étaient déjà occupés par un trio de tristes individus qui ne désiraient mettre la main sur leur proie qui s’était échappée de leur perversion et leur désir charnelle abominable…

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Sam 25 Mar - 17:28



Billie & Robert


On ne peut pas dire que la jeune femme soit sous son meilleur jour. Son adorable chance avait encore testé son besoin de survie et de ce fait, Billie avait fait des rencontres dont elle se serait bien passé. Le genre d'humain qui abuse de leur statut pour abuser des autres, mais aussi pour soumettre les autres à leur volonté. Tireur fou et tabasseur de première catégorie. Le genre à instaurer un jeu bien morbide pour le plaisir d'une chasse qui avait dépassé les limites de la normalité. Le genre de personne qui vous susurre odieusement à l'oreille que si vous parvenez à fuir, ils vous laisseraient alors vivre un peu plus dans l'apocalypse. Alors, que certains préfèrent ne plus bouger soit de peur ou bien parce qu'ils ne voyaient plus d'importance à la vie, Billie avait pris ses jambes à son coup pour survivre malgré les blessures que ces derniers lui avaient infligé sans aucune délicatesse. Le côté sauvage et combatif de la demoiselle avaient su animer le sadisme de ces quelques hommes complètement fous. Perdre contact avec la réalité est sûrement une maladie pire que la morsure parce que cette déconnexion subite vous conduit aux pires actes de barbarie qui puissent exister. Peut-être que ces hommes se trouvaient être de bonne personne autrefois ou bien étaient-ils simplement des fous furieux échappés de justesse d'une prison haute sécurité pour prendre part au carnage que la fin du monde a instauré petit à petit y trouvant au final leur compte. Un univers qui colle parfaitement à leur vision étriquée et vicié du monde qu'ils se dessinaient avant que tout ne dérape. Pourquoi le destin semble s'acharner sur la jeune femme qui ne demandait rien hormis survivre comme elle le pouvait avec cette putain de chance qui se faisait une catin bien horrible. Pardonnez cette vision plus que radical, mais la jeune femme ne pouvait en voir d'autre pour le moment.

- Euh… J'ai jamais touché une dame avant, tu sais… Euh… Les gens ne veulent pas que je les touche… Euh… J'aime bien Franky… Euh… Il était rejeté par les gens aussi comme moi? Ça te dérange que je t'appelle Angel? Car tu as une voix qui vient du ciel, j'en suis sûr… Euh… Aussi seulement les gens qui ont bon cœur comme toi acceptent que je sois près d'eux.

Tournant légèrement la tête vers Franky, Billie l'observe longuement se demandant pourquoi les gens devraient le fuir ? A dire A dire vrai, la jeune femme n'est pas facilement impressionnable surtout quand elle avait pour père un homme tout aussi grand et terrifiant que ne l'était celui qui se trouvait derrière elle et dont la timidité et le manque d'assurance rendaient plutôt adorable à son regard. D'un simple sourire, la demoiselle évita de trop le regarder pensant que cela pouvait ne le rendre plus nerveux encore.

« C'est gentil, mais les conduits d'aérations ont aidé à ce que ma voix ne soit pas trop mauvaise Franky. » Repensant au surnom que le mastodonte lui a donné, la jeune femme ne pouvait s'empêcher que la nommer ainsi insultait le peuple séraphin. En quoi était-elle un ange ? Elle se rapprochait bien plus d'un ange déchu qui n'éprouva aucune pitié quand la situation l'exige et qui n'éprouve pas d'hésitation quand il s'agit de tuer un enfant zombie. Après tout, n'avait-elle pas retiré la vie d'une petite fille qui a été mordu et qui avait rapidement souffert de son état changeant ? Billie n'avait pas éprouvé quoi que ce soit envers une fillette qui l'avait appelé maman. La demoiselle avait fait ce qui lui semblait le plus juste s'accordant alors de penser que sa décision a pu la libérer d'un état injuste et qui pourrait être mortel si jamais elle venait à lui faire à nouveau face.

« Crois-moi Franky, je n'ai absolument rien d'un ange. » Fit-elle simplement d'une voix calme et mesuré. « Mais bon, je vais pas t'empêcher de m'appeler comme ça. Mais, mon vrai nom c'est Billie. » Fit-elle en sursautant quand le désinfectant toucha sa blessure, le picotement fut autant soudain que désagréable. Son corps jugea bon de s'éloigner de l'objet de sa légère douleur.

- Je m'excuse… Euh… Je vais te mettre un truc blanc et ensuite une pommade pour les contu… Euh… Les con… Euh… Les marques bleues… Euh… Il t'est arrivé quoi au juste?

« Les contusions. » L'aida-t-elle avec un sourire attendrit. Cependant, son regard noircit lorsqu'il lui posa cette question, non contre lui, mais contre les responsables qui avaient osé s'amuser à la bousculer la blessant assez pour l'affaiblir et se demander si leur jeu sadique durera longtemps ajoutant un peu de piment à un pari fait entre eux. « Oh... L'histoire habituelle. Une bande de dégénéré qui joue à la chasse. Ils m'ont tabassé et blessé pour que leur chasse soit plus à leur goût encore, mais aussi pour voir si leur pari sur la durée de ma survie serait juste. Le gagnant remporte trois bières... Pff, ma survie vaut bien plus que trois bières d'une qualité merdique. »

Levant les bras, Billie permettait à Franky de lui mettre au mieux le bandage autour de sa taille. Mais, honnêtement, elle ne s'attendait pas à recevoir un agréable massage pour relaxer les muscles plus que noués de la jeune femme. Sans crainte ni dégoût, elle se laissa faire, de toute manière, pourquoi ne le laisserait-elle pas faire ? Son physique n'était pas une raison suffisante pour la jeune femme pour le pousser et l'insulter. Elle le voyait comme un allié qui est entré malgré lui dans un jeu sordide dans lequel Billie était devenue la proie. Un peu comme le colosse d'ailleurs. Billie s'était encore trouvé au mauvais endroit et au mauvais moment.

- Tiens Angel… Euh… J'ai ramassé ça tout à l'heure… Euh… Doigts trop gros, mais toi ça va bien aller j'en suis sûr.

Alors, que Billie se rhabillait se levant doucement pour arranger sa tenue réajustant doucement son sac à dos, la jeune femme se retourna pour découvrir un cadeau de la part du mastodonte. C'est pas le genre qu'on offre aussi facilement surtout quand le merdier du diable s'ancre toujours un peu plus sur la terre.

« T'es sérieux ? » S'étonna-t-elle tandis que son regard passait de l'arme à Franky sans comprendre pourquoi autant de générosité de sa part. Même s'il lui disait que ces doigts étaient trop gros pour manier cette arme, on ne donnait pas un trésor pareil sans raison. Cependant, il était compliqué de comprendre le mystère de ce geste dans le regard d'un être qui évite constamment votre regard par des élans de gêne incontrôlé. D'un mouvement doux, la jeune femme finit par prendre le ceinturon pour le passer autour de sa taille vérifiant le barillet et les balles à sa disposition autant dire que l'utilisation doit se faire avec prudence parce que c'est le genre de chose qui disparaît de votre stock parce que la notion des choses en pleine action en devient inexistante.

- Euh… Si ça te dérange pas j'aimerais bien rester un peu avec toi… Euh… T'aider, car tu es gentille et aussi m'assurer que personne ne te fasse du mal… Euh… On devrait partir. Mais avant pour énergie, car tu es fatigué non?

Posant sa main sur l'avant de Franky, Billie esquissa un sourire. « Cela serait un plaisir d'avoir un frère d'arme comme toi mon ami. » Devant une telle générosité, la jeune femme ne pouvait guère rester de glace. L'homme qui lui faisait face ne pouvait qu'être une personne de confiance dont le mot égoïsme ne pouvait pas faire partie de son vocabulaire alors, pourquoi se montrer sur la défensive et la froideur envers lui surtout quand il vient à lui tendre une barre chocolatée qui certes, ferait le plus grand bien à Billie, mais bien que fatigué, elle partagea la gourmandise avec son nouvel ami. « Tu l'es autant que moi alors, prend la moitié Franky. »

Entendant que les bruits se faisaient plus bruyants et impatients, Billie le chocolat dans sa bouche le laissant fondre sur la langue dégustant sans retenue cette saveur depuis si longtemps oublié. Ce n'est plus un mets que l'on retrouve à tous les coins de rue. Le parfum qui s'étend le long de sa gorge, lui rappelle ces soirs d'hiver passé devant la fenêtre avec une tasse de chocolat bien chaud et du marshmallow.

« Allons-y trouvons une sortie, avant que ça n'empire Franky. »

Il n'y en avait pas beaucoup des sorties, sauf celle où la porte était maltraitée par ces choses et l'autre qui pouvait tout droit à la gueule du loup. Le tireur était parvenu à les attirer dans son piège ficelé avec minutie. Ce terrain était le leur et on ne partait pas à la chasse sans connaître un minimum le terrain. Avançant tranquillement, avec l'arbalète entre ses mains, la jeune femme laissait son instinct s'élever autour d'elle. Tous ses sens étaient ébullition et elle ne souhaitait aucunement finir troué par des balles ou des coups de lames répétées.

« Faudrait trouver un plan. Parce que là, on est dans une merde pas possible. Derrière c'est les zombies et devant ce sont ces tarés. On doit absolument trouver de quoi faire une percée et redevenir les prédateurs l'ami. » Posant une main à sa taille, la jeune femme s'arrêta. « T'aurais pas une idée, parce que vu mon cerveau en ce moment, j'ai rien qui me vient à l'esprit Franky. »


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Frankenstein
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Mer 12 Avr - 2:59

Robert- D’accord Angel… Euh… On pourra trouver une sortie à l’arrière et ensuite prendre une bouche d'égout... Euh... J'ai été mineur dans le temps et je me retrouve toujours sous terre tu sais.

Les pas du duo résonnèrent sur le paquet de ciment. Les gémissements des goules et les tirs s’estompèrent graduellement. Bientôt ils apparurent à l’extérieur. Une petite cour clôturer ou de la machinerie lourde semblaient être à l’abandon depuis le début de cette folie. Les yeux de chacun, habitué à la nyctalopie du bâtiment de béton, furent éblouis quelques instants. Alors le regard noisette de l'ange, débordant de douceur comme celui du monstre, croisèrent un instant. Sans le savoir, la dame avait hypnotisé l'homme déformé. Il ne comprenait aucunement les sentiments qui l’envahir, mais la créature immonde ne voulait plus quitter la merveilleuse apparition. Comprenant le regard inquisiteur de la dame, Bobby pointa l’ensemble des maisons mobiles près d’eux. Le mineur aurait tellement voulu lui demander de venir habiter avec lui au laboratoire. Mais la gêne et le moment l’empêcha de la questionner. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, une grosse voix bourru et arrogante s’éleva dans leur dos.

Homme- Putain Tom, regarde-moi ce type !

Tom- Amazing. Le sosie de Frankenstein.

John- Bordel tu crois que je pourrais le descendre avec mon 9mm?


Sachant pertinemment de qui les hommes discutaient, le cœur du monstre de serra d’effroi. Il ne voulait pas se battre encore. Encore plus important, le mineur ne voulait pas que la rage le submerge devant l’ange de compassion. Celle-ci fit signe au colosse de continuer à marcher. De chercher le salut dans la fuite. Bobby pouvait sentir la détresse et la peur prendre d’assaut le magnifique visage de Billie. De la frayeur à l’état pur corrompait la pureté du regard de la divine apparition. À ce moment la rage commença à se former dans les tripes de la créature monstrueuse. Un calme olympien se déposa alors sur les épaules du mineur. Une petite part de son subconscient hurlait de s’enfuir, mais l’être primale emprisonner au tréfonds de l’âme du colosse ricana. En désespoir de cause, la main massive du géant se referma sur le morceau de chocolat qu’il n’avait pas encore mangé. Deux hommes dépassèrent le duo et s’interposa. Celui avec le pistolet se tenait un peu en retrait, désirant avoir une ligne de tir dégagé sur l’improbable duo. Voulant dire à Angel de s’enfuir, le phénomène de foire eut la surprise de sa vie. La frêle dame s’interposa entre l’erreur de la nature et les voyous. L’ange prenait la défense d’un monstre contre deux hommes. Totalement sous le choc, le colosse resta les bras ballant. La mâchoire du mineur ne put résister à la gravité et sa bouche s’ouvrit alors totalement.
Sur de leurs emprises et d’avoir la supériorité avec leurs armes, les voyous rigolèrent dans leurs barbes.

Homme- Naaan ça va pas être possible ça... Qu'est-ce que tu as dans la main Godzilla ?

L’être cauchemardesque était en plein bataille intérieur, revivant les tourments qu’il avait subis tout au long de sa vie. La rage continua de consumer la volonté de Robert, tel un incendie de forêt. La seule raison que le mastodonte n’avait pas encore laissé le dominion de son corps à l’esprit de vengeance qui coexistait dans son âme, ce fut de préserver la jeune femme. Billieavait tellement fait pour Robert en quelques minutes qu’il sut qu’il lui serait éternellement reconnaissant. L’ange avait dépassé le stade de l’apparence pour plonger son regard et mettre à nu l’âme de la bête. La divine apparition lui avait souri comme si Robert était un homme. Il ferma les yeux pour essayer de refouler la colère au plus profond de lui.

Robert- Du chocolat

Encore une fois la courageuse femme s'interposa entre la lie de l'humanité et les voyous. Le mineur n'avait jamais vu une telle dévotion envers l'être pitoyable qu'il était. Les seules personnes qui surpassèrent la ferveur de l'ange fut autrefois sa sœur et sa nièce. Repenser a sa famille dévorer par les abominations et revenu comme des Némésis pour la bête de foire pas à calmer la fureur grandissante en son sein. L'homme au sourire de chacal cracha alors vers la divine apparition une poignée de mots.

Tom- Et toi, t'as quoi dans ton sac ?

La magnifique apparition céleste souffla une réponse, laissant trahir son anxiété et son trouble. Une main vicieuse caressa sans gêne les formes de la jeune femme. Les yeux du paisible mineur s'écarquillèrent de stupeur et de rage. Le fier à bras avait osé toucher la gracile brunette. Cette dernière semblait pétrifier par la peur, telle une souris devant le regard hypnotiseur d’un cobra. Sans ménagement la brute enleva le sac à dos de l’ange. Le point de non-retour de la rage de l’homme déformé était près d’être atteint. Le regard bleuté, autrefois si pur et sans malice, brillaient maintenant d’un sombre avertissement. Les malabars, trop occupé à regarder leur butin, ne prirent guère garde à la paisible créature. Un de ces soi-disant prédateurs tendit alors la main vers le sac à dos de l’homme difforme.

Homme- Bon, toi la chose, tu peux dégager. Donne-moi ça d'abord.

Arrachant l’espoir de l’être à la carapace immonde, les voyons firent la première erreur de la rencontre. La seconde fut lorsque que le chef du duo s’approcha tel un loup de l’ange pétrifié. Une voix pleine de sous-entendu visqueux roula sur la langue fourche du déchet d’humanité.

Tom- Quant à toi, la pute… Je pense qu'on peut encore avoir besoin de toi. Finir ce que le boss avait commencer tu vois ce que je veux dire?

Quand le fier à bras s’approcha pour embrasser la jeune femme qui semblait pétrifié par la peur, Robert regarda le visage de celle-ci. Des larmes de frayeurs ou de rage coulaient tout doucement sur les joues de l’ange. Du sang brillait, petite goutte solitaire sur la lèvre pleine de Billie, dans les rayons du soleil. À cet instant précis Rober bascula vers le monstre qui sommeille en chaque individu. Mugissant tel un minotaure fonça directement sur un matador, la bête lança sa main ouverte vers le cou de Tom. Les doigts de sa main immense et rugueuse se transformèrent en serre. Agrippant le cou de l’être qui martyrisa l’ange. Une des seules personnes qui avait donné un peu de compassion à l’erreur de nature. Tirant violemment vers l’arrière, comme si l’agresseur de l’ange n’était qu’un enfant, le monstre de foire libéra la jeune femme de l’emprise de l’homme. Tom en fut estomaquer et il voulut user de son poing américain sur le faciès monstrueux de Robert. Sans laisser le temps de finir le mouvement, le mineur ferma son poing à s’en faire blanchir les jointures. Tel un boulet de canon organique, le poing vengeur percuta l’estomac de Tom. Celui-ci essaya de se plier en deux, mais le colosse tenait toujours l’homme par la peau du cou. Remontant subitement son coude, Robert fragilisa la mâchoire du malabar. Celui-ci roula des yeux et essaya de faire un jam de panique de sa main non armé. Encaissant sans broncher le coup mal placé, le géant lâcha le pathétique agresseur. Celui-ci tomba alors à genoux et leva la tête vers le mastodonte. Robert descendit un direct dévastateur sur la mâchoire patibulaire de l’homme, la cassa. Une gerbe de sang, de dents et de morve fit un arc à la sortie des lèvres de l’être vaincu. La brute tomba face contre terre, sonné pour le compte.

Se redressant, un coup de batte accueillit le colosse dans la base de son dos. Le coup fut amoindri par le sac à dos de l’erreur de la nature. Et le reste du coup dissiper par la rage et l’adrénaline qui curait dans les veines de l’être déformé. Bobby porta son attention vers le deuxième lascar. Heureusement qu’Angel ne put voir le visage du mastodonte à cet instant. Les traits atypiques du faciès monstrueux étaient décomposés par la fureur. Une rage scintillait dans les yeux de l’homme à la musculation impressionnante. Un maelstrom de de férocité et d’hydrophobie d’une telle intensité cuvaient dans l’âme du géant. Tellement puissantes que les effroyables tsunamis paraissant pour une simple tempête tropicale en comparaison. L’homme à la batte arma son coup, mais Bobby lança une main et stoppa net l’élan du costaud. L’agresseur avait la posture typique d’un cogneur de balle molle. Les jambes bien écartées. Il n’en valu pas plus pour que le genou du mineur soit tracter vers le haut. La largeur du genou, comparable au couvercle d’une marmite, ne laissa aucune chance à la zone sensible de l’homme. Celui-ci hurla d’une voix haut perché, vomit un peu et tomba à genoux. Tenant son précieux engin endolori dans ses mains, le malabar n’offrit aucune défense au coup de pied sur le côté de la tête. L’agresseur de l’ange et du monstre sombra dans l’inconscience. Les êtres à la réputation douteuse venaient d’apprendre une dure leçon. Il ne faut jamais troubler l’eau qui dort. Car on ne sait jamais quel monstre dort au fond.

Se tournant vers l’ange de la compassion, Robert ne vit pas le tireur qui reprenait une contenance après avoir assister à la raclée monumentale de ses compagnons de banditismes.. Sans le savoir, l’être monstrueux se couvert d’un manteau d’assurance et de calme. Le protecteur dit alors tout bas, presque en chuchotant.

Robert- Je suis désolé Billie… Euh… Je ne voulais pas qu’ils te font du mal… Euh… On doit bouger…

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Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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Country Roads | PV : Robert Smith
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