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I walk a lonely road
Bernadette Mackenzie
Matricule n°001
I walk a lonely road
Dim 12 Mar - 4:05

Voilà plusieurs déjà plusieurs jours que je visite un maximum de sites propices à mon installation dans le but de me poser plus durablement. J'ai un certain cahier des charges à respecter vis-à-vis de l'emplacement. J'essaie notamment de me garder le plus loin possible des groupes que je connais même si la plupart sont amicaux. Je me rapprocherai des vivants le jour où les punishers seront rayés de la carte, mais pour le moment, j'estime que c'est de la folie de s'installer à la vue de tous avec les motards qui semblent être partout en ville.

Je me gare non loin du lac dans l'espoir de trouver une maison habitable dans les environs et commence mes recherches dans une impasse regroupant une dizaine de maisons. En passant devant l'une d'entre elles, je remarque un bruit qui doit venir de l'intérieur. Je n'aime pas me risquer à aller au devant du danger mais je dois avouer que cela me rend assez curieuse. Je n'ai vu quasiment personne depuis plus d'une semaine et je sais me défendre.

Robert ne devrait pas tarder à arriver, il doit me rejoindre pour m'aider. Cet homme m'a été d'une immense aide ces derniers temps. Nous nous voyons régulièrement pour qu'il m'apprenne à tirer à l'arc. Il m'a aussi expliqué deux-trois choses sur la chasse, la pêche et la survie en général. C'est vraiment quelqu'un d'intéressant. Dommage qu'il soit limité intellectuellement parce qu'il a un sacré potentiel de survivant.

Je regarde par dessus mon épaule mais la route totalement droite semble tellement inanimée que même les walkers ont l'air d'être allés chercher bonheur ailleurs.

- Et puis merde.

J'ai pas envie d'attendre Robert vingt minutes au milieu de la rue. Le bruit dans la maison a laissé place à un terrible silence et je commence à penser qu'il y a quelqu'un de vivant là-dedans. Je ne sais pas s'il sait que je suis devant la maison mais je préfère filer me mettre à couvert derrière une palissade.
Je retire mon arc de mon épaule et le tiens en mains avant d'encocher une des flèches de carbone que m'a donné Robert.

L'entrée me semble bien trop dégagée et les nombreuses fenêtre de l'immense maison sont impossibles à surveiller toutes à la fois. La tête baissée, je contourne la maison par la droite et grimpe par dessus le mur de pierres afin d'entrer dans le jardin. Tout semble dégagé mais j'avance prudemment. Jusqu'à apercevoir une forme l'arrière de la maison. Plus je m'approche, et plus les contours de la terrasse sur laquelle se tient une femme, transformée en morte-vivante depuis longtemps, se dessinent.
Je bande mon arc, vise comme me l'a montré Robert et lâche la corde d'un coup sec. La flèche part à toute vitesse et se plante dans le cou de la rôdeuse.

- Pas pire.

Je sors une autre flèche avant d'ajuste mon nouveau tire. Je vise un peu plus haut et lâche. Un zip marque le départ de la flèche avant qu'elle n'atteigne l'oeil de la chose qui s'effondre instantanément.

Je m'approche de la morte, un sourire satisfait sur mon visage et retire mes deux flèches avant d'en ranger une dans mon sac.

L'arrière de la maison semble dégagée, je m'approche donc de plus en plus de la porte de la cuisine jusqu'à poser la main sur la poignée. Je tourne délicatement l'objet de ma prise et pousse la porte. Un grincement strident accompagne mon entrée dans la demeure et je crains de tomber sur beaucoup de choses différentes dans cet endroit.

Un bruit derrière moi me fait me retourner. Je bande mon arc instinctivement et dirige la pointe de ma flèche en direction de ce qui m'a surprise : Marley.
Je souris en voyant mon singe qui visiblement est incapable de rester cinq minutes sans moi. L'essentiel est qu'il semble avoir compris ma tension et tente également de faire le moins de bruit possible.

J'entre finalement dans la cuisine qui semble indemne et entreprends d'ouvrir les tiroirs et les placards pour voir ce que je pourrais y dénicher.

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Riley Hayden
Matricule n°001
Soldat de fortune
Mar 14 Mar - 3:47



Le soleil brillait en cette belle journée d'automne, une journée idéale pour Riley qui souhaitait découvrir la région et refaire le plein de provisions. Elle avait opté pour les environs du Lac St Clair, préférant éviter le centre urbain de Detroit qui pouvait s'avérer impardonnable, comme elle l'avait appris à ses dépens quelques jours plus tôt. Elle en était à sa troisième maison et n'avait toujours rien trouvé d’intéressant mis à part quelques babioles sans importance. Elle n'était certainement pas la première survivante à passer par ici, ce quartier avait été asséché jusqu'à la moelle.

Elle se trouvait dans le salon d'une grande maison de campagne, le genre de villa que seuls les bien nanti pouvaient s'offrir. Elle faisait une courte pause cigarette, admirant les œuvres d'art et les photos de famille affichées sur les murs. Elle y voyait une petite famille heureuse... Un homme dans la cinquantaine, une femme souriante et deux gamines. Elle s'arrêta finalement devant une grande fenêtre avec vue sur le lac, reflétant son visage abîmé par son premier contact avec les Punishers. Malgré les jours qui s'étaient écoulés, l’œil au beurre noir et la cicatrice sur sa pommette étaient toujours visibles.

Dans la cour arrière se tenait un marcheur ou plutôt, une marcheuse, stagnante et immobile, comme en état de dormance. Riley l'observa pendant une bonne minute, fumant tranquillement sa clope, lorsqu'elle crut distinguer une forme derrière elle, dans le reflet de la fenêtre. La jeune femme eut tout juste le temps de se retourner pour éviter le coup de couteau. Dans son esquive, elle discerna les traits d'un homme dans la force de l'âge, le visage crispé par la colère. Il s'empara de Riley et la projeta violemment sur le sofa.

Riley s'empara de sa mitraillette mais le truand l'envoya valser à l'autre bout de la pièce d'un simple coup de pied. L'homme était comme en transe, animé par une rage incontrôlée.

" Pas question de crever avant d'avoir baisé une dernière fois! "

C'est alors que Riley remarqua le bandage imbibé de sang sur son avant-bras... Ce type s'était fait mordre. Peu importe ses intentions, elle n'allait certainement pas se laisser faire. L'individu avança avec un regard bestial, mais un coup de pied dans les bijoux de famille stoppa ses ardeurs. Riley se jeta sur lui et le rua de coups, avant de lui enfoncer son pouce dans l’œil. La brute poussa un grognement avant de soulever Riley de terre et de l’étamper dans le mur, faisant tomber quelques-uns des cadres qu'elle admirait quelques minutes plus tôt.

Le desperado dominait maintenant la jeune femme de sa force. Il lui envoya un coup de genou dans les tripes et elle en eut le souffle coupé. Croyant maîtriser sa proie, il posa sa bouche crasseuse sur celle de Riley, mais elle était parvenue à dégager son tomahawk de sa ceinture. Elle arriva à planter le côté pointu de la hache dans le mollet de son agresseur qui lâcha aussitôt prise. Sans attendre, elle porta un second coup qui l'atteignit à la gorge cette fois. En extirpant la lame, elle fut aspergée d'un flot d'hémoglobine, mais frappa tout de même une troisième fois, puis une quatrième et finalement, une cinquième...

Elle ne s'arrêta qu'au moment ou la tête du bandit fut détachée de son corps. S'essuyant plus ou moins efficacement le visage du revers de sa manche, elle se laissa tomber dans un fauteuil... Depuis combien de temps ce malade la traquait-elle? Si ça se trouve, il l'avait probablement suivie tout la journée. À l'avenir, elle devrait redoubler de prudence.

Riley n'eut pas le temps de reprendre ses esprits qu'un bruit en provenance de la cuisine se fit entendre... Alarmé par la possible présence d'un complice, elle s'en alla récupérer sa mitraillette et traversa prudemment la maison, arme devant. En entrant dans la cuisine, elle vit une femme en train de fouiller les armoires. Prenant soin de garder le canon de sa MP5K pointé sur elle, elle lui annonça la nouvelle.

" Désolé de te l'apprendre mais y'a plus rien ici... "

La femme était une rouquine dans la trentaine, plutôt chétive comme Riley. Elle était probablement venue ici pour les mêmes raisons qu'elle, mais elle devait s'en assurer... Les apparences de jeune femme inoffensive n'était pas gage de passivité, Riley en était la preuve.

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Jeu 16 Mar - 12:27

L’immense cavalier en habit de kevlar renforcé avala les kilomètres sur sa monture d’acier vers le point du rendez-vous donné il y a quelques jours de ça. Un maelström d’émotions se débattait dans l’océan bleuté du regard du monstre de foire. Une joie désespérée, une affection sans borne, une inquiétude à fleur de peau et une peur du rejet agitaient la houle de la mer intérieure de l’homme difforme. Un peu comme un naufragé ayant passé presque son existence dans les eaux de l’indifférence générale et que maintenant un ange tendait la main depuis les cieux pour permettre à Robert de toucher un semblant de paradis dans sa sombre existence misérable. Mais durant le trajet, ce chemin sinueux jonché des vestiges d’un monde de consommation effréné et d’un individualiste permanent où les marionnettes décharnées de la Faucheuse souriante cherchaient en trainant leurs pieds une pitance sanglante, la gargouille sanctifiée ne pouvait pas cacher ses peurs profondes. Si celle que l’erreur de la nature songeait être une amie, qui prenait la place du soleil dans les cieux et qui éclairait la pénombre de sa vie avec son sourire merveilleux n’était pas au rendez-vous. Si elle était blessée, murmurant le surnom du mineur comme une prière sacré et ne voulant qu’être secourue par lui. Si elle était morte dans une lente agonie et que maintenant elle arpentait la terre maudite à sa recherche pour lui offrir une dernière fois son sourire gorgée de virus avant de lui arracher la jugulaire. Serrant les dents à s’en faire sauter l’émail, le motard disproportionné ouvrit subitement les gaz et le moteur hurla sa détresse à la place de Bobby dans le déclin de cette journée austère et morne.

Partir loin du laboratoire lui faisait un bien fou. Depuis quelque temps il était une solitude dans une masse de gens. Elsa l’évitait comme la peste concentrer sur son travail, Santana était de moins en moins disponible, Mathilde passait ses journées à soutenir l’ange hispanique, Ruth s’occupait d’Aaron. Quant à lui, le chainon manquant travaillait d’arrache-pied au refuge pour maintenir une structure de plus en plus malmené et aux défenses d’un lieu où il se sentait de plus en plus étranger. Il entendait les murmures des gens, se demandant quand le monstre de foire allait se transformer en golem avide de chair. Car voilà depuis août qu’il avait reçu le baiser trois fois maudit de sa nièce trépasser. Il aurait dû se transformer en aberration sans âme. Mais non l’homme difforme était toujours là à arpenter de sa foulée gauche la terre de plus en plus stérile de toute vie. Lors de son retour, la majorité avait eu une indifférence au moins et une hostilité au pire. Fidèle comme une gargouille à peine achevé juché sur les toits de la cathédrale de Notre-Dame, Robert restait pour défendre un groupe de gens qui semblait l’avoir rejeté. Aujourd’hui c’était la première fois depuis longtemps que le phénomène de foire accomplissait un acte pour son simple bonheur, son bien-être. Et revoir l’ange de l’innocence sera une apothéose pour finaliser cette longue absence. Bientôt le refuge de l’artiste apparu dans le champ de vision du golem de chair et les roues de la Harley s’engagea dans le chemin tortueux qui allait le rendre à bon port. Bientôt Robert put enfin voir le refuge secret. Ce lieu que lui seul, à part Bernadette maintenant, connaissait.

C’était un petit coin de paradis loin de tous les attraits d’une vie de luxe. L’eau courante fonctionnait avec une pompe manivelle et il n’y avait aucune électricité. Des fanaux au gaz propane assurer la luminosité des lieux la nuit venue et aussi le fonctionnement du réfrigérateur et du poêle. Le débrouillard homme de Cro-Magnon avait seulement laissé les lumières en cas de besoin, l’utilisation des électroménagers durant ces temps troubles n’était pas une rigueur absolue. Le bain et la douche jumelée étaient munis d’un ingénieux système d’eau de pluie réchauffée au soleil. Aussi les occupants pouvaient remplir les réservoirs à la main en puissant dans la rivière qui courait tout près. Un petit poêle à combustion lente assure à lui seul que la douce chaleur se propage par tout dans le refuge minuscule. Un petit cabanon à outils servait aussi d’entrepôt pour trois autres bonbonnes de gaz. Seulement deux chambres à l’étage, mais l’erreur de la nature ne dormaient qu’au sol, croyant à tort que seuls les humains pouvaient dormir sur des matelas confortables. Les monstres devaient se contenter de la dureté d’un plancher froid.

Robert gara sa moto sous la petite dépendance en bois qui servait de protection de fortune pour sa Harley vieillissante. Actionnant sa béquille d’un mouvement sec du talon de sa botte de construction immense, le colosse balafré coupa le contact en laissant une sollicitude et une agitation grandir en son sein. Aucune trace de son amie. Passa son bouclier à son bras gauche large comme la cuisse d’un homme, l’erreur de la nature visualisa en vitesse les lieux. Soulevant ses larges épaules en signe d’impuissance, l’esprit lent et pathétique de l’ancien mineur visualisa la zone. Connaissant un peu l’aventureuse jeune femme, elle devait être parti où l’étrange duo se pratiquait à tirer de l’arc. La courte promenade semblait bien trop paisible, aucune goule ne vint perturber le géant balafré. Voyant une maison la porte ouverte, chose étrange, car il semblait à Bobby que c’était fermer la semaine passée, l’homme difforme s’engageaient avec sa discrétion habituelle. On pourrait presque croire à une parade militaire avec en boni des percussions métalliques. L’inquiétude de la bête pour la belle se reflétait dans son regard océanique. Sans s’en réellement savoir pourquoi, il empocha une canette de coke sur le comptoir pour l’ensevelir dans une de ses besaces qui constituait son attirail. Un éclat de voix et une apparition poilue firent surgir alors le protecteur qui sommeillait sous la paisible créature. Marley, le petit singe de Bernie, semblait paniquer et venait de la cuisine. Marchant de son pas pesant, semblable à ceux d’un Minotaure lancé dans une charge dans un labyrinthe, Robert fit son entrée dans la pièce maintes fois pillée. Une femme couverte de sang pointait une arme sur l’amie du golem de chair et aussitôt sans se soucier de sa propre sécurité, Robert fit deux pas pour se placer devant Bernadette. Il fit un rempart de son corps repoussant et laid à l’ange de la douceur quitte à mourir. Il ne valait pas grand-chose, à part protéger les anges un monstre tel que lui ne vivait que sur du temps emprunter.

Se retournant lentement, les pieds bien ancrés sur le parquet poussiéreux, le spectacle pitoyable de la laideur du colosse se dévoilèrent à la femme ensanglantée. Un rayon soleil venait d’inonder de manière traîtresse la silhouette de cauchemar de l’homme. Des pantalons noirs à bretelle, une chemise ayant connu des jours meilleurs et les manches roulés au niveau de ses coudes. Une armure de type antiémeute protégeait tant bien que mal la silhouette immense et immonde. L’assaillante de Bernadette pouvait deviner aisément une puissante et solide ossature, des muscles volumineux et même disproportionnés cachés à grand-peine dans l’armure de tissus. Des mains géantes et grosses comme des boulets de canon. Une d’entre elles resta cachée à cause du bouclier balistique. L’autre main, ayant des doigts de la circonférence de saucisses, était levée dans un signe universel de peur ou bien de supplication. Elle ressemblait un peu à une immense araignée de couleur chair. Les pieds, extraordinairement pointés vers l'extérieur et des plus stables, se dandinaient sous l’effet de la gêne et surtout de l’angoisse de ce moment stressant. La cage thoracique bien développée et un cou aussi large que son crâne. Des trapèzes laissant présager une force conséquente dans le haut de ce corps impressionnant. Robert devait dépasser la totalité des hommes d’une bonne trentaine de centimètres et devait peser presque le double. Devant le regard menaçant de la jeune femme, le géant devait être plus associé au monstre des films d’horreur qu’au genre humain. Ce mastodonte peut sembler être sorti droit des rêves fous d'un savant ayant perdu le contact avec la réalité. Une vieille ceinture à outils enserrait une taille immense. Plusieurs outils battaient ses flancs. Une hache, un marteau, un pied –de biche, une immense matraque en acier et les gants accompagnés du casque de l’habit étaient les plus visibles. Une tête en forme d'œuf, une dentition irrégulière, une mâchoire carrée et virile, des lèvres minces et presque exsangues, une fossette entre ses deux sourcils, des oreilles décollées, une barbe et des cheveux châtains rasés d'une main malhabile et des orbites enfoncées. Une balafre serpentait la joue gauche juste à son orbite et une oreille manquante, soufflée par un projectile, rendait le tout encore plus hideux. Tout pour qualifier ce visage aux traits atypiques de faciès monstrueux et repoussant. De son angle de vu, la pouvait dénombrer la multitude de cicatrices qui lézardaient sur les mains et les avant-bras de la chose difforme en face de lui.

Tel un duel à la Tombstone, le regard des belligérants se fracassa dans onde de choc. Robert ne pouvait aucunement deviner les intentions de la jeune femme, mais celle-ci pouvait lire comme un livre ouvert l’amalgame d’émotions qui pulsait du regard bleuté de la chose. Elle pouvait plonger au travers des yeux de Bobby et contempler ces fenêtres donnant un libre accès à l'âme de cet imposant individu. Un mélange saisissant de mélancolie, d’angoisse, de prudence se reflétait dans les iris de l’homme déformé. Mais aux fins fonds des yeux, aux reflets dansants faisant penser au bleu si profond d'un océan par temps clair, doux et rempli de compassion. Un mystérieux mélange d’humanité grandiose et de bienveillance des plus déplacés dans ce corps d’être digne de figurer dans le bas échelon de la société humaine. Robert prit une seconde respiration, son ton rauque s’éleva alors dans l’air froid de ce jour d’hiver. Les mots furent mâchés, mastiqués même avec des roulements de pierres dans la bouche. Un ton intimidant si une trace de gentillesse et de bonté n’accompagnait pas la pitoyable envolée de mots.

Robert- Euh… N’approchez pas madame…Euh… Je ne veux pas vous faire peur et je ne veux pas que Bernie soit blessé OK?

Déglutinant avec peine, les traits atypiques de l’homme étaient maintenant un masque d’angoisse et de peur. De la terreur si la jeune femme couverte de sang appuie sur la gâchette et blesse son amie si chère à son cœur couvert de cicatrice.

Robert- J’ai entendu des gens toute ma vie me traiter de monstre… Euh… J’en suis pas un j’espère.


Reprenant un souffle un peu normal, Bobby rajouta timidement. Il essaya de rejeter quelque peu sa gêne et sa timidité au loin, mais après tant d’années à endurer des sévices des gens, le géant avait accepté sa condition particulière. Le survivant de ces trop nombreux mois d’apocalypse, d’errance solitaire près des rives du Styx. Sûrement bien il allait rejoindre Sandra et Rosalie et il pourrait les serrer dans ses bras. Mais au travers de son chagrin de sa peur du rejet, le golem de chair fit preuve de sa gentillesse extraordinaire et de sa candeur surnaturelle.

Robert- Vous êtes blessée? Vous êtes couverte de sang… Euh… J’ai une trousse sur moi... Euh... Si je peux aider et que ne vous faites pas de mal à mon je serais heureux.

Il avait omis de s’inclure dans sa demande de non-agression, prêt à recevoir le projectile fatal si le besoin était…

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Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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Bernadette Mackenzie
Matricule n°001
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Dim 19 Mar - 3:49

Alors que Marley a disparu dans un coin, quelqu'un descend les escalier derrière moi. Je me retrouve donc face à une femme qui doit avoir à peu prêt mon âge, couverte de sang qui me jette au visage le fait qu'il n'y ait plus rien d'utile comme s'il s'agissait d'excréments. Je la dévisage sans le vouloir tout en gardant ma flèche encochée.

- C'est ton sang ou celui de quelqu'un d'autre ? Tu as été mordue ?

Si elle a été mordue, je l'achève et je récupère son matos. Mince ! Cette nana est équipée, entre sa mitraillette et sa hache.

- Si tu veux bien baisser ton arme, je ne te tirerai pas dessus non plus. Mais j'attends un ami et il est très protecteur.

Que dire de plus ? Robert a beau avoir une déficience mentale évidente, il reste incroyablement gentil et vraiment protecteur.
Tout à coup, le voilà qui entre dans la maison et se place entre nous suivi de Marley qui tient avec fierté un paquet de cigarettes. Il me lance un petit cri strident pour marquer sa joie puis son regard se pose sur la femme en face de moi. Alors qu'il était sur le point de glisser la cigarette qu'il tient dans sa bouche, il arrête son mouvement comme pour disparaître. Je ne sais pas pourquoi il est si effrayé par elle, peut-être le sang mais je ne suis pas sûr.
Je me lève sur la pointe des pieds pour dépasser l'épaule du géant et pouvoir parler à la jeune femme qui doit se demander ce qu'il se passe.

- Je m'appelle Bernadette, lui c'est Robert, très sympa et... - Je fais un signe de tête en direction du singe - ... Lui c'est Marley.

Je remet mes pieds à plat par terre, disparaissant du champ de vision de la mitrailleuse et m'adresse ensuite à Robert.

- C'est ce que je viens de lui demander mais tu es arrivé entre temps. Je suppose que tu as vu mon auto devant ? J'ai eu envie de prendre un peu d'avance.

Quelle situation à la con. Je n'ai jamais vu cette fille de ma vie et c'est clair qu'elle ne doit pas m'en vouloir pour quoi que ce soit. Dans ma tête, In the Summertime résonne, probablement parce que je l'écoute dans ma voiture depuis quelques jours. J'ai pas envie de crever juste parce que je suis rentrée dans la mauvaise baraque.

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Soldat de fortune
Riley Hayden
Matricule n°001
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Lun 20 Mar - 6:10


L'étrangère la dévisageait comme si elle s'était retrouvée devant un fantôme... Il faut dire qu'avec tout ce sang sur elle, l'apathique irlandaise ne devait pas avoir l'air très amicale. Voyant bien la flèche ancrée dans la corde de son arc, Riley n'attendait qu'un faux mouvement de la part de la femme pour lui décharger une volée de plombs dans les boyaux... D'ailleurs, pourquoi ne l'avait elle pas déjà fait?

" C'est ton sang ou celui de quelqu'un d'autre ? Tu as été mordue ? "

Une question tout à fait légitime... Riley baissa le regard sur sa personne, constatant la quantité d'hémoglobine qui barbouillait ses vêtements telle une peinture abstraite. Relevant les yeux en direction de la femme, la blonde commença à s'expliquer, affichant un regard placide...

" Un type m'a attaqué, je me suis défendu... Sa carcasse est là-haut si tu ne me crois pas. "

Toute cette situation avait quelque chose d'impossible. Riley n'avait pas croisé âme qui vive de toute la journée et voilà qu'elle tombait nez à nez avec deux personnes à quelques minutes d'intervalle. Cette femme faisait sans doute équipe avec le desperado qui l'avait agressée. Étrangement, elle n'avait eu aucune réaction lorsqu'elle lui avait annoncé sa mort... Soit elle avait de formidables talents d'actrice, soit elle n'avait absolument rien à voir avec lui. Méfiante de nature, Riley optait pour la première option.

" Si tu veux bien baisser ton arme, je ne te tirerai pas dessus non plus. Mais j'attends un ami et il est très protecteur. "

Un troisième protagoniste allait certainement compliquer les choses. Riley analysait la situation à la vitesse de l'éclair... Elle pourrait butter la fille tout de suite, cacher son corps et tendre une embuscade à son ami. Ou peut-être devait-elle essayer de la désarmer et la prendre en otage. La première option était beaucoup trop bruyante et salissante, la deuxième trop risquée... Merde, que faire? Elle devait gagner du temps et trouver une solution.

" Désolé Miss, mais je vais pointer mon arme où bon me semble... Rien ne me dit que tu n'es pas de mèche avec le maniaque à l'étage. "

Et là, tout à coup, quelque chose, ou plutôt quelqu'un, apparu dans le cadre de porte. Riley n'avait jamais rien vu de tel... La créature devait faire plus de deux mètres et avait les bras gros comme des troncs d'arbres. Faisant craquer le plancher sous chacun de ses pas, le géant vint se placer devant sa protégée, faisant complètement disparaître celle-ci derrière son imposante silhouette. Face au mastodonte, Riley pouvait maintenant lever les yeux et examiner ses traits... Tel un char d'assaut ayant traversé une guerre mondiale, sa tête et son corps difformes étaient couverts de cicatrices, laissant deviner de nombreuses batailles. Avec cette carrure imposante et tout l'attirail qu'il trainait, cet homme était en mesure de décimer toute une horde de contaminés à lui seul, et Riley aurait pu parier qu'il l'avait déjà fait.

Toute petite devant le colosse, Riley était à la fois stupéfaite et fascinée. Sans s'en rendre compte, elle avait déjà reculé d'un pas, anticipant le bref combat qui s'ensuivrait si le géant en armure se décidait à passer à l'attaque. Elle allait tirer, les abattre tous les deux et par le fait même, s'éviter un paquet de trouble... Son index se referma, lentement, progressivement, sur la détente de son arme, prête à
déployer un torrent de balles.

" Euh… N’approchez pas madame… Euh… Je ne veux pas vous faire peur et je ne veux pas que Bernie soit blessé OK? "

Le géant venait de parler d'un ton à la fois lourd et indécis. Dans son regard, Riley pouvait lire une angoisse et une peur tout à fait réelle. Ces choses, cet homme ne pouvait les simuler... la blonde baissa finalement son arme. Au même moment, la tête de la femme aux cheveux écarlates surgit de derrière l'épaule du titan.

" Je m'appelle Bernadette, lui c'est Robert, très sympa et lui c'est Marley. "

Apercevant soudainement la petite chose poilue en train de s'enligner une cigarette, Riley resta incrédule. Devant toute l'absurdité de cette situation, l'ex-militaire ne put s'empêcher de sourire... Non, tout ce spectacle était bien trop unique pour tout conclure d'une simple rafale de pistolet-mitrailleur. Pour le moment, le geste le plus sensé était de créer des liens, chercher à en savoir plus sur ces personnes... D'où ils venaient et s'ils faisaient parti d'un groupe. Toute information pouvait s'avérer utile.

" Moi c'est Riley, désolé pour l'accueil... On n'est jamais trop prudent vous savez. J'avais mes doutes au début, mais le singe fumeur les a dissipé assez vite. "

Son expression se voulait la plus amicale possible. Bien qu'elle ne leur faisaient pas encore totalement confiance, elle était prête à risquer le tout pour le tout. De nos jours, rare étaient ceux avec encore une once de bonté dans leurs veines, et ces deux là semblaient avoir été miraculeusement épargnés par la corruption morbide de la grande contagion.  

" Vous êtes blessée? Vous êtes couverte de sang… Euh… J’ai une trousse sur moi... Euh... Si je peux aider et que ne vous faites pas de mal à mon je serais heureux. "

Riley s'apprêtait à répondre quelque chose mais la dénommé Bernadette lui évita de devoir s'expliquer une seconde fois.

" C'est ce que je viens de lui demander mais tu es arrivé entre temps. Je suppose que tu as vu mon auto devant ? J'ai eu envie de prendre un peu d'avance. "

Riley laissait le duo hétéroclite discuter entre eux lorsqu'elle aperçut du coin de l'oeil une ombre danser sur le mur de la cuisine. Intriguée, elle s'avança jusqu'à la fenêtre pour jeter un oeil à l'extérieur. Là, dehors, se tenaient des dizaines et des dizaines de cadavres, marchant obstinément en direction de la maison... Il s'agissait très certainement d'une horde errante, un phénomène que Riley avait vu par le passé. Ces troupeaux d'infectés se déplaçaient sans but précis et dévoraient tout sur leur passage... Il était possible de les éviter en restant bien caché, mais encore là, le moindre petit signe de vie pouvait les attirer sur votre position.

" Je crois que vous devriez venir voir ça. "

La horde les avait peut-être déjà remarqués, dans ce cas, le trio devait s'attendre à un assaut en règle. Riley s'éloigna de la fenêtre et s'alluma une cigarette... sachant que ce serait peut-être la dernière.

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Mar 28 Mar - 3:38

Le golem de chair couvert de cicatrice respira tout doucement. Robert assembla ses forces pour se mettre en mouvement en cas de besoin. N’importe quoi pour protéger Bernadette, son amie et son ange de la miséricorde, d’une potentielle blessure. Il devait avoir plus de ces êtres d’exceptions, ces lueurs d’humanités vacillantes dans cette tourmente apocalyptique, pour aider et guider les gens dans la bonne voie. Lui n’était qu’un monstre, la lie de l’humanité qui ne valait même pas la peine de respirer le même air éviscérer que les humains. Le mineur croyait dur comme fer que son existence n’était qu’une mascarade ignoble, un essai pathétique de la nature et qu’il devrait mourir en se sacrifiant pour les gens qui le méritaient. Plaçant son bouclier balistique pour couvrir la brunette, coupa totalement la vision de la blonde ensanglantée et armée d’un drôle de fusil, toute l’attention du massif briscard était concentrée sur différent point de leur assaillante. L’inquiétude dans les iris d’azur de la jeune femme en détaillant la montagne de muscles disproportionnée devant elle. Sa poitrine menue qui s’élèverait et s’affaissait rapidement sous la montée d’adrénaline que devait lui procurer cette vision de cauchemar. La blancheur de la crispation de l’index couverte d’hémoglobine sur la gâchette de l’arme vicieuse, quelques milligrammes de plus et les projectiles de plombs saturaient l’air. Les pieds qui se dandinaient après avoir fait un pas vers l’arrière. L’esprit pathétique et simplet de l’homme savait pertinemment qu’un changement subit et brutal dans un de ces comportements pourrait entrainer une réaction en chaîne qui serait défavorable pour les deux groupes présents. Mais une parole de Bernie, jumeler aux singeries du macaque fumeur, permirent à tous de soupirer de soulagement. Au lieu d’entendre le crépitement du spectre de sa mort prochaine, une voix forte et dans l’ensemble agréable vint caresser l’ouïe amoindrie de la chose immonde. Le regard océanique du goliath en armure antiémeute mal agencer sur son corps volumineux devint alors reconnaissant devant la gueule du puits de souffrance de l’arme qui pointait vers le sol. Soulevant alors les épaules immenses en signe d’incompréhension devant la question de l’être de lumière, la voix rauque, mais aux mots qui semblaient baigner par une gentillesse impossible pour ce réceptacle cauchemardesque lâcha quelques mots.

Robert- Euh… Ta petite voiture… Euh… Pas vu juste vu une porte de maison ouverte… Euh… Tu avais dit de vouloir vérifier dans le coin… Euh… Tout va bien?

La sympathique créature s’inquiétait comme à son habitude du bien-être des autres avant la sienne. Souriant bêtement, mais avec une sincérité et une franchise peu commune pour les rares survivants de ce monde, le géant laissa l’ange s’occuper de Marley qui commençait à faire des singeries. Pouffant un peu, essayant de cacher son rire bon enfant, le géant au cœur d’or ramassa un linge de table plus ou moins propre sur la table. Autrefois d’une pureté blanchâtre presque étincelant, le torchon était devenu comme le monde chaotique grisâtre et malpropre. Tendant la guenille d’une main tremblante, gênée d’être maintenant en compagnie de deux dames, une rougeur écarlate envahit les joues mal rasées du colosse balafré. Le regard bleuté si pur, véritable reflet de son âme remplit d’une candeur extraordinaire jumeler à une humanité presque surnaturelle qui a su rester intact malgré les nombreuses années de douleurs qu’il avait subies, de la bête de foire regarda vers le plancher de céramique à moitié craqueler par des années d’usures. Un murmure s’extirpa avec difficulté de sa gorge immonde et franchit la barrière de la dentition mal alignée.

Robert- Riley c’est bien ça? Euh… C’est joli, ça sonne bien et c’est facile à retenir… Euh… Pas trop bon pour retenir les noms d’habitude… Euh… Pas de cerveau selon plusieurs vous savez… Euh… Tenez pour enlever le sang… Euh… Ça attire les mordeurs… Euh…

Mais la jeune femme blonde, au maintien droit qui trahissait un entrainement militaire et une assurance dans l’utilisation des armes, regardait par la fenêtre encrasser par la saleté et la poussière. Le golem de chair à l’armure de chair rapiécée plissa des yeux pour discerner les mouvements erratiques qui se déroulaient dans la rue. Sur le coup l’homme aux carences intellectuelles soulevant ses larges épaules en signe d’incompréhension. Sortant sa flasque d’argent, l’un des derniers souvenirs de sa sœur et sa nièce bien-aimée, de la poche de sa veste tactique élimée par les nombreux combats, il dévissa le goulot de ses doigts peu agile. Un doux arome de pomme et de cannelle, agrémenter d’un effluve d’alcool frelaté, s’éleva dans les airs pour chatouiller les narines des occupants de la cuisine maintes fois pillées. Et alors un nombre toujours grandissant de silhouettes trébuchantes et gémissantes d’une faim impie, ralentie tout de même par les grands froids, envahissaient le champ de vision de la bête. La mâchoire virile du golem de chair s’ouvrit de stupéfaction et d’incertitude, attirer vers le bas comme la force traditionnelle de la terre venait de s’amplifier par mille. La meute ressemblait à une parade immonde, un cortège de plaintes et de râles qui semblait porter gloire à la Faucheuse et au démon qui avait permis la création de cette pandémie trois fois maudite. Le colosse balafré et à l’oreille arrachée souleva ses épaules immenses en signe de reddition. Même lui, malgré sa force phénoménale et sa résilience surnaturelle, malgré ses compétences de briscard aguerri et sa haine de ces parodies de non-vie, il ne pourrait pas les combattre tous. Tôt ou tard il se fera ensevelir sous le nombre comme des fourmis dévorant un morceau de sucre. Son armure de fortune qui lui avait si bien servi sera arrachée et la souffrance de dizaines de mains avides dotées d’ergots tranchants perfore ses chairs. Un frisson glacé courut alors le long de son échine et il porta le goulot de la flasque à ses lèvres exsangues. La pomme d’Adam du mineur monta et descendit alors que le liquide savoureux et enflammé descendit le long de sa tranchée. Une douce chaleur enveloppa tout l’être immonde de la bête alors qu’il tendit le contenant argenté à la combattante ensanglanté près de lui. En vérité c’était pour celle qui le désirait. Se décalant de la fenêtre pour éviter que des yeux sans vie et blanchâtres ne remarquent le buffet protéique qu’il devait représenter pour leur appétit contre nature, la voix semblable à deux pierres qui s’entrechoquent s’éleva avec douceur combattant à peine le chœur infernale de l’extérieur.

Robert- Moonshine aux pommes… Euh… Fait par moi l’automne passé… Euh… Vous en voulez?

La chose immonde voulue rajouter que le breuvage était une recette léguée de son grand-père, un dur à cuir qui avait combattu au Viet Nam et originaire des Appalaches, mais il faut couper dans son élan. Les gémissements à l’extérieur connurent comme une vitalité, une recrudescence soudaine. Comme si le désir impie des abominations venait d’atteindre un plaisir organisme. Un hurlement strident, féminin à coup sûr, s’éleva au travers du brouhaha comme une chanteuse d’opéra qui venait de faire son entrée sur la scène. Aussitôt le golem de chair regarda à l’extérieur. Une forme rapide, essayant d’esquiver des bras avides tendus vers elle, commençant à se faire encercler. Un étai de chair pourrissante se refermaient inexorable sur la dame qui se défendait bec et ongles avec l’énergie du désespoir. Un van, sûrement le véhicule de l’homme décéder à l’étage, était stationner non loin de cet affrontement. La proie des nouveaux prédateurs essaya d’ouvrir la portière. Un hurlement plaintif fit écho, dénonçant la tentative de la femme de s’abriter dans le fourgon d’acier. En désespoir de cause la forme gracile de la jeune femme saisit la petite échelle à l’arrière du van et se jucha sur le toit. Elle était prise au piège, entouré par une marée de mains avides qui se tendaient vers la prochaine victime de cette folie que les gens avaient le culot d’appeler présent. Des dizaines de goules, une marée putride, essayait de submerger l’îlot d’acier. Le géant à l’instinct de protecteur si poussé, croyant que sa vie était inutile, voulut alors faire un acte d’héroïsme pour certains et de stupidité pour d’autres. Ajustant les ganses de son lourd bouclier à son avant-bras gauche, sortant la lourde matraque d’acier étoilé de sa main droite gantée, l’homme difforme abaissa sa visière de son casque antiémeute. Les habits couverts de taches noirâtres sécher, témoins des dizaines, voire de la centaine qui sait des escarmouches remporter par l’erreur de la nature contre les porteurs infectés du virus trois fois maudit, le colosse balafré commença à marcher de son pas pesant pour sortir à l’extérieur.

Robert- Je peux pas la laisser là… Euh… Cachez-vous Riley je veux pas que vous soyez blessé OK? Personne ne devrait finir dans l’estomac des mordeurs…

La rage et la haine des pathétiques marionnettes de la Faucheuse, ceux qui avaient arraché sa famille de ses bras immenses aimants, transformèrent le géant doux en une sorte de berseker des temps modernes. L’adrénaline s’injecta dans l’organisme prodigieux, décuplant sa force et son endurance déjà phénomène. Bobby était rendu une machine de combat, un fléau pour les goules et les êtres qui cherchaient à blessé les anges qui avaient pris place dans sa vie misérable…





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Bernadette Mackenzie
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mar 28 Mar - 4:56

Maintenant que la situation s'est calmée, je peux me détourner de Riley pour observer ce dont elle parle par la fenêtre.

- Bordel de merde !

Robert est déjà en train de s'équiper pour aller chercher une gonzesse réfugiée sur le toit d'un van garé dans la rue et Riley semble pas mal déboussolée par tout ça. Plus Robert qui lui dit de se cacher. Tout est en train de partir en couilles et je n'aime pas ça du tout. Finalement, je décide de prendre des initiatives et retiens Robert par le bras, plus symboliquement que physiquement d'ailleurs mais il s'arrête quand même.

- Tu ne bouges pas de cette maison ! Si cette fille est maligne, elle restera là-haut jusqu'à ce que ça se calme. Si tu meurs, elle mourra aussi.

Je vois Riley qui fume sa clope désespérée et continue de prendre les choses en mains.

- Marley, grimpe ! - Je réceptionne l'animal contre ma poitrine, accroché comme un bébé.

Un regard sur la rue, les rôdeurs n'ont pas encore atteint l'auto.

- Ok les cocos, on peut encore atteindre ma voiture si on se dépêche. Riley suis-moi, Robert à la suite. - Je regarde Robert dans les yeux avant de poursuivre. - Les rôdeurs suivront la voiture, c'est encore la meilleure chance qu'elle ait, tu le sais.

J'attrape mon arc et fait claquer ma langue contre ma joue dans un "clac clac" significatif. Rapidement, Marley grimpe à mon épaule et s'accroche à mon dos pour ne pas me gêner pendant un combat. On a répété ça des dizaines de fois et la peur le pousse à m'obéir sans râler. J'encoche une nouvelle flèche à mon arc et avance dans l'entrée de la maison.

Quelle que soit la décision des autres, je compte bien rejoindre ma voiture. Robert n'a aucune chance contre tant de ces abjections et Riley doit surtout vouloir sauver sa peau.

Une morte passe la porte d'entrée et nous repère en avançant vers nous, je lui décoche une flèche droit dans la gorge. La flèche transperce la colonne et la monstruosité s'effondre, paralysée. D'un pas rapide, je cours vers ma cible pour récupérer ma flèche et bander à nouveau mon arc.
Arrivée au niveau de la porte d'entrée, je vois plusieurs zombies qui sont déjà entre nous et la voiture. Je tire une flèche, compensant le poids de Marley avec mon épaule et un autre walker tombe. La suivante fait mouche également et je commence à courir aussi vite que je peux avec un singe accroché dans le dos, c'est-à-dire très lentement pour une fille mince dans la trentaine, mais les rôdeurs sont lents aussi. Je passe mon arc à Marley, ce singe est très habile et il arrive à rester accroché à mes épaules avec un pied occupé à tenir mon arme.

J'attrape mon couteau et profite d'un instant de répit pour sortir aussi mes clés. Le premier rôdeur devant moi meurt assez vite mais je dois pousser le suivant avec mes deux mains pour l'écarter de mon passage. Pendant mon avancée je jure à voix basse de m'être aventurée dans ce coin.
J'élimine le rôdeur suivant en lui plantant mon couteau dans la tempe et atteint finalement ma voiture que j'ouvre immédiatement.
En entendant de déclic des portières, Marley se rue à l'intérieur et je rentre à sa suite, avant de fermer ma portière dans la précipitation.
Sur le moment, j'espère juste que mes alliés m'ont suivi. Robert a un grand coeur mais je vois la fille sur le van d'ici. Maintenant que je suis en sécurité, couverte de sang mais en sécurité, je cherche du regard mes alliés.

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Riley Hayden
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Soldat de fortune
Mar 28 Mar - 20:53



Riley accepta volontiers le flasque que lui tendait le géant, minuscule objet au creux de son immense main couverte de cicatrices. L'odeur qui se dégageait du contenant lui rappelait ces purificateurs d'air en vente dans tous les grands magasins avant la contagion, un arôme fort mais pas désagréable du tout. La blonde commença d'abord par s'humecter les lèvres puis, sans hésiter, s'envoya une bonne gorgée derrière la cravate. La forte teneur en alcool de la concoction la fit d'abord grimacer mais le goût mielleux qui suivit était étonnamment agréable. Riley remercia le colosse et lui retourna son flasque.

Cette généreuse dose d'éthanol ne tarda pas à faire son petit effet, mais la réalité était toujours là... Dehors, les rôdeurs semblaient s'agiter et elle crut aussitôt que ces abominations les avaient repérés. À sa grande surprise, un cri de femme se fit entendre. Riley n'avait pas besoin de regarder par la fenêtre, elle pouvait très bien s'imaginer la dame en détresse en train d'esquiver tant bien que mal les marcheurs, essayant de trouver refuge là où ils ne pourraient pas l'atteindre. Avec une telle foule dehors, elle n'en avait pas pour bien longtemps, Riley espérait seulement qu'elle ne se rendrait pas jusqu'ici en attirerait toute la horde sur la maison. D'une certaine manière, cette triste situation pouvait s'avérer une véritable bénédiction... Le malheur de cette femme leur permettrait de fuir dans l'autre direction alors que les morts posaient leur dévolu sur elle. Il ne suffisait que de rester bien tranquille et d'attendre que...

" Je peux pas la laisser là… Euh… Cachez-vous Riley je veux pas que vous soyez blessé OK? Personne ne devrait finir dans l’estomac des mordeurs… "

Dans toute sa gentillesse et sa naïveté, Robert s'était mis en tête qu'il devait aller sauver la demoiselle en détresse. Le visage du géant avait radicalement changé, comme si une sorte de rage montait en lui. Bien que Riley aurait bien aimé le voir massacrer du charognard, elle ne pouvait le laisser si bêtement compromettre leur situation. Elle s'apprêtait à intervenir mais Bernadette prit les devants et tenta de retenir le colosse, chose qui aux yeux de Riley semblait impossible sans fusil à éléphant, mais elle y arriva tout de même.

" Tu ne bouges pas de cette maison ! Si cette fille est maligne, elle restera là-haut jusqu'à ce que ça se calme. Si tu meurs, elle mourra aussi. "

Après avoir fait grimper son singe sur son dos, la trentenaire révéla que sa voiture n'était pas bien loin et qu'il fallait la suivre au plus vite. Riley n'était pas du tout contre l'idée de foutre le camp de ce véritable charnier, mais plus ou moins d'accords pour essayer de sauver la mystérieuse femme... Si la voiture se faisait encercler par les marcheurs, il n'y aurait plus aucun endroit ou se sauver. Alors que les deux survivants quittèrent la maison à toute vitesse, Riley resta planté dans la cuisine, pensive... Elle se disait qu'il valait mieux les laisser se démerder et fuir dans le sens inverse, s'éloigner de la horde et courir sans s'arrêter.

La jeune femme finit par prendre une décision insensée et s’élança dans le hall d'entrée, croisant quelques cadavres de rôdeurs. Plus loin, elle aperçut Bernadette tout près de sa voiture. Riley dégaina sa hache et fonça dans cette direction, plantant son arme dans la tête d'un rôdeur un peu trop curieux. Repoussant le corps inerte de la créature avec son pied pour mieux dégager son arme, elle regarda sur sa droite et aperçut une rôdeuse qui titubait vers elle. Riley finit par dégager sa hache et lui balança une frappe latérale qui lui arracha la mâchoire. Un second coup l'atteignit en pleine tempe et lui bousilla la cervelle pour de bon. L'irlandaise sprinta jusqu'à la voiture, fauchant deux autres charognards au passage avant de s'engouffrer in-extremis dans la petite Ford Fiesta de Bernadette.

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Lun 3 Avr - 20:49


Le géant de chaire parsemer de cicatrice, véritable titan de par sa corpulence et de sa force phénoménale, fut soudainement arrêté par un simple geste de Bernie. Elle ne voulait pas que l’erreur de la nature, le protecteur assis confortablement aux commandes de ce réceptacle parfaitement huilé pour la guerre, se sacrifie pour une étrangère. Chaque centimètre de muscle, de tendons et de cartilages de la charpente disproportionnée de Robert était tendu à l’extrême. Mais le souffle de l’ange le convainquit qu’il devait les protéger elles, les deux dames dans la cuisine poussiéreuses. Le mineur ne savait pas si la femme hystérique avait reçu le baiser putride de la mort errante. Bernadette et Riley étaient saines et sauves pour l’instant. Il se savait immuniser au virus trois fois maudit donc il ferait un rempart de son corps immonde pour sauver deux vies innocentes. Mais la suite prit quelques instants à être parfaitement assimilée dans son esprit lent et pathétique à souhait. Dans un premier temps la brunette, celle qui parlait de prudence et de cachette prônait maintenant une sortie en force pour rejoindre sa voiture. Bobby fit non de la tête. C’était insensé maintenant de traverser la multitude d’ombres chancelantes dotée d’ergots tranchants comme des rasoirs. Certainement les deux femmes pourront s’engouffrer dans la petite citadine, mais le colosse n’oserait pas embarquer de nouveau à l’intérieur. La dernière fois Robert avait dû faire des efforts dignes d’un contorsionniste pour s’assoir sur la banquette. Il n’avait pas son armure antiémeute, ni son sac à dos et encore moins ses armes. Mais avant même qu’il puisse donner son avis, que son ton rauque et inquisiteur puisse s’élever au-delà des cris de frayeur de la proie de la horde ou des bromiques victorieux des cadavres ambulants, l’archère affluer d’un singe commença sa course éperdue vers le seul moyen d’évasion disponible. Regardant la blonde, le géant abasourdi souleva ses larges épaules en signe de résignation.

Un cadavre puant jonchait le sol, témoin muet de la fureur de l’archère. Mais deux goules tendirent leurs bras du salon en désordre pour ralentir la bête de foire. Se doutant que la femme à la mitraillette allait le suivre, le golem de chair couvert de cicatrices bifurqua pour contenir les assauts vicieux des abominations. Rompus aux arts de la castagnette avec les zombies depuis leurs apparitions, s’était battu toute sa vie, le colosse balafré eut tôt fait d’étendre pour le compte les parodies de vie. La lourde masse en acier avait littéralement défoncé les boites crâniennes avec une facilité déconcertante. De son pas lent et chaloupant, semblable à ours savant, le mineur sorti dans la blancheur éclatante de la neige. Le soleil miroitait sur le tapis d’une blancheur virginale. Mais même cette pureté fut défaite par les piétinements des choses décervelés. Le regard océanique de la chose prit un instant pour comprendre le tableau qui se passait devant son air ahuri. Deux formations, des encerclements de chair putrides, prenaient forme autour des deux véhicules. La jeune femme hurlante fut harpée violemment par la cheville et trainée par la meute sans que le géant puisse faire le moindre geste pour l’aider. Elle sembla voguer, tel un navire ivre, sur des flots de mains avides qui eurent tôt fait de la faire sombrer au milieu de la masse cauchemardesque. Le géant hurla de rage, son cri ressemblait à un coup de tonnerre divin annonça la fureur du juste qui allait se déchainer. Si Bernie lui avait laissé le temps d’intervenir, l’innocente sera surement en vie. Que valait sa vie monstrueuse alors qu’un ange de plus périssait sous ses yeux. Bobby entendit alors le moteur de la Ford Fiesta prendre subitement vie. Mais des dizaines de mains atrophier par la mort secouaient la petite voiture comme un bouchon de liège dans un caniveau.

Robert- NON!

Ce fut le seul mot que la chose hideuse dit avant de s’élancer. Le doux géant avait céder sa place au monstre dépourvu de peur et dont l'âme se consumait de rage pur. De fureur pour ses parodies d'humanités qui lui avaient ses anges, ces abominations qui créer la frayeur dans le cœur des êtres divins qui étaient sous sa garde. Un pas après l’autre, début maladroit d’une charge, la vitesse de pointe du géant de fer et de chair gagna en célérité. Le cœur couvert de cicatrices sanguinolentes pompait le sang et l’adrénaline les vaisseaux sanguins, transformant les muscles en aciers et développant encore plus de force. Les jambes ressemblèrent alors à deux pistons d’un moteur de locomotive. Les premiers corps putrides décollèrent littéralement de la surface du sol sous la puissance de l’élan du monstre de foire. Le bouclier frappant durement les silhouettes flasques. Un effet domino se produit, libérant un peu le devant de la voiture assiégé. Et alors voyant le visage blanchâtre de la conductrice, la peur privant de ses rougeurs habituelles, le mineur se transforma en un être toucher par la folie divine. Un berseker des temps jadis semblait avoir pris possession du corps musculeux de Robert. Frappant de sa masse d’acier et du plat de son bouclier, le géant malmenait les rangs des morts. Chacun de ses coups estropia un membre, fracassa un crâne ou faisait chuter un pantin de la Faucheuse. Quelques secondes d’une frénésie sans nom permis enfin à la voiture d’avancer sur un chemin jonché de corps désarticulé. Une tranchée sanglante dans des corps boursouflés par la pourriture égrainée par la pandémie démoniaque.

Robert- ALLEZ! PEUT PAS EMBARQUER PAS ASSEZ DE PLACE! JE VOUS RETROUVE PLUS TARD!

Cet instant de distraction donna l’opportunité à une goule de planter son râtelier carié dans l’armure du Goliath. Celui-ci fit un mouvement de projection au sol et défonça le crâne avec un grand coup de talon. Le crâne explosa comme une pastèque trop mûre. De nouveau le colosse frappa avec sa masse avec la cadence d’un métronome. Mais malgré la combativité de la bête et sa résilience formidable, tôt ou tard la horde allait se refermer sur lui comme les phalanges putrides de la grande Faucheuse. Robert commença à reculer vers la maison, cherchant à protéger ses flancs vulnérables et surtout gagner les escaliers pour se réfugier en hauteur pour souffler un peu.


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Bernadette Mackenzie
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Mar 4 Avr - 5:58

Je met le contact et l'auto démarre au quart de tour alors que Robert me crie de partir par la fenêtre. Je crie à mon tour pour qu'il m'entende.

- Mets-toi derrière la voiture, je vais ouvrir la voie !

Je commence à avancer doucement, poussant la masse de rôdeurs qui semble ne plus finir. Marley hurle de toute la force de ses poumons en frappant son torse avec ses poings à l'arrière et Riley a réussi à refermer sa porte. J'espère que Robert a écouté mon conseil et qu'il nous suit, il y a tellement de trucs dégueulasses sur la fenêtre arrière que je vois rien du tout mais je n'irais pas plus vite en pensant qu'il ne m'ait pas écouté. La petite Ford peine à pousser tous ces corps mais j'applique ma technique et bourre. Toujours plus fort dans la masse pour me faire une place. Les fenêtres sont de plus en plus sales à mesure que les morts s'agglutinent autour de nous et répandent sang et viscère sur ma Fiesta.

Même si elle peine à avancer, ma petite voiture en a sous le capot avec son petit moteur turbo et on continue contre tout espoir à avancer. J'ai oublié et remercie le ciel de m'avoir donné une seconde chance et appuis sur le verrouillage central, hors de question qu'un de ces monstres accroche une poignée et ouvre la porte, on serait foutus.

La voiture pousse de plus en plus et le moteur force. Une odeur de mécanique poussive envahit peu à peu l'habitacle mais je vois la fin de la horde devant nous.

- ALLLEEEEEEEEEEZ !!!

J'hurle sur mon volant sous l'effet de la pression et continu d'appuyer sur l'accélérateur au max. Finalement, la voiture se met à avancer de plus en plus vite et on fini par décoller à l'extérieur de la horde. Je ne peux m'empêcher de crier un hurlement de joie.

- American engine baby !

Je ne suis pas du genre chauvine, mais là, il faut reconnaître qu'elle a tenu le coup même si le capot fume. J'ai du faire pas mal chauffer le refroidisseur. Il faudra que je retrouve du liquide à l'occasion...
Assez de joie, je m'arrête à une centaine de mètres de la horde qui a du changer de sens et sors vite de l'auto après avoir déverrouillé ma portière à la recherche de Robert. Mon bon gros géant me manquerait trop s'il venait à mourir et je le sais immunisé au virus.

- Robert t'es là ?!

J'ai pas encore la horde en vue mais je me presse de sortir mon cul de la Fiesta redécorée façon walker pour tenter de repérer mon seul ami.

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Riley Hayden
Matricule n°001
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Ven 7 Avr - 3:58


Maintenant qu'elle était bien assise, Riley commençait a ressentir les effets des comprimés de morphine qu'elle s'était envoyé plutôt ce matin. Croyant que ces vieux cachets périmés ne lui feraient pas grand-chose, elle en avait gobé un deuxième, puis un troisième et maintenant, elle était foudroyée de plein fouet par toute la puissance de l'opiacé. Elle se sentait légère, très légère même... En d'autres mots, elle était complètement défoncée. Avec la dame en détresse qui avait fini par faire du body surfing dans la foule cadavérique, toute cette tentative de sauvetage s'était avérée complètement inutile et voilà que la petite voiture de Bernadette était encerclée par les marcheurs. En temps normal, Riley se serait maudit d'avoir embarqué dans ce plan de fou au lieu de prendre ses jambes à son cou mais là, elle était bien trop dans les vapes pour s'en soucier.

Bien écrasée dans la banquette arrière, elle regardait tous ces cadavres ambulants qui grattaient les vitres de la voiture et elle ne pouvait s'empêcher de sourire bêtement. Elle porta une cigarette à sa bouche et l'alluma, ignorant totalement la merde monumentale dans laquelle elle se trouvait. Le macaque était complètement dingue et lâchait de petits cris paniqués. Riley siffla pour attirer son attention et lorsque ses petits yeux se tournèrent en sa direction, elle lui présenta sa cigarette... Le singe s'empressa de la récupérer et de faire griller le bâton de nicotine, ce qui provoqua une explosion de rires chez Riley. Toute cette situation était surréaliste. Peut-être était-ce dû à l'effet euphorique de la morphine mais Riley avait l'impression de rêver.

Tout semblait perdu, puis quelque chose sembla se mouvoir en travers de la horde. C'est alors que la masse de chair titanesque qu'était Robert fit son apparition devant la voiture, projetant les marcheurs sur son passage telles des poupées de chiffon. Le géant s'était frayé un chemin à travers la horde et ne faisait qu'une bouchée des infectés qui avait le malheur de rencontrer sa masse. Riley était bouche bée, jamais elle n'avait vu quelqu'un se battre avec tant de férocité. Malgré la densité de la foule, les efforts du golem portèrent fruit et il parvint à dégager la voiture pour permettre à Bernadette d'avancer. La ford se fraya un chemin, bousculant et écrasant les charognards jusqu'à finalement voir la lumière du jour.

La horde était derrière eux mais progressait inexorablement vers eux. La trentenaire arrêta sa voiture à une vingtaine de mètres des premiers marcheurs et tenta de prendre contact avec Robert. Or, le géant avait disparu dans l'agglomération de chair en putréfaction. Riley sorti de la voiture, toujours autant défoncée, et grimpa sur le capot de l'automobile pour avoir une meilleure vue. Là, dans l'océan de pourriture, elle distingua facilement le colosse qui tentait de se replier en direction de la maison. Elle lâcha à l'intention de Bernadette: " Je le vois, il est retourné dans la maison... " Riley aurait bien aimé rendre l'appareil au géant et lui venir en aide mais seul problème, une centaine de contaminés se dressait entre lui et elle. Merde. Elle regarda tout autour à la recherche d'une solution. Du haut de son perchoir, elle aperçut une camionnette enfoncée dans un lampadaire.

Sans attendre, elle courut jusqu'au véhicule et grimpa côté conducteur. Il s'agissait d'un vieux Chevy avec d'immenses pneus... Quiconque l'avait abandonné là était visiblement reparti avec les clefs. Re-merde. Riley fouilla dans son sac et attrapa son kit d'outils. Elle en tira un tournevis à tête plate et l'inséra dans le contact, enfonçant solidement celui-ci a l'aide de sa hache. Elle le tourna... Le moteur poussa un bourdonnement étouffé, sans plus. Un rapide coup d'oeil à l'arrière lui permit de constater la progression des infectés qui s'approchait dangereusement. Elle essaya de démarrer, encore et encore, puis le moteur se mit finalement à rugir, ressusciter d'entre les morts. Riley frappa sur le volant, poussant un rire presque dément, et passa en marche arrière. Une fois la camionnette libérée de son lampadaire, elle s'arrêta au niveau de Bernadette et ouvrit la portière côté passager.

" Allez grimpe ma belle, c'est l'heure d'aller secourir ton pote! "

Son ton était souple et cotonneux, ses paupières lourdes et avachies. Pourquoi Riley se souciait-elle du sort de ces personnes? Elle l'ignorait... C'était probablement dû au médicament qu'elle s'était envoyé plus tôt mais pour le moment, elle s'amusait royalement. Une fois Bernadette à son bord, Elle repositionna l'imposant véhicule pour faire face à la horde, défonçant une clôture et plusieurs décorations de jardin sur son passage. Elle était comme une enfant aux commandes d'un tank, foutant la merde pour le simple plaisir de la chose. Elle s'était donné assez de distances pour prendre de la vitesse. Lorsqu'elle enfonça l'accélérateur, les roues du véhicule écorchèrent la pelouze avant de propulser le véhicule en avant. Le chevrolet pénétra dans la horde sur plusieurs mètres avant de ralentir. Les morts passèrent les uns après les autres sous les roues du 4x4 qui continua d'avancer, tressautant au rythme des corps qu'il fauchait.

" Boucle ta ceinture! "

La maison où avait trouvé refuge le géant approchait rapidement mais Riley ne ralentit pas. Elle enfonça de plus belle l'accélérateur pour enfoncer le mur. Les passagers de la camionnette furent lourdement secoués lorsque la charpente céda sous la puissance de ses huit cylindres. Le véhicule était à moitié encastré dans la maison, avec sa cabine à l'intérieur et sa boite à l'extérieur. Celui-ci bouchait le trou créé par sa présence, empêchant les morts d'entrer. Malheureusement, l'impact avait donné le coup de grâce au moteur qui s'éteignit dans un bref toussotement. Riley ouvrit sa portière et atterrit directement dans la cuisine. Elle regarda autour mais aucune trace du goliath en armure.

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Jeu 13 Avr - 17:47

Le cœur immense du gladiateur de ces temps apocalyptiques battait à tout rompre. Dès qu’un moment de baisse d’énergie, d’essoufflement à force de combattre les abominations qui semblaient toujours revenir en surnombre, l’organisme prodigieux de Robert sécrétait une nouvelle dose d’adrénaline. Le regard océanique de l’homme difforme, habituellement si doux et remplis de candeur, n’était qu’un maelstrom de rage et de fureur à peine contenu. Les armes rudimentaires, à l’origine conçu pour des travaux de constructions, fracassaient les os fragilisé par la mort et éclataient la chair boursoufflé par la pourriture. Le golem de chair avait assisté à l’évasion de son ange de la compassion et de la guerrière à la chevelure doré. Le colosse balafré poussa alors un soupir de soulagement suivi par celui d’une résignation. Les dames avaient fui la horde de cadavres ambulants. Mais la contrepartie fut que le mineur allait payer cet acte de bravoure et d’amour avec sa misérable vie. Le pied de la chose heurta alors la première marche de la galerie, manquant de peu de le faire trébucher vers l’arrière. Dans la situation précaire du mastodonte, un faux pas, une chute et la horde d’ergots et de mandibules voraces allaient fondre sur sa carcasse. Un peu comme une volée de vautours assiégeant un animal mourant au milieu du désert sans merci. Puisant dans des ressources qu’il ne croyait pas posséder, l’imminence de la mort et la terreur de ne pas voir le soleil se lever le lendemain accomplit des prodiges, le golem de chair réussit à conserver un équilibre précaire. Donnant un immense coup de bouclier balistique vers l’avant, accompagner d’un balayage latérale de sa lourde masse, la gargouille de granit à peine sculpter se libera de l’étreinte oppressant des simulacres de non-vie qui l’entouraient. Escaladant en vitesse les quelques marches pour se rendre sur la galerie de la maison unifamiliale. Fonçant à l’intérieur, le colosse balafré referma alors le battant de la porte d’un mouvement sec avec son arme métallique. Avisant un immense vaisselier en bois massif dans le lobby près de la porte, le colosse coinçant sa matraque d’acier pour en faire un levier de fortune. Appuyant de toutes ses forces déclinantes, la majorité de sa résilience et de sa puissance ayant été dilapidé dans le combat inégale qu’il venait de livrer, le lourd meuble commença à trembler sur ses fondations. Des coups faiblard dans un premier temps, suivis par une multitude gagnant en force, donna un nouveau gain d’adrénaline pur pour la bête de foire. Grognant sous l’effort, gonflant ses biceps épuiser, prenant appui sur ses jambes flamboyantes, la barre d’acier bascula enfin le meuble qui allait retarder l’avancé de la horde. Un grand craquement annonça la chute de l’obstacle improvisé et le golem de chair s’appuya lourdement le dos sur le mur pour essayer de calmer les battements désordonné de son cœur.

Respirant avec difficulté, reprenant un peu de contenance, un mince sourire effleura les lèvres exsangues du mineur. Une quiétude et une résignation flottaient avec douceur dans la l’océan calme de ses prunelles débordant de candeur et de pureté. Il acceptait sa mort, sa délivrance de ce monde infernale et hypocrite. Rocky son fidèle compagnon de misère était en sécurité avec l’ange hispanique, Santana, au laboratoire. La blonde guerrière et l’ange de la miséricorde avaient réussi à quitter cet enfer putride. Seule bémol, note singulièrement triste, fut la mort de la jeune femme innocente aux mains des fils de la Faucheuse. Robert aurait tout donné, sa vie même, pour aider un ange. La porte d’entrée commença alors à si fissurer, la résistance du bois se disloquait sous la force compressant des corps putrides, et la bête de foire respira un grand coup pour se remotiver. Il devait attirer la majorité du chœur gémissant loin d’ici, loin des possibles survivants. Comme lui avait dit Bernadette, il possédait un immense pouvoir un don unique surement de par le monde. L’immunité à la morsure fatale, trois fois maudites, des goules. Faisant craquer ses jointures et son cou de taureau, Bobby décida de se diriger vers la cuisine et par le fait même la cour arrière. L’homme difforme pourrait au besoin franchir les clôtures qui séparaient les terrains des maisons, creusant un abîme de temps et de distances entre lui et ses poursuivants infatigable. Les pas pesants et gigantesques de la pitoyable créature cauchemardesque le portèrent à la salle de dîner alors qu’un grondement, qui semblait à provenir d’un démon tout droit sorti des cercles infernaux, augmentait en intensité à l’extérieur.

Du coin de l’œil la pitoyable caricature humaine vit un camion de livraison foncer au travers de la meute d’être assoiffés de chair humaine. D’une blancheur presque grisâtre à cause de son abandon de son dernier propriétaire, la carlingue et l’habitacle semblaient maintenant à être enfoncer un abattoir. Des tripes, os, fluides noirâtres constellaient le camion qui fonçait directement vers le refuge provisoire du mineur. Ce dernier resta un instant figé de stupeur, un peu comme un daim dans les phares d’une voiture. Quand la petite clôture de la maison fut proprement défoncer, le golem de chair sorti de sa stupeur. Courant vers une porte qui semblait être une échappatoire, le colosse balafré la défonça avec son bouclier comme un joueur de football. Bien lui en fit car le camion s’encastra dans la maison. Se relevant avec difficulté, le géant se retourna pourvoir Riley en sortir en chancelant. Le regard de la chose se fit alors inquisitrice, soucieuse. Se tournant vers la droite, une goule totalement immobilisé par la porte grogna de rage. Comme si la décervelés était outrée de voir son lieu de dernier repos envahis de la sorte. Soulevant ses épaules massives, le sosie de Frankenstein s’adressa à la créature.


Robert- Moi non plus je comprends pas… Euh… Elles étaient sauves pourquoi revenir?


Nouveau gémissement plaintif que Bobby interrompit d’un puissant coup de matraque d’acier. Se relevant, le colosse balafré senti une vive douleur dans sa cuisse. Un morceau de bois était fiché dans le gras de jambe. D’un mouvement sec il l’enleva. Grognant de douleur à son tour, il se fit un bandage de fortune avec du ruban gris. Il n’avait pas le temps de soigner correctement la blessure. Boitant un peu, malgré que ses enjambées restent dans l’ordre de trois pas de Bernadette, l’homme se rendit dans un premier temps près de la blonde. Déposant sa main sur l’épaule, avec douceur et surtout une sollicitude grandiose, le golem lui dit dans un murmure.

Robert- Ça va madame? Vous devrez vous asseoir un peu non? Euh… Sofa là-bas… Euh… Après on pourra se sauver par la cour arrière il n’y a pas de mordeur je crois.

Lui permettant de faire quelques hasardeux, il fit assoir la blonde guerrière qui semblait dans les vapes à cause de la forte collision. Bobby revient en vitesse vers le camion. Une forte senteur d’essence lui agressa les narines, informa la chose que le réservoir était percé. Ouvrant la porte passager, l’arracha presque sous la force de son angoisse, le géant aperçut la brunette qui semblait dormir. Oubliant les goules qui tambourinaient dans les fenêtres, dont le verre ne saura résister éternellement, Bobby avança une main tremblante vers l’ange de la miséricorde. Marley sorti du véhicule pour se jucher sur une épaule du gaillard couvert de scarification. Caressant la joue avec tendresse et douceur, il murmura alors des mots qui démontraient la puissance du lien qui s’était développé entre les deux êtres.

Robert- Ne meurs pas Bernie… Euh… Je ne veux pas perdre mon ange… Euh… Ma seule véritable amie qui me fait rire et sentir que je suis à peu près normale… Euh… Si tu te réveilles pas, je vais te porter ok? Camion perd essence et ça peut faire boom… Euh… Tiens bon ok?

Le colosse épuisé allait puiser dans ses dernières réserves pour sortir la brunette au sourire merveilleux du véhicule accidenté…


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Bernadette Mackenzie
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Ven 14 Avr - 1:40

Je boucle ma ceinture et m'accroche au tableau de bord quand Riley se met à foncer dans le tas. Je vois la maison où Robert s'est réfugié se rapprocher à toute vitesse et me met à crier de toute la force de mes poumons. Mon cri s'arrête net quand la camionnette percute le mur, ma tête frappant le tableau de bord avant que les airbags ne se déclenchent. J'ai l'impression qu'on m'a fracassé la tête et sombre dans une semi-inconscience.

Les portières du véhicule s'ouvrent et un cri que je reconnaîtrais entre mille se fait entendre, me forçant à ouvrir un oeil pour observer. Je sens les mains de Marley s'appuyer sur moi tandis qu'il sort. Puis une main immense et dotée d'une force surhumaine m'attrape. J'entends Robert me parler mais sa voix résonne comme celle d'une entité lointaine que je ne serais pas en état de comprendre. Je ne sens quasiment plus mon corps, ni les muscles, ni les os. C'est comme si je flottais sur un petit nuage mais je sens ma tête ballotter pendant que mon ami me tire de la voiture. Je réorganise mes dernières forces pour lever la main droite et la poser sur le visage de Robert, poussant comme je peux pour rapprocher son oreille de mes lèvres, je lui parle dans un murmure.

- Protège Marley. S'il-te-plaît.

Plutôt mourir que de laisser quelque chose arriver à mon singe. Je ne comprends plus rien à ce qu'il se passe et commence à halluciner. Je vois ma mère s'approcher de moi et me serrer dans ses bras, m’inondant de l'amour inconditionnel qu'elle m'a toujours apporté de son vivant. La revoir me fait sourire et dans les bras de Robert, j'affiche un grand sourire, les yeux fermés. J'ouvre à nouveau la bouche pour lui dire simplement "Merci", de s'occuper de moi et de m'aider, d'être mon ami.

Je sombre définitivement dans l'inconscience quand je vois mon père s'approcher à son tour de nous et serrer ma mère et moi dans ses bras. Je me sens bien, complète, plus que je ne l'ai jamais été depuis l'épidémie. Je me sens envahie par l'amour et l'affection et je savoure mes retrouvailles, incertaine de leur véracité. J'oscille entre deux mondes mais les retrouvailles avec ma famille sont trop fortes, je me sens en sécurité dans les bras de Robert et même si la situation ne s'y prête pas, je l'ai complètement oublié et me laisse emporter dans mon rêve. Souriant d'un air béat alors que je revis de beaux souvenirs générés par mon esprit.
[Robert, tu as carte blanche pour tes actions vis-à-vis de Bernie, je la réveillerai d'ici un ou deux tours Wink, donc vous pouvez aussi sauter mon tour, je ferai une réponse quand je penserai qu'elle a pu se réveiller mais elle est pas mal sonnée, vous pouvez la faire marmonner Razz ]

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Riley Hayden
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Dim 16 Avr - 0:42



L'impacte avait été beaucoup plus violent que Riley ne s'y attendait. Un coup d'oeil à l'avant de la camionnette lui permit de comprendre. Elle avait percuté de plein fouet l'îlot de cuisine... avec sa surface de granite, la massive structure avait à peine bronché. Riley était quelque peu sonnée, plus en raison de la morphine que de l'accident. Elle s'appuya sur le capot froissé de la chevrolet, essayant de reprendre ses esprits. Les sons d'une centaine de gémissements et de mains se heurtant aux cloisons de la demeure créaient un bourdonnement lourd et inquiétant, comme si une tempête faisait rage à l'extérieur.

Le bourdonnement fut transpercé par une série de pas lourds derrière elle, puis elle sentie la gigantesque patte du char d'assaut humain se poser sur son épaule. Le regard animal que la créature arborait alors qu'il s'acharnait sur les marcheurs était redevenu calme et timide. Robert avait l'air essoufflé et franchement, Riley se demandait comment il avait fait pour survivre plus de dix secondes dans la horde. Un bandage de fortune à sa jambe laissait deviner une blessure... un coup de pinceau de plus sur la toile abstraite de ses cicatrices. Et il s'inquiétait pour elle... Riley avait simplement envie de rire.

Elle prit le chemin du salon alors que le géant s'inquiétait de l'état de Bernadette... Merde, la brunette avait été solidement secouée par la petite manoeuvre de Riley qui au final, relevait plus d'un acte de destruction que de salvation. La jeune femme était dans les vapes mais elle s'en remettrait... Pour l'instant, ils étaient cloués ici. La blonde alla s'écraser dans un sofa, quelque peu dépassée par la situation. Elle était tellement défoncée qu'elle aurait pu se briser la nuque dans l'accident qu'elle ne s'en rendrait même pas compte. En temps normal, elle aurait agi au quart de tour et trouvé rapidement une solution mais là, sa cervelle était complètement engourdie. Elle était restée plantée là à fixer le mur pendant quelques secondes ou plusieurs minutes, elle ne saurait dire.

Ce fut finalement un bruit de verre brisé en provenance de la pièce d'à côté qui la tira de son état de léthargie. Elle pivota lentement la tête, mettant quelques secondes à comprendre ce qui se passait. Les morts avaient trouvé une brèche... Les premiers cadavres ambulants commençaient à s'infiltrer par la fenêtre brisée, les bras et le visage criblés de morceaux de verre. Calmement, elle se leva et dégaina sa hache, usant de celle-ci pour éliminer les trois individus les plus déterminés... Leurs corps inertes obstruèrent partiellement l'ouverture ce qui n'empêcha toutefois pas leurs funestes comparses de s'engager. Où était le géant? Riley cria pour qu'il l'entende.

" Robert! On a des intrus! Viens les retenir mon grand, je vais trouver un moyen de colmater le trou! "

Riley se dirigea en direction du placard le plus proche, retournant l'intégralité de son contenu sans trouver ce qu'elle cherchait. Elle arriva devant l'entrée du sous-sol et dévala les marches avec toute la grâce d'un éléphant sous sédatifs. La cave était sombre et humide, contraste total avec le reste de la dispendieuse demeure. Dans un coin se trouvait une étagère ou était rangée des cartons et des trucs divers. Sur l'une des tablettes, un coffre à outils. Riley vida le contenu sur le sol et s'empara d'un marteau à travers la pile d'outils. Dans les cartons, elle dénicha un paquet de clous... fantastique. À l'étage, un autre fracas de verre se fit entendre...

* Tiens bon mon grand, j'arrive! *

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Sam 22 Avr - 15:07

En entendant les paroles de l’ange de la miséricorde, poussé faiblement, le cœur immense débordant de candeur de l’homme difforme se serra subitement. Le corps chétif, féminin et gracile de l’ange devenait de plus en plus relâcher alors que les bras impitoyable de l’inconscience menaçaient de s’emparer de l’âme lumineuse de Bernie. Le monstre de foire ne savait que faire, son intellect limité n’ayant que quelques connaissances basiques dans le domaine médical. Nouvelle preuve de son inutilité chronique, que le mineur aurait dû mourir pour permettre à tant d’autres lueurs d’humanité de survivre et d’inonder d’espoir les ténèbres de plus en plus grandissante de ce monde délaissé par Dieu et ses Saints. Une petite main aux longs doigts effilés, d’une douceur comparable pour l’être déchu à un semblant de paradis, frôla la répugnance de la joue mal rasée de la bête. Des larmes, véritables cristaux à la pureté infinie, coulèrent des océans bleutés des yeux de Robert. Serrant avec douceur et tendresse, une affection renforcer par des rires et des attentions porter avec gentillesse l’un à l’autre, la petite forme fragile qui semblait s’être endormi dans ses bras ayant la circonférence d’arbres murs, la voix cassé et blanche par la tristesse de la créature résonna faiblement dans la cacophonie ambiante.

Robert- Pars pas Bernie… Euh… Tu es importante pour moi et surement plein de gens… Euh… Dieu prend-moi pas elle ok?

Toute la charpente parsemer de cicatrices de la monstruosité frissonnait sous l’afflux de peine et de rage à peine contenu. Bobby était déchiré entre deux pensées, deux actions totalement contradictoires. Le protecteur, l’être au cœur doré remplit de candeur et de douceur ne voulait que placer le singe et l’ange tomber des cieux en sécurité. La seconde était de déposé la forme céleste et de sortir dans la marée de membres putrides dont les ergots tranchants auraient tôt fait de perforer l’armure de la chose monstrueuse. Mais à chaque marionnette décervelée de la faucheuse dont il tranchait les fils le reliant à son créateur, l’homme difforme enlever une source potentielle de danger à ceux qui devaient rester vivants pour assurer un avenir à l’humanité défaillante. La rage, toujours grandissante et éliminant les derniers résidus de bonté qui constituer la chose immonde, pressait l’esprit pathétique de Bobby pour la charge suicidaire. Mais des murmures, douces berceuses dans ce cauchemar éveiller, musela définitivement la bête de fureur de commettre cet acte de rédemption et de douleur.

Bernadette- Ne pars pas…

Le géant empathique ne sut jamais si ces mots lui étaient adressés ou bien c’étaient aux fantômes du passé de l’ange, mais l’être de lumière avait sauvé sans le savoir le colosse balafré. Oubliant les tapements hypnotiques et démoniaques des pantins de Lucifer qui cognaient aux carreaux sales et aux portes de l’abri, l’instinct de protecteur du golem de chair pris le relais. Grimpant l’étroit escalier le conduisant au premier étage, le mineur fit une attention particulière à la présence de goules camouflées dans l’ombre. La première chambre ressemblait à un champ de bataille. Chaque meuble semblait cassé par une lutte pour la survie. Un corps d’homme, enfin ce qu’il en restait selon les pauvres facultés de raisonnement du monstrueux gladiateur apocalyptique, reposait au sol. Dans la seconde chambre, celle des maîtres décédées depuis si longtemps, aucune trace de combat ni de mort. Juste une épaisse couche de poussière qui symbolisait de la tranquillité des lieux. Déposant son précieux fardeau sur lit, recouvrant le corps sublime d’une couverture aux couleurs criardes, le géant au cœur d’or sortis sa gourde d’eau. Il plaça sa matraque d’acier à sa ceinture et déposa son lourd bouclier tout près du lit.

Prenant un mouchoir propre de sa poche, Robert fit une compresse d’eau tiède pour l’appliquer avec douceur et surtout affection sur le front de son amie. Marley fit alors se placer tout près de sa maîtresse. Par acquis de confiance, le golem de chair inspecta après chaque recoin, mais comme un Éden encore vierge de toute trace de folie, la chambre était vide. Effleurant du bout de ses doigts indignes la joue de l’ange de la miséricorde, le monstre de foire commença à chantonner une des compostions de sa nièce défunte. Un moment de douceur, de tendresse et d’amitié sincère dans ce monde chaotique. Le chant était le véritable don de l’être honni de tous, laissant entrevoir la candeur et la luminosité de son âme merveilleuse et trop humaine pour cette époque trouble. Bernadette ne l’avait jamais entendu chanter, s’exprimer de la sorte. Mais à cet instant les paroles ressemblaient à une bouée lancée au milieu du tumulte d’un typhon dans l’espoir de sauvegarder une vie précieuse aux yeux océaniques du monstre de foire.

Mais un cri d’alarme, le vacarme du verre cassé, tira la lie de l’humanité de ce moment de sollicitude que seul le chimpanzé fut l’unique témoin. Se redressant en grimaçant de douleur, sa jambe l’élançait horriblement, le géant au cœur d’or complètement anéantie parla au singe de sa voix douce.

Robert- Marley tu surveille Bernie. S’il y a un problème hurle bien fort ok?

Bizarrement, instinctivement, l’esprit lent et pathétique de Bobby comprit que le singe avait capté sa demande. Refermant la porte de la chambre aux mille souffrances, le protecteur céda de nouveau place au monstre avide de destruction. Ces parodies de vie voulaient lui enlever encore ce qui lui était précieux. Il ne connaissait d’Adam ni de Ève la combattante blonde, mais elle était revenu pour l’aider. L’ange de la miséricorde ce n’était pas une question. Il allait mourir avec joie pour permettre à cet être de lumière de survivre un jour de plus. Descendant l’escalier de son pas lourd et qui devaient ressembler à une charge de cavalerie lourde, le regard charger de fureur de l’homme difforme fit la brèche dans une des pièces. Les trois corps putrides parsemé de verres proprement anéantie par la guerrière. Riley fit signe de faire une tête de pont dans la pièce exergue pour lui permettre de faire une action connexe. Sans se poser une question, une interrogation légitime et se fiant à la blonde les yeux fermés, le colosse balafré hurla son défi. Un cri de guerre qui aurait fait reculer n’importe quel mortel ayant une once d’intelligence. Fonçant littéralement dans la pièce, le géant descendit un peu son épaule massive comme un joueur de football qui se préparait à faire un tacle contre le joueur étoile adverse. La goule qui venait d’enjamber sans grâce le rebord de la fenêtre éclater reçut l’imposante carcasse couverte de cicatrices ignobles de Robert avec la même force d’un train lancé en pleine vitesse sur une personne ficelé sur les rails. Le crane explosé, ainsi que plusieurs os, sous l’assaut sans merci du mineur. Ayant sa masse d’acier dans une main, le géant utilisa son poing gantelet pour repousser la marée putride hors de ce refuge qui pouvait se transformer en mausolée macabre. Laissant libre court à sa fureur, sa rage et sa monstruosité que plusieurs pensaient connaître de par son apparence, Bobby ressemblait à cet instant à un gladiateur jeter dans une arène trois fois maudites. Il devait combattre les légions d’Harès et de Lucifer pour sauvegarder quelques vies précieuses à son cœur. Quelques instants, minutes ou heures de combat acharné, le golem de chair ne saura le dire, Riley revient et put voir le carnage perpétrer par l’homme difforme. Plus qu’une dizaine de corps nauséabonds, démembrer et aux crânes proprement défoncés, semblaient montrer une barricade morbide devant l’ouverture. Voyant le marteau et la boite de clous dans les mains gracile de la guerrière blonde, le mineur fit un sine de tête affirmatif. Saisissant d’une main une table basse, Bobby boucha grossièrement la plaie d’où le pus de la mort s’infiltrait dans la maison. Un nouveau bruit de verre cassé alerta l’homme difforme. Malgré la situation catastrophique, le géant parla avec sa douceur et sa candeur habituelle.

Robert- Je vais les arrêter…

Essayant de récupérer son souffle, farfouillant dans ses trésors d’énergies dont il ne connaissait aucunement l’existence, il rajouta alors une information capitale.

Robert- Bernie est dans la deuxième chambre à droite en haut des marches… Euh… Si ça rentre trop on pourra monter et démolir l’escalier tu en dis quoi?

Mais du coin de l’œil la chose immonde vit surgir une goule, Machinalement, comme si c’était rendu naturel, le mastodonte parsemée d’horrible scarifications saisit le pantin de la Faucheuse à la orge pour ensuite pulvériser le crâne d’un puissant coup latérale de sa masse d’acier. Une seconde fenêtre, celle-ci du salon, venait d’exploser sous les coups insistants de la horde. De nouveau le géant courut malgré sa blessure à la jambe pour colmater cette nouvelle brèche. Deux puissants coups permettent à l’homme difforme de faire place net et ensuite il utilisa sa force phénoménale pour glisser une lourde bibliothèque devant l’ouverture. Mais la multitude de chose frappaient déjà le lourd meuble qui semblait vaciller sur sa base. Aussitôt le colosse balafré colla son dos pour faire un contre poids monstrueux, un peu comme Hodor tenant seul la porte devant les envahisseurs…


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Riley Hayden
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Mer 26 Avr - 3:45



Elle avait gravi les escaliers aussi vite que sa condition le lui permettait, utilisant la rampe pour garder son équilibre. Le cœur de la petite blonde battait anormalement vite, au point ou elle se demandait si son torse allait exploser sous les coups répétés de l'organe. Sa bouche était sèche comme un désert, son teint livide comme celui d'un cadavre. De grosses gouttes de sueur perlaient sur son visage et son corps, détrempant ses vêtements malgré la froideur qui régnait dans la grande demeure. Comble de l'ironie, l'euphorie tant recherchée par cette douce morphine laissait maintenant place à une sensation de malaise et d'angoisse. Ce n'était ni la place ni le moment pour se péter un bad trip... Plus jamais elle ne consommerait un truc aussi balaise et en aussi grande quantité se dit-elle.

À son retour dans le living room, le spectacle était tout à fait gore. Robert avait une fois de plus relâché cette rage intérieure qui lui était propre, défonçant une multitude de crânes sur son passage. Une dizaine de cadavres étaient empilés devant la fenêtre... Les charognards n'avaient eu aucune chance, leurs dépouilles mutilées témoignaient de la violence avec laquelle le géant les avait neutralisés. Le bagarreur couvert de sang et de bouts de cervelle continuait à se battre avec une férocité sans nom malgré la fatigue et sa vilaine blessure. Il attrapa une table et la posa sur l'ouverture, permettant à Riley d'y enfoncer un maximum de clous pour la tenir en place. La brèche était colmatée, avec la table fixée au milieu et ces cadavres dans le bas qui créait un grotesque bouchon de viande avarié.

La montagne de muscle semblait exténuée par les combats mais refusait d'abandonner... Après tout, sa vie et celle de son amie en dépendait. Il proposa de se replier au deuxième et de détruire l'escalier si les choses tournaient mal, là où Bernadette se remettait de son accident. Le petit bout de femme, minuscule devant les deux mètres du colosse, doutait d'être en mesure de démolir quelque chose d'aussi solide en quelques minutes seulement mais acquiesça tout de même, pressée d'en découdre avec les nouveaux intrus. Un premier charognard se pointa dans le cadre de porte seulement pour recevoir une bonne dose d'affection de la part de Robert... La rencontre entre le géant et le putréfié laissa l'impression à Riley qu'il avait été frappé par un train. Les morts avaient déjà fait leur entrée.

Les clous dans une main et le marteau dans l'autre, Riley s'engagea dans la pièce en lâchant un cri de guerre presque bestial et commença à rabattre son outil sur les crânes des infectés. Beaucoup moins efficace que son compère, elle parvint toutefois à éliminer deux créatures avant d'encaisser l'attaque surprise d'une troisième... La chose avait planté ses dents dans son épaule sans parvenir à transpercer la veste de cuir que portait l'Irlandaise. L'étreinte glaciale du monstre d’outre tombe lui avait toutefois fait échapper la boîte de clous, répandant son contenu dans toute la pièce. Elle s'était retournée aussitôt, repoussant son assaillait d'un coup de coude avant de lui planter son marteau au milieu du front à plusieurs reprises. De son côté, Robert avait agit au quart de tour en s'empressant de plaquer une étagère sur la brèche et la retenait maintenant de tout son poids contre la marée de morts vivants.

" Merde, tiens bon, j'arrive! "

Lorsqu'elle voulut récupérer l'outil, ce dernier était coincé dans la boîte crânienne du marcheur qu'elle venait de déglinguer... Elle tira de toutes ses forces mais dut interrompre la manœuvre alors qu'un charognard, le dernier présent dans la pièce, s'approchait dangereusement de Robert. Elle lâcha le manche du marteau pour se rabattre sur sa mitraillette, tirant à trois reprises avant de toucher la dépouille ambulante en pleine tête. De retour sur l'objet tant convoité, elle s'acharna pendant plusieurs secondes avant de finalement déloger l'outil dans un long craquement poisseux. Elle s'empressa d'accourir aux côtés de Robert qui semblait à bout de forces, récupérant quelques clous au passage et fixa prestement l'étagère au mur.

Ils étaient en sécurité, pour le moment. Après toute cette merde, Riley avait l'impression que le duo pouvait se permettre une courte pause, surtout Robert avec sa blessure. Elle se laissa glisser le long d'un mur jusqu'à poser son cul sur le plancher. En plus de la fatigue, elle avait une sale envie de vomir et ce foutu bourdonnement que produisait la horde qui encerclait la maison lui donnait la migraine.

" Dit, tu me files une autre gorgée de ton truc aux pommes? "

Pas certaine qu'une dose d'alcool allait améliorer son état mais au point où elle en était elle n'avait pas grand-chose à perdre. Son attention se portait maintenant sur la blessure du colosse... Son pantalon était imbibé de sang et le ruban à conduit qui faisait office de bandage n'était certainement pas des plus efficaces. Elle se fit glisser jusqu'à ses côtés pour examiner la blessure de plus près.

" Tu me laisses voir? "

Riley était loin d'avoir les compétences d'un chirurgien mais son passage dans l'armée lui avait montré comment traiter ce genre de blessure. Elle pouvait lui venir en aide à condition d'avoir le matériel nécessaire.

" T'aurait pas une trousse de soin avec toi? "

Par chance le géant était prévoyant... Vu le nombre de cicatrices qu'il arborait, ce n'était certainement pas la première fois qu'une trousse se soin s'avérait utile pour lui. Riley s'empara de la petite pochette rouge et vérifia son contenu avant de retirer le ruban adhésif qui encerclait l'imposante cuisse de Robert, provoquant aussitôt un flot d'hémoglobine. À l'aide des ciseaux, elle découpa un morceau de son pantalon pour avoir accès à la plaie.

" Houla tu vas avoir besoin de points... Je vais stériliser le tout et te faire un bandage mais faudra voir un médecin tôt ou tard pour éviter l'infection. "

Elle déboucha une première lingette pour se nettoyer les mains puis une deuxième pour nettoyer la plaie. Avec des pincettes elle retira de grosses échardes qui étaient restés dans la plaie puis versa une bonne dose d'alcool isopropylique sur la lésion. À défaut de pouvoir recoudre le tout, elle posa quelques rubans de rapprochement pour tenter de boucher le cratère. Elle termina le tout avec un épais bandage. Ce n'était certainement pas sa plus belle réalisation mais Riley était plutôt satisfaite du résultat.

" Tu devrais t'en sortir mon grand... Tu peux remettre du ruban adhésif dessus pour solidifier le tout... Je veux pas te paraître alarmiste mais à mon avis on n'a pas fini de se battre. "

Elle s'alluma une cigarette et en offrit une à Robert, ne sachant pas trop si le géant était fumeur ou non. Elle savourait pleinement son bâton de nicotine, consciente que ce moment de répit n'allait pas durer, qu'ils se trouvaient présentement dans l’œil de l'ouragan. Les barricades de fortune n'allaient pas tenir éternellement et dieu sait si la horde finirait par lâcher prise et passer à autre chose... Dans le pire des cas, le groupe pouvait rester coincé ici pendant plusieurs semaines et crever de faim.

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Bernadette Mackenzie
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Dim 30 Avr - 1:43

Mon hallucination s'arrête d'un coup et j'inspire goulûment l'air frais en me redressant sur le canapé.

- Nom de dieu de bordel de merde ! Le but était pas de me tuer ?!

J'avoue que je me suis énervée un peu vite mais la blonde a bien failli m'envoyer traverser le pare-brise et j'ai une énorme bosse en train de pousser sur le front. Je me calme, secoue la tête et regarde autour de moi la nouvelle maison. Oh chouette c'est cosy.

- Comment on sort d'ici ?

J'ai que mon couteau avec moi, l'arc étant resté avec Marley dans la fiesta. Quelle championne.

- Ok Robert prends les devants cette fois. Je vous suis, on va à la voiture et on te fera de la place à l'arrière.

Je souris à mon ami en le voyant déjà couché sur la banquette arrière pour rentrer dans ma minuscule Ford qui me permet de me garer n'importe où, même en cas d'apocalypse. De toute façon je ne laisserai pas mon singe. Je dégaine mon couteau, prête à sortir affronter les monstres qui seront sur mon passage, même si avec un géant équipé comme un policier anti-émeutes et une nana avec une mitraillette, je fais un peu pâle figure.
On réglera ce problème plus tard quand je récupérerai mon arc.

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Jeu 4 Mai - 8:13

La résilience de l’homme difforme commençait à atteindre le seuil critique de la fatigue extrême. Sa puissance prodigieuse déclinait devant le déferlement de combat et des tours de force que le monstre de foire venait accomplissaient dans le cadre de cette survie injuste qu’il livrait depuis plus qu’un an. Les poussées de la marée putride qui frappaient sans relâche la barricade de fortune allait avoir raison du golem de chair. Quelques goules étaient encore présentes dans le salon, se dirigeant vers le buffet à haute teneur protéiniques que représentait le géant couvert de cicatrices. Habituellement le briscard hors norme, le gladiateur de l’arène apocalyptique aurait chargé pour faire exploser les boîtes crâniennes des abominations qui lui avaient ravis ses anges. Mais malgré ses carences intellectuelles, Robert savait parfaitement que si sa masse imposante se décollait un instant le meuble vacillant, la barricade de fortune s’écroulera et un nombre presque indéfini de créatures sans âmes pénétrons dans le refuge par la brèche béante. Le regard océanique du colosse balafré fit avec stupeur la morsure avorté par l’épaisseur de cuir de la protection de la guerrière blonde. De sa lutte pour le rejoindre et de sa frénésie pour solidifier l’abri précaire qui protégeait tant bien que mal trois survivants exténuer. Une accalmie se profila enfin à l’horizon, moment aux deux combattants de récupérer un peu de leurs forces déclinantes.

La voix de la blonde, enrouer par la soif, fit une requête qui fit naître un petit sourire sur les lèvres exsangues de l’horrible faciès de la gargouille de granit à peine sculpté. Tendant d’une main hésitante la flasque de moonshine, un peu gêner qu’être près d’une jeune femme, le géant s’assit lourdement près de la bibliothèque couler au mur. Laissant son dos surcharger glisser lentement au sol, une grimace de souffrance accentua davantage les traits atypiques pour rendre la bête de foire encore plus laide. Un petit geyser de fluide vital, rougeâtre, s’écoulait avec la régularité des battements de l’immense cœur couverte de cicatrice de l’homme difforme. Enlevant son gant renforcé en kevlar, la main rugueuse et couvertes de scarifications se pressa lourdement dans l’espoir de colmater grossièrement la perte de sang. Alors Riley demanda de voir la blessure de l’être de cauchemar. Timidement, baissant les yeux de honte et pourvu d’une gêne maladive avec la gente féminine, Robert fit un hochement de tête avec une douce lueur pivoine sur ses joues mal rasés. La guerrière blonde demanda si l’erreur de la nature avait sur elle une trousse de soin. De nouveau un hochement de tête presque imperceptible et de son vieux sac à dos aux couleurs clairement féminine, il produisit une sacoche rouge avec la croix blanche brodé dessus. Riley ouvrit la fermeture éclair et piocha une paire de ciseau. La bande de ruban gris imbibé de sang chuta au sol suivit d’un morceau de tissu de son pantalon. Du sang cingla alors de la plaie qui contenait quelques écharpes de bois. Dieu ne devait pas savoir comment le golem de chair avait ignoré la douleur, mais le diable avait des doutes. Alors avec des gestes tout en douceurs que peu de gens avait utilisé envers lui durant sa misérable vie, l’ancienne militaire prodigua des soins. Il n’avait eu que sa sœur qui l’avait soignée, le géant ayant une peur morbide des aiguilles en tout genre, avait refusé d’aller voir les médecins en générale. Seulement son ange avait la patience et la bonté de calmer l’âme pure qui résidait dans ce corps honni de tous. Donc quand la minuscule guerrière parla de faire des point de suture, le teint gêner et rougeaud de l’homme difforme s’était transformer en une peau de craie. Le regard océanique doux et ayant une candeur surnaturelle se remplit d’une frayeur légitime et murmura alors quelques mots d’un ton rauque et hésitant.

Robert- Euh… J’aime pas les aiguilles… Euh... Merci d’être là Riley… Euh… Vous êtes une bonne personne de ne pas avoir décidé de rester le monstre derrière…

Le Goliath balafré était d’une franchise surprenante et d’une sincérité devenu si rare durant ce temps trouble. Quand le petit bout de femme ouvrit une cigarette à la petite colline humaine, celui-ci fit un signe négatif de sa tête en forme d’œuf. Toutefois il sorti une tablette de chocolat d’une de ses poches de son sac à dos et la tendit alors en tremblant de gêne.

Robert- Tenez madame Riley… Euh… Chocolat bon après un combat… Euh… Refaire plein d’énergie car comme vous dîtes on va se battre encore pour sortir… Euh… Je vais vous aider à vous en sortir toi et Bernie.

Après que le délice d’une époque révolue eut changé de main, le mineur renforcit son bandage fait de manière experte par la guerrière blonde avec du ruban gris. Se relevant de peine et de misère, l’adrénaline venait de chuter d’un coup laissant place aux courbatures et à la fatigue, le golem de chair fit quelques pas pour s’habituer à se mouvoir. Souriant timidement à la blonde, l’erreur de la nature fit jouer les muscles de ses épaules puissantes.

Robert- Vous avez des mains de guérisseur comme ma sœur… Euh… Vous pouvez surveiller pendant que je place des meubles de plus pour empêcher les mordeurs d’entrer?

Déplaçant de lourds meubles, le colosse balafré sous la direction de l’amazone blonde, fit de nouvelles barricades. La bête de foire voulait s’écraser au sol et dormir, reprendre son souffle laborieux. Mais si le géant à l’armure anti-émeute et au corps couverts de cicatrices faiblissait maintenant, les deux anges qui étaient près de lui allaient se faire blessé et surement tuer par la horde comme la désespérer de la camionnette. Chassant la fatigue et le remord d’avoir été trop lent pour sauver une vie innocente en secouant la tête pour s’éclaircir les esprits, Robert fit une demande à Riley.

Robert- Je vais aller en bas fouiller… Euh… Trouver des planches peut-être… Euh… Vous pouvez monter en haut voir si Bernie va bien et aussi fouiller?

La bonne nature le poussait à se fier à la jeune femme armée, solidarité oblige quand une marée déferlante d’ergots tranchants et de dents dégoulinants de virus trois fois maudits menaçaient de vous trucider. Bobby alla dans le sous-sol et farfouilla un peu. Rien qui pourrait servir de matériaux de construction. Mais dans un coin sombre de l’atelier de l’eau en bouteilles et de la nourriture déshydrater de camping fit un simplet heureux. Prenant une vieille boite de carton vide, le colosse balafré empila ses trouvailles justes au moment qu’un sac multicolore attira son esprit pathétique et lent. Il reconnut des feux d’artifices, parfait pour fêter le jour de l’Indépendance en famille et illuminer le ciel de mille feux. Une idée fit son entrée dans la zone désertique des pensées de l’homme difforme. Enthousiasme il remonta enfin à l’étage. Les barricades tenaient bon, mais les coups et les gémissements semblaient avoir augmenté considérablement. Rejoignant en boitant la chambre de l’être de lumière, il fit celle-ci se réveiller et sourire en parlant de faire une sortie pour rejoindre son véhicule. Déposant son petit trésor sur le meuble de chambre tout près de la brunette et de Marley, Bobby soupira doucement.

Robert- Euh… Bernie on peut pas sortir tout de suite… Euh… Il y a beaucoup trop de mordeurs dehors tu sais… Regarde.

Il pointant d’un index ayant la circonférence d’une saucisse la fenêtre de la chambre. À l’extérieur une ceinte de silhouettes chancelantes se pressaient vers leur refuge. Des goules qui ne voulaient que festoyer de la chair du trio de survivants. Voyant du coin de l’œil Riley, le mastodonte fit un petit sourire fatigué mais remplit d’une douceur surprenante.

Robert- Euh… Trouver ça en bas… Euh… On pourra manger un peu pour retrouver des forces… Euh… J’ai un réchaud.




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Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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Riley Hayden
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Sam 6 Mai - 1:35



Riley récupéra volontiers le bout de chocolat que lui tendait le géant, savourant la sucrerie en essayant de se remémorer la dernière fois qu'elle avait bouffé du chocolat... Sans pouvoir s'en souvenir avec certitude, la chose remontait certainement à plusieurs semaines. Elle monta la garde alors que Robert déplaçait des meubles pour solidifier la barricade. Le colosse bougeait l'imposant mobilier sans le moindre effort, hormis l’inconfort de sa blessure qui semblait l'entraver dans ses mouvements. La blonde en profita pour fouiller quelques-uns des cadavres et dénicha en paquet de pansements sur l'un d'eux. Enfin, un truc utile se dit-elle... Elle fourra les bandages dans une de ses poches.

Quand le géant en armure eut fini, Riley avait l'impression que même godzilla en personne ne pourrait passer à travers la barricade. Robert semblait préoccupé, elle pouvait le voir dans ses yeux. Il s'offrit pour aller fouiller le sous-sol à la recherche de matériaux, confiant à Riley la tâche de vérifier l'état de son amie. C'était tout de même sa faute si Bernadette était dans les vapes elle n'allait certainement pas s'obstiner. Elle hocha la tête en se dirigeant au deuxième, s'arrêtant devant le corps mutilé de l'homme qui l'avait agressée un peu plus tôt. La vision du massacre lui faisait un drôle d'effet, étrangement agréable, comme si quelqu'un d'autre avait fait ça... mais c'était bien elle... c'était elle qui lui avait coupé la tête et répandu son sang dans toute la pièce. D'un simple coup de pied, elle fit rouler la tête aux pieds de son corps d’origine et recouvrit le tout avec un drap... question d'éviter que les deux autres la considèrent comme une tueuse froide et sadique en voyant l'ampleur de la boucherie.

Elle avait déjà fouillé l'étage sans rien trouver en arrivant ici, c'est pourquoi elle se dirigea tout de suite vers la chambre à coucher où reposait Bernadette, inconsciente. La jeune femme était étendue sur le lit, ses lèvres étroitement closes et une grosse prune sur son front. À première vue, son oeil ne percevait même pas un soupçon de souffle. En s'approchant toutefois, elle finit par distinguer un mouvement imperceptible, à la hauteur de sa gorge. Donc, au moins, elle respirait. Bernadette était assidûment, profondément, enveloppée dans son sommeil, comme plongée dans de la cire tiède. Riley se posa sur une chaise au pied du lit et resta planter là pendant de longues minutes, pensive. Et si elle ne se réveillait jamais, ou dans dix jours? Robert refusera de partir sans elle et Riley perdra sa meilleure chance de partir d'ici vivante... Tant de questions parcourait l'esprit de la petite blonde comme un torrent d'informations. Peut-être serait-il plus judicieux d'abréger l'inévitable et de passer à autre chose? Elle resta assise sur sa chaise, impassible, mais dans son esprit, elle se voyait en train de plaquer un oreiller sur le visage de la brunette, la retenir jusqu'à ce qu'elle cesse de respirer. Le géant serait anéanti, mais sa rage à l'encontre des charognards ne ferait qu'augmenter leurs chances de survie.

L'éveil soudain de Bernadette tira Riley de ses pensées sociopathiques. La jeune femme s'était extirpée de son sommeil en prenant une grande bouffée d'air, comme un plongeur en apnée qui aurait passé plusieurs minutes sous l'eau. Ses premiers mots étaient à l'intention de Riley... Sans grande surprise, elle lui en voulait de l'avoir foutu dans une telle situation.

" Désolé... Je t'avais prévenu de boucler ta ceinture. "

La blonde s'exprimait d'un ton neutre mais soulagé... soulagé de ne pas avoir laissé libre cours à ses sombres instincts. Le géant ne tarda pas a entrer dans la pièce, les bras chargés de trucs plus ou moins utiles. Les feux d'artifice attirèrent aussitôt l'attention de l'Irlandaise. Dans toute sa bonté et son innocence, le colosse lui offrait de se piquer une bonne bouffe, mais Riley ignora totalement son offre, se ruant plutôt sur les pétards pour vérifier s'ils étaient encore en bon état et pas trop humides. Ces trucs étaient encore en état de fonctionner, elle avait sous les yeux leur ticket de sortie.

" Robert t'est un génie! On va se servir des feux d'artifice pour faire une distraction! Ça devrait nous permettre d'attirer les charognards d'un côté de la maison et de sortir sans encombre... ou de moins de diminuer grandement leur nombre. "

Riley était toute excitée... Elle s’avança vers la fenêtre et jeta un regard animé à l'extérieur. Autour de la maison, la foule était dense et compacte. Au loin, d'autres marcheurs déferlaient en direction de leurs confrères, comme attirer par le rugissement de la horde. Plus le groupe attendait, plus leurs ennemis seraient nombreux... ils devaient agir maintenant.

" On doit le faire, maintenant! Allez en bas et préparez-vous à sortir, je vais allumer les feux d'ici. "

Elle laissa le géant balafré et la petite brunette se diriger vers la sortie alors qu'elle s'empressait de déballer la quincaillerie. Visiblement les occupants de cette maison se préparaient à un véritable feu de joie vue le nombre de pétards. Elle installa les premiers engins sur le bord de la fenêtre avant de les allumer. Le moment venu, les petites fusées décollèrent avant d'exploser avec fracas, libérant un millier d'étincelles colorés. Les charognards au sol tournèrent aussitôt les yeux au ciel, obnubilés par le scintillement multicolore. Riley installa une autre série de feux d'artifice et répéta l'opération, machinalement, détonant pétard après pétard jusqu'à se retrouver devant une boîte vide. La ruse avait probablement fonctionné, elle DEVAIT fonctionner!

Au pas de course, elle dévala les marches et rejoignit ses compagnons d'infortune. À l'extérieur, du côté opposé de la maison d'où elle avait fait sauter les feux d'artifice, la horde semblait s'être dispersée pour rejoindre la source de cette pétarade mais quelques individus bornés leur barraient toujours la route. La blonde affichait un regard déterminé malgré son air maladif... pendant quelques secondes, elle chercha la même détermination dans les yeux de ses camarades.

" Nous n'aurons pas une deuxième chance comme celle-là... c'est maintenant ou jamais. "

La blonde dégaina sa hache et s’élançâ, puisant dans ses profondeurs pour trouver la force de combattre une fois de plus ces âmes maudites. Elle planta son arme dans une tête, puis dans une autre, progressant des quelques mètres pour chaque victime. La grotesque marée de chair humaine semblait se refermer lentement sur le groupe, propulsant ces derniers dans une lutte pour leur survie qui se voulait de plus en plus intense. Après avoir percé de nombreux crânes, Riley n'eut d'autres choix que de dégainer sa mitraillette. Elle fit feu avec une précision que seule l'adrénaline pouvait lui permettre, tirant en mode semi-automatique pour économiser ses balles. Les corps tombaient les uns après les autres et pourtant un soldat des ténèbres venait aussitôt remplacer son confrère vaincu. Après plusieurs minutes de combat acharné, le mur de chair sembla s'affaiblir et le groupe put distinguer la lumière au bout du tunnel... Ils avaient finalement traversé la horde. Riley n'arrivait pas à y croire, ils avaient réussi l'impossible: échapper au jugement aveugle d'une colonie de charognards.

Elle était complètement essoufflée... Elle s'éloigna néanmoins le plus possible de l'armée des morts avant de se permettre une courte pause, juste le temps d'emplir ses poumons d'un peu d'air frais. Un rapide coup d'oeil lui permit de constater que la brunette et le géant avaient également survécu à la traversée. Ceux-ci semblaient pressés de partir. Au moment où ils s'apprêtaient à grimper dans leur petite voiture cabossée, Riley les arrêta.

" Bonne chance à vous deux... et tenez-vous loin des Punishers d'accord? "

Ce serait tout de même dommage que ces deux-là se fassent attaquer par son groupe se dit-elle... Au moins, si elle les croisaient à nouveau en présence de ses hommes, elle pourrait leur accorder un traitement de faveur et les laisser filer mais en d'autres conditions, elle ne pourrait garantir leur quiétude. Quoique pour ce qui est de Robert, Riley ne doutait nullement qu'il puisse exterminer une douzaine d'hommes à lui seul. En guise d'aurevoirs, elle leur fit un salut militaire un peu molasse avant de disparaître entre deux maisons... Elle allait enfourcher sa moto et se fondre dans le paysage délabré du lac Saint Clair.

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Bernadette Mackenzie
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Lun 22 Mai - 22:46

Ma vision est floue, il y a des cris, des grognements, des coups contre les murs. J'ai la tête qui touuuuurne jusqu'à ce que je vois Marley devant moi.

- Ooooooooooooh !!

J'attrape le petit capucin et l'ébouriffe en le serrant dans mes bras. Ça y est je me rappelle de tout ! Pourquoi elle a foncé dans le tas comme ça ? Les souvenirs sont là, la logique n'y est pas encore mais ça devrait venir. Ou bien Riley est vraiment folle... ou défoncée, ça peut arriver même si c'est déconseillé de conduire.
Je me tiens à nouveau sur mes jambes après avoir posé une main sur Robert pour garder appuis. De toute façon, mon poids n'est me pas assez important pour le déstabiliser.

Au moment où Riley nous crie de la suivre. J'ai envie de lui dire fuck off, qu'elle nous a foutu dans la merde en explosant la camionnette et que je la suivrai plus nul-part. Mais elle est tellement sûre d'elle lorsqu'elle fonce dans le tas comme une furie qu'on n'a guère d'autre choix que de la suivre sans poser de questions. C'est donc ainsi que je me retrouve à coller au train de la blonde, Robert contre moi dans mon dos tentant de riposter autant qu'il le peut. Je suis encore la moins efficace avec mon petit couteau mais c'est suffisant pour me permettre de progresser sans être perdue jusqu'à finalement sortir de la horde, en vie, tous.

Au moment où on est enfin à l'abris, mes jambes cèdent sous le pression et la fatigue et je tombe à genoux avant de vomir tout ce que j'ai mangé ces deux derniers jours.

- Merde !

Riley est prête à partir et nous fait ses adieux. Lorsqu'elle nous dit de nous tenir loin des punishers, le déclic se fait : son arme à feu, son comportement, le fait qu'elle soit seule... Qu'elle connasse, elle s'est bien gardé de nous le dire. M'enfin on est en vie tous les trois grâce à elle dont je suppose que je lui dois bien ça.

- Bonne chance.

À nous maintenant. Ma voiture n'est plus très loin et on la rejoint facilement avant de grimper dedans après avoir obligé Robert à se forcer.

- Promis, je vais essayer de trouver un truc plus adapté à ta taille mais en attendant, elle roule bien.

Et nous voici repartis vers des horizons plus tranquilles. J'ai gagné une boîte de clous et une sacrée histoire à raconter. Savourant cet instant, Marley dégaine le paquet de cigarettes qu'il a glissé dans la poche à document devant son siège et m'en balance une avant de griller la sienne. Au moins, ça fera passer le goût de vomi.

Spoiler:
 

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