Alone in the dark Ft. Iris



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Ven 24 Mar - 8:03

Aujourd'hui, c'est ma première sortie seule de la bibliothèque et le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne n'ai jamais été aussi bien préparée. Finalement, j'ai commencé à passer le ceinturon de mon khukuri à mon épaule au lieu de ma taille ce qui fait que mon épée pend dans mon dos et ne me gène plus dans mes mouvements.

Je suis sortie à pied, une liste de choses à récupérer si possible en main. Mon blouson en cuir usé sur les épaules et mes cheveux tressés pour tenir vers l'arrière. Je me déplace entre les immeubles, utilisant les ruelles pour éviter de croiser trop de morts. Ma destination apparaît bientôt dans mon champs de vision, il s'agit d'un drugstore dont la grille n'a pas encore été forcée et vu ce qu'il y a sur la liste du docteur et de Barry, il vaut mieux forcer un endroit encore conservé.
Un rôdeur me bloque le passage pour que je puisse traverser la rue. Je dégaine mon épée et cours dans sa direction. Ma lame s'abat dans une rotation et la tête de l'infecté roule par terre en mordant le vide tandis que son corps s'effondre. Sans ralentir, je termine ma traversée et m'engage rapidement dans une ruelle entre les deux bâtiments pour arriver à l'arrière. Je grimpe sur une benne à ordures et saute sur l'escalier de secours. Une petite fenêtre donne sur la boutique et je pense être capable d'atteindre la poignée depuis là. J'entend un bruit de moteur qui se rapproche de ma direction et la situation devient plus urgente. D'un coup de coude, je fais exploser la vitre et passe le bras par l'ouverture pour ouvrir la porte puis je me glisse rapidement à l'intérieur.

Mon épée à la main, je ferme la porte derrière moi et je me précipite à une fenêtre donnant sur la rue principale, mais une seule chose a changé. Il y a maintenant une moto style custom garée en bas, mais aucun signe du propriétaire. Il doit déjà être sur mes traces. Je cours à la réserve et fait sauter la poignée de la porte d'un coup du manche de mon épée puis y entre en tentant de donner l'air d'être fermée à la porte sans poignée.
Il n'y a pas de fenêtre et plus on avance dans la salle, plus l'obscurité est épaisse. Je dépose mon sac à l'entrée et continue d'avancer, mon khukuri brandi devant moi.
Un mort sort de l'ombre et je lui donne un grand coup vertical avec mon arme, fendant son crâne en deux. Il meurt et tombe dans un bruit mou alors que plus rien ne bouge. Sans lâcher mon arme je recule jusqu'au fond de la salle pour être totalement dans l'ombre, fixant l'entrée de la pièce en attendant que le motard entre. Je n'hésiterai pas à le tuer s'il est armé, et je déteste qu'on me suive, mais il a du tomber sur le cadavre fraîchement décapité devant la boutique et suivre mes traces. J'entends un bruit de verre brisé et suppose que la personne qui me suit est entrée dans la boutique par la même voie que moi.
Dans l'obscurité, j'attends, comme m'ont appris mes professeurs, d'être en mesure de prendre l'avantage.
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Ven 24 Mar - 19:38

Iris s'était lâchement enfuit le matin même, ressentant un fort besoin de solitude. Elle avait posé sur son lit un petit mot, expliquant qu'elle était sortie et rentrerai avant la tombée de la nuit. En s'y prenant très tôt le matin, et en racontant des cracks au mec chargé de monté la garde, elle avait réussi à sortir sa moto. Elle ne désespérait pas de trouver un peu d'essence en route, bien que son réservoir lui permettait amplement de faire aller-retour jusqu'à la ville.

Bientôt le vent claquait contre ses oreilles et plaquait son vieux blouson contre ses membres. Son fusil d’assaut était bien fixé dans son dos, simple mesure de précaution. Elle savait que tirer une balle en ville revenait à se donner la mort, mais il pourrait toujours servir à menacer un adversaire un peu trop entreprenant. Outre son envie d'aller faire un tour dans Detroit, elle voulait trouver des trucs utiles, et son choix se porta sur un drugstore plutôt calme dont la fenêtre était déjà ouverte, et la vitre brisée.

Elle gara sa moto, verrouillant bien le réservoir et rangea la clef dans sa poche. Elle s'approcha de sa cible et examina les débris sur le sol, qui n'était pas encore recouverts par la poussière. Quelqu'un avait dû entrer récemment. Aucun bruit de zombies ne venait de l'intérieur, et elle recouvrit bien ses mains pour se glisser dans l'ouverture. Elle attrapa son AK74 d'une main, et le cala devant elle. La lumière filtrait suffisamment pour que l'environnement puisse être distinguer, mais tout s'enfonçait dans le noir à mesure qu'on allait vers le fond de la boutique. Ses yeux mirent quelques secondes avant de s'adapter à l'obscurité, et elle pu se mettre en route. Elle regretta de ne pas avoir pris de lampe de poche ou d'arme plus efficace pour le combat rapproché, et se promis de remédier à tout ça en revenant à General Motors. Quand Bruce aurait fini de lui passer un savon, naturellement.

Un obstacle buta contre ses rangers, la forçant à s'arrêter un instant. C'était un mort, définitivement mort si on s'en fiait à la blessure qui fendait littéralement son crâne en deux. Le silence provoqué par cet arrêt lui fit prendre conscience d'une chose. Il y avait quelque chose ou quelqu'un dans la pièce. Une respiration, à peine perceptible, comme si on cherchait à la cacher. Elle prit une voix assurée pour demander :

« Y a quelqu'un ? »
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Ven 24 Mar - 23:18

Je reste dans l'ombre et suspends tous mes mouvements, restant totalement immobile, prête à attaquer. La porte fini par être ouverte et une gamine qui doit avoir dix ans de moins que moi entre dans la pièce armée d'un fusil. Elle sait que je suis dans le bâtiment et le cadavre à ses pieds est encore frais, le sang n'a même pas terminé de s'écouler de la tête fendue en deux parties égales.
Finalement, il est peut-être temps de bouger et je compte profiter du fait que je suis dans cette réserve depuis plusieurs minutes et dont que je vois plus ou moins claire tandis qu'elle doit à peine distinguer quelques formes. Je me déporte contre le mur qui est à ma gauche et file me placer à sa droite épée en main. Je sors finalement de l'ombre en un éclair et place la lame de mon khukuri sous son menton, juste devant son coup. Avec la courbure de la lame, même un coup droit lui trancherait la gorge. Je crache un avertissement prête à donner un coup sec avec mon arme.

- Décharge ton arme et tu ressortiras d'ici vivante.

Je n'ai pas vraiment de moyen de prédire sa réaction mais je la fixe avec toute l'intensité de mon regard, tentant d'évaluer si je dois la tuer et si elle peut être dangereuse ou non. Je ne vois pas d'autre arme sur elle mais en espérant qu'elle va obtempérer je me permet d'ajouter.

- Je te préviens, fais-la moi à l'envers et je te promet que cet endroit qui pue l'humidité et la moisissure sera la dernière chose que tu verras.

Je n'ai pas particulièrement envie de la tuer, je ne suis pas une meurtrière, mais j'ai entendu des histoires sur les motards de Detroit.
Pourtant, elle n'a pas l'air d'être une tarée sanguinaire ou une cannibale, mais les apparences sont parfois trompeuses, et je doute du témoignages de certaines personnes vis-à-vis de la consommation de viande humaine.
Mais bon, qui qu'elle puisse être, elle a un fusil d'assaut du même genre que Barry qui est un militaire averti. Donc je ne sais pas d'où elle le sort mais il y a de forte chances pour que son propriétaire légitime soit mort.
Elle n'a vraiment pas l'air convaincu de mon honnêteté et la lame placée sous sa gorge ne doit pas l'aider. Je redresse la lame pour coller le côté plat sous son menton, qu'elle sente la lame de métal glacé. Allez ! Motive-toi.

- Retire le chargeur de ton flingue et je range mon arme.

C'est une offre honnête. Tant qu'elle est armée, je refuse de perdre mon avantage...
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Dim 26 Mar - 0:28

Une masse sombre se projeta sur Iris, et plaça immédiatement une lame métallique contre sa gorge. Elle voulu crier, mais la peur la paralysait et bloquait ses cordes vocales. Heureusement, il n'est jamais bon de crier quand on a des morts partout aux alentours. L'agresseur, qui se révéla être une agresseuse, lui ordonna d'immédiatement décharger son arme. Iris voulu répondre, mais elle avait l'impression que le moindre mot précipiterait le contact entre sa trachée et la lame glacée. Elle sentit que ses mains commençait à trembler, mais une nouvelle menace de l'autre femme la calma aussitôt.

L'adrénaline envahit tout son système, la peur cédant à la rage. Iris put enfin se mettre à réfléchir. Elle ne faisait absolument pas confiance à son interlocutrice. Si elle déchargeait son arme, rien ne lui disait que l'autre n'allait pas de toute façon la tuer, et elle n'aurait réellement plus aucun moyen de se défendre. Cela dit, si elle voulait absolument la tuer, elle aurait largement eut le temps de le faire au moins une dizaine de fois. La femme au couteau montrait des signes de stress, et commençait à s'impatienter. Elle fit tourner sa lame, de façon à placer le tranchant contre la gorge elle même. De toute façon, elle n'avait pas le choix.

Elle déchargea son arme, laissant tomber les munitions sur le sol. Son interlocutrice s'en montrerait peut être rassurée si elle ne pouvait pas ramasser rapidement son armement. Iris garda quand même le fusil dans sa main, une chute trop brutale aurait pu l’abîmer et elle y tenait comme à la prunelle de ses yeux.

« C'est bon, tu veux bien retirer ton couteau de ma gorge maintenant ? »

La jeune fille en profita pour se promettre de ne plus jamais sortir non accompagné sans faire extrêmement attention. Ou au moins de ne plus sortir avec la moto seule. La réputation des motards de Detroit était désastreuse, en grande partie à cause de son parrain. Les gens qui avait l'occasion d'en isoler un n'avait en général aucune pitié. Iris avait toujours compter sur son air innocent et son physique juvénile, mais cela ne suffisait apparemment plus.
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Dim 26 Mar - 9:09

Après une longue, trop longue à mon goût, hésitation des plus tendues, elle laisse finalement tomber son chargeur devant elle. D'un coup de pied, je le fais glisser un peu plus loin pour qu'elle n'ait pas juste à se baisser pour le ramasser puis fait un pas vers la droite pour me placer face à elle, la détaillant un peu mieux alors que je range mon épée dans mon fourreau dorsale.

- Prends tes grands airs, j'ai entendu parlé des motards avec des customs comme la tienne. - Puis je me sens d'ajouter - J'ai toujours préféré les sportives personnellement.

Je penche légèrement la tête la regardant un peu plus intensément à travers les ténèbres ambiantes. Elle semble vraiment jeune, plutôt mignonne mais je suis surprise qu'elle conduise une custom. Je préfère quand même la mienne.

- Même si t'as pas vraiment une tête de tueuse.

C'est même assez surprenant d'autant que c'est la première que je rencontre vraiment. La dernière fois que j'ai entendu des motos de ce type, j'étais avec Alair et on s'est planqués pour ne pas être repérés.
Maintenant qu'elle est désarmée et que j'ai l'air moins menaçante, je prends la peine de me présenter.

- Je m'appelle Leïa Callum.

En regardant les étagères quasiment vides, j'attrape une boîte de conserve et la porte à hauteur de mon visage, l'observant à la lueur venant de la porte. Il y a un trou dedans et le contenu doit être pourri. Il y a cependant un paquet de cigarettes flambant neuf posé là, l'avantage de passer dans un drugstore... Mais je n'en ai pas vraiment l'utilité... J'en sors une du paquet et lui tend d'une main en rangeant le paquet dans la poche de mon blouson de l'autre. Je trouverai bien quelqu'un à qui les refourguer.

- Tiens, t'en veux une ? Si t'es venue ici pour de la récup' je te le dis toutes les boîtes sont pourries comme celle-là. À la limite il y a peut-être un paquet de chips ou deux à l'avant mais j'aime pas ça.

Rien d'utile en perspective. J'essaie de me montrer amicale envers la jeune fille en face de moi. Mais je dois reconnaître que le fait qu'elle ait une moto comme ça fait que j'ai du mal à ne pas la juger, je soupçonne toujours les membres de ce groupe d'être à l'origine du massacre de mon frère et de ma captivité. Un sourire, n'y pensons même pas, j'ai encore du mal à m'amuser avec les membres du groupe qui m'a accueilli donc avec une inconnue, c'est compliqué, mais je ne lui veux pas de mal cependant.
// Hey ! Si tu es ok, on pourrait faire un lancé de dé "événement imprévu" histoire de rajouter de l'ambiance vu qu'on a quand même deux nanas plutôt bad-ass et que jusqu'à preuve du contraire, on ne devrait pas se battre entre nous finalement Smile Qu'en penses-tu ? //
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Lun 27 Mar - 2:14

Même si Iris n'appréciait pas la remarque qu'avait fait Leïa sur sa Harley, elle se garda bien de faire le moindre commentaire. L'autre avait déjà prouvé qu'elle était capable de maîtriser Iris en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire. Elle remarqua aussi qu'Iris n'avait pas une tête de tueuse.

Il est vrai qu'avec ses traits angélique et sa silhouette juvénile, elle faisait moins que son âge, et donc plus innocente. Cela jouait parfois en sa faveur, et parfois non. Elle intimidait difficilement qui que se soit. L'autre jeune femme se présenta, et Iris lui répondit d'un ton presque amical :

« Iris Walker. »

En fouillant un peu, Leïa trouva un paquet de cigarettes, et en proposa une à Iris.

« Non merci, je ne fume pas. »

C'était totalement vrai, elle n'avait pas du tout en vie d'être dépendante de quelque chose d'aussi pernicieux que le tabac, surtout en cette époque où même trouver du savon était une tache difficile. Elle osait à peine imaginer le calvaire que les drogués devaient subir.

Un gémissement reconnaissable entre mille se fit entendre, et Iris s'approcha de la fenêtre pour mieux évaluer la situation.

« Oh putain. Ils sont nombreux ces cons. »

Elle fit signe à Leïa de venir voir de plus près. C'était une horde, qui se rapprochaient dangereusement de leur refuge. C'était le problème de se déplacer en moto, le bruit attirait souvent nombre de choses indésirables. En même temps, on pouvait s'enfuir plus vite. Il était temps pour elle de partir, et elle commença à passer la fenêtre en disant :

« Ravie de t'avoir rencontrée, mais on ferait mieux de se barrer si on veut pas crever. À une prochaine fois peut être. »

Les zombies se rapprochaient de plus en plus, mais Iris serait amplement parti quand ils arriveraient au drugstore. Elle cala bien la bandoulière de son fusil pour la route, et enfourcha la Street Bob. Elle se sentait un peu mal d’abandonner Leïa à son sort ici, en même temps elle lui avait foutu son couteau sous la gorge il y a moins d'une minute.
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Lun 27 Mar - 2:47

Je la suis rapidement à la fenêtre et observe la rue principale tandis qu'elle ressort déjà par la porte de la cour arrière par où nous sommes entrées. Des tas et des tas de mort-vivants convergent vers le dernier emplacement bruyant de sa moto.
L'ado se casse, trop préoccupée par sa moto : elle fonce en direction de sa machine.

Je file récupérer le chargeur qu'elle a laissé dans par terre et sors de la boutique avant de dégainer mon épée. Le temps que j'arrive à l'avoir dans mon champs de vision, elle a déjà quasiment atteint sa moto et de plus en plus de walkers se trouvent entre-nous à mesure que le temps passe. Sauf que je suis venue à pied et je n'ai pas de moyen de m'enfuir d'ici. Son chargeur dans une main, mon khukuri dans l'autre, je commence à me faire un passage à grands coups d'épée.
Le premier rôdeur qui se trouve devant moi reçoit un coup rotatif et sa colonne est séparée en deux. Je ne prends pas le temps de regarder s'il bouge encore, l'important est qu'il ne puisse plus m'atteindre. Le second marcheur entre moi et mon objectif est vraiment imposant. Plus que les morts que j'ai l'habitude de voir. Glissant le chargeur d'Iris à ma ceinture, je saisis le manche de mon épée à deux mains avant de l'abattre sur le côté gauche de la base de son coup, mon épée tranche la chaire et les muscles, mais la colonne du monstre me résiste et la seule différence est que sa tête penche maintenant vers la droite. Dans un cri de rage, j'assène un second coup au même endroit et malgré sa tête toujours tenue au reste par quelques tissus musculaires et des tendons, il est incapable de l'utiliser et tombe de tout son poids.

Je me met à courir en direction d'Iris qui a maintenant rejoint sa moto et inflige une fente dotée d'un élan considérable au dernier mordeur présent entre elle et moi, infligeant à l'horreur une crevasse verticale d'au moins dix centimètres qui part du haut de son crâne pour terminer en séparant le visage du monstre en deux jusqu'au nez. Tout semblant de vie le quitte immédiatement et je me précipite vers elle jusqu'à être à quelque chose comme un mètre d'elle. Je sors le chargeur de ma ceinture et le tiens en évidence tout en tournant la tête pour vérifier qu'aucun autre rôdeur ne va venir me sauter dessus dans les prochaines secondes. Je suis couverte de sang et mes côtes me font à nouveau mal à cause des mouvements que j'ai fais, j'ai besoin d'elle pour sortir de là.

- Aide-moi et tu auras toute ma confiance.

C'est une promesse que je fais avec une certaine appréhension. Peut-être qu'elle se fout complètement d'avoir ma confiance ou pas. Mais je lui offre beaucoup quand on pense au chargeur assez lourd de son arme sans lequel elle ne peut pas faire grand chose. Un autre mort s'approche de moi et je lui envoie un coup de pied pour le faire reculer. Alors que je la sens prête à m'abandonner à mon sort. Je change finalement d'attitude, craignant la mort douloureuse qui risque de me tomber dessus si je ne bouge pas rapidement et la regarde dans les yeux en ouvrant la bouche.

- S'il te plaît.

Je ne dirais pas que je la supplie, mais mes mots n'ont pas beaucoup d'intensité et le désespoir que j'essaie de dissimuler transparaît probablement un peu dans ma voix.
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Ven 31 Mar - 20:42

Leïa talonnait Iris, fendant le crâne des adversaires sur son chemin. La horde de rodeurs se glissait entre elles, comme un fleuve entre deux rives. Même si la jeune femme taillait dans la masse de morts vivants, Iris voyait bien qu’elle ne tiendrait pas éternellement, et sera rapidement submergée. La guerrière devait aussi en avoir conscience, car elle lança un premier appel à l’aide.

Elle hésita un instant, mais Iris avait du mal à laisser quelqu’un dans la merde, surtout si elle pouvait faire quelque chose. L’autre femme l’avait peut-être menacé avec une arme tranchante, mais elle ne méritait pas de mourir dévorée par les morts. Voir pire, de se changer en zombie. Mais avant de faire quoique ce soit, il lui fallait sortir la Street Bob de la mêlée. Elle fit un signe de la main à Leïa, alors que celle-ci lançait un deuxième appel au secours, plus désespéré. Une fois dégagée des zombies, elle recula de nouveau pour que Leïa puisse sauter à l’arrière de la moto. Elles se serrèrent l’une contre l’autre pendant qu’Iris faisait tourner la poignée de l’accélérateur.

Les rues sordides de Detroit défilaient autour des deux femmes, et Iris s’y faufilaient sans prendre garde au chemin qu’elle prenait. Elle était plus inquiétée par le ciel, qui non content de se noircir, s’emplissait de nuages chargés d’éclairs. Un vent de plus en plus fort commençait à la geler, et une fine pluie la glaça jusqu’à l’os. Elle était contente d’avoir un autre être humain dans son dos, seule source de chaleur possible.

Profitant d’une sorte d’auvent sous lequel elles pourraient s’abriter, Iris gara la moto et se retourna vers Leïa pour demander :

« Et maintenant, on va où ? »

Elle avait un peu honte de l’admettre, mais elle était complètement perdue dans Detroit, même si elle l’avait un peu visité avec son père après avoir quitté leur premier groupe de survivants. Iris détestait faire les choses sans suivre la méthode, et s’en mordait une fois de plus les doigts.

« On devrait peut-être s’abriter avant de chopper la crève. On retrouvera nos camps respectifs quand il fera meilleur. »

Le mauvais temps se changeait en tempête petit à petit, et le vent sifflait à leurs oreilles en faisant s’insinuer le froid sous le manteau de la jeune motarde.
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Ven 31 Mar - 22:55

J’exécute un mort qui est arrivé entre moi et Iris et grimpe à l'arrière de la moto, me tenant à son épaule d'une main, l'autre occupée à tenir mon épée que je fini par ranger dans mon fourreau une fois sorties de la mêlée. En me tenant aux poignées prévues pour le passager. La pluie me frappe le visage et je suis obligée de fermer les yeux et de faire confiance à la jeune conductrice qui m'a probablement même pas le permis.

Lorsqu'elle ralentie, nous sommes sous une sorte de porche et... j'ai aucune foutue idée d'où on est. C'est un quartier de Detroit où je ne suis strictement jamais allée. On a fait plus de route que je ne m'y attendais et on doit être quasiment à la sortie de la ville.
Je descends de la moto, encore sous le choc d'avoir failli y passer et mes jambes, crispées contre la moto sont tellement engourdies que je tombe à genoux.

- Je pense qu'on est dans les quartiers nord de Detroit. Mais j'ai aucun idée de où on vient.

Je me relève pour lui faire face et observer la tempête qui arrive à grande vitesse. Je sors son chargeur de ma poche avant de lui tendre.

- Merci pour tout à l'heure. Je ne l'oublierai pas.

Je jette un regard à la rue dans laquelle on est et repère une maison dont le toit a l'air en état de résister à la tempête.

- Ici, ça pourrait être pas trop mal. Je vais t'aider.

Je me positionne derrière sa moto pour l'aider à la pousser. La maison n'a heureusement pas de marche et la porte n'est pas verrouillée. On pousse la moto jusque dans le couloir de l'entrée, laissant une grosse marque de pneu sur le parquet.
Puis je me dirige vers le salon et la cuisine pour vérifier qu'il n'y pas de menace avant de revenir vers elle.
Je met mon blouson trempé à sécher sur une chaise et constate que l'intégralité de mes vêtements ont été mouillés par la pluie. De peur d'attraper froid, je commence à jeter des livres et des petits objets en bois dans la cheminée. Mais j'ai oublié un léger détail...

- Tu as un briquet ?

Quelle conne ! J'ai même pas pensé à prendre un briquet. Si je le pouvais, je me frapperais moi-même. Désespérée, je m'assied contre le mur de la cheminée. De toute façon, je ne sers plus à grand chose. Pendant qu'Iris se rapproche du feu, je jette un regard à son arme.

- C'est une sacrée arme. Je peux savoir comment tu l'as eu ?

C'est une question sincère et ça se voit sur mon visage. C'est juste de la curiosité. Je ne suis pas vraiment jalouse cependant, ayant encore beaucoup de mal avec les armes à feu. Mais je dois reconnaître que l'idée de me faire mitrailler tout à l'heure a remis les choses en perspectives.
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Sam 1 Avr - 15:38

Aucune des deux femmes n'avaient la moindre idée de leur localisation exacte, mais c'était un problème pour plus tard. Leïa venait de repérer une maison capable de résister à la tempête qui s'annonçait. Elles y poussèrent la moto, dégueulassant allègrement le sol du couloir. Iris eut une petit rire nerveux en se rappelant de chez elle, à l'époque où toute sa famille était encore en vie. Son père n'avait que très rarement rentré la moto à l'intérieur de la maison, cette même moto qu'elle venait d'entreposer dans le couloir de parfaits inconnu.

Machinalement, elle commença à vérifier que tout allait bien pendant que Leïa s'occupait d'allumer un feu dans la cheminée. Iris entra dans la pièce alors qu'elle venait de finir d'empiler le combustible. Leïa lui demanda si elle avait un briquet.

« Yep. »

Elle sortit son zippo de sa poche, et eut quelques difficultés à le faire démarré. Le feu commença finalement à prendre. Elle s'inquieta un instant de la fumée qui risquait de signaler leur position, mais vu la météo personne ne pourrait les situer, si il restait encore quelqu'un dehors. Elle s'installa sur le canapé un peu moisi qui trainait, et répondit à la question de Leïa à propos de son arme.

« Une AK-74. C'est mon père qui me l'a filé, à l'époque où on était ensemble dans un gang. »

Elle ne savait pas bien où il l'avait prise, mais elle se doutait bien que son propriétaire d'origine devait être mort depuis longtemps. Honnêtement, elle était plutôt contente que se soit une arme rare, vu le recul dérisoire par rapport à la puissance de feu. Son coté compact était également un avantage, et elle n'avait presque jamais besoin d'entretien. L'arme parfaite pour elle, en somme.

« J'ai toujours été plus à l'aise avec les armes à feu, je vois pas comment tu fais pour être aussi habile avec tes épées. »

Iris possédait un couteau papillon, mais elle avait du mal à s'en servir pour autre-chose qu'achever les morts. La confrontation qu'elles avaient eut quelques minutes plus tôt lui faisait considérer les choses autrement.
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Sam 1 Avr - 19:18

Finalement, elle arrive à allumer un feu avec son briquet et je me dis que tout n'est peut-être pas perdu. Je retire mon T-shirt et attrape une chaise pour l'étendre pas trop loin du feu. Je préfère garder mon jean par pudeur, mais le T-shirt trempé, c'est juste bon pour attraper une pneumonie par ce froid.

Je jette un regard à ses habits et lui conseille d'en faire autant avant de chopper une crève carabinée. J'ai une trousse de soins, mais pas d'antibiotiques.

Finalement, je l'écoute me parler de son fusil et commence à être vraiment intriguée par cette fille. Comment ça un gang ? Bon, il vaut mieux que je ne pose pas trop de questions là-dessus.

- D'accord, c'est la première fois que je vois une arme de ce genre.

Je dois passer pour une paysanne à ses yeux, mais les survivants de la librairie sont les mieux équipés que j'ai rencontré jusque là et à part Barry avec toutes ses armes et Papi avec son lance-flammes et son pistolet qui fait la taille de mon avant bras, on est surtout à la mode couteau et armes de récup'.
Je souris à sa remarque avant de répondre.

- Je m'entraîne tous les jours avec l'homme qui m'a sauvé la vie à mon arrivée. Il est un peu étrange mais c'est un très bon professeur. - Puis en pointant du doigt sa mitraillette - Je suis incapable de me servir de ces machins-là, ça demande trop de précision et de self-control.

C'est vrai que quand je me bat, au moins je me défoule. J'ai du mal à voir comme le fait de presser une gâchette peut te détendre même si la capacité de destruction est énorme.
J'attrape mon khukuri et le sors de son fourreau pour nettoyer la lame sur mon jean avant de le tendre devant moi pour lui montrer.

- C'est un khukuri, à la base, c'est une arme utilisée comme machette ou épée courte mais ils ont fait des versions plus longues. - Je montre la bande anti-dérapante noire sur le manche - ça c'est moi qu'il l'ai ajouté, je suis pas fan du bois et ça glissait trop.

J'adore cette épée, elle est ronde et lisse, mais la lame est épaisse et lourde, amplifiant la force avec laquelle je porte mes coups. J'aurais pu me trouver un katana ou autre mais cette épée, c'est la souplesse des courbure associée à la brutalité de son poids.
Je jette un regard dehors avant de reprendre...

- Bon, je crois qu'on va devoir rester ici en attendant que ça se calme. Le bon point, c'est qu'avec le déluge dehors, personne ne nous entendra.

Je fouille rapidement la poche intérieur de mon blouson en cuir en train de sécher et en sors mon harmonica. Je joue assez bien, mon père me l'a offert il y a longtemps et j'ai même suivi des cours pendant un an pour apprendre les bases. C'est un peu triste comme mélodie, mais la musique est toujours agréable...
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Dim 2 Avr - 17:43

Iris porta à son tour une chaise près du feu, afin d'y étendre ses affaires, avant de retourner s'asseoir sur le canapé. Elle garda quand même sa brassière, pas trop mouillée. Elle sourit à la remarque de Leïa sur les armes à feu. De la précision et du self-control ? Sa mitraillette ? Elle se rappela des quelques occasions qu'elle avait eut de manipuler un fusil à lunettes. Une toute autre affaire, et l'expérience lui avait beaucoup plus. Ce serait sa prochaine arme, dès qu'elle aurait une idée un peu précise d'où elle pouvait en trouver un.

La guerrière sorti sa propre arme, un khukuri qui avait servi à menacer Iris un peu plus tôt. La forme de la lame semblait pratique, et le tranchant était impressionnant. Elle l'avait customisé afin de rendre la prise moins glissante, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle avait l'air à l'aise avec. Elle rangea l'arme blanche, et sorti de sa poche un harmonica, nettement moins menaçant. Iris était en joie, et l'écouta avec délectation pendant quelques minutes. Après quoi, elle décida de se lever pour aller fouiller la maison.

« Je vais voir si je peux trouver des trucs utiles, t'arrête pas de jouer. »

Les notes résonnaient dans le couloir, et Iris ouvrait toute les portes à la volée. Ses doigts étaient crispés sur son couteau, mais aucune trace de zombies. La porte de l'ultime pièce du couloir révéla une chambre d'adolescent, avec des posters délabrés de nombreux groupes de rock. Dans un coin, un étui noir souple intrigua Iris. Elle s'en rapprocha, et l'ouvrit, révélant l'objet dont elle rêvait depuis longtemps. Une guitare sèche, en très bon état, dont toute les cordes étaient intactes. Elle y fit glisser sa main, et elle découvrit sans surprise qu'elle était désaccordée.

Elle chargea l'étui sur son dos, et retourna d'un pas pressé au salon. La guitariste ouvrit l'étui de tout son long, et en sorti totalement l'instrument, pour le mettre sur ses genoux. C'était une Gibson, cordes métalliques, très peu utilisée. Iris interrompit l'autre musicienne pour lui demander

« Tu peux me donner un La ? »
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Dim 2 Avr - 18:53

Un peu surprise de son ordre, je n'arrête pas cependant. Prenant beaucoup de plaisir à jouer de mon petit instrument. Je le regarde partir, son couteau à la main, et revenir avec ce qui est de toute évidence une guitare dans son étuis. J'hausse un sourcil en la voyant sortir l'instrument. Je ne sais pas pourquoi, j'ai toujours été intimidée par les instruments à corde.

- Tu sais en jouer ?

Ma voix où la surprise est mêlée au respect s'éteint vite alors que je reprends mon harmonica en bouche. Je souffle dedans de manière à provoquer la note voulue et l'aide à accorder son instrument.
Je baisse finalement l'instrument après qu'elle ait terminé et reprend la parole.

- Je connais pas vraiment de morceau qui aille avec une guitare, mais si tu commence, je te suivrai avec l'air.

Je la suis finalement dans son choix et joue avec elle. Ça fait longtemps que je n'ai pas joué à l'harmonica comme ça et je m'amuse vraiment. Le morceau terminé, je tâte du bout des doigts mes vêtements pour vérifier leur état. Ils sont toujours trempés et maintenant que je me suis séchée, je commence à avoir à nouveau froid, à défaut d'avoir un T-shirt.
C'est pas que me promener en soutien-gorge me gène particulièrement, mais je préfère ne pas passer deux semaines à me remettre de la grippe. Je me lève donc rapidement en lui faisant signe que tout va bien et file dans la chambre parentale tellement reconnaissable avec les deux tables de chevet et la commode où quelques chemises se battent en duel parmi les robes de madame. Je récupère deux épaisses couvertures et en met une sur mes épaules avant de revenir dans le salon et en proposer une à Iris.

Je n'ai pas particulièrement envie de dormir et l'orage n'aide pas. Je recommence donc à souffler tranquillement dans mon instrument, lui laissant le choix de m'accompagner ou de s'endormir. Nous n'avons pas mangé et je n'ai strictement rien à lui proposer, je n'ai pas pris de sac et était sensée rentrer avant le coucher du soleil, Alair et Barry doivent me chercher partout à l'heure qu'il est...
Je commence cependant à piquer du nez. La journée était forte en émotions et je n'oublie pas que je suis passée à deux doigts d'y rester. Je regarde ma jeune sauveuse, elle est bien plus forte que je ne le pensais.

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Dim 2 Avr - 21:49

« Ça fait un an que j'ai pas pu en toucher une, mais normalement ouais. »

S'accorder avec un harmonica n'est pas une tache facile, vu que cet instrument joue les notes alentours en même temps. Néanmoins, Iris réussi à obtenir un accordage tout à fait potable en quelques minutes de travail. Elle réflechit ensuite au morceau qu'elle pourrait jouer avec Leïa. Le répertoire qui allie le mieux les deux instruments est sans conteste le folk américain. Elle opte finalement pour une chanson de Bob Dylan, dont elle se souvient presque complètement.

« On va prendre du folk, ça passe toujours. Tu connais Mr. Tambourine ? Y a un harmonica. »

Elle se racla un peu la gorge, vérifia ses accords, et commença à gratter les cordes en rythme. Elle entonnait même les paroles, avec sa voix grave, un peu rauque mais juste. Hey, Mister tambourine...

Au fur et à mesure de la chanson les paroles lui revenait, et ses doigts grattaient les cordes avec entrain. La corne qu'elle avait mit des années à faire était un peu partie, mais elle s'en foutait. Les morceaux qu'elles enchaînaient n'étaient pas très fidèle au modèle original, mais qu'importe. Iris était très heureuse de pouvoir jouer avec quelqu'un.

La nuit se faisait de plus en plus profonde et sombre, et le feu ne suffisait plus à réchauffer la peau des jeunes filles. Leïa se leva, et revient avec des chemises d'hommes, trop grandes. Iris en enfila une, large et verte, avec des carreaux noires. Elles jouèrent encore et encore, jusqu'à ne plus pouvoir rester éveillée. Et là, Iris entonna un dernier air, qu'elle adorait par dessus tout. Les douces notes de Hurt s'égrennait dans l'air, et la voix d'Iris se serrait à mesure de la chanson.

C'était la dernière qu'elle avait joué avant l'apocalypse, alors que sa sœur était en train de mourir dans la chambre à côté. Elle essuya les quelques larmes qui avait fait leur apparition, et rangea l'instrument dans son étui. Elle jeta un œil à Leïa, qui semblait être à la limite de plonger dans les bras de Morphée.

« On dort ? »
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Lun 3 Avr - 6:05

J'ai arrêté de jouer petit à petit. L'adrénaline retombe et je me sens de plus en plus fatiguée, j'ai tout donné dans cette mêlée et maintenant que j'y repense, Doc et Barry vont avoir du mal à me croire quand je vais leur raconter d'où je reviens, et qu'il ma fallut toute la nuit pour revenir du drugstore à 3 km grand maximum de la librairie.
Je fini par m'allonger sur le côté pour la regarder jouer, et je me sens un peu ridicule avec mon harmonica, même si j'en joue depuis longtemps. Le truc, c'est que c'est dur de chanter avec un harmonica.

Quand elle commence à pleurer, je ne comprends pas vraiment pourquoi, peut-être que c'est l'air qu'elle joue, ou bien qu'elle aussi a eu une journée un peu éprouvante pour ses nerfs. Elle me propose de dormir et bien que tout mon corps crie "OKKK !!!", j'ai envie de lui demander ce qui ne va pas. Premièrement parce qu'elle m'a sauvé la vie et que j'ai pas envie de sembler indifférente, et deuxièmement parce que je l'apprécie assez pour me soucier assez de son état et me demander pourquoi elle se met à chialer comme ça. Je dois aussi reconnaître à moi-même que l'idée qu'elle pleure parce qu'elle hésite entre me tuer et me manger m'angoisse légèrement, on m'a quand même dit qu'il y avait des cannibales là-bas. Finalement, je croise son regard et pose ma question :

- Est-ce que tout va bien ?

Pour montrer que je l'écoute avec attention, je me redresse pour m'asseoir en tailleur et la regarder. Elle a l'air de se sentir misérable quand même et je pense pas qu'elle hésite à me bouffer.

- Je peux encaisser si t'as besoin de vider ton sac. C'est vrai qu'on se connait pas mais tu m'as sauvé la vie et...

Et je te suis redevable ? Même si je le pense très fort, ces mots ont du mal à sortir de ma bouche et je préfère me taire. Elle a compris le sens de ma phrase.
Je ne sais pas si elle va accepter de m'en parler, pis au pire ce sera pas grave. Mais j'aimerais quand même en savoir plus, ne serait-ce que pas curiosité.
Pour moi, cette fille est une énigme, elle n'a pas vingt ans. Elle conduit une custom et a une kalashnikov... Même l'autre folle de Mackenzie n'aurait pas imaginé ça dans Sir Sharper.
Qu'est-ce qui peut faire pleurer Terminator ? Je peux même pousser plus loin : Qu'est-ce qui peut faire pleurer Papi ? Je réfléchis et la connerie vient à vite allure, si bien que je souris à ma propre auto-blague avant même qu'elle n'ait eu le temps de faire ou dire quoi que ce soit. Je continue de sourire timidement, essayant de me montrer encourageante pour la jeune fille. Et puis... c'est vrai que Leroy, il a un petit air de Terminator avec sa démarche d'homme usé comme il dit.


// Je me suis fait plaisir sur les références mais si on n'a pas le droit de faire une comparaison entre un personnage et la personnalité réelle, comme Terminator en l’occurrence, je peux supprimer ma phrase. Smile //

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Mar 4 Avr - 21:39

Dans un premier temps, la jeune fille avait fermé son visage. Pas question de laisser qui que se soit voir qu'elle se sentait mal. Mais la proposition de Leïa la fit craquer, et elle déballa tout.

« J'ai… Enfin, j'avais une sœur jumelle avant tout ça. C'est le premier corps que j'ai vu. »

Sa voix était lente, et elle essayait de se retenir de pleurer. Elle fit une pause, pour garder l'émotion en elle. Elle repris, plus étranglée, mais toujours calme :

« On savait pas à l'époque, et elle s'est fait mordre un soir quand on rentrait de cours. Elle est morte le lendemain, et je jouais de la guitare dans la pièce à côté, pour m'isoler. Je pensais pas que ça se finirai comme ça. »

Deuxième pause. La dernière partie de sa phrase avait un peu dérapé dans les aigus, et elle voulait garder une contenance. La scène lui revient, comme un flash. Elize, les yeux vitreux et absents, penchée sur leur mère, en train de lui arracher les entrailles. Elle n'avait pas du comprendre, même pas se débattre. En même temps comment aurait elle pu savoir ? Des sueurs froides coulaient dans le dos d'Iris, et elle se fit force pour finir son histoire :

« Elle a bouffé ma mère. Je me suis enfermée dans un placard. J'entendais les bruits à côté... Mon père à débarqué au bout d'une heure. »

Aller plus loin lui demanderait trop d'efforts, elle préférait s'arrêter là. Elle n'osait pas imaginer ce qu'avait pu ressentir Cale en achevant sa femme et sa fille. Tout les survivants devait avoir des histoires horribles à raconter. Iris ne connaissait encore personne qui n'avait pas perdu un proche.

Après un long silence où elle digérait son émotion, elle se sentit mieux. Elle n'avait jamais raconté son histoire à personne depuis le début de l'apocalypse. Elize se dressait comme un fantôme entre elle et son père. Elle proposa à Leïa de lui rendre la pareil, et d'écouter son histoire si elle en avait besoin :

« Merci. Si tu veux vider le tien, je dois pouvoir encaisser aussi. »
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Mer 5 Avr - 7:49

- Ah.

Je baisse la tête compatissante dans sa peine. Son histoire me rappelle affreusement ma propre famille, à quelques détails près. Sans relever la tête, je lui raconte ma propre histoire, mais je doute qu'elle encaisse.

- J'étais en roadtrip quand l'épidémie a commencé et je suis restée longtemps au Canada. Quand j'ai réussi à rentrer à Detroit il y a un mois, mon frère jumeau et moi on est tombés dans une embuscade. Il s'appelait Luke. Ouais je sais, mon père aimait un peu trop la SF.

Je relève la tête et pousse un rire quelque peu étranglé. Je me retiens de pleurer, je ne veux pas me montrer faible.

- Bref, des types nous sont tombés dessus et l'ont assassiné avant de me garder quelques jours dans une cabane pas loin de la ville. Quand j'ai enfin pu me libérer, je suis rentrée à la maison. Il n'y avait que mon père de présent. Enfin, ce qu'il en restait. Il m'a attaqué avant que je comprenne quoi que ce soit.

Le corps de mon père avait servi à la maladie pour me blesser et me laisser inconsciente en pleine rue. Là où Barry m'a ramassé.

- Des gens m'ont trouvé et m'ont soigné. Je leur dois la vie.

Je souris : same town, different lifes.

- Désolée, je sais que c'est dur à entendre.

Je récapitule rapidement dans ma tête comme j'ai l'habitude de le faire pour me motiver à retrouver ces enflures : tué Luke, m'ont torturé, m'ont gardé captive et ont volé la moto de mon frère.

- Je cherches encore comment je vais faire appliquer la loi du Talion quand je les retrouverai.

C'est ironique non ? La devise oeil pour oeil s'étends jusqu'où ? Est-ce que la durée de la souffrance compense une douleur moins vive ?

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Sam 15 Avr - 0:47

Les tripes d'Iris se tordait à mesure que l'histoire de Leïa avançait. Si la perte de son frère jumeau rentrait en douloureuse résonance avec l'histoire de l’adolescente, c'était là le seul point commun. Elle en était presque à s'estimer chanceuse. L'adolescente n'avait pas été torturée, elle avait toujours son père avec elle, et les gangs de motard l'avait plutôt à la bonne, normale pour la filleule du respecté Bruce Cameron. Un silence suivi la dernière déclaration de Leïa, et Iris le brisa dans un murmure étranglé :

« C'est moi qui suis désolée, j'espère que ça t'as fait du bien d'en parler. »

Une horrible pensée lui traversa l'esprit : et si les punishers était responsables des malheurs de Leïa ? Iris n'était pas stupide, elle avait vite compris que les activités de son groupe impliquait souvent la menace d'autres survivants, mais à quel point ? Et même si ce n'était pas à l'époque des Punishers, les responsables aurait pu rejoindre le groupe après coup.

« C'est pour ça que tu réagis comme ça en voyant des motards ? »

La question avait franchit la barrière de ses lèvres en les brûlant. Elle jeta un regard vers la Street Bob, qui lui faisait presque honte. Pour rien au monde elle n'aurait abandonné sa moto, mais les actes de ses semblables en venait à peser sur sa conscience. Le souvenir des différentes moto passée entre ses mains l'obsédait. Avait elle réparé la moto de Luke ?

Trop de questions qui tambourinait dans son crâne, mais qui ne pourrait pas en sortir. Pas sans mettre sa vie en danger en tout cas. Elle regratta d'avoir entamé cette discussion, qui c'était transformée en patate chaude dans ses mains. Dans un ultime effort, poussée par l'adrénaline qui faisait battre le sang à ses tempes, elle camoufla son inquiétude derrière un visage neutre, avec un vague air triste. Son masque était fragile, et menaçait de collapser à tout instant, révélant une tempête d'émotions contradictoire d'une rare violence.
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Sam 15 Avr - 9:53

Je ne sais pas quoi répondre. C'est trop frais pour me faire du bien je crois. Et les larmes qui sont prêtes à couler ne me laissent pas penser que c'est un bon sentiment. Mais maintenant, elle sait que je peux comprendre sa douleur. Sa question sur les motards m'arrache quand même un sourire.

- Le jour en j'entendrai la moto de Luke, celui qui est dessus ne gardera pas sa tête longtemps.

Je rêve de ce moment depuis des semaines, depuis que j'ai commencé mon apprentissage de l'escrime avec Alair et j'ai hâte de retrouver le bâtard qui roulera avec la bécane de mon frère. Je jette un regard à l'énorme choper garé dans l'entrée de notre refuge avant de la regarder.

- Comment tu l'as eu ? C'est celle de ton père ?

Elle n'a pas vraiment l'air d'avoir l'âge de conduire une grosse cylindrée et si son père a rencontré le cadavre de sa soeur, je présume qu'il est mort. Cette gamine a quand même une drôle d'allure avec sa moto de bikeuse et sa mitraillette. J'embraye sur une déclaration avant qu'elle n'ait eu le temps de répondre, comme pour la mettre à l'aise.

- J'ai une Kawasaki JP8, c'est entre la routière et l'enduro. Il me tarde de remonter dessus.

Je soulève mon T-shirt pour lui montrer mon ventre encore parsemé de bleus qui commencent à diminuer petit-à-petit, lui faisant comprendre que c'est pas facile de piloter avec trois côtes fracturées en rémission. Je ne montre que ça, inutile qu'elle voit toutes les blessures recousues dans mon dos et sur mon torse. J'attends sa réponse avec impatience, c'était peut-être une motarde née après tout. Je dois reconnaître qu'elle est déterminée, plus que la plupart des gens que j'ai croisé jusqu'à présent. Le simple fait de lever le bras en étant allongée sur le côté à réveillé une douleur et je maudis une nouvelle fois mes agresseurs. Ils ne m'ont pas loupé, je n'aurais pas du sortir dans mon état, je me suis bien débrouillée pour attraper Iris mais ça ne marchera pas à tous les coups. Elle m'inspire quand même confiance, je n'ai encore aucun preuve que mes cibles faisaient partie de son groupe et pour le moment, je lui dois encore la vie. J'écoute sa réponse et acquiesce de la tête pour lui signifier que j'ai compris avant de m'allonger sur le dos. Le sommeil n'est pas encore là mais il arrivera vite quand la douleur s'estompera. Je donnerais beaucoup pour être dans mon lit à la librairie en ce moment.

- Je crois que je ne vais pas tarder à dormir. C'était une sacrée journée.

Je lui souris malgré tout, satisfaite de la situation actuelle qui pourrait être pire et ferme les yeux. Je sombre rapidement dans le sommeil et j'entends à nouveau ces voix m'insulter tandis qu'on me frappe. Raconter tout ça à Iris a fait remonter ces souvenirs et j'essaie de crier tandis qu'un morceau de tissu m'empêche de mobiliser assez de puissance sonore pour le faire. Et on me frappe, encore et encore. Je sens une poignée et la saisi pour la planter dans la gorge de l'homme qui me frappe dans le ventre. Je me réveille en sueur, le bras tendu et mon khukuri planté dans une chaise à côté de moi. Il fait nuit noir mais je vois la silhouette de la jeune fille grâce aux rayons de la lune. J'inspire une grande bouffée d'oxygène pour essayer de me calmer et me remet dans une position normale, laissant l'épée plantée dans la chaise à moitié fendue. Ces cauchemars n'ont pas cessé depuis mon réveil à l'infirmerie de Doc. J'espère ne pas avoir réveillé Iris, en tous cas, je suis incapable de me rendormir, de peur de me faire passer à tabac encore une fois. Je reste donc allongée sur le dos, les bras le long du corps, à compter les moutons électriques.

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Mer 3 Mai - 21:25

La tension redescendit brutalement, laissant Iris avec une étrange envie de rire. Il n'y avait rien de drôle, mais le soulagement était tel qu'elle se sentait presque bien.

"Ouais, c'est celle de mon père. Il me l'a passé pour que je puisse m'enfuir il y a quelques mois."

Presque six. Elle avait recroisé son père une seule fois depuis, et n'avait pas le droit de retourner le voir, ordre de son parrain. Les deux groupes était dans une sorte de guerre, et Iris n'avait normalement pas le droit de sortir. Iris siffla en voyant le torse de Leïa, presque admirative devant autant de blessures. Et encore, elles avaient dû guérir depuis les incidents qui les avait provoqué. L'adolescente culpabilisa un peu de ne pas avoir été plus délicate en les amenant jusqu'ici en moto.

Leïa lui confessa être un peu fatiguée, et Iris devait admettre qu'elle même ne se sentait pas très en forme. Elle coucha en chien de fusil sur le canapé, et murmura discrètement :

"Bonne nuit."

Puis elle ferma les yeux en quête de sommeil. Après une journée aussi chargée, celui ci la cueillit rapidement, malgré le vent qui sifflait dehors et le tonnerre grondant.

Comme toute les nuits depuis qu'elle avait revu son père, Iris fit un cauchemar. Elle avait autrefois réussi à passer le traumatisme de la mort de sa sœur, mais voir un homme se faire éclater le crâne à la batte de baseball avant d'être séparée à nouveau de son père avait réveillé ses démons. Elle revit tour à tour sa mère éventrée, sa sœur aux yeux vides, son père hurlant pour la rattraper, le crâne du prêcheur céder aux coups de Bruce. Elle se réveilla plusieurs fois, en sursaut.

Iris abandonna finalement l'idée de dormir dès que le soleil filtra dans la maison. La tempête s'était calmée, et si Iris voulait retrouver le chemin de General Motors avant la prochaine tombée de la nuit, elle ferait mieux de partir tout de suite. Elle se rhabilla, installa l'étui de la guitare sur son dos et pris la direction du couloir. Elle attrapa sa moto, puis se tourna vers Leïa :

"Faut que j'y aille. Merci pour hier et... Peut être à la prochaine fois ?"
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