FB first step ft. Logan <3



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Joy Cameron
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Dim 26 Mar - 1:02

Ses pas raisonnaient dans ses oreilles surement aussi fortement que les battements de son cœur. Elle n’en avait jamais vu autant, jamais au même endroit. Elle avait toujours été prudente, elle n’avait jamais eu aussi peur que maintenant, elle allait mourir? Sa respiration se faisait rapide, saccadée, mais sans vraiment faire d’effort. Elle n’arrivait pas à se concentrer, un peu comme avant une choré, comme devant un mauvais publique qui je cherchais qu’à la voir manquer ce saut qui, pour une fois, allait peut-être réellement lui couter la vie. Fermer les yeux, fredonner, respirer, se caler sur la musique : “I want you by my side, so that I never feel alone again. I hope they didn’t get your mind”. Elle ne put empêcher un sourire de poindre à ses lèvres, sérieux… cette chanson pour mourir? Elle s’élança pour se rattraper du bout des doigts, elle était tellement faible, affamée qu’elle senti ses doigts glisser le long du haut de la clôture et son cerveau continuait sur cette chanson d’été, celle qui l’avait harcelé dans sa voiture presque chaque jour avant la fin du monde, elle la connaissait tellement par coeur, se concentrant simplement sur la musique, ses mouvements, cette sorte de chorégraphie mainte fois répétée : « Your heart is too strong anyway. We need to fetch back the time. They have stolen from us ». Elle se hissa, haletante, prenant la peine de souffler un peu du haut de sa clôture avant de la sentir bouger, de la sentir céder un peu trop pour son propre bien. Chaque muscle de son corps criait ses exigences, ils voulaient du repos, un lit, un bain. Oh Dieu, un bain, le fantasme de toutes femmes de nos jours.

« And I want you. We can bring it on the floor » et suivre le rythme pour poser ses pieds en équilibre précaire sur la clôture, tendre les bras comme pour voler et avancer, sauter, atterrir durement, rouler et se relever en courant. « You’ve never danced like this before. We don’t talk about it. Dancin' on do the boogie all night long », continuer de fredonner cet air qui n’était rien de plus qu’un rythme à suivre. Elle avait la chanson en tête, son corps faisait le reste. La musique aidait à se dépasser, un peu plus chaque jour.

Elle continua d’avancer, cherchant une voie de sortie, cherchant des yeux une façon de s’en sortir, mais il y avait des morts partout. Elle senti la panique l’envahir de nouveau, respirant, se concentrant sur la musique. Elle aurait pu changer de chanson, sérieusement… mais enchainait les paroles tranquillement : « Stoned in paradise, shouldn’t talk about it ». Avancer encore, courir, elle se retrouva finalement dans une ruelle beaucoup plus calme, retrouvant la possibilité de souffler.

Sauf que ce fut de courte durée, une poubelle tomba à la renverse, d’autres morts se rapprochaient lentement. Elle prit ses jambes à son cou, passant la ruelle, passant une clôture, elle allait s’en sortir, vraiment. C’est là qu’elle la sentie, la douleur à sa cheville, elle tenta quand même d’avancer, mais elle tomba au sol, ses mains heurtant durement le sol. Elle n’allait pas s’en faire, ce n’était pas sa première chute, fallait le faire avec élégance et remonter sur scène. Il n’y avait pas d’élégance dans celle-là, mais la fuite était nécessaire. Une douleur vive, de nouveau. Elle sentie la panique l’envahir, elle était coincée, sa cheville était coincée. Elle allait mourir. Le mouvement, c’était tout ce qu’elle avait. Les morts heurtaient maintenant la clôture, mais rien à faire, sa cheville restait coincée. L’air n’arrivait plus à se rendre à ses poumons, elle voyait des taches blanches devant ses yeux, ses cheveux lui recouvrait légèrement le visage, cachant les larmes de paniquent et de détressent qui perlaient maintenant ses joues rougit par l’effort. Elle tentait de déloger sa cheville, mais rien à faire et elle pouvait sentir la puanteur des morts. Se calmer, elle devait se calmer sérieusement : « And I want you. We can bring it on the floor », mais non, cette fois-ci, même la musique ne la sauverait pas… elle était bel et bien prise au piège… comme un petit animal en cage.


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Lun 27 Mar - 11:18

Un petit nuage brumeux se forma devant les lèvres de Logan, alors qu'il expirait une nouvelle fois en apercevant au loin les silhouettes un peu trop actives d'une nouvelle horde de rôdeurs. Il allait encore devoir changer son itinéraire pourtant étudié avec soin avant son départ de la caserne. Ce serait la troisième fois aujourd'hui et entre les ruines, le froid et les créatures grouillant un peu partout, il commençait à se dire qu'il n'arriverait à rien aujourd'hui non plus. Cela faisait presque un mois maintenant qu'il passait des journées entières à retourner les rues de Détroit dans l'espoir de retrouver Eulalie et Juliet, mais ça ne donnait rien, jamais. La ville était infestée, l'appartement de son ex désespérément vide et sa patience de moins en moins présente. Il continuait pourtant, sortait inlassablement chaque jour en abandonnant ses compagnons d'infortune à la caserne de Grosse Pointe et il fouillait chaque recoin de la ville, poussant de plus en plus loin à chaque fois en se raccrochant de toutes ses forces à cet espoir un peu fou qu'il finirait bien par tomber sur elles un jour ou l'autre. Que pouvait-il faire de plus ? Abandonner ? Certainement pas.

Nerveusement, sa main se referma sur le manche de la hache qu'il venait d'adopter après plusieurs jours à la caserne. Parmi la horde qui se tenait devant lui, une silhouette beaucoup plus petite avait attiré son attention, faisant manquer un battement à son cœur. Il agissait toujours comme s'il était convaincu de tout son cœur qu'elles étaient encore en vie toutes les deux, qu'elles allaient bien et qu'elles l'attendaient patiemment, pourtant chaque fois qu'il croisait un cadavre leur ressemblant ne serait-ce qu'un peu, il s'angoissait tout de suite. Il n'était pas loin de la galerie de Juliet, à peine deux rues au sud... C'était possible, même s'il priait pour que ce ne soit pas le cas.

C'était un risque assez important, les créatures étaient nombreuses et plutôt dégourdies pour la saison. Mais ça valait le coup. Ça valait toujours le coup pour sa famille. Il s'arrêta bien avant d'être repéré par les rôdeurs et observa les lieux, la horde. Ils étaient nombreux et semblaient tous vouloir aller dans la même direction. La toute petite silhouette, celle qui l'intéressait vraiment, se trouvait au milieu du groupe à l'arrière. C'était jouable s'il faisait attention et qu'il se préparait à courir vite une fois qu'il aurait vu ce qu'il voulait voir. Alors rapidement, avec l'assurance feinte d'un homme qui sait exactement ce qu'il fait, Logan se remit en marche, sa hache levée devant lui et il fonça droit sur la horde. Il était encore à cinq mètres quand les premiers rôdeurs remarquèrent sa présence. C'était effrayant, quelque part. Tout ces cadavres fonçant d'un coup sur lui. Mais ils étaient à peine plus rapide qu'un homme fatigué, leurs membres arrachés et leur cerveau plus vraiment aptes. Il arrêta le sien aussi. Tout ce qu'il avait à faire, c'était de regarder les visages avant d'abattre la lourde lame sur les crânes. Se dégager, reculer et repartir à l'assaut. Il s'y employait consciencieusement. Sa hache restait parfois bloquée dans des crânes, il fallait tirer plus fort, se fatiguer plus vite, mais il finissait par y arriver. Il faisait de plus en plus de bruit, de plus en plus de cadavres se détournaient de leur premier point d'intérêt au fond de la ruelle pour se tourner vers lui. Il y en avait trop. Des dizaines. Il n'y arriverait jamais, ils continuaient de se jeter sur lui et il les repoussait avec force, sa hache s'abattait de manière irrégulière mais assurée dans la mêlée. Il y avait du sang partout, il ne suivait plus vraiment le fil des événements, frappant seulement, s'arrangeant pour ne pas se faire toucher dans la manœuvre.

Une première dizaine y était passée quand il réalisa son erreur. La petite silhouette n'était pas encore devant lui, mais il parvint à la voir mieux. À voir ses cheveux courts et blonds, sales, mais blonds quand même. À voir ses vêtements. C'était un garçon, pas sa fille. Il venait d'attirer l'attention de toute une horde pour rien, de perdre son énergie pour rien. Il releva une dernière fois sa hache pour l'abattre sur le crâne du gamin. Même si ce n'était pas le sien, il ne méritait pas de passer le reste de l'éternité à errer comme ça. Ça lui arrachait encore le cœur de devoir tuer ces choses, plus encore quand elles étaient si jeunes. Dès que le petit se retrouva immobile sur le sol, Logan se permit donc de prendre une courte pause pour souffler un peu et se remettre les idées en place. Il faisait ce qu'il fallait, les laisser en vie, c'était ça le vrai crime. Alors pourquoi ça ne lui apportait aucun réconfort ?
Il se détourna, prêt à fuir aussi loin que possible et retourner errer ailleurs pour sa cause sans espoir, mais il n'avait pas fait un demi-tour complet quand il la vit. Une autre silhouette, plus grande. Des cheveux roux qui dénotait complètement au milieu de la grisaille. C'est ce qui venait d'attirer son œil. Pendant un instant, il se dit que ce ne devait être qu'un autre cadavre tombé à la renverse et condamné à passer le reste de son semblant de vie à ramper sur le sol. La neige finirait par le recouvrir aussi et plus personne n'y penserait jusqu'à ce que le printemps revienne. Mais la silhouette se replia sur elle-même, comme pour se dégager de ce qui l'entravait. Les morts ne faisaient jamais ça, pas vrai ? C'était un geste trop frénétique, trop réfléchi. Il repoussa un autre cadavre qui fonçait vers lui, en renversant plusieurs au passage, pour se donner plus de temps pour réfléchir. Il voyait difficilement entre les corps qui se pressaient contre lui ou contre la grille, mais l'idée que ce soit une personne bien vivante et vraiment en danger ne le quittait plus. Il hésita encore une seconde de trop, observant autour de lui, avant de se détourner pour de bon et de se mettre à courir, s'éloignant à toute vitesse de cette fichue ruelle.

Il tourna au coin de la rue, courant toujours, ignorant les rôdeurs qui se montraient sur son chemin et contourna tout le bloc pour arriver au bout de la ruelle, de l'autre côté. Là, il y avait encore quelques cadavres, mais beaucoup moins et il parvint à voir avec plus de précision la jeune femme couchée sur le sol. Et elle était effectivement vivante. Du moins, pour l'instant. La grille finirait par céder, même s'il l'avait délesté d'un peu de poids. Ça n'en finissait jamais. Logan aurait pu repartir. Il n'avait pas encore été repéré par les cinq rôdeurs dans la rue, peut-être même pas par la jeune femme. Il l'envisagea sérieusement pendant quelques secondes. Ça n'était pas son problème, lui il ne voulait qu'une chose : retrouver Juliet et leur fille. Le reste, les autres... « Fait chier ! » grinça-t-il entre ses dents. Et une seconde plus tard, il se lançait contre le premier rôdeur, reprenant sa course effrénée vers la rouquine. Ça ne lui prit pas bien longtemps pour se débarrasser des rôdeurs et se retrouver à genoux près de la jeune femme, le visage couvert de sang, le souffle court. Il ne lui adressa pas un mot, pas même un regard. La politesse viendrait plus tard. Pour l'instant, il s'occupait plutôt de frapper contre la grille qui la retenait prisonnière avec sa hache, en essayant de ne pas la blesser. Il eut un mal de chien à la dégager, mais finalement, elle se retrouva libre et il l'aida à se remettre sur pieds quelques secondes avant qu'un grincement désagréable n'annonce la mauvaise nouvelle : la barrière retenant l'immense horde de l'autre côté était en train de céder. « On fera les présentations plus tard. » annonça-t-il en lui jetant un bref coup d’œil. « Courrez. »

Il ne devait pas donner une très bonne première impression, mais tant pis. Il préférait vivre que de sembler sympathique à une inconnue qu'il venait de sortir de la merde. Alors, sans attendre son approbation, il referma sa main autour du poignet de la jeune femme et l’entraîna avec lui alors qu'il se remettait à courir. Ça ne l'intéressait même pas de savoir si elle avait mal à la cheville après l'avoir coincée là-dedans ou si elle aurait préféré ne pas le suivre. Il était fatigué, pressé et déjà à bout de souffle. La barrière céda pour de bon quand ils arrivèrent au bout de la ruelle. Logan l’entraîna dans la rue principale, encore sur quelques mètres, avant de passer précipitamment la porte d'une librairie. Ce ne fut qu'une fois à l'intérieur de la boutique qu'il accepta de relâcher la jeune femme et qu'il s'autorisa à reprendre son souffle, appuyé contre la porte.

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Mar 28 Mar - 5:05

Elle allait mourir. Oh Dieu, elle allait mourir parce qu’elle avait manqué de chance, tout simplement. Elle avait eu de la chance toute sa vie, jamais que ça chance avait réellement tourné et maintenant que la fin du monde arrivait. Fallait qu’elle se coince le pied. Elle ne comptait pas mourir, pas maintenant, puisqu’elle tentait tant bien que mal de défaire l’emprise du métal contre sa chair. Elle n’avait pas encore réellement mal, mais n’allait pas attendre de souffrir le martyr non plus. En fait, elle voulait surtout s’en sortir, alors bon d’accord, elle était prête à perdre des plumes en le faisant. Sauf que se briser la cheville ne servait absolument à rien, puisqu’elle ne pourrait pas courir après et l’important était bel et bien de courir une fois libre pour éviter de mourir bouffé.

Elle entendait les bruits de la grille qui cède lentement, le bruit des morts qui se déplacent et finalement, le bruit de sa propre respiration qui se faisait de plus en plus paniquée. Parce que oui, elle était totalement paniquée là. Vraiment.

Son cœur s’arrêta net de battre quand on mort surgit de derrière elle. Merde, c’est qu’elle n’avait pas prévu ça ! Vraiment pas, sauf que le mort… il avait une hache énorme. En fait, il était humain, c’était un humain, géant, ensanglanté et il allait abattre une SALETÉ D’HACHE sur elle! Genre Joy Cameron, morte démembrer par un humain pendant une apocalypse de cadavre, c’était bien son genre. Non, elle ne goûtait pas le poulet. Non, non, non. Rien ne sert de tenter de la tuer comme ça.

Elle arriva encore à sursauter quand un bruit de métal tordu se fit entendre, puis la douleur de sa cheville compressée par ce dit métal. Oh que ce n’était pas plaisant. Elle senti sa peau la brûler, comme entailler, mais elle n’eut pas le temps de le vérifier que déjà, le géant lui parlait. Il n’avait rien d’amical, mais au moins, il proposait de courir et elle hocha la tête rapidement, déjà haletante et se leva sous son ordre muet. Parce qu’il lui tenait quand même le poignet, alors elle n’avait pas le choix de suivre.

Elle suivit donc le rythme qu’il lui imposait sans trop de mal. Ce qui la rassura sur l’état de sa cheville. C’était tendu, mais pas brisé. Elle n’avait rien de brisé, heureusement. Elle fut entrainé, encore et encore jusqu’à ce qu’il bifurque vers un bâtiment et qu’elle s’y engouffre aussi. C’était assez étrange quand on y pensait comme situation. Elle était terrifiée, elle ne savait pas ce que l’avenir lui réservait, mais elle ne pouvait pas dire non à cette individu. Elle n’avait pas réellement l’impression qu’on pouvait lui refuser quoique ce soit à monsieur-j’ai-une-grosse-hache. Bref, respirer, reprendre un peu son souffle, s’éloigner comme si de rien n’était et prendre quelque secondes pour regarder sa cheville. Elle saignait un peu, mais rien de bien méchant. Elle était assez dégourdit pour finalement souffler un :

-Merci.

Parce qu’elle ne savait pas quoi dire d’autre, se glissant une main dans les cheveux pour chasser son malaise grandissant. Ce mec, il était un géant, il était couvert de sang, il avait une hache… il était un mec. Rien pour que ce soit rassurant. Sauf qu’il l’avait sauvé, c’était un plus quand même… non?

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Jeu 30 Mar - 21:31

Appuyé contre la porte, les mains posées sur ses genoux, Logan reprenait doucement son souffle, sans vraiment se préoccuper de la nana qu'il venait de ramener avec lui. Ce que ça l'énervait, d'être comme ça. Chaque fois, il fallait qu'il joue les héros. C'était censé être bien, il le savait, mais il ne pouvait s'empêcher de penser quand même qu'il perdait un temps fou en s'arrêtant à chaque survivant égaré. Il avait perdu des semaines à s'envoyer en l'air avec Maxine, des semaines à faire de la caserne un endroit habitable. Dieu seul savait combien de temps cette gonzesse lui ferait perdre encore. Sûrement toute une vie, au point où il en était. Et ça lui prenait la tête, pas parce qu'il n'en avait rien à faire, il était loin du connard égoïste, mais parce qu'il se sentait un peu plus coupable à chaque seconde qu'il ne passait pas à chercher sa famille.

Quand son cœur se remit à battre un peu plus lentement, il se redressa enfin et coinça sa hache dans la poignée de la porte pour s'assurer qu'ils seraient tranquille encore un petit moment, au moins. Elle l'avait remercié et il n'avait rien répondu. Il l'observait seulement, pour la première fois sûrement depuis qu'ils se croisaient. Elle était jeune, bon Dieu ce qu'elle était jeune... Et elle semblait tellement... Pas à sa place. Logan laissa échapper un soupir, imitant la jeune femme sans s'en rendre compte en passant une main dans ses cheveux à son tour. « Pas de quoi. » finit-il par lâcher doucement. Il continuait de la détailler sans se demander une seconde si elle pouvait s'en sentir gênée ou pas. Elle avait l'air d'aller bien, sa cheville saignait un peu, mais elle avait réussi à courir et elle se tenait encore debout devant lui. Pas de morsure visible, elle n'irait sans doute pas le lui dire s'il posait la question. Elle était habillée correctement, peut-être pas suffisamment nourrie, mais c'était leur lot commun à tous maintenant. Et si jeune. Bon sang. Il se sentait un peu mal, quand même. S'il n'était pas passé par là par hasard... Ce genre de truc le rendait fou de rage, que des gosses se retrouvent dans une telle merde sans que personne ne puisse rien y faire... « Votre cheville, ça va ? » demanda-t-il, plus pour chasser cette idée que par véritable inquiétude.

Et d'un coup, un détail qu'il n'avait pas remarqué jusque là le frappa. Il lui manquait un truc, là, non ? Il fronça les sourcils et recula d'un pas. « Votre arme ? Où est-ce qu'elle est passée ? » S'il fallait retourner dans la ruelle pour la récupérer, il allait sûrement s'énerver. Et il n'irait pas, qu'elle ne compte pas là-dessus. Ouais, bon, il irait sûrement. Il n'avait qu'à croiser son regard pour savoir qu'il irait sans hésiter. Il ne pouvait pas laisser une gamine livrée à elle-même dans ce monde sans au moins un couteau pour se défendre... Cela dit, elle ne savait peut-être pas s'en servir si bien que ça, vu la situation dans laquelle il l'avait trouvé. Et, à bien y réfléchir, il ne se souvenait pas avoir vu quoi que ce soit d'autre que des ordures, dans cette ruelle. Il n'avait pas fait très attention non plus. Quelle idée il avait eu de se lancer là-dedans... Et il fallait que ce soit jeune et belle et rousse en plus. Ouais, elle allait clairement lui faire perdre sa journée, et plus encore.

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Lun 3 Avr - 5:33

Elle était clairement passée à deux doigts de la mort. Elle n’avait jamais été aussi près de mourir, mais en même temps, elle n’avait jamais réellement autant bougé. Tout changeant, le monde changeait et elle n’avait pas appris comment gérer ce nouveau monde en quelques mois. Elle aurait été clairement recalé si on lui avait fait passer une interro  sur comment survivre en territoire hostile. Sauf qu’heureusement pour elle, il n’y avait pas d’interro! Elle avait eu droit à un travail d’équipe improvisé, mais la note n’était pas si mal. En fait… là, toute suite, elle donnait plus l’impression d’avoir matter les réponses sur la feuille du voisin, mais ça, c’était une autre histoire.

Bref, souffler un peu lui ferait le plus grand bien. Sa cheville avait échoppé, mais pas trop. Elle n’allait pas en mourir, elle n’était pas morte. Elle pourrait sortir de cette bibliothèque en vie et heureuse. Elle releva ses yeux lentement vers l’homme qui soufflait, lui aussi. Sortir vivante et heureuse… c’était juste si lui le voulait bien au fond. Parce qu’il avait peut-être coincé sa hache, mais il était immense. Non sérieusement, c’était un géant, il était bâti comme trois, il avait, il était… oh merde… elle c’était mise dans quel genre de problème là? Il n’avait pas l’air méchant… peut-être, elle n’en savait rien. Il était immense, mais sérieusement, comment est-ce qu’elle avait pu se laisser enfermer avec lui ? Et s’il lui voulait du mal? Et s’il lui voulait pire que de se faire dévorer vivante? Non, il ne pouvait pas la sauver pour… oui il le pouvait très bien en fait. Avec de la chance, elle courrait plus rapidement que le géant ? Surement. Fallait souhaiter très fort.

Elle l’avait quand même remercié pour la forme. Il l’avait quand même sauvé. Il parlait doucement, peut-être que ça irait. Surtout qu’il demandait comment allait sa cheville. Il ne demandait clairement pas ça pour savoir si elle se défendrait. Ok, stop la psychose. On lui donne le bénéfice du doute et on arrête nos conneries.

-Elle fonctionne, ça aurait pu être réellement pire. J’ai eu de la chance.

Oui, surtout de la chance qu’il soit passé par là, mais ça, elle ne le dirait pas trop trop fort, elle l’avait déjà remercié, si elle le faisait au cinq minutes pendant un an, ça serait bizarre. Bref, elle bougea sa cheville pour vérifier qu’elle pouvait aller dans tous les sens. Elle espérait que le sang coagule, parce qu’elle n’avait rien pour bander sa cheville. Elle releva les yeux vers lui quand il parla à nouveau. Elle se passa une main dans les cheveux autant pour déplacer sa tignasse que pour chercher une réponse convenable à sa question. Oû était l’arme de Joy Cameron, la douce et sage mademoiselle Cameron. Eh bien, c’était simple, elle n’en avait pas, tout simplement. Maintenant, s’il en cherchait une sur elle, c’est qu’il trouvait normal d’en posséder. Alors…

-Je… c’est marrant comme histoire, je vous jure, mais… hm… j’en ai pas en fait.

Et là, tout d’un coup, elle regardait ses pieds avec la plus grande des attentions. Genre, elle était limite gêner par sa réponse, mais même si on lui donnait une arme quelconque, elle n’aurait rien tué avec. Alors à quoi bon? Plutôt courir, même si parfois, ça avait ses petits inconvénients.

-Je suis nulle avec les armes. J’arriverais surement à me poignarder moi-même trois fois avant même d’avoir croisé un cadavre prêt à me bouffer.

Et c’était peut-être vrai, ou pas. Elle n’en savait rien, elle n’avait jamais eu l’intention de tester non plus. Elle ne pouvait pas s’imaginer tuer l’une de ces choses. C’était des gens, peut-être qu’un jour, ils pourraient redevenir humain ou elle ne savait pas quoi, mais au final… si elle les tuait et qu’il pouvait revenir… c’était un meurtre, alors non, elle ne tuait pas. Courir, c’était beaucoup mieux au final.

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Mar 4 Avr - 9:08

La jeune femme avait répondu au sujet de sa cheville, mais cette question n'intéressait déjà plus Logan. En fait, il était maintenant tourné totalement vers l'éventualité de devoir retourner dehors, dans cette ruelle totalement infestée, juste pour récupérer sa putain d'arme. Quel genre de survivant laissait échapper son arme en plein milieu de la fin du monde ? Le genre gamine pas très douée qui se fait surprendre par un géant un peu trop bourru, visiblement. Il commençait presque à s'en vouloir de ne pas avoir fait plus attention avant de partir. Ils n'avaient pas eu vraiment le temps, mais peut-être que de perdre encore quelques secondes pour ça aurait pu se faire. C'était important. Nécessaire. Et on parlait là d'un homme ayant toujours eu les armes en horreur. Mais, arrivait un moment où il fallait regarder la vérité en face, Logan s'y était résolu des mois plus tôt et le revolver de son père l'avait sauvé plus d'une fois... Et il partait naturellement du principe qu'il en allait de même pour toute personne ayant tenu jusque là. En fait, il ne se souvenait même pas d'avoir déjà rencontré quelqu'un qui ne soit pas armé au cours des dernières semaines. Une question de vie ou de mort et cette nana, même si ça ne tenait pas à grand chose, était encore en vie donc en toute logique...

Il retourna son regard sur elle quand elle lui répondit enfin. Il ouvrit la bouche pour la refermer aussitôt, sans dire un mot. Non, attendez, elle se foutait de lui, là, hein ? « Vous... » Il ne savait même pas quoi lui dire, là. C'était la pire blague qu'on lui ait jamais fait, sérieusement. Et elle reprenait, honteuse, gênée. Elle lui expliquait pourquoi elle n'avait pas d'arme, comment elle se retrouverait à se tuer elle-même par accident si on lui en filait une. Logan était complètement abasourdi. Il fit un tour sur lui-même, comme s'il cherchait un moyen de s'échapper de cette situation totalement irréelle. Mais il n'y avait pas d'issue, il était désormais coincé avec cette gamine. Pas parce que les rôdeurs s’agglutinaient dehors, pas parce qu'il avait coincé la porte avec sa hache. Juste parce qu'elle n'avait pas le moindre petit couteau à beurre pour se défendre. Finalement, il s'approcha de la porte, uniquement pour aller s'asseoir sur le sol en appuyant son dos contre le battant. Il prit son visage entre ses mains quelques secondes et se mit soudainement à rire, nerveusement. Ouais, elle avait raison finalement, c'était une histoire hilarante. Pourtant, il fallut à peine quelques secondes pour qu'il arrête de rire pour de bon et qu'il relève les yeux sur la jeune femme.

« Pas d'arme, alors... Est-ce que vous avez au moins un endroit où vous cacher ? Quelqu'un qui vous attend quelque part et qui peut veiller sur vous quand j'suis pas dans les parages ? » Au moins, elle avait réussi à le dérider considérablement. Non pas qu'il trouvait sa situation réellement drôle, loin de là, mais... C'était presque trop naïf et trop adorable pour être vrai. « Comment vous auriez fait, si j'étais pas passé par là ? » demanda-t-il, sincèrement curieux, mais d'un ton peut-être un peu trop amusé pour être vraiment agréable. Il allait finir par lui donner l'impression de se foutre d'elle et pourtant, elle venait sans doute de voir sa trop courte vie défiler devant ses yeux. Il ne cherchait pas à être méchant ou indifférent, mais merde... Cette gonzesse n'avait pas d'arme et elle était toujours là, devant lui, avec son petit air de princesse en détresse et ses cheveux roux. Il venait de lui sauver la vie, ils se retrouvaient enfermés dans une libraire complètement vide et maintenant, elle se justifiait avec un petit air coupable. On aurait presque dit le début d'un mauvais porno, le genre de fantasme un peu kitsch et carrément honteux, qu'il se serait passé dans la tête un soir d'hiver particulièrement glacial et vide pour s'occuper l'esprit.

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Lun 17 Avr - 3:50

Elle allait bien, sa cheville lui faisait un peu mal, mais si peu comparativement à ce qu’aurait été sa douleur si elle avait encore été dans la ruelle. Elle en avait des sueurs froides juste à y penser. En fait, fallait penser à autre chose. La vie avait mis sur son chemin ce géant, c’était clairement pour qu’elle s’en sorte dans l’instant présent, maintenant fallait avancer encore pour un petit moment en espérant qu’il ne l’avait pas sauvé d’une mort certaine pour une mort pire. Parce que ça aurait été le comble quand même. Donc survivre. Du moins, jusqu’à la prochaine emmerde.

Bref, elle jaugeait le géant surement autant qu’il le faisait lui-même, sauf à une exception près, lui il osait poser les questions qui fâchent. Elle n’avait pas d’arme, elle n’en avait jamais eu, mais de le dire, c’était toujours complexe. Parce qu’ensuite, il fallait s’expliquer. Parce que dans le nouveau monde, il fallait être armé, mais la petite Joy Cameron était clairement une inadaptée de ce nouveau monde et le serait surement pour toujours. La personne qui lui ferait toucher un arme n’était pas né, encore moins une arme à feu. Oh Dieu que ces machins lui faisaient peurs.

Le pauvre, il avait l’air tellement… abasourdi, tellement désespérer qu’elle en fut mal à l’aise, allant fixer ses pieds de ses yeux. Comme à chaque fois qu’elle faisait une bêtise et elle en faisait souvent en fait. Même lorsqu’il se mit à rigoler, elle garda les yeux baissés, sachant que ce n’était pas quelque chose de drôle pour monsieur, juste… il la jugeait profondément. Elle aurait clairement pu s’en vexer, mais elle savait très bien que ses convictions n’étaient pas les mêmes que pour celle du reste du monde. Alors baisser les yeux et ravaler, c’était le mieux. Elle fixait magnifiquement ses pieds quand il reprit la parole, lui posant des questions. En fait, il tentait surement d’effacer son incrédulité par des faits bien réels. Elle releva le regard vers lui, hésitante. Elle hésitait à répondre. En fait non, elle comptait répondre, mais elle se demandait s’il serait préférable de mentir, mais il y avait quelque chose dans sa tournure de phrase qui la rassurait. Quelque chose qui lui donnait l’impression que peut-être, le géant aux allures de tueur n’était peut-être pas méchant, juste… il avait un look de dur, voilà. Il avait quand même parlé de veillé sur elle. Bon d’accord, il allait veiller sur elle un gros cinq minutes et ensuite ils se sépareraient et elle se retrouverait de nouveau toute seule, mais ça, c’était une autre histoire. Elle prit finalement une respiration avant de se lancer, ne sachant pas ce qu’elle pouvait en dire de plus que la vérité.

-Hm, non pas vraiment, je bouge beaucoup.

C’était la meilleure réponse qu’elle pouvait donner dans l’instant présent. Elle n’allait pas lui raconter comment elle avait passé son temps à contourner le centre-ville de Détroit pour se rendre le plus bas possible pour ensuite remonter vers Indian village pour trouver sa maison et qu’elle espérait y trouver sa famille. Elle ne pouvait pas jurer qu’ils étaient encore là, mais elle pourrait au moins y laisser un mot ou quelque chose pour qu’ils sachent qu’elle était en vie. C’était son objectif depuis le début de l’apocalypse et elle finirait bien par y arriver un jour ou l’autre. Au pire, elle mourrait avant, mais ce n’était pas dans ses plans, même si ça l’a ramenait à la question de monsieur, qu’est-ce qu’elle aurait fait sans lui ? Aucune idée.

-Je… j’en ai aucune idée. C’était la première fois que je me coinçais quelque part. En général, la hauteur et la vitesse me suffise, mais pas là …

Donc, en résumé, elle était seule, inutile et suicidaire. Bravo Joy, niveau vanter ses mérites, on reviendra. Du coup, il allait surement encore se foutre de sa gueule et elle s’y attendait. Elle était comme ça, elle ne changerait pas et elle ne pouvait pas soudainement devenir wonder woman, elle faisait avec ce qu’elle avait et puis voilà. Juste que pour la survie… elle n’avait pas grand-chose, c’est tout.

-Promit, je ferai plus attention la prochaine fois.

Parce qu’elle avait l’impression de le désespérer plus que de raison avec tout ça. Alors aussi bien lui promettre l’impossible et qu’il se sente bien quand il retournera à sa solitude et elle à la sienne. La dernière chose qu’elle voulait, c’était que quelqu’un s’inquiète pour elle. Sans ce monde, il fallait se concentrer sur soi, pas sur les autres. C’était une façon efficace de survivre. La solitude était un petit prix à payer pour survivre au final.

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Mer 26 Avr - 8:43

Plus la jeune femme répondait à ses questions, plus Logan parvenait à retrouver son calme, laissant son hilarité passagère s'envoler sans mal. En fait, il se sentait même un peu en colère. Pas contre cette fille, mais on aurait pu le croire puisqu'il n'y avait qu'elle et que son visage se renfrognait à chacun de ses mots. C'était juste... révoltant. Ils étaient tous dans la même galère, désormais, pourtant la plupart des gens que Logan avait croisé jusque là semblaient s'en sortir plus ou moins. Ils abandonnaient leurs valeurs et leurs convictions avec une facilité déconcertante pour s'adapter à ce nouveau mode de vie. Lui aussi l'avait fait, pour sa famille plus qu'autre chose. Il y avait bien Kathrine qui pouvait sembler aussi peu à sa place dans cet univers que la jeune femme qu'il observait en ce moment, mais elle, elle avait Roman. Cette gosse était seule, avec nul part où rentrer à la fin de la journée, personne pour s'assurer qu'elle était encore en vie, en bonne santé. Personne pour lui expliquer qu'on ne pouvait pas toujours s'en sortir en courant ou en se perchant Dieu sait où et qu'il fallait adopter une arme. « Je vois... » grogna-t-il sans la lâcher des yeux. Il avait envie de la secouer. Pas pour la faire chier, juste parce qu'il ne s'imaginait pas une seule seconde capable de passer cette putain de porte en la laissant toute seule ici, comme ça. Et merde, il fallait qu'il passe cette porte. Il avait déjà perdu tellement de temps. Ça faisait quelque chose comme... six mois maintenant ? Et toujours aucun signe de sa famille. Il fallait qu'il se tire de là et qu'il retourne à leur recherche, pas le temps pour les chiots blessés en route. Mais s'il faisait ça, combien de temps ça prendrait avant qu'elle se retrouve piégée de nouveau et qu'elle ne s'en sorte pas, cette fois ? Non pas qu'il soit mieux placé qu'un autre pour la sauver, loin de là, mais c'était comme d'assister à une agression dans le métro et continuer de lire son journal comme si de rien était. Quelque part, ce serait de sa faute parce qu'il n'aurait rien fait. Et il avait horreur de cette culpabilité qu'il sentait monter dans sa poitrine.

« On va devoir rester ici un petit moment, le temps que ça se calme dehors, alors mettez-vous à l'aise. » lâcha-t-il dans un soupir. En fait, il était persuadé qu'ils pouvaient partir maintenant. C'était peut-être même mieux. La rue était plus ou moins dégagée, plusieurs créatures rôdaient dehors, mais pas assez pour les coincer à l'intérieur. Quand elles comprendraient où ils se cachaient, ce serait autre chose. Mais il n'arrivait pas encore à se décider sur ce qu'il comptait faire. La réponse logique s'imposait à son esprit dans un murmure désagréable. Il fallait qu'il la ramène à la caserne. C'était le mieux à faire pour elle et pour sa conscience à lui. Elle serait en sécurité, elle aurait de quoi se maintenir en vie. C'était la seule chose à faire, à vrai dire. Mais ça signifiait sacrifier le reste de cette journée de recherches pour rentrer. Et aussi parvenir à la convaincre. Ce ne serait peut-être pas si compliqué que ça, elle l'avait suivi sans rechigner et elle paraissait plus honteuse qu'inquiète en ce moment. Heureusement qu'elle était tombée sur lui, sérieusement, parce qu'avec ses jolies petites fesses et son incapacité notoire à faire attention à elle, un autre en aurait profité sans se gêner.

Il l'observa encore quelques secondes en silence et se détourna finalement pour attraper son sac à dos et le poser sur ses genoux. Il l'ouvrit et fouilla à l'intérieur quelques secondes, avant de trouver ce qu'il cherchait et il déposa sur le sol devant lui ce qu'il lui restait d'eau et de nourriture. Une demi-bouteille d'un litre et un paquet de chips pas mal amoché. Son repas du jour. « Tenez, on dirait que vous n'avez rien avalé depuis des jours. » Il poussa ce maigre repas vers elle du bout des doigts avant de reposer sa tête contre la porte derrière lui, pour regarder le plafond. Un nouveau soupir siffla entre ses lèvres. Cette journée allait être longue. « C'est quoi, votre nom ? » demanda-t-il après quelques secondes de silence, toujours passionné par la contemplation du plafond en PVC. S'il devait l'inviter à rejoindre sa petite communauté de survivants, autant qu'ils commencent à faire un peu mieux connaissance, non ?

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Dim 7 Mai - 1:46

Elle n’avait pas à se justifier, pas auprès d’un inconnu, elle le savait, mais répondre à ses questions étaient la moindre des choses à faire. Il lui avait quand même sauvé la vie et il se demandait surement si c’était peine perdu de le faire. Ce l’était surement, elle n’arriverait surement jamais à tuer et du coup, elle n’arriverait peut-être pas à survivre, mais elle n’allait pas changer sa nature profonde pour coller à ce que les gens pouvaient penser qu’elle devrait devenir. Elle n’était pas une meurtrière, elle détestait la violence et de toute façon, son corps n’était pas fait pour tuer. Elle était tellement fine, tellement mince et sans parler qu’elle n’était pas bien grande. C’était du suicide de s’attaquer aux créatures qui hantaient les rues. Elle était beaucoup mieux à la course, à les esquiver à chaque fois. Juste que parfois, c’était risqué. Elle n’allait pas se coincer le pied à chaque fois non plus.

Il avait ri et ça l’avait blessé, mais elle comprenait aussi. Pour une personne comme lui, c’était facile. Il faisait limite le double des cadavres qui n’avaient aucune chance contre monsieur le géant. Ils ne jouaient pas du tout dans la même catégorie. Sauf que plus elle parlait et moins qu’il semblait satisfait, loin de là même. Pourtant, elle n’allait pas lui mentir. Elle ne voulait pas faire pitié ni rien, juste qu’il sache, c’est tout. Il ne rajouta pourtant rien de plus, juste mentionner qu’ils en auraient pour longtemps. Alors, elle fut obéissante, s’assoyant sur le comptoir de l’accueil, laissant balancer ses jambes dans le vide pour combler son ennui et peut-être aussi masquer sa nervosité sous des airs de légèreté. Elle l’observa en silence farfouiller dans son sac, n’ayant pas plus à faire. Attendre que les morts passent, elle y avait déjà eu droit, mais c’était un peu bizarre de le faire en compagnie d’un autre. Encore moins quand on ne le connaissait pas et qu’on n’avait pas grand-chose à dire. Elle était volubile parfois. Elle pouvait même être verbomoteur quand elle était à l’aise, mais là, elle restait silencieuse, elle n’arrivait pas à faire plus pour le moment. Il farfouillait donc dans son sac sous le regard de la gamine pour en sortir des chips et de l’eau. Il allait grignoter durant l’attente ? C’était une idée comme une autre, mais elle n’avait rien pour l’accompagner, alors aussi bien prendre son mal en patience.

Son regard c’était perdu sur la contemplation de la librairie quand elle l’entendit parler. Elle ramena les yeux sur lui quand il expliqua qu’il lui offrait. Hein ? Mais non, c’était à lui non ? Elle… elle pouvait ? Non ? Oui. Non, clairement pas. Elle ne pouvait pas, c’était à lui, elle allait trouver autre chose, elle allait se trouver un truc, un jour. Pas de quoi s’en faire. Pourtant, elle en avait envie, mais non. Rester loin, c’était surement mieux. Elle ouvrit finalement la bouche pour répondre au moins à la question facile :

-Je m’appelle Joy et… je vous ai déjà fait perdre votre temps… je ne vais pas exagérer et prendre vos trucs.

Elle ne bougeait donc pas de l’endroit où elle avait posé ses petites fesses. Elle était peut-être jeune, mais elle n’aimait pas l’idée de dépendre de quelqu’un. Oh, elle aurait dû, encore plus dans ce monde, mais… elle n’arrivait pas à ce dire qu’il aurait surement faim à cause d’elle. Elle… elle ne pouvait tout simplement pas.

-Et vous ?

Elle arriverait bien à oublier qu’elle avait faim en discutant avec lui. Il n’avait pas l’air bien méchant, juste… géant… costaud… imposant… bref.


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Dim 7 Mai - 22:08

Ça allait être long. Logan n'était déjà pas connu pour ses bavardages, mais là, il n'avait littéralement rien à dire à cette fille. De quoi pourraient-ils bien parler ? La tristesse de leurs existence, l'horreur du monde ? Non merci. Et puis... Elle l'énervait un peu. Pas totalement, en fait. Ce qui l'agaçait vraiment, c'était d'être tiraillé à ce point entre sa conscience et son but personnel. Alors, il avait prétendu qu'ils devraient rester là, même si ça n'était pas tout à fait vrai. Et au lieu d'aller vérifier par elle-même, elle le croyait sur parole et allait s'asseoir de l'autre côté de la pièce. Ça le rendait fou, sérieusement. Était-elle toujours aussi docile ? Qu'on s'entende, il appréciait assez cette qualité chez les femmes. Ce n'était peut-être pas à son honneur, mais ça restait bien plus reposant que de s'affronter pour un oui ou pour un non. Sauf que... C'était aussi dangereux, surtout maintenant. Il avait envie de la secouer un bon coup. De lui demander ce qu'elle comptait faire s'il essayait de la violer ou de lui piquer toutes ses affaires.

À la place, il garda le silence un instant et puis... se décida à lui offrir au moins à manger, le temps de prendre une décision définitive. D'ici une heure, il se faisait le serment d'avoir choisi et de sortir d'ici, soit pour ramener cette nana à la caserne, soit pour retourner essayer d'atteindre l'appartement de Juliet. Et quand elle refusa son offre, Logan fut tellement surpris qu'il releva brusquement les yeux vers la jeune femme. Tiens, tiens, elle n'était peut-être pas si obéissante que ça, finalement ? Mouais, son excuse se valait, mais bon... Entre le mec de 90kg et la frêle jeune fille qu'il devait pouvoir soulever d'un seul bras, même après avoir perdu une bonne partie de sa masse musculaire... Fallait pas être trop bon en maths ou en biologie pour comprendre qu'elle en avait plus besoin que lui. Il pouvait largement sauter un repas sans que ce ne soit trop un problème, alors qu'elle ? Si elle maigrissait encore plus que ça, il craignait qu'elle devienne carrément translucide.

« Vous avez vraiment l'impression que je meurs de faim ? » demanda-t-il, un petit sourire au coin des lèvres. Certes, il avait maigri comme tout le monde. Beaucoup. Mais il se trouvait encore assez consistant, quand même... Enfin, qu'importe. Elle avait accepté de lui dire son prénom, au moins, même s'il n'avait posé la question que pour remplir le vide de leur conversation. Joy. C'était joli. Très... Délicat. Un peu comme elle, sans doute. Bien sûr, elle lui retourna la question. Il la jaugea un instant sans répondre, pensif. Il n'était pas bien sûr de ce qu'il pensait d'elle, généralement, il avait un avis sur les gens au premier regard. Peut-être parfois biaisé. Souvent, allez. Mais elle... Elle le laissait perplexe. « Je vous le dirais si vous mangez. » répondit-il finalement. « Et si vous finissez le paquet, je vous dirais autre chose sur moi. N'importe quoi. Enfin, si vous voulez. » Un peu traître, comme méthode, certes, mais il l'assumait totalement. Si elle s'entêtait à se la jouer gentille petite fille qui ne veut pas lui retirer le pain de la bouche, il pouvait devenir casse-pied aussi. Ça risquait d'être très intéressant.

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Sam 20 Mai - 22:04

Le climat n’était pas à son meilleur, fallait bien l’avouer. Oh, il était hm… ok le mec, il n’avait pas l’air… euh oui en fait, mais il ne donnait pas l’impression de lui vouloir du mal, donc bon, un peu de confiance dans ce monde de dingue, mais pas trop non plus. Bon en même temps, si elle n’avait pas confiance… ça ne servait pas vraiment à grand-chose puisqu’elle n’avait rien pour se défendre en cas de quoique ce soit. Alors non, on n’allait pas s’imaginer le pire, comme ça, on gérait un peu mieux. Qu’il était grand quand même… et large… et barbu. Sérieusement, fallait faire un effort pour avoir l’air un peu moins… méchant ? Imposant ? Pas sympa? Bon d’accord, il l’était, parce qu’il l’avait sauvé, mais quand même. Les apparences, c’étaient importants non ?

Il lui avait proposé de manger et elle avait refusé. C’était la moindre des choses quand on y pensait. Elle ne pouvait pas se faire sauver et détrousser un mec que pour les beaux yeux de la rouquine. C’était impensable. Bref, non merci, elle n’était pas si affamée que ça. Bon, peut-être que oui, mais elle avait toujours eu de la retenue. Il lui avait demandé si elle avait l’impression qu’il mourrait de faim et elle haussa les épaules, ne sachant pas quoi répondre, souriante parce que la scène était marrante. Il ne pouvait pas la forcer à manger et elle ne comptait rien lui prendre de plus. Elle lui volait déjà de son temps, c’était assez.

Elle continuait de l’observer, lui et sa barbe, lui et ses bras énormes et bon d’accord, même s’il n’avait pas l’air de mourir de faim, il nécessitait clairement plus de nourriture qu’elle pour faire bouger cette machine. Genre… machinerie lourde contre poids plume, limite… elle pouvait fonctionner à l’énergie solaire comparativement à lui. Bref, pas voler. Elle c’était présentée, lui demandant son nom pour faire la conversation et ne pas lui inventer un petit surnom en lien avec sa taille ou sa barbe ou ses tatouages ou … bref. Sauf qu’en plus d’être mignon, euh géant, il était fourbe! Il lui demandait de manger pour obtenir la réponse. C’était mesquin, vraiment. Elle prit un air faussement surprise ou outrée, très caricatural, faut l’avouer, souriant un peu plus ensuite pour signifier qu’elle trouvait la situation assez marrante. Rha la la, les hommes, quand ça avait une idée en tête… Sauf qu’il rajoutait qu’elle aurait droit à de l’information sur lui si elle terminait le paquet. Oh! Un jeu ! Elle adorait les jeux !

Alors, elle descendit de son perchoir pour prendre le paquet et s’assoir un peu plus loin de lui pour commencer à manger. Manger était clairement la chose la plus agréable qu’elle avait fait depuis longtemps. En fait, ça faisait beaucoup trop longtemps pour son propre bien, elle le savait. Elle devait lutter contre son estomac pour ne pas enfiler le paquet au complet, mangeant lentement pour se donner contenance un peu, cherchant à oublier sa faim tiraillante pour observer l’homme devant elle.

-J’ai mangé, alors c’est quoi votre nom?

Toujours souriante, pas bien menaçante et elle prenait une autre bouchée. Oui, elle était peut-être docile dans l’instant, mais ce n’était pas toujours le cas bon ! Juste que c’était dans son intérêt pour le moment. Oui bon, j’arrive à m’en convaincre moi, ça compte un peu tout ça.

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Mar 23 Mai - 11:28

C'était peut-être un peu désespérant, mais Logan ne fit aucun commentaire alors que la jeune femme acceptait enfin de venir chercher la nourriture qu'il lui offrait. Voilà donc comment il fallait faire pour obtenir quelque chose de cette nana : le chantage. Cette idée ne lui plaisait pas trop, mais en soi, il se disait que ça n'aurait aucune importance. Pendant les quelques minutes ou heures qu'ils passeraient coincés l'un avec l'autre, il avait la solution pour qu'elle ne le dérange pas. Après ça, chacun reprendrait sa vie et il n'aurait plus jamais à y penser. Enfin... Il tentait de s'en convaincre en tout cas.

Tandis que la rouquine avalait quelques chips sans grande conviction, lui s'alluma une clope, sans se demander si cela la gênerait ou pas. Il venait de lui sauver la mise et de la nourrir par dessus le marché, elle n'allait quand même pas l'empêcher de s'offrir une petite récompense en échange de ses bons services ! Il pensait qu'il serait tranquille pendant un petit moment, au moins le temps qu'elle vide le paquet de chips, mais elle le détrompa en revenant rapidement à la charge avec sa question sur son nom. Il ne s'agissait pas non plus d'une information particulièrement sensible, alors, il accepta de lui répondre d'un ton tenant plus du grognement qu'autre chose : « Logan. »

Rien de plus à ajouter ? Il n'était pas tellement du genre à faire la conversation, même s'il prenait un peu sur lui, très peu, depuis qu'elle était dans ses jambes. De toutes manières, elle ne semblait pas spécialement intéressée et tant mieux, il put se permettre d'en rester là et de retourner sagement à sa clope en regardant le plafond, se perdant dans ses pensées, seul et loin de cette librairie poussiéreuse. Hélas, le dilemme auquel il faisait face revenait toujours le hanter et, immanquablement, il se retrouvait à poser les yeux sur la rouquine, les sourcils froncés.

« Quel âge vous avez, exactement ? » demanda-t-il de but en blanc, après un trop long silence passé à la regarder fixement. Il écrasa son mégot à même le sol, l'abandonnant là sans s'encombrer de culpabilité. À quoi bon penser à l'environnement quand le monde était sur le point de mourir pour de bon, pas vrai ? « Dix-huit ? Dix-neuf ? » Il ne pariait pas sur beaucoup plus et c'était bien ce qui l'agaçait dans toute cette histoire. Une gamine laissée à l'abandon dans un monde plus qu'hostile, un vrai drame quand on prenait le temps d'y penser et il n'avait rien de mieux à faire que d'y penser, hélas.

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