Une personne en trop et le monde est surpeuplé Ft. Joy



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I walk a lonely road
Bernadette Mackenzie
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mar 28 Mar - 0:05

Ça fait maintenant un peu plus d'une dizaine de jours que ma vie à changé du tout au tout. J'étais bien tranquille dans mon petit monde avec mon singe quand Max est arrivé avec ses gros sabots pour tout faire s'effondrer. Je ne lui reproche rien et je suis plus heureuse que je ne l'étais avant. Cependant, c'est la seconde fois que je lui rend visite à Grand Marais Street et je ne me sens toujours pas bien avec tous ces gens.
Il me rassure constamment en me disant que ce sont de bonnes personnes et que personne ne m'attaquera mais toutes les certitudes qui se sont établies dans ma tête au cours de l'année écoulée sont en train de s'affaisser petit à petit et je me sens de moins en moins bien dans ma tête.

Je n'ose pas trop en parler avec Max, il a ses propres problèmes et je ne veux pas l'inquiéter avec ma santé mentale. Et puis après tout, je me pose peut-être trop de questions, je n'ai jamais eu de problème en particulier.
Il m'a quand même dit qu'en cas de problème, je pouvais aller voir la copine de Carter.

C'est avec cette ambition incertaine que je sors de la maison que mon compagnon occupe pour traverser la rue. J'ai de la chance et le chemin est quasiment désert, même s'il un groupe de survivants en train de couper du bois me regarde avec un air suspicieux, je ne les connais pas et fais comme si je ne les voyais pas.
Arrivant devant la maison de Logan, je m'imagine comment ça doit être à l'intérieur, les rideaux m'empêche de voir comme c'est mais je suppose, après avoir rencontré l'occupant des lieux, que ça doit être assez rustique, probablement du bois et du fer forgé. Mais je peux me tromper et pour le moment, je n'ai pas eu une seule fois raison avec Logan. Au début, je ne pensais même pas qu'il accepterait que j'entre dans le camp.

J'ai l'impression que ça fait une heure que je suis devant cette maudite porte sans avoir la force d'y frapper. Et si elle me trouvait vraiment un truc qui ne va pas ? Et si je suis vraiment malade ? Les médocs, ça n'existe plus maintenant. Intérieurement, je suis terrorisé à l'idée de la rencontrer, Max m'a dit qu'elle s'appelait Joy. Déjà, c'est la copine, peut-être même la femme je ne sais pas, de Logan, et puis... si quelqu'un peut savoir ce qui cloche chez moi, ce sera probablement elle.
C'est dur d'affronter son destin, et il peut apparaître sous diverses formes. Je ne sais absolument pas à quoi m'attendre à propos de Joy. Vu Logan, elle doit être immense par rapport à moi et elle doit au moins avoir de la moustache pour rivaliser avec son ours.

Je prends une profonde inspiration, essayant de calmer mon stress parce que là, j'ai l'impression que mes artères vont exploser. Puis enfin, lève le bras, le poing fermé, et tape trois fois à la porte du couple.

Sur le moment, j'ai juste envie de prendre mes jambes à mon cou et de me sauver retrouver Max. Je sais que je me met beaucoup de pression pour probablement pas grand chose, mais ça fait plus d'une semaine que tout marine dans ma tête en attendant de sortir et ça me semble impossible de faire le point toute seule.

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@ We have ashes, fire and hope
Joy Cameron
Matricule n°001
@ We have ashes, fire and hope
Mar 28 Mar - 4:03

Souffler, elle avait besoin de souffler. Non, souffler sur cette mèche rebelle qui lui tombait devant les yeux ne servait strictement à rien, mais elle n’arrivait pas à faire mieux pour le moment. Parce que bon, elle avait les deux mains bien occupés à la soulever. Oui, oui, la soulever. En fait, elle c’était trouvée une échappatoire dans tout ça : Le sport. La danse lui avait toujours fait un bien fou, mais quand elle avait terminé de bosser, terminer sa journée par un entrainement physique lui faisait le plus grand bien. Elle était toujours aussi légère, surement même plus, alors se soulever en devenait presque facile. Elle préférait de loin garder la forme, parce que le jour où elle aurait à courir, elle gagnerait, que ce soit contre un mort ou un vivant.

En général, elle s’occupait de l’intérieur, ne sortant plus ou presque. Depuis la mort d’Eulalie, le froid c’était bel et bien installé et elle ne comptait pas risquer sa vie plus que cela. Parce qu’elle n’avait pas envie de confronter Logan pour sortir et elle n’avait pas envie qu’il ne la confronte pas. Elle n’avait pas envie qu’il s’en fiche complètement. Alors, elle ne prenait aucun risque et s’occupait de diverses tâches à l’intérieur des murs de leur petite ville, ce n’était pas comme si elle n’avait pas à faire. Elle ne parlait pas vraiment aux autres, mais elle faisait ce qu’elle avait à faire, alors personne n’allait s’en plaindre non? On n’était pas là pour se faire des amis, juste pour survivre et elle n’avait pas envie de perdre quelqu’un d’autre en fait. Alors pour le moment, ne pas s’attacher, c’était peut-être le mieux pour tout le monde. Elle s’inquiétait bien assez de Logan quand il sortait. Elle n’allait pas en rajouter.

Elle était peut-être légèrement en sueur quand elle entendit qu’on frappait à la porte. Elle passa à deux doigts de le manquer, parce que sincèrement, elle ne voyait pas qui ça pouvait être. Elle s’étira le bras pour récupérer sa serviette et s’essuyer le front et le cou avec. Elle portait un débardeur gris, tout ce qu’il y avait de plus simple, un pantalon en tissu qui lui faisait pour une fois. Elle enfila un blouson léger, prête à ne pas mourir de froid une fois que la température de son corps aurait chuté par manque d’exercices.

Elle avança doucement vers la porte, l’ouvrant avec le plus magnifique des sourires. Elle ne savait jamais s’ils étaient vrais ou non en ce moment, mais après du sport, c’était généralement un vrai. Elle en oubliait ses problèmes l’espace d’un instant et c’était pour le mieux. Pourtant, ses sourcils se froncèrent d’interrogation lorsque son regard se posa sur la femme. Hein? C’était qui celle-là? Une nouvelle ? Bon, en même temps, ce n’était pas vraiment elle qui était à l’affut des nouveautés. Ah oui! Avec l’autre nouveau, le Maxwell, non? Oui? Oui. Peut-être.

-Salut. Si c’est pour Logan, il n’est pas encore rentré à la maison, mais je peux toujours lui faire le message si vous voulez.

Parce qu’il était rare qu’on se pointait chez les gens pour se présenter. Alors, aussi bien assumer que c’était pour son Mari et non pour elle. Voilà tout.

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I walk a lonely road
Bernadette Mackenzie
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mar 28 Mar - 5:32

Finalement, la porte s'ouvre avant que je n'ai eu le temps de me sauver et c'est une jeune femme un peu plus petite que moi qui ouvre, le sourire aux lèvres. Un peu surprise par sa question, j'en oublie de me présenter.

- Salut. Euh... désolée de vous déranger. En fait je cherche Joy, on m'a dit qu'elle habitait ici...

Cette femme est bien plus jeune que moi et ça m’étonnerait que ce soit elle : Joy. Mais maintenant que je suis ici. Mes doigts ne peuvent s'empêcher de s'entremêler sous l'effet du stress. J'essaie cependant de sourire pour avoir l'air amicale.
Je me rends compte que cette fille ne pas avoir la moindre idée de qui je suis et de ce que je suis venue faire. Il me semble donc logique de corriger la situation.

- Désolée, je m'appelle Bernadette Mackenzie. En fait c'est Max qui m'a dit qu'elle pourrait m'aider. J'ai...

Mes yeux se remplissent rapidement de larmes à l'idée de devoir chercher cette Joy partout pour avoir un avis. Je n'ai déjà pas envie de devenir folle et l'idée de ne pas la trouver m'est insupportable.
Je baisse la tête pour qu'elle ne remarque pas mes yeux humides et jette un regard à mes mains avant de les croiser dans le dos pour me forcer à arrêter de les triturer.

Il faut quand même que je termine ma phrase, et même si le fait de voir un psy ne m'a jamais particulièrement gênée, j'ai un peu honte de dévoiler ma faiblesse à une parfaite inconnue.

- J'ai besoin de voir une psy.

C'est dit, j'espère qu'elle ne va pas me claquer la porte au nez ou avoir peur de moi, je suis totalement inoffensive, surtout en sachant que j'ai laissé toutes mes armes chez Max, Logan ne voulant pas me voir dans son camp armée jusqu'aux dents, ce que je comprends. Mais je me sens encore plus vulnérable en ce moment et même si j'accorde peu d'importance à ce que pense les gens de moi, je ne veux pas foirer ma toute jeune relation parce que tout son camp m'appelle "la folle".

Je me sens nulle. J'ai réussi ce que des millions voir des milliards d'autres n'ont pas su faire : survivre aux morts. Et pourtant me voilà, quasiment en pleurs devant une nana que je ne connais même pas parce que je veux voir quelqu'un qui peut peut-être m'aider à identifier un problème que je ne suis pas sûre d'avoir mais que je ressens quand même.
Plus j'y penses, plus ma raison semble faire des brèches dans mon crâne pour se faire la malle. Est-ce que j'ai juste mis plus de temps que les autres à réaliser dans quelle merde on est tombés ?
Je redresse la tête et ravale mes larmes pour faire face à la femme qui m'a ouvert. Attendant avec espoir de savoir où je pourrai trouver celle que je recherche.

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Joy Cameron
Matricule n°001
@ We have ashes, fire and hope
Mer 29 Mar - 5:19

Sérieusement, elle n’avait plus l’habitude qu’on toque à la porte. En fait, elle n’avait jamais eu l’habitude, parce que si ça toquait, maman ou papa ouvrait. Elle, elle recevait un sms et elle accourait, nuance. Oui, elle était de la jeune génération, oui, elle assumait pleinement. Sauf que maintenant, fallait ouvrir la porte et le malaise s’installa quand elle ne reconnue pas réellement la personne en face d’elle. En général, ce n’était pas elle qu’on venait voir, c’était Logan. Pas qu’elle était inutile, mais… ouais, elle était inutile, elle assumait cet état de fait aussi.

Bref! La porte, elle qui ouvre et bam, une inconnue. Joy n’avait pas encore totalement reprit du poil de la bête, mais c’était mieux que rien. Elle avait donc commencé à parler, disant directement qu’elle n’était pas Logan, mais elle pouvait quand même faire le message. Elle aimait beaucoup l’idée d’être la secrétaire de monsieur et pas que pour la réputation que ça lui donnait. Pas non plus que pour les avantages sous le bureau ou dessus, puisqu’ils étaient mariés, mais je m’égare.

Donc, l’autre reprenait, mentionna qu’elle ne cherchait pas Logan, mais bien elle. Ce qui l’étonna plus que de raison. Parce qu’on ne cherchait jamais Joy. Eulalie cherchait Joy pour jouer, pour danser, faire de la gym, mais sinon, on ne cherchait pas Joy. Sauf que l’autre enchainait avant qu’elle puisse dire quoique ce soit. Donc, elle la cherchait pour… pour une aide psychologique. D’accord, elle était encore plus étonné, vraiment. Donc, Bernadette, amie de Maxwell et Maxwell la connaissait assez pour la conseiller. Cette journée était assez… surprenante, fallait l’avouer.

-Eh bien, je suis Joy et j’habite ici. Je… j’ai commencé des études de psy, mais je n’ai jamais terminé, je... je peux quand même tenter d’aider si tu veux, mais faut pas croire que je suis formée pour.

Et elle lui offrit un sourire chaleureux avant de se pousser un peu de la porte pour la laisser entrer. S’il y avait bien une chose facile à deviner, c’est qu’on ne parlait pas de son psyché sur le palier d’une porte. Elle n’était pas psy, elle ne le serait jamais en fait, mais elle avait adoré tout ce qu’on lui avait enseigné.

-Entre. Tu as faim ? Soif ?

Aller, tenter d’être ce qu’elle faisait de mieux : gentille. En plus, ça lui avait toujours bien réussi. Alors, aussi bien continuer dans cette voie. Peut-être que l’autre allait prendre peur et fuir. La rouquine ne s’en offusquerait même pas au final. Parce qu’il fallait bien l’avouer, chercher un psy et tomber sur une rouquine de 21 ans… c’était un peu dommage quand même. Bon en même temps, peut-être que tous les vrais psys de la planète c’était fait bouffer. Une rouquine, c’était mieux qu’un cadavre quand même.

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I walk a lonely road
Bernadette Mackenzie
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mer 29 Mar - 6:50

Ah ben en fait si, c'est elle Joy. C'est une excellente surprise et je suis contente de l'avoir trouvé.

- Enchantée !

Le léger sourire qui vient d'apparaître sur mon visage ne s'estompe pas suite à sa mise en garde.

- D'accord, merci.

De toute manière, c'est probablement la personne la plus qualifiée que je puis trouver. Et puis, elle a l'air gentille, ça me redonne un peu de confiance.
J'entre dans la maison qui est plutôt jolie à l'intérieur. En tous cas, ça me plaît bien. Je réfléchis un instant à sa proposition et acquiesce de la tête.

- Si tu as un verre d'eau, ce serait parfait. Merci. C'est joli chez toi.

Je la suis jusqu'à la cuisine et m'assieds sur une des chaises. Je n'en suis pas encore au point de m'allonger dans un canapé. Je prends le verre d'eau et y boit une gorgée avant de le reposer devant moi.
Puis je rassemble tout mon courage pour lui exposer mon problème, posant les deux mains à plat sur la table pour éviter d'avoir trop de tic nerveux.

- J'ai un problème et je n'arrives pas à le mesurer. Je ne sais pas si c'est rien, ou si c'est grave, mais je crois que ça s'aggrave.

Là, sourire est devenu impossible et j'essaie de rester sérieuse, sans craquer. Je suis pas du genre à m'effondrer comme ça devant des inconnus.

- Quand je suis arrivée à Detroit il y a deux mois, mon groupe s'est fait attaqué dans un bois. On a couru et j'ai réussi à m'en sortir avec ma mère et un autre type. Il est devenu fou de rage et m'a sauté dessus. Ma mère a essayé de me défendre et il l'a assassiné sans que j'ai rien pu faire.

Je reprends mon souffle, c'est dur de raconter tout ça à une parfaite inconnue. Même si j'ai réussi à faire plus ou moins le deuil de mes proches depuis.

- Depuis ce moment, j'ai l'impression de ne plus me sentir bien avec les groupes de gens. C'est pas que j'en ai peur, ça va quand il y a juste une ou deux autres personnes. Mais plus le groupe grossit et plus je me sens mal. Ça me fait comme une boule au ventre.

Je la sens au niveau de mon diaphragme rien que d'en parler.

- Je n'ai jamais eu de problème avant. Mais ça m'inquiète... Plus le temps passe, moins je supporte les gens. C'est physique.

Je ne sais pas si elle arrive à me suivre, je ne sais même pas si elle comprend ce que je dis. Mais je continue parce que ça me fait du bien d'espérer qu'elle saura trouver une solution.

- J'ai toujours aimé être seule, mais c'était pas pareil, ça ne m'a jamais bloqué. Tout à l'heure, j'ai croisé des gens dans la rue, j'ai failli m'enfuir en courant. Tu vois, je n'ai jamais eu beaucoup d'amis, mais je n'ai jamais eu peur des gens non plus. C'est comme avoir peur du noir alors que tu sais qu'il ne t'arriveras rien. Et c'est de pire en pire. J'ai peur de finir par plus supporter personne...

Pas même Max. Je ne le connais pas depuis longtemps mais à part lui et Robert, je n'ai personne et ça m'anéantirait de me retrouver totalement seule.
Je crois avoir plutôt bien exposé la situation, en tous cas, j'ai fait du mieux que j'ai pu. Je la regarde droit dans les yeux, une terreur apparente dans mon regard.

- Est-ce que tu crois que je suis malade ?

Pitié ! Faites qu'elle dise non, sinon je suis vraiment dans la mouise.

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@ We have ashes, fire and hope
Joy Cameron
Matricule n°001
@ We have ashes, fire and hope
Lun 3 Avr - 1:24

La petite rouquine, mignonne, fragile, était bel et bien la femme d’un géant qui ne semblait pas très délicat. Il était tellement différent tous les deux, mais elle s’en fichait, elle l’aimait et c’était tout ce qui comptait au final. Même si en ce moment, l’amour ne semblait pas suffisant pour leur couple, fallait bien l’avouer. Bref, l’autre semblait heureuse de l’aveu, peut-être même soulagée. Sauf qu’elle cherchait quelque chose que Joy n’était pas certaine de pouvoir lui offrir, alors aussi bien prévenir. Elle lui avait proposé à boire et l’autre avait accepté. Alors, Joy c’était reculée, la laissant entrer et la suivre jusqu’à la cuisine au passage. Parce que c’était étrange de lui proposer le salon pour discuter, ça faisait très psychanalyste et c’était loin d’être son plaisir. Elle n’aimait pas faire un ou deux « hm » par heures et exiger dans les 75$ pour ça. Bref, le verre d’eau et son compliment sur la maison.

-Merci, j’ai pas mal de temps à tuer alors j’aime bien m’en occuper.

Ce qui était vrai. Ça faisait un moment que Joy n’était pas sortie de Fort Hope, à chaque fois qu’elle le faisait, ça tournait mal. Alors, depuis le temps, elle avait préféré rester à la maison, s’enfermer. Elle n’aimait pas s’ennuyer, alors elle s’occupait de chez elle, ayant l’impression qu’elle contrôlait un peu sa vie à chaque fois qu’elle contrôlait sa maison. C’était ridicule, mais ça lui faisait un bien fou.

Elle prit le temps de lui servir son verre d’eau, tout en prenant une chaise un peu après elle. Parler dans la cuisine, ça faisait tellement… Femmes. Sa mère faisait toujours ça avec la voisine, une tasse de thé à la main et son père s’amusait à embêter sa mère à cause de ça. C’était à son tour à elle maintenant, mais son père n’était pas là pour l’embêter…

Bref, elle tenta de sourire à cette femme qu’elle ne connaissait pas. Elle releva les yeux vers la femme quand elle lui exposa son problème. Elle voulait d’abord mesurer son problème. Elle ne savait pas si elle devait s’inquiéter ou non. Avec de la chance, ce n’était rien donc. Joy s’installa donc pour écouter. Pas de verbatim, pas de prise de note, juste une oreille attentive et de l’attention à donner à cette femme qui ne se sentait pas bien. C’était ce qu’elle aurait voulu faire de sa vie, aider des gens et danser et l’apocalypse avait tout gâché, mais pourtant, c’était exactement sa journée du moment et ça, ça lui faisait du bien. Donc, vie familiale normale, puis apocalypse. C’était déjà ça de compliqué dans la vie de tous et chacun, sauf que ce n’était pas tout le monde qui possédait la même résilience. Elle semblait pourtant assez apte jusqu’à cette attaque dans les bois. La mort de sa mère. La mort, ce n’était jamais simple pour personne, encore moins quand on parlait du meurtre de sa mère. Elle n’expliqua pas la suite des événements, juste que depuis, revenir en groupe c’était difficile. Bon en même temps, c’était normal vu ce qui lui était arrivé. Un événement traumatique, ce n’était jamais simple à gérer, encore moins toute seule.

Ce qui devenait intéressant, c’est que le stress que ça générait devenait presqu’un mal physique. Une boule au ventre. Elle n’avait jamais éprouvé ça, elle s’inquiétait et elle en avait bien le droit. Elle ne supportait plus les gens. C’était presque normal vu le monde présent, mais ce n’était pas pratique. Ne plus faire confiance, c’était monnaie courante quand on y pensait.

Et au final, son regard croisa le sien, ce faisant demander si elle croyait qu’elle était malade. Et c’était à elle de dire ça? De s’expliquer ? De poser un diagnostic fixe sur son malaise généralisé? Elle aurait pu se faire virer de l’université à se faire passer pour une psy, mais vu l’instant présent, c’était peut-être le mieux qu’un survivant pouvait espérer. Une étudiante, mais qui connaissait au minimum le silence empathique. Elle prit le temps de réfléchir à la question, avant de finalement se décider à parler.

-Je pense que ta réaction est normal vu le contexte social dans lequel on évolue désormais. Encore plus avec ce que tu as vécu. Sauf que personne ne gère de la même façon et si tu n’es pas bien dans cette situation, il faut faire quelque chose avec ça. Parce que c’est sûr qu’il y a moyen d’être mieux.

Et elle lui offrit un magnifique sourire, se replaçant sur sa chaise au passage.

-Tu veux me décrire comment tu te sens quand tu es seule et la différence quand tu es à Grand Marais ? On pourra partir de là pour voir ce qui ce passe. On a tout notre temps.

Ce qui était vrai. Elle ne facturait pas à l’heure et elle avait du temps à combler. Elle n’avait pas envie de faire un diagnostic hâtif, juste en apprendre d’avantage pour le moment, c’était le mieux pour eux deux.

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Bernadette Mackenzie
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Mar 4 Avr - 0:58

Je me dis que j'ai bien fait de venir. Joy est vraiment gentille et même si elle n'a pas l'air d'avoir beaucoup confiance en elle, je suis quasiment sûre qu'elle va me permettre d'avancer. J'hoche la tête quand elle me dit qu'il doit y avoir un moyen d'arranger ça et répond à sa question du mieux que je peux...

- En fait je ne suis jamais totalement seule, j'ai... un bipède de compagnie ? C'est un singe, je l'ai trouvé il y a un peu plus d'un mois et je l'ai baptisé Marley, H34, ça me plaisait pas trop...

Je souris à l'évocation de Marley. J'ai trouvé son pseudonyme sur la seule cage vide du centre de test où il était enfermé mais sans déconner, qui peut donner un numéro comme nom à un singe ? Il est probablement plus heureux avec moi qu'il ne l'était avant l'épidémie et ça me tuerait de l'appeler "animal de compagnie".

- Donc ça va tu vois. Il est intelligent et on arrive à communiquer. Du coup j'ai une présence avec moi en continu.

Je reprends mon souffle avant d'embrayer :

- Je me sens bien quand je suis juste avec Marley, je me balade en essayant de récupérer des trucs utiles. Le soir, soit on rentre là où j'ai laissé nos affaires, soit on trouve un autre coin où passer la nuit.

J'aime pas trop le côté nomade de ma situation mais pour le moment, c'est un chouilla compliqué. Ça fait des semaines que je cherche et je n'ai toujours pas trouvé d'endroit ou m'installer durablement.

- Quand je viens à Grand Marais, c'est différent. Il y a beaucoup de gens, de la vie... Je sais que Logan ne laisserait pas quelqu'un d'agressif entrer dans votre quartier, mais c'est viscérale. J'ai peur quand quelqu'un se met à courir ou fait un mouvement brusque.

C'est compliqué de mettre des mots sur mes sentiments mais j'y arrive petit à petit.

- Ça me prend au ventre et j'ai l'impression que quelqu'un va m'attaquer. C'est comme si ça faisait trop de monde à surveiller et que mon corps comprenait ça comme une honte. Tu vois cette sensation ? Comme le stress un peu.

Bon ok, j'y arrive pas si bien que ça...

- Du coup quand je viens, je m'arrange pour aller directement chez Max sans croiser personne. Ça m'évite la pression.

On peut dire ça, on peut aussi dire que je rase les murs comme une poule mouillée. Dans tous les cas, j'ai la trouille quand je les vois tous là en train de s'afférer à des activités diverses et variées.

- Si je croise quelqu'un dans la nature, je vais pas forcément avoir peur alors que j'aurais plus de raisons qu'ici, mais je me dis que je peux gérer. Mais dès qu'il y a plus de trois personnes, je perds le contrôle et je voudrais juste disparaître sous le sol.

Comme quand j'ai toqué à sa porte en fait. Mine de rien, le fait d'en parler m'aide à comprendre un peu mieux de quoi j'ai peur. J'espère que c'est le cas pour elle aussi...

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Joy Cameron
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Lun 17 Avr - 4:42

Elle n’avait pas envie de se prononcer dans l’immédiat. Elle voulait surtout savoir ce qu’il en était et voir comment Bernadette voyait tout cela. Parce qu’au final, le problème n’était plus de s’intégrer à une grande société qui exigeait de la part de tous ses citoyens une forte conformité, c’était juste de vivre bien avec soi dans ce monde de dingue qu’était la vie maintenant. Elle n’allait pas exiger d’elle quoique ce soit, ni même lui fournir une définition de ce qui était normal. Elle pouvait quand même l’écouter et voir ensuite l’aide à apporter. Parfois, le meilleur psychologue est simplement quelqu’un sachant écouter. Elle échoua à afficher une neutralité impecable lorsqu’elle lui parla d’un bipède de compagnie… si elle parlait de Maxwell, ce n’était pas très gentil hein. Ah non, un singe. … … What? Un singe ? Vraiment ? Comment est-ce qu’elle pouvait avoir un singe de compagnie encore en vie ? Elle l’avait trouvé où? Joy aussi elle voulait un animal de compagnie bon !

Bref, elle avait un singe et il était assez intelligent. C’était un peu difficile à croire qu’elle arrivait à communiquer avec un primate en un mois, mais elle allait lui donner le bénéfice du doute. Avec une présence, elle n’éprouvait pas de solitude, donc ça se compliquait vraiment quand il y avait plusieurs personnes à proximité.

Elle continuait sur sa lancée, offrant à Joy des détails sur lesquels se baser beaucoup plus. Donc, elle sait que sa peur est irrationnelle, elle comprend que les gens sont bons, juste que son corps génère de la peur et de l’anxiété. Elle hocha la tête en signe de compréhension, mais la laissa enchainer tout simplement. Elle avait besoin d’en savoir plus pour se faire une idée. Donc, plus elle expliquait et plus c’était facile de dire qu’elle souffrait d’un mal physique, généré par son stress et son anxiété. C’était quoi ce machin déjà ? Psychosomatique quelque chose. Aucune idée, ça lui reviendrait peut-être. Elle évite les gens, elle veut juste voir Max, mais elle est venue la voir elle. Donc, une personne à la fois, pas un groupe, pas un espace vaste sujet aux attaques. C’était peut-être juste de l’agoraphobie non ? Parce que ça y ressemblait. De l’agoraphobie pouvait causer ce genre de trouve non? Si c’était le cas, c’était soignable par psychothérapie, mais il y avait tellement plein d’autre truc qui pouvait l’affecter. C’était peut-être post-traumatique, c’était peut-être des attaques paniques ou plein de truc. Sauf qu’elle y revenait. Une personne, ça allait, plusieurs ça ne passaient pas. Trois personnes, c’était son maximum. Ça pouvait être une phobie sociale, de l’anxiété généralisé… Bon d’accord, poser des questions pour en avoir le cœur net. Qu’est-ce qu’elle pouvait poser comme question. En fait, c’était peut-être simplement de l’agoraphobie qui était apparu comme symptôme d’un stress post-traumatique, parce qu’elle l’avait dit et ce qu’elle avait vécu n’était pas simple à gérer. Alors… Peut-être tenter ça? Elle n’en savait rien. Elle n’était pas un psy, juste une étudiante très investie dans ses premières années de cours.

-D’accord, je ne peux pas jurer de ce que tu as, pas toute suite, mais je peux t’assurer que dans tous les cas, il y a quelque chose à faire contre. En ce moment, ce que tu me décris ressemble à de l’agoraphobie, une peur incontrôlé d’une foule. Si c’est le cas, c’est peut-être lier à un stress post-traumatique, c’est assez courant avec la fin du monde, mais personne ne réagit de la même façon.

Bon, c’était déjà un peut d’informations donnés. Comme ça, elle savait que Joy n’était pas totalement à l’extérieur de son domaine non plus.

-Les « douleurs » que tu ressens peuvent être physiques, mais aussi psychosomatique, ce qui veut dire que ta tête les génère sans que tu ne le veuilles, en réaction à ton stress ou tes émotions. Il faudra voir avec le temps. Je ne dis pas que j’arrive à t’aider en une seule discussion, mais si tu passes souvent… on peut surement y arriver

Et en toute réponse, elle lui offrit un magnifique sourire.

-Et ça tombe bien, mon carnet de rendez-vous est totalement vide! On ira à ton rythme.



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Bernadette Mackenzie
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I walk a lonely road
Sam 22 Avr - 19:33

J'écoute les réponses à mes questions qu'elle propose et hoche la tête. Oui ça doit être ça, après c'est juste le terme clinique mais c'est rassurant de voir qu'elle sait de quoi je parle. Je penche ma tête sur la droite par réflexe lorsqu'elle parle de douleur psychosomatiques. Je croyais que c'était un truc de vétérans de guerre qui avaient perdu des membres ou quelque chose du genre. C'est vraiment super intéressant la psycho, heureusement qu'elle est là. Je ne suis pas sûre d'avoir compris le truc, elle me dit que mon cerveau peut créer de la douleur ? C'est complètement débile ! Pourquoi mon cerveau me ferait volontairement mal ? Finalement, la nature n'est pas aussi bien faite que ça mais Joy semble penser que ça peut se soigner.

- Ok je comprends. Je peux essayer de passer une fois par semaine, tu es d'accord ?

Je souris à sa remarque, ouais, je suis bonne pour la thérapie. Génial, j'ai survécu à tout un bordel, les émeutes des premiers jours et les morts depuis tout ce temps pour me retrouver à avoir besoin d'une psy parce que j'ai pas supporté ce que j'ai vu. Je pensais qu'un câlin suffirait mais Max n'a pas arrangé les choses.

- Je pensais que les psy étaient débordés en ce moment. Merci pour ton aide !

Je ne sais pas si elle a appliqué des astuces de psy mais je la trouve vraiment sympathique, j'espère juste qu'elle est encore liée par le secret professionnel, j'ai pas vraiment envie que Max soit au courant des conditions dans lesquelles j'ai perdu ma mère, ni Logan d'ailleurs. Alors que je me dirige vers la porte d'entrée en discutant, je m'arrête avant d'ouvrir la dite-porte et me retourne dans sa direction.

- C'est possible que ce que je t'ai dis reste entre nous ? C'est que... je trouve ça très personnel et je préfère le garder pour moi.

C'est une des rares personnes à qui j'ai dit la vérité, même si cela n'a rien de honteux, je trouve que c'est un moment tellement intime de ma vie que je n'aime pas le partager. C'est pas super sympa de lui demander de le garder pour elle, comme si je déchargeais ma surcharge émotionnelle sur elle avant de me casser mais je crois qu'elle a plutôt bien encaissé. Cette jeune femme a du en voir comme tout le monde, même si elle ne le montre pas.

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Joy Cameron
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@ We have ashes, fire and hope
Dim 7 Mai - 1:47

Joy n’était même pas certaine de savoir ce qu’elle faisait réellement. Sauf que parfois, les gens avaient simplement besoin de parler et les choses se réglaient lentement. La psychologie n’était pas une histoire de médicaments, elle n’était pas une histoire de traitement choc, de machine, d’hôpitaux, elle pouvait se faire au détour d’une cuisine, mais demandait du temps et de la patience. La psychologie demandait de l’implication et de l’effort, mais tout le monde pouvait y arriver sans trop de mal. Du moins, c’est ce que joy croyait. Heureusement pour elle, ce n’était pas quelque chose d’innée, c’était un problème situationnel et ça, c’était un avantage pour Bernadette. Il faudrait donc du temps aux deux jeunes femmes et Bernadette proposait une fois semaine, donnant le sourire à Joy au passage. C’était tellement… formel. Ça lui faisait bizarre quand on y pensait.

-Bien sûr, au pire, passe quand tu peux.

Parce qu’un rendez-vous fixe dans un monde post-apocalyptique, ce n’était jamais quelque chose d’aisé, elle préférait offrir à Bernadette la possibilité de modifier un peu le planning. De toute façon, Joy ne comptait pas encore s’aventurer à l’extérieur. Peut-être bientôt, mais l’hiver et elle, ça ne faisait pas réellement bon ménage. Elle comptait rester en vie, étrangement.

Bernadette avait tout pour lui redonner le sourire, blaguant sur l’emploi du temps de la gamine. Oh, elle était occupée, mais pas vraiment pour discuter santé mentale de tout le monde. Elle était plus du genre à faire pousser des légumes, mais elle était au chômage en ce moment. Parce que l’hiver et les légumes, c’était comme l’hiver et Joy, ça n’était pas très amis.

-De rien, ça me fait plaisir.

Et c’était vrai. Ça lui faisait réellement plaisir de se convaincre qu’elle arriverait peut-être à aider une autre survivante dans l’histoire. Rien de mieux pour le moral que de se sentir utile et c’était un peu plus le cas en ce moment. Elle avait quand même l’impression que la première rencontre touchait à sa fin sur des allures d’au revoir, encore plus quand elle lui demanda s’il était possible de garder le tout confidentiel. Est-ce qu’elle aurait du mal à ne pas en parler aux autres? Non, pas vraiment. Logan n’avait même pas besoin de savoir que Joy était psy temporaire, elle pouvait clairement avoir une amie, tout simplement. Ça ferait peut-être bizarre à tout le monde, Joy qui sociabilise, mais ça serait marrant de démontrer que c’est possible. Elle c’était appuyée contre le mur près de la porte, rajoutant simplement :

-Pas de problèmes, personne n’a à savoir, ça ne regarde que toi après tout.

Et c’était vrai. Elle ne mettait la vie de personne en danger, pas même la sienne. Alors, aussi bien la rassurer et lui dire qu’elle ne risquait pas de dévoiler une quelconque information. Elle serait muette comme une tombe.

- Si tu as besoin de venir parler, ne te gêne pas, ma porte te sera toujours ouverte, d’accord? Au plaisir et fait attention à toi.

Parce qu’il était clair qu’elle allait passer cette porte et retourner voir Maxwell, qu’il était clair qu’elle reviendrait surement, mais pas dans l’immédiat et que Joy retournerait au silence pesant de sa maison. Elle trouverait bien quelque chose à faire, juste que là, elle ne savait pas quoi.



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Joy Cameron

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