Welcome Home

Survivor #001
avatar
Messages : 287
Points : 34
Date d'inscription : 01/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
InformationsContact
I'm a Lonesome Cow-Boy
I'm a Lonesome Cow-Boy
Jeu 30 Mar - 7:47


Mi février, lundi 13 d'après mon smartphone encore en charge sur l'allume cigare de ma Ford Fiesta - Exploration

Ça fait un mois maintenant que j'ai décidé de m'installer dans le coin et j'ai retourné chaque quartier, à la recherche de la perle rare. Et au final, je me suis décidée à aller dans un agence immobilière. Même si les personnes là-bas n'ont pas été très réceptives à mes demandes, je me suis débrouillée toute seule pour récupérer les dossiers des ventes sur lequel était posé le bras de l'agent morte depuis un bail, un tournevis rouillé planté dans la tête.

Pourquoi j'ai fait ça ? Parce que qui dit maison à vendre, dit photos et aperçu de l'endroit avant même d'entrer dedans. Il y a un quartier qui me plaît bien, au bord de la rive. Les maisons étaient assez chère là-bas mais vu qu'ils doivent avoir du mal à vendre ces derniers temps, je suppose que ça a du baisser.

Maintenant à l'arrêt au volant de ma voiture avec Marley sur le siège passager, je sors les fiches des trois annonces qui m’intéressent et relève les adresses. La première maison a la moitié du toit effondré, je lis sur l'annonce "légers travaux sur le toit" et me dis que c'est un euphémisme. Mais après un an sans aucun entretien et livrée au intempéries, c'est pas étonnant qu'un problème bénin se soit aggravé.
Je n'ai pas coupé le motard et je repars rapidement en direction de la suivante. J'arrive devant et une sensation de dégoût me prend. La couleur de la façade est carrément moche et si j'avais vu une photo de l'extérieur, je ne me serais même pas arrêtée.

La troisième annonce parle d'une maison au bout de la rue, à deux pas de la jetée. C'est ma préférée mais je voulais être sûre d'avoir vu les autres avant. Je m'arrête finalement devant et je suis soulagée de voir qu'elle est encore en bon état. Je me gare dans la rue et remonte le chemin à pied jusqu'à tomber sur un immense arbre qui est tombé de toute sa longueur, bloquant l'accès à la cour intérieur. Un rôdeur est même bloqué dessous et il tend sa main vers moi avec l'espoir ridicule de m'attraper. Il n'est pas prêt de bouger par contre et je me dis que ses grognements feront une bonne alerte et s'il se réveille en pleine nuit parce que quelqu'un approche, Marley devrait l'entendre assez facilement.

Je m'engouffre dans les branches, posant le pied sur le tronc pour l'enjamber. En taillant les branches, je devrais pouvoir me faire une porte là-dedans le temps de trouver mieux. Je commence par regarder si on peut contourner la maison par la droite, mais l'accès qui était autrefois un couloir de plantes grimpantes et devenu un piège mortel et je remarque plusieurs rôdeurs qui me regardent sans pouvoir bouger eux non plus. Les résidents ont probablement du mourir vite parce que pour être dans cet état, ces rôdeurs n'ont jamais été dérangés depuis leur mort. Mais ce qui m'arrange, c'est qu’ils ne peuvent pas bouger. Je sécuriserai ça plus tard si je décide de rester. Pour le moment, ça devrait tenir un moment vu la couche de plantes grimpantes qui recouvrent les monstres bloqués dans l'amas de branches et de feuilles.

À gauche de la maison, un autre arbre est tombé. Je remarque qu'ils sont tous les deux tombés à peu près dans la même direction et je pense qu'il y a du avoir une sacrée tempête. Le fait est que le second arbre au moins aussi grand que celui qui se trouve dans la cour s'est effondré sur la maison d'à côté et les murs détruits se sont mêlés à la carcasse de l'arbre pour former une sorte de mur de briques et de bois.
C'est bien pratique et visiblement, les deux accès indirectes à la maison sont bloqués.

Je reviens devant la porte d'entrée et essaie d'ouvrir la porte. Elle est fermée bien entendu et je commence à retourner tout ce qu'il y a autour pour chercher les clés que je trouve finalement sous le paillasson dans un sachet isolant. Les propriétaires étaient plus malins que je ne le pensais et ils ont pensé au fait qu'ils ne reviendraient peut-être pas avant un moment avant de trouver un moyen de conserver la clé au cas où ils reviendraient. Je glisse la clé dans la serrure et entre dans une superbe maison dont le parquet n'est pas beaucoup abîmé par le temps, comme les murs qui sont blanc cassé et donc n'ont pas subi les outrages du temps comme certaines autres couleurs le font. Je n'ai que mon couteau sur moi mais c'est bien suffisant vu que je ne m'attends pas à autre chose que du combat rapproché si je dois me défendre.

Le salon est nickel et je remarque que tout est parfaitement rangé. Il n'y a plus aucune photo dans les cadres et certains tiroirs sont vides. Je termine de fouiller cette pièce et me rends à la cuisine mais une forme bouge. Je me rapproche discrètement et repère un rôdeur devant une baie vitrée ouverte, un cadavre un peu plus loin qui semble dater d'il y a un moment. Le pauvre bougre a du se faire pincer par le mordeur alors qu'il était venu récupérer des trucs. Je m'approche discrètement et plante mon couteau dans sa tempe d'un coup sec, faisant un quart de tour pour être sûre qu'il ne bougera plus et le pousse pour qu'il tombe dehors. J'ai pas envie de devoir nettoyer du sang de zombie. Je ferme la baie vitrée pour ne pas avoir d'autre visiteur et me dirige maintenant vers deux portes. J'ouvre la première et me retrouve devant un garde manger conséquent et je me dis que le type mort dehors utilisait peut-être cette maison comme réserve. Je referme la porte et vais voir ce qu'il y a derrière la seconde. Il s'agit d'une salle de bain. Il me reste une seule porte à vérifier et je pourrai monter les escalier très modernes pour vérifier l'étage.

La porte me dévoile une sorte de bureau avec de grandes bibliothèques et je reconnais les photos que j'ai vu. Je retourne dans le salon et continue mon inspection en montant les marches unes à unes. En arrivant en haut, je constate que les quatre portes du couloir sont ouvertes. Au font, je distingue une salle de bain vide de tout occupant. Je jette un oeil aux trois chambres pour m'assurer qu'elles sont bien vides et témoigne de l'agencement plus que correct des lieux et principalement de ce qui semble être la suite parentale avec toilettes privées, même si elles sont probablement hors d'usage maintenant et dressing.

Je redescends les escaliers, toute contente de ma trouvaille et me dirige maintenant vers le sous sol...





_________________

  Beauty's in everything.

Les crédits vont aux membres de la belle et grande communauté de Tumblr qui
ne cesse de nous offrir du contenu de qualité.

© Joy
 
Revenir en haut Aller en bas
Survivor #001
avatar
Messages : 1375
Points : 1045
Date d'inscription : 23/01/2016
Voir le profil de l'utilisateur
InformationsContact
Frankenstein
Frankenstein
Dim 9 Avr - 3:41

Robert s’avançait d’un pas incertain, traînant et chaloupant au plein milieu de la rue. Tout autour du monstre de foire n’était que le triste spectacle de la déchéance d’une société de consommation laissé subitement à l’abandon. Le regard de la bête exténuée et complètement déphasée ne voyait que des carcasses de voitures abandonnées par leurs anciens propriétaires, tels des bancs de poisson aux écailles multicolores échoués çà et là par un subit assèchement des eaux. Des scènes d’une violence inouïe et des actes de barbarie inimaginables peignaient un portait sordide d’une petite artère commerciale d’une banlieue autrefois paisible. Des portes enfoncées, pendant lamentablement sur des gongs à moitié arrachés comme des fanions en berne des vaincus d’une guerre sans merci. Des os humains fracassés et des cadavres à moitié dévorés gisaient sur le bitume fissuré, laissé à la merci de la fureur des intempéries et des charognards. Des détritus, des objets brisés en mille morceaux et des masses indéchiffrables ralentissaient presque chaque mouvement du colosse couvert de scarification. Quelques fois le pas erratique de Robert s’empêtrait dans un obstacle jonché çà et là, menaçait de faire étaler de tout son long la pathétique créature. Les lèvres gercées de la parodie humaine laissaient échapper des gémissements de faim. Joignant son ton rocailleux et rauque au chœur des nouveaux prédateurs de l’humanité. Chaque regard blanchâtre qui rencontrait celui du mastodonte aux épaules abaissées était sans expression, sans aucune vie. Aucune hostilité, aucune peur, aucun dégoût ne se propageaient des traits figés par la mort des aberrations. L’esprit lent et pathétique de Robert se disait que c’était peut-être à cause de son drap recouvert de tripes et de fluides noirâtres des goules qu’il avait littéralement éventrées. Dans une autre main, il était rendu un des leurs sans le savoir. Il avait soif qu’il pourrait boire une rivière. Mais sa soif ne sera pas étanchée. Bobby avait si faim qu’il pourrait dévorer un bœuf en entier. Mais toute la nourriture qu’il avalait était fade et sans saveur. Un peu comme si les rares conserves qu’il avait ouvertes de ses mains tremblantes n’étaient que du sable. Des fois il accrochait un patin de la faucheuse. Celle-ci valdinguait et tombait au sol. Mais les deux êtres n’en avaient cure.

Pour échapper à l’horreur et la douleur, son corps formidable étant l’équivalant d’une plaie sanguinolente dont on avait versé de la lave en fusion à l’intérieur des lèvres, le colosse durement éprouvé se réfugiait dans un état presque lunatique. Laissant ses dernières forces, ultime réserve que ce corps endurant formidable pouvait produire, faire avancer ce corps ingrat et honni de tous, l’esprit de Robert s’évada vers des souvenirs heureux. Des moments qui lui permettaient de trouver la force de se lever le matin et de combattre pour sa survie jour après jour dans ce cercle infernal qu’était devenue la vie.

Le premier de tous fut la naissance de sa sœur Rosalie. Un ange d’amour et de douceur qui avait changé la vie de la bête de foire à jamais. Sans elle, le mineur aurait peut-être emprunté la voie de la délinquance et du mal absolu. Mais Bobby avait tout fait pour donner un confort et une joie à l’enfant. Des concepts qu’il n’avait jamais connurent de son enfance. Juste la voir sourire en étreignant une poupée, dessiner un soleil ou bien lire des mots que lui-même ne reconnaissait illuminait tout simplement sa vie. Le sosie du monstre de Frankenstein avait travaillé d’arrache-pied pour lui permettre d’aller à l’université en médecine. Elle était si intelligente.

La jeune femme tomba enceinte de son petit copain qui mit les voiles en apprenant les conséquences de cette nuit d’amour et de passion. Heureusement pour lui que Robert ne put lui mettre la main au collet. Mais avec tendresse et amour, il avait été là pour chaque instant que sa sœur avait besoin de lui. Il devint mineur le jour et portier le soir pour permettre à son ange de continuer ses études, de subvenir à ses besoins ainsi que ceux de la petite Sandra. Le soleil de la vie du géant couvert de cicatrices gracieuseté. Des stigmates laissés par la main jalouse ou effrayée de l’homme. La maladie avait failli lui ravir l’enfant, mais grâce à Dieu elle avait la même volonté de vaincre de son oncle.

Depuis l’apocalypse qui venait de signer la fin de ce monde égocentrique, le chemin de la chose avait rencontré des individus qui avaient permis une certaine rédemption pour son cœur sanguinolent. Car il n’avait rien pu faire pour protéger ses raisons de vivre. La première fut la confiance d’Emma. Blessée, elle avait accepté la main tendue de l’être de cauchemar. Elle l’avait emmené dans un hôpital, bastion d’humanité contre la noirceur de la mort rampante. Le géant difforme n’était aucunement à sa place. Étranger monstrueux parmi les hommes. Erreur de la nature qui avait portant tout fait pour protéger les survivants. Toujours en première ligne pour combattre le fléau, une seule personne lui avait témoigné un peu de gentillesse.

Charlee fut une bouffée d’air frais pour le mineur qui sombrait petit à petit dans une dépression. Elle l’avait accueilli, accepter et partager des moments doux et remplis d’affection. Il aurait tellement mourir à sa place, car une telle lueur d’humanité était tout simplement bénéfique. Lui ne servait à rien. Mais il put recueillir le chiot. Rocky le berger allemand qui semblait si heureux avec lui.

En pensant à son chiot, les pensées du golem de chair convergèrent vers le couple uni du laboratoire. Charlie et Santana. Les deux anges, de la miséricorde et de la candeur à l’état pur, l’avaient protégé du rejet et de la peur de leur groupe de survivants. Les deux avaient décelé la brillance de l’humanité, de la bonté et de la gentillesse qui se cachent au plus profond de la montagne de muscle disproportionnée. Elles avaient donné une seconde chance à l’être indigne qu’il était. De ce même il vit le visage de la blonde, Mathilde. Elle aussi l’avait accepté, malgré sa peur initiale qui avait causé l’horrible balafre qui serpentait la joue de l’homme. Les deux êtres n’étaient pas sur la même longueur d’onde, mais le géant au cœur d’or ferait tout pour protéger la jeune femme.

Et sans le savoir, un visage aux traits sculpté par une main divine apparu dans le subconscient de Robert. Un être de lumière à la chevelure de jais. Des yeux bleutés agrémentés de lueur d’émeraude débordant d’une intelligence presque surnaturelle. Elsa était une perle, un diamant dans ce monde qui semblait voué à l’extinction. À chaque fois que le regard océanique rencontrait la silhouette gracile et merveilleuse de la scientifique, le golem de chair perdait ses moyens. Ses mains rugueuses et immenses devenaient moites. Son cœur ratait des battements. Des papillons naissaient dans son estomac. Robert souriait et apprécier chaque instant en la compagnie de l’ange du savoir. Mais il savait parfaitement sa place dans l’échelle de la société. Il ne pourrait jamais espérer avoir un onze d’amour de l’être si parfait à ses yeux. Bobby appréciait les petites attentions, les enseignements de combat et les discussions avec l’être le plus important de la terre. Elle allait sauver les gens avec un vaccin. Mais un groupe d’individus, des barbares, l’avait arraché à ce groupe. L’homme difforme c’était sacrifier pour eux, acceptant d’être un esclave pour permettre à tous de survivre, d’être laissé en paix. Il avait senti un soulagement des membres du groupe, personne ne s’était opposé réellement à son départ. Ce qui avait fendu le cœur immense et généreux du golem de chair. Durant deux mois il était devenu leur chose, leur souffre-douleur. Mais par un curieux sort du destin, le chef l’avait gracié. Et maintenant le monstre de foire errait, n’ayant plus de but dans la vie. Mais il se souvient alors de Bernie, de l’arbre aux messages. Robert s’était rendu et avait découvert une adresse. Une maison qui était maintenant un but. Poussant la porte d’une main tremblante et fatiguer, il appela de sa voix rauque et exténuer.

Robert- Bernadette… Euh… Tu es là? J’ai vu ton message… Euh… Je suis là.

_________________

Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


Badges qui font chaud au coeur:
 
Revenir en haut Aller en bas
Survivor #001
avatar
Messages : 287
Points : 34
Date d'inscription : 01/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
InformationsContact
I'm a Lonesome Cow-Boy
I'm a Lonesome Cow-Boy
Dim 9 Avr - 6:25

Je me suis réveillée il y a une ou deux heures, me suis lavée et là, je fume une clope dans la chambre de Marley avec ce dernier en attendant que l'eau du café sur le réchaud se mette à bouillir. Tout à coup, on entend la porte d'entrée s'ouvrir et un pas lourd entrer dans la maison. Marley se redresse et je tends l'oreille. La voix de Robert, mon ami géant, retenti dans le salon. Je lâche mon couteau et sors de la chambre, la clope au bec.

- Ah Robert ! Contente de te voir ! Tu vas bien ?

Je m'arrête de descendre à deux ou trois marches du sol et me penche pour le prendre dans mes bras. De haut c'est plus pratique. Je le relâche et jet un regard en coin à ma porte d'entrée. Je dois vraiment penser à la verrouiller même quand je suis à la maison. Je suis ici depuis trois jours et je ne ferme déjà plus ma porte d'entrée. Heureusement, j'ai verrouillé le garage avec une grosse chaîne qui traînait dans le grenier.

- Il faut frapper avant d'entrer quand on va chez les gens.

Je souris néanmoins l'air moqueuse, je sais qu'il ne pensait pas à mal, c'est juste que c'est préférable qu'il ne déboule pas comme ça dans mon salon le jour où il y a quelqu'un qu'il ne connaît pas ou ça pourrait vite dégénérer. C'est vrai que les bonnes manières se perdent depuis que les morts ont commencé à bouffer les vivants. Je l'invite à entrer d'un geste de la main.

- Bienvenue chez moi !

Je me tiens fièrement devant lui, les mains sur la taille.

- Comment tu trouves mon nouveau chez-moi ?

Je reprends une attitude sérieuse devant son air. Il n'a pas l'air bien et ça m'inquiète tout à coup.

- Comment tu vas Robert ? Ça fait longtemps que je t'ai pas vu.

Si les enfoirés qui faisaient des expériences sur lui lui ont fait du mal, je vais les trucider un par un, je trouverai un moyen, qui peut faire le bien peut faire le mal. J'ai laissé faire parce qu'il était content d'aider mais il est hors de question qu'ils brutalisent ce pauvre homme.

_________________

  Beauty's in everything.

Les crédits vont aux membres de la belle et grande communauté de Tumblr qui
ne cesse de nous offrir du contenu de qualité.

© Joy
 
Revenir en haut Aller en bas
Survivor #001
avatar
Messages : 1375
Points : 1045
Date d'inscription : 23/01/2016
Voir le profil de l'utilisateur
InformationsContact
Frankenstein
Frankenstein
Lun 10 Avr - 22:25

Le monstre de foire, honni maintenant par tous les humains et les survivants, avait poussé le battant avec espoir. De nouvelles morsures, des blessures dues à la folie d’un groupe, ornaient dorénavant la chair de l’erreur de la nature. De nouveau il avait survécu sans trop savoir pourquoi. De nouveau la chose ne savait pas quoi faire. Il se croyait abandonner par sa famille d’adoption, Bruce et ses sbires s’étaient amusés à briser sa confiance en miette. Robert était devenu une bête de foire acculée au mur, rendu dans un état de survivance brutale et sans merci. Il ne désirait maintenant que se retrouver dans les bois, seul au monde et ermite dont la folie gangrénait doucement la raison. Mais un dernier au revoir, un dernier appel à l’aide seront lancés envers l’ange de la miséricorde. Celle-ci apparut en haut des marches, telle une apparition divine. Elle voulut faire la bêtise, l’outrage absolu envers elle-même, d’enlacer l’homme difforme et meurtri de tant de mois de sévices et de douleur. Bobby se repoussa alors, ne voulant pas se faire toucher. Craignant sans aucune raison d’une nouvelle attaque sournoise, perfide semblable à celle qu’il avait encaissée de par le passé. Quand la voix musicale de l’être de lumière rabroua la lie de l’humanité de ne pas avoir cogné à la porte, le épaules massives s’élevèrent de dépit et de résignation. Une autre fois Robert était stigmatisée en idiot de service, de simplet incapable de pensée par lui-même. Un petit jappement joyeux résonna alors des tréfonds de la besace de transport. La petite tête poilue de Rocky sorti du sac pour saluer joyeusement Bernadette. La voix rauque, exténuer du golem de chair couvert de scarifications résonna faiblement dans la maison.

Robert- Je suis désolé… Euh… Je t’embête plus Bernadette…


Ouvrant de nouveau le battant, le cœur totalement détruit et déchiqueter par l’indifférence générale, le géant trop naïf et gentil pour ce monde chaotique commença à s’en aller. La question de l’ange ne trouva aucun écho, le monstre de foire s’était refermé de nouveau sur lui-même. Une trace de main cramoisie, sang frais venant d’une de ses nombreuses blessures à peine cicatrices, macula maintenant la poignée de laiton de la résidence de l’ange de la miséricorde.

_________________

Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


Badges qui font chaud au coeur:
 
Revenir en haut Aller en bas
Survivor #001
avatar
Messages : 287
Points : 34
Date d'inscription : 01/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
InformationsContact
I'm a Lonesome Cow-Boy
I'm a Lonesome Cow-Boy
Lun 10 Avr - 23:27

Je ne comprends pas son comportement... Pourquoi il réagit comme ça ? Je le regarde s'éloigner de moi en direction de la porte.

- Mais... mais tu m'embêtes pas !

Qu'est-ce qui lui est arrivé ? On dirait qu'il s'est prit une sacrée raclée mais je ne l'avais pas remarqué tout de suite, il a tellement de cicatrices... Je le suis cependant dans l'entrée jusqu'à l'arbre couché sur lequel il pose un pied. Je considère cet arbre comme la limite de ma maison même si c'est très symbolique. Le rôdeur bloqué sous le tronc râle plus fort sous le poids du géant. J'attrape la boîte que j'ai trouvé hier en fouillant un peu le voisinage et le suis dehors.

- Attends Robert ! J'avais quelque chose pour toi !

Je lui tend la boîte de chocolats, il y a un post-it dessus où il est écrit "Pour Robert". Je la gardais pour notre prochaine rencontre, en espérant que ça lui ferait plaisir. Vu la situation, je crois qu'il vaut mieux que je lui donne tout de suite.

- J'ai trouvé ça, tu es un bon ami et je voulais te faire plaisir.

Je reste là, les bras tendus devant moi avec les chocolats au bout. J'espère qu'il va revenir vers moi pour les prendre. Je serais tellement déçue que mon ami me tourne le dos maintenant. Il m'a énormément aidé et maintenant que je suis installée, je me sens capable de lui rendre la pareille.

_________________

  Beauty's in everything.

Les crédits vont aux membres de la belle et grande communauté de Tumblr qui
ne cesse de nous offrir du contenu de qualité.

© Joy
 
Revenir en haut Aller en bas
Survivor #001
avatar
Messages : 1375
Points : 1045
Date d'inscription : 23/01/2016
Voir le profil de l'utilisateur
InformationsContact
Frankenstein
Frankenstein
Mer 12 Avr - 6:06

Maintenant le géant au cœur complètement broyé par deux mois à servir de souffre-douleur, de cible d’entrainement et de défouloir pour une bande de dégénérer se sentait vraiment seul au monde. Il n’y avait que Rocky, le chiot, qui était resté près de lui malgré les tourments et les souffrances. Le monstre de foire ne voulait plus mettre les être de lumières, les quelques lueurs d’humanité vacillantes qui parsemaient les ténèbres de la folie, en danger de par sa présence immonde. Selon le chef du groupe, il n’était qu’une erreur, qu’un monstre qui ne faisait que périr les gens. Et pour le golem de chair, Bernadette était tout simplement un ange. Une exception qui avait donné son amitié à un être inférieur qui ne valait même pas la peine d’exister. Donc pour lui c’était une erreur, une gaffe monumentale, de venir voir la brunette. Trainant les pieds, affaiblis par le manque de nourriture et des multiples sévices dont la morsure que le groupe croyait fatale, Bobby s’arrêta une dernière fois. Un gémissement d’une abomination retentit près de lui, mais le colosse balafré n’en avait cure. Il tourna, le teint cendreux par le manque de sommeil et la perte de sang, vers la voix musicale de l’ange. Une boite cadeau tendu vers lui rendit Robert hésitant. Il croit se souvenir d’être en février, le mois de sa naissance. Naissance d’un être impie dans ce monde où la perfection était de mise. Portant une main immense à sa tête, encore un peu engourdis à cause de l’arrivée du virus qui fut heureusement combattu et vaincu par son organisme prodigieux, le regard océanique de l’homme difforme partit un peu à la dérive. Sa voix rauque, affaibli et nauséeuse, s’éleva avec difficulté.

Robert- Tu es un ange… Euh… C’est ma fête… Euh… Comment tu savais?

Revenant en chancelant, un mince sourire illumina les traits atypiques et fatiguer de la bête de foire.

Robert- Chocolat? Tu vas en manger avec moi?

Chutant sur un genou, exténué par sa fuite et ses blessures, le golem de chaire eut des larmes aux yeux. Relevant avec difficulté la tête vers Bernadette, une douceur refit son apparition dans son regard voilé par une fatigue épouvantable.

Robert- Ils m’ont dit que personne ne voulait de moi comme ami… Euh… Que je valais rien et ils ont voulu connaître tous ceux que je savais… Euh…Où… Euh… Rien dis je voulais pas perdre ma seule amie…

Le sang coulait maintenant des traces de morsure près de son trapèze droit, un pansement de fortune imbibé de sang mal ficeler. Plusieurs blessures étaient dispersées sur les parties visibles de ce corps repoussants. Lacérations, brulures de cigarettes et ecchymoses en grandes majorités Le chiot sorti de sa besace pour lécher la main du géant qui s’était déposé au sol pour trouver un équilibre précaire. Rocky avait maigri un peu, mais son maître avait tout fait pour qu’il ne manque de rien, quitte à subir les affres de la faim lui-même.

_________________

Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


Badges qui font chaud au coeur:
 
Revenir en haut Aller en bas
Survivor #001
avatar
Messages : 287
Points : 34
Date d'inscription : 01/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
InformationsContact
I'm a Lonesome Cow-Boy
I'm a Lonesome Cow-Boy
Sam 15 Avr - 9:25

Je souris à Robert. Enfin il redevient celui que je connais. L'être innocent qui malgré ses blessures s'inquiète de savoir si je vais manger des chocolats avec lui. Ça me rappelle une réplique de film : La vie, c'est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Et si c'est la maman de Forest qui le dit, c'est que ça doit être vrai !

- Franchement je l'ignorais mais je voulais te remercier. Et puis... les amis s'offrent des chocolats. Bien sûr que j'en mangerai avec toi ah ah ! Si tu es d'accord, c'est pour toi.

Aussi simple que ça. Je voulais juste lui faire plaisir et la date tombe très bien. Je suis ravie de que ça le touche. Il pose un genou au sol et ses paroles m'inquiètent. De qui il parle ? Est-ce que ce sont les gens du laboratoire ? Je vais définitivement les buter, même si je dois faire exploser tout ce putain d'endroit. Mais avant, je dois aider Robert, mes priorités sont ordonnées.
Je m'approche de lui et l'attrape par le bras.

- C'est vraiment gentil. Viens avec moi, on va voir ce qu'on peut faire pour tes blessures.

Je jette un oeil aux plaies qui parsèment son corps et beaucoup sont récentes. Je reconnais aussi plusieurs marques de cigarette et mes yeux s'enflamment. Je le ramène à l'intérieur, le tirant de toute ma force pour l'aider même si c'est guère utile. Mais je sais qu'il va m'écouter, c'est la meilleure solution qui puisse lui être proposée à l'heure actuelle. Son petit chiot saute de son sac et je lui gratte l'oreille distraitement avant de le pousse du dos de la main pour le faire entrer dans la maison. Les fenêtres sont fermées et on sera à l'abris des marcheurs. Je l'accompagne jusqu'au canapé et l'aide à s'asseoir. L'eau commence à sauter dans la casserole sur le réchaud et c'est parfait ! Je pose le récipient bouillant sur un plateau et y trempe directement trois sachets de tisane à la camomille que j'ai trouvé il y a quelques temps. J'envoie Marley chercher des couvertures, il revient avec deux oreillers et je le renvois. Je pose ma main sur l'épaule de Robert.

- Ça va aller.

Un linge est en train de sécher suspendu entre deux chaises et je l'attrape avant de le tremper prudemment dans l'infusion. J'en suis désolée mais la médecine douce est tout ce que je peux lui apporter pour le moment. Même si je crois avoir aperçu une boîte de couture dans ma chambre. Ce truc pourra être utile pour le recoudre quand j'aurai fini de le désinfecter avec les moyens du bord. Je m'approche de lui avec le torchon chaud et imbibé de l'odeur douce de l'anesthésiant naturel totalement sous-estimé qu'est la camomille.

- T'en fais pas, ça fait pas mal.

Je lui souris et l'applique sur ses avant-bras où je vois des blessures puis à sa coupure à l’omoplate. Je termine de nettoyer ses plaies, le sourire au lèvre, heureuse de revoir mon ami et heureuse de le voir en vie vu qu'il vient de traverser des épreuves qui semblent épouvantables. Je me penche et le regarde dans les yeux tandis qu'il semble avoir du mal à tenir debout.

- Robert, qui t'as dit toutes ces choses ? Je te promets de ne rien faire de bête mais tu dois me le dire.

C'est comme si je ressentais physiquement l'appel de mon arc suspendu au dessus de la cheminée dans mon dos. Je ne l'utilise que pour chasser en ce moment, mais je ramène des prises pas trop mal et même si ce ne sera pas bon pour mon karma, je planifie déjà une éradication de nuisibles. Finalement, je lui fais signe qu'il peut s'allonger, il a l'air exténué et j'ignore quelle distance il vient de parcourir pour arriver jusqu'à chez moi. Je lui parle d'une voix rassurante.

- Repose-toi, je vais te faire à manger. C'est gibier à midi.

En effet, j'ai trouvé un petit chevreuil hier et il en reste une bonne portion pour aujourd'hui. J'en ai fumé une grosse partie dans la cheminée pour la conserver plus longtemps. Je fais les quelques pas nécessaires pour arriver dans la partie cuisine de la pièce et tire le nécessaire pour le requinquer de mon frigo débranché. Je ne sais pas pourquoi je continue à mettre ma viande au frigidaire, mais ce n'est pas un endroit pire qu'un autre et c'est fait pour ça. Je dégaine une poêle de mon attirail de cuisine et la pose sur le réchaud avant d'y mettre un peu d'huile d'olive que j'ai trouvé dans une boutique non loin. Je tranche la viande, l'épice, y met beaucoup de poivre pour qu'elle ne sente pas trop le faisander et commence à la faire griller. Je n'ai pas encore eu le temps de faire mon petit jardin et je ne récolterai probablement rien avant plusieurs mois, mais j'ai quand même des protéines. Je le regarde un instant mais je crois qu'il est endormi, il m'inquiète, plus psychologiquement d'ailleurs, inconsciemment, je n'arrive pas à concevoir qu'il puisse être blessé physiquement. Marley revient finalement avec les couvertures et je lui prends des mains en lui caressant la joue, il adore ça.

- Merci mon grand. Tu as mis les chocolats où ?

Il me désigne le fauteuil à côté de Robert et je vois la boîte que je lui ai offerte. Marley est tout content de se sentir utile et file vers Robert pour observer ses blessures avant de reporter son attention sur Rocky. J'attrape les friandises et les dépose avec les couvertures au sol devant Robert, s'il en a envie. Pendant ce temps, Marley commence à jouer avec le bébé chien et semble bien s'amuser à lui lancer une petite balle qu'il a trouvé. C'est cool qu'ils s'entendent, en général Marley ne supporte pas les chiens, il a fini par en avoir très peur, mais Rocky est tout petit et il ne l'assimile probablement pas à un danger.
Ne perdant pas un instant, je retourne à la cuisine et continue de préparer un repas. J'ai même des pommes de terre que j'ai réquisitionner dans un champ abandonné à dix minutes de marche. Il y a pas mal de rôdeurs mais les fruits biologiques ont repoussé cet automne et il en restait quelques unes de bonnes parmi une quantité astronomique de nourriture.

_________________

  Beauty's in everything.

Les crédits vont aux membres de la belle et grande communauté de Tumblr qui
ne cesse de nous offrir du contenu de qualité.

© Joy
 
Revenir en haut Aller en bas
Survivor #001
avatar
Messages : 1375
Points : 1045
Date d'inscription : 23/01/2016
Voir le profil de l'utilisateur
InformationsContact
Frankenstein
Frankenstein
Lun 17 Avr - 13:21

L’erreur de la nature ensanglantée, porteur de nouvelles séquelles autant physique que psychologique, se laissait guider telle une bête docile par la jeune femme vers la maison. Bernadette essayait de soulever, de trainer l’immense carcasse de la bête de foire vers l’intérieur. Mais le subconscient de de l’homme difforme s’agrippaient aux paroles d’encouragements de l’ange de la miséricorde comme une naufragé dans la tourmente d’une mer déchainée qui tient entre ses mains une bouée salvatrice. Depuis les derniers jours l’instinct de Robert le guidait ici et là, âme errante et brisé dans ce monde chaotique et sans merci. Des souvenirs affreux, d’un passé traumatisants qui s’entremêlaient à celui d’un présent infernale, tourbillonnaient sans cesse dans son esprit lent et pathétique. Bientôt la gargouille à peine sculpté fut contrait de s’assoir. Son lourd paquetage, ses armes souiller parle fluide noirâtre une multitude de rôdeurs trépasser par sa fureur latente, tut se retrouva pêle-mêle au sol. Sans s’en rendre compte les pièces de son armures mal enchâssé chutèrent aussi, suivit de sa chemise. Alors le regard noisette de l’être de lumière put fut son premier aperçue de la monstruosité qu’il était vraiment. Des plaies dues à la bêtise et l’incompréhension des hommes. Armes blanches qui ont zébré presque parcelles du cuir tanné qu’était la peau de l’homme difforme. Deux traces de morsures, une ancienne et une récente en voie de guérison, symbolisait l’immunité de Bobby face à ce virus qui semblait venir directement des entrailles de l'enfer. Comme si Dieu dans sa sagesse infinie voulait permettre à la créature de cauchemar, mais au cœur en lambeaux si pur, de survivre pour continuer à porter le flambeau de l’humanité sans le savoir. Des impacts de projectiles, trois d’armes à feu et une d’un carreau, démontrait la résilience fantastique du sosie de Frankenstein.

La voix inquisitrice de Bernadette semblait provenir de sous l’eau pour l’homme complètement sonné par la fatigue. Il ne sentit aucunement le drap imbiber d’eau chaude et de camomille s’infiltrer dans ses plaies récentes. Respirant longuement, essayant de rassembler ses pensé.es vagabondes sur les plaines désertiques de son intellect parsemé de stigmates de souffrances abominables. La voix rauque, cassé par la sécheresse de sa gorge, s’éleva alors comme un oiseau blessé dans la pièce.

Robert- Ne va pas te battre pour moi… Je mérite pas que les gens se soucient du monstre de foire que je suis.

Des larmes de détresse coulèrent alors sur les joues mal rasées et couvertes de poussières de la route. Une main immense, hésitante et couverte de scarifications récentes agrippa avec tendresse et douceur les doigts graciles de la jeune femme. Reprenant sa douloureuse respiration, le géant balafré reprit son monologue.

Robert- Je veux pas te perdre mon amie… Euh… Ça fait drôle d’utiliser ce mot tu sais… Euh… Promet moi que tu vas rester en sécurité? Pas te battre pour une erreur comme moi?

Comme à son habitude, malgré les épreuves pour essayer de faire perdre sa bonté innée et sa gentillesse surnaturelle, Bobby se faisait encore pour le sort de ses amis alors qu’il était si mal en point. Empathique créature, il lut dans le regard si expressif de la belle qu’elle allait exhausser ce simple souhait. Un mince sourire s’afficha alors sur le granit parsemé de douleurs qu’était le visage du colosse repoussant.

Robert- Merci Bernie… Un groupe de gens en moto ont attaqué le labo… Euh… J’ai tout fait pour empêcher que des gens ne souffrent… Euh… j’ai échoué comme d’habitude.
Un tremblement involontaire parcourra le corps de l’homme des pieds à la tête. Il revoyait le sang giclé, entendait les cris d’agonies…


Robert- Quand Bruce a parler qu’un homme travaillant était mort et demandait co..du… à le remplacer j’y ai été pour arrêter la violence… Euh… Sauver des gens qui le méritent… Euh…

À la mention de l’homme tant haït, sentiment que la bête de foire avait appris à cultiver lors de sa servitude, les poings se refermèrent. Aussitôt les jointures blanchirent sous la crispation des muscles qui semblaient à cet instant capable de tordre l’acier à main nue. Un toucher apaisant, léger comme le vent venu directement du firmament, fit alors mourir cette violence latente qui se construisait dans son cœur si malmené.

Robert- J’ai dû travailler pour reconstruire des trucs… Euh… Des pièges et me battre contre les mordeurs… Le chef essayait de me transformer en son monstre, son Frankenstein… Euh… Ses hommes me battaient pour s’amuser… Euh… Seulement une femme a été gentille avec moi.

Au souvenir de Billie une lueur de gratitude vogua sur les océans de douleurs qu’étaient devenue le regard bleuté de la chose.

Robert- Ils m’ont dit que si le groupe tenait à moi, pourquoi personne n’est venu? Après deux mois j’ai su qu’ils ne viendraient pas… Euh… Pas des combattants tu sais. Ils voulaient que je leur donne le nom de tous ceux que je connaissais… Euh… Rien dit même quand ils ont utilisé les cigarettes et l’électricité… Euh… Les coups de battes et les couteaux… Les femmes nues qui riaient de ma laideur… Qu’aucune femme sensée ne voudrait embrasser et aimer une parodie d’homme comme moi. Des paroles dures mais vraies… Que je devais pas exister… Que j’apporte que le malheur aux gens de biens. Que je devrais arrêter d’être bon et stupide et de me battre pour lui. Qu'il obligerait une femme à m'aimer et me donnerait tout ce que je veux. Refuser... Euh... Un cœur doit décider qui aimer et non l'imposer je crois. Voulais pas être méchant...

De nouveau une paume douce comme la soie semblait apaiser la chose qui semblait prêt à chavirer vers le mutisme traumatique.

Robert- Ils ont attendu que la dame parte chasse… Ils ont dit que je servais plus à rien t que je pouvais partir… Euh… Mais ils ont laissé un mordeurs me mordre en riant… Euh… Il disait que ce sera drôle de me voir en monstre plus évoluer et plus intelligent… Euh… Il savait pas que je peux pas me transformer…

Se laissant allonger sans opposer de résistance. Il sombra pendant quelques minutes dans un sommeil parsemé de visions atroces. Bientôt une assiette de viande apparut devant lui pour le tirer des affres de ses tourments. Sans y songer un instant il tendit des morceaux au chiot affamé.

Robert- Ils voulaient tuer Rocky pour me rendre méchant… Le seul qui s’est approcher de mon chien pour lui faire mal je lui ai cassé les deux bras… Ils m'ont presque battu à mort si Billie n'avait pas arrivé. Il est trop petit pour se défendre… Euh… Ils me donnaient peu de nourriture, mais je donnais ce que je pouvais, presque tout à mon chiot…

Le géant avait perdu un peu de sa masse. Mais il restait tout de même imposant.

Robert- Pourquoi tu es différente Bernie? Pourquoi aucune femme ne voudra aimer ce que je suis? Euh… Il était méchant et toutes les femmes l’adoraient… Euh… Gentils fini dernier en tout. Je voulais savoir si tu voulais t’occuper de Rocky… Euh… Je me sens faible tu sais pas comment et je crois que bientôt je vais voir ma famille…

_________________

Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


Badges qui font chaud au coeur:
 
Revenir en haut Aller en bas
Survivor #001
avatar
Messages : 287
Points : 34
Date d'inscription : 01/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
InformationsContact
I'm a Lonesome Cow-Boy
I'm a Lonesome Cow-Boy
Ven 21 Avr - 22:20

J'écoute son histoire en bouillonnant, j'ai tiqué quand il a parlé de motards, et finalement, le nom de Bruce arrive sur le tapis. Celui qui se fait appeler le Fossoyeur, quel salopard. Et je ne sais même pas où est cet abruti pour le tuer moi-même et je me déteste de ne pas avoir plus cherché Robert ces derniers mois.

- Je n'irai pas.

Je me dois de le rassurer même si je compte bien rendre une visite aux motards du fossoyeur à l'occasion histoire de leur montrer ma façon de penser. J'ai beau être gentille et accueillante au quotidien, je sais me défendre et je ne laisserai pas cela passer.

- Tu dois comprendre que les gens qui suivent Bruce le font par peur. Elles ne sont pas gentilles avec lui parce qu'elles l'apprécient. Il fonctionne avec la terreur. Ces gens ne sont pas des bonnes personnes.

Si je ne l'avais pas machiavéliquement manipulé, le Fossoyeur m'aurait probablement violée dans la grange avant de me ramener comme un trophée à son camp. Je n'ai pas vraiment de doute sur la raison de la proximité entre les femmes dont parle Robert et Bruce et si on leur dit de rire de quelqu'un, je pense qu'elles le feraient juste pour ne pas se retrouver sans la protection du monstre à la batte.

- Tu n'as rien à te reprocher Robert. Et ce n'est pas aujourd'hui que tu mourras. Je vais prendre Rocky si tu le veux. Repose-toi, on reparlera de tout ça quand tu seras reposé.

Je regarde le petit chiot un peu désespérée, comment je vais nourrir un singe, un chiot et un géant en plus de moi ? J'ai encore pas mal de viande mais ça ne durera pas, je devrais aller faire un peu de troc à Fort Hope, le camp de Max doit avoir de quoi m'aider.

- Suis-moi, je vais te montrer ta chambre.

Je lui tend la main pour l'aider à se relever puis le guide tranquillement à l'étage, lui laissant le temps de monter les marches à son rythme. J'ouvre la porte à droite du couloir dont la fenêtre donne sur le lac et lui montre le sceau d'eau avec les serviettes qu'il peut utiliser pour se débarbouiller. Je le laisse s'installer à son aise et referme la porte avant de revenir dans le salon pour nettoyer les traces de sang sur la poignée de ma porte d'entrée, sur le sol et sur le cuir de mon canapé avant de me replier dans mon bureau pour réfléchir à ce que je vais faire. Déjà, je dois terminer de m'installer, je retrouverai cet enfoiré plus tard mais je dois déjà retomber sur mes pieds avant de pouvoir m'opposer à quelqu'un comme ça. Peut-être que Logan et les autres m'aideraient.

_________________

  Beauty's in everything.

Les crédits vont aux membres de la belle et grande communauté de Tumblr qui
ne cesse de nous offrir du contenu de qualité.

© Joy
 
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Welcome Home
 Sujets similaires
-
» Fan club Chi sweet home ! SWEEEEEET ! =D
» Go big or go Home ~ ! [Terminer]
» and we don't wanna go home - le 26/01 à 20h15
» (#03) Welcome home | Adélaïde
» † Carry me home tonight.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
In Your Flesh :: Walking on the streets :: Grosse Pointe :: Grosse Pointe Park-
Sauter vers: