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Jeu 30 Mar - 22:12


Alair et Leïa


Vente mortelle


Le bout ferré de ma canne frappe en cadence avec mon pas alerte sur le bitume enneigé. Ma posture est synonyme de droiture, de classe et surtout d’une dignité qui semble déplacée dans ce monde dévasté. La majorité des gens marchent de manière accroupie, furtive et surtout silencieuse. Pour ma part je me tiens droit comme un I. Bonté divine je dois ressembler à un promeneur insouciant lors de sa marche dominicale. Mais je ne peux me défaire de mon port altère et un brin hautain. Mon pedigree de gentilhomme jumelé à mon noble héritage britannique m’oblige à démontrer un visage stoïque face à la peur et du mépris envers les créatures qui croient me faire plier les genoux. Avant même l’arrivée de cette apocalypse, je flirtais avec le danger. Lors de ma période libertine, l’amour libre aurait pu me valoir une maladie horrible. Mes escapades dans les pubs près de la Tamise me plaçaient en situation exponentielle dangereuse et risquer. Un dandy au maintien si noble convoitait la gourmandise autant monétaire que charnelle. Et je ne parle pas que du beau sexe. Souvent j’ai dû défendre mon honneur avec vigueur contre des dockers étaient plus à voile qu’à vapeur. Donc j’étais déjà fort habitué que des êtres sans scrupules portaient un intérêt des plus appuyés pour mon corps. À l’exception que maintenant les rôdeurs voulaient mordre au sens propre dans mes chaires et me tuer dans le même souffle.

Je fais un sourire confiant et apaisant envers la jeune femme qui m’accompagne. Amanda est surement en promenade et j’aurai aimé l’accompagner. Mais à ma plus grande honte, je sais que je serais un poids mort pour elle. Mais ce matin j’ai réussi à lui soutirer un repas, une occasion pour lui témoigner ma joie et surtout mon bonheur de la connaître. Une sorte de lien, une affection commune, semble naître entre ma féline et moi. Je voudrais savoir le pourquoi de sa crise de jalousie et comprendre si elle désire une fréquentions plus personnelle. Une part de ma conscience sera flattée et surtout heureuse de ressentir à mon âge une passion charnelle. De l’autre une certaine culpabilité et surtout un remords de priver cette magnifique femme des hommes plus verts que le vieillard que je suis. Je vais lui chercher un présent, un sac à dos pour l’accompagner lors de ses excursions. Des vêtements ne seront pas de refus selon mon humble avis. Ma chère amie revient souvent au refuge couvert de fluides noirâtres ou bien des fois blessures mineures. Je dois essayer de penser à autre chose. Ma chère Leïa. Je tenais à vous remercier de m’accompagner pour ce magasinage post-apocalyptique. Heureusement que Barry à plus ou moins sécurisez la zone lors de sa sortie d’hier. Je regarde au loin, détaillant la zone de mes yeux d’acier bleuté. Aucun mouvement erratique ou trébuchant à l’horizon. Alors Milady vous avez votre plan d’attaques pour notre expédition? Et j’ose croire que vous appréciez la compagnie des membres de notre communauté?






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Ven 31 Mar - 5:40

Je souris à mon nouvel ami alors qu'il se tient fièrement à côté de moi. Son allure est un peu drôle et il ressemble à une sorte de chapelier fou sorti d'un compte pour enfant post-apocalyptique avec sa canne-épée.

- Pas de problème docteur. Ça me fait plaisir.

Mon regard se pose sur quelques cadavres définitivement morts et traînés hors de la route par le paramilitaire.

- Il fait du bon travail.

La situation me fait un peu rire et j'ai vraiment l'impression d'aller faire du shopping.

- Ne vous en faites pas, vous n'imaginez pas le temps que j'ai pu passer sur cette rue.

Je lui souris de toutes mes dents, c'est vrai que j'étais assez penchée mode à l'université. Dommage que toute ma garde robe ait été envahie par les termites...

- Et... Je vous avouer que... Je crois que j'ai fais un peu peur à pas mal de monde quand... Enfin, quand j'ai tenté de sortir de ma chambre.

J'avoue, j'ai vraiment honte de lui en parler parce qu'il est vraiment sympathique. Mais c'est vrai que la plupart des gens que je croise dans la bibliothèque me fuient comme si j'allais les agresser avec mon khukuri. C'est surprenant vue que je ne l'ai eu qu'hier. Malgré tout, j'ai l'impression de passer plus de temps avec les gens qui sortent de l'abri, particulièrement Alair et Barry.

- Mais ça passera j'en suis persuadée. Et puis heureusement, vous êtes là vous et Barry.

On arrive à hauteur d'une boutique assez luxueuse dans laquelle je ne me donnais pas la peine d'entrée quand l'argent avait encore de la valeur, je n'aurais rien pu acheter, et pointe la porte du doigt.

- Voici notre destination !

Je me dirige vers la porte et vérifie l'intérieur par la baie vitrée poussiéreuse. Même si Churchill nettoie les bâtiments en plus des rues quand il se fait trop chier à la bibliothèque, il y a des endroits qui peuvent passer à la trappe s'il pense qu'il n'y a pas de raison qu'on s'y rende. Comme une boutique d'habits de luxe, par contre cet idiot va nettoyer tous les magasins de sport et d'équipement de survie de la région, allez comprendre sa logique. Enfin bref...

Je ne vois pas trop de mouvement et ouvre la porte. Il y a deux rôdeuses dans la boutique dont une avec un badge sur son tailleur. L'autre est une mamie avec un chapeau. Mon dieu, elle est morte et elle a toujours son chapeau fixé sur son crâne.

Je fais signe à Alair de passer sur la gauche pour s'occuper de la vendeuse coincée derrière son guichet mais bien trop virulente pour moi et relève la lame de mon épée de gurkhas en face du visage de la mémé qui s'approche de moi. Bien heureusement, elle ne va pas plus vite que de son vivant et j'ai le temps de bien fixer mes appuis sur le sol avant d'abattre avec précision mon khukuri sur le crâne de la morte-vivante. Mon coup l'envoie directement contre le sol et elle ne bouge plus. Je regarde Alair et la morte vivante affalée sur son guichet, inerte.

- Ok, allons trouver la robe des rêves de votre dame.

Je commence à regarder les rayons, bien trop rapidement pour que mon ami ne puisse assimiler tout ce que je regarde et je ne peux pas m'empêcher de pouffer de rire en le voyant si... perdu au milieu de toutes ces robes et tailleurs.

- On ira voir l'étage plus tard si vous voulez, c'est pour les hommes et je suppose que vous avez l'habitude de vous habiller.

Je jette un oeil à ses vêtements qui, malgré qu'ils soient un peu usés sur les coutures, sont impeccables, assemblés avec goût selon les couleurs et je jurerais qu'ils sont repassés. Quand je me vois avec mon jean déchiré, mon T-shirt plein de trous et mon blouson si cher à mes yeux tout rapiécé avec des morceaux de cuir retrouvés ici et là. C'est cependant un authentique blouson de motard coqué et en plus de me protéger, il me donner un peu plus une allure de warrior.

- Ah ! Je crois que j'ai trouvé quelque chose !

Je tire du rayons une magnifique robe noire en soie brodée avec du fil doré. Les coutures sont si fine qu'elles en deviennent quasiment invisibles et le décolleté est assez ouvert pour qu'on voit le cou de la personne sans pour autant déconcentrer le docteur. Je pense qu'elle peut leur plaire tant à l'un qu'à l'autre.
Je la montre au docteur, fière de ma trouvaille et cherchant son approbation et l'étiquette glisse du cintre à l'arrière et je lis le prix : 5000$ US. C'est plus que le prix de la voiture qu'on a acheté avec mon frère quand on est partis.

- Vous en pensez quoi ? Elle lui ira comme un gant, c'est serré à la taille mais il y a quand même de la place pour... enfin voilà.

Et puis... après le sifflement de tigresse qu'elle m'a poussé au repas la veille, les couleurs lui iront parfaitement. Mine de rien, je suis contente pour Alair, il a l'air de s'attacher à elle et même si elle est un peu spécial, on a tous besoin de tenir à quelqu'un. La robe est splendide et avec mon sourire, je sais que le docteur se fiera à mon instinct, au pire, j'en assumerai les conséquences auprès de sa blonde. Je jette un regard au rayon moins "sur son 36" et me tourne vers le docteur.

- Ça vous dérange de m'accompagner pendant qu'on est en bas ? J'aimerais bien prendre quelques vêtements aussi et j'ai pas envie de tomber sur un pervers dans les cabines.

J'ai confiance en lui et malgré le fait que le monde semble quasiment entièrement désertique, je sais qu'il ne l'est pas. Même si personne n'est dans la boutique, il y a toujours la chance qu'un taré nous ait vu entrer et je ne suis pas encore en état de me battre avec un humain en bonne santé, je ne veux pas que le docteur soit loin de moi. Et puis j'aimerais bien voir ce qu'il va essayer, juste pour rire.

- S'il vous plaît, je serai rapide !

J'ai toujours su ce que j'aimais et même si j'ai perdu plusieurs kilos depuis le début de la fin du monde (arf, le début de la fin du monde), je connais ma taille et il ne me faudra pas beaucoup d'essayages.
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Dim 2 Avr - 14:07


Alair et Leïa


Vente mortelle


Je ne peux m’empêcher de faire un sourire qui est à la fois indulgent et surtout pince-sans-rire. Avec sollicitude je lui tape légèrement l’avant-bras. Nous avons tous nos épisodes de bizarreries ma chère. Certains ne sont guère à l’aise avec ma galanterie et mon entêtement de prendre le thé chaque jour à 17 heures précises. Mais comme je citerais mon beefeater attitré, Barry le bien nommé. «Sont pas contents, qu’ils aillent se faire voir chez les Grecs! » Je fais, pour mettre une touche d’espièglerie et surtout ajouter un trait d’humour, le symbole des guillemets avec mes index et majeurs. Si je peux vous faire un compliment ma chère Leïa, je trouve que vous êtes une personne des plus sociales et surtout un vent de fraicheur dans la morosité de ces lieux. Mon regard d’acier bleuté ne peut que souligner la vivacité de cette affirmation. J’apprécie énormément la jeune femme qui m’accompagne à l’instant, mais je donnerais n’importe quoi pour que ce soit ma féline qui soit présente avec nous. Depuis sa crise de jalousie, et l’apparition soudaine des proies dans nos assiettes vides, je m’interroge sur l’avenir de notre relation. J’aimerais bien pousser l’audace à lui demander d’être ma cavalière pour quelques danses au son de mon vieux gramophone, de partager quelques instants de douces folies lors d’une promenade sur le toit et qui sait lui prendre sa main.

La voix de ma compagne d’infortune me ramène au présent je m’administre une claque mentale retentissante pour ce moment lunatique que je viens de vivre. Bonté divine il y a des dangers tout autour et je rêve de courbe féminine comme un adolescent boutonneux devant son ordinateur, un bas enrôlé autour de sa gloire familiale. Mais passons devant ce genre d’action que tous les hommes doivent avoir essayé une fois dans leur vie, l’important c’est surtout de ne pas remettre la chaussette ensemencer des exploits de la veille. J’entre dans la boutique et je pourrais me croire dans un magasin de haute couture de Paris ou bien de Londres. Je ne savais aucunement que certains Américains pouvaient avoir un goût pour des articles d’une telle beauté et d’un degré de sophistication si élever. À l’intérieur tout n’est que fouillis et surtout poussières. Le doux gémissement des cannibales putrides nous souhaite la bienvenue. D’un geste la jeune combattante à la lame incurvée me désigne ma cible. Un reflet d’une carte de mode du passé prisonnière du comptoir de courtoisie. J’analyse la surface de bataille et surtout l’espace que j’ai pour évoluer dans un des nombreux styles de bretteur que je maîtrise, sans fausse modestie, parfaitement. La vendeuse trépassée est assez énergique pour représenter un véritable défi. Pivotant ma canne dans ma paume, je présente le pommeau en argent des plus solides.

Je vais utiliser le combat à la canne, la variante française, pour ce combat. En premier lieu une volée latérale extérieure au niveau de la figure. La mâchoire de la cannibale se fracture comme de la porcelaine. Ensuite j’enchaîne par un brisé de nouveau au niveau de la tête pour la faire chuter lourdement sur sa caisse enregistreuse. Un nouveau coup du pommeau pour aligner l’orbite de ma victime du jour vers le pic d’acier qui sert à maintenir des factures. Le dernier coup que je prodigue a comme effet de l’épingler littéralement sur le pic, perforant le cerveau par la même occasion. Avec classe et surtout dignité, je prends un foulard en solde dans un présentoir pou polir le pommeau de ma canne et lui redonner son lustre. Je vous suis très chère. Je lui fais un sourire sympathique et surtout apaisant. Dieu du ciel comme la majorité des hommes j’ai horreur de magasiner avec une femme. Quand je dois me résoudre à m’acquérir des vêtements, ça me prend au bas mot cinq minutes. Avec mes anciennes conquêtes, des heures étaient sacrifiées à cette exploration des boutiques. Quand elle parle d’aller à l’étage, je ne peux m’empêcher de faire un trait d’esprit. J’essaie dans la mesure du possible de m’habiller chaque jour ma chère. Je ne veux pas attraper mon coup de mort et surtout traumatiser les hommes en voyant ma gloire britannique. Envoyant la robe magnifique qu’elle a sortie, je ne peux qu’approuver son choix. Amanda sera sublime dans ce fourreau de soie. C’est un mélange de la prédatrice et de la magnifique jeune femme qu’elle est.

Je hoche la tête et lui donne ma bénédiction muette avant de pêcher mon portefeuille de la poche de mon blouson. Je sors une carte de crédit et la dépose sur le comptoir. Prenez ce que vous voulez ma chère, c’est aux frais de Sa Majesté. Un peu d’humour n’a jamais tué personne. Prenez votre temps nous sommes dans la saison morte. Que je suis un véritable galopin à mes heures et je ne peux m’empêcher de faire un sourire pince-sans-rire. J'ai apprécié les coups que vous avez portés. Vous avez bien assimilé les leçons. Nous pourrions passer à d’autres styles de combats si le cœur vous en dit. Je la vois me regarder et surtout ma canne. Je hoche la tête. Elle est si limpide, sans artifice que je comprends ce qu’elle veut demander sans ouvrir la bouche. La canne de combat est un sport de combat français de percussion. Il se pratique à l'aide d'un objet contondant, comme bizarrement ma propre canne. Je lui fais un clin d’œil complice. Je crois que vous allez vouloir apprendre cette discipline, apprentie avide de connaissance? Je vois un sac à dos à attache transversale au sol et je le prends. Il est parfait pour une personne sportive comme Amanda. À l’intérieur se trouve un briquet de marque Zippo. La chance sourit aux audacieux.

Pour meubler ce temps d’arrêt, je pose quelques questions à ma partenaire d’exploration. J’adore les potins ma chère. Je crois que vous avez décelé le faible que j’ai pour ma chère Amanda. Mais vous avez un faible pour un des membres de notre groupe. J’ai cru remarquer que vous passez du temps avec ce cher Barry. Vous pouvez parler je suis lié au secret professionnel. Sinon vous avez des idées pour augmenter la sécurité de notre groupe ou simplement me parler des derniers livres que vous avez feuilletés? Des fois je suis trop curieux pour mon propre bien.







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Dim 2 Avr - 18:25

Je ne cache pas ma surprise au Docteur, j'ignorais qu'on pouvait me catégoriser de "vent de fraîcheur". J'accepte cependant le compliment en souriant. Alair est particulièrement blagueur aujourd'hui et je suis toujours impressionnée par la différence de son comportement selon si c'est un entraînement ou non. Je me moque de lui et de sa tentative d'évasion de le boutique en lui tendant la robe que j'ai plié rapidement pour qu'il la range dans son sac.

- Merci !! Allons, je suis sûr que vous serez très élégant dans un costume cintré.

Le sourire au lèvre, je me dirige vers le rayon des articles féminins, m'assurant qu'il me suis. Je commence à regarder rapidement les vêtements présentés et mon dévolu se porte sur un super pull à capuche rouge avec une fermeture à l'avant. Je retire rapidement mon blouson, le pose sur un présentoir et enfile ma nouvelle trouvaille. Il est pile à ma taille et j'aime bien la couleur. Ça changera un peu du noir. Je remet mon blouson par dessus et souris à mon ami.

- Voilà, j'ai ce qu'il me fallait, vous voyez je ne suis pas si terrible.

Je ris franchement avant de répondre à sa proposition sur les cannes françaises, l'entraînant dans les escaliers menant à l'étage.

- Vous savez que je ne refuse jamais vos enseignements. Ce serait un honneur quand j'aurai maîtrisé l'escrime.

Je suis cependant nettement plus attentive suite à sa proposition. Jusqu'à ce qu'il me retourne ma remarque dans les dents. Je souris cependant, c'est vrai que le para-militaire est séduisant.

- C'est vrai que je passe beaucoup de temps avec lui. Mais je ne crois pas que ce soit le bon moment pour me concentrer sur ce genre de choses. Et puis, vous êtes probablement les deux personnes qui se rapprochent le plus d'une famille pour moi.

Et la famille, on n'y touche pas. Après tout ce que j'ai subi ces derniers mois, je ne sais pas si je survivrais si ces deux là m'abandonnaient.

- Mais je trouverai chaussure à mon pied.

C'est pas comme si ma sexualité était bridée. Et il doit quand même rester des gens biens dans ce monde autre que ceux qui m'ont recueilli.

- Mais si vous avez un prétendant ou une prétendante à me proposer, je suis toute ouïe.

Je souris de toutes mes dents, doutant de la capacité du docteur à me trouver quelqu'un dans l'immédiat et reprend sur un sujet un peu plus sérieux.

- Mais sinon, j'ai terminé les livres que vous m'aviez donné et j'ai commencé le Tao Të King. Je ne sais pas si ça me servira mais bon...

L'avantage d'avoir fait des études pendant cinq ans qui sont devenues inutiles à partir du moment où le monde a arrêté de tourné ? Je suis encore capable de lire extrêmement vite et d'assimiler tout ce que je lis. Un reste de mes dizaines d'heures passées à lire des articles scientifiques qui se ressemblaient tous.

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Mer 5 Avr - 4:01


Alair et Leïa


Vente mortelle

Je laisse l'honneur de l'escalier à ma compagne d'exploration comme l'exige la galanterie et le savoir-vivre britannique. Avoir du civisme me rapporte énormément. En toute circonstance j'ai des sourires réjouis de la gente féminine, de petites attentions et même des faveurs lors de mon jeune temps. Comme à cet instant j'ai un point de vue privilégier sur le balancement des hanches et le fessier rebondi de mon apprentie. Mais mes pensées intimes accompagnent une certaine amazone blonde ayant quelquefois des penchants de cannibalismes. Nul ne peut être parfait et souvent le cœur a ses raisons. Je ne peux m'empêcher de rire sincèrement quand elle parle de lui présenter un ou une prétendante. Je ne suis pas Cupidon ma chère. Seul conseil que je peux vous prodiguer et de sourire en tout temps. Sourire c'est de montrer les dents à la vie et de lui faire comprendre que vous n'allez jamais laisser tomber. J'apparais alors près de la charmante brunette et j'hausse un sourcil inquisiteur. Un scintillement d'espièglerie pure traverse mon regard d'acier bleuté alors que mon visage reste stoïque. Comme à mon habitude je ne suis que flegme et de classe, un fidèle serviteur de Sa Majesté dans toute sa splendeur. Donc vous désirez ma chère que je m'habille sur mon trente-six pour le plaisir de vos yeux? Vous allez surement le regretter, car je porte le tuxedo d'une manière magistrale.

Je commence à fureter dans les décombres des rayonnages. Je prends chemise, veston, pantalons et chaussures qui feront pâlir d'envie un noble lors d'une remise de prix pour un gala de charité. Lançant une œillade bon joueur à ma complice du moment, je prends un air faussement condescendant. Je vous prie de ne pas me déranger à moins de l'arrivée en catastrophe de la fin du monde ma chère. Je suis à vous dans quelques instants. J'enfile prestement l'habit hors de prix et je sors de la cabine d'essayage. Je prends la pause devant un miroir ou une giclée artérielle à fuser il y a des lustres de ça. Je viens d'augmenter le standing du survivant que je suis. Je pourrais aisément faire bonne figure lors du jubilé de Sa Majesté et je pourrais surement emballer quelques cœurs. Souriant de manière charmante et surtout invitante, je tends la main vers une Leïa surprise. Galamment je lui fais un baisemain et je relève la tête. Ma chère amie, j'aimerais que vous soyez ma cavalière pour le reste de cette journée d'exploration. Je ne peux m'empêcher de rire franchement, déridant la jeune femme et me laissant aller à un accès d'hilarité bon enfant. Je reprends mon sérieux a grand peine et j'écarte les bras pour faire quelques pas comme un mannequin de haut vol. Avouez que je pourrais être un bon parti. Croyez-vous que ce sera trop chic pour un repas conviviale avec Amanda? Je me permets même quelques pas à la Fred Astaire, faisant quelques stepettes avec ma canne, pour amuser la brunette qui doit penser que j'ai enlevé le balai que j'ai en permanence dans le fondement. Mais pour moi c'est la manière la plus élémentaire de bien paraître en société. Je m'approche de la fenêtre qui donne sur la rue. Mon port est redevenue noble et surtout digne. Ma canne frappe le sol en cadence avec mon pas alerte. Je sais que ça fait peu de temps qu'on se connaît, mais moi aussi je vus considère un peu comme membre de ma famille.

Mais mon sourire disparaît et mon air stoïque revient en force. Pointant vers la rue en contrebas, je commente l'horreur qui se présente sous mon regard d'acier bleuté. Des invités surprises fusent ma chère. Je crois que nous devrions filer à l'anglaise. Une vingtaine de cannibales, certains encore habiller des frusques d'un mariage sanglant, se presse sur les portes de l'échoppe ou nous sommes. Comme le dirait un de mes ancêtres, Taïaut ma chère, taïaut! Je replace mon sac sur mes épaule, alourdis par la robe et le second habit que j'ai pris il y a quelques instants. Quelque soit notre évasion, avec ce que j'ai sur le dos ce sera avec style et surtout une classe toute britannique.



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Jeu 6 Avr - 14:17

Je souris à sa remarque et monte les marches, impatiente de voir ce qu'il va choisir pour s'habiller. Il file dans une cabine et ressort avec un costume à noeud papillon. Il a de l'allure comme ça et on le croirait sorti tout droit d'un film.

- Ça vous va parfaitement Doc !

Je tourne autour de lui pour l'observer sous toutes les coutures. Il se porte très bien pour ses soixante ans passés. J'acquiesce quand il me demande si cette tenue est adaptée.

- Si vous arrivez à lui faire enfiler la robe, vous serez dans le même thème. Ah ah ah !

La robe est bien belle, mais il va falloir qu'il fasse rentrer sa tigresse dedans et ça, ce n'est pas gagné. Il devrait songer à l'endormir au fusil, comme les vrais tigres...

- Ok on file avant qu'on nous demande de payer !

Je lui fais signe de me suivre avant de prendre une porte au fond de la boutique. L'endroit est réservé aux livraisons et le couloir nous mène directement à une ruelle de l'autre côté du bâtiment.

- On y va Doc ?

Je souris et prends les devants. Pour ce qui est de filer à l'anglaise, c'est pas vraiment mon fort, mais j'essaie quand même d'être discrète étant donné que nous n'avons pas de chevalier servant ou de Leroy pour abattre ou brûler tout ce qui se présente sur notre chemin. Mais ça devrait être probablement assez clean entre ici et la bibliothèque.
//Est-ce que je relance un RP à la bibliothèque pour l'entraînement ? Smile Tu peux faire bouger Leïa si tu veux faire un dernier post pour conclure Wink //

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