Go Further Ft. Max

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Ven 31 Mar 2017 - 23:50

Ça fait trois jours que j'ai commencé à m'installer dans ma nouvelle demeure et même si je n'ai pas trouvé de réserve sur le long terme, j'ai quand même récupéré pas mal de truc comme du gel douche, du dentifrice et autres. Ça ne durera pas et je vais devoir me trouver des solutions fiables, comme pour l'eau, parce que plonger dans le lac après m'être savonnée, ça va bien cinq minutes mais j'ai cru que j'allais crever là-dedans. J'en ai encore la chaire de poule, mais je voulais être propre pour accueillir Max pour la première fois chez moi. Et au moins, l'eau froide m'a réveillé et j'ai l'air moins fatiguée : l'aménagement est épuisant.

J'ai sorti une casserole et l'ai posé sur mon réchaud de camping avec tout ce qu'il faut pour préparer le lapin que j'ai réussi à tirer ce matin. J'ai aussi deux trois épices et j'espère qu'il appréciera la qualité de ma cuisine, même si c'est fait avec quasiment rien, il y a quand même de la viande (dont Marley a déjà eu sa part avant que je la prépare).

J'ai essayé de me faire un peu belle pour lui, coiffant mes cheveux pour enlever tous mes noeuds, ça m'a prit une bonne heure ! Mais maintenant, je suis prête et le feu crépite dans ma cheminée. J'adore cette maison, j'aurais pu la dessiner sans qu'elle soit plus dans mes goûts. Assise dans la canapé devant la fenêtre, j'écoute du reggae sur mon smartphone en fumant une clope dans mon canapé.

J'espère qu'il va arriver assez vite, je suis super impatiente de lui montrer ma maison ! Elle est maintenant entièrement sécurisée et je suis impatiente de me lancer dans l'installation sur le long terme. J'ai une petite cabane vers la terrasse que je reconvertirai en serre dès que la pluie cessera et un projet concernant le sous sol qui communique avec le garage devant... Je suis pleine d'espoirs ce soir et il me tarde de retrouver le jeune homme à bonnet avec qui j'ai partagé quelques moments bien agréables depuis notre première rencontre.

Plus tôt dans la soirée, j'ai laissé Marley monter dans sa chambre qui s'est rapidement transformée en fumoir. Mais cette chambre pour enfants à l'origine est la sienne et il fait ce qu'il veut dedans, c'est son territoire. Je l'entends faire le con, mais ça m'arrange qu'il s'amuse tout seul ce soir. Il a l'habitude de s'éclipser lorsque je parle de Max.

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Dim 2 Avr 2017 - 2:08

Maxwell était très fier de lui. Il avait réussit, la semaine passée, à trouver une bouteille de vodka. Pas d'une qualité extraordinaire, mais l'alcool est une denrée rare. Sa dernière résolution, se sevrer, n'incluait pas l'alcool, et il était sûr que le cadeau ferait plaisir à Bernie. Elle venait de s'installer dans sa propre maison, un peu à l'écart du camp de Logan. Cette nouvelle avait beaucoup soulagé Maxwell, qui préférait que sa petite amie est un endroit stable pour vivre, où il pourrait la retrouver. Surtout aussi prêt. C'était la première fois qu'elle l'invitait dans sa nouvelle demeure, et il s'y rendait avec un presque sourire au lèvres.

Il arriva rapidement sur les lieux, qu'elle lui avait décrit la dernière fois qu'elle était passée. Un arbre était renversé devant la maison, pour en protéger l'accès. Il l'enjamba aisément, et arriva devant la battisse en elle-même. Plutôt gracieuse, elle lui rappelait un peu sa propre maison. Il observa un instant Bernie à travers une fenêtre. Elle était affalée sur son canapé, une clope au bec. Plus il passait de temps avec elle, plus il la trouvait magnifique. Un coup d'oeil plus attentif lui permit de constater l'absence de Marley, plutôt rassurant. Lui et le singe ne s'entendait pas très bien. Max retira son bonnet, et se recoiffa un peu avant de la recoller sur sa tête. Son petit rituel achevé, il frappa à la porte. Elle vint rapidement lui ouvrir.

« Salut. »

Il passa ses mains dans la nuque de Bernie pour mieux poser un baiser sur ses lèvres. Elle sentait délicieusement bon, probablement sa nouvelle douche. Ses cheveux était impeccablement peignés, incroyablement doux au touché. Il mit fin à l’étreinte et se recula en sortant fièrement la bouteille de sa besace.

« J'ai ramené à boire, c'est pas du champagne mais on fera avec. »

Les deux pieds dans le salon, il détailla précisément la pièce autour de lui, pas encore très décorée. L'arc de Bernadette était suspendu au dessus de la cheminée, et une odeur délicieuse flottait dans la pièce. Ils avaient fait bien du chemin depuis leur rencontre dans une cabane miteuse, quelques temps plus tôt.

« Tu me fais visiter ? »
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Dim 2 Avr 2017 - 2:55

Je l'entend toquer et éteint rapidement ma cigarette avant de boire un coup d'eau froide pour rafraîchir mon haleine avant de filer dans l'entrée. J'ouvre la porte et un grand sourire éclair mon visage avec un "Coucouuu !" alors qu'il vient m'embrasser. Je le serre dans mes bras, profitant du moment pour entendre les battements de son cœur, étant quand même bien plus petite que lui.
Je regarde la bouteille qu'il sort de son sac et lui souris de toutes mes dents.

- Entre ! - Et en prenant la bouteille dans mes mains - Merci !Je vais la mettre au frais.

Je cours vers un seau de neige que j'ai récupéré dans le jardin tout à l'heure et y plonge la vodka pour tenter de la refroidir au maximum avant de revenir vers lui. Je change radicalement de comportement quand je suis avec lui et c'est aussi ça qui me fait tant de bien. Je lui fais entièrement confiance maintenant. Alors qu'il me demande pour visiter, je l'attrape par la main.

- Bien sûr ! Bienvenue dans mon nouveau chez-moi !

Je commence à lui faire la visite, pointant du doigt les différents endroits du rez-de-chaussé avant d'ouvrir la porte du bureau.

- Alors là c'est la cuisine, derrière il y a le jardin. Cette porte mène au sous-sol mais j'ai verrouillé l'accès au garage. Et ici, c'est mon bureau.

Je lui montre l'endroit en question, probablement l'une des pièces dont j'ai le plus vite pris possession. Les cadres sont vides ici aussi, témoignant de la rupture entre ma vie d'avant et la présente tandis que sur le bureau est installé un tas de feuilles doubles avec des BD représentant les gens que j'ai rencontré et qui ont accepté d'être dessinés comme Lucas. Il y a aussi des expériences à moi comme ma rencontre avec Max, Robert, et celle avec Logan. Sur une étagère, j'ai déposé le dessin que j'ai fais devant Karine et que j'ai récupéré ensuite représentant la mort de ma mère. Je l'ai séparé de la ligne de Karine que je lui ai rendu. Je ne risquais pas de lui reprendre ça. Je tenais juste à ce dessin, en souvenir d'une magnifique rencontre.

Je fais faire le tour de la pièce à Max pour qu'il voit un peu à quoi ressemble ce que je fais actuellement et prend plaisir à lui expliquer les tenants et les aboutissants même si je ne suis pas sûre que ça l'intéresse plus que ça.

- Ici, ce sont les histoires que des gens que j'ai rencontré ont vécu et ont accepté de me raconter. C'est eux qui font ce qu'ils veulent dans les bulles. Ça, c'est mes propres rencontres, dont la notre - je souris timidement - et ça... c'est mes souvenirs à moi.

J'ai quand même pris soin de ne pas représenter notre rencontre au complet sur ma BD, gardant la partie la plus intéressante pour moi-même. Malgré cette partie qu'il connait déjà pour l'avoir vécu avec moi et la rencontre avec le Fossoyeur que je n'ai pas jugé utile pour mon propre bien de représenter, préférant éviter de penser à ce malade, beaucoup de mes rencontres ont déjà été mises sur papier, avec des histoires des gens ou de mon propre point-de-vue et je me rends compte, en voyant le nombre de dessins répartis sur le bureau et en général dans le reste de la pièce, qu'il a un aperçu presque complet de ma vie depuis le début de l'apocalypse. Je le regarde lire rapidement certaines de mes pages et me retourne vers le salon pour écouter si Marley a arrêté de faire du boucan. Il n'y a plus vraiment de bruits et je pense qu'il dort plus ou moins, il fait déjà noir dehors.
Je ne m'attends pas à plus de question et me rapproche de lui pour déposer un baiser sur sa joue avant de le tirer par la main pour monter les marches de l'escalier. Arrivés en haut, je désigne les quatre portes une à une, de la plus proche à la plus éloignée.

- À gauche c'est la chambre de Marley qui donne sur la rue. En face, c'est une chambre vide, j'ai pas encore décidé quoi en faire. - J'ouvre la porte en question pour lui montrer l'espace qui servait autrefois de débarras et que j'ai vidé de tous ses objets devenus inutiles - La porte en face, c'est une salle de bain et au fond, la suite parentale.

Je l'entraîne directement là-bas pour lui montrer ma fierté : la chambre avec balcon donnant sur le lac, salle de bain privée et le dressing vide. Je me retiens cependant d'ouvrir la baie-vitrée, préférant éviter que le vent ne s'engouffre là où je vis.

- Et voilà ! Qu'est-ce que tu en penses ?

J'ai un grand sourire aux lèvres et suis très fière de moi. Même si ça doit sembler très essentiel pour Max qui vit dans une communauté où je crois même qu'il y a déjà l'eau courante.

- Je sais que c'est pas grand chose, mais je me sens bien ici.

Je l'embrasse tendrement, heureuse de le recevoir enfin "chez moi", comme ça se faisait avant et lui propose de redescendre dans le salon. La vodka doit être froide et le repas prêt.

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Dim 2 Avr 2017 - 17:45

Le bureau de Bernadette était la pièce la plus remplie, tout était recouvert de ses dessins. Maxwell en attrapa un au hasard, et compris vite qu'elle avait représenté ses rencontre avec beaucoup de survivants depuis le départ. Le style est très agréable, et le replongeait à l'époque où il lisait des comics à la bibliothèque de la prison. Il ne comprenait toujours pas comment ces derniers étaient arrivé là bas, mais peut importe. Une des planches attira son attention, et la scène qui y était décrite lui était familière. C'était leur rencontre, en un peu édulcorée. J'avais vraiment une sale gueule comme ça ? 

Le dessin était assez réaliste, et Maxwell ne ressemblait à rien ce jour là. Le teint cireux, les cernes énorme et les traits tirés, le portrait que Bernie tirait de lui était assez ressemblant. Une autre des planches représentait la rencontre entre elle et Logan. Il se promit de les lire toutes plus en détails plus tard, si elle l'acceptait, et la suivi pour le reste de la visite.

L'étage était un couloir, avec quatre pièce. Sans surprise, l'une d'entre elle était la chambre de Marley. Il était préférable que ce petit démon est sa propre chambre, sans quoi la maison aurait vite fait d'être transformée en fumoir. Même lui et Bernadette réunis n'avait pas une consommation de tabac aussi grande que le petit singe. Aucun bruit ne venait de la pièce, ce qui signifiait que le petit animal était soit endormi, soit sorti. Ce qui convenait tout à fait à Maxwell.

La plus grande des chambres de l'étage était celle que Bernie avait choisie pour s'installer. Elle était plus spacieuse que la sienne, et le lit avait l'air très confortable. Il espéra qu'ils auraient bientôt l'occasion de le savoir. La visite terminée, il donna son avis sur la nouvelle demeure de sa compagne.

« C'est super comme baraque. »

Il lui fit un grand sourire. Il pensait très sincèrement ses mots, mais il avait toujours du mal à exprimer ses sentiments, et il espérait qu'elle ne le prendrait pas mal. Ils s'embrassèrent, et redescendirent pour se préparer à manger.

« T'as de la vaisselle quelque part ? »
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Dim 2 Avr 2017 - 19:39

Je l'entraîne dans le salon, toujours aussi souriante. Je sors la bouteille de la neige et lui tend avec deux verres avant de pointer un des placards à ma droite.

- Merci ! Tout le reste est là !

Je brandit la casserole dans laquelle le repas à base de lapin et de quelques pommes de terres que j'ai ramassé dans un champs. Je dispose le repas dans les deux assiettes et attrape mon verre de vodka pour trinquer.

- À une installation réussie.

Je goûte mon repas et suis intérieurement très fière de mes capacités de cuisinière. C'est bien aromatisé et les épices que j'ai piqué ici et là font un très bon effet.
Je bois ma vodka et m'accroche à la table devant nous en poussant un râle ayant pour but d'éteindre le feu dans ma gorge.

- Mon dieu ! Je ne me souvenais pas que c'était aussi fort...

Je souris néanmoins, je n'ai pas bu d'alcool depuis ma rencontre avec Robin où nous avons simplement trinqué à une collaboration sympathique. Ce soir, j'ai d'autres plans en tête et la survie de la bouteille à la soirée est une variable que j'ai pas réussi à quantifier.

- Tu sais, tu peux passer quand tu veux. Je suis toujours heureuse de te voir.

Je lui lance ça entre deux bouchées de lapin et affiche un sourire un peu mielleux. Si je me voyais à cet instant... Mais ce n'est pas le cas et je termine mon assiette assez rapidement. Après l'avoir déposée sur la table devant nous, je m'installe plus confortablement dans le canapé, me resserre un verre et me colle contre lui en sirotant ma vodka comme une petite grand-mère.
Je sors mon paquet de clope et lui en tend une pendant que j'allume la mienne avec ma main libre.

- Tu m'as manqué.

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Mar 4 Avr 2017 - 21:42

Le repas fut délicieux, et ils trinquèrent à la nouvelle installation de Bernie. Ça faisait longtemps que Max n'avait pas bu de vodka, et sa gorge le brûlait affreusement. Sa tête se mettait déjà à tourné, preuve qu'il avait intérêt à faire attention.

« Je viendrais tout les jours, si j'avais pas Fort Hope. »

Il avait déjà pensé à tout plaquer pour s'installer avec elle, mais sa précédente expérience de vie avec une petite amie c'était soldée par un échec, et il se sentait redevable envers Logan et son groupe, auquel il voulait apporter sa capacité de travail. Cela dit, Bernadette n'était pas une cannibale avec des tendances psychopathique, et Logan pourrait sûrement se débrouiller sans lui. Mais il préférait attendre, au cas où.

Après le repas, et quelques verres, Max ne tenais plus debout. Enfin, il aurait eut du mal à couvrir une longue distance, surtout en devant rester discret. Heureusement, il n'avait pas prévu de rentrer le soir même. Ils s'affalèrent dans le canapé, et Bernadette se colla contre lui en sirotant sa vodka. Il avait pour sa part laissé le godet sur la table, pour le moment.

Il la trouvait adorable. Il ne s'était vu depuis… Une petite semaine ? Et il lui manquait déjà. Bon, il aurait menti en disant qu'elle ne lui avait pas manqué, un peu chaque soir quand il s'endormait seul, et un peu chaque matin quand il se réveillait. Mais peut-être par pudeur, il ne répondit rien et se colla d'avantage contre elle, enroula un bras autour de ses épaules. Sans trop y réfléchir, il exprima le fond de sa pensée.

« T'as déjà pensé à avoir des enfants ? »

La phrase était à peine prononcée qu'il la regrettait déjà. Il maudissait les quelques verres qu'il avait bu un peu vite, et priait pour que Bernadette ne s’offusque pas. Peut-être parce qu'il n'avait jamais eu de parents, Maxwell pensait que la famille comptait beaucoup. Il avait été élevé par ses grands-parents, et avait toujours senti qu'il lui manquait quelque chose. Son séjour en cabane n'avait rien arrangé, puis qu'il avait vu de nombreux détenus ne tenir que pour voir un fils ou un petit frère aux heures de visites.
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Mer 5 Avr 2017 - 8:13

Je souris à mon amant avant de reprendre la parole pour le rassurer.

- T'en fais pas, je suis juste contente de te voir. Je sais que t'es occupé là-bas.

Même si pour le moment, je ne vois pas vraiment ce qu'ils font de mieux que moi. Vu comment je m'installe bien en ce moment, je pense que d'ici deux mois, je serai capable de les surpasser dans mon confort de vie.

Je porte le verre à mes lèvres en l'écoutant à nouveau et recrache tout devant moi quand il me parle d'enfants. Non, tu peux pas me faire ça !
Je ne bouge pas de ses bras mais je baisse la tête.

- Je ne peux pas, comment je ferais ? Regarde-moi, il n'y a pas de docteur, pas d'hôpital et je ne sais même pas si je suis capable de m'occuper d'un bébé Max ! Ne me dis pas de venir à Fort Hope, on en a déjà parlé.

Et je lui avais opposé un non catégorique qui reste invariable. Je ne veux pas vivre avec plein de gens tant que je ne supporte pas la présence de plus de trois personnes, je ne serais pas bien là-bas.
J'ai envie de pleurer tellement je me sens pathétique, mais je ne me sens pas prête. Je suis quand même obligée de reconnaître un détail.

- Mais oui... J'y ai songé.

Je m'abstiens de donner un non catégorique. Je ne sais pas s'il y tient et je ne veux pas qu'il me laisse tomber. Je suis dans une situation très inconfortable là. Je ne m'inquiète pas à propos de mon singe, il accepterait un bébé sans aucun problème. Mais ça me fout tellement la trouille d'envisager cette éventualité. J'ai réussi à éviter d'avoir à avorter pendant toute ma vie d'adulte en craignant le jour où quelqu'un voudrait un enfant avec moi. Je pensais avoir enterré cette peur avec mon rêve de visiter l'Inde.
Je redresse la tête pour le regarder dans les yeux et sonder son âme.

- Et toi ? Tu en penses quoi ?

Après tout, on est deux dans cette affaire. On sait pertinemment tous les deux que si on fait un môme, j'aurai plus le temps de faire grand chose d'autre et je serai trop fatiguée. Marley est gentil mais il est incapable de s'occuper correctement de moi. Et avec mon refus de rester plus de 24 heures à Grand Marais, ça voudrait dire qu'il faudra quelqu'un pour veiller sur moi et je ne veux pas lui imposer ça. Il est bien avec son groupe et je le comprends. Mon cerveau est en train de bouillir mais je ne me laisserai certainement pas mettre en cloque avant qu'il m'ait proposé une solution viable. J'ai les neurones qui fonctionnent à cent à l'heure, au moins, il m'a dessoûlée. Je l'embrasse avant qu'il réponde, pour lui montrer que je ne lui en voudrai pas d'en vouloir. Après, si pond un mini-max, ça va compliqué tout mon mode de vie et je suis plutôt du genre à éviter les problèmes. Je commence seulement à récupérer les trucs pour faire mon jardin et je ne sais pas encore si la récolte sera bonne, j'ai aucune idée de comment sera mon avenir.

Mine de rien, je n'oublie pas ma mère qui s'est sacrifiée pour me donner une chance de vivre. Je sais qu'elle avait toujours rêvé d'être grand-mère, je ne lui ai jamais donné ce plaisir et je m'en veux encore pour ça.

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Ven 7 Avr 2017 - 0:36

Maxwell avait lancé l'idée un peu en l'air, sans vraiment y réfléchir, et il le regrettait amèrement. Il devinait sous la couche d'énervement de Bernadette un désespoir latent. L'alcool servait de catalyseur dans la métamorphose de sa douce ivresse euphorique en oppressante culpabilité. S'il avait toujours plus ou moins voulu avoir des enfants, il n'avait jamais réellement songé aux détails techniques, comme la grossesse, que ça impliquait. Pour lui, c'était un moyen de laisser une trace, d'enseigner quelque chose. Et aujourd'hui plus que jamais, il pensait que l'humanité avait besoin de nouveaux membres.

Dans un contexte comme leur mode de vie, la question de l'accouchement était importante, et certainement pas évidente. Cela dit, il y avait un médecin à Fort Hope, et Max était certain qu'elle était capable de faire accoucher Bernadette. Après tout, si Logan et Oliver avait pu mettre au monde Octavia, pourquoi pas Bernie ? Il se garda de partagé ses idées, de peur qu'elle ne s'emporte encore plus. Mais elle lui demanda d'exprimer son avis sur le sujet, et il essaya de rassembler ses esprits.

« J'ai toujours plus ou moins voulu avoir des gosses. Ça me semblait logique, et ça l'était là où je vivais. Les enfants c'était la seule façon de laisser une trace. »

Il fit une pause. Sa tête tournait, et les idées étaient un peu confuse. Il avait l'impression de parler au ralenti. Il essaya de mettre de l'ordre dans ce qu'il voulait dire avant de l'exprimer.

« Et puis des enfants c'est une famille, et c'est la seule chose sur laquelle on peut compter. J'ai jamais eu de famille, et j'ai toujours imaginé que… Je sais pas. Ça m'aiderait. En prison, c'était la seule chose qui faisait tenir au moins la moitié du camp minimal. »

Il s'arrêta soudainement de parler. C'était la première fois qu'il évoquait son passage en cabane devant Bernadette, ,et jusqu'ici il essayait de retarder ce moment. En priant pour qu'elle ne lui en veuille pas, il bredouilla :

« Merde… M'en veut pas. »

Maxwell n'osait pas relever les yeux. Il avait peur de la réaction de celle avec qui il partageait désormais sa vie. L'ancien détenu se sentit comme dans un tribunal, attendant la sentence de son juge.
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Ven 7 Avr 2017 - 4:00

Tandis qu'il m'explique son point de vue, j'observe les réactions sur son visage avant de me serrer à nouveau contre lui.

- Je ne t'en veux pas. Je comprends.

Je m'en veux quand même de le priver de ça. C'est vrai que j'ai éprouvé aussi ce besoin de laisser une trace, mais je n'ai jamais pensé à un être vivant, si une plante à la limite, mais pas un enfant. Ça me paraît complètement fou et puis... Je viens de me rappeler un truc, ça veut dire plus tabac pendant un sacré moment aussi.
Je ne savais pas qu'il avait été en prison et même si j'ai froncé les sourcils un instant en apprenant ça, je m'en fout. Mon meilleur ami a passé quelques mois en cabane aussi et j'ai toujours trouvé le système judiciaire totalement stupide, donc je ne risque pas de lui en vouloir pour ça. C'est le passé et il y a eu la fin du monde depuis.

- Je...

Merde, qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ? Que je l'aime, mais que l'idée même d'avoir une famille fait partie des choses que j'ai fuis toute ma vie ? Ce dont il parle, c'est exactement ce qui m'a toujours déprimé.
Il y a une autre idée qui me hante en cet instant, s'il meurt, je suis bien dans la merde, avant ou après l'hypothétique accouchement...
Il y a quand même un truc qui m'empêche de continuer. C'est la troisième fois que j'ai une discussion à propos d'enfants avec une relation et les deux premières fois, j'ai refusé l'idée de manière catégorique. Comment ça s'est terminé ? Je me suis retrouvée toute seule les deux fois et je sens que ce sera la même chose. Sauf que je me suis vraiment attachée à Max et c'est une des seules personnes à ma connaissance qui n'ait pas viré fou.

- Je... veux bien essayer. Mais promets-moi de ne pas me laisser toute seule. Je suis pas sûre d'en être capable.

J'expire l'air que je retiens depuis plusieurs secondes avant d'essayer de me détendre à nouveau. Sa question m'a tellement stressée que j'en ai mal au dos maintenant.

- On va faire un bébé ?

Je ne suis même pas sûre de mesurer toutes les implications de cette phrase, mais c'est quand même une sacrée étape. Moi qui était heureuse d'avoir une ligne d'enfer... Je ne sais même pas si je suis fertile, mais je vais devoir me préparer à cette éventualité. Ça me semble quand même complètement dingue, même si c'est vrai que la plupart des capotes seront bientôt périmées.

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Ven 7 Avr 2017 - 17:34

Elle ne lui en voulait pas d'avoir fait de la prison, ni de ne pas lui en avoir parler. Elle l'avait peut être deviné, à force qu'ils passent du temps ensemble. Les traits de son visage se détendaient de façon visible. Le silence se faisait moins oppressant, et le couple restait silencieux, face à face. Plus Maxwell regardait Bernadette, plus il réalisait à quel point elle comptait pour lui. Plus que toute les femmes avec qui il avait jamais été. Et même si ça lui faisait un peu mal, plus qu'Emily. Il lui fit un grand sourire en lui répondant :

« Je te laisserais jamais seule. Je me casserais pas comme un gros fils de pute en te laissant avec un bébé.»

Bien qu'il soit littéralement un fils de pute, une des seules qualités souvent soulignée par ses anciens employeurs était sa loyauté. Même s'il avait autrefois été infidèle, chroniquement, avec sa copine. Un dernier problème hantait son esprit, Fort Hope. Quand Bernadette parlait de rester avec elle, cela impliquait il d'abandonner sa communauté ? Il rangea ce problème dans un coin de sa tête, pour quand il serait moins bourré.

Il se releva pour aller chercher son verre abandonné sur la table, et le fini cul sec. Sa tête tourna un peu, et il rattrapa la bouteille pour le remplir à nouveau. D'un air stressé, elle lui demanda s'ils allaient vraiment faire un enfant. Dans un demi sourire, il marmonna une réponse :

« Si t'es sûre de ce que tu veux, c'est pas impossible. »

L'ancien détenu alla s'asseoir, ou plutôt s'affaler mollement, sur le canapé aux cotés de sa compagne. Il avala de nouveau le contenu de son verre, et décida qu'il serait plus sage de reposer la bouteille. En voyant l'air inquiet de Bernie, il décida de temporiser un peu.

« On est pas obligé de faire ça maintenant, je veux dire… Y a besoin de matos pour ce genre de truc. Un berceau, tout ça tout ça. »

Rien n'était pressé, après tout.
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Ven 7 Avr 2017 - 20:06

Je suis à deux doigts d'exploser de rire. Mais un rire nerveux, pas un beau rire franc. Si je suis sûre de moi ? La seule chose qui est certaine, c'est que j'ai la trouille comme jamais.
Je glisse mes doigts dans ses cheveux avant de reprendre la parole, essayant de nous rassurer comme je peux.

- On pourrait au moins commencer par ce qu'on sait faire. On verra pour le berceau ensuite ? Non ?

La vodka fait son effet et j'ai la tête qui tourne. Mais si il veut que je porte un enfant, il faut profiter de l'occasion parce que je ne suis pas du tout sûre de ma décision et je pourrais vite revenir dessus et devenir très chiante dès que j'aurai dessoûlé. Et puis... Enfin on va pouvoir se passer des capotes. Je commence à en avoir mare de le sentir enfermé dans ces petits tubes de plastique.

- Viens-là, je veux un Max miniature.

Je dis ça en me tenant à ses cheveux et me laisse partir en arrière, l'entraînement sur moi. Je suis impatiente de voir ce que ça va donner sans protection. J'espère qu'il n'a pas de MST... Ce serait pas de bol quand même. Mais il a l'air d'aller de mieux en mieux et s'il était pâle et avait des valises sous les yeux à notre rencontre, il a l'air plus reposé maintenant. Donc il ne doit pas être malade. J'arrête de le tripoter, une main posée sur le bouton de son jean et le regarde dans les yeux en souriant.

- En fait, j'aimerais bien inaugurer la chambre parentale ?

Elle... porte bien son nom celle-là. Je ne suis pas croyante, mais les superstitions, c'est une autre histoire et j'ai tendance à penser que ça nous porterait chance. La pression est assez forte et j'essaie de l'oublier en me concentrant sur l'homme dont je retire le bonnet en même temps que le T-shirt.
Je le laisse décider mais je sais qu'il n'aime pas trop Marley et sa chambre n'est pas fermée à clés, ce qui veut dire qu'il peut rappliquer à tout moment, alors que ma chambre a un loquet à l'intérieur. Mon haut tombe par terre et j'enroule mes bras autours de sa nuque pour qu'il me soulève avant de m'emmener en haut. J'espère qu'il est assez fort pour me porter et monter les marches en même temps. Mais bon, j'ai pris conscience que j'étais un poids plume et je ne devrais pas lui poser trop de problème. Avant qu'il ne m'embarque, j'attrape la bouteille de vodka pour en boire encore un peu pendant qu'il monte les marches.

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Ven 7 Avr 2017 - 23:54

En sentant le poids de Bernadette s'ajouter au sien, il commença à tituber. J'ai aucun centre de gravité putain. Elle était plutôt légère mais il avait déjà du mal à marcher droit seul. Ne voulant pas gâcher ce moment, il se concentra au maximum pour pouvoir la garder contre lui. L'escalier fut une épreuve difficile, mais en faisant preuve d'une grande détermination, il arriva en haut sans problème.

Ils entrèrent dans la "chambre parentale", et Max se laissa tomber en arrière sur le lit. Il apprécia tout le moelleux du matelas qui accueillit sa chute. Il était à peine installé que Bernie grimpa sauvagement sur lui, pour s'installer à califourchon. Il glissa ses mains jusqu'à sa nuque pour la ramener contre lui. Il aimait plus que tout sentir le contact de sa peau.

Le bas de Bernadette voltige à travers la pièce, très rapidement suivi de celui de Maxwell. Il l'attrapa par les hanches et l'installa sous lui. Putain, la flemme d'aller chercher une capote. Il mit quelques instants à se rendre compte de la stupidité de son réflexe et gloussa stupidement. Pourtant, sa dernière fois sans capote ne remontait pas à si loin que ça.

Sans compter ses rapports avec les hommes, Max avait été avec Janis, qui avait la chance d'avoir un stérilet encore en état de marche. Du moins, il l'espérait. Janis avec des enfants était la dernière chose qu'il avait envie d'imaginer.

L'homme laissa sa bouche aller mordiller l'oreille puis la nuque de Bernadette, chassant l'image de son ancienne petite-amie de son esprit. La tension montante de la situation, qu'il ressentait jusqu'au fond de ses entrailles, le poussa à accélérer le pas. Il s'arrêta pourtant, un instant avant que l'irréparable ne soit commis :

"T'es sûre de toi ?"

Les deux était probablement trop saoul pour qu'on puisse parler de consentement éclairé, mais il tenait à faire une dernière vérification.
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Sam 8 Avr 2017 - 0:52


Il a clairement du mal à me porter dans les escaliers et j'ai l'impression qu'on va se ramasser dans les marches d'une minute à l'autre. Mais il parvient malgré tout à me porter. Je laisse la bouteille rouler au pied du lit en grimpant sur lui et savoure le contact de sa peau contre la mienne.

Il s'arrête et me demande si je suis sûre. C'est une bonne question. Je ne suis sûre de rien si ce n'est de mes sentiments. Mais je refuse de le perdre parce que j'ai été trop égoïste. Il a le droit d'avoir une famille et même si l'idée ne me rassure pas, je préfère qu'il soit heureux avec moi plutôt que de me retrouver toute seule. J'ai envie de lui dire de ne pas me le faire regretter, mais ce serait juste bon à le faire redescendre de son petit nuage. Et puis, quitte à faire un gosse, autant profiter de la partie la plus agréable. Je le regarde donc dans les yeux, un sourire pointant sur mes lèvres.

- On va faire un bébé.

Ce n'est plus une question mais une affirmation et cette phrase sonne dans ma tête d'une étrange manière. Pour Maxwell, je suis prête à mettre de côté des principes qui ont dirigé ma vie entière. Je ne sais pas si c'est l'alcool ou cette simple idée, mais je me sens comme... détachée de ce qui m'entoure et uniquement focalisée sur cet homme. J'ai l'impression de me perdre mais aussi de trouver quelque chose d'autre. Comme une autre Bernadette qui aurait été en sommeil pendant plus de trente ans, une Bernadette plus courageuse, qui serait prête à prendre des risques au nom de l'amour.

Je me colle contre lui tandis que tout le reste disparaît et je sens son sexe glisser le long de mon bas-ventre jusqu'à ce que la vague de plaisir tant attendue me frappe comme une rafale. C'est toujours différent avec lui et j'apprécie ça. Je me laisse aller et oublie tous les problèmes dont nous avons discuté, imaginant simplement un Max vieillissant accompagné d'une version plus jeune de lui-même. Après un petit moment, je commence à avoir vraiment la tête qui tourne et même si je prends mon pieds, à califourchon sur lui comme ça, je me laisse tomber sur le côté et le tire sur moi avant de ramener la couette sur nous, je n'ai pas encore de chauffage et la baie vitrée rafraîchit la pièce en hiver, même fermée. Je ne suis pas fatiguée et j'espère que dans la vraie vie, faire un enfant se passe comme dans les Sims, avec un feu d'artifice.

L'idée d'un feu d'artifice sous la couette et la vision du coucher de soleil sur le lac quand je tourne la tête me font sourire. Comme à mon habitude, je lacère le dos de mon compagnon avec mes ongles en me soulevant légèrement pour l'accompagner dans son mouvement. De travers dans le lit, je laisse ma tête pendre dans le vide, lui dévoilant toute la longueur de mon cou et de ma poitrine tandis que j'enroule mes jambes autour de sa taille pour ne pas tomber. La position n'est pas des plus confortables pour moi mais les sensations sont au rendez-vous.

Grisée par ma nouvelle sécurité, je peux enfin faire du bruit pendant l'amour, chose qui m'avait manqué, retenue par la précarité de ma situation ou les voisins de Max. Je me laisse donc aller à pousser des petits cris en atteignant l'orgasme, m'agrippant de toutes mes forces au corps contracté de mon compagnon.

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Sam 22 Avr 2017 - 6:42

Il n'arrivait pas à savoir si c'était l'alcool ou les implications qu'avait eu leurs ébats, mais il était encore plus épuisé que d'habitude. L'homme s'affala mollement sur le flan, essayant de garder sa compagne dans son champ de vision. En vain, car ses paupières lui paraissait peser des tonnes. Un vague regret lui passa, raflant ce qu'il lui restait d'énergie. Ils auraient peut-être eut des choses à se dire cette nuit, dont ils n'auraient peut être pas l'occasion de reparler. Alors qu'il quittait les bras de Bernie pour ceux de Morphée, il laissa échapper un grognement.

« Mh.. ai.. Mh. »

Sa version pour « je t'aime », totalement incompréhensible pour un humain normalement constitué. C'était un peu niais, mais fidèle à l'ancien taulard. Après tout, il parlait peut être à la mère de ses futurs enfants, même s'ils s'étaient rencontrés il y a à peine un mois. Il dormit d'une traite, d'un sommeil sans rêves.

Son réveil fut un rappel difficile des effets secondaires de l'alcool. Sa tête était lourde, sa bouche pâteuse et son estomac semblait tout à fait disposé à renvoyer son contenu sur le sol, le lit voir même Bernadette. La lumière qui arrivait brutalement dans la pièces lui brûlait les yeux quand il tentait de les ouvrir, mais la nausée lui faisait tourner le corps quand il les fermait. Il choisit la douleur de la brûlure, moins sournoise, et resta étendu à fixer le plafond.

Il lui fallu quelques minutes pour être de nouveau en état de réfléchir, et quelques une de plus pour rassembler ses souvenirs. De la vodka, une longue discussion avec Bernie sur leur avenir en tant que famille, un escalier, puis plus rien. Pour la suite, sa nudité parlait d'elle même. Il supposa qu'ils avaient dû faire l'amour, et probablement sans protection. Max se tourna vers la femme qui partageait son lit, afin de l'observer en attendant son réveil, et accessoirement de ne pas se noyer dans son vomi comme un blaireau sous acides s'il venait à rendre. Mieux valait salir un peu le drap, et les cheveux de Bernadette.
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Lun 24 Avr 2017 - 7:40

Je le relâche finalement et il s'effondre, complètement bourré. Finalement, ma descente n'est pas si mauvaise, j'ai la tête qui tourne comme si j'étais en pleine tempête mais pas d'autre problème. Il grogne et s'endort, au moins, j'ai mérité cet aspect de la vie d'avant : voir son mec s'endormir comme une masse après l'amour... génial. Je me laisse moi aussi emporter par le sommeil et passe une nuit relativement agitée jusqu'à ce que le soleil commence à percer mon rêve.

J'ouvre les yeux, il y a la porte devant moi et le tapis au pied du lit. Je sens Max gigoter en se tournant et le mouvement du lit est trop horrible. J'ai envie de vomir mais je dois... me... retenir... Et merde ! Je vomis tout ce que j'ai bu et mangé la veille au pied du lit, sur mon beau tapis. Raaaah !!! Je suis bonne pour aller en piquer un neuf au Ikéa plus loin. Mais maintenant que j'ai dégobillé, ça va beaucoup mieux et je me retourne vers mon compagnon.

- Nausée matinale, je m'entraîne.

Joke de femme pas encore enceinte. Je rigole en calant ma tête contre son torse mais je ne m'attendais pas à cet effet. Au moment même où je m'appuie contre lui, il vomit tout ce que contient son estomac dans le lit et sur mes cheveux.

- Aaaaah merde ! Ah ah Max t'abuses.

En vérité, je m'en fout un peu, non seulement mes vagabondages des derniers mois m'ont appris à supporter de puer, mais de toute façon je pensais déjà me laver. En plus, je m'en suis déjà mis dessus moi-même juste avant. Je me lève et lui tend la main, je ne suis pas folle à la moindre goutte de vomi mais ça ne signifie pas que j'adore en être recouverte.

- Allez viens on va se laver. Et après, j'aimerais que tu viennes voir le petit jardin que j'ai installé si on peut améliorer des choses.

Je le guide jusqu'à la baie vitrée de la cuisine et attrape le shampoing et deux serviettes pour la douche avant d'ouvrir la fenêtre pour sortir de la maison. Il y a un chemin de pavés japonnais assez pratique pour ne pas marcher dans la terre et je lui fais signe de me suivre avant de sauter de pierre en pierre en serrant mon linge contre moi, toujours à poils. On arrive finalement devant le bord du lac et je dépose mes affaires de douche avant de me précipiter vers l'échelle pour descendre. Quitte à se les geler, autant faire ça rapidement et avoir une chance de ne pas chopper la grippe.

Je m'immerge complètement et récupère le gel douche qui flotte avant de commencer à me savonner puis me rincer pour ressortir de l'eau aussi vite qu'une grenouille. Rendue très mince par le manque de nourriture comestible des derniers temps, j'ai l'air encore plus ridicule que d'habitude avec ma crinière qui, de profil, doit faire à peu près trois fois mon épaisseur. Mais bon, passons. Je récupère ma serviette et me penche au dessus du bord pour l'avertir.

- Je rentre vite, rejoins-moi quand tu seras sorti.

Je ne doute pas que ça ne tardera pas et je file en courant et en criant, pestant contre le froid qui mord ma peau et la petite brise matinale qui me donne littéralement la chaire de poule. Passer la baie vitrée est un réel soulagement et je me dépêche de lancer un feu dans la cheminée avant de récupérer des couvertures dans un placard, mon lit et foutu mais c'est pas grave je récupérerai le nécessaire et vu qu'il est responsable d'avoir pourri mon matelas, je suis sûre que Max sera d'accord pour m'aider à en monter un nouveau. Il me rejoins et je l'accueil contre moi au milieu des couvertures. J'attends quelques minutes pour qu'on soit à peu près secs et lui souris.

- On s'habille et je te montre ce que j'ai fait ? Je suis sûre que ça va te plaire.

Je pense notamment aux quelques plants de cannabis qui ont laissé sortir les deux premières feuilles il y a deux jours et qui continuent de grandir petit-à-petit, me promettant une récolte avant la fin de l'été assez conséquente. Je suis vraiment bien installée maintenant et une fois que j'aurais trouvé le moyen d'être auto-suffisante en électricité et une barricade digne de ce nom, j'aurai tout ce dont j'ai besoin pour couler des jours paisibles. Ça me laisse donc environ six ou sept mois avant d'être incapable de faire quoi que ce soit de productif pour lancer à moi toute-seule tout un système électronique auquel je ne connais rien de plus que ce que j'ai vu dans les films ainsi que construire de mes mains une barricade assez solide pour contenir une horde de morts. Ouais... Si j'ai assez de weed, je pourrai en troquer un peu avec des survivants pour qu'ils construisent ça pour moi, ça peut-être utile.

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