The Sound of silence Ft. Lïnko



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Sam 8 Avr - 20:46

Ce matin, je ne m'attendais pas vraiment à voir le sol tapissé de neige. Mais encore moins à la dizaine de centimètres qui est tombée cette nuit et qui semble s'accrocher. C'est donc dans ces conditions que je sors ma moto de la librairie devant le regard étonné de Leroy qui me propose de m'emmener. Mais ce sera une bonne occasion de profiter de la neige et de me détendre. J'ai besoin d'un peu de temps à moi. Je me suis habillée assez chaudement, enfilant mon pull à capuche terriblement chaud sous mon blouson de motard en cuir. Une écharpe nouée sous mon casque. J'ai même piqué des gants de conduite pour éviter de laisser mes doigts geler à l'extérieur.
Je démarre tandis que la roue arrière de ma moto envoie une gerbe de neige sur les marches abritées du refuge. Je conduis prudemment pour une fois, de peur que la neige ne m'envoie balader moi et ma moto.

En sortant de Detroit, c'est un paysage totalement différent qui s'offre à mes yeux. Toute la campagne est blanche, comme immaculée. Je roule sur plusieurs kilomètres en jetant des coups d'oeil aux morts-vivants qui tentent de rejoindre la route, leur pas traînant bloqué par la neige qui est beaucoup plus massive une fois la limite de la ville dépassée. Après avoir roulé pendant une bonne demi-heure de plus, je m'estime suffisamment isolée et prends un virage pour partir en direction d'une ferme. La route n'est pas aisée d'accès mais ma moto est prévue pour ça et en posant les pieds pour repartir des nids de poules, j'arrive assez facilement à la maison accolée à une grange. La porte de la grange est ouverte, mais il n'y a personne dedans. Je gare ma moto à l'abri avant de couper le contact et de prendre la clé dans ma poche et visite l'endroit pour de me diriger vers la maison.

Mes bottes de combat s'enfoncent dans la neige, je vérifie tout autour de la maison mais aucune trace de pas n'indique que quelqu'un se soit réfugié ici suite à la chute de neige. Donc ça doit être plutôt calme. La porte d'entrée est verrouillée, mais sans entretien, elle n'offre que l'ombre de la sécurité d’auparavant. Je met de grands coups de pied dedans et la serrure rouillée par les intempéries casse assez rapidement. Je dégaine mon khukuri en entrant dans la maison, mes pas raisonnant sur le plancher qui a tendance à grincer.

Personne à l'intérieur, je peux ranger mon épée et commencer à explorer un peu les lieux. Je vais en premier lieux dans la cuisine histoire de récupérer toute la bouffe que je peux. L'endroit n'a jamais été fouillé mais les produits qui sont là n'ont pas été prévus pour être laissés comme ça pendant un an. La plupart des aliments sont complètement pourris, néanmoins, les habitants étaient des fans du petit-déjeuner et en plus de mettre la main sur un pot encore neuf de cacao, je trouve un sachet de café à infuser. Trop cool ! Je les dépose sur la table de la salle à manger pour penser à les ramasser en partant et continue mon exploration. La salle de bain a l'air encore en état mais le miroir est ouvert et la trousse de premiers secours a déjà été embarquée. Je ne perds pas espoir de la trouver ailleurs dans la maison cependant. Il n'y a rien d'autre ici qui puisse m'être utile et je me dirige finalement dans le salon.

Rien d'intéressant non plus, étant venue en premier lieux pour me détendre, je me dirige maintenant vers un fauteuil qui semble particulièrement confortable et m'installe dedans. Je croise les jambes et cale mon épée contre mon genou avant de commencer à l'aiguiser. Ce geste répétitif m'aide à me concentrer mais le bruit rendait les habitants de la librairie complètement fous, le comparant à un des sons de SAW. Enfin bref, on m'a demandé de sortir pour entretenir mes armes. Je prends de grandes inspirations en regardant par la fenêtre devant moi tout en aiguisant ma lame.

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Dim 9 Avr - 11:44

The sound of silence
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Fermant machinalement la porte de son habitation, l'islandais effectua un arrêt sur image en se retournant. A mesure qu'il découvrait le tapis immaculé ayant recouvert le sol pendant la nuit, un sourire de gosse se dessinait sur son visage. Ainsi, il prit quelques minutes pour observer le magnifique paysage qui s'offrait à lui. Par Odin, qu'est-ce qu'il aimait la neige... Cela n'était pas sans lui rappeler son jeune temps, très loin d'ici, à Nenana. Et en plus d'être splendide, la poudre froide avait plusieurs avantages. D'un, elle facilitait grandement le pistage, même si fatalement, il était plus facile d'être suivi si on ne cherchait pas à recouvrir ses traces. Et de deux, si elle était tombée en abondance, elle ralentissait la marche macabre des rôdeurs.

Dans un sens, elle était également dangereuse, puisqu'elle pouvait camoufler les morts rampant, en les recouvrant. Mais c'était toute la beauté de la chose. Ayant rempli son quota d'émerveillement, Ice ajusta sa fourrure, et s'élança d'un bon pas vers la sortie de Fort Hope. Changement de plan. Une telle journée encourageait forcément à la passer dehors, sous l'éventuel demi-faux prétexte d'explorer une énième fois les alentours. Une fois à l'extérieur, le barbare se saisit de sa hache, laissant son épée à sa taille. Il choisit d'emprunter une voie qu'il n'avait encore que peu suivie, après tout, il découvrirait peut-être quelque chose d'intéressant aujourd'hui.

Effectivement, sa promenade fût riche. Il élimina quelques marcheurs à furieux coups de hache, et croisa même la piste de ce qui semblait être un lièvre. Qu'il court, et fasse sa vie. Heureusement pour lui, la zone dans laquelle Ice posait ses pièges ne s'étendait pas encore jusqu'ici. Mais, quand les jours plus chauds viendraient, qu'il fasse attention où il met les pattes... Le barbu se laissait paisiblement gagné par le souvenir de sa rencontre avec Katherine, un an plus tôt, quand un vrombissement étrange et puissant vint résonner à ses oreilles. Se plaquant immédiatement au sol, Lïnko ôta furtivement sa capuche, cherchant à savoir d'où venait le bruit, et dans quelle direction s'avançait-il. Même s'il venait d'assez loin, il l'analysa comme trop ronflant pour provenir d'une voiture. Une moto alors ? Possible. Plissant les yeux, l'islandais se redressa, et se mit en chasse de la machine.

Après plusieurs minutes de marche, il tomba finalement sur les traces du véhicule, qui s'avéraient en effet appartenir à une moto, assez volumineuse, vu le marquage. Intéressant. Qui donc se baladait en solo ? Pas quelqu'un du groupe, ça, Ice en était certain. Prudemment, il suivit alors la piste du deux roues. Cette quête lui prit un bon moment, et finalement, il aperçut le toit d'un petit bâtiment, un peu plus loin. Inutile d'être détective pour deviner que le motard s'était dirigé là-bas. La question était plutôt : connaissait-il déjà cet endroit ? Poussé par la curiosité, l'islandais poursuivit son chemin. Arrivé à proximité de ce qui s'avérait être un genre de petite ferme, il commença par en faire le tour, très lentement, se baissant pour ne pas être vu au niveau des fenêtres. Bien. Il n'y avait qu'un seul type d'empreinte, qui étaient d'ailleurs plutôt petites. La personne avait défoncé la porte, et avait pénétré à l'intérieur de la maison.

Avisant la grosse moto garée devant la bâtisse, il dû reconnaître qu'il s'agissait d'un bel engin, même s'il n'était pas fan de tout ce qui était motorisé. Hache à la main, il ôte sa capuche et entre silencieusement dans la maison. Il y résonne un son étrangement familier, comme si... Quelqu'un affûtait une lame ? De plus en plus intéressant. Malgré la démarche lente du barbu, ce putain de plancher grince. Bon. L'avantage, c'est que la lame n'arrête pas de chanter, ce qui signifie que sa présence n'est pas encore remarquée, d'autant plus que l'origine du bruit répétitif est plus en arrière de la maison. Jetant un coup d'oeil dans ce qui s'avère être la cuisine, Ice se saisit de la mince récolte certainement effectuée par le survivant. S'approchant à pas de loups du salon, il découvre une silhouette, assise dans un fauteuil, face à la fenêtre.

Hmm. Même si la situation inspire la méfiance, Ice ne peut s'empêcher de se manifester. Après tout, il a suffisamment d'expérience pour se sortir d'une mauvaise passe, et la prudence n'est de toute évidence pas son fort. Mettant en évidence les victuailles piquées dans la cuisine, il se racle bruyamment la gorge avant de lancer d'une voix amusée : « Je suppose que c'est à toi ? ».  

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Dim 9 Avr - 16:34

Alors que je commence à bien me détendre, le son de la pierre à aiguiser étant suffisamment répétitif pour donner un effet méditation à ma tâche. J'entend soudain une voix s'élever et je me relève comme un ressort en brandissant mon épée. Il y a un homme dans l'entrée du salon et je n'aime pas du tout son sourire alors qu'il tient le cacao et le café en mains.

- Tu peux.

Sans déconner c'est qui celui-là ? On peut plus sortir une petite heure de la librairie sans tomber sur quelqu'un. Au moins, ce type aux yeux bleus n'a pas l'air d'être tombé du nid comme Ross. Je dévisage l'homme et l'observe de haut en bas.

Je n'ai aucune idée d'où il vient mais ça commence à faire plus d'une seconde qu'on se regarde sans parler. Il est aussi bavard que moi ce con. Mine de rien, même si je n'ai pas les côtés du crâne rasé, je remarque qu'on a la même façon de tirer nos cheveux en arrière, cette découverte m'arrache un sourire.

- Qu'est-ce que tu veux ?

J'en sais trop rien mais je suis prête à me défendre. Je n'aime pas qu'on s’accapare mes découvertes, surtout quand il s'agit de café. Doc ne fait que du thé et mon café brûlé du matin me manque pas mal quand même. Je jette des regards à mes possessions, en attendant qu'il me les rende, un peu à la manière d'un animal mais qui s'en soucie à l'heure actuelle. Je ne sais pas si je suis prête à tuer un homme pour un sac de café et un pot de cacao mais j'ose croire qu'il ne me poussera pas jusque là.
Je me rapproche de lui à pas de loups, avant de tendre la main gauche vers lui, attendant qu'il me rende mon café.

- Rends-le moi.

Je me fiche pas mal du cacao même si ça aurait été pas mal pour les petits-dej'. Mais le café, j'y tiens, même si je dois paraître un peu conne à le menacer avec mon épée pour du café. Sans le vouloir, je lui lance un regard noir en attendant mon bien. Une autre question me vient à l'esprit, comment il est arrivé ici, en pleine campagne et est entré dans la même maison que moi.

- Tu m'as suivie ?

Je fais un moulinet avec mon épée, prête à me battre si ses intentions sont mauvaises. Je ne me ferai pas dépouiller sans réagir.

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Dim 9 Avr - 17:21

The sound of silence
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Comme il s'y attendait, le tailleur de lame bondit de son fauteuil pour lui faire face, arme à la main. Ce à quoi l'islandais ne s'attendait pas, en revanche, c'est qu'il s'agisse d'une jeune femme. Bah... Ouais. C'est un peu con, mais n'empêche qu'il était persuadé d'embêter un survivant, un mec quoi. Son sourire amusé disparaît un instant sous l'effet de la surprise. Putain, c'est une gamine en plus. Sérieux, elle doit avoir quoi ? 2o piges ? Mais bon, ça changeait pas grand chose en soi. Si ce n'est que si ça tournait mal, il ne pourrait pas la tuer. Un étrange sourire se dessine sur le visage de la fille, alors qu'elle lui demande ce qu'il attends de la situation.

C'est une vrai bonne question ça. Avisant ce qu'il tient dans la main, le barbu réalise qu'il ne s'intéresse pas vraiment aux trouvailles de la survivante. Peut-être le truc de café, à la limite, doit bien y avoir quelqu'un qui serait ravi d'en avoir, à Fort Hope. L'étincelle qui allume le regard déterminé de la brune lui fait hausser les sourcils. Ok ! Elle est peut-être jeune, mais elle à pas l'air d'avoir envie de rigoler ! D'ailleurs, voilà qu'elle s'approche de lui, souple comme un chat, jetant un coup d'oeil au petit sachet dispersible. Hm hm... Elle à l'air d'y tenir. C'est le plus naturellement du monde qu'elle tends sa main vers lui, le regard assassin, en lui ordonnant de lui rendre son bien.

Réalisant qu'il était resté muet jusque là, l'islandais se décide à lâcher quelques mots. Après tout, le silence à parfois le don d'augmenter la pression, surtout dans ce genre de situation. Et aujourd'hui, il aimerait pas que ça dégénère. Inspirant et expirant doucement, comme s'il faisait une faveur à la demoiselle, Ice lui lança le pot de cacao. « Ça, je le garde pour l'instant, t'as l'air d'y tenir. ». Suite à quoi, il fronce les sourcils face au maniement d'épée de son interlocutrice visiblement peu disposée au quart d'heure humour. « J'ai entendu ta moto. Alors, ouais, je t'ai suivie. Je pensais que t'étais un mec en fait. Tu serais pas un peu jeune pour conduire ce truc ? »

A jouer avec le feu, il avait des chances de se brûler, mais qu'importe. Cette rencontre pour l'instant froidement cordiale avait l'avantage de le distraire. Nonchalamment, il se gratta le crâne avec le bout de sa hache avant de passer en revue les moindres recoins du salon. Puis il détaille la jeune femme, de haut en bas, avant de rester sur son étrange épée, qu'il désigne d'un signe de tête « Et donc, tu viens jusqu'ici pour... Affûter cette étrange épée ? » 

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Dim 9 Avr - 17:48

Mes yeux lancent des éclairs à cet instant. Comment ça il veut garder mon café ? Il se fout de moi ? J'ai même mon permis, contrairement à Iris qui ne sait probablement même pas le nom des vitesses de son énorme moto. Je fais un haussement d'épaules à sa question.

- J'ai passé mon permis moto il y a cinq ans. J'ai l'air d'un mec ?

Et j'estime être une meilleure motarde que la plupart des glands qui se baladent actuellement sur des customs en se prenant pour les rois du monde alors qu'ils ne sont jamais montés sur une bécane avant. Il a l'air d'avoir pas mal de préjugés sur les femmes, mais je ne suis pas là pour faire de l'éducation civique. Je garde le pot de poudre chocolatée en main, toujours menaçante. Sa question est bizarre, mais légitime, c'est vrai que c'est spécial comme comportement mais on a tous besoin de se ressourcer.

- Dis celui qui se promène avec une hache. - Je laisse passer un silence puis répond. - Le bruit rendait les autres fous et j'aime bien le paysage.

Je ne vois pas ce que ça a de bizarre ? J'aime bien cet endroit et c'est calme, enfin, ça l'était jusqu'à ce que ce type arrive.

- Rends-moi mon café.

Je suis têtue, mais je ne le laisserai pas partir avant de l'avoir récupérer et pour le moment, rien d'autre ne m'intéresse. C'est moi qui l'ai trouvé, je le garde. Et puis, j'ai toujours eu un caractère de merde par rapport à ça. Je ne parlerai plus avant d'avoir récupéré mon bien. C'est ma deuxième demande et j'affermis ma poigne sur mon épée, prête à frapper. Rien à foutre que ce type soit armé d'une hache et soit bien plus grand que moi, je suis prête à me battre.
Je jette un regard à sa hache, il a aussi une autre lame à la ceinture. Même si ses armes sont relativement impressionnantes, je ne penses pas qu'il en ait d'autres à disposition et le fait qu'il ne puisse pas voir les couteaux dans mon dos et ma manche jouent à mon avantage. Je reste plantée devant lui, droite comme un i attendant sa réaction et mon café. Je n'ai pas spécialement envie de me battre avec lui, je suis venue pour me détendre, mais j'aime pas être suivie même si je peux comprendre sa réaction.

- Donne-le moi et je range mon arme.

C'est une proposition honnête. Même si je ne compte pas rester à portée de sa hache une fois mon khukuri rengainé, je suis assez rapide pour sortir mon couteau de combat en cas de besoin, et il me sera probablement plus utile que mon épée dans un espace aussi clos.

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Dim 9 Avr - 18:44

The sound of silence
Leïa & Lïnko


Le regard toujours aussi furieux, la jeune femme répond sur un ton sec. Si elle pouvait lui cracher à la gueule, Lïnko est certain qu'elle le ferait. Peut être même qu'elle y pense, en ce moment même. Quoi que, elle à l'air plus branchée coup d'épée, à l'heure qu'il est. En bon survivant qu'il est, le barbu tique à sa réplique. Les autres... Intéressant. Suite à quoi, elle réitère sa demande appuyée. Lui rendre son café. Elle semble vraiment attachée au petit sachet. Ou peut-être que la valeur vient du fait qu'elle, l'ai trouvé. Ce qui compréhensible après tout, même pour quelqu'un comme Ice, qui n'a aucune connaissance des conventions sociales. A sa place, il afficherait certainement la même détermination. Sauf qu'il aurait sûrement déjà pété un plomb, ce qui, remarque, paraît proche aussi chez la brune.

Pendant qu'elle semble aviser la qualité de son armement, il lâche simplement « Nan nan, t'as bien l'air d'une fille. En un peu plus féroce. » Plantée devant lui, elle fait alors mention d'éventuellement ranger son arme si elle n'obtient pas son précieux bien. L'islandais comprends qu'il atteint un point de non retour. La survivante a beau être jeune, elle n'en semble pas moins empotée, et elle sait très certainement se servir de sa lame. Ce qu'elle projette certainement de faire, à en juger par les flammes qui dansent dans ses iris azurs. Si le barbare ne souhaite pas que la situation s'envenime, il est grand temps de lui rendre son café.

Tout en la fixant, il s'amuse un court instant à faire glisser le tranchant de sa hache sur le revers de l'étrange épée de la jeune femme. Dès qu'elle esquisse le moindre mouvement, il effectue un prudent recul avant de lever les bras en  l'air, dans une attitude pacifique. « Ok, ok, j'arrête de t'embêter ! » puis, avant de poursuivre, il agite le saint sachet « Au moins, tu penseras à moi quand tu le savoureras. » Suite à quoi, il le dépose sur une petite table avoisinante, avant d'entreprendre d'examiner le salon. Certes, la brunette pourrait tout à fait lui enfoncer sa lame dans le dos, mais, maintenant qu'il range doucement sa hache, il se plaît à penser que ce n'est pas dans ses habitudes.

Au vu de sa précédente conduite, Lïnko est presque certain d'avoir à faire à quelqu'un possédant un minimum d'honneur, se conduisant relativement bien, du moment que cela est possible. Cela ne l'empêche en rien de rester sur ses gardes, évidemment. Toutefois, si elle tente quelque chose, il aura intérêt à faire vite, faut reconnaître qu'il a quand même abusé à jouer avec ses nerfs.
Les gens qui vivaient ici devaient avoir une petite vie bien tranquille. Le genre d'existence qu'Ice se serait bien vu mener, si les morts ne s'étaient pas ramenés... Lançant un coup d'oeil à l'amatrice de café, il ne pût s'empêcher de demander « Alors comme ça, tu fais partie d'un groupe...? »

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Dim 9 Avr - 19:06

Ce mec joue avec mes nerfs. Sans faire attention à sa remarque, je récupère le sac de café en un éclair pour le poser avec le cacao près de ma pierre à aiguiser. Je le regarde pendant qu'il observe le salon et suis frappée par sa question. Merde ! Ça m'a échappé ! Je ne sais pas trop sur quel pied danser, mais l'honnêteté semble la meilleure solution.

- J'ai eu un accident et ils m'ont aidé.

C'est suffisant pour un type que je viens de rencontrer. Je ne lâcherai jamais l'emplacement de notre camp à un inconnu et il n'a pas besoin de savoir ce qui s'est passé. C'est à mon tour de poser une question et je m'en donne à coeur joie.

- Et toi ? Tu es avec quelqu'un ou t'aimes juste suivre les gens ?

J'ai encore du mal à digérer de m'être faite suivre. Je comprends maintenant pourquoi Ghost sort quasiment tout le temps à pied. Au moins, on ne l'entend pas arriver... Je range mon khukuri dans le fourreau attaché dans mon dos et le dévisage, plongeant mon regard dans ses yeux aussi froids que l'acier. Même s'il se comporte comme un immense connard depuis tout à l'heure, je dois avouer qu'il a de beaux yeux... et je ne suis pas la personne la plus amicale non plus. Dire qu'il y en a à la librairie qui ont encore peur de moi. Je ne sais pas pourquoi mais je me retrouve un peu dans son regard. Je jette un oeil à la peau de loup qu'il porte sur ses épaules.

- C'est ta prise ou tu l'as trouvé ?

Probablement pas la question à laquelle il s'attendait surtout que je lui ai déjà demandé quelque chose. Mais sa réponse m'intéresse, s'il a réussi à abattre un loup lui-même, c'est probablement un bon combattant, je respecte ça. Barry m'a appris à ne pas sous estimer les gens et ce mec avait l'air habile avec sa hache.
Je fait pivoter le fauteuil sur lequel j'étais assise d'un coup de pied et m'installe à nouveau dedans. J'attrape ma pierre à aiguiser ainsi que mon couteau de combat qui semble sortir de nulle-part et répète les gestes que je faisais avec mon khukuri sur la lame courte. C'est ma manière de calmer mes nerfs après la pression qu'il m'a mise.

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Dim 9 Avr - 19:33

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Comme s'il allait changer d'avis et lui piquer à nouveau son précieux sachet, la brunette s'en empare pour le rapprocher de ses biens. Bon. J'ai compris. Pas touche si je veux pas perdre un bras. Une fille bien étrange. Elle ne semble pas gênée de la question du barbu, et y répond même avec ce qui semble être de la sincérité. Hm. Pas simple... Cependant, ils sont pas assez proches, et loin d'être ami pour qu'il lui demande plus de détails sur ce mystérieux accident. Le fait qu'elle en parle d'elle-même est assez étonnant d'ailleurs. Elle aurait pû lui balancer une info random, il n'aurait pas su pour autant qu'elle disait vrai... Alors, elle n'était pas du genre à mentir ? La pique qu'elle lui envoie dessine un sourire amusé sur le visage du barbare. De toute évidence, elle lui en voudra un bon moment d'avoir osé la suivre. Ce qui est compréhensible près tout. Mais qu'elle se rassure, la jeune femme aurait pût tomber sur bien pire que lui, et pourtant, il se rapprochait plus du démon que de l'ange.

Malgré le fait qu'elle ai été visiblement sincère au sujet de son mode de vie en communauté, Lïnko à du mal à se résoudre à l'idée d'en faire de même. Mais bon, hésiter trop longtemps, ça revient à acquiescer de nos jours, aussi, il choisit d'ignorer une partie de la question « J'aime bien suivre les gens faut croire. Et puis, je suis presque sûr que t'aurais fait la même chose... » Rangeant son arme, elle le fixe un bon moment. Hé. D'habitude, c'est lui qui fait ça. Non pas parce qu'il sait que certaines personnes trouvent ça déstabilisant ou quoi, mais... Bah parce que, c'est un bon moyen de savoir à qui on a affaire, voilà. Après avoir avisé sa fourrure, elle trouve le moyen de lui demander où il se l'est procurée. Elle a le don de le surprendre. C'est sûrement la première fois depuis le début de l'épidémie qu'un vivant le lui demande.

« C'est mon oncle qui me l'a faite pour mon baptême si tu veux tout savoir. Et puis, depuis que je suis arrivé ici, j'ai jamais vu de loup. T'en as vu toi ?  » Si tel était le cas, ça pouvait l'intéresser. Certes, jamais ô grand jamais il ne se séparerait de celle qu'il possédait, elle avait bien trop de valeur à ses yeux. Mais il fallait se rendre à l'évidence, un jour, elle allait perdre de sa superbe, et perdrait peu à peu sa fonction de conservation de la chaleur. Enfin, il en était pas encore là.
Faisant tourner le fauteuil à sa manière, la jeune femme s'y posa nonchalamment avant de sortir comme par magie une lame plus courte, style couteau. Comme si de rien était, elle commence paisiblement à l'aiguiser. « Hm hm. On est dangereuse à ce que je vois. Vous en avez d'autres, des trucs qui serviraient potentiellement à me tuer, Mme...?  » si la discussion devait se poursuivre, autant qu'il ai une idée de comment elle se nomme, la p'tite.

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Dim 9 Avr - 19:52

Je penche la tête sur le côté avant d'avouer ce qu'il a supposé. Je l'aurais probablement suivi pour voir où il allait.

- C'est vrai.

Cependant, je suis un peu déçue par sa réponse. Je m'attendais à ce que ce soit une de ses proies, pas un cadeau de son tonton. Je fais "non" de la tête à sa question mais je sais qu'il y en a à peut-être cinq heures de route au nord et vu son allure, ce type peut venir de n'importe où, même pas sûre qu'il soit né sur le continent. Sa déclaration est un peu décevante mais je l'envie quand même, une peau de loup, c'est classieux et je verrais bien en porter une, mais j'ai plus de chances de tomber sur un ours dans cette région et ce n'est pas la même affaire.

Sans bouger la tête, je lève les yeux pour le regarder avant de répondre. Sans savoir s'il attend de savoir mon nom ou s'il est assez con pour espérer une liste des armes que j'ai sur moi. Je lance un regard général à la pièce et lui souris.

- Il y a tout ce qu'il faut dans cette baraque.

J'affiche un rictus satisfait. C'est vrai que souvent, l'environnement peut se révéler aussi important que les armes qu'on transporte avec nous, notamment la planche à découper présente sur le bar de la cuisine ouverte et le chandelier posé sur un meuble un peu plus loin. Mais ce ne sont que des remarques personnelles et je n'ai pas l'intention de le frapper avec dans l'immédiat. Je me redresse, collant mon dos au dossier du fauteuil.

- Je m'appelle Leïa. Et toi le pisteur ?

J'ai envie de dire le pervers en référence à la façon dont il m'a suivi jusqu'ici mais je me retiens. Mes compétences en communication se sont peut-être détériorée mais je sais qu'il vaut mieux éviter d'insulter les gens. Par contre, il a pas intérêt de me faire encore un jeu de mot à la con, avec Barry qui m'appelle Star Wars et Kirasir qui se fait un malin plaisir de m'affubler du nom de Skywalker, je commence à en avoir mare qu'on se foute de ma gueule avec mon prénom, même si ce n'est pas fait méchamment. Ça aurait juste été plus simple si mon père avait été fan de Malcolm, mais il a fallu que ce soit un geek et qu'il ait deux jumeaux.

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Dim 9 Avr - 21:28

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Leïa & Lïnko


La demoiselle aux tresses acquiesce à sa supposition. C'est sûr qu'elle était carrément du style à suivre une piste, par simple curiosité, comme par nécessité intérieure. Quelque chose de nouveau vous arrivait devant le nez, bah, fallait poursuivre, chercher, découvrir. L'instinct, l'envie, peut importe. Beaucoup de survivants devaient fonctionner de la même manière faut croire. A son coup dans la pièce pour finalement affirmait qu'il lui était possible de mettre fin à ses jours avec un objet quelconque, il répondit par un léger rire. Elle avait un certain sens de l'humour, fallait le reconnaître. Pendant que la brune s'installe  plus confortablement, le barbu recule d'un pas pour poser ses fesses contre une vieille étagère remplie de bibelots semblant venir d'un autre monde.

Leïa ? Un nom bien étrange. Pour être honnête, Lïnko ne savait même pas qu'il existait  une telle appellation. A vrai dire, il trouvait ça plutôt joli. Et le côté peu courant allait bien à la jeune femme, bien qu'il aurait été incapable de dire pourquoi. Enfin, tout ça, valait mieux pas lui dire. Déjà parce qu'il avait une fierté, ensuite parce qu'il voulait bien paraître sociable aujourd'hui, mais pas glousser à coup de compliments futiles, et puis aussi parce que ça aurait sûrement paru très louche.

Quoi qu'il en soit, elle lui avait retourné la question, aussi l'intéressé répondit brièvement : « Ice. » Le fait était, qu'en plus de pas avoir de conversation, fallait avouer qu'y avait pas grand chose à dire, depuis la fin du monde, et ce, Lïnko ou pas Lïnko. Oh bien sûr, il était toujours possible de s'enquérir des informations de base, type "tu faisais quoi avant tout ça ?" ou encore "tu étais où quand tout à commencé ?" voire pire "tu as perdu des proches depuis l'arrivée des morts ?". Certes, c'était faisable, mais pour l'islandais, c'était d'un domaine plus personnel, presque intime. Aussi, il ne se sentait certainement pas d'aborder de tels sujets avec la motarde.

Alors, restait le côté pratique. Lorgnant sur la pierre à aiguiser que la survivante devait chérir presque comme un enfant, il renifla en la désignant d'un signe de tête. « Ta pierre. Tu l'as trouvée, ou tu l'avais avant tout ça ? » Bien que, quelque part, si Leïa la possédait déjà, cela aurait été légèrement inquiétant. Dans le cas contraire, le barbare aurait été curieux de savoir dans quelle zone elle l'avait découvert. Le fait était qu'il n'en possédait pas, et faisait de son mieux pour entretenir ses lames. Mais, personne n'était sans savoir que rien ne valait une bonne pierre à aiguiser, voir un fusil. C'est simple, la voir affûter si paisiblement son couteau, entendre la lame chanter... Ça l'aurait presque rendu nostalgique.

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Dim 9 Avr - 22:48

Ice ? C'est un prénom ça ? Sur le coup j'ai envie de lui envoyer mon couteau de lancer dessus, mais c'est vrai que ça lui va bien. Je le regarde, puis ma pierre, puis lui.

- C'est un cadeau.

Je souris allègrement en répondant à côté de ses espérances. C'est Barry qui me l'a prêté mais j'ai pas envie de répondre à sa question. Il n'a même pas été foutu de me donner son nom, je ne risque pas de lui raconter qui est Barry. Et puis... cette discussion décousue commence à m'amuser, chacun pose une question et l'autre répond à côté. Mais ça ne nous fais pas avancer très vite, au moins j'ai le temps d'aiguiser mes armes.

Je le laisse se promener dans la maison et termine mon oeuvre assez rapidement. La lame de mon couteau n'est pas particulièrement longue et la tâche était guère compliquée. Je me relève, range la pierre dans ma poche, le couteau dans son étui et retourne vers lui. Je remarque une boîte à outils posée au sol à côté d'un meuble à demi réparé. Je me penche, y ramasse un marteau que je vais déposer à côté de mes autres trouvailles sur la table du salon. C'est ma zone et je crois qu'il a compris que ce que je posais là était à moi et qu'il ne fallait pas qu'il y touche.

Je fais quelques pas pour me rapprocher de lui et le fixer, mes yeux brûlants de ma rage de vivre habituelle. Je suis plantée à peut-être vingt ou trente centimètres de son visage, la tête un peu en arrière pour le regarder dans les yeux. Et je ne sais pas vraiment quoi faire, j'ai envie de l'étriper, mais j'aime bien la manière dont il me répond. Je baisse finalement le regard pour observer de plus près la peau de loup. Si je l'égorge proprement, je pourrai la récupérer. Je ne suis pas sûre qu'il soit prêt à l'échanger. Sans lever lever les yeux, je pose ma main sur la fourrure, c'est terriblement doux. Je relève finalement la tête pour le regarder.

- Qu'est-ce que tu veux en échange ?

C'est une question honnête. J'ai plusieurs armes, de l'équipement utile dans les sacoches de ma moto et j'ai même trouvé un peu de café. Même si elle est sympa, je pense que la valeur sentimentale dépasse largement la vraie valeur de l'objet. Mais je suis prête à y mettre un certain prix. J'ai toujours aimé les belles affaires, cette peau : c'est le summum. Et il paraît qu'il n'y a pas plus chaud que les vrais fourrures, avec l'hiver qui s'est installé, ça peut se révéler très utile. Je le regarde avec un léger sourire en coin, il a l'air sur le cul par ma proposition, ou bien il va refuser catégoriquement, ou bien il va me faire une offre. Ma main gauche effleure ma poche et je sens les petites pierres précieuses se bousculer à l'intérieur. Le rappel de leur présence ne fait qu'accentuer mon sourire, je possède des choses qu'il ne peut pas refuser, Baptême ou non, cadeau ou non. Tant qu'il ne me demande pas ma moto ou une de mes armes.

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Dim 9 Avr - 23:26

The sound of silence
Leïa & Lïnko


Visiblement, Leïa semble ravie de répondre que la pierre s'avère être un cadeau. Hm. Dommage. Mais au final, c'est guère surprenant. Cette fille doit être le genre à qui on offre des cadeaux. Ayant d'ailleurs fini sa session affûtage, elle se relève, droite comme un I, et se dirige vers une caisse métallique, qu'elle inspecte avant d'en sortir un marteau. Ce dernier semble l'intéresser, puisqu'elle l'ajoute à la petite pile d'objets déjà sélectionnés. Le barbu l'imagine assez bien massacrer le crâne d'un mec à coup de marteau. Flippant, mais assez beau spectacle, certainement.

A présent, c'est sur lui qu'elle jette son dévolu. Ne se sentant aucunement menacé, Lïnko la laisse approcher, se contentant de la fixer de son éternel air étrange. Elle aussi, se concentre sur son regard. Ice ignore à quoi elle peut bien penser, à ce moment. Et puis finalement, il comprends, quand ses yeux brillants descende légèrement, en direction de sa fourrure. Il faut avouer que pendant un instant, son instinct prends, le dessus, et le barbare se perd dans l'observation du bas de son visage, analysant sans le vouloir la façon dont les lèvres de la brune sont dessinées. Cependant, ce court moment d'absence laisse place à un frisson nerveux quand il la voit glisser ses doigts sur sa peau de loup. Allons bon. Elle la fascine tant que ça ?

Revenant à son visage, elle lui demande alors sans gêne aucune contre quoi il l'échangerait. Putain. S'il s'attendait à ça !!! L'espace d'un instant, la surprise laisse place à une houleuse vague de colère, et il se voit clairement lui exploser le nez d'un coup de tête. Mais bon, elle est trop petite. Et puis, quand bien même il le voudrait, jamais il n'a fait de mal à une femme. Leïa affiche un petit sourire dont elle a le secret, auquel l'islandais répond de façon identique. Lentement, il se saisit d'une des tresses de la jeune femme, laissant un silence signifiant beaucoup s'installer.

Et puis, d'un geste vif, il pose la paume de sa main au niveau de sa clavicule, et la repousse brusquement. Assez pour la faire reculer d'un pas, mais pas non plus comme une brute épaisse, ne souhaitant pas l'envoyer sur le fauteuil et blesser sa fierté par la même occasion. Effaçant la moindre trace amicale de son froid visage, il lui répond fraîchement « Jamais tu l'auras. » L'idée même de s'en séparer agite de nouveau son sang. Pour rien au monde il ne ferait commerce d'un tel présent. Et si cette fille croyait que le monde pouvait lui appartenir en échange de quoi que ce soit, elle se trompait lourdement.

Se passant une main sur le visage en tentant d'inspirer doucement, il retrouva un semblant de calme, duquel il profita pour poursuivre l'échange sur un ton plus ouvert. « Je dois avouer qu'une fourrure rendrait très bien sur toi. Mais qui sait, peut-être qu'un jour on pourrait partir à la chasse au loup, toi et moi. Bien que je doute que les loups d'ici aient un poil aussi épais » Bien sûr, il se doutait que Leïa n'avait aucunement besoin de lui pour se mettre en quête d'une peau. Il s'agissait plus d'une invitation amicale, comme pour lui signifier que, malgré son précédent geste, il ne souhaitait pas que leur actuelle rencontre soit remémorée le soir même en inspirant un sentiment de haine.

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Lun 10 Avr - 1:04

Il m'attrape brusquement par les cheveux et me bloque la tête. J'attrape la poignée de mon couteau prête à me défendre, mais il m'envoie un coup qui m'oblige à me reculer et me permet de redresser la tête pas la même occasion. Il est dans un fureur froide et je sens que j'ai touché un point un peu trop sensible, même s'il me complimente par la suite. Bon, la chasse aux loups c'est pas vraiment mon délire, à la limite j'irai piquer une parka dans un magasin spécialisé. Voyant qu'il se calme, je range le couteau que j'avais dégainé prête à frapper et le regarde. Au moins, on peut dire qu'il ne m'a pas déçu dans sa réaction même si je me voyais bien rentrer à la librairie avec une peau de loup.

Je n'ai pas aimé sa réaction, mais je suis allée trop loin il me semble. Je vais passer sur l'écart de conduite. Mais il n'a pas tort sur le fait que ça m'irait bien.

- Familial hein ?

Je lui lance un rictus. Il m'a dit que c'est un cadeau de son oncle. En vérité, j'aurais probablement réagi plus violemment que lui s'il avait tenté de me piquer mes talkie-walkies. Ils n'ont pas l'air de grand chose mais c'est le dernier souvenir de mon frère et je traquerait n'importe qui s'en étant emparé. Mais le fait de le prendre à la légère joue pour moi et ce n'est pas moi qui l'ai frappé.

Je retourne finalement vers mon petit butin, un peu dégoûtée de ne pas avoir obtenu gain de cause auprès de Ice. Je le regarde par dessus mon épaule tout en inspectant une dernière fois le sac de café pour vérifier qu'il n'est pas percé.

- Tu sais, je t'en aurais donné un bon prix.

C'est vrai, vu la valeur qu'elle a à ses yeux, j'aurais pu lui laisser mes pierres précieuses, j'ai tellement de truc qui ne sont pas si utiles et beaux que ça. J'aurais peut-être même donné un peu de ma personne pour m'accaparer l'objet de ma convoitise. Mais je n'irai pas jusqu'à le buter pour ça, je ne suis pas une meurtrière. J'ai déjà tué des gens d'accord, mais jamais par jalousie.

Je n'ose plus m'approcher de lui maintenant. Il a agit en un éclair alors que je ne m'y attendais pas et que j'avais baissé ma garde comme une idiote. Je ne veux pas que ça se reproduise. S'il approche, je le laisserai faire, mais je ne suis pas du genre à répéter la même erreur deux fois, ça correspond à ma définition de la folie.
Je me retourne pour lui faire face, peut-être un peu moins sûre de moi mais ça ne devrait pas se voir...

- Du coup si je n'ai rien qui puisse t'intéresser, pourquoi tu m'as suivi jusqu'ici ?

C'est une question qui me semble logique maintenant. Qu'est-ce qu'il me veut ? Maintenant qu'il a vu que je ne faisais rien de spécial. Il est juste venu m'énerver un coup ? C'est un emmerdeur ? Difficile de faire la part des choses avec ces deux yeux bleus qui me fixent. Et puis... j'ai envie de le faire parler un peu.

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Mer 12 Avr - 19:09

The sound of silence
Leïa & Lïnko


Après son geste un tantinet agressif, la situation ne sembla pas pour autant plus tendu, ni plus fraîche. De toute évidence, Leïa ne s'en était pas offusquée outre mesure, puisqu'elle répondit par une remarque, avant de s'en retourner vers son butin du jour. Silencieux, l'islandais suit des yeux la jeune femme, attendant une nouvelle prise de parole, qui ne tarda pas. Décidément, elle lâchait pas l'affaire, bien qu'il compris que c'était plus pour l'embêter qu'autre chose. Toutefois, il remarque qu'elle a pris un peu de distance par rapport à lui, que ce soit un acte conscient, ou non. Puis, elle semble reprendre toute sa contenance, pour finalement lui demander la raison de sa venue.

Haussant les épaules, Lïnko donna une réponse simple, mais honnête.« C'est pas tous les jours qu'on croise des vivants. Et puis, je m'étais décidé pour une simple balade, histoire de profiter du paysage. Le reste, c'est simplement une affaire de curiosité. Un besoin qui s'approche certainement de l'instinct, désormais : quelque chose sort soudain du quotidien morbide, alors, tu vas voir. » Bon, ça pouvait paraître assez déprimant dit comme ça, mais ça ne l'était pas. Ice supposait que tout survivant aurait agit de même. Sauf les plus effacés, ou moins téméraires. Mais ceux-ci ne vivaient pas seuls, donc, quelqu'un d'autre s'en serait chargé. Avec un sourire, il ajouta « Même si j'avais pas prévu de tomber sur une fille qui serait pas offusquée à l'idée de me faire la peau. »

Vraisemblablement, la brune n'était pas du genre à se poser des cas de conscience si les choses ne tournaient pas à son avantage. Ce qui, désormais, était une immense qualité, aux yeux du barbare. Hésiter une seconde, ça glissait vite vers le suicide. Lassé de la solide surface boisée du meuble comme repose-fesses, le barbu se décida à s'asseoir. Le fauteuil précédent choisi par la jeune femme ferait parfaitement l'affaire. Dans un soupir de satisfaction, il s'y laissa choir. Par Odin. Il n'était pas du genre à rechigner à dormir à même le sol, mais fallait avouer qu'adopter temporairement un minimum de confort, ça faisait pas de mal.

Tout en remuant nerveusement la jambe, Ice lança ironiquement en montrant la porte de la tête « Dans le pire des cas, si ma présence te gênes, j'essaierais pas de te rattraper, promis. » Il n'attendait pas vraiment de réponse à cela. Simplement, les deux s'envoyaient quelques piques sympathiques depuis leur rencontre, et il fallait avouer que c'était plutôt distrayant, même pour quelqu'un comme Lïnko. Cette fille avait le mérite de ne pas partir au quart de tour comme s'il était un assassin se baladant avec des trophées humains, ou encore de s'enfuir sans dire un mot pour un prétexte imaginaire. Avisant soudainement la fenêtre, il reporta ensuite son attention sur son interlocutrice avant d'ajouter « T'as déjà regardé la grange ? »

Il n'avait vu aucune trace de pas pouvant témoigner qu'elle l'ai fait, mais qui sait, peut-être qu'elle en avait eu l'occasion un autre jour, et qu'elle revenait aujourd'hui pour terminer son inspection.

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Mer 12 Avr - 20:10

Je suis attentive à son explication, ça semble honnête. Un sourire apparaît sur mon visage quand il me dit que je le surprends. Certains considéreraient ce sourire comme charmant, d'autres comme machiavélique. Le fait est qu'il a l'air de s'amuser encore de la situation, je me sens quand même un peu obligée de le rassurer.

- Toute mort a un prix, je n'ai jamais tué personne sans une bonne raison.

Et pour le moment, je n'ai pas de raison suffisante pour me permettre de le zigouiller sans cas de conscience. Même si sa fourrure pèse dans la balance. Je n'arrive pas à dégager mon regard du poil gris et blanc de sa parure. Tsss, le seul con à dix kilomètres à la ronde a un truc que je veux, et il n'est même pas capable de le marchander. Où va-t-on avec des survivants comme ça ? Mais j'ai toujours eu ce que je voulais, et je finirai par l'obtenir, si ce n'est pas celle-ci, ce sera une autre. Dommage qu'il n'ait pas d'autres fourrures, ça marcherait bien en cette période pour le troc.

Je le vois s'approcher de mon fauteuil et lorsqu'il s'assied, mon côté possessif surgit dans mes pensées et j'ai une vision du grand geek de Big Bang Theory. Je me retiens de lui lancer un "that's my spot", déjà que j'ai eu du mal à récupérer mon café... Du coup je vais m'asseoir sur le canapé, toujours bien droite malgré mon envie de me relâcher. Je ne lui fais pas confiance et il attends peut-être la première occasion pour me balancer un coup de hache.

- Tu ne me gènes pas.

Le fait que tu ne sois pas d'accord pour l'échange me gène, mais pas ta présence. Je souris à sa question, surprise qu'il n'y soit pas passé lui-même.

- J'ai entendu des grognements. Suis-moi.

Je veux voir de quoi il est capable et ça semble un bon moyen. La grande n'est pas grande et il doit y avoir max trois ou quatre morts dedans. Pas grand chose donc. Je me relève et le frôle en me rendant à la porte d'entrée, il était sur mon chemin et je n'ai pas l'habitude de m'écarter. Je file jusqu'à la grange et l'attends devant la porte. Je dégaine mon khukuri et lui souris de toutes mes dents avant d'ouvrir la porte de la grange. Le soleil passe à travers le toit et les ouvertures et on a une visibilité assez bonne. Il y a deux déterrés dans la grange mais ça va aller vite. Je dessine un arc de cercle avec ma lame et l'enfonce dans le crâne de celui qui est en face de moi. L'arme courbée creuse l'os abîmé et s'arrête au niveau de son nez. Le monstre s'étale devant moi et je recule pour laisser passer le viking.

Il n'en reste qu'un et Alair m'apprends à me battre, mais aussi à juger ceux que je rencontre. Je verrai bien si c'est quelqu'un d'entraîné ou juste une brute armée avec une cape en peau de bête. J'observe ses mouvements et entre à sa suite dans la grange. Un petit cri d'animal me fait immédiatement lever la tête et remarque une espèce de petite chèvre postée en hauteur, au niveau de la réserve de foin. Elle a du grimper là pour pouvoir manger. Hmm...
Je range mon épée et sors mon couteau, un grand sourire éclatant sur mon visage.

- Super ! Diner time !

Je commence à avancer vers Ice sans trop faire attention à lui. Je le contournerai s'il ne bouge pas de toute manière, mais j'ai bien vu l'échelle permettant de monter et je suis prête à partager la bête s'il y tient vraiment. Hmm, de la bonne viande. Je me vois déjà la faire rôtir.

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Mer 12 Avr - 22:37

The sound of silence
Leïa & Lïnko


D'après ses dires, la présence de l'islandais n'est pas gênante. Bon. Tant pis. Ou tant mieux. Quoi qu'il en soit, à la mention de la grange, Leïa fait part au barbu de la possible présence de rôdeurs. Cela n'est guère étonnant, dans le fond. Reste à savoir comment se sont-ils enfermés là bas...? S'agissait-il des habitants de la petite ferme ? Avaient-ils étés conduits ici par des survivants ne se sentant pas de les achever ? Dans ce cas-là, combien pouvaient-ils être ? Certainement peu. De son souvenir et avis, la porte du bâtiment ne devait pas être hyper solide. On pouvait donc librement penser qu'ils n'étaient que peu nombreux, sinon, ils auraient fatalement réussi à sortir un jour ou l'autre.

La jeune femme se lève, énergique, et l'invite visiblement à éclaircir la situation de la grange. Réprimant un frisson dû à la soudaine proximité quand elle le frôle, Ice prends sa suite, saisissant sa hache du même temps. Une fois à l'extérieur, le barbu tique à l'étrange mais familier sourire qu'elle affiche après avoir sorti son sabre. L'expression typique de la personne ravie d'en découdre. Probablement qu'il en esquissait un semblable, quand l'occasion de faire couler sang et cervelle se présentait. Un peu comme maintenant. Sauf qu'ici, il préfère observer Leïa du coin de l'oeil. Oh, certes, il ne s'inquiète pas même une seconde quand à l'issue de l'affrontement avec les morts. Cette fille a affronté bien pire, et certainement à maintes reprises. Toutefois, il est toujours intéressant de voir les autres agir.

Finalement, l'analyse tourne court. D'un geste précis et maîtrisé, la brune enfonce proprement sa lame dans le crâne d'un pauvre marcheur, qui s'écroule là où la tueuse se tenait encore il y a une seconde. Visiblement satisfaite, elle ignore parfaitement l'ami-cadavre solitaire, et semble attendre qu'il termine. Avisant le corps putréfié ayant l'illusion de pouvoir le croquer, le barbare lui balance sa hache en pleine tête. Après un classique craquement osseux, la charogne tombe à la renverse, immobile. Lïnko récupère silencieusement sa hache, un pied sur la cage thoracique du macchabée, et commence à prendre connaissance des lieux quand une plainte étrange retentit en hauteur.

Posant les yeux sur l'auteur d'un tel bruit, il découvre avec surprise une petite chèvre bicolore. L'ayant remarquée elle aussi, la motarde change d'arme, déterminer à se faire un bon steak dans la journée. Reportant son attention sur l'animal, l'islandais se sent étrangement oppressé. Tandis que Leïa s'avance vers lui, visiblement pour aller régler son compte à la petite chèvre, les yeux clairs de Lïnko passent de la biquette à la survivante aux nattes, puis inversement. Fronçant les sourcils, il tends finalement le bras en devant de la jeune femme, pour lui bloquer doucement le passage. « Non attends !! » Le regard rivé sur la pauvre bête, il imagine parfaitement le sang de Leïa commencer à bouillonner.

Faisant volte-face, il escalade l'échelle, avant de s'approcher de l'animal, puis de s'accroupir devant lui en tendant une main dans sa direction. La chèvre, fermement plantée sur ses petites pattes, cligne des yeux en soufflant du museau. Puis, un peu loin, elle avance la tête vers la main étrangère, tendant le cou au maximum, comme si elle attendait que d'autres cervicales poussent. Après l'avoir reniflé, elle le laisse lui gratouiller l'oreille, tout de même relativement méfiante. Satisfait, le barbu passe une main sous le ventre de la chèvre, la soulève pour l'amener contre lui, et se dirige de nouveau vers l'échelle, un sourire un peu débile sur le visage. De nouveau face à Leïa, il désigne la bête d'un signe de tête. Cette dernière cesse peu a peu de remuer les pattes, et semble s'intéresser à la chaleur qu'il dégage.

« Je... Je dois l'emmener. » Bah... Ouais. Qu'est-ce qu'il pouvait dire d'autre !!! Il allait clairement passer pour un con s'il lui disait "elle est trop mignonne, regarde son petit museau ! Oh, je vais la garder avec moi !". Plutôt mourir ! Détaillant le visage de Leïa il observa ce qu'il attendait. Elle adoptait progressivement une expression qui s'apparentait à "donne moi une bonne raison de m'asseoir sur un steak, sinon je lui tranche la gorge." Par Odin. C'était bien le moment de se montrer sensible devant une mini biquette, après avoir tué des dizaines de bêtes de son espèce...

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Mer 12 Avr - 23:22

Je suis en train d'avancer vers l'échelle avec le sourire de celle qui va se taper un Big Boy dans dix minutes. Ouais, il doit bien y avoir moyen de trouver un bon 500 grammes de viande sur cette bestiole, et maman veut son steak. J'en suis presque à tendre les mains pour grimper qu'il me bloque. Mon visage change du tout au tout et je me retiens pour ne pas couper le membre qui me bloque le passage. Finalement je le laisse monter, peut-être qu'il a une super technique pour cuisiner la biquette...

En le voyant lui tendre la main, j'ai envie de lui rappeler que le stress ne changera pas la qualité de la viande. De toute manière, je serais prête à bouffer du mouton tant que c'est de la viande. Mais le guerrier la prend dans ses bras et redescend avant de me regarder avec un air stupide pour me dire qu'il "doit" l'emmener. Quoi ? C'est un zoophile ? J'avoue que je suis un peu surprise, il n'a pas l'air du genre à être autant en manque mais peut-être que l'épidémie a supprimé les gonzesses à tour de bras...? Je n'ai rien remarqué de tel pour le moment cela dit.

- Hop hop hop tu vas où comme ça ? Je veux ma moitié.

Rien à foutre qu'il veuille se la taper, si c'est son truc, il a qu'a prendre le côté arrière. De toute façon, j'avais bien prévu de séparer l'avant et l'arrière, pas la gauche et la droite... trop chiant à transporter. J'ai encore mon couteau à la main et mes jambes tremblent d'excitation à l'idée de manger autre chose que des conserves. Hmmm, de la viande bien tendre... Je vois bien qu'il ne va pas me la laisser, mais ça commence à faire beaucoup et je suis prête à zigouiller le steak ambulant d'un bon coup de couteau. Il était peut-être entre moi et l'échelle, mais je suis entre lui et la porte et je ne compte pas le laisser partir avec mon repas aussi facilement. Je n'ai pas besoin de mon épée, mon couteau sera suffisant pour la bête. Mon cerveau paralysé par l'idée de viande fraîche réussi cependant à me donner une idée. Je me détends un peu, relâchant ma posture. Quand j'ai vu la bête, j'ai automatiquement fléchit les genoux et levé mon bras armé mais je tiens à nouveau au repos.

- J'ai une proposition pour toi quand t'auras fini de baiser ta chèvre. On va quelque part où c'est possible de trouver des animaux sauvages et tu me trouves cette fourrure. On mangera la prise et tu peux garder la chèvre.

Je souris malgré tout, sachant qu'il n'a pas trop le choix d'accepter s'il veut garder sa bestiole en vie. Je ne tue pas les gens sans raison, mais ce n'est pas tous les jours qu'on tombe sur un animal vivant. Je suis cependant prête à faire une croie dessus en échange d'une fourrure similaire à la sienne. Je l'avais bien dit que j'obtenais toujours ce que je désire. Et puis... si c'est un loup ou un ours, ce sera un meilleur repas qu'une moitié de chèvre. Je rajoute cependant deux conditions, me donnant la possibilité d'obtenir absolument tout ce que je peux vouloir de lui.

- C'est toi qui tuera la bête. Tu ne le regretteras pas.

Je ne sais pas s'il a compris mon allusion. Si c'est vraiment un zoophile convaincu, tant pis pour lui mais j'ai bien envie de faire un tour de drakar sur le viking. Ses yeux m'intriguent et c'est une manière d'asseoir mes revendications. Je veux une fourrure comme celle qu'il m'a refusé, le repas qu'il m'a refusé également, le tout sans prendre plus de risques que ceux qui ont été pris précédemment et pour avoir osé me refuser quelques chose, je le veux lui également. Je demandais une seule chose, je prendrai le tout, il me doit au moins ça s'il veut espérer sortir de cette grange en vie et avec son animal ridicule.

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Jeu 13 Avr - 11:17

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Leïa & Lïnko


C'était attendu, la brune ne semble guère disposée à laisser la biquette en vie. Ignorant volontairement sa remarque visant à souligner le fait qu'elle désire la moitié de sa nouvelle amie, Lïnko gratouille pensivement le cou de l'animal, satisfait du moelleux de sa fourrure mi-longue. Il lui trouve immédiatement un prénom, mais s'abstient d'en faire part à Leïa, qui paraît détendre sa posture. La remarque déplacée qu'elle lui fait le froisse, mais autant garder le silence. A la limite, il préfère passer pour un mec qui se tape une chèvre plutôt qu'un gars qui craque pour une adorable biquette naine.

C'est une proposition honnête qu'elle lui fait. Surtout si cela lui permet de garder Nanna en vie, puisque, de toute évidence, la jeune femme ne compte pas lâcher l'affaire aussi facilement. Lui trouver une fourrure... Hm. Cela ne va certainement pas être une tâche aisée. Des récits comptés par son Oncle, la chasse se faisait à l'aide de chiens, et la traque nécessitait la présence de plusieurs hommes... Abattre l'animal , quand bien même ils arriveraient à en dénicher un, ne serait pas forcément plus aisé. Bah ouais, lui balancer une hache dans le dos, ça réglerait le souci, mais une peau trouée, c'était pas le but. Enfin. Ice partait du principe que rien était impossible.

Visiblement satisfaite de sa proposition guère refusable, elle ajoute une condition supplémentaire. Il devra se charger d'ôter la vie de l'animal, ce qui, de toute façon, aurait été le cas, faut pas abuser non plus. Lïnko ne saisit pas particulièrement la fin de son affirmation, mais cela ne doit pas être si important que ça. L'honneur d'avoir tué un loup ? Possible, et vrai, dans un sens. Mais l'islandais n'était pas du genre à tirer fierté de ce genre de choses, et encore moins de se vanter. Haussant passivement les épaules, le barbare renifle avant de répondre simplement « Ok. Tu l'auras ta fourrure. Quand est-ce qu'on part ? »

Il était possible que leur quête s'étale sur plusieurs jours. Il faudrait alors qu'il en informe Logan. Et puis, maintenant qu'il l'avait sauvée du grill, le barbu devait aussi trouver quelqu'un pour veiller sur Nanna... Quoique. Peut-être que la petite chèvre pourrait s'avérer utile, après tout. Les yeux mi-clos, cette dernière semblait bien innocente du rôle que son nouveau papa lui réservait...

Avisant sa future partenaire de chasse, il eut un rire léger « T'as une préférence pour la couleur du poil ? » à dire vrai, il l'aurait bien vu avec une peau aux reflets bruns, même si bon, il était loin d'être spécialiste de mode féminine. Certes, les loups d'ici devaient avoir un poil moins épais, mais au vu de la saison, cela pouvait tout de même être satisfaisant. « On peut dire que quand t'as quelque chose en tête, tu lâches pas facilement l'affaire. » En même temps, il comprenait l'enjeu de la proposition. Il l'avait quand même bien embêtée depuis leur rencontre, et non content de ça, il lui refusait de la viande fraîche.

Beaucoup auraient tué pour moins que ça... Comme pour accentuer le défi, il resta silencieux un instant en analysant les iris brillants de la jeune femme, avant d'affirmer « Si j'échoue, je te laisserais la mienne. » Sa propre phrase lui arracha un frisson intérieur. Mais après tout, il se devait de donner des garanties à Leïa. En effet, rien ne l'obligeait à se présenter à leur futur rendez vous, quand bien même Ice était un homme de parole, la survivante ne pouvait pas en être persuadée.  

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Jeu 13 Avr - 18:25

Je souris allègrement, victorieuse. Je le regarde de haut en bas, il a pas intérêt à me la faire à l'envers, mais c'est pas le genre. Je reprends la parole de mon ton assuré.

- On part à aux aurores dans cinq jours. Démerde-toi pour trouver une moto, on va au parc.

Le Hurron National Park, c'est la que je compte l'emmener. C'est un des plus grands parcs de la région et j'y allais régulièrement avec mes parents. Je n'y suis pas retournée depuis un bail mais je connais très bien l'endroit et j'ai déjà mon petit plan en tête.
Je souris à sa question, me voilà en train de choisir le coloris de ma parure. Ça fait du bien et j'ai l'impression d'être revenue dans une boutique de vêtements.

- Brun.

Oui brun, le gris c'est son truc, mais ça lui va super bien avec ses yeux glacials. Moi je préfère les couleurs plus foncées, limite le noir m'irait très bien aussi, mais tuer un loup noire, c'est une autre histoire.

Je souris et lui fait signe de passer devant moi. On a notre accord et je ne toucherai pas à sa chèvre, même si je ne peux m'empêcher de lui lancer un regard quand il l'a fait passer devant moi pour sortir de la grange. J'éclate d'un rire franc quand il me dit que je ne lâche jamais l'affaire. Si tu savais mon coco... Sur les trois mecs qui m'ont séquestré et battue il y a deux mois, deux sont déjà morts, je traque actuellement le troisième qui, en apprenant que j'étais encore en vie, s'est planqué un plein Detroit dans un immeuble qu'il a fortifié pour éviter que je n'arrive jusqu'à lui. J'attends juste le feu verre de Barry et Kirasir pour aller lui faire la peau.

Je retourne dans le salon et m'installe sur une chaise en bois. Le regardant dans les yeux. Sa fourrure ? Il semble honnête, et si je fais se rejoindre ses différentes affirmations, il fera tout pour me ramener une peau, il m'a lui-même dit que je n'aurais jamais la sienne.

- Soit.

Je préfère ne pas lui dire que s'il échoue, il n'aura plus besoin de s'inquiéter pour ça vu qu'il ne sera plus là pour en parler, la chèvre non plus d'ailleurs...
Je le regarde en souriant, impatiente d'être à dimanche, avant de réunir mes affaires et de fourrer mes trouvailles dans les sacoches de ma moto. Je remets mes lunettes de soleil, le casque, c'est seulement quand il pleut, et lui rappelle notre entente.

- Dimanche à l'aube, viens seul. Si t'arrives pas à te trouver une moto, viens à pied, une voiture nous ralentirait, je te prendrai derrière moi. Take Care.

Je lui offre un dernier sourire avant de démarrer ma moto dans un vrombissement puissant. Je lui fais signe avant de repartir en direction de la route. Je n'ai pas gagné grand choses aujourd'hui, mais dimanche, c'est sortie au ski. Au moins, les animaux hibernent donc ils seront plus simples à tuer et avec l'hiver, le poil sera bien épais.


// Je m'occupe d'ouvrir la suite Wink //

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Lun 24 Avr - 20:27

The sound of silence
Leïa & Lïnko


Comme quoi, malgré la routine morbide qui s'était peu à peu installée depuis la fin du monde, il arrivait tout de même que des choses improbables se produisent. Une rencontre inopinée. Une querelle fictive tout de même électrique pour un sachet de café. Une fausse bousculade quasi-courtoise. Une adoption laineuse inattendue. Une promesse de chasse au loup, et l'inconsciente mise en jeu d'une peau très signifiante sur le plan personnel. Tout ça en... quoi ? Deux heures, voire la moitié ? Une chose était sûre, c'est que l'idée de persuader Leïa de sa présence à leur rendez-vous devait être importante aux yeux de l'islandais. Promettre un tel présent, même s'il échouait à la tâche à laquelle il s'était engagé, fallait qu'il ai momentanément perdu quelques connexions synaptiques.

Avec une aisée prestance, qui devait être l'une de ses marques de fabrique, la motarde lui balança les conditions, heures et lieu de leur aventure. Elle marque une courte période de réflexion, s'imaginant certainement arborer la fourrure, afin de se décider sur un ton de pelage qui irait le mieux avec son teint ou un truc féminin du style. Finalement, elle confirme sa pensée. Brun.
A sa convenance, il devance la survivante après lui avoir renvoyé un demi sourire. Lorsqu'elle se laisse à rire franchement, il faut avouer que le barbu en est d'abord surpris. Bon, Nanna aussi visiblement, puisqu'elle s'agite d'un soubresaut. A moins que l'aura de prédatrice de Leïa ne mette en éveil son petit instinct de proie fébrile.

Cette trêve hilarante laisse place à un bref état des lieux, une fois de retour dans la bâtisse. L'analysant un instant de son regard farouche, la brune finit par rassembler ses affaires, avant de s'équiper pour reprendre la route. A sa dernière réplique, l'Islandais fronce légèrement les sourcils. Ouais. C'est clair que l'idée d'être derrière la survivante, conduisant fièrement son bolide et sûrement à toute allure, ça le froisse un peu. Mais bon, autant ne pas y penser. Affichant lui aussi un semblant de sourire, il conclut leur entrevue par une dernière pique, avant de lui même poursuivre sa route, de son côté. « Essaies de pas mourir d'ici là. »

Étrangement ragaillardi par cette rencontre inattendue et plutôt sympathique, Ice gratouille alors pensivement l'oreille de sa nouvelle acolyte, lui murmurant très bêtement un poème en lien avec son prénom. Peu encline à être à la fois ballottée de la sorte, et bercé dans une langue étrangère, l'intéressée se contente pourtant de secouer la tête à chaque vers ou presque. Soupirant finalement face à sa propre connerie, le nordien soupire, avant de laisser ses pensées divaguer vers une tâche beaucoup plus utile : rassembler des informations pouvant mener à une tactique pour buter un loup. Brun, de préférence.  

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