[Flashback] Welcom in world of work



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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 11 Avr - 21:47




CMM était un des leadeurs dans la conception et la gestion du bâtiment industriel de luxe. Des chantiers ambitieux et atypiques côtoyaient des projets plus classiques mais non moins prestigieux.  Une réussite que le PDG avait voulue aussi imposante que le prestige de sa société en investissant dans des locaux tape à l’œil en plein Chicago. Les actionnaires avaient adorés et le cours de l’action lui garantissait une retraite de luxe dans une villa en Floride.

Mais aujourd’hui, dans cette prestigieuse tour en verre, preuve incarnée qu’un architecte avait réellement un besoin de compenser quelque chose, c’était l’émoi à l’accueil où les assistantes étaient face à « une erreur de casting évidente » dont elles ne savaient que faire.

Dans ce monde où, même les stagiaires avaient généralement leurs costumes sur mesures signés Armani et où même l’uniforme des assistantes avait été pensé par Channel, l’homme devant la réception venant pour un stage était assez détonnant.

Brenda gardait son sourire ultra maquillé, mais étudié pour donner un semblant de naturelle tel que préconisé dans les magazines. Il était à parier qu’en cas d’attaque de terroristes cette professionnelle de l’accueil aurait la même capacité à "représenter son entreprise avec classe, glamour et distinction".

« Monsieur Karlsefni. Puis je vous inviter à patienter sur le canapé le temps que je vous trouve un interlocuteur ? »

Pourtant derrière son visage si amenant et cette voix aussi posée que celle d’une animatrice de radio nocturne, c’était la panique à bord. Sous son impeccable chignon blond ses neurones s’activaient comme jamais. C’était quoi cette histoire de stage avec la Sachse Compagny? Pourquoi avait il fallut que ça tombe sur elle ? Sans parler que Brandon lui avait à peine dit bonjour ce matin en la croisant au Starbuck et que Sandy était rentrée de congés avec de nouveaux seins encore plus gros que les siens. Elle pressentait que cette journée n’allait pas être la sienne.

A peine l’homme fut il éloigné qu’elle interpela sa collègue avec une discrétion très relative au regard de la distance entre le canapé d’attente et son comptoir.

« Pssss Mandie !!! T’es au courant pour… »


Elle ne trouvait pas ses mots pour qualifier le jeune homme qui faisait vraiment tache dans le grand hall d’attente raffiné et spacieux.

Mandie regarda l’homme avec un peu de condescendance.

« C’est certainement une erreur d’adresse …
-Nonon j’ai vérifié son mail deux fois et ça carte d’identité… c’est peut être un stage « sociale » ?
-Depuis quand on fait ce genre de choses ? Ça doit forcément être une erreur. Appelles Lorelei, elle va gérer ça. »


Brenda sourit à son intelligente collègue et appela l’assistante de Monsieur Stadfor, le vice-président de la CMM. Elle était soulagée de repasser le problème à une autre personne et se concentra sur les appels téléphoniques et l’accueil de personne autrement plus présentables et conformes à sa vision de l’établissement qui lui versait son salaire.

Assez rapidement un homme qui aurait pu être la vedette d’une émission de téléréalité style The Bachelor arriva. Ses vêtements devaient couter le PNB d’un petit pays, sa coiffure était aussi faussement décontractée que son aptitude à serrer la main des secrétaires en les appelant par leur prénom. Mais il aimait s’imaginer "accessible".

D’un geste de tête elles lui désignèrent "le problème" .

« Monsieur, a priori il aurait reçu une convocation pour un stage de formation et découverte... »


Tout en maintenant son sourire colletage étudié pour avoir l’air amicale et chaleureux il regarda avec attention les documents recueillis par Brenda.

« Et qui est la personne qui a validé cette idiotie et sera bientôt au chômage… ? »

Brenda jubilait en pointant du doigt le nom de la seule personne qui multipliait facéties et excentricités encore plus agaçantes que son rire d’otarie en chaleur. Vue la façon dont le vice-président cracha son nom, et non son prénom, Brenda sentait qu’ils allaient bientôt être débarrassés d’une collaboratrice encombrante. Finalement ça allait être une bonne journée.

« Purple…. Et bien sûr, aucune validation RH. Cette femme a un toupet ! Elle se croit où ? A la tête de la CMM ? Convoquez là immédiatement.
- J’aimerais bien monsieur mais elle est indisponible, alors qu’il est déjà 9h30… elle a mis sur son agenda « sauterie en groupe»… »


Brenda était au comble de la joie de la tournure que prenaient les choses. C’est avec un air faussement choqué qu’elle avait montré l’agenda confirmant la vulgarité de Miss Purple.

« Faites un mail en mon nom au président, préparez un imprimé de licenciement et des cartons pour le bureau de Purple. »


Sur ces mots le vice-président alla vers l’ex futur stagiaire pour lui expliquer qu’il allait pouvoir dégager daredare sa tête de repris de justice de son établissement.

« Monsieur Karlsefini ou Karlsefni, je suis Monsieur Stadfor, et j’ai le regret de vous annoncer qu’il y a certainement eu une incompréhension regrettable pour votre stage… »

Il fut interrompu par l’arriver fracassante d’une rouquine parlant fort, en combinaison de parachute, le portable à la main, les cheveux en bataille.  

« Oui Bill, j’arrive là, c’est toujours un bonheur de m’envoyer en l’air avec vous, on se refait ça la semaine prochaine ? Ah ! Jason est là ! BONJOUR JASON !!!! »


Avec un signe de main elle salua le vice-président et se dirigea vers eux.

« Je crois que mon stagiaire est là, aussi, c’est vraiment un chouette projet et une bonne idée que vous avez eu, ne  vous inquiétez pas, je vais vous le chouchouter votre Nathan… »

Elle fit un clin d’œil à l’homme devant Jason Stadford et bloqua son téléphone sous son coup pour lui serrer la main et lui miner un "je suis à vous dans 5 minutes".

« … oui… je peux vous le passer oui … sans soucis Bill. On se fait une séance de tir aux pigeons d’argile jeudi ? Oui ? Super ! A très vite Bill. »


Elle tendit le téléphone au vice-président.

« Hey Jason, il y a le président qui veut te parler, a priori au sujet d’un mail qu’il vient de recevoir, il a l’air un peu grognon, bon courage…
»


C’est avec un grand sourire qu’elle le planta là, abandonnant son I phone dans sa housse fuchsia a paillettes.

« Bon, Nathan je présume, je suis Maddie Purple, c’est avec moi que tu vas passer la semaine ! Si tu veux bien me suivre avant que le clan des pestasses de l’accueil ne vienne vérifier si ma combinaison est griffée Yves St Laurent ou Gautier. »


Sans attendre sa réponse elle lui fit signe de la suivre, salua sommairement les secrétaires pour le conduire dans un dédale de couloirs jusqu’à un lumineux bureau, assez encombrés. Pas de diplôme aux murs ni de photos pompeuse avec des tableaux prétentieux et des objets d’art que seuls l’artiste pour comprendre.

A la place, entre les œuvres pâtes a sels, la photo d’elle, Juliet, sa meilleure amie et sa fille de 7 ans, un calendrier de sportifs dévêtus et un amoncèlement de dossiers empilés dans une logique qui n’appartenait qu’à la rouquine.

Sans trop se soucier de son stagiaire, elle enleva sa combinaison pour passer un tailleur plus "approprié" et essayer de se démêler les cheveux avec les doigts.

« Désolée pour ce retard Nathan, le problème avec les sauts en parachute c’est que la météo peut être capricieuse. On sait quand on s’envole mais pas toujours quand on va pouvoir descendre. Bon, parles moi de toi, ta formation, ce que tu attends du stage, ta motivation… bref le blabla habituel pour briser la glace quand on vient faire un stage. »
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I walk a lonely road
Nathan Karlsefni
Matricule n°001
I walk a lonely road
Sam 15 Avr - 13:32

[center]
Welcome in the world of work
Maddie et Nathan





Alors ça ressemble à sa Chicago " pensa Nathan en regardant les grattes ciels qui composaient l’environnement urbain de la 3em ville du pays. C’était une véritable fourmilière, les gens agissaient comme si le temps les pressait a coups de marteaux. Les trottoirs surpeuplés, des voitures avec des noms tous plus Italiens les unes que les autres. En fait c’était comme le centre-ville de Detroit, sans être le centre-ville de Chicago.
-"Merde"  chuchota Nathan avant de mettre sa capuche et de continuer sa route parmi les badauds vers l’adresse qu’on lui avait indiquée.



Son responsable l’avait intercepté tôt le matin alors qu’il était le premier à arriver dans le bâtiment. Il lui avait gueulé dessus plusieurs minutes comme quoi il avait une chance inestimable, qu’il avait été choisit pour un stage spécial et qu’il devait se bouger le cul. Le boss lui avait tellement mis la pression qu’il n’avait même pas vraiment eu le temps de se préparer à ce qui l’attendait, il devait partir avant qu’ « elle » ne parte. À peine arriver il dut repartir chez lui pour se préparer à la semaine qui arrivait. À l'aide d’un vieux sac de sport pris dans son appart, il avait emporté de quoi se changer pour une semaine et le strict nécessaire. Heureusement, le boss lui avait dit que la personne s’occupant de lui pour le stage l’hébergerait et qu’il n’avait pas besoin de beaucoup. S’en étaient suivie 5 longues heures de route dans un bus pas cher faisant la navette Detroit-Chicago où il avait fait un débriff mental de ce qu’il venait de se passer pendant les 8 dernières heures.

Déjà il n’avait jamais vu son responsable de « classe », même s'il ressemblait plus à un vieil instructeur militaire, dans un tel état d’effervescence. Il avait été le seul à partir en stage, ça allait encore jaser parmi les apprentis. Il lâcha un soupir de lassitude en pensant à toutes ces têtes de fouines, au moins il n'allait pas les voir pendant un moment. Il avait grandement envie de tous les envoyer se faire foutre, ces mecs lui sortaient par les trous de nez.
En plus de ça, il était quasiment sûr que Philip l’avait envoyé dans une entreprise pourrie dans bled paumé uniquement pour le faire chier.
" Ma va faire la gueule, ça c’est sur ".
L’apprentie n’avait pas prévenu sa copine qu’il ne serait pas là pour le dîner... pendant plusieurs jours…
Il décida de lui envoyer un message alors qu'il était encore dans le Bus et se résigna à l’appeler le soir venu s’il en avait l’occasion.

C’est au moment où il arriva à l'adresse indiquée que Nathan se rendit compte de sa connerie. Un bled paumé tu disais, se frappant intérieurement pour ne pas avoir checké le nom de la société sur internet. Le siège cette entreprise était carrément énorme, ça avait dû être un véritable casse-tête pour que ça ne se casse pas la gueule vue la forme du truc. La tour de verre devait atteindre les 200 mètres facilement et les dépassait sûrement. Pas étonnant pour Chicago, la ville ayant initié le concept de gratte-ciel aux US.

Nathan n’était pas vraiment sur de ses émotions, il hésitait entre la joie et le regret. Le stagiaire ne pouvait être qualifié de présentable, son vieux blouson et son jean troué n’allaient sûrement pas passer. D’un autre côté s’il arrivait à se faire accepter, il y gagnerait un certains prestiges et une expérience non négligeable s’ils decidaient de lui faire faire autre chose que du café.
Quitte ou double quoi. YOLO comme disent les hipsters.
C’est donc dans un état mi-effrayé mi-gonflé à bloc que le futur stagiaire s’approcha de la porte dorée de cet énorme bâtiment. Juste avant d’en pousser la poignée il vit son reflet dans la vitre. Il avait les cheveux longs comme trop souvent, une barbe assez hirsute malgré sa petite semaine d’âge, des cernes causés par les 4 heures de voyage et pour compléter le tableau il était habillé comme un dealer.
" Merde " jura-t-il une deuxième fois en enlevant sa capuche cette fois-ci. L’endroit piquait les yeux tellement il était lumineux, juste le bureau d’accueil semblait être en marbre massif avec des armatures en argents à certains endroits.

Le stagiaire blêmit en arrivant à l’accueil, même les secrétaires étaient habillés par de grandes marques. Il s’arrêta devant une femme blonde qui semblait être la seule à ne pas être occupé. Cette dernière le dévisageait l’air hautain depuis qu'il était entré dans les bâtiments.
Au début Nathan l’avait crue assez belle de loin mais maintenant qu’il s’était rapproché il voyait la tonne de fond de teint, d'eye-liner et de produit cosmétique qu’elle avait sur le visage.

-" Bonjour, j’ai été convoqué pour un stage, voici les papiers et ma carte d’identité. " Déclara Nathan en essayant de paraître le plus concis et civilisé possible. Il ne voulait pas enfoncer sa situation plus qu’elle ne l’était déjà. Il attendit une réponse qui lui indiquerait ou aller mais il n’eut qu’une demande lui demander de patienter sur un canapé non loin le temps qu’ils trouvent quelqu’un avec qui " il pourrait parler ".

Un peu dégoûté il s’exécuta de manière nonchalante en allant s’affaler sur un sofa en cuir aux pieds décoré d’or. Il ne manqua pas d’attirer l’attention des personnes discutant plus loin dans le hall excessivement grand, mais il n’en fit pas grand cas. Il était plus occupé à essayer de déterminer combien de loyer il pourrait payer en revendant le canapé sur lequel il était posté.
J’espère juste qu’ils ne vont pas tomber sur le dossier disant où j’étais en maison d’arrêt pensa Nathan. Apparemment c’était l’effervescence à l’accueil, son arrivée avait provoqué la panique dans le poulailler semblait-il. Bon, heureusement il avait Candy Crush sur son vieux téléphone, ça l’aida à passer le temps pendant que les femmes de l’accueil parlaient entre elles.
Alors qu’il venait de réussir un super-combo il fut interpellé par un homme à la coiffure parfaite et au sourire Colgate. Apparemment, il ne semblait pas être le bienvenue ici, vu le regard mauvais de l’homme qui commença à parler avec une voix de ténor.
-« Monsieur Karlsefini ou Karlsefni, je suis Monsieur Stadfor, et j’ai le regret de vous annoncer qu’il y a certainement eu une incompréhension regrettable pour votre stage… »
Connard, il n'avait pas encore prononcé son nom que Nathan savait déjà que cet homme était un connard. L'apprenti contracta sa mâchoire afin de passer sa colère sur autre chose que l'homme en face de lui. Stadfor venait de toucher une corde sensible involontairement mais ne s’en était pas rendu compte sur le moment.

Pour le plus grand plaisir du stagiaire, l’homme fut coupé par une nouvelle venue qui semblait avoir un certain don pour attirer l’attention elle aussi. La demoiselle était vêtue d'une manière assez originale, elle avait une combinaison similaire à celles utilisée par les professionnels de chute libre et avait la dégaine pataude qui allait avec. La couleur de ses cheveux était similaire à celles des explosions dans les films d’action coutant des millions d’euros. Un rouge flamboyant.
Il fallait aussi dire qu’elle avait des " atouts " conséquents malgré sa tenue qui ne lui rendait pas hommage pensa-t-il en levant un sourcil.

Mais à quoi il pensait-il lui, il était déjà maqué et fidèle en plus de ça. Bref la rousse était au téléphone avec quelqu’un et semblait assumer sa vie sexuelle avec un certain Bill. « À moins que ça ne soit un quiproquo pourri » pensa-t-il en regardant la combinaison de la femme. « Hé mais Bill, c’est aussi le prénom du grand Boss de la Sachse nan ? » chuchota Nathan pour lui-même. La rousse courait maintenant vers eux en criant Jason. Ça devait être le prénom de l’autre qui perdit son masque d’homme glacier. Il était en train de rougir, sûrement a cause d’un mélange de colère et de honte qui était clairement visible dans son regard. Tout s’enchaîna assez vite par la suite, apparemment c’était elle qui avait validé son stage et qui s'occuperai de lui apprendre les ficelles du métier.
Maintenant qu’il y pensait, il avait entendu Phil dire que le boss était quelqu’un ayant des contacts partout dans le domaine, ça expliquerait comment Nathan a eu ce stage mais pas pourquoi spécialement lui.
" Bon, retour au présent ! ", c’est ce que lui ordonna son cerveau quand la rousse lui tendit la main pour se présenter.

Maddie Purple.

-" Enchanté m"dame ", répliqua Nathan en serrant la main tendue. La femme avait de la poigne tout de même ! Elle était plutôt détendue pour une personne ayant le pouvoir d'accepter les méchants stagiaires et de moucher ce fameux Jason. Elle apportait un vent de fraîcheur dans cette atmosphère qui était aussi lourde que le marbre du bureau de l’accueil. Ce qui était tout de même assez bizarre pour Nathan qui avait pris l’habitude de ne pas se fier aux apparences et aux premières impressions.
Maddie lui intima l’ordre de la suivre ce qu’il fit sur le champ en espérant un peu éviter les regards interrogateurs des nombreux spectateurs. La rousse salua le " club des pétasses " en passant et l’emmena dans un dédale de couloirs. Droite, gauche droite, droite, gauche. Combien de centaine de mètres faisaient ce bâtiment ? Nathan avait tenté de mémoriser le chemin qu’ils avaient emprunté mais bordel cet endroit étaient carrément gigantesques. Après plusieurs minutes de marche intense dans les couloirs ils arrivèrent devant une porte avec le nom Purple gravé dans une plaque de bronze sombre.

Bien sur, la rousse ouvrit la porte comme une furie, laissant apparaître un bureau légèrement en bazar illuminé par l’unique et énorme vitre de la pièce.
L’endroit était plutôt sobre comparé au Hall d’entrée. Pas de bureau en or massif, aucun canapé en cuir en vue mais à la place, des œuvres d’art faite par une main d’enfant et un cadre photo qui était les seuls véritables décorations de la pièce.
Avant que Nathan ait fini d’analyser la pièce, Maddie commença à se changer sans véritablement faire attention à son stagiaire. Légèrement pris par surprise, il se retourna rapidement en écoutant tout de même ce qu’elle avait à lui dire. Et après l’avoir écoutez il répondit amuser.

-"Honnêtement madame je n’ai jamais fait de saut en parachute mais je crois que vous m’avez donné un nouveau but dans la vie ". Il se rappela quand même qu’il parlait à sa chef et qu’il lui devait le respect. " Eum excusez-moi pour ma désinvolture " arriva-t-il a articulé. Il prit une grande inspiration avant de commencer à parler de manière plus sérieuse.

-" Hé bien, la Schase Company a décidé de créer une cellule spécialiser en son sein afin de former de futurs ouvriers ou spécialistes en fonction de ses besoins. Moi j’ai décidé de rejoindre cette « cellule » afin d’en connaître un maximum sur les métiers du bâtiment et de pouvoir créer ma propre société après. " Il reprit son souffle, se gratta nerveusement le front et se retourna pour voir sa chef dans une tenue moins cynique " mes attentes pour le stage, je n’en n’ai pas véritablement "continua-t-il " car j’ai été prévenue ce matin pour ce stage, donc je ne savais pas vraiment vers quoi je me dirigeais en venant ici aujourd’hui… Et c’est à peu près tout " souffla-t-il.
-"D’ailleurs madame, comment je dois vous appeler ? Vous préférez que je continue à vous appeler madame ou vous voulez autre chose ?"
La rousse fit la moue, elle ne semblait pas emballée par la Madame. En même temps Nathan la comprenait, une fois un gosse de son quartier l’avait appelé Monsieur, ça l’avait foutue en rogne et l’avait démoralisé toute la soirée.

Maddie semblait intéressée par le parcours de son stagiaire, que ce dernier avait complètement sauté pour éviter le fait qu’il avait été un délinquant notoire dans sa jeunesse. Malheureusement pour elle, quelqu’un d’assez en colère frappait à sa porte, vu l’intensité des coups elle n’était vraiment pas contente. Nathan s’écarta de manière a laissé la rousse, qui était assise sur le bureau, passé et la laissa gérer le problème qui se profilait à l’horizon.
Pendant ce temps la il envoya un message à Arthur pour qu’il trouve une manière de calmer la colère de sa copine quand elle apprendra qu’il était maintenant à Chicago.
Apparemment, l’intrus était assez virulent avec sa chef. Cette dernière n’arriva pas à bloquer la femme qui força le passage dans le bureau. Cette dernière arriva face à Nathan et ne se gêna pas pour l’analyser de la tête aux pieds avant de soupirer et de lui faire signe de sortir. Ce dernier ne pouvait qu’obtempérer en voyant le regard agacé de Maddie. C’est donc un peu inquiété sur son futur que le stagiaire alla se poser contre le mur faisant face à la porte du bureau de Miss Purple.
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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Ven 21 Avr - 22:00

Maddie fit la grimace quand son jeune stagiaire l’appela « Madame ». Merde, elle se sentait vieille pour le coup. Elle prit le dossier de Nathan et fit mine de relire un point précis pour se donner une contenance.

Après tout elle avait été mariée deux fois déjà… pourtant elle se trouvait encore fraiche et jeune. Elle écouta néanmoins avec intérêt le jeune homme. Elle savait déjà presque tout ce qui avait à savoir, c’était surtout sa façon d’être et sa motivation réelle qui lui importait.

Elle ne peut s’empêcher de sourie en l’imaginant « un peu bousculé » pour atterrir dans ce nid de vipères habillées en Prada. Surtout en repensant au comité d’accueil. Certes elle avait obtenu la validation du projet pas longtemps avant de « se lancer » mais elle aurait certainement dû s’arranger pour arriver avant que Jason ne lui tombe dessus.  

Elle n’eut pas le temps d’épiloguer que l’on tambourina rageusement à la porte de son bureau. Un peu agacée elle fit signe a Nathan de bien vouloir lui laisser une minute.
Maddie essaya de ne pas lever les yeux au ciel et d’avoir l’air enjouée en voyant Juanita Carlota Smith, responsable des ressources humaines, à la porte. Avec son petit air pincé et supérieur, elle menait la vie dur à toutes les personnes qu’elle estimait presque aussi jolie qu’elle. Heureusement, elle avait une haute opinion d’elle-même, ce qui réduisait le cercle de ses victimes.

« Bonj …
-NON NE ME DIS PAS BONJOUR !!! JE NE VEUX PAS DE TON BONJOUR !!! D’AILLEURS COMMENT TU PEUX OSER ME SOUHAITER UNE BONNE JOURNÉE APRÈS TA DERNIIIERRREEEEEU BOULETTEEEEEUH!! MAIS QU'EST CE QUI T'A PRIS!!!???»


Maddie soupira bruyamment sans aucune retenue. Elle ne savait pas quel était le micro drame du moment à la machine à café, mais visiblement, il y avait encore une de ces tempêtes en verre d’eau déclenchée très certainement par l’une des trop nombreuses « drama queen » de la société dont elle avait l’impératrice devant elle.  La rouquine avait un peu de mal à comprendre ses gens qui ne savaient pas vivre simplement leur vie et avaient besoin de se créer des psychos drame partout. Peut-être une façon d’exister ou un excès de sitcom.

Elle n’appréciait pas la façon de Juanita de congédier Nathan, d’un signe de main condescendant, mais si son intuition était bonne, ce n’était peut-être pas plus mal. Pas la peine qu’il se reprenne au visage toutes les bêtises qu’il avait pu faire et qu’il se trainait comme des casseroles derrière lui. Ça devait être pénible quand on essayait de se reconstruire que des gens vous bloquent sur votre passé.

« J’étais en rendez-vous, donc si tu pouvais rapidement me dire les gros titres du jour, que je puisse reprendre mon entretien…
-MAIS COMMENT TU PEUX ME DEMANDER ÇA ?!!!  APRÈS CE QUE TU ASSSSS FAIIIIIIIIS !!!!! EN PUBLIQQQQUUUUUUEEEUUUHHH EN PLLLUUUUUS!! »


Maddie n’avait pas envie de se prendre la tête à essayer de deviner le problème du jour. Surtout qu’elle se doutait bien que Jason avait été se plaindre dans le bureau de la responsable des ressources humaines et que le dossier de Nathan coinçait avec son passé.

De plus la rouquine avait toujours eut un sérieux souci avec la paperasse et les procédures administratives qui n’étaient pas que pour valider le salaire de personnes inutiles à son sens.

Elle prit un air contrit de petite fille prise la main dans le pot de confiture.

« Tu as raison, j’avoue. Je suis vraiment désolée Juanita, crois-moi, c’était… imprévu, spontanée et regrettable… tu sais ce que c’est les comités clients à perpète, on se fait vite chier et il faut s’occuper… »

Maddie Jubilait en voyant sa collègue rester sans voix. Elle enchaina avec naturel, tout en prenant deux casques de chantier et en allant vers la porte.

«  Je voulais t’en parler mais John m’a suppliée de garder le silence et il me faisait déjà tellement pitié. Maintenant saches à quel point je compatis et je regrette, ça a été d’un ennui terrible, je ne sais pas comment tu fais pour rester avec lui. Enfin, si, je sais, il m’a avoué que tu étais une frigida intouchable. Saches que je te comprends, avec un bande mou pareil, moi aussi je préfèrerais serrer les cuisses plutôt que de m’infliger ça. Bon bah... je suis contente qu’on est crevée l’abcès toutes les deux, bonne journée du coup! »


Maddie sortie du bureau en laissant sa collègue assimiler les insultes et les informations. Le hic quand on est une narcissique, c’est qu’on a du mal à admettre la moindre faille dans le verni de sa vitrine. Et la rouquine venait de faire plus qu’écorner la belle image que Juanita aimait se donner.

Bien qu’elle avait quitté le bureau avec calme, dès que la porte fut fermée, c’est avec une certaine précipitation qu’elle lança le casque a son stagiaire.

« Nathan, deux choix, soit on court vers la voiture vite, soit tu vas devoir faire un remake d’un interrogatoire de poste de police avec une furie !! »


Un hurlement de rage retenti du bureau de Maddie, Juanita venait de comprendre les piques. Elle avait donc bien un cerveau sous son brushing impeccable.

« Décides toi vite… paperasses-questions ou terrain ? »

Maddie était déjà prête à courir vers le sous-sol récupérer sa voiture.
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Nathan Karlsefni
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Dim 23 Avr - 23:32

Welcome in the world of work
Nathan et Maddie


Maintenant qu’il était à l’extérieur du bureau, Nathan entendait la femme brune criée avec un fort accent hispanique. Elle n'était vraiment pas contente pensa Nathan avant de ressortir son téléphone. Il démarra l’une de ses applications quand quelqu’un passa en le fixant du coin de l’œil. Nathan lança un bonjour en direction du blond qui se contenta d’un hochement de tête et d’un petit sourire désolé comme réponse. Pas bavard le bonhomme.

Quelque plus seconde plus tard Miss Purple sortit de son bureau aussi rapidement que quand ils y étaient entré la première fois. Elle avait en main une paire de casques et une expression de satisfaction et d’excitation enfantine comme si elle venait de voler des friandises. Maddie lui lança un des casques que Nathan peina à rattraper avec sa seule main libre.

Après l’avoir écouté, Nathan ne put réprimer son envie de sourire. Il était tombé sur une responsable carrément déjantée et qui avait sûrement été viré plusieurs fois mais au moins il était sûr qu’il n’allait pas s’ennuyer.

-Je choisis le terrain, dit-il avant de se lancer à la suite de sa responsable qui courait déjà dans le couloir. Cette femme semblait être habituée à faire ce genre de chose et avait aussi l’air de prendre du plaisir en le faisant. Ce qui, honnêtement, arrangeait grandement Nathan. Si cela avait été quelqu’un d’autre il y aurait eu de grande chance pour qu’il se soit fait rejeté a peine arrivé dans le hall d’entrée. Il espérait qu’il allait pouvoir observer comment fonctionnait un chantier de grande envergure.

Ils passèrent dans plusieurs couloirs en courant, la rousse toujours devant. Cette dernière tenait d’ailleurs plutôt bien la distance malgré ses escarpins. Le duo croisa des gens travaillant dans le bâtiment qui leur lança des regards tous plus interloqués les uns que les autres. Nathan et Maddie repassèrent devant l’homme que le stagiaire avait vu un peu plus tôt. Cette fois-ci le jeune homme lui envoya un sourire désespéré en lui montrant du regard sa responsable qui criait sur les gens qui se trouvait encore sur leurs chemins. Alors le blond rigola un coup quand il comprit que Nathan était un stagiaire de cette femme.

Quand ils arrivèrent enfin devant la porte qui menait au Parking, le stagiaire se rendit compte qu’ils avaient dû faire un peu plus de cent mètres de course de couloir. Dit comme ça se pouvait paraître ridicule mais avec tous les virages qu’ils avaient dû faire sans tomber, ça avait quelque peu entamé ses nerfs. Nathan suivit la rousse dans les escaliers en essayant d’éviter de faire trop de bruit. Bon ça n’aidait pas du tout mais c’était plus psychologique qu’autre chose. Ça l’aidait à s’imaginer discret et dans la légalité.

Il dégagea rapidement cette idée de sa tête lorsqu’il vit la rousse sortir ses clés et faire biper une Mini Austin mal garé. Ça avait fait un sacré bruit dans le parking de luxe. L’endroit était bondé de voiture de prix ce qui faisait contraste avec la modeste mini de sa Boss.

Il monta rapidement dans la voiture et s’attacha avant d’attendre que Maddie démarre.
Quelques minutes plus tard ils étaient sur la route.

- Donc si je peux me permettre, madame, où est-ce qu'on va ?

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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Ven 28 Avr - 19:46

Maddie s’amusait d’un rien, et là, avec le saut en parachute de ce matin, le clapet de Jason bien refermé devant son fan club et Juanita qui faisait une crise de nerfs, c’était presque noël. C’était un peu mesquin mais, au point où elle en était, autant aller jusqu’au bout, ne serait que pour être sûre que Juanita ne les rattrape pas pour faire un esclandre digne d’un talkshow.

Avec son GSM prof elle tapota rapidement un sms indiquant à John que Juanita le cherchait en toute urgence et qu’il devait vite aller la retrouver près de son bureau.

C’est donc un peu moins en mode « run for your life » qu’elle arriva à sa mini et grimpa, lançant sportivement le moteur a peine Nathan avait pris place.

« Donc si je peux me permettre, madame, où est-ce qu'on va ?
-Par pitié Nathan, appelles moi Maddie, Courgette ou ce que tu veux mais pas Madame ! même si je suis vieille c’est pas la peine de me le faire remarquer »


Elle lui fit un clin d’œil lâchant la route des yeux et manquant de justesse le pilonne du parking.

« Oups ! Mais qui a mis ça là ? Bref, on va commencer par la partie pratique du stage, parce que la théorie c’est chiant et que je pense que tu as eu ta dose pour aujourd’hui ! »


Elle aimait faire grincer les pneus et montrer que ses stages de pilotage automobile lui servaient à quelques choses, même si ce quelque chose était un peu ridicule.

Elle alluma l’auto radio trop contente de retrouver les Black Eyed Peas.

HRP:
 


Malheureusement pour Nathan, Maddie adorait cette chanson, et comme toutes les trop nombreuses chansons que Maddie adoraient, impossible pour elle de les écouter sans prouver à l’univers tout entier qu’elle était très enthousiaste a défaut de chanter juste.

Le pauvre stagiaire dû attendre la fin du massacre musical pour qu’elle ne reprenne la conversation.

« Bon, tu as appris ta première leçon de stage, le monde professionnel est vraiment pire qu’un zoo sans cage. Tu y croises pas mal d’animaux souvent en quête de territoire. Quelques soient tes compétences professionnelles, si tu ne sais pas t’acclimater à « la faune » tu peux te retrouver sur un banc de touche alors que les pires incompétents sont mis en avant. »


Maddie pris un virage un peu serré les secouants autant que s’ils étaient sur un parcours de formule un. Elle passa au « feu orange bien mure » générant pas mal de coups de klaxon dans la manœuvre. Visiblement elle ne se sentait pas concernée.
Mais la rouquine continua son chemin frôlant véhicules, évitant de justesse vélos, livreurs et démontrant qu’il n’y avait pas qu’avec les règles de sa société qu’elle prenait des largesses.

Elle enchaîna la conversation avec le plus grand naturelle, regardant souvent plus son stagiaire que la route.

« On va aller sur un chantier en cours, un nouvel hôtel de luxe, tu vas me montrer ce que tu sais déjà histoire que je sois impressionnée à mort et que je ne te saoule pas avec des trucs que tu sais déjà… »


Elle pila sec devant un chat errant qui traversait.

« Ben dis donc, celui-là a un ange gardien ! »


Elle ria de l’air tétanisé du pauvre matou et reparti vite dès qu’il quitta la route.

« Ensuite tu te sens comment avec ton passé ? Tu n’es pas obligé de me répondre, à moi,  maintenant, mais il va falloir que tu te poses sérieusement la question, parce que, même si c’est du passé, tu vas forcement croiser des gens qui vont te le refoutre dans la tronche en espérant de déstabiliser. Tous ces types qui se sentiront supérieurs à toi parce que papa et maman ont eu les moyens de payer de supers avocats, parce qu’acheter de la drogue auprès d’un dealer de luxe, ça ne compte pas plus que de tromper sa femme avec une escorte… ils vont se sentir le droit de te juger. Il va falloir que tu trouves ta parade si tu ne l’as pas déjà. »


Tout en parlant elle arriva devant un vaste chantier avec des panneaux interdits. Elle eut a peine a s’arrêter au passage de sécurité. Visiblement elle était connue et reconnue ici et c’est avec un grand sourire que les vigiles laissèrent passer la turbulente rouquine.
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Nathan Karlsefni
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mer 3 Mai - 22:33

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Maddie & Nathan


" Mais je ne peux pas vous appelez Maddie, c’est trop personnel et ça risque d’en énerver encore plus. Donc je vous appellerai Boss quand des gens seront avec nous si ça vous va, en plus je trouve ça plus appropriait pour ce qui va suivre… Mais si vous le voulez vraiment je vous appellerais Maddie " ajouta-t-il en voyant le regard énervé de sa patronne sur sa personne et non sur la route.
Lorsqu’elle lui parla du stage Nathan ne peut s’empêcher de rire. Il n’avait eu droit à rien du tout depuis son arrivée à Chicago, mais la rousse devait associer paperasse à théorie. Ce qui était plutôt logique en voyant le spécimen. " Bien sûr mada… Maddie, j’ai hâte de me mettre au boulot ". Les cours qu'il avait suivis les dernières années se résumaient à beaucoup de théorie avec de la théorie sur son lit de théorie. Il avait quand même pu faire quelques stages mais on lui avait fait faire des boulots de stagiaire. Du type triage de lettre, servage de café, achat de nourriture aux supérettes et autres.
Ils manquèrent de trop près le poteau de sortie du parking, ce qui hérissa quelques poils sur le cou du stagiaire.
Nathan était encore un peu étonné par la technique de la conductrice quand Maddie se mit à chanter à tue tête la chanson passant à la radio. C’était … comment dire… Mauvais ? Une fois qu’elle eut fini de chanter à tue tête elle reprit la conversation comme si de rien n’était.
" Je comprends, " répondit rapidement Nathan. Il n'était clair que dans un monde tel que celui de la construction il fallait être le plus rapide dans tout, même si ça ne paraissait pas nécessaire pour ceux qui sont étrangers au milieu. Déjà, pour avoir un stage dans CMM, il aurait normalement dû se battre avec toute sa classe plus les autres indépendants. Et encore, rien ne dit qu’il aurait été accepté à l’entrée vue les costards que portaient tous ceux présent dans le hall.

Nathan eut une absence pendant un moment ce qui lui coûta un bleu sur le front. Il n’avait pas vu le chat qui avait fait piler la conductrice et ne pensait pas qu'elle allait piler tout court. Il avait senti son coup de frein en tout cas. Mais apparemment, l’animal était en vit vu la réaction de Maddie.
C’était sûr, l’animal avait un protecteur parmi les anges des chats.

Maintenant elle abordait le sujet de son passé, donc elle savait pour la « prison ». Dommage il aurait préféré garder ça secret pour la durée du stage, ça lui aurait évité des problèmes. En même temps c’est normal qu’il ait ce genre d’info pensa Nathan, c’est mes employeurs.

Nathan se racla la gorge avant de parler sans regarder la conductrice pour qu’elle puisse se concentrer sur la route.
" Hum, pour dire la vé bi... la vérité " son vieux tique de langage le reprenait. Dès que la conversation l’angoissait véritablement et qu’elle s’annonçait sensible, il avait du mal à aligner les mots sans se reprendre. "Je n'ai jamais fiaaa...fait face à ce genre de personne, là où j’apprends actuellement les gens préfèrent se taire et simuler plutôt que confronter. Mais, je pense que laisser couler ça ne vaut pas la peine de se salir pour ce genre de personne… Enfin je dis Sem... ça.. mais, vue que j’en ai jamais vu je sais pas comment je réagirais. " Bon il n'avait pas trop bugé, c’était déjà ça et en plus il avait evité de parler lui même de son séjour en maison de redressement.

Pendant que Nathan parlait, la petite voiture arrivait devant un grand chantier. Ça s’était de l’hôtel de luxe. Ils passèrent rapidement la sécurité, apparemment ils connaissaient bien leur chef. En même temps comment la rater, on repérait de loin la petite voiture couleur écarlate.

Okay, donc, plusieurs grues avaient été assemblées autour du futur bâtiment. Actuellement l’endroit ressemblait au tour dans les films de gangsters ou Slumdog Millionaire. Les chantiers ou aucun mur ne vous protégeaient du vent aux étages les plus hauts et dans lequel un ascenseur parcourait toute la hauteur du bâtiment.

Chaque étage était un groupe de préfabriqué de haute qualité. Au centre de la battisse résidait une énorme grue, cette dernière devait amener les couches successives aux endroits les plus hauts.
Ce chantier était foutrement compliqué et Nathan n'etait surement pas habilité pour entrer dans un endroit pareil en temps normal. Maddie gara la voiture sur deux places libres avant de vite sortir et de se diriger vers ce qui semblait être le bureau principal de l’endroit. C’était un petit amas de préfabriqué de taille assez respectueuse, juste à côté de l’entrée reposait un générateur qui semblait fournir le petit bâtiment en électricité.
Sur le chemin ils croisèrent plusieurs hommes qui saluèrent tous Maddie, elle etait vraiment connue dans le coin pensa Nathan.
Ils passèrent donc la porte et arrivèrent dans un bureau tout aussi éclairé que celui au siège de la CMM. Étrangement, Nathan avait l’impression que cet endroit la était plus chaleureux que son homologue. L'endroit était inondé par la paperasse, plusieurs tas étaient visible dans la pièce.



Dernière édition par Nathan Karlsefni le Jeu 11 Mai - 19:04, édité 1 fois
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Maddie Purple
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We have ashes, fire and hope
Lun 8 Mai - 16:06

Maddie perçu sa nervosité lorsqu’il répondit. Elle se doutait bien qu’il était trop jeune pour avoir déjà pu se constituer une carapace épaisse et solide, mais elle l’avait pensé plus à l’aise avec son passé. Elle préféra se concentrer sur la route en réfléchissant comment l’aider. Car il allait se faire manger tout cru dès qu’il voudrait frayer avec les requins en costume du monde du bâtiment.

Elle gara sa voiture de la même façon qu’elle avait conduit sur toute la route. Mais, malgré le côté « sportif » de la manœuvre effectuée sans même rétrograder ses vitesses, la mini trouva sa place sans une égratignure. Un véritable miracle.

Maddie présenta Nathan au chaleureux comité d’accueil du chantier. Elle était plus à l’aise sur le terrain. Ici, au moins, les choses étaient dites par devant, chacun avait sa place et son rôle, et le terme "équipe" avait un sens fort. La rouquine appréciait l'humour des travailleurs du chantier avec les taquineries qui ne manquaient jamais de pleuvoir à une femme comme elle. Elle s'en amusait bien.

Le chantier était impressionnant et grouillant de monde. Le bâtiment allait s’inscrire dans les plus beaux de Chicago. Un véritable défi architectural qui avait donné du fils à retordre a Maddie et son équipe. C’est donc plus que fièrement que la rousse entraina Nathan dans son « QG » pour lui montrer les plans dans l’ambiance bordélique et chaleureuse des préfabriqués qui lui servaient plus de bureau que la vitrine où elle l’avait « rapidement » reçu.

Il y avait presque de l’affection dans sa façon de dérouler les papiers dans lesquels elle avait mis tant d’elle-même. Ses parents avaient toujours pensé qu’elle avait choisi les métiers du bâtiment pour les contrarier sans comprendre que c’était plus qu’une passion, c’était sa planche de salut. Dans le chaos de son existence, il y avait une seule chose de fiable et de vrai : son travail.

Elle demanda gentiment a un ouvrier présent d’aller voir si le maitre de chantier pouvait leur accorder un peu de deux temps avant d’aller fouiner dans un recoins pour dénicher deux bières et lui en lancer une.

« Je me souviens plus si tu es majeur, si tu ne l’es pas, saches que c’est pas moi qui vient de te donner cette bière et que je ne cautionne pas ! »


Elle lui fit un clin d’œil plus d’humour avant de décapsuler sa bière et d'en boire une bonne gorgée pas de la façon la plus féminine qui soit.

« Avant que Jeff ne revienne pour que nous parlions plan, et après promis je t’emmerde plus avec ça, je veux vraiment que tu puisses, avant la fin de la semaine, me regarder droit dans les yeux et me répondre a la question sur ton passé sans bafouiller et sans trembler. Tu n’as pas avoir honte d’être tombé et d’avoir su te relever, au contraire, ça te rend diffèrent et plus fort que tous ceux qui vont essayer de te regarder de haut. Tu n’as plus rien à prouver sur qui tu es contrairement à eux. Alors ne te laisse pas déstabiliser par ça. Trouves TA réponse, celle qui fera qu’ils verront qu’ils ne pourront jamais t’atteindre ou te freiner avec ça et qu’ils devront se contenter de te respecter pour ton boulot. »
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Nathan Karlsefni
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I walk a lonely road
Lun 15 Mai - 20:28

Welcome in the world of work
Maddie & Nathan


Maddie alla chercher un tas de papiers qu’elle s’appliqua à dérouler devant lui. Elle mit tellement de douceur dans ses gestes que l’on aurait pu croire qu’elle déplaçait un enfant. C’était, comment dire… plutôt émouvant.

Une fois qu’elle eut fini de dérouler ses papiers Nathan put voir le savoir qu’ils contenaient. C’étaient des plans et des croquis tous semblaient avoir été fait à la main. L’auteur ne pouvait être que la rousse qui se tenait devant lui mais Nathan avait du mal à croire qu’une fille avec un caractère pareil puisse faire preuve d’autant d’implication et d’ingéniosité. Mais d’un autre côté elle avait assez de compétence pour être recruté par une filiale comme CMM et pour pouvoir snober son vice-président.

Dans la poubelle qui se trouvait derrière lui Nathan vit que les plans dont son boss prenait autant soin n’étaient pas les premiers. Dans le bac qui accueillait les déchets s’accumulait un nombre conséquent de papier. Nathan ne savait pas ce qui était le plus impressionnant : le fait que ce soit Maddie qui ait planifié la construction ou la réalité que les poubelles n’avaient pas été sorties depuis un certain temps.
Enfin il pouvait laisser passer, ce n’est pas comme s’il avait quelque chose contre ça. Au contraire même, cela voulait dire d’un certain point de vue que l’endroit était 100% véritable.
La tête dans les nuages, Nathan attrapa la cannette lancée par son boss à deux mains cette fois.

" Pas besoin de s'inquiéter, j’ai vu mon lot de soirée étudiante si tu vois ce que je veux dire " en plus de cette phrase il fit le signe o avec son pouce et son index. Il n’avait jamais vraiment été fan de ce genre d’évènement mais il finissait toujours par s’y trouver. Que ce soit parce que ses potes l’y forçaient ou par coïncidence, si l’on pouvait appeler ça des coïncidences…
Enfin tout ça pour dire qu’il avait l’habitude de boire de l’alcool peu importe sa qualité. D’un coup de pouce il ouvrit sa canette et bue une grosse gorgée de la même manière que la rousse. Bon elle était loin d’être fraîche mais c’était déjà ça. Il avait soif après sa course dans les bureaux de la compagnie et on ne lui avait pas vraiment donné de quoi boire pendant son voyage Detroit-Chicago.
Il écouta attentivement ce que sa boss avait dire avant de réfléchir pendant plusieurs secondes.

" Honnêtement, je ne pense pas que le fait d’être allé en taule peut être comparé à l’idée de tomber pour moi". Il prit une inspiration. "Dans mon cas c’est plutôt ça ce qui m’a sauvé, si vous voyez ce que je veux dire. La rue ça peut vous ruiner votre vie si vous ne savez pas comment vous y prendre, ou bien ça peut vous renforcer à un point inimaginable. Je ne pense pas qu’il y ait de véritable réponse, mais honnêtement s'il y en avait une j’espère ne jamais la connaître". Son regard s'était perdue dans le vide en parlant. "Je préfère l’idée que cette réponse n’existe pas car ça voudrait dire que la question n’existe pas non plus ". Une fois son petit monologue fini il prit une autre gorgée.

Il avait beaucoup parlé, et il espérait qu’il n’avait pas raconté trop de bêtise .Mais ça avait été le fond de sa pensé. Il ne savait pas pourquoi il lui en avait dit autant mais il appréciait Maddie ça avait sûrement un rapport avec son éloquence soudaine.

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Maddie Purple
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Mer 17 Mai - 23:25

Maddie regarda avec intérêt Nathan. D’autres qu’elle aurait pu se sentir mal à l’aise de la réponse du jeune, voir culpabiliser d’être né dans une famille plus qu’aisée. Elle avait toujours entendu les gens, que ses parents l’avaient obligée de fréquenter, avant de la renier, alléguer beaucoup d’idées préconçues sur la prison et ses ressortissants. Ils présentaient plus cette institution comme le terminus où les petits délinquants ressortaient en grands bandits.

Avoir un autre point de vue, d’autant plus intéressant qu’il était vécu, était précieux pour la rouquine. Par ailleurs, le fait qu’il aille à l’encontre des convictions de son « ex famille bien-pensante » avait un petit côté savoureux qui était loin de lui déplaire.
Le naturel curieux de la jeune femme bouillait de lui poser 50 000 questions, mais il était là pour apprendre en priorité. Et puis il avait une semaine entière devant eux. Elle aurait certainement l’occasion d’en savoir plus.

En tout cas elle appréciait cette façon de voir les choses et de les exprimer.

« Je pense que tu as déjà trouvé ta réponse quand on te cherchera des poux. Bien joué, tu apprends vite !»

Elle lui lança un clin d’œil avait de repartir sur les plans, attirant son attention sur tels ou tels points précis/ Elle ne pouvait pas s’empêcher de laisser une ou deux anecdotes pour enrichir ses propos. Le théorique c’était bien, mais franchement, entre ça et le vécu…

Elle essayait, surtout, de donner une vue d’ensemble qui chantier a Nathan pour l’aider à se repérer entre les diffèrent corps de métier qu’elle voulait lui faire découvrir.

Son role, a elle, n’était pas seulement de travailler sur la faisabilité des délires des architectes, se voulant être « des artistes ». Elle devait, aussi, avec un parfait doigté, coordonner presque tous les acteurs du chantier. Un chef d’orchestre en quelque sorte, obligé de veiller a ce qu’on ne coule pas du béton avant de passer les tuyaux ou jouer de sourires pour éviter que les soudeurs ne foutent sur la gueule des plâtriers… Bref, c’était une ruche importante avec tous les bons et les mauvais côtés d’un travail prenant incluant une dead line à tenir. Il était donc important que chacun comprenne sa place et son rôle pour ne pas gêner les autres et que tous rament dans le même sens.

Elle était en pleine explication quand le fameux Jeff arriva enfin. Elle s’arrêta net pour aller le saluer plus que familièrement. Visiblement, Jeff, qui devait être en fin de carrière vu les cheveux blancs dépassant de son casque, était amusé par l’extravagance de cet accueil.

Maddie lui présenta Nathan et le maitre de chantier, sans préambule, commença presque immédiatement un jeu de questions pour tester le jeune homme et s’assurer de l’état actuel de ses connaissances.

La rouquine se mit dans un coin pour observer l’échange sans en perdre une miette Elle savait bien que cet homme d’expérience ne prendrait pas le risque de sortir Nathan sur le chantier s’il estimait que c’était une bille, mais elle était confiante dans son poulain.

Elle ne savait pas pourquoi, mais elle avait un bon ressenti sur ce jeune homme. Et s’il y avait bien une chose dans laquelle Maddie Purple croyait, c’était son instinct.

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Nathan Karlsefni
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Dim 13 Aoû - 22:27


Welcome In the world of work

Lorsque la rousse eut fini de le regarder d’une manière assez gênante et qu’elle se décida à passer au travail, Nathan ne pouvait qu’être surpris. Cette femme arrivait à passer de sujet personnel sérieux à « voila comment je bosse » comme si de rien n’était. Et pourtant le jeune stagiaire sentait qu’elle avait encore beaucoup de choses à lui demander. Cependant, il préféra se concentrer sur pourquoi il était là, la construction. " Hmm, donc ta fait en sorte que la zone de stockage pour les matériaux soit près de l’entrepôt qui les reçoit lorsqu’il arrive en ville. C’est simple mais difficile à mettre en place " remarqua le stagiaire à voix basse. L’organisation globale du chantier était quelque chose d’assez incroyable à vrai dire, tout ce que Maddie avait fait sur son chantier était simple et efficace. Ça alliait budget, envie des travailleurs, efficacité… bref c’était une optimisation incroyable. Alors que Maddie s’étendait sur comment elle avait fait pour régler certains des problèmes qui avaient eu lieu sur un chantier précédent, la porte du préfabrique s’ouvrit. Apparue dans la pièce un homme assez grand de stature, et plutôt « massif » malgré les cheveux gris légèrement visible sous son casque.
Maddie sauta au cou du nouvel arrivant qui Souria sereinement devant le cirque de la rousse. Cette dernière présenta le stagiaire brièvement avant que ce dernier comprenne qu’il avait le Jeff dont avait parlé Maddie plus tôt en face de lui. Après une poignée de main pour le moins virile, l’homme de chantier commence à l'assaillir de questions.
Surpris en premiers lieux, Nathan mis du temps avant de répondre à la première question de Jeff. Mais une fois qu’il se fut repris intérieurement, le stagiaire répondit calmement à chaque question. Il avait l’habitude de ce genre d’exercice en classe mais il ne s’attendait pas à être la cible d’une interro surprise juste après avoir dit bonjour.
Le stagiaire ne s’en sortit pas si mal ce qui fit lever un sourcil a son interlocuteur. Jeff semblait surpris que le stagiaire sache répondre à certaines questions qui elle n’était marquée dans les livres.
Cela faisait un paquet de temps que Nathan étudiait dans les locaux de la Sachse Company, et il connaissait plus de choses que les autres étudiants concernant les « détails non-précisés sur l’offre d’emploi ».
Au bout d’un échange de 10 minutes, Jeff semblait ne plus avoir de réel questions à poser au stagiaire qui lui était arrivé à sa limite mentale. Il n’était pas sur de toutes les réponses qu’il avait données mais expliquées aussi bien toutes ses réponses l’avaient fatigué.
Ses nerfs avaient pris un sacré coup depuis qu’il était arrivé au siège de CMM, il était maintenant dans une fatigue due à la retomber de l’adrénaline.
Toujours est-il qu’il vit la rousse lui faire un clin d’œil avant de reprendre ses explications en compagnie de Jeff qui éclaircissait certains points ou se contentait hocher la tête quand Maddie s’adressait à lui.
Toujours est-il qu’après une longue explication de Maddie, Nathan se permit de prendre la parole et de poser une question à Jeff assez étrange : « Boss, j’aimerais que vous me montriez comment vous, vous voyez le chantier ». Le stagiaire lui avait demandé ça de la manière la plus naturel, comme un enfant demanda à son père comment les avions faisaient pour voler.
En posant cette question le stagiaire espérait comprendre ce que pouvait ressentir quelqu’un qui se tient en haut - d’une certaine manière – de la pyramide. Et comment il percevait ce qui l’entourait. Bon c’était assez étrange mais cela avait un sens pour le stagiaire qui espérait que ça en ait un pour le vieil homme aussi.
Cette demande eu pour effet de provoquer un sourire sur le visage du vieil homme qui se mit a regarder la rousse comme pour lui demander l'autorisation de sortir.

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