Les loups de Pavlov Ft. Ice




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Jeu 13 Avr - 18:41

Ça y est ! Ça fait cinq jours que j'ai laissé Ice et sa bestiole à la ferme et aujourd'hui, on part pour le Hurron même s'il n'en sait rien. J'ai prévenu Alair et Barry pendant le repas hier soir que je serais absente pendant peut-être deux ou trois jours, peut-être quatre au maximum, et je me suis préparée. J'ai rempli le réservoir de ma moto pour être sûre de pouvoir rouler jusqu'au parc et revenir ensuite. Il me tarde de retrouver le guerrier viking, il me tarde d'avoir ma fourrure et de manger du loup.

J'embrasse une dernière fois mes deux nouveaux papas et Papi avant d'enfourcher ma moto. Ils n'ont pas l'air rassurés et il n'y a que Barry qui me souris d'un air fier. Je comprends que Doc et Leroy ne soient pas rassurés, mais je vais beaucoup mieux et je suis amplement capable de me défendre dans un bois. Et j'aurai un compagnon de valeur, je leur ai parlé de Ice. Je démarre et file tout droit en direction de la campagne pour le récupérer.

J'arrive à la ferme mais il fait encore un peu noire, je suis trop pressée... Tant pis, je gare la moto entre la maison et la grange comme je l'ai fait en début de semaine, elle est ainsi invisible depuis la route. Je rentre dans la maison qui n'a pas bougé d'un iota depuis que nous en sommes partis et m'allonge sur le canapé pour finir ma nuit en attendant le chasseur désigné. J'ai mis tout ce qui pouvait m'être utile pour l'expédition dans les sacoches de la moto et je suis fin prête à partir. En fait, j'ai un peu l'impression de me préparer pour des vacances au ski. Je ne doute pas que pas mal de gens ont du se réfugier dans les bois, mais les animaux ne laissent pas leur territoire être envahi comme ça et il doit y avoir beaucoup moins de morts qu'au centre de Detroit. J'ai pris des réserves de bouffe aussi. On risque de ne pas trouver l'animal en question avant deux ou trois jours et en attendant, il faudra bien manger.

Je me surprends à penser au guerrier avant de m'endormir. J'espère qu'il va bien et qu'il arrivera à l'heure. J'ai prévu une demi journée pour rejoindre le parc par les petites routes. Il sait qu'il ne faut pas qu'il vienne en voiture, au pire, il montra derrière moi, ma moto est une 1200cc et j'ai largement la puissance nécessaire pour transporter un passager et dépasser le 130km/h, surtout avec un plein neuf. Vu le bruit que je fais quand je quitte la librairie, les morts de Detroit ne doivent plus savoir où donner de la tête.
// Et voici notre RP très chère Very Happy //

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Mar 25 Avr - 20:04

Leïa & Lïnko #2
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Après un bref sursaut, l'islandais fusille un instant du regard l'indiscernable plafond qui l'abrite du ciel encore propriété de la nuit. Mué dans un silence périodique, l'homme finit par s'étirer, frotte ses paupières, et se décide finalement à se lever. Suite à une rapide toilette à l'eau de neige fondue, il enfile armes et vêtements, puis commence à rassembler ses affaires. Quelle affaires ? Et bien, celle dont il aura besoin, durant ces quelques jours. Une pause en forêt, dans une véritable forêt, pas un simulacre de bosquet. Rien qu'à l'idée de respirer l'entêtant parfum des immenses résineux, Ice se rends compte qu'il sourit presque comme un môme.

Refermant rapidement la porte de son habitation, il jette un oeil au ciel encore noir. Bien. Il ne sera pas en retard. Le temps qu'il arrive à la petite grange, il devrait même être en avance. Ça m'étonnerais pas qu'elle soit en avance, elle aussi. Le barbare en était quasi-sûr... Car oui, il fallait quand même le préciser, il n'allait pas tout seul en périple pour son simple plaisir. Non non. Quatre ou cinq jours auparavant, il avait croisé la route d'une jeune femme, aux cheveux de jais élégamment nattés vers l'arrière. Leïa. Leur rencontre, premièrement un peu électrique, s'était finalement conclue par un accord. Les deux partiraient en quête d'un loup dans le but de faire une fourrure pour la fière motarde. Un pari un peu fou, mais qui au final, et à mesure que le rendez-vous approchait, avait presque enchanté Lïnko.

Franchissant silencieusement le perron de sa petite propriété, il se baissa pour gratouiller furtivement Nanna, sa biquette naine rescapée de l'estomac de la future rabatteuse de loup. Un peu amorphe, le faible animal se contenta de secouer les oreilles. A dire vrai, cela peinait un peu le barbu de la laisser ainsi, attachée à la rambarde de son perron. Mais bon. Ça lui éviterait certainement de finir en paté à zombie, et puis, il avait, en échange d'un service, obtenu que quelqu'un du groupe s'engage à lui trouver des coins d'herbe comestibles.
Jetant sa peau de loup sur ses épaules, Ice quitta d'un pas vif l'enceinte de Fort Hope, qu'il ne reverrait certainement pas avant au moins trois jours.

Presque facilement malgré l'obscurité encore présente, l'islandais retrouve le chemin de la ferme abandonnée. Sur le chemin, il se plaît à penser à la traque qui va suivre. Celle du loup, bien sûr. D'où il venait, enfin, en Alaska, la chasse de ces prédateurs était une chose qui s'était raréfiée. Rien de plus normal, étant donné que l'espèce était en voie de disparition. Toutefois, de telles excursions se pratiquaient toujours, la plupart du temps par des braconniers qui avaient le coup de feu facile, et aucun respect pour l'existence animale... Amusé, le survivant esquissa un sourire. Là-bas, les loups les plus communs avaient une fourrure fauve, ou très sombre. Pile comme Leïa l'aurait voulue. Mais qui sait... Peut-être que là où ils allaient effectuer leur traque, une de ses bêtes auraient un pelage d'un tel ton.

Arrivé au lieu dit, il fut satisfait de trouver la moto quasiment au même endroit que quelques jours auparavant, lorsque leurs chemins s'étaient croisés pour la première fois. Machinalement, il entra dans la bâtisse, à pas de loup (#Lolilol), tant et si bien qu'il tomba sur sa future partenaire de chasse. Endormie. S'il n'avait été autant surpris, il aurait explosé de rire. Putain ! Elle parait limite inoffensive comme ça ! « Dis moi pas que t'es déjà fatiguée, Miss-je-veux-absolument-une-fourrure-et-je-lâcherais-pas-avant-d'en-avoir-une ? ». Décidément. C'était la deuxième fois qu'il entrait ici sans qu'elle n'ai l'occasion de le remarquer. Jamais deux sans trois, c'est pas ce qu'on dit...?

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Mar 25 Avr - 21:12

Il ne m'a pas fallu longtemps pour m'endormir et je revis une nouvelle fois mon enlèvement. Je sens à nouveau les coups qu'on m'envoie d'un peu partout et je sais que je sers à nouveau de punching-ball à Nick et ses copains. Ça va faire deux mois que je fais le même cauchemar à chaque fois que je ferme les yeux et je commence à reconnaître petit-à-petit le rêve. Mais au moment où je commence à reprendre mon calme, une voix s'élève. " Dis-moi pas que t'es déjà fatiguée ? ". Toutes mes convictions s'ébranlent, c'est un élément nouveau de mon rêve et c'est une horreur qui vient s'ajouter à celles que je revis. Mon rêve se dissout instantanément et je me réveille en hurlant, une expression de fureur sur mon visage tandis que ma main droite attrape mon couteau de lancer et que je fais un grand geste au dessus de moi comme pour me protéger d'un agresseur invisible.

Mon moment de panique passe rapidement cependant et je reprends conscience d'où je suis, en fait, la voix que j'ai entendu était celle de Ice qui vient d'arriver. Je me détends et jette un regard par la fenêtre pour vérifier que je n'ai pas dormi trop longtemps. Je range mon couteau dans ma manche, un peu énervée que goat-fucker ait vu ma botte secrète mais bon, je suppose qu'il va falloir que je lui fasse confiance si je veux que cette sortie se passe bien. Je pose ma tête entre mes mains en position assise pour essayer de me calmer.

- Je suis désolée, c'est juste... un mauvais rêve.

J'espère que je n'ai pas crié dans mon sommeil, mais vu l'expression sur son visage, il ne devait pas se douter que je passais une sale nuit. J'ai donc juste crié en me réveillant. C'est déjà ça, Doc m'a dit que ça m'arrivait d'appeler mon frère lorsque je dors et qu'il m'entend à travers la porte.
Je reprend un peu de prestance en me réveillant et me relève pour faire face à mon guerrier.

- Merci d'être venu. Tu as laissé le steak sur pattes loin de moi hein.

Je lui fais un clin d'oeil en souriant, je dois avouer que je ne suis pas passée loin de me faire un barbecue avec son animal de compagnie à notre première rencontre.
Je le rejoins et sors par la porte d'entrée de la baraque pour constater qu'il est venu à pieds. Ok, au moins il n'a pas débarqué en Harley, ça aurait été un peu embarrassant sachant qu'on va dans un parc.

- Donne moi tes affaires, je vais les attacher à la moto.

Je récupère le packetage qu'il a préparé et ligote le tout à l'avant de la moto grâce à la corde que j'ai trouvé chez Kirasir il y a trois jours. J'ai même pris le harnais au cas-où. Je vois cependant dans son regard qu'il n'a pas l'air convaincu par ma moto, moi en revanche je ne suis pas convaincue par sa fourrure pour le coup, ce grand dadais ne réalise pas que ses testicules vont tomber à cause du froid avec son petit pantalon. Au moins j'ai réussi à retrouver des affaires de motard et je ne crains rien du coup, me voilà en train de retirer mon blouson pour ensuite enlever mon pull que je lui tend. Il est bien trop grand pour moi et devrait lui convenir, pis ça lui tiendra déjà un peu plus chaud. J'aimerais juste qu'il se dépêche de l'attraper, je me les gèle en débardeur dehors.

- Tiens, t'auras moins froid si je fais un peu de vitesse.

Ce n'est pas exclu et je préfère le prévenir, même si ce ne sera jamais aussi grisant à deux que seule, si une route s'y prête, je ferais bien une petite pointe. Je remet rapidement mon blouson et le ferme avant de récupérer une écharpe dans une des sacoches que j'enroule autour de mon cou. Il a l'air d'être prêt et je lui souris.

- Merci d'être venu, on y va quand tu veux.

Je met mon casque de moto et lui en présente un pour lui. On va faire de la route et je n'ai pas vraiment envie de me prendre du vent pendant cinq heures. J'attends de sentir la moto s'affaisser de quelques centimètres lorsque mon passager monte et démarre tranquillement, reprenant l'habitude d'avoir quelqu'un derrière moi. Je rejoins assez vite la route et une fois cela fait, c'est assez simple de rejoindre l'autoroute.

Le trajet est assez cool et lorsque je pousse ma moto pour faire hurler un bon coup mon moteur, je sens le viking derrière moi se crisper, une main sur mon épaule, l'autre sur ma hanche, il doit flipper derrière s'il n'a pas l'habitude des deux roues. Finalement, on arrive en seulement quatre heures à notre destination : l'entrée du parc. Je m'arrête au milieu de la route et retire mon casque, si je dois rouler là-dedans, je préfère avoir une visibilité totale, on sait jamais. Je passe la sangle de mon casque autour d'une des poignées et tend la main vers l'arrière pour récupérer celui d'Ice pour l'attacher de la même manière à l'autre poignée. Puis je dégaine le beretta que j'ai trouvé avec Kirasir et lui tends, lui accordant de ce fait une confiance assez importante mais je préfère me concentrer sur la route.

- Si quelque chose approche trop vite, dégomme-le, il y a dix balles.

Je pense notamment aux animaux et même si j'ai des doutes sur la capacité d'un 9mm à coucher un ours, ça peut le ralentir ou le blesser assez pour nous permettre soit de nous enfuir, soit de l'achever. Je m'engage finalement dans le parc, restant pour le moment sur la route goudronnée qui mène au bâtiment principal du parc où il y a les informations. On atteint finalement très vite le bâtiment en question et je nous arrête juste devant la porte. Les baies vitrées me permettront de garder un oeil dessus. Je descend de la moto après lui et prends sa suite dans le bâtiment.

Ayant déjà remarqué un accent très prononcé, je ne suis pas sûre qu'il sache lire correctement et même si ces heures à moto m'ont donné envie de faire pipi, je prends quand même le temps de trier les prospectus présents pour lui faire une compil' de ceux qui parlent de la faune du parc, notamment des prédateurs et des zones seulement accessibles lors des périodes d'hibernation. Je lui tends les quelques documentations intéressantes avant de filer.

- Je vais au toilettes je reviens.

Il y a une rôdeuse dans les toilettes mais un coup de couteau me débarrasse rapidement du problème et je fais ma petite affaire avant de virer les premières feuilles du rouleau de papier tellement poussiéreuses qu'elles ne sont plus en état de faire leur travail. Je ressors au bout de quelques minutes, un peu dégoûtée par l'absence d'eau courante qui m'empêche de me laver proprement les mains, mais j'ai dessoudé le distributeur de savon du mur et je l'ai pris avec moi, il y a de la neige dehors et neige plus contact = eau. Je découvre un Ice en train d'étudier avec attention les brochures. Je m'accoudes au comptoir à côté de lui en le regardant.

- À partir de maintenant, c'est toi qui donne les ordres. J'ai fais ma part et s'il y a des loups, ce sera ici. On va où tu veux désormais.

J'attends sa réponse avant de ressortir de la boutique, le laissant appréhender le chemin que nous allons devoir parcourir à moto jusqu'au refuge qu'il a désigné. Je me penche vers un tas de neige qui est tombé du toit et y plonge mes mains avant d'y insérer du savon et de réitérer pour les rincer.
Une fois chose faite, je me redresse pour lui faire face, souriante et prête à obtenir ma peau de loup en attendant ses consignes.

// J'ai fais une longue réponse, mais le trajet en soit n'était pas particulièrement intéressant et je me suis dit que la suite serait bien plus intéressante pour qu'on y consacre du temps Smile //

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Ven 28 Avr - 15:15

Leïa & Lïnko #2
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De bon matin, Ice s'était levé et préparé dans le but de rejoindre la vieille ferme abandonnée qu'il avait découvert quelques jours auparavant. Il avait prévenu Logan, et quelques autres de son départ, étant donné qu'il quittait Fort Hope pour un petit moment. Comme il s'y attendait, une fois sur place, il trouva Leïa, déjà présente sur le lieu de rendez-vous. Ce à quoi  il ne s'attendait pas en revanche, s'était de la trouver endormie sur le sofa défraîchi, qui semblait avoir autant de mal que les vivants à résister à l'apocalypse. En premier lieu satisfait de trouver la motarde assoupi, l'islandais l'est un peu moins quand elle sort de son sommeil en criant. Pour le coup, il se sent un peu con. Il voulait pas l'effrayer non plus. Au vu de la lame de lancer qu'elle saisit brusquement, il semblerait que la brune ai vécu d'autres réveils de la sorte...

Malgré le fait qu'elle évoque un mauvais rêve, le nordien tique en la voyant vérifier la fenêtre. Adoptant une position de recentrage sur elle-même, Leïa rassemble finalement ses esprits, et retrouve son aplomb. Après s'être levée, elle ne manque pas de faire une remarque sur Nanna. Évidement qu'il l'a laissée au campement ! L'animal à échappé une fois au grill, c'est pas pour retenter le diable... Souriant à l’appellation « steak  sur pattes », il se contente d'acquiescer, avant de lui passer son sac. Alors qu'ils se préparent à partir, Leïa semble s'inquiéter du froid, aussi, elle quitte son pull, avant de le lui tendre. Un peu hésitant, il fini par l'enfiler. « Tu t'inquiètes déjà pour moi ? T'es chou. » Enfin. Le truc moins chou, c'est qu'il va devoir monter sur le bolide de la brune, et pire encore : derrière elle. Coup dur pour la fierté virile d'un barbare.

Visiblement satisfaite de leur petite virée chasse, la survivante lui adresse un sourire. « Ok bah... C'est parti alors ! » suite à quoi, son interlocutrice lui tends un casque. Sur le coup, il trouve ça limite drôle. Alors quoi ? Voilà des mois qu'ils buttent morts et vivants, et on se souci encore des règles de sécurité ? Puis il se ravise. Entre le vent, et l'attitude joviale de Leïa, il se rend compte que le trajet va certainement être plus coûteux que prévu. A tous les coups, elle va rouler à fond, et il va flipper. Par Odin, faites que ce ne soit pas trop long... Inspirant un bon coup -mais espérant être discret-, Lïnko fini par grimper sur la moto. Une grande première. Mais bon, faut avouer que c'est plutôt confortable, et étrangement, l'idée d'être aussi proche de la jeune femme n'est pas désagréable...

Les petits frissons au ventre du départ passés, le trajet s'avère être un putain d'enfer. Intérieurement, Ice béni milles fois la neige, qui doit tout de même freiner les ardeurs de la conductrice. Alors, certes, il est pas vraiment mal, à l'arrière, mais à cet instant, il préférerait limite être enfermé dans une usine emplie de marcheurs. Sans épée. Ni hache. Ouais, ça semblait moins pénible. Pile au moment ou l'islandais se fait une raison et commence à profiter du paysage -plutôt caché par les cheveux de Leïa qui lui fouettent bien la gueule- voilà qu'elle se décide à faire ronfler le moteur. Cette fille est une putain d'envoyée de Loki. Abandonnant fierté et retenue, il accentue ses appuis et ferme les yeux. Ne pas vomir. Ne pas vomir. Ses prières arrivant certainement au Valhalla, le bolide ralenti enfin l'allure pour finalement s'arrêter. En ouvrant les yeux, le barbu est touché par la déception : le panneau d'entrée du parc. Ça n'en finira jamais.

Les voyageurs délaissent leurs casques, et Ice récupère en échange un Beretta, visiblement chargé. Les mains légèrement tremblantes, il préfère passer sur le fait qu'il est quasiment impossible qu'il touche quoi que ce soit avec cette arme à feu, étant donné qu'il vise comme une bite. Bah ouais, l'épée et la hache, ça roule, mais ça va pas plus loin. Mais bon, y'a au moins une chose de positive : la survivante semble lui accorder un minimum de confiance, ce qui est la moindre des choses si elle espère obtenir sa fourrure. Observant les alentours avec méfiance, l'ex détenu bénit une nouvelle fois le ciel en posant les yeux sur le bâtiment d'accueil. L'enfer touche à sa fin.

Foulant avec une immense joie le sol neigeux, Ice suit la brune à l'intérieur de la bâtisse, qui s'avère vide de toute carcasse ambulante. Détaillant prudemment les lieux, il se trouve affublé d'étranges prospectus. Très sagement, il s'installe au comptoir, pose l'arme à feu dessus, et commence à prendre connaissance des lieux via les brochures pendant que madame s'isole pour faire ses petites affaires. Visiblement, le parc est grand, ce qui est une bonne chose. Il semble rassembler de nombreuses espèces, carnivores comme herbivores. Bon, on va pas se leurrer, depuis la fin du monde, sûr que l'écosystème à été brutalement chamboulé. Aucune chance donc de savoir quels types d'animaux résident encore ici, si ce n'est s'en rendre compte par soi-même. Ignorant un bruit sourd provenant sûrement de la deuxième mort d'un rôdeur, Lïnko s’intéresse à l'un des deux points d'eau de la carte.

Finalement, Leïa le rejoint, avant de lui confier les commandes de l'expédition. Levant les yeux pour la regarder s'éloigner vers un monticule neigeux, il ricane amicalement : « Hey, je donne pas d'ordre moi. De toute façon j'me fais pas de soucis, si t'as quelque chose à redire, tu sauras me le faire comprendre, pas vrai ? » Parce que oui, cette fille avait certainement un putain de caractère. Du peu qu'il l'avait vue, c'était l'impression qu'il avait, en tout cas. Retournant à sa lecture de plan, il poursuivit plus sérieusement : « Y'a des petits postes d'observation que les gardes devaient utiliser. On dormira là dedans. » Repliant rapidement les brochures, il en tendit un à la jeune femme, et glissa le reste dans l'une de ses poches.

« Deux points d'eau sont indiqués, on s'établira vers le poste le plus proche, ce doit être un point de passage pour beaucoup d'animaux. A partir de là, on observera tout ce qui peut passer, on posera quelques pièges, déjà pour espérer bouffer quelque chose. » Se grattant nerveusement la barbe, il pris son sac, et adressa un sourire à la survivante. « Si on trouve un lapin à moitié bouffé dans un piège, ce sera très bon signe pour ta garde robe. » Paré à partir, il leur restait une chose à régler avant le départ pour la sainte quête de la virée shopping sauvage. C'est marrant, il avait l'impression d'être moniteur pour une escapade nature. Leïa ne serait sûrement pas une sage et docile élève, mais ça pouvait être sympa, après tout, de vivre une parenthèse inédite par ces temps maussades et routiniers.

« Qu'est ce qu'on fait de ta moto ? On la met dans un endroit plus retiré et on choppe des bâches ou des branches ? » Ouais. Il supposait que si, par malheur, quelqu'un tombait dessus, la brunette serait pas très contente de perdre son bolide...
 

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Ven 28 Avr - 18:20

Quand Ice me fait remarquer que je ne me suis pas gênée pour lui faire des remarques jusqu'à présent, je lui fais un petit sourire en coin de mon cru avec l'air de lui dire qu'il n'a encore rien vu et écoute avec attention la suite du plan. Son idée a l'air bonne et ça me donne envie de continuer. Au pire si quelqu'un s'y est déjà installé, il sera chassé assez vite, je compte sur mon guerrier pour ça. Sa question à propos de ma moto me fait quand même marrer, non je pensais la laisser là avec un panneau "servez-vous".

- T'en fais pas je m'en occupe.

Je commence à défaire tout l'équipement qu'on a embarqué avec nous et retire les sacoches qui sont posées à l'avant et l'arrière du véhicule pour tout mettre par terre, à un endroit ou le goudron a permis de faire fondre la neige.

- Tu peux garder tout ça ? Je reviens dans deux minutes.

Je lui souris d'un air assuré et enfourche ma moto avant de relancer le contact. Il ne devrait pas avoir trop de mal à m'attendre ici. Il n'y a aucun mort vivant à l'horizon et avec mon pull sous sa fourrure, il ne doit pas avoir froid. J'avais envie de rire rien qu'en le voyant comme ça, avec mon pull à capuche rouge pétant par dessous sa fourrure grise de viking. Je démarre et fais un petit tour de parking avant de m'engager dans le bois. Les branches et les feuilles recouvertes par la neige craquent sous mes roues mais je m'en fout. J'avance sur une trentaine de mètres dans le bras avant de coucher mon bébé motorisé entre deux arbres et de la recouvrir de feuilles et de branches puis de pousser de la neige dessus pour l'enterrer plus profondément.

Lorsque je m'en éloigne, c'est impossible de la repérer à moins de marcher dessus, ce qui est possible puisqu'on ne peut pas la repérer à moins de... oh et merde ! Bref je reviens à pied sur le parking et lui fait signe que mon véhicule est en sécurité et me dirige vers lui.

- Ok ! Direction le refuge alors.

Je ramasse les sacoches que je fais pendre sur mes épaules et récupère mon arme de poing même si je ne sais toujours pas comment vraiment bien l'utiliser. Je suis Lïnko à la trace, il a un sacré packetage aussi et il me tarde de pouvoir me débarrasser des lourdes sacoches pleines de matériel lorsqu'on arrivera. Sur la route, le calme qui s'est installé sur l'ensemble de la forêt me permet de me détendre un peu et me donne envie de parler. Ma mère disait toujours que quelqu'un qui marche sans parler est un voyeur, pas un randonneur.

- Tu sais, je venais souvent ici avec mes parents avant l'épidémie.

Ce n'est pas grand chose pour un mec qui connait à peine mon prénom mais ça lui donne assez d'indices quant à la sensation que j'éprouve en arpentant ce chemin de graviers. C'est comme si je sentais l'esprit familial Callum à l'intérieur de cette forêt, ça me fait du bien, mais aussi pas mal peur.

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Ven 28 Avr - 19:47

Leïa & Lïnko #2
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Visiblement, Leïa semble adhérer au début de son plan, et finit tout bonnement par le laisser en plant pour ranger sa moto. D'accord, mademoiselle se la joue indépendante. Quand elle s'éloigna sur son bolide, il leva les bras, mi-blasé mi-amusé d'être assigné à la surveillance de leurs affaires. Résigné à patienter bêtement avec son pull flashy, Ice soupira avant de s'intéresser au paysage qui s'offrait à ses yeux. Malgré la fin du monde, il n'est pas si différent. L'air de la forêt, de la nature semble toujours aussi revivifiant.
La brune refait finalement surface, adressant un signe pour confirmer la réussite de sa mission. Une fois les affaires saisies, l'expédition débute. Bon, il est possible qu'il soit nécessaire de consulter le plan du parc... Il était pas scout, juste islandais.

Sans qu'il s'y attende, Leïa engage la conversation sur un plan personnel, ou plutôt sentimental, étant donné le léger changement de ton dans sa voix. Par contre, c'était aussi un peu étrange à entendre... C'est bête mais, jamais le barbu n'aurait pensé qu'elle puisse connaître le parc. Elle vivait donc dans les alentours, avant tout ça ? Possible. Avec l'arrivée des morts, beaucoup de survivants sont déplacés de leur lieu de vie d'origine, aussi, une telle hypothèse attisa la curiosité du barbare «Tu étais dans les environs avant tout ça ? » Dans un tel cas, il était alors aisé d'imaginer la nature de ses ressentis en retournant dans un lieu plus ou moins familier... La question de ses parents se posait alors, mais il était peut-être mieux de ne pas demander, non ?

Un peu mal à l'aise avec les conversations (surtout celles qui tournaient autour de la connaissance des autre etc), Ice se sentait pourtant d'humeur pour un brin de causette. Adressant un regard en coin à son acolyte de voyage, il ajouta: « C'est vrai que je t'imagine bien venir ici, en vacances, pour randonner par exemple. » Bon. Il pensait surtout à une fille qui s'entraîne à tuer des zombies invisibles, en fait, mais c'était peut-être pas le moment pour partager des délires. S'éloigner du sujet des parents semblait être plus sécuritaire. Aussi, le nordien poursuivit la discussion. « Tu faisais quoi avant l'arrivée des morts...? J'ai du mal à t'imaginer étudiante, mais t'as quand même l'air jeune. »

Avisant les diverses directions qui s'offraient à lui, Lïnko finit par déplier le plan, avant de dévier le plus discrètement possible leur trajectoire. Bon. Ça devrait le faire. Sans qu'il paraisse, l'espace était grand. Il estimait leur objectif à une heure de marche environ. A mesure qu'ils avançaient, le barbare se demandait si les lieux étaient investis par des survivants. Cela n'était pas impossible... Mais le bâtiment d'accueil étant vide, c'était tout de même peu probable. Des solitaires, ou petits groupes ? Probable. Enfin. Ils verraient bien ce qu'ils feraient à ce moment là. Après tout, il doutait que Leïa soit froissée de devoir en venir aux mains avec des survivants.

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Ven 28 Avr - 20:26

J'hausse la tête fièrement devant sa question et le regarde en souriant. Au moins il fait l'effort de me changer les idées, j'apprécie.

- Detroit born and raised !

Je l'ai dit un peu plus fort que ce à quoi je m'attendais mais je n'ai plus l'habitude de parler beaucoup et quand je commence à avoir une vraie conversation, c'est à dire plus d'une phrase en cinq minutes, ma voix peut sauter si je contrôle mal.
Il voit juste pour la randonnée, d'un autre côté, c'était interdit de pêcher ou de chasser dans un parc national avant donc je ne vois pas ce que je serais venue faire d'autre ici.

Mine de rien, j'ai changé et je ne suis pas sûre que, si je reconnais ce bois, lui me reconnaisse. J'ai vu le regard de cette flic qui m'avait arrêté avant l'épidémie et qui m'a reconnue quand on s'est retrouvées. Cette nana m'a reconnu physiquement, mais il y avait comme une rupture. Je ne suis pas devenue ce à quoi les gens s'attendaient dans le cas où je survive. Je n'étais pas mauvaise non plus, juste différente et infiniment plus fragile. Sa deuxième question me tire à nouveau de mes pensées et je reporte mon regard sur lui avant de répondre.

- C'est l'anti-cerne.

Je laisse un silence et garde un visage de marbre avant de sourire devant son air déconfit.

- Je plaisante. J'ai terminé ma maîtrise en marketing en août 2015. En décembre, j'étais au Canada en vacances. Quelque soit ta question.

Je pense avoir plutôt bien répondu malgré tout. Aucune idée de ce qu'il voulait vraiment savoir de moi, ma formation ou ce que je faisais exactement. Comme ma situation était un peu compliquée, étant alors dans une année sabbatique qui concrètement s'est terminée il y a trois mois seulement.

- Et toi Ice ? Ça paraît con venant de moi mais je te vois mal en pâtissier.

C'est vrai que c'est très déplacé de critiquer son apparence de guerrier sanguinaire alors que je porte moi-même plus d'armes blanches qu'un narco-trafiquant. Une autre question me vient alors et je me rend compte qu'il n'a pas été totalement honnête avec moi sur ce point.

- Eh ! Ice c'est ton vrai nom ? Ou c'est un surnom ?

Mon allure me donne toujours l'air d'être totalement sûre de moi et j'aime ça. Je pense que c'est quand même bien de préciser pourquoi je mérite une réponse honnête.

- Je t'ai donné mon nom complet moi.

Je lui ai pas dis de m'appeler Skywalker, ça c'est le rôle de ceux qui ont vu le film. Mais c'est vrai que j'aurais presque envie de l'appeler Ice-cream, ou juste cream, quoi que ça fait un peu trop wu-tang... Oh merde... J'attends une réponse que j'estimerai honnête de toute façon, ne pouvant pas espérer de meilleurs appuis pour poser une question aussi personnelle pour le moment et continue de faire la discussion et de me changer les idées afin d'éviter à mon esprit de déraper.

- Alors ça va se passer comment la chasse ? Est-ce que tu préfères être seul ou je peux participer ? Explique-moi tout ça.

Là au moins, il pourra s'exprimer sans crainte de ma réaction. C'est vrai que je ne suis pas vraiment engageante comme fille et que j'ai dû le surprendre en abordant un thème aussi personnel que la famille et mes origines. Mais ça m'amuse de le surprendre, juste pour voir cet éclair d'incompréhension dans ses yeux. Il a l'air tellement stoïque et sûr de lui que le simple fait de le déstabiliser m'amuse beaucoup.

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Leïa & Lïnko #2
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Alors comme ça, cette fille était du coin, avant que les cadavres ne débarquent sur terre ? Il imaginait facilement que se retrouver dans un lieu connu devait être étrange... D'un côté, quitter l'emplacement physique de sa vie, et repartir sur un nouveau terrain, cela devait pas mal aider à faire la transition de survie. Passer d'un personnage, à un autre, celui qui devient un survivant. Enfin. C'était pas le moment de philosopher sur l'évolution de l'espèce humaine post-apocalyptique. Leïa faisait preuve d'un humour spontané, qui arracha un sourire à l'islandais. Ça allait parfaitement avec la vision qu'il avait d'elle. Elle dévoila ensuite son occupation avant la fin du monde. Marketing ? « Quoi genre un truc essaie de convaincre les gens d'acheter des trucs pour enfoncer les principes de la société de consommation ? »

Bon... Ok, ça devait sonner un peu bizarre, une phrase comme ça, venant de sa part. Il doutait même que de tels propos avaient étés tenus ne serait-ce qu'une fois depuis le début de l'apocalypse, et c'est lui qui la prononçait. Amusé par ses dires, il secoua légèrement la tête en souriant. Toujours est-il qu'il n'imaginait vraiment pas Leïa dans ce genre de parcours. Alors certes, sa vision de l'orientation et des longues études était restreinte, mais il aurait tout même penché pour autre chose. Le nordien comprenait donc que l'épidémie lui était tombée dessus lors d'un séjour au Canada. Certainement une situation étrange, avec un impact plutôt fort. Mais bon, fallait avouer qu'elle s'en était plutôt bien sortie, et semblait visiblement confiante en condition de survie.

En retour, elle s'intéressa à sa propre situation. Sa remarque le fit sourire, et bien qu'il soit certain que sa réponse de l'émotionnerais pas beaucoup, elle avait dû en voir d'autres, il opta pour la sincérité « J'ai pas été autant dans les études que toi, ça c'est sûr. J'ai vécu avec mon Oncle, et je l'aidais dans son travail. Et puis, j'ai tué un mec, et j'ai passé les dernières années de la vie normale en prison. » La fixant d'un air froid, il finit par rire. Bon, elle devait peut être pas s'attendre à ça quand même. La survivante aux nattes poursuivit ses questions. Ah, c'était bien une des premières fois que quelqu'un lui posait celle là ! En même temps, c'était pas une interrogation essentielle... Qu'est-ce que ça pouvait faire, son prénom ?

Leïa ajouta qu'elle avait, elle, donné son nom complet. Aussi, le barbare se décida à lui répondre, amusé « T'es bien curieuse quand même ! Disons que... C'est mon nom de baptême. Mon nom complet c'est Lïnko McTavish.» Bon, ça changeait un peu du coup. Il imaginait que "Lïnko" était plutôt chelou, mais Leïa s'était pas commun non plus faut dire. La jeune femme lui demanda alors comment allait se dérouler leur chasse. C'était une question tout à fait légitime. Elle semblait lui faire presque confiance là-dessus, et il était logique qu'elle s’intéresse à la quête qui lui tenait visiblement à coeur. Passant au devant d'elle pour faire semblant de maintenir une branche très enneigée, il la lâcha finalement au moment ou la motarde finissait de passer.

Certes, c'était un peu léger comme blague, mais elle eut le mérite de fonctionner. Elle était plutôt petite, même pour une fille, aussi elle se pris un gentil petit coup de neige sur la face. Esquissant un rire satisfait il se remit à sa hauteur, avant de répondre « Bien sûr que tu vas participer. Tu crois quand même pas que tu vas rester plantée à me regarder ! Une fois qu'on aura repéré un animal, il va falloir qu'on le traque. L'idée, c'est de le poursuivre et le coincer dans un endroit clos ou le piéger. Faudrait pas qu'on abîme ta belle fourrure, pas vrai ?» Bon, une petite entaille, ça pouvait aussi être sympa genre, se rappeler de la sensation du lancer et du frisson lié au moment ou il atteint sa cible...

« Pour l'instant, faudrait déjà qu'on arrive au point d'eau, et qu'on repère des traces. Sinon, faudra tenter l'autre lac.» Et s'ils ne repéraient aucune trace, c'était mauvais signe. Les animaux présents avant l'épidémie n'avaient aucune raison de partir. Si le parc était maintenant désert, cela signifiait soit que les morts étaient trop nombreux (peu probable), soit que des vivants passaient trop souvent ici, voir s'étaient installés... Observant du coin de l'oeil quelques flocons décidés à rester sur la tête de Leïa, il l'incita à s'en débarrasser en imitant le geste sur lui-même, un peu moqueur. Plus sérieusement, l'islandais poursuivit :« Quand à ton rôle bah... Ça dépend, faut voir.» l'avisant un instant de haut en bas tout en marchant, il supposa avec un sourire, « T'as un couteau de lancer ? Tu pourrais être la première à toucher ta future doudoune de luxe, si ta lame est pas trop large, ça fera un souvenir.»

Il était pas sûr qu'elle voyait les choses comme ça, mais après tout, elle avait bien le caractère et l'attitude d'une fille à être fière de ce genre de choses. Ice n'avait rien à en redire, il était lui même plutôt pressé de se mettre en chasse. Avisant un nouveau coup d'oeil au plan de la brochure, il dévia de nouveau leur trajectoire. Bien. Ils marchaient à bonne allure, et se rapprochaient du poste plus tôt que prévu. Pour l'instant, ils n'avaient rien croisé, ni de mort, ni de vivant. Ce qui pouvait être bon, ou mauvais signe. Au moins, les oiseaux chantaient. C'était agréable à entendre, un peu de vie, en ce monde.

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Sam 29 Avr - 11:53

Le moment où il décide de me balancer une pique sur ma formation est celui où je me tais bien malgré moi. Il n'a pas totalement tord et c'est vrai qu'on était un peu une bande de requins quand même. Par contre, son histoire à lui est plus surprenante et je l'interromps sans vergogne. Le fait qu'il ait été en prison ne me gène pas du tout, la fille avec qui je couche en ce moment était une leadeuse de la mafia russe si j'ai bien compris, donc la loi...

- Attends ! T'as grandit avec ton oncle et d'un coup tu bute un type ? Je dis pas que c'est mal, j'aimerais un peu plus de détails, mais je veux comprendre le lien parce que là...

Je suis complètement perdue en fait. Mais c'est cool de voir un vrai survivant et pour le coup, j'ai une vague d'affection pour le viking qui me passe dessus et lorsqu'il me donne son nom complet je le répète comme pour moi-même.

- Lïnko Ice McTavish. C'est joli, il y a une signification particulière ?

C'est la littéraire qui parle et je ne peux m'empêcher de sourire en l'imaginant s'énerver parce que je pose trop de questions. Mais c'est vrai que Lïnko est un nom qui sonne super bien et s'il y a une traduction, ça peut-être une chose sympa à savoir.

J'écoute ensuite ses explications vis-à-vis du plan et en suis très satisfaite. Il a l'air de savoir où il met les pieds et ça me rassure. Entre autre parce que la seule fourrure que j'ai jamais touché, c'est sur la capuche de ma parka d'hiver.

- Pas de lancer, les animaux sont trop résistants, ça ne marche que sur les humains, mais j'ai ça.

Je dégaine mon épée à la forme si particulière, modernisée grâce au ruban anti-dérapant que j'ai mis sur la poignée. Je fais un moulinet et fini par abattre la lame sur une branche d'arbre qui tombe instantanément, fendue en deux. Je ne suis pas surprise, j'ai lu dans un livre de la bibli que les khukuris étaient à l'origine utilisés pour couper le bois d'où leur forme. Je la tend devant lui pour qu'il puisse l'observer à sa guise avant de le ranger dans son fourreau en souriant, fière de moi.

- Mais je ferai ce qu'il faudra. Je veux ma parure.

Je rougis un peu en disant ça. Le mot parure fait très... superficielle. Mais c'est vrai que si je désire tant une fourrure, c'est en premier lieu pour l'aspect esthétique.

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Sam 29 Avr - 13:22

Leïa & Lïnko #2
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« C'est vrai qu'on dirait peut-être pas, mais mon Oncle m'a élevé selon une éducation... Un peu influencée par ses convictions scandinaves. D'où mon prénom de baptême, Ice. Bon, je t'avoues qu'il a pas fait preuve d'une imagination folle, mais j'aime bien, j'avoue. Je ne pense pas que Lïnko ait une signification. C'est juste mon nom de naissance. » Avec ça, sa curiosité amusante devait être satisfaite. Faut avouer qu'au final, il était pas mécontent de tailler un bout de gras avec Leïa. Et puis, de toute façons, les deux allaient être amenés à passer trois jours ou plus ensemble, donc autant discuter un peu. Son passé l'interpella tout de même quelque peu, étant donné qu'elle le questionna davantage à ce sujet.

« Disons que... Même dans un village, les gens sont plutôt intolérants à la différence. Tu rajoutes à ça des insultes, de l'alcool, un jeune con nerveux... Ça dérape facilement. » Faut pas dire, Ice était pas fier de cette partie de son passé. Il avait clairement déconné, et dépassé les bornes. Cependant ce qui était fait était fait, et il ne servait à rien de s'en cacher. Un peu plus tard dans leur discussion, la jeune femme sorti sa lame, et fit une petite démonstration de son maniement. L'arme était étrange... Son arrondi était surprenant, disons, mais efficace, si on en croit la facilité avec laquelle Leïa tranche une branche à proximité. Rengainant finalement son arme, elle réaffirme sa volonté d'obtenir sa fourrure.

L'islandais était prêt à lui lancer une plaisanterie, mais il se stoppa net en posant les yeux sur un tas de neige fraîchement désorganisé, à trois mètres à peine. Ralentissant l'allure pour finalement se diriger vers l'étrange trace, il la suivit des yeux un instant. « Je crois que quelqu'un va avoir de la compagnie. » Leïa à ses côtés, ils se regardèrent un instant avant d'effectuer des pas en direction de la traînée neigeuse, où mouchetaient quelques tâches sanglantes. Pas besoin de préciser quelle direction prenait le sillon récemment tracé. Droit en direction du poste. A tout les coups, quelqu'un traînait un animal derrière lui. Aucune chance qu'il s'agisse d'un rôdeur au vu des traces.

« Restes sur tes gardes. Je propose qu'on aille voir si le poste et occupé. Une fois qu'il est en vue, on prend le temps d'observer, et on avise. Je sais pas pour toi, mais... Quand ça tourne mal, je cherche pas à comprendre ou à faire dans le détail. » Il préférait prévenir... Parce que bon, il fallait pas qu'elle soit du style à vouloir sauver la veuve et l'orphelin, sinon, c'était en effet mal parti. Mais bon, quelque chose lui disais que Leïa n'était pas du genre à hésiter lors de situations dangereuses. Elle devait être le genre de survivante qui sait très bien que la survie s'affirme par des choix, et des actes, et qu'il fallait assumer tout cela pour rester en vie.

Tout en reprenant leur marche, le duo fût plus silencieux en approchant de l'abri potentiellement occupé. Le poste devait être un endroit peu spacieux. Après tout, ce genre de cabane ne servait qu'à l'observation. Il imaginait déjà la petite cabane dont l'échelle débouche sur le plancher, un petit banc accolé au mur, et une large ouverture en face. Combien de survivants pouvaient tenir ici ? Probablement trois, certainement pas plus. Quoi qu'il en soit, Lïnko était prêt à en découdre si l'occasion se présentait. Se faire des ennemis n'était pas une bonne chose, surtout si les personnes se mettent à vous traquer parce que vous êtes dans "leur" zone de chasse... Peut-être se trompait-il. Peut être les vivants, s'ils étaient présents, n'avaient pas le coup de couteau léger.

Quand Leïa ralenti l'allure, Ice se tourna légèrement vers elle, puis posa les yeux sur ce qu'elle regardait. En effet, un peu plus loin parmi les arbres, le nordien découvrit le poste d'observation qui leur servirait idéalement de refuge pendant leur séjour. Sauf si celui-ci était occupé. Ce qui pouvait prochainement changer. Saisissant sa hache, il renifla discrètement en avisant la survivante. « Tu vois quelque chose ? Qu'est ce que t'en penses ? » Car oui, son avis importait. Il n'allait pas agir de la même manière selon si la brune semblait partante pour une confrontation, ou souhaitait assurer la sécurité en allant consulter le poste suivant. Se rapprochant de la cabane le plus discrètement possible, on pouvait voir que la neige était de plus en plus foulée, sans être non plus couverte d'empreintes différentes.


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Sam 29 Avr - 21:20

J'essaie de comprendre ce qui a put se passer et mon ton reste un peu moqueur, comme si j'étais plus intéressée par le fait qu'il se soit fait prendre que par son action meurtrière mais je crois pouvoir affirmer qu'il n'a pas envie d'en parler. Inutile de l'énerver. Quand je vois du sang sur la neige remuée, je sors à nouveau mon épée, prête à me défendre en cas de besoin. Un signe de tête à Ice pour lui signifier qu'on peut continuer, je remonte mes sacoches sur mes épaules pour éviter qu'elles ne glissent dans la neige et continue d'avancer à sa suite sans ajouter de commentaire, j'aime bien le détail quand même, ça aide à ne pas se faire tuer des fois.

Finalement, on arrive en vue de la tour suspendue à un arbre. Je ne vois pas de lumière particulière mais depuis quelques temps, les survivants ont appris à ne pas se faire remarquer, ni des morts, ni des vivants. C'est encore le meilleur moyen de conserver sa tranquillité. Mais là, s'il y a quelqu'un dedans, un thèse égaillée par les traces de sang qui y mènent directement, je n'ai pas de problème à libérer la place avant de m'y installer. En revanche, les traces de sang me rappellent quelque chose.

- Fais attention. Il peut y avoir des pièges sur le chemin.

Aucune raison de ne pas croire que s'ils en ont eu la possibilité, les survivants de ce refuge ont bien entendu dû fortifier un peu leur position et je n'ai pas envie de me retrouver avec la jambe dans un piège à loups. On s'est arrêté et je laisse glisser mes sacoches au bout des mes bras avant de les suspendre à une branche. Je doute que quiconque vienne ici dans l'immédiat et si on doit se battre, je préfère le faire avec toutes mes capacités. De ma main gauche, j'attrape une branche à multiples ramification et donc avec une surface bien large et la tranche de mon autre main avant de commencer à l'utiliser comme déneigeur. C'est un peu lent mais je retire la neige du chemin sur bien dix ou quinze mètres devant nous avant de décider que la voix doit être claire sur tout le long, probablement une allée dégagée mais il faudra faire attention si on s'éloigne dans le bois, qui sait quel genre de pièges ont pu être posés ici en un an.

Je marche en silence, utilisant les leçons de Barry pour éviter de faire craquer des branches mortes ou ce genre de choses et avance avec Lïnko.
On arrive finalement en dessous de la plateforme autrefois dédiée aux gardes forestiers et aux randonneurs perdus ayant besoin d'un refuge et je lève la tête pour observe notre objectif. C'est vrai que le refuge est une supère idée, parce que maintenant que je suis devant l'énorme tronc qui soutient la structure, je ne sais pas vraiment de quelle façon aller plus loin. D'un côté j'ai envie de grimper à l'échelle mais de l'autre, je ne vois pas trop comment bénéficier d'un effet de surprise en passant par là. En plissant des yeux pour mieux voir l'objet de notre convoitise, je remarque une branche suffisament épaisse pour supporter notre poids qui semble mener l'échelle à une fenêtre sur le côté. Je ne vois pas plus loin car un arbre plus bas me cache la vue mais peut-être qu'il y a même moyen de grimper directement sur le toit.

- Ok, j'ai une idée.

Ça risque de pas être facile et j'espère qu'il a quand même l'habitude de grimper aux arbres. Si mes parents m'ont laissé un héritage, c'est bien cette capacité à supporter la plupart des sports lorsqu'ils me sont utiles sans broncher, en ayant fait énormément toute ma jeunesse.
Les deux mains sur l'échelle, je commence à grimper suivie par le guerrier. On arrive bientôt au niveau de la branche et je m'arrête net lâchant mon support d'une main pour saisir la fameuse branche qui croise perpendiculairement l'échelle et passe ma jambe par dessus pour m'asseoir. Je souris au guerrier qui me regarde comme si j'étais folle et commence mon numéro d'équilibriste, restant sur les branches suffisamment épaisses pour m'offrir un appui solide. Je suis le chemin et fais attention de ne pas pouvoir être vue de l'intérieur jusqu'à ce que j'arrive devant la fenêtre. Il y a deux hommes à l'intérieur à l'allure relativement repoussante. Ils ont l'air sales et crasseux, avec des barbes bien plus longue que ce qui est toléré pour ne pas se faire attraper par les déterrés. Au milieu de la pièce trône le cadavre d'un petit cerf qui ressemble plus à un tas d'os et de viande désormais. Il y aussi un vieux fusil posé sur une table.

Je regarde Lïnko et lui souris avant de chuchoter.

- Attends mon signal, je vais faire diversion et voir jusqu'où je peux monter.

Un accès au toit serait un avantage considérable mais je ne suis pas sûre que l'ancien taulard soit très habile dans les arbres et la suite promet d'être plus compliquée. Me glissant hors de vue de la fenêtre, j'attrape une branche au dessus de ma tête et me hisse dessus avant de continuer prudemment. J'avance jusqu'à finalement pouvoir accéder à un endroit suffisamment haut pour attraper le rebord du toit et me hisser dessus.

Me voilà enfin au dessus de leurs têtes et je fais bien attention à où je marche histoire d'éviter de les alerter de ma présence. J'arrive enfin à la petite fenêtre donnant de l'intérieur vers le dessus et je suis prête à frapper. Mais je pense que Ice attend mon feu vert, ne sachant pas trop où j'en suis. La fenêtre s'ouvre silencieusement et je me glisse par l'ouverture pour me retrouver dans une petite pièce leur servant probablement à dormir vue les deux matelas qui ont été traînés là je ne sais comment. J'attends dans cette pièce que l'un des deux décide de venir faire un tour et me planque du côté des gonds de la porte histoire qu'on ne me voit pas directement en entrant.

Un des deux barbus décide de passer dans mon coin et la porte s'ouvre sèchement devant moi. J'entends ses pas résonner dans la pièce jusqu'à ce que je sorte de ma cachette pour abattre mon épée sur son crâne, le fendant en deux du sommet jusqu'au nez. Lui ne se relèvera pas. Son copain l'appelle depuis la pièce principale mais son regard passe de l'énervement à la terreur quand il aperçoit le corps de son pote dans la pièce voisine avec la tête à moitié explosée. Il attrape immédiatement son fusil mais les murs en bois plein son solides et je reste cachée lorsqu'il tire deux coups de feu dans ma direction. Maintenant Ice, c'est à toi, je ne veux pas crever là et j'ai fais ma part. Pourvu qu'il s'occupe rapidement de cet abruti. Même si la hauteur nous offre une relative sécurité, je n'aime pas le bruit des coups de feu.

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Dim 30 Avr - 10:07

Leïa & Lïnko #2
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Lentement, d'une démarche souple et silencieuse, le duo s'avançait vers le poste d'observation. Leïa avait supposé la présence de pièges, ce qui était une bonne chose à avoir en tête. Cliché du barbare qui fonce tête baissée ou non, Lïnko n'y avait pas pensé. Ravi de sentir l'adrénaline monter, le survivant se contente d'aviser la jeune femme, une fois en bat du refuge. Cette dernière, au vu de l'air assuré qu'elle affiche, semble avoir une idée derrière la tête. Elle confirme cette pensée, aussi, le nordien la regarde faire, les sourcils froncés. Bordel, mais qu'est-ce qu'elle fait, là, à jouer les acrobates...? Si elle compte sur lui pour faire pareil, elle se trompe. Déjà, y'a peu de chances qu'il se fasse pas remarquer, et en plus, il mettrait certainement trop longtemps.

De là ou il est, il peut voir des petits éclairs dans les yeux de son acolyte de chasse. Avisant l'intérieur de la cabane, elle doit certainement évaluer leurs chances et moyens de réussite. Après lui avoir adressé un sourire, elle l'informe qu'il doit attendre son signal. Ok. Ça lui va pas tellement tout ça. Quel signal ? Qu'est-ce qu'elle veut tenter ? Si jamais ça tourne mal, va falloir qu'il se grouille. Non, en vrai, il se rappelle pourquoi il aime bien rester seul. Se faire du soucis pour les autres, c'est vraiment un truc qui l'agace plus qu'il ne le met mal à l'aise. Relevant les yeux pour tenter d'apercevoir la brune, il remarque qu'elle n'est plus au même endroit. Bordel. Elle compte débarquer par surprise et profiter de cet effet. Efficace, certes, mais comme il n'a pas vu la gueule des occupants de ses propres yeux, il flippe pour elle, normal quoi.

Quelques longues secondes s'écoulent, dans le plus grand des silences. Finalement, il comprends qu'un des vivants se déplace, juste au dessus de lui. Près à lui exploser un genou si ce dernier choisi de descendre l'échelle, Lïnko comprends que la motarde est certainement déjà en train de s'occuper de lui, au vu du lourd bruit ressemblant fortement à quelqu'un tombant au sol. Rapidement, des coups de feu retentissent, mais Ice débouche déjà dans la petite tour de planches. Le temps de repérer le mec tenant l'arme à feu en question, Ice lui balance sa hache au niveau du coude. Ignorant le craquement osseux, et le cri de douleur associé, il se jette sur le type, arrachant la hache plutôt bien placée avant que lui même n'ai l'idée de s'en servir contre son propriétaire.

Le fusil tombe au sol, et les deux hommes s'empoignent alors, conscients que l'affrontement ne laissera qu'un seul des deux continuer de vivre. Saisissant le bras blessé, le nordien appuya sévèrement sur la plaie, et en profita pour placer le tranchant de sa hache entre les mâchoires de l'inconnu. Profitant de la vague de terreur induite, il poussa un grand coup et plaqua le mec contre le mur derrière lui. Souriant au cassement sec des os du bas du visage, il laissa glisser l'ancien vivant au sol, avant de lui fendre le crâne d'un troisième coup de hache. Vérifiant rapidement les lieux, il s'approcha de Leïa, les sourcils froncés. «T'as rien ? Hé, tu fais plus jamais ça. T'aurais carrément pu être blessée. »

Bon, il avait pas le droit de lui faire des reproches, mais voilà, ça l'avait énervé. Posant les yeux sur la victime de la motarde, il se ravisa cependant, et esquissa un sourire en détaillant l'entaille dans la tête du mec  « Propre ! ». Puis, il montra d'un signe de tête la fenêtre par laquelle Leïa s'était glissée. « T'es un vrai chat sauvage, chaton. » ajouta-t-il avec un haussement de sourcil aguicheur. Il était certain qu'elle allait apprécier ce surnom. Il était carrément fait pour elle, avouez... Riant presque de l'appeler comme ça, il s'intéressa à ce qui serait leur refuge. Avant de s'interroger sur la présence des deux cadavres frais qu'ils avaient à disposition. Ok, ça allait devenir intéressant.

Reniflant un coup, il se pencha vers l'une des victimes, et s'affaira à le traîner jusqu'à l'échelle. Une fois le corps tombé en contre-bas, il s'appliqua à faire de même pour le second. « Bon. Voilà ce que je propose. Tu t'appropries les lieux, même si c'est pas bien grand, peut y avoir des trucs, et pendant ce temps, je m'occupe d'eux. » Ouais, mieux valait faire disparaître les corps, juste au cas ou. Esquissant un froid sourire avant de descendre l'échelle, il ajouta  « j'vais garder les meilleurs morceaux, ça sera utile pour poser des pièges, après. » Car non, ils n'allaient pas attirer des carnivores avec des plantes vertes. Les pièges classiques ne fonctionnerais qu'avec chance. En mettant en jeu de la viande encore rouge, sûr que les loups des alentours allaient se ramener.

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Dim 30 Avr - 11:26

J'observe le combat, Ice ayant compris que c'était le moment pour lui d'agir. Parfait ! Il achève rapidement le deuxième type sous mon regard appréciateur mais je me fais plus froide lorsqu'il m'engueule à moitié. Si j'avais encore un père, c'est exactement comme ça qu'il réagirait, mais cet homme n'en a tout simplement pas le droit. Parce que je n'autorise personne à s'inquiéter pour ma sécurité depuis que je suis capable de l'assurer moi-même et de supporter le poids de mes erreurs.

Il approuve la mise à mort de mon bonhomme et me lance un demi-compliment avant de m'affubler d'un surnom aussi niais que ridicule et je fais un signe de tête en montrant mon cadavre.

- Il a juste été foudroyé par ma beauté.

Je lève le menton fièrement et l'aide à balancer le corps par la trappe histoire de faire un peu de ménage. J'aime pas trop le rôle qui m'est attribuée, c'est quand même un peu bobone à la cuisine mais ça me permettra de fouiller un peu l'endroit sans qu'il puisse voir ce que je trouve. Les deux pechnos avaient peut-être des objets de valeur sur eux, aujourd'hui, même un paquet de cigarettes peut valoir de quoi vous sauver la vie.

- Ok je t'attends là. Ramène les affaires aussi.

Il descend par la trappe et la mission fouille de l'habitation commence. J'essaie de ne pas retourner tous les tiroirs, on va devoir dormir là pendant deux ou trois nuit probablement. Il n'y a rien d'utile, un couteau brisé qu'ils ont essayé de réparer comme ils ont pu, un fusil de chasse non seulement déchargé et sans cartouche mais en plus tellement lourd qu'il faudrait un chariot pour le transporter et enfin, un morceau de viande faisandée et deux pots de cornichons. Je passe à la chambre et découvre un placard avec des affaires de femme.

Pas besoin d'être un génie pour comprendre ce qu'il s'est passé et j'ai envie de les ressusciter pour les exécuter à nouveau. Globalement, ils n'ont pas trop touché à ses affaires, des habits, un vieux sac à dos quasiment vide... quasiment parce que je trouve au fond une petite trousse que les deux crasseux n'ont probablement pas trouvé utile d'utiliser vu leur odeur. Je l'ouvre avec avidité et y découvre des choses que je n'ai pas vu depuis des mois, du parfum, du maquillage... Il y a aussi un gel douche mais je me suis lavée ce matin et je ne compte pas me rincer à l'eau froide.

Je l'entends remonter à l'échelle et je cache rapidement la trousse de toilette sous un meuble bas. Je saisi mes sacoches lorsqu'il remonte et sors ma pierre à feu pour lancer un feu avec les bûches entassées dans un brasero au centre de la pièce. Je le regarde et il a l'air content de lui, il a le même sourire que moi après avoir tué quelqu'un, c'est pas bon signe pour la population vivante des environs mais ça ne me déplaît pas.

- J'ai trouvé deux boîtes de cornichons si t'aime ça. Mais sinon pas grand chose d'intéressant.

Une fois le feu lancé, je retire mon blouson pour être plus à l'aise. On est à l'abris du vent de la température remonte vite avec le brasero. Je ne sais pas si c'est rassurant pour lui, mais maintenant il peut voir toutes les armes que j'ai avec moi, mon khukuri posé sur la table, le couteau de combat à ma ceinture, le couteau balistique à ma cheville et celui de lancer attaché à mon bras gauche. En plus du revolver que j'ai rapidement déposé sur la table à côté de mon épée, n'aimant pas trop cet engin à percussion un peu trop bruyant à mon goût. Je sors des sacoches les provisions que j'ai emmené et lui donne, estimant qu'il nous nourrira probablement demain avec ses provisions à lui et qu'on devrait manger du loup avant d'avoir faim.

- Ce soir c'est moi qui invite. Il y a aussi du thé pour après. Je reviens.

Je file dans la seconde pièce avec mes deux couvertures sous le bras et les étends par-terre avant de m'asseoir en tailleur dessus. Je me commence alors à méditer comme m'a dit de le faire Alair après chaque mise à mort. Il ne faut pas laisser cette émotion rester et je m'en débarrasse donc au plus vite. Je bloque mon audition, me concentrant sur ma respiration et ma peau qui se réchauffe à mesure que le feu illumine le refuge.

Je suis incapable de dire s'il est venu voir ce que je faisais dans la chambre ou pas ou même s'il s'est passé quelque chose pendant ma méditation. Mais quand j'ouvre à nouveau les yeux, ma montre m'annonce qu'une heure vient de passer et je sens une douce odeur parvenir à mes narines. Peut-être que goat-fucker nous a préparé le dîner, ce serait sympa j'ai encore l'impression que c'est moi qui vais me taper la cuisine pendant trois jours. Je reviens dans l'autre pièce et observe le guerrier.

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Dim 30 Avr - 13:03

Leïa & Lïnko #2
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Ice ne put s'empêcher de sourire à la réplique de Leïa. Décidément, elle avait de la repartie et un humour qui lui était propre. Après avoir descendu l'échelle, le nordien éloigna davantage les cadavres, puis sélectionna quelques morceaux de viandes potentiellement intéressants pour une future fourrure. Suite à quoi, il mit les appâts de côté, avant de les recouvrir de neige. Il éloigna davantage les corps, pour finalement les recouvrir de neige, effaçant ses traces à l'aide d'une branche sur le retour. Avant de regagner le refuge, il frotta ses mains et ses armes dans un monticule neigeux, histoire d'enlever le sang. A son arrivée, la brune saisit ses affaires, et s'appliqua à leur faire un feu. Riche idée.

L'islandais en profita pour s'asseoir, et déposa ses armes non loin tout en regardant Leïa faire prendre les planches. Alors que le bois commençait de s'embraser, il constata une chose pour le moins déstabilisante. Attendez...trois, quatre... Cinq armes ? Ou six ? Enfin peu importe, elle trimballe quand même son petit arsenal ! Posant les yeux sur sa hache et son épée, il lança en plaisantant « Je pensais pas que t'avais besoin d'autant d'armes pour tuer quelqu'un... ». Quand elle déposa des provisions visiblement personnelles à son attention, il fronça légèrement les sourcils. C'est vrai qu'ils n'auraient pas de gibier avant demain probablement, mais, il pouvait toujours se débrouiller, non ?

Enfin bref, il n'avait rien contre un repas gratuit, et il se voyait pas faire la remarque à miss- "Detroit born and raised". Cette dernière se retira un moment, pour faire dieu je ne sais quoi. Saisissant sa hache, il s'intéressa aux restes d'un cadavre de cerf, visiblement en assez bon état. Certes, il ne restait pas masse de viande, mais c'était toujours agréable ! Ainsi, il s'affaira à éclaircir la carcasse, coupant peu à peu une ration convenable. Avant de descendre le squelette inutilisable de l'animal, Lïnko se dirigea vers la pièce voisine, ou la jeune femme s'était isolée depuis quelques minutes déjà. Il la trouva immobile, et silencieuse, assise en tailleur sur deux couvertures. Il bloqua un instant, avant que l'image de Joy, en train de faire des trucs du style ne revienne dans son esprit.

Clignant un instant des yeux, comme s'il avait du mal à croire en la scène qui se déroulait devant lui, il finit par faire marche arrière le plus silencieusement possible. C'était peut être pas le moment de la déranger... Décidément, elle était quand même étrange, elle. Secouant la tête, il descendit avec le reste du cerf, lui assigna le même sort que ses meurtriers en le recouvrant de poudreuse, et se mit en quête de branches adaptées pour un peu de cuisine. Après quelques minutes de recherche, il sélectionna les pièces qui lui semblaient le plus adaptées, et regagna le refuge. Leïa toujours absente, il s'installa de nouveau près du feu, posa à côté de lui sa fourrure, et se mis à enlever l'écorce de deux petites branches.

Adossé contre le mur en bois, les genoux à demi ramenés vers les épaules, Ice se perdait un peu dans la contemplation des flammes, qui cuisaient doucement deux brochettes supportant de la viande. Comme quoi. Buttez deux types qui survivent dans un poste d'observation, et gagnez du cerf grillé. Y'avait parfois une certaine justice dans ce monde, même maintenant. Captant un mouvement sur sa droite, l'islandais reconnu la silhouette fine de Leïa. Lui trouvant un air étrangement apaisé, il lança « T'as une tête bizarre. Tu faisais quoi là-bas ? » Ce qui pouvait supposait qu'il l'avait vue, ou pas. Rapprochant sa peau de loup, il fit de la place pour que la brune puisse rameuter ses couvertures.

Et puis, sans trop savoir pourquoi, il ajouta un peu bêtement « J'ai vu une fille, faire des trucs un peu pareils, dans le groupe où je suis. Les femmes sont vraiment étranges parfois. » Comme ça au moins, il était clair sur une chose. Après tout, de ce qu'il avait retenu de leur entrevue la dernière fois, la survivante faisait partie d'une communauté. Ceci l'avait interpellé, et puis, en y repensant, il aurait bien voulu en savoir plus sur le fonctionnement et les membres de son groupe. Juste pour s'assurer qu'elle ne faisait pas partie du groupe de pillards qui avaient mis à sac la caserne.

Cela remontait à un moment, maintenant... Mais Lïnko n'était pas présent ce jour là, il n'avait rien pu faire. Alors effectivement, si elle appartenait à un truc du genre, ça aurait du mal à passer. Cette idée s'éloigna tout même rapidement de l'esprit du barbu. Fallait pas devenir parano, non plus. Revenant sur la cuisson de leurs brochettes, il les retira pour les poser sur les premières planches du feu, celles qui n'avaient pas encore été consumées, et se servit. Revenant sur ses propos précédents, il plaisanta « Et, je te remercie, mais, est-ce que j'ai une gueule à boire du thé ? »


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Lun 1 Mai - 6:23

Je reviens dans le salon où Lïnko est en train de faire cuire des brochettes en croisant les bras et souris en fermant les yeux un instant lorsqu'il me dit que j'ai l'air apaisée. C'est le but gros nigaud ! Avançant pour prendre place au sol à côté de lui, je finis par me baisser pour étendre mes couvertures et m'asseoir pas loin de lui tandis qu'il fait un autre commentaire sur mon heure de recharge psychologique. Il veut des explications et je m'installe confortablement, le dos contre le mur derrière avant de lui expliquer.

- Je méditais. C'est l'homme qui m'a ressuscité qui m'a montré comment le faire. Je vide mon esprit et... c'est un peu comme si je me purifiais de tout ce qu'il se passe autour. C'est très efficace.

C'est un peu bizarre comme explication et je ne sais pas s'il va croire à ma résurrection, mais comment expliquer que lorsque je me suis réveillée auprès du docteur, je n'étais plus la même. Je ne suis plus Leïa Callum, plus depuis que j'ai revu cette flic qui m'a à peine reconnu. Et puis même sur un plan médical, Alair m'a un peu ressuscité. Je ne réponds pas à sa remarque sur les femmes, celle sur le thé étant suffisante pour que je lui renvoie la pique et il a eu la gentillesse de me préparer un repas avec de la viande.

- Tu devrais essayer, c'est très bon.

Tout en disant ça, je me penche en avant pour ramasser une casserole que je remplis avec l'eau de ma gourde avant de la mettre à chauffer. Je sors également des sacoches le sac de thé et le réceptacle et remplis ce dernier de thé avant de le laisser tomber dans un mug rouge de la même couleur que le pull que porte toujours le viking. Je commence à me demander si je le récupérerai un jour mais j'aimerais bien étant donné que je n'ai que deux couvertures pour dormir cette nuit.

Après quelques minutes de silence durant lesquelles j'ai eu le temps de dévorer la brochette qu'il m'a préparé, l'eau commence à bouillir et je verse l'eau dans ma tasse ainsi que dans une seconde, bleue, que je sors à ce moment-là. Les manies d'Alair resurgissent en moi mais je ne vois pas pourquoi il le refuserait. Concentrée, je fais infuser le thé dans les deux tasses jusqu'à ce que l'odeur de jasmin et de camomille soit assez enivrant puis retire le thé pour le laisse retomber dans la casserole encore chaude. L'eau au thé est excellente pour se rincer le visage avant de dormir. Une fois l'eau un peu moins fumante, je prends la tasse bleue entre mes mains et lui tend respectueusement avant de me saisir de mon propre mug pour boire une gorgée, fermant les yeux et appréciant le goût de la boisson qui appelle le sommeil.

- Bois et je ne te tuerai pas ce soir.

Je me tiens juste au dessus de la tasse entre mes mains et je lui lance un sourire un peu effrayant laissant sous-entendre que le cas contraire pourrait avoir des conséquences. Je ne vais pas le tuer s'il ne le boit pas mais c'est vrai que je n'apprécierai pas, et puis... j'ai préparé deux tasses.
Une fois mon thé terminé, je remarque que le soleil est totalement tombé à l'extérieur pour laisser place à une nuit noire. Je me relève, secoue ma tasse pour bien vider les dernière gouttes sur le sol et ramasse mes couverture avant de les poser sur mon épaule. Après avoir déposé le mug sur la table où se trouvent mes armes, je ramasse le khukuri et le beretta et commence à marcher en direction de la chambre puisque ce sera son rôle avant de me retourner.

- Je vais dormir, on a une longue journée demain. Tu peux te rincer avec l'eau de la casserole si tu veux. Ça fait du bien en général.

De toute façon, je ne récupérerai probablement pas mon pull ce soir et ça devrait aller quand même grâce au feu de bois qui a bien réchauffé la pièce sans l'enfumer grâce à l'aération prévue. Je ne sais pas s'il va venir se coucher rapidement, mais je suis tellement crevée que je lui laisse même le soin de verrouiller la trappe menant à l'extérieur en avançant en direction de la chambre. Une fois placée devant la fenêtre, j'étends une couverture au sol et dépose l'autre plus épaisse à côté. Avant de dormir, je dois encore retirer toutes mes lames et les déposer à côté de mon épée et du flingue, ne gardant que mon couteau de lancer au poignet au cas où, et de me mettre en sous-vêtements. Ceci fait, je me glisse sous ma couverture et ferme les yeux en me mettant sur le dos. J'ai une vertèbre qui a bougé il y a deux ou trois jours dans mon accident de train avec Kirasir et ça m'empêche partiellement de dormir mais ça va mieux si je dors sur le dos, d'où aussi ma position sur le canapé ce matin même si le fait d'avoir eu un oreiller à caler sous mon bassin m'a bien soulagé. Au final, ce n'est même pas la petite foulure qui m'a fait mal deux jours qui reste mais bien cette douleur dorsale très énervante.

Je n'ai pas regardé ce que faisait Ice et je ferme rapidement les yeux pour affronter mes cauchemars à nouveau. Je sais ce qui m'attends et il me tarde de me réveiller demain matin.

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Lun 1 Mai - 10:41

Leïa & Lïnko #2
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Maintenant que Leïa s'était installée près du feu, elle lui expliqua ce qu'elle faisait dans la chambre, quand il l'avait surprise dans une sorte de méditation, s'il avait bien compris. Ice n'avait rien à redire à cela. Chacun avait ses propres principes, ses propres moyens de soutien pour avancer. De ce qu'elle disait aussi, la survivante tenait cette méthode d'un homme lui ayant visiblement apporté des soins. Si on réfléchissait un peu sur ses propos, on pouvait deviner que le type en question faisait certainement parti du groupe de Leïa. Quoiqu'il en soit, cet enseignement paraissait important pour la jeune femme, qui s'appliquait apparemment à le suivre régulièrement.

Ne sachant que trop répondre à tout cela, il se contenta d'hausser les épaules en souriant « Ressuscitée..? » Il n'attendais aucune réponse, juste que le terme l'avait marqué. « Moi qui croyait être étrange, je crois que tu me bats, sur ce coup. Mais, si les survivants de ton groupe sont comme ce mec, je suis content de voir qu'il n'y pas que les psychopathes qui survivent.  »  En revenant au thé, la motarde lui fait comprendre qu'il va falloir qu'il se résolve à en boire. Soit. Après tout, ça allait pas le buter. Plutôt l'inverse, même, d'après la fausse menace qu'elle lui renvoie, menée par un étrange sourire. Se saisissant de la tasse agréablement fumante, il est vrai, le nordien se cala plus confortablement contre le mur.

Pendant un instant, il se senti comme chez lui, quelques années bien lointaines avant tout cela. Très souvent, il partait en expéditions de la sorte avec un ami, ou plus souvent, son Oncle. Aussi, en ce moment même, le Nordien se trouvait dans une situation similaire à celle vécue par Leïa, celle-ci se remémorant certainement des souvenirs de famille, une fois dans le parc. Maintenant qu'il y pensait, dans une autre vie, elle aurait pu être une amie, appréciant elle aussi des séjours passés dans la nature, à ne vivre que par ses propres moyens. Avisant le récipient coloré qu'il tenait entre ses mains, il en goûta le contenu. Hmm. Pas terrible. Mais pas mauvais non plus. Au moment ou l'islandais allait annonçer qu'il comptait rester éveillé quelques heures,  la jeune femme lui fait part des vertus de l'eau du thé, signalant au passage qu'elle part se reposer en vue du lendemain.

Lïnko esquisse un sourire un peu moqueur, avant de -quand même- lui souhaiter bonne nuit. Restant quelques instants immobile, face au feu, qu'il alimente légèrement peu après, il fini par se lever pour fermer l'entrée de la tour d'observation. Suite à cela, son regard se pose sur la casserole laissée par motarde. D'abord hésitant, il finit par expirer un peu bruyamment, puis se décide à suivre le conseil de Leïa. Torse nu devant le feu, il s'accordait une rapide toilette avec l'eau colorée, qui avait au moins l'avantage de sentir bon. Certes, il aurait beaucoup rigolé s'il s'était vu, mais bon, il se sentait étrangement mieux sans le sweat rouge flashy de la brune. Après avoir veillé un temps, Ice fini par mettre les derniers bouts de planche dans le foyer de flammes, et choppa ses affaires avant d'aller dans la chambre.

Au vu de ses origines et de ses habitudes, le survivant n'était pas vraiment sensible au froid. Enfin, si, naturellement, mais on pouvait dire qu'il était tout de même moins enclin à se plaindre d'une petite température. Torse nu ça aurait été un peu juste, mais une couverture traînait, alors sa suffirait largement. Alors qu'il déposait silencieusement ses affaires à proximité, il réalisa que la jeune femme pouvait potentiellement chopper la crève. Peut-être aurait elle voulu récupérer son pull. Poussant un soupir blasé, il finit par saisir sa fourrure, et la balança un peu prestement sur la silhouette de Leïa. Heureusement pour lui, elle ne sembla pas se réveiller, aussi, il finit par s'allonger silencieusement, à une bonne distance de la survivante, il est vrai. Qui sait, elle était bien du genre à frapper dans son sommeil, cette fille.  

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Lun 1 Mai - 19:15

Comme d'habitude, le soleil n'a pas encore commencé à éclaircir les nuages de la nuit lorsque je me réveille en sueur. Totalement paniquée, je rampe en dehors de l'énorme peau de loup qui me recouvre et file dans la salon où les fenêtres permettent de laisser entrer un peu plus de lumière. Ice est en train de dormir mais je ne fais pas vraiment gaffe à lui, pour le coup, c'est une vraie crise de panique qui m'a saisi, je suis allée trop loin dans mon rêve, je suis allée jusqu'à la mort et mon esprit ne l'a pas supporté.

J'ouvre une fenêtre d'observation avant de m'accouder à l'encadrement en bois pour respirer profondément, le vent frais revigorant mes poumons engourdis. Je reste plusieurs minutes penchée vers l'extérieur comme ça avant de me retourner vers l'intérieur en dégageant une mèche de cheveux trempée de mon visage. C'est hors de question que j'essaie de redormir après ça et sur le coup, je regrette qu'Alair ne soit pas près de moi pour me préparer du thé et me rappeler que je suis en sécurité. Mais je ne suis pas en sécurité, je suis avec un mec sanguinaire dans une cabane dans un arbre et je suis sûre de ne pas valoir moralement plus cher que le viking qui doit dormir dans la chambre si ce n'est moins.

Mon moment de panique étant passé, je prends le temps de balancer quelques bûches sur les braises encore chaudes en cherchant comment m'occuper en attendant le réveil de goat-fucker. Je commence à chercher dans mes sacoches et en sort la pierre à aiguiser de Barry avant de retourner à pas de loup (sisi moi aussi) dans la chambre pour ramasser mes armes et déposer respectueusement la fourrure que Lïnko a déposé sur moi près de la forme allongée au sol que je suppose être lui afin qu'il l'ait à porté au réveil et retourne discrètement dans le salon.

Assise en tailleur face à la fenêtre, j'ai déposée mon épée sur mes genoux et dans une mouvement du bras accompagné de mon dos, je fais glisser la pierre et chanter la lame dans une agréable musique de méditation matinale. Fermant les yeux, je me laisse emporter pas la répétitivité de ma tâche et arrive enfin à laisser mon rêve derrière moi. C'était vraiment traumatisant et je crois pas dormir à nouveau avant un moment. Lorsque j'ouvre à nouveau les yeux, l'aurore pointe le bout du nez à l'horizon et des pas, probablement ceux de Ice, ce font entendre dans l'autre pièce mais je ne me retourne pas, savourant l'instant autant que possible en avisant la lame de mon épée qui n'a probablement jamais été aussi bien affûtée. Avec ça, je serais capable de couper la tête d'un vivant en deux de gauche à droite et le tout proprement sans explosion d'os. Satisfaite, je me relève avant de me retourner pour faire face au guerrier en réfléchissant à tout ce qu'on va devoir faire aujourd'hui pour espérer rentrer d'ici moins d'une semaine. J'essaie cependant de me montrer amicale, l'épéiste est ma foi bien plus protecteur qu'il ne le laisse paraître et même si j'ai mal dormi, ce n'est pas de sa faute, par contre, c'est bien possible que je l'ai réveillé plusieurs fois dans la nuit. Les habitants de la librairie ne me supportent plus à cause des hurlements que je pousse parfois en dormant. J'espère que ce n'était pas le cas mais je n'ai pas fais beaucoup de bruit une fois réveillée.

- Bien dormi ?

En disant cela, je range mon arme dans son fourreau avant de déposer l'ensemble avec beaucoup de minutie sur la table puis de m'approcher de lui. Il a l'air d'avoir encore du mal à émerger mais soit c'est un gros ronfleur, soit il a très mal dormi, dans les deux cas, j'aurais peut-être dû emmener le café que j'ai trouvé la dernière fois. Oh wait ! Je l'ai ! Sans attendre sa réponse, je lui souris et ajoute.

- Je vais faire du café. T'as une sale gueule.

Avant de m'éloigner pour faire chauffer de l'eau, remarquant avec un sourire qu'il a suivi mon conseil avec l'eau odorante. Il a peut-être mieux dormi qu'il n'y paraît finalement. Pendant que l'eau boue, je tire le sac de café et en récupère une bonne portion à l'aide d'une cuillère avant de le ranger à nouveau, une petite cafetière glissée dans mes affaires nous sera très utile ainsi que les deux tasses utilisées hier soir que je rince un coup avec de la neige fondue toujours en restant attentive à ce que le guerrier pourrait avoir à me dire. Aujourd'hui, c'est sa mission qui commence, mais ça devrait lui plaire vu l'image qu'il a de la féminité, il doit être content de pouvoir prendre les choses en mains plutôt que de se reposer sur moi. J'affiche un air moqueur en repensant à sa façon de se cramponner à l'arrière de la moto quand j'ai dépassé les cent kilomètres par heure.

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Sam 6 Mai - 9:34

Les loups de Pavlov
Leïa & Lïnko #2


De là où il se trouve, Lïnko n'a pas une grande compréhension de la situation. Sa pierre à aiguiser toujours à la main, il regarde la lame de sa hache, fasciné par le brillant du tranchant métal. Avisant de nouveau les alentours, il ne peut s'empêcher de soupirer. Bon, il foutait quoi son oncle ? Alors qu'il allait enfin lui apprendre à affûter une lame, il disparaissait finalement, murmurant qu'il devait resté silencieux, assis comme un con derrière les fougères ? Virant les mèches de cheveux blondes qui lui tombaient sur les yeux, le jeune garçon les chassa nerveusement de son visage. Désolé Knut, mais au pire, y'avait pas de raison qu'il n'y arrive pas tout seul, après tout, il serait bientôt un homme, alors, rien ne l'arrêterais, et surtout pas une mise en garde étrange.

Observant tout de même les alentours, des fois qu'il s'agisse d'un test organisé par l'esprit perfide de son père adoptif, le jeune islandais, affichant un sourire radieux, commença maladroitement à faire chanter la pierre sur le revers de sa hache. A peine eut-il effectué le premier mouvement qu'un grondement lugubre se fit entendre. Les yeux agrandis par la curiosité, Lïnko stoppa son activité, et porta son attention au bosquet avoisinant, qui semblait être l'origine du grognement morbide. Avec une lenteur qui traduisant une bonne dose de méfiance, le jeune garçon s'approcha du petit groupement d'arbre, fronçant les sourcils en découvrant les tâches pourpres qui tranchaient avec le vert foncé des feuilles. Tendant une main légèrement tremblante vers la cachette, Lïnko sentait son coeur s'accélerer.

Une main cadavérique, décomposée, se saisit alors de son avant bras. Terrifié, le blond tira de toutes ses forces, mais la chose semblait puissante. L'horreur de la scène l'empêchait de se défendre, et quand le mort sorti de sa cachette, c'est Ice qui se redressa brusquement, en sueur, dans l'un des refuges du Huron National Park. Par Odïn. Loki s'était bien amusé avec ses rêves pendant la nuit. En premier lieu, il calma sa respiration, qui s'était faite rapide et bruyante. Rassemblant ensuite ses esprits, le survivant se frotta les paupières, avant de se lever et faire quelques étirements. Quand ses yeux se posèrent sur sa fourrure, il esquissa un sourire. C'est vrai qu'il s'était engagé dans cette quête improbable, avec une jeune femme aussi inoffensive qu'une arme de destruction massive à déclenchement spontané.

Leïa doit être levée, d'autant plus que le chant de son étrange sabre retentit nettement dans la pièce. La sonorité lui amenant une image de son précédent rêve, le barbu réprime un frisson, et se décide à rejoindre sa partenaire de chasse. Se grattant les côtes, il adresse un sourire à la jeune femme. C'est pas désagréable, de se lever et de tomber sur elle, au matin. A sa proposition, Ice pousse un soupir satisfait. Si elle peut lui faire boire un truc qui le booste pour la journée, il est pas contre. « T'inquiètes, toi aussi t'as une sale gueule chaton. » Avant de poursuivre, il se tapota le flanc gauche. « Faut que t'arrêtes de me prendre pour un sac de frappe pendant la nuit. C'est pas le moment de me casser des côtes, d'accord ? » C'est vrai que Leïa avait carrément eut une nuit agitée.

Il supposait que cela était courant, puisque lui-même était parfois hanté par d'étranges rêves. Cependant, il ne lui semblait pas qu'il parle ou frappe pendant son sommeil... Enfin, personne n'aurait pu le lui dire de toute façon, il dormait toujours seul ! Quoi qu'il en soit, il choisi de faire abstraction des paroles prononcées par la motarde pendant la nuit. Déjà parce qu'il n'était pas certain d'avoir compris, et surtout parce que cela ne servait à rien de mettre la brunette dans un léger embarras dès le matin. Ça devait pas être le sujet idéal à aborder, ou alors, pas aussi tôt. Il doutait que Leïa lui fasse confiance à ce point. Aussi, il se contenta d'ajouter, sur un ton un peu moins assuré qu'à l'usuelle, « J'espère que ton sommeil sera meilleur la nuit prochaine. C'est toujours perturbant, de s'endormir dans un lieu inconnu... Avec un type bizarre et plutôt beau mec au passage. » ce à quoi, il rigola un peu bêtement, imaginant parfaitement la réaction de la brune à ses propos.

Une fois le petit rituel matinal effectué, l'islandais passa de nouveau dans ce qui faisait office de chambre pour se vêtir, et récupéra son sac. Ayant hâte de commencer la journée, il ouvrit la trappe, faisant descendre la jeune femme en première. Conscient qu'elle comptait maintenant plus ou moins sur lui pour énoncer les directives, il plissa les yeux dans la direction à suivre. Tout en marchant, il débuta « Direction le point d'eau. Première phase de repérage. Tu t'y connais en pistage ? » sa réponse importait peu, Lïnko n'était pas là pour jouer à "j'ai plus de connaissances que toi". La neige leur faciliterait le travail, même si cela pouvait avoir des inconvénients. « Deuxième étape, la pose de pièges aux endroits stratégiques. Et troisième étape, si on trouve des traces intéressantes, on les suivra. » Amusé par la brillance des iris de son acolyte, il termina par « Des questions, mademoiselle ? »

   

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Sam 6 Mai - 22:35

Il m'appelle encore chaton et je me raidis avec l'envie de lui faire du mal dans l'instant. Mais je me suis promis d'être sociale pendant ces prochains jours et il semble que ça commence maintenant. Je me rapproche donc de lui avec les deux cafés en mains alors qu'Ice continue de parler en ce moquant de moi et de ma façon de bouger dans la nuit. Je lui tend le café en ajoutant.

- T'avais qu'a pas me coller... Chaton.

Moi aussi j'aimerais bien que mon sommeil soit de meilleure qualité grand con. Je vais essayer de me retenir de l'étrangler parce que je sens une envie de sang monter. Le guerrier a beau être bien reposé, j'aime pas qu'on me donne ce genre de surnom et il doit probablement s'en douter.

- T'en fais pas pour moi, c'est pas la première fois que je me réveille à côté d'un inconnu. Au moins je connais ton nom... goat-fucker !

Et vlan ! Dans les dents. C'est vrai qu'à la fac, j'ai eu quelques blancs dont je ne sais toujours pas si dois m'estimer heureuse de les avoir ou si je devrais essayer de les compléter.
Je tape ma tasse de café contre la sienne comme si je trinquais, particulièrement fière, et le regarde avec mon rictus de "je t'ai bien eu".

- Bon, tu devrais finir ton café chouchou, je vais me préparer.

Ravie de mon effet, je roule du cul pour le narguer en retournant dans la chambre pour récupérer mes habits puis mes lames avant de revenir dans la salle principale, armée pour la guerre. On descend dans le bois et il commence à m'expliquer comment on va s'y prendre. J'hoche la tête à sa question sur mes compétences en pistage.

- Désolée, là d'où je viens on apprenait des trucs utiles comme la meilleure manière de faire acheter un iphone à 600$.

Je souris de toutes mes dents devant ma blague sans être sûre qu'il l'a compris avant de poursuivre la marche.

- Pas de question chef.

Pas besoin, j'ai bien compris ce qu'il attendrait de moi à ce moment et je saurai me rendre utile même si je ne me suis jamais emmerdée à traquer un animal avant. Au moins, c'est une vraie proie qu'on cherche, mais dans ce coin, il y a même une petite chance de croiser un orignal. Si on se retrouve avec une animal de presque une tonne à disposition, on pourra bouffer pendant toute une semaine avant d'avoir à rentrer. Mais pour le moment, le prochain repas au menu, c'est du loup !

Alors qu'on arrive au point d'eau, je remarque quelques petits bruits dans les buissons aux alentours mais ça ne doit guère être plus que des petits lapins qui ont décidé de se cacher à notre arrivée. Je me penche alors au bord de l'eau pour remplir ma gourde avant de l'accrocher à nouveau à ma ceinture. Je me tourne vers le guerrier.

- Je te laisse gérer les pièges, je vais faire un peu de repérage.

Je le frôle en passant contre lui, il a l'air de détester ça mais ça m'amuse beaucoup. Je file alors dans le bois, le laissant aux prises avec les diverses pistes qui partent dans des directions différents et décide de visiter le coin. Maintenant qu'Ice n'est plus à côté de moi, je peux faire jouer la discrétion et je me met à marcher comme Barry me l'a appris : il n'y a plus une branche ou feuille qui craque sous moi tandis que mes pieds se mettent à épouser la forme du sol. Je contourne le point d'eau et repère une masse sombre qui avance un peu plus loin. Je me rapproche pour éliminer la menace et il s'agit seulement d'un rôdeur. Un coup d'épée et sa tête roule un peu plus loin dans la neige. Je continue mon exploration et en repère un autre, pris au piège par les lianes d'un arbres qui ont terminé de l'immobiliser contre son tronc. Je sors mon couteau pour l'éliminer définitivement histoire de ne pas risquer de mauvaise surprise avec un déterré à moitié recouvert par la neige et lui plante dans la tempe. Un pied vient se placer dans mon champ de vision et je relève la tête pour me retrouver face à face avec Ice.

- T'as trouvé ce qu'il te faut ?

Je pense que oui vu qu'il s'est à nouveau éloigné du point d'eau. Je crois que je l'ai fais sursauter en sortant de nulle-part pour buter un mort mais je ne suis pas sûre, j'était trop concentrée sur le mort.

- Alors chouchou, où est-ce qu'on va maintenant ?

Cette fois il est foutu, s'il veut m'énerver à m'appeler chaton, probablement parce que je griffe, il va se taper son surnom à la con aussi. Ça fait tellement longtemps qu'on ne m'a pas appelé comme ça que j'ai l'impression de ne plus vraiment savoir ce que ça signifie mais j'aime pas ça, et comme je n'ai rien d'autre sur quoi me concentrer pour le moment, je rumine en le suivant à la trace.

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Sam 6 Mai - 23:51


 
Les loups de Pavlov.
  Leïa & Lïnko
 
 

 
Leurs petites plaisanteries mises à part, les deux acolytes s'apprêtent à entamer les premiers instants de leur chasse. Chouchou. Qu'est-ce-que c'est que ce surnom débile, là ? Le barbu sait très bien pourquoi Leïa l'affuble d'une telle appellation. Ce n'est que pure justice, après tout, la qualifier de chaton, c'était peut-être pas la chose à faire. Mais bon, autant serrer les dents, quand elle lui balance un bon surnom zoophile dans la face. En son for-intérieur, Ice la trouve plutôt jolie, quand elle semble s'efforcer de ne pas lui sauter à la gorge. Cette pensée est loin de s'atténuer quand l'épéiste déambule devant l'islandais d'une démarche chaloupée... Ciel.

Ayant foulé le sol neigeux pendant quelques minutes déjà, le barbare se contente de retourner un léger sourire à la blague de la motarde. Bon, comme elle le suggère d'elle-même, autant faire ses installations seul. D'un côté, ça fera pas de mal. Alors qu'il allait se diriger vers un arbre à demi-mort, Leïa le devance, l'effleurant au passage. Ice réprime un mouvement de recul, du même temps qu'un désagréable frisson lui saisit périodiquement la nuque. Quelle peste. Après avoir levé les yeux au ciel, comme blasé, il lui retourne un regard froid, plus pour la forme que pour une réelle mise en garde. « C'est ça. Hésites pas à prendre ton temps, surtout. »  Se concentrant de nouveau sur ce qu'il doit faire, Lïnko se dirige finalement vers l'arbre ayant précédemment attiré sa curiosité.

Achevant d'installer un troisième collet destiné à prendre un éventuel gibier ou appât, l'islandais stoppe soudainement son geste. Les yeux rivés sur le sol, il relève doucement la tête, son regard s'égarant dans les profondeurs de la forêt. Salut, toi. J'espère que t'es pas tout seul dans les parages. Mais c'est certainement pas le cas, pas vrai ? Reportant son attention sur l'empreinte, il posa l'une de ses mains à côté, afin d'estimer la taille de l'animal. Quoi qu'il en soit, il pouvait être rassuré sur une chose : le parc abritait bel et bien des loups. D'autant plus qu'il avait neigé la nuit, ce qui signifiait que la trace était relativement fraîche. Le point d'eau était donc régulièrement fréquenté par les prédateurs...

Satisfait, Lïnko posa quelques autres pièges, et examina plus en détail les environs du lac. Évidement, il fût embêté par quelques cadavres, mais il les envoya rapidement dans un au delà quelconque. Aucune autre empreinte de loup, cependant. Peut importe. S'ils arrivaient à pister le spécimen ayant gentiment laissé une piste derrière lui, ils croiseraient d'autres empreintes, et se feraient déjà une idée du territoire de chasse de l'éventuelle meute. Prenant quelques minutes pour goûter à l'eau claire et agréablement fraîche du point d'eau, l'islandais fût surpris de ne plus avoir Leïa à portée de vue. Ou est-ce qu'elle était passée ? Balayant l'horizon d'un oeil attentif, il finit par se redresser, et marcha dans une direction random.

Au détour d'un tronc d'arbre imposant, un 'sploush' familier parvient aux oreilles du nordien, et il découvre la motarde, accroupie, en train d'achever un cadavre. Cette fille est partout à la fois, c'est dingue. Ce petit pic d'adrénaline passé, Lïnko se laisse aller à un rire un peu sadique en entendant de nouveau le sobriquet débile que la jeune femme lui adresse. « Maintenant, on suit chouchou. » déclare-t-il, histoire de faire semblant de s'attribuer toute forme d'autorité. Étant lui même trop content pour le cacher davantage à la brune, il ajouta rapidement « J'ai repéré des empreintes, récentes, mais un peu trop étroites pour qu'on prenne le propriétaire des traces comme cible. ». Bah ouais, s'ils abattaient un loup à la fourrure trop étroite, ça allait pas le faire.

Dépassant justement la marque de patte, il ralenti l'allure pour que Leïa puisse poser les yeux dessus, puis le duo reprit une cadence convenable. Assez réduite pour permettre de suivre la piste des empreintes, et tout de même relativement souple et dynamique. Après plusieurs bonnes minutes, ils arrivèrent près d'une zone qui arracha un sourire à l'ancien détenu. A plusieurs endroits, la couche neigeuse avait volé dans tous sens, témoignant d'affrontements visiblement violents. Au centre de ces marques, une carcasse de biche bien nettoyée gisait, faisant autant partie du paysage qu'elle s'en détachait. Ice fût rassuré. Il avait choisi de suivre la bonne piste. Celle qui menait au point de départ du loup, et non sa destination après point d'eau.

Prenant conscience de s'être statufié pendant quelques instants, l'islandais adresse un coup d'oeil satisfait à la jeune femme. Les yeux luisants, il annonce « On est dans leur cuisine. Les chasseurs se sont réunis ici pour se nourrir. Ils se sont ensuite dispersés, mais pas tous. Certains sont retourné à leurs occupations, d'autres sont allés boire, et d'autres sont retournés au bercail. » avant d'avancer doucement vers la carcasse, prenant soin d'effacer le moins de traces possible. Détaillant les diverses empreintes, il poursuit finalement « On cherche un individu seul, avec potentiellement de grosses pattes... C'est parti »

Car en effet, la tâche n'était pas aisée, loin de là. Le centre étant l'ex-biche, leur périmètre de recherche devait avoisiner un cercle de dix mètres de diamètre. Il était impossible de dire combien de spécimen étaient venus ici... La neige, autour du cadavre, avait fondue, si bien qu'il ne restait au centre qu'une bouillie sombre peu ragoutante. Plus vers l'extérieur, le manteau neigeux partait dans tous les sens, et laissait apercevoir par-ci par-là une empreinte assez nette. Ayant avisé la quasi totalité de la zone, Lïnko adressa un signe de tête à Leïa, « Alors, tu trouves ton bonheur ? » Fallait pas qu'elle se paye sa tête, elle avait peut-être pas de diplôme en pistage, mais il était certain qu'elle était capable de cerner une cible et de trouver sa piste.
 
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Dim 7 Mai - 16:21

Goat-fucker veut que je le suive. Très bien, je prends sa suite avec un hochement d'épaules et nous voilà en route. Je lui colle au train tandis qu'il suit la piste qu'il a repéré plus tôt. Finalement, nous arrivons en moins d'une heure dans l'arène qui a vu s'affronter une meute de loups et un gibier déchu de son rang d'animal vivant pour devenir un pauvre tas d'os et de tendons recouverts d'un glaçage sanguin. Même si à première vue, beaucoup auraient envie de vomir en voyant ça, je dois reconnaître que pour une fois, le fait de ne voir aucun zombie rend le tout plus "propre" que ce à quoi je m'attendais. Voir ça me fait un petit effet à l'intérieur, comme si ça me faisait de bien de voir le sang répandu dans la neige. En même temps, ça me donne carrément la dalle (une faim de loup x)) mais c'est probablement aussi parce que je n'ai rien eu de bien consistant à manger ce matin.

J'écoute ses recommandation et commence à étudier les traces de pas une à une. J'ai du mal à compter le nombre d'individus en fonction des traces mais en général, ce n'est pas compliqué de remarquer les gros groupes de trois ou quatre. Finalement, je finis par trouver un série de trace assez profondes qui s'éloignent. Je suis sur le point de filer dans cette direction quand Ice m'interromps, me rappelant ainsi à lui car l'idée de traquer un loup me l'avait complètement fait oublier sur l'instant. Je redresse la tête et lui jette un regard incendiaire quand il me demande si je trouve mon bonheur. Désolé mon grand mais j'ai l'habitude de faire du shopping dans des magasins, c'est les autres qui trouvent les fourrures pour moi.

- J'ai encore du mal à me décider sur la couleur et je ne suis pas sûre que celui-là soit comme je veux. Tu en penses quoi ? Plutôt brun terreux ou auburn ?

Me relevant pour lui faire face, je souris devant son air déconfit. En réalité, c'est loin d'être aussi important pour moi mais j'aime bien le faire marcher. Je pointe du doigt la piste repérée plus tôt par mes soins, je lui montre où elle a l'air de partir.

- Celle-ci me tente bien. Les empreintes sont grosses et ne traînent pas donc ça doit être un gros jeune.

Un gros jeune, Leïa Callum, 2016. Bref je viens de mettre à contribution ce qu'il m'a expliqué plus tôt et la déduction de l'âge des individus en fonction de s'ils traînent la patte ou non que j'ai établis en voyant des différences dans la façon de se déplacer des prédateurs.
Je me tiens prête à le suivre dans le bois surveillant les alentours. Finalement, tandis qu'il prend le temps de considérer ce que je viens de lui montrer, je contourne la carcasse pour massacrer un marcheur qui avait rappliqué, attiré par l'odeur de sang de carcasse. Je n'aime pas ces monstres et je préfère laisser la scène comme ça. Je reviens ensuite vers Ice que je dépasse finalement sans plus lui demander son avis pour suivre ma piste, bien décidée à aller dans cette direction quoi qu'il en coûte.

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Lun 15 Mai - 21:01


 
Les loups de Pavlov.
 Leïa & Lïnko
 
 

 
Quelques minutes auparavant, le duo insolite avait repéré des traces pour le moins intéressantes... Naturellement, ils avaient suivi la piste, pour finalement tomber sur un tableau de chasse satisfaisant. Certes, l'intérêt n'était pas à admirer le cadavre quasi nettoyé de ce qui fût autrefois une biche, mais bel et bien de se pencher sur les papattes de ses meurtriers. La motarde choisi une trace en particulier, qu'elle attribuait à un "gros jeune". Ice le voyait pas de la même façon, mais il choisi de la laisser tranquillement massacrer un mort attiré par la carcasse, avant de la suivre sur la piste sélectionnée. Plus les survivants évoluaient parmi les troncs hauts et fiers de la forêt, plus Lïnko se faisait une idée du lieu sur lequel ils allaient tomber.

Gagné. Après un petit moment de marche, ils tombèrent sur un genre de promontoire rocheux, dégagé de toute neige, et qui donnait vue sur une bonne partie du bois. Un bel endroit, en vrai. A partir de là, on pouvait deviner sans peine que le loup, probablement un mâle, se servait de l'aplomb comme poste d'observation, d'écoute, et accessoirement de lieu de sieste. Sans mot dire, il lui fit signe de ne pas grimper sur la roche. Certes, c'était relativement tentant, mais si leur odeur s'imprégnait de trop, y'avait peu de chances que le toutou se ramène. Déjà, s'il avait la bonne idée de retourner voir feu la biche, il snifferait leurs traces, et adieu fourrure. Contournant le plus possible le promontoire, le nordien s'enquérit de la nature du sol en contrebas. Bon... Combien ça pouvait faire...? Cinq, six mètres minimum ? Assez en tout cas pour que le prédateur ne se risque pas à faire un saut, quand bien même la neige amortirait légèrement sa chute.

Intéressant. « C'est ici que tout va se jouer. » affirma-t-il avant de poursuivre : « Demain dès l'aube, on se poste ici. Toi en contrebas, histoire d'attirer visuellement son attention une fois qu'il pointera sa truffe, et moi en retrait, pour l'empêcher de faire demi-tour. » Ça allait être sacrément excitant. Le loup, dos au vide, prêt à lui bondir dessus pour s'en sortir, et lui, en face, en train de calculer comment l'anéantir sans trop dégât et sans perdre un bras. Si son plan fonctionnait, ce serait parfait. Haussant un sourcil, il ajouta : « Et si tes petites jambes te permettent de faire le tour assez vite, tu  arriveras peut-être à temps pour la mise à mort. », en affichant un large sourire.

Toutefois, une étape de son plan le faisait encore tiquer. Certes, le prédateur allait probablement se pointer. Certes, il allait grimper en haut du promontoire. Certes, Leïa attirerait son attention d'en bas, dès qu'elle l'apercevrait. Mais cela allait-il suffire pour qu'il ne se rendre pas compte qu'un islandais à hache lui coupait toute porte de sortie...? Pas sûr. Ok, Lïnko était rôdé au fait de marcher sans faire de bruit, neige ou pas neige. Seulement, il savait que l'ouïe des loups était très développée, et ils ne pouvaient pas se permettre de louper une occasion comme celle-là. Les yeux rivés sur le fier rocher qui se dressait à plusieurs mètres devant eux, l'ex-détenu réfléchit à voix haute : « Il faudrait le distraire un peu plus longtemps... Juste un peu... » C'est alors qu'une idée lui traversa l'esprit.

Adressant un air de défi à la jeune femme aux nattes, un sourire amusé se dessina sur son visage quand il lança « J'espère que tu sais viser. » Suite à quoi, il farfouilla un instant du pied à la recherche d'une pierre assez lourde pour faciliter la tâche à Leïa. Se baissant pour la ramasser, il la cala entre son coude et ses côtes, saisissant sa hache au passage. Sans plus de cérémonie, il s'entailla la paume de la main de façon suffisante pour que la plaie rougisse rapidement. Lïnko frotta sa main sur la roche, afin qu'elle s'imprègne au mieux du liquide pourpre, avant de la tendre à son acolyte de traque. Voilà. Si elle arrivait à lancer la pierre le plus près possible du haut du promontoire, ça devrait assurer la partie distraction du plan. Avisant l'épéiste, il enserra sa main dans sa manche, histoire de pas faire d'éventuelles autres traces sanglantes.

 
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Mar 16 Mai - 19:27

Il s'approprie petit à petit la forêt et c'est assez étonnant de le voir évoluer aussi naturellement dans un environnement tel que celui-ci. Depuis qu'on a quitté les chemins, j'ai de la misère pour faire deux pas et mes jambes commencent à me piquer à cause de la neige qui s'infiltre dans mon jean. Cela ne m'empêche pas de sourire à son explication sur le déroulement de la chasse qui se passera demain matin selon lui.

- Demain dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne... Désolé. Réflex.

Je ne sais plus d'où ça sort, probablement d'un bouquin de la bibliothèque, mais le début de sa phrase m'obligeait à poursuivre. Le reste est bien entendu plus qu'évident et il me tarde de récupérer mon bien.

- Mes "petites jambes" y arriveront si elles ne sont pas gelées aujourd'hui.

Finalement, il trouve tout seul le moyen de palier à son problème de timing et se coupe volontairement, j'ai envie de lui rappeler qu'il y a deux cadavres encore frais pas loin de notre refuge et qu'on aurait très bien pu les utiliser mais ce sera probablement plus simple comme ça. J'attrape la pierre de la main droite et l'expédie directement à l'endroit voulu, j'ai toujours été bonne en lancer.

- Bon on rentre alors ?

Pas de peau aujourd'hui, je garde espoir pour demain, mais il faut juste espérer qu'on ne passera pas deux semaines dans cette foutue forêt juste pour trouver une satanée peau. Je le suis en direction du refuge et suis terriblement impatiente de pouvoir me réchauffer. Le froid est peut-être supportable, mais l'humidité laissée par la neige dans ce bois est terrible.
En arrivant au refuge, je me précipite pour relancer le brasier et me réchauffer contre le feu, déposant une casserole d'eau au dessus pour pouvoir faire du thé le plus vite possible. La couverture que j'ai récupéré sur le sol de la chambre m'aide à retrouver une température normale et bientôt, seule la couleur de mes joues trahit l'état dans lequel je me trouvais en rentrant.

- Du thé ? Promis la prochaine fois, tu auras un scone avec.

Je lui tends la casserole pleine du liquide coloré après m'en être servi une tasse tout en regrettant l'absence du biscuit anglais qui irait si bien avec, je dois penser à demander la recette à Alair. On a passé la majeure partie de la journée à crapahuter dans la neige et en ce moment, je tuerai pour une raclette, mais buter Lïnko ne m'avancera pas à grand chose dans l'obtention de fromage.

- Je peux te poser une question personnelle ?

J'attends son aval, poursuivant avec son accord ou me la bouclant s'il n'est pas d'humeur à discuter.

- Est-ce que tu viens d'Europe ? Tu me fais penser à ces guerriers vikings tout droit sortis de la mythologie, mais je pensais que ça n'existait plus. Et puis... il y a ton épée.

Je ne suis pas conne, j'ai bien vu que son arme, par la hache banale qu'il dégaine à tour de bras mais l'autre, sa vraie arme, celle qu'il traite avec respect et ne brandit que lorsque la situation s'y prête vraiment, elle est spéciale. Pas dans le sens exotique comme pourrait l'être mon khukuri mais plus dans le sens de la culture et de la symbolique qu'elle porte. Son histoire m'intrigue et il faut reconnaître qu'il est encore assez tôt pour parler et que nous n'avons pas mangé depuis notre départ le matin.

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Jeu 25 Mai - 12:21


Les loups de Pavlov.
Leïa & Lïnko


Visiblement intéressée par ses explications de plan, la brunette s'autorise une allusion encore une fois inconnue à L'islandais, mais qu'importe. Il suppose que c'est le genre d'automatisme qui passe par l'esprit et que l'on prononce sans même sans rendre compte. Ce dont la motarde à conscience, en revanche, c'est qu'elle se caille les miches. Bon, faut avouer qu'il fait clairement pas une chaleur digne des bords de mer, mais en même temps, c'est un peu le principe de l'hiver, non ? Lïnko se contente d'esquisser un rire moqueur, cependant satisfait que sa partenaire de chasse esquisse un parfait lancé de l'appât. Pas la peine de la féliciter non plus, Leia doit être trop habituée à ce genre de manoeuvres pour rougir d'une réussite du style. Confirmant son état de froid, elle propose de retourner au campement. Faisant mine d'être déçu, Ice lève les yeux au ciel avant de finalement la rejoindre sur le chemin du retour.

A peine arrivée, la survivante se jette quasiment sur le reste du brasier de la veille. De son côté, le barbare prends le temps de secouer sa fourrure par l'une des ouvertures de la cabane. Pas question que sa chère pelisse prenne davantage l'humidité. Tout en l'étendant sur un minuscule meuble non-utilisé, non loin du futur feu concocté par la motarde, il ne peut s'empêcher de légèrement se moquer d'elle. « Ah ouais, carrément. Heureusement qu'on est pas obligés de dormir à la belle étoile, si je comprends bien. T'aurais été capable de m'écorcher pour avoir plus chaud. » Emmitouflée dans la mince couverture trouvée la veille, les joues rosies par le changement de température, Leïa lui propose de nouveau du thé. Comprenant cette fois-ci le trait d'humour qu'elle glisse dans sa phrase, il hausse les épaules avant de se servir à son tour. « Ça ira pour cette fois, femme. Mais je retiens. » Esquissant un léger rire en imaginant le sort que la jeune femme réserverait à un éventuel compagnon aussi beauf, le nordien s'intèresse finalement aux prises qu'il à récupéré sur le chemin du retour.

Pas grand chose, à vrai dire. Un écureuil maigrichon, et un vieux lièvre quasi-squelettique. Mais bon. Le peu de viande qu'il en tirera sera toujours bon à prendre. Tirant sur la peau du rongeur pour l'en débarrasser, il hoche positivement la tête quand la brune prend de nouveau la parole. Après tout, autant faire preuve d'un peu de sociabilité, puisqu'ils ne quitteront pas les lieux avant le lendemain. La lame de sa hache s'arrête une seconde à la question posée. Certes, c'était pas la première fois qu'on l'interrogeait à ce sujet, mais étonnement, il était toujours traversé par le même ressenti de gêne qu'avant l'apocalypse. Enfin, pas vraiment du malaise, mais... Une appréhension plutôt. Non pas qu'il avait honte de ce qu'il était, loin de là. Seulement, la plupart des gens étaient parfaitement hermétiques à toute différence, et à la moindre remarque, l'ex-taulard avait tendance à partir vite.

Attaquant le dépeçage du lagomorphe, il répondit alors simplement « Islandais. » Mettant de côté un mince morceau de viande, il poursuivit « Et je suppose que ton impression est légitime, puisque j'ai été élevé comme tel par mon Oncle. Mythologie, croyances, pratiques, tout quoi. » Quittant un instant son ouvrage des yeux, il désigna sa lame, qui demeurait auprès de sa fourrure « C'est une réplique des épées utilisées par nos ancêtres, Ulfberht. Il l'a forgée dans sa jeunesse, et m'en a fait cadeau le jour de mon passage à l'âge adulte. » Reniflant nonchalamment, il avisa la chasseuse de loup, bien qu'il doutait qu'elle soit le genre à se foutre de ce genre d'héritage. Valait mieux pour elle, en tout cas. Ramenant les filets de protéine avec lui, il s'installa aux côtés de Leia, s'affairant à faire cuire leur repas.

Fixant pensivement la survivante, il déclara en souriant « Tu sais, je pense que tu aurais fait une très bonne skjaldmö, une guerrière féroce. » avant de se décider à finir sa tasse de thé. C'est sûr qu'elle se serait même probablement démarquée. Il avait du mal à l'imaginer avec un bouclier, mais avec son étrange épée et ses multiples lames, c'est sûr qu'il valait mieux l'avoir dans son camp qu'en adversaire. Après un court silence, Ice finit par s'enquérir de son identité, celle qui nous suivait partout où que l'on aille, et quoi que l'on choisisse de faire, ou de devenir. Son vécu. « Et toi alors, c'est quoi ton histoire ? » Il savait déjà qu'elle était de la région, mais ce n'était qu'un petit détail. Quand il fallait résumer son histoire de vie, on énonçait souvent les choses qui nous tenait le plus à coeur, ou qui nous manquaient le plus aujourd'hui...

Écoutant avec intérêt ce qu'elle acceptait de lui confier, il ajouta finalement « Comment t'as appris tout ça ? Te défendre, te battre, tuer. Beaucoup n'y parviennent pas, où se détruisent de l'intérieur. C'est le mec qui t'as enseigné la... ehh... Méditation, qui t'as appris ? »

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Ven 26 Mai - 8:50

Faut être franche avec soi-même, son histoire de mythologie et de rites vikings, c'est vraiment cool et j'ai très envie de lui demander d'en raconter plus. Il parvient même à m'arracher un sourire avec son compliment même si on ne m'avait encore jamais qualifiée de skjaldmo. En revanche, lorsqu'il pose des questions qui l'intéressent lui, j'ai un peu plus de mal à ne pas me laisser tomber pour m'allonger et juste ne pas répondre mais lui a été plutôt franc je pense. En tous cas, son histoire se tient.

- T'as deviné, pas que lui mais à moitié. C'était il y a deux mois, je t'épargnerai les détails mais le fait est que je me suis retrouvée laissée pour morte dans une rue de Detroit après avoir été pas mal amochée. - haussement de sourcil et reprise de souffle - Un ancien para m'a ramassée et amenée à un docteur. C'est le docteur qui m'a ramené, ensuite il m'a offert ceci - je lui lance le khukuri pour qu'il l'attrape - et m'a appris à m'en servir. Le para, c'est plus sur le côté corps-à-corps qu'il m'aide.

Je respire un long moment en pensant à Alair et Barry et écarte les bras.

- C'est ma seconde chance. Je la gâcherai pas en mourant comme j'aurais du la première fois.

Le thé fini par être prêt, il en prend un tasse, moi aussi et je fini enfin par me détendre. Ce serait étonnant qu'il ait plus de question à propos de mon passé et de toute manière, je n'ai pas l'intention de m'étendre sur le sujet. La mort de ma famille est encore un sujet douloureux et il n'y a rien d'autre à raconter. Un geste de patience, quelques pas dans la chambre pour ramasser mon sac et me revoilà auprès de lui. Après une journée à crapahuter dans la forêt, il doit probablement être aussi affamé que moi et ça risque d'être difficile de se rationner en nourriture même s'il a réussi à attraper deux petits animaux qu'il a déplumé ou qu'importe comment on nomme ce qu'il a fait à ces bestioles. Je dévore les morceaux de viande qu'il me tend et suis encore accablée par la faim. Il suffit d'une minute pour que mon couteau vienne éventrer le dessus d'une conserve avant que je ne la mette à chauffer au dessus du réchaud en complément du repas.
Je lui lance un sourire mêlé d'un soupçon d'espoir.

- Mes réserves sont quasiment terminée mais j'espère qu'on aura du loup à manger demain...

En attendant que la seconde partie du repas ne chauffe, je prends le temps de sortir ma couverture roulée pour la mettre derrière ma tête et m'allonger. Mon dos me fait mal, probablement des vertèbres déplacées avec à cause d'une chute à un moment où à un autre. Je suis pas loin de lui et en penchant la tête un peu plus en arrière, j'arrive à le voir, à l'envers certes mais quand même.

- Désolée si c'est un peu trop personnel mais, t'en as fait quoi de ta chèvre ? Tu l'as quand même pas bouffé sans moi ? Et ça m'étonnerait que tu l'ais baisé enfin j'espère pas. Donc pourquoi un guerrier viking déciderait de garder avec lui une bestiole comme ça ?

Je souris de toutes mes dents, sachant que dans tous les cas, il sera dans l'embarras parce que mine de rien, soit il a fait son égoïste et s'est gardé la viande pour lui, soit il est zoophile, soit il craque sur les petits animaux un peu mignons et il l'a adopté. Dans le pire des cas, il lui a fabriqué une armure et une hache dorsale pour l'entraîner au combat.

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