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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Ven 14 Avr - 22:43





Cela faisait quelques jours qu’elle était arrivée à fort Hope et malgré Juliet, les sourires des autres et ses habitudes joyeuses, Maddie avait du mal à se sentir à l'aise.

Être seule dans la grande maison qu'on lui avait généreusement attribuée était une véritable épreuve pour la rouquine qui aimait le bruit, l’agitation, le tumulte… en somme tout ce qui pouvait obliger son cerveau à ne pas ruminer le fait qu’une petite fille de 10 ans n’était plus, que sa fille n’était plus, qu’elle était aussi inutile qu’une potiche devant les caprices divins.

Elle répétait en boucle à Juliet que c’était certainement mieux ainsi, qu’elle était dans un endroit meilleure, loin de cette souffrance et de cette horrible monde, à guetter sa maman et son papa. Qu’il fallait être forte pour qu’elle ne s’inquiète pas en les regardant. Que peut être qu’elle avait retrouvé la petite Maddie junior, partie trop tôt pour avoir un prénom et qu’elles faisaient les folles comme leur mamans avant elles là où elles étaient…. Pourtant, elle avait dû mal à encaisser le choc terrible de cette mort injuste.

La façade était parfaite. Toujours souriante, toujours joyeuse et prête à rendre service. Mais derrière la carapace il y avait cette solitude étouffante qu’elle avait tenté de fuir toute sa vie, il y avait les deuils, qu’elle n’avait jamais su gérer autrement que par le déni… tenir l’armurerie était intéressant, ça lui rappelait l’air soft et au moins elle voyait du monde. Mais… c’était vite ennuyeux et répétitif pour Maddie, habituée à de grands challenges et a vite se lasser.

Visiblement on la prenait un peu pour une gourde et elle se voyait mal aller importuner Logan pour lui dire qu’elle avait besoin de PLUS d’occupations en URGENCE alors qu’il avait déjà bien assez de problèmes a gérer avec la petite communauté et les récents évènements.

Elle avait bien signifié, à qui voulait l’entendre, qu’elle était on ne peut plus partante pour la collocation, mais visiblement les gens préféraient peut être rester repliés sur eux-mêmes, a moins qu'elle ne les ait déjà saoulés avec son exubérance naturelle.

Il fallait qu’elle réagisse !!!! Elle n’allait pas devenir une âme en peine insipide errant pour pomper le temps et l’énergie des autres ! Elle était Maddie, la rouquine au moral d’acier !

Ce fut donc vers 3h30 du matin que la jeune femme se décida à bouger les meubles de la maison et à mettre sa « patte » pour se sentir bien. Rien à voir avec la maison de banlieue de catalogue de déco, bienvenue dans une maison style sororité accueillante où il ne manquait plus que tireuse a bière et compagnons de fête.

Maddie attrapa un vieux cadre sans s’attarder sur qui était les gens dedans. Elle savait très bien quelle photo elle voulait voir trôner dans cette maison.

Celle d’un des plus merveilleux jours de printemps a Disneyworld Floride.

Juliet avait, sans surprise, opté pour un costume de Cendrillon, Eulalie avait préféré Blanche neige a Mulan, quant à Maddie, elle avait l’air d’une ado avec sa robe de Merida.

Juliet s’était un peu fait prier, pour la forme, avant d'accepter la formule costume qu'Eulalie voulait tant. Ca avait été si régressif et marrant qu’Eulalie avait certainement plus eut l’impression d’avoir des copines de son âge que sa mère et sa tata fofolle, avec elle.

Dieu que cette journée avait été magique, pleine de rires, d’émotions, de musiques qui vous restent dans la tête des jours et de complicités toutes les trois.

Là où d’autres auraient mis une photo de famille chez eux ou dans leur bureau, Maddie avait toujours mis cette photo. Après tous, c’était sa famille à elle. Sauf que, voilà, elle avait beau vider toutes ses affaires de plus en plus nerveusement et tout retourner… aucune trace de la photo !!

Elle aurait préféré perdre son flingue, voir même une main. Après avoir eu la certitude de ne plus l’avoir, elle essaya mentalement de  se souvenir de la dernière fois où elle l’avait vue. Les possibilités étaient multiples, mais une seule piste était plus logique que les autres. La dernière fois qu’elle l’avait eut en main était quand elle squattait le club house…

En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, la tête brulée rousse avant mis sa cotte de mailles, pris ses armes, et elle était devant le registre a essayer de trouver une explication logique qui n’allait pas agacer Logan.

« Maddie Purple – rechercher anciennes affaires – Detroit Golf Club »


De toute façon au point où elle en était… on la prenait déjà pour une potiche, alors un peu plus un peu moins. Cette formalité faite, elle grimpa dans son véhicule et partie rechercher sa précieuse photo.
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Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Lun 17 Avr - 20:46

Insomnie. Putain d’insomnie. Juliet soupira, rejeta la couette, et se mit assise sur le rebord du lit. Les volets grands ouverts lui permettaient de voir distinctement tout ce qui se trouvait dans la chambre : le lit vide, les fringues roulées en boule sur le fauteuil, le grand miroir au-dessus de la commode. Un coup d’œil à la montre qui ne quittait jamais son poignet, et qui datait d’une autre vie, indiqua à Jules qu’il était trois heures. Ce scénario, elle le connaissait par cœur, elle l’avait vécu des tas et des tas de fois durant les dernières semaines qui venaient de s’écouler. Elle aurait dû faire comme ces prisonniers dans les films qu’elle avait l’habitude de regarder avant la fin du monde, et faire des traits sur les murs de la chambre dont elle était l’occupante, pour garder le fil de toutes ces nuits où le sommeil l’avait fui, et où elle n’avait pu que tourner et tourner encore dans son lit, sans que Morphée ne vienne lui rendre la moindre petite visite.

Comme toutes les nuits précédentes, Juliet descendit au rez-de-chaussée, en resserrant sur elle le gilet qu’elle portait. Il faisait frais dans la maison, presque froid même, mais ça ne décourageait pas la jeune femme. Une fois en bas, elle rejoignit la banquette que les précédents propriétaires avaient installés dans le renfoncement d’une fenêtre, et où la brune adorait se réfugiait. Au cœur de l’hiver, quand elle n’avait rien à faire de ses journées, Juliet passait de longues heures assise là, un livre à la main. Parfois, elle s’y asseyait aussi avec son carnet à dessins, et un crayon de papier, mais elle ne trouvait jamais l’inspiration pour noircir ces pages. A chaque fois, la brune posait la mine sur le papier, attendait, et…rien. Même en fermant les yeux, elle ne voyait rien qui puisse guider son crayon, et chaque essai se terminait de la même façon : elle finissait par jeter son carnet avec rage, et par le laisser là pendant des heures, parfois même des jours. Les nuits sans sommeil, elle trouvait également refuge là, y passant des heures et des heures, et il n’était pas rare qu’elle finisse d’ailleurs par s’y endormir, n’émergeant qu’aux premières lueurs du petit jour. Cette nuit-là ne fit pas défaut, et Juliet gagna la banquette, relevant les jambes contre sa poitrine, cherchant une position confortable. Son regard se porta machinalement sur l’extérieur, sur ce que le clair de lune lui permettait de voir. Le sol était couvert de neige, et cela permettait sans doute à la jeune femme d’y voir un peu plus clair sur les rues de Grand Marais Street.

Installée depuis de longues minutes déjà, Juliet resserra ses bras autour de ses genoux, sentant ses paupières picoter. Avec un peu de chance, elle parviendrait peut-être à se rendormir plus tôt que d’habitude. Elle lâcha un long bâillement, s’étira doucement, et se redressa d’un coup quand elle vit une silhouette dans la rue, se faufilant tout droit vers la sortie du camp, et Juliet colla son nez sur le carreau, comme si ça pouvait l’aider à voir un peu mieux. La jeune femme ne put s’empêcher de froncer les sourcils, sachant que cette silhouette, elle aurait pu la reconnaître entre mille. Sans même y réfléchir plus de deux secondes, Jules se rua vers la porte d’entrée, enfila ses bottes, puis en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, elle courut sur les pas de Maddie, jusqu’à atteindre les abords du camp. Là, elle perdit la trace de sa meilleure amie, et ce ne fut qu’en désespoir de cause que Juliet finit par faire un tour du côté des voitures, mais sans grand espoir. Elle était persuadée que la rouquine était déjà loin, et que tout ce qu’elle était en train de faire, c’était de prendre froid. Pourtant, quelle ne fut pas sa surprise de distinguer, difficilement, une ombre dans une voiture, vers laquelle elle n’hésita pas une seule seconde à se diriger. Dès qu’elle eut reconnu Maddie, Juliet ouvrit la portière côté passager, et s’installa, comme si de rien était, avant de claquer la portière : « -Je peux savoir ce que tu fais ? » demanda-t-elle, de  but en blanc, tandis qu’elle se tournait vers sa meilleure amie. Un simple coup d’œil indiqua à la brune que sa copine de toujours n’était pas partie les mains vides, et elle ne put s’empêcher d’imaginer le pire, tout de suite : « -Attends, tu t’en vas ? Tu pars ? » dit-elle d’une voix un peu trop forte, sans doute dictée par la peur de voir la jeune femme la quitter si peu de temps après qu’elles se soient retrouvées. Peut-être qu’elle n’avait pas supporté l’annonce du décès d’Eulalie, ou qu’elle avait du mal à accepter cette vie en communauté, et qu’elle s’était rendue compte qu’elle préférait survivre seule. Laissant la panique de voir sa meilleure amie s’éloigner de nouveau d’elle prendre le contrôle d’elle, Juliet en vint même à oublier que jamais sa rousse ne serait partie sans lui dire au revoir, qu’elle ne serait jamais repartie tout court, pas après tout ce temps loin l’une de l’autre.

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Maddie Purple
Matricule n°001
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Mer 19 Avr - 20:23

Maddie continuait à ruminer contre elle-même et, toute absorbée par la perte de sa si précieuse photo, elle sursauta lorsque Juliet ouvrit la portière sans crier gare. Elle se cogna gentiment la tête au plafond de la voiture et commença à rire de sa bêtise, mais son sourire mourut devant l’air inquiet et sérieux de son amie.

«Je peux savoir ce que tu fais ? »


Maddie hésita à lui répondre, avec humour, qu’elle passait trop de temps avec le gros nounours maniaque du contrôle mais Juliet ne lui laissa pas le temps d’ouvrir la bouche.

« Attends, tu t’en vas ? Tu pars ? »

La rouquine fut frappée par l’accent de panique et de peur dans la voix de Juliet, qui s’était installée à côté d’elle dans la voiture. Elle comprit, avec horreur, ce que son amie devait penser au regard de la situation. Elle partait avec de quoi décimer une armée, en pleine nuit, presque en catimini...

C’est vrai qu’elle n’avait jamais brillée par sa capacité à rester en place, mais elle ne voulait pas que Juliet s’imagine qu’elle puisse partir comme ça, sans un mot, alors qu’elles avaient besoins l’une de l’autre plus que jamais.

Elle s’en voulait à mort de faire subir cette angoisse alors qu’elle s’était jurée de l’aider à aller mieux….

C’est avec douceur et humour que Maddie lui répondit :

« Je sais de quoi ça à l’air mais c’est pas du tout ce que tu crois… la dernière fois que j’ai dit cette phrase j’étais avec un bellâtre au lit et mon futur ex petit ami était rentré plus tôt de voyage d’affaire… »

Et ça avait été un sacré pugilat mais la rouquine avait le don de s’amuser de tout, ou presque. Et les drames épiques dignes de mauvaises séries à l’eau de rose faisaient partis de ce qui rend la vie moins fades.

« Juliet, je te jure que jamais je ne partirais pour de bon, loin de toi comme ça, en pleine nuit, sans un mot, surtout après toutes les galères que j’ai eues pour te retrouver. Je… je suis navrée si je t’ai fait peur, c’est juste que j’ai plus ou moins oublié des affaires importantes pour moi dans une de mes planques et que je ne veux pas passer une journée de plus sans elles. Je pensais être rentrée avant ton réveil… retournes te coucher Jul, je reviens vite. »


Maddie la regardait avec son air détendu et amical. Elle oubliait de dire que l’objet en question avait été égaré dans le club house de Detroit, lui-même squatté par un groupe pas très accueillant. Elle et ses amis étaient partis en « termes neutres » du manoir qui servait de club aux anciens Golfers, mais ça avait été très limite. Elle n’était pas sotte au point d’imaginer qu’ils les avaient laissés partir en toute gentillesse. Le rapport de force de la team d’air soft, à l’époque au complet, avait largement pesé dans le fait qu’ils n’avaient pas été massacrés et dépouillés.

Bref, pas le genre d’endroit où elle allait de gaité de cœur.
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Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Sam 22 Avr - 15:12

Assise sur le siège passager, Juliet n’avait pu cacher l’inquiétude qui s’était emparée d’elle lorsqu’elle avait vu Maddie assise dans cette voiture, avec ce qui ressemblait à une tonne d’affaires à elle, prête pour le départ. La première chose qui était venu en tête de la brune, c’était que sa meilleure amie la quittait, à peine quelques jours après leurs retrouvailles. Et ça, Juliet ne pouvait pas le supporter. Elle avait toujours cru qu’elle ne reverrait plus jamais la rouquine, pas après que les premiers rôdeurs aient fait leur apparition, que Détroit soit bombardé, et que la survie de la petite soit devenue sa principale préoccupation. Oh, Juliet avait bien continué à écrire à sa meilleure amie malgré tout, sans doute parce que coucher ses pensées sur de beaux papiers avait toujours eu une sorte d’effet thérapeutique sur elle. Il n’y avait pas grand monde à qui elle parvenait à parler de tout ce qui était vraiment important pour elle, et pourtant, Juliet n’avait jamais rien caché à Maddie. Elles s’étaient retrouvées il y avait si peu de temps, et Jules refusait tout simplement de dire au revoir à son amie de toujours. Elle avait compris depuis bien longtemps déjà que dans le monde qui était désormais le leur, chaque au revoir pouvait s’avérer être un pur et simple adieu. Et il était hors de question que cela arrive avec la rousse.

Si en d’autres circonstances Juliet aurait probablement lâché un petit rire à la remarque de Maddie et de ses histoires amoureuses, ce n’était à cet instant pas le cas, et elle fut même incapable de lui adresser le moindre sourire. Elle était sans doute bien trop inquiète pour cela. Pour toute réponse, la jeune femme fronça un peu plus ses sourcils, et s’apprêtait à répondre qu’elle ne trouvait pas ça drôle, mais sa meilleure amie reprit presque aussitôt la parole, d’un ton bien plus sérieux cette fois. Jules écouta avec attention chacun des mots prononcés par la rouquine, avant de lâcher malgré elle un petit soupir de soulagement. Elle ne partait pas finalement. La brune se rendit compte qu’elle avait réagi un peu vite, et sauté bien trop rapidement à des conclusions pourtant erronées, et si elle se sentit bête durant l’espace de quelques secondes, ce sentiment se dissipa bien vite aux nouvelles paroles de Maddie : « -Attends…tu comptes y aller toute seule ? T’es folle, tu sais ça ? » répondit-elle du tac au tac, avant de jeter instinctivement un regard par la fenêtre, et de poursuivre sur sa lancée en annonçant une chose pourtant évidente et à côté de laquelle son amie n’avait pas pu passer : « En plus, il fait encore nuit ! » reprit-elle, avant de secouer la tête, et de se rappeler que parlementer avec Maddie était une cause perdue.

Juliet poussa un soupir, avant de se mordiller la lèvre inférieure en repensant à ce moment où Maddie avait essayé de la convaincre de retourner se coucher, comme si de rien n’était : « -Tu sais qu’il n’y a absolument aucune chance pour que je te laisse partir toute seule, hein ? » demanda-t-elle en tournant une nouvelle fois son regard azur vers Maddie. Cette dernière était têtue, certes, mais Juliet l’était sans doute autant. « -Je vais chercher mes affaires, j’en ai pour cinq minutes. Tu bouges pas, d’accord ? » lança-t-elle à la jeune femme, tandis qu’elle avait déjà ouvert la portière, et lancé une de ses jambes dehors. Parant à toute éventualité, et pour être certaine que Maddie n’irait nulle part sans elle, Juliet attrapa en un éclair les clés de la voiture, insérées dans le contact, et les fourra dans sa poche. Au moins comme ça, elle était sûre que la belle rousse ne partirait pas sans elle. C’était sans doute un peu extrême, Juliet en convenait volontiers, mais on n’était jamais trop prudent dans la vie.

Une fois les clés en sa possession, elle courut jusqu’à sa maison, où elle enfila des vêtements un peu plus chauds, un manteau, vissa un bonnet sur son crâne, puis emporta son sac à dos, toujours prêt, juste au cas où. Elle n’avait sans doute pas menti, et était de retour dans la voiture environ cinq minutes après en être partie. Une fois devant la voiture, Juliet balança son sac sur la banquette arrière, puis se réinstalla côté passager, avant de tendre les clés à Maddie, et de lâcher d’un petit ton innocent : « -Tiens, je crois que ça c’est à toi… » dit-elle d’un ton détaché, avant de boucler sa ceinture, d’arborer un air décidé, et de regarder droit devant elle. Elle ignorait tout de leur destination, de la dangerosité de cette expédition, mais une chose était sûre, Juliet ne comptait pas laisser son amie se débrouiller toute seule.

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Maddie Purple
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Ven 28 Avr - 20:10

Maddie fit la moue devant l’air résolue de Juliet. Elle le connaissait bien celui-là et ce n’était pas de bon augure. Jule pouvait avoir l’air facile à convaincre et vite perdue pour ceux qui ne la connaissaient pas. Mais dans les faits, la brune cachait une volonté de fer que ses parents avaient, sans le vouloir, rendu aussi solide que de l’acier trempé à force d’avoir voulu la faire plier.

Seuls des idiots pouvaient imaginer faire changer d’avis Juliet Whitman une fois qu’elle avait une idée derrière la tête. Et Maddie ne l’était pas assez pour juste essayer.

« Bien j’imagine que je n’ai pas trop le choix. Par contre… je ne peux pas te promettre que ça soit une petite balade tranquille ni que Logan ne nous achèvera pas si on revient vivante… alors équipes toi en conséquence.»


Elle lança un grand sourire à son amie qui partait chercher ses affaires. Lorsque Maddie voulu lancer le chauffage de la voiture elle réalisa qu’elle n’avait plus les clés. Décidément, c’était la journée de saint Antoine de Padoue aujourd’hui ?

Et puis, elle comprit que les clés n’étaient peut être pas vraiment perdues et elle partit dans une crise de fou rire qui la porta au bord des larmes. Dieu que Juliet arrivait encore à la surprendre.

Assez amusée, mais trop frigorifiée pour attendre sagement, elle déboita le caisson en dessous du volant, avec l’aisance d’un geste déjà fait et refait, elle prit les deux fils dénudés sur lesquels elle avait appris, avec ses défunts amis à lancer le moteur « à sa façon ». Comme à chaque fois, elle se prit un bon coup de jus qui donna « un certain volume » à ses cheveux.

Le chauffage démarra et elle ne résista pas à lancé l’autoradio. Elle eut une pensée pour Bernadette en entendant la chanson In the Summertime se lancer. Elle savait qu’après il y avait les chansons de Pocahontas.

hrp:
 

Malgré le ciel bas, malgré le froid, malgré ses jours sombres et difficiles… Maddie restait fidèle a elle-même et ce que d’autres pouvaient voir comme de la bêtise ou de l’inconscience, à savoir sa capacité à rester enthousiaste, pris le dessus.

C’est donc les cheveux collés au plafond de la voiture en train de finir de massacrer une innocente chanson sans défense que Juliet retrouva la rouquine.

Maddie lui sourit instantanément :

« J’espère que tu es réconciliée avec le Golf ! Et… un dernier truc Jule, je sais démarrer une voiture sans clé…»

Elle ponctua cette petite phrase d’un clin d’œil avant de lui faire signe de s’installer. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas fait de la route ensemble. Avant, ça avait toujours été un moment privilégié pour les confidences, les chorales peu harmoniques et les rigolades.
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Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Dim 30 Avr - 21:20

Sagement installée dans la voiture de sa meilleure amie, prête pour le départ, Juliet ne put s’empêcher de froncer doucement le nez lorsqu’elle entendit Maddie annoncer qu’elle savait démarrer une voiture sans clé. Et merde…son petit numéro de vol de clés n’avait servi à rien au final. Tant pis, maintenant au moins elle savait que piquer les clés de voiture de la rouquine ne l’arrêterait pas, et elle garda l’information précieusement dans sa tête, se disant qu’il lui faudrait trouver une autre astuce la prochaine fois. La brune nota néanmoins que la jolie jeune femme l’avait attendue, malgré sa capacité à démarrer une voiture sans clé, c’était donc qu’elle voulait d’elle pour sa petite expédition, non ? Juliet arbora un air détaché, avant de tourner lentement la tête vers Maddie : « -Ah oui, tu sais faire ça, toi ? Faudra que tu m’apprennes, ça pourra toujours servir ! » lança-t-elle, l’air de rien, même si au fond, elle le pensait. De nos jours, un rien pouvait faire la différence pour rester en vie, et si Jules avait l’occasion d’ajouter une corde à son arc, elle ne manquerait pas de le faire. Et puis, apprendre de nouveaux trucs ne lui ferait pas de mal, peut-être que comme ça on la verrait autrement que comme une pauvre petite chose, qui ne devait sans doute sa survie qu’au hasard.

Les deux amies de toujours finirent donc par prendre la route, laissant Fort Hope derrière elle, tandis que Juliet repensait à tout ce que lui avait dit Maddie. Elle se rendait au golf, ça elle l’avait bien compris, pour récupérer des affaires laissées là par sa meilleure amie. Cependant, ce furent d’autres mots prononcés par la rouquine qui avaient retenu l’attention de la brune. Cette dernière jeta un dernier coup d’œil dans le rétroviseur pour voir le camp rétrécir à l’horizon, et elle ne put s’empêcher de serrer les dents en pensant qu’elle n’avait prévenu personne de son départ. Avec un peu de chance, les deux amies auraient fini leur petite escapade avant que quiconque se soit rendu compte de leur départ, et leur sortie passerait totalement inaperçue. Mais cela faisait longtemps que Juliet ne comptait plus sur la chance, et aux dires de la rousse, elles n’allaient pas franchement s’amuser. La demoiselle se racla doucement la gorge, avant de lancer, comme si de rien n’était, comme si elle parlait du beau temps : « -Alors…qu’est-ce qui nous attend au golf ? » demanda-t-elle, avant de se tourner vers Maddie, comme pour jauger par elle-même les réactions qu’aurait sa meilleure amie. Au fond, Juliet savait que peu importe ce que lui répondrait cette dernière, elle persisterait à vouloir l’accompagner, et irait jusqu’au bout avec elle. Elles avaient toujours été là l’une pour l’autre, quelles que soient les galères qui avaient jonché leurs vies respectives, et ce n’était certainement pas la fin du monde, ou une bande de rôdeurs affamés, qui allait changer cela entre elles.

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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
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Mar 2 Mai - 22:14

« Je t’apprendrai avec plaisir, mais il faudra peut être voir avec Logan si je ne manque pas une étape, car une fois sur deux je me prends un bon coup de jus… »

Maddie essaya de garder un air léger malgré la gravité de la situation. Non pas qu’elle soit sotte au point de mésestimer les dangers de leur destination, mais cela ne servait à rien d’y aller les jambes cassées par la peur et déjà épuisée par la tension.

« Nous allons au club house du golf de Detroit. Un petit groupe de réfugiés s’est installé là-bas. Je t’avouerai que je me serais bien passé de les revoir. Lorsqu’ils nous ont accueillis, moi et mon groupe, nous étions sept et bien armés. Malgré tout on a toujours été sur nos gardes et on sentait bien qu’ils nous soupesaient pour voir s’ils pouvaient nous dépouiller. Autant dire que si on a la malchance de tomber sur eux, il faudra éviter de dire que les autres ne sont plus là et encore moins parler de notre lieu de résidence… »


Plus Maddie parlait, plus elle se rendait compte qu’embarquer Juliet là-dedans était une folie. Elle avait bien noté le regard en arrière de Juliet.  Elles se connaissaient si bien toutes les deux qu’il n’était pas difficile de deviner les appréhensions de son amie. Maddie avait démarré mais elle roulait au pas, prête à arrêter le véhicule si Juliet la surprenait à changer d’avis.

« Tu sais que tu devrais rester au camps, Logan à autant besoin de toi que toi de lui en ce moment… sans parler que s’il met son nez dans le registre ou que l’on revient avec des éraflures, on aura le droit à plus qu’une fessée à mon avis.»


C’était dit sur le ton de la plaisanterie, surtout qu’imaginer gros nounours lui donner une fessée n’était pas la pire idée du monde.

Pourtant, Maddie savait qu’il devait gérer la survie d'une petite communauté, et ce malgré les turbulences qu'il rencontrait dans sa vie. Il y avait trop de gens qui se reposaient sur lui pour qu'il puisse se permettre la moindre faiblesse. Alors forcement, ça n'avait rien arranger à son coté dominant qu'il avait déjà bien avant l'apocalypse. Il y avait donc fort à parier que si cette petite sortie "coup de tête" était remarquée, il aurait forcement des conséquences.

Et si Maddie se fichait royalement de ce genre de détails pour sa part, elle ne voulait pas entrainer Juliet la dedans.

Cela ne faisait pas longtemps qu’elle était arrivée à Fort Hope, elle avait des tonnes de questions qu'elle avait préféré garder pour elle pour le moment. Mais c'était difficile de ne pas mettre les pieds dans le plat.

Il n’y avait qu’à voir comment Logan et Juliet se cherchaient l’un l’autre, comment ils se soutenaient, se respectaient... Ca lui paraissait incompréhensible qu'ils ne se soient pas remis ensemble.

« Je te préviens à l’avance, si tu décides de rester, je risque de vouloir parler entre deux chansons, comme je suis magnanime je te laisserais choisir le thème, mais je risque quand même d’aborder le sujet de Logan et toi tôt ou tard… Alors... toujours partante?»
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Juliet I. Whitman
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Ven 5 Mai - 22:13

Juliet s’enfonça un peu plus dans son siège, avant de ramener ses genoux contre elle, s’installant un peu plus confortablement dans son siège. Elle étouffa un bâillement malgré elle, avant de se tourner vers sa meilleure amie, qui se lançait dans des explications sur leur petite expédition. La brune écouta d’une oreille attentive, hochant de la tête de temps en temps pour montrer qu’elle écoutait tout ce que lui disait son amie. Elle emmagasina dans un coin de sa tête toutes les informations fournies par la rouquine, se disant que ça pouvait toujours servir pour plus tard. Elle ne prit pas vraiment la peine de répondre à Maddie lorsque cette dernière lui dit qu’il fallait éviter de parler de Fort Hope, pour la simple et bonne raison qu’elle ne mettrait jamais en danger ce groupe qui l’avait accueilli, ces personnes avec qui elle avait fini par nouer des liens, parfois assez étroits d’ailleurs. Elle savait à quel point elle avait de la chance de pouvoir vivre dans un endroit sécurisé, et de dormir au chaud, avec un toit au-dessus de sa tête. Et Jules n’était pas la petite naïve que les gens avaient souvent vu en elle, elle savait que le monde avait changé, et que les survivants ne rechignaient pas à se salir les mains de sang s’ils avaient l’opportunité de mettre la main sur de la nourriture ou des armes. Fort Hope devait ressembler à un petit coin de paradis vu les temps durs qui étaient les leurs aujourd’hui, et elle ne doutait pas qu’il ferait des envieux s’il venait à être découvert. Ou en l’occurrence à être évoqué au cours d’une conversation. « -Hum…ils ont l’air charmants tes anciens colocs ! » lança-t-elle, ironique à souhait, même si elle avait bien compris que ces hommes avaient l’air plutôt dangereux, et qu’il ne faudrait pas qu’elles se frottent à eux pour leur propre sécurité.

Jules fronça doucement les sourcils lorsque Maddie lui dit finalement qu’elle ferait mieux de rester au camp, avant de se lancer dans des explications que la jeune femme aurait pu prédire à l’avance. Elle ne niait pas qu’elle avait besoin de Logan pour réussir à surmonter cette épreuve qu’ils traversaient, mais ce n’était pas comme si Juliet partait définitivement et le laissait seul face à sa peine. Elles ne seraient absentes que peu de temps. Et avec un peu de chance, elles rentreraient vite, et entières. Si bien que plutôt que de répondre avec le sérieux qu’exigeait la situation, la jeune femme choisit la légèreté : « -Arrête, je te connais ! Tu rêves que Logan te mette une fessée ! » lança-t-elle d’un ton qu’elle voulait détaché, en lançant à la jolie demoiselle un regard entendu. Elle garda le silence quelques secondes, avant de pousser un léger soupir, et de finalement se tourner vers Maddie. « -Je suis sûre qu’on arrivera à survivre toute une journée l’un sans l’autre Maddie. Et puis…vu qu’on va rentrer en un seul morceau, y’a pas de raison de s’inquiéter de sa réaction ! » souffla-t-elle finalement, tout en étant pas vraiment certaine de la véracité de ses propos. Elle était partie comme une sauvage, sans même prévenir qui que ce soit. Mais Logan la connaissait, et il y avait fort à parier que s’il se rendait compte de l’absence de Maddie et Juliet en même temps, il ferait le lien tout seul. Bien que cela ne l’empêcherait sans doute pas de s’énerver face à leur départ précipité.

Quoiqu’il en soit, et même si elle devrait affronter l’ouragan Logan en rentrant, Juliet était bien décidée à accompagner Maddie jusqu’au bout. Encore plus maintenant qu’elle savait qu’on n’allait pas l’accueillir à bras ouverts là où elles se rendaient. « -Si je décide de rester ? C’est déjà tout décidé tu sais ! » répondit-elle d’un air entendu, en lançant un coup d’œil convainquant à Maddie, avant de lui suggérer d’appuyer sur l’accélérateur, pour qu’elles arrivent avant le lendemain. Après tout, plus vite elles seraient arrivées au Club House, plus vite elles retourneraient au camp, pour reprendre leurs petites vies de survivantes. « -Tu sais, je suis même étonnée que tu aies pas abordé le sujet avant aujourd’hui… » répondit-elle en lançant un regard amusé à la jeune femme. Elle connaissait Maddie par cœur, elle savait bien que tôt ou tard, cette dernière aborderait le sujet épineux de Logan et elle, et Juliet se rendait compte qu’elle avait déjà grappillé assez de temps avant d’avoir la fameuse conversation. Et puis, c’était bien le rôle d’une meilleure amie, de parler de tous ces sujets qu’on voulait à tout prix éviter. Mais la brune avait soigneusement noté que Maddie la laissait choisir le sujet de conversation, et elle en profita donc pour aborder un autre sujet, une interrogation que la rousse avait soulevé en lui parlant de l’endroit où elles se rendaient : « -Dis, ils sont passés où, les six autres ? » demanda-t-elle, désireuse d’en savoir un peu plus sur ce qui était arrivé au reste du groupe avec lequel sa meilleure amie semblait avoir survécu un moment. Elle connaissait trop bien son amie pour savoir qu’elle n’aurait jamais choisi la solitude par envie, pas avec le caractère aussi enjoué qu’elle avait, elle se serait bien trop ennuyée toute seule.

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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 9 Mai - 14:53

Maddie adressa un grand sourire a son amie. Même si elles allaient vers pas mal d’incertitudes, ce petit périple toutes les deux ne pouvaient que leur être salutaire. A force d’être couvée Juliet devait tourner en boucle et puis, depuis quand elle n’avait pas pu avoir une vraie tête à tête toutes les deux ?

Maddie accéléra donc et fut fidèle a elle-même avec sa façon de conduire qui lui avait valu tant de déboire avec ses assureurs et tant de cadeau de fidélité de ses garagistes. Sauf que sans avoir à respecter de code de la route, conduire sa voiture comme un tank avait ses avantages.

Elle s’amusa de voir que Juliet la connaissait si bien. Oui ca avait été un supplice de ne pas poser de question sur Logan et de rester juste observatrice. Elle n’avait pas toute les cartes en mains, mais de ce qu’elle avait vu, elle brulait d’avoir l’explication de Juliet sur la situation Logan-Joy-Kelly. Ils avaient passé l’avant apocalypse à se rater alors que Logan et elle était fait l’un pour l’autre, alors pourquoi persister maintenant que plus rien ne les empêchait d’être ensemble ?

La rouquine comptait bien ne rien lâcher quand Juliet posa une question inattendue.

« Dis, ils sont passés où, les six autres ? »


Après un instant de surprise, elle ouvrit la bouche pour répondre mais tel un poisson rouge hors de l’eau aucun son ne parvint à sortir. Elle ne savait pas quoi dire. Il y avait tellement de manière de répondre et Juliet méritait mieux qu’un simple « ils sont tous morts ». Sauf que Maddie n’avait pas réussi, encore, à gérer leur décès autrement que par le déni. Raconter leur calvaire était presque les tuer une seconde fois. Mais ne rien dire ne revenait-il pas à nier jusqu’à leur existence. N’avaient-ils pas le droit de vivre dans le souvenir d’une autre personne ? Elle prit donc une profonde respiration avant de se lancer.

« Billy, Dave, Éric, Shane, Alessandro et Justin… Je… c’était une partie de mon équipe d’air soft, celle qui avait accepté de rester à Detroit pour m’aider à te chercher pendant que l’autre partie a continué dans le sud. Des gens bien tu sais. Plus de 10 ans à jouer à la guerre ensemble, ça créer des liens. Je ne te dirais pas que de venir du Canada a Detroit a été une partie de plaisir, mais on a bien géré, à notre rythme, sans perte ni bobo. c'est avec eux que j'ai appris a démarrer une voiture sans clé et je sais même faire du morse maintenant. »


Elle aurait adoré finir l’histoire sans ajouter plus de mots, surtout qu’elle s’en voulait presque de leur avoir survécu. L’horreur de leur mort avait été le début d’un nouveau chapitre tenté de peur, de solitude et de doute pour elle. C'est un peu raide et en serrant fort le volant qu'elle enchaina.

« Un jour on est tombé sur des motards, un groupe du nom des Punishers, je ne sais pas si tu les connais ? Mais ce sont des grands malades si tu veux mon avis. Et… je vais t’épargner les détails, mais ils les ont tous été tués les uns après les autres… juste pour s’amuser je pense. J’ai eu pas mal de chance, je pense qu’ils m’ont prise pour une potiche, j'ai réussi a me sauver. »


Elle ne préférait pas détailler plus. Ni les battes de baseball, ni les jeux sadiques, ni les faux espoirs pour des revirement cruels ou les tortures gratuites. Elle essaya de ponctuer son récit par un petit sourire, comme si elle venait de raconter la fin d’un bon film d’horreur, en rangeant dans sa boite a mauvais souvenir la courses pour échapper au viol, la panique du moment, le choc de cette rencontre.

« Bon à mon tour maintenant ? Pourquoi vous n’êtes pas ensemble Logan et toi ? J’ai loupé quoi depuis nos dernières lettres ? Je veux tout savoir histoire de ne pas culpabiliser quand il me mettra la fessée.»

Elle lui fit un léger clin d’œil, essayant toujours de chasser la tension de la perte de ses amis avec sa carapace de fille légère.
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We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
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Mar 9 Mai - 19:42

Enfin, Maddie avait compris que rien ne ferait changer Juliet d’avis, qu’elle irait avec elle jusqu’au bout de cette expédition, et enfin, la rouquine accéléra. Elle avait laissé Juliet être la première à choisir un sujet de conversation, et sans doute désireuse de retarder un peu plus ce moment où elle finirait par lui avouer que les choses avec Logan avaient foiré lors de leurs retrouvailles, elle avait choisi de demander à la survivante ce qui était arrivé au reste de son groupe. Aussitôt sa question posée, Juliet la regretta. L’expression sur le visage de sa meilleure amie lui fit tout de suite comprendre qu’elle avait posé l’une de ces questions auxquelles elle espérait peut-être n’avoir jamais à répondre. « -Maddie… » commença Juliet, prête à lui dire qu’elle ne devait surtout pas se sentir obligée de lui répondre si c’était trop douloureux, mais son amie prenait déjà la parole, lui racontant ce que son groupe et elle avaient vécu. Dans un silence presque religieux, Juliet écouta le récit de son amie, ne cherchant pas à l’interrompre ou à poser la moindre question, se doutant que ce ne devait pas être l’histoire la plus chouette du monde à raconter. Instinctivement, la brune serra les poings à la mention des Punishers, luttant contre ses pensées pour ne pas imaginer les horreurs subis par les compagnons de route de Maddie. « -Oui, je les connais. Avant de vivre à Fort Hope, le groupe vivait dans une caserne. On était bien là-bas…du moins, jusqu’à ce que la caserne se fasse attaquer par les Punishers, et que des tas de rôdeurs rappliquent pour se joindre à la petite fête. raconta-t-elle à son tour, se souvenant de cette période horrible où elle avait été séparée d’Eulalie pendant près de deux mois, incertaine quant au destin de sa fille. Elle avait donc effectivement la malchance de connaître ce groupe de barbares violents, et elle se demanda brièvement s’il existait encore quelqu’un dans tout Détroit qui n’ai pas eu le malheur de tomber sur ces motards complètement barges. « -Je suis vraiment désolée pour tes amis… » ajouta-t-elle néanmoins au bout de quelques instants, regrettant que sa meilleure amie ait eu à vivre toutes ces pertes. Elle aurait voulu dire quelque chose de plus spirituel, mais la triste vérité était que perdre les gens auxquels on tenait était désormais devenu bien trop courant.

Le silence entre elles ne fut pas bien long, et Maddie ne tarda pas à reprendre la parole, abordant enfin ce sujet qui lui tenait tant à cœur. C’était de bonne guerre, Juliet avait posé sa question, il semblait donc logique que la jolie rousse pose finalement la sienne. La brune fronça le nez un bref instant, se demandant par quel bout commencer sa réponse. « -Tu veux la version longue, ou je te fais un résumé ? » demanda-t-elle tout d’abord, tout à fait sérieuse. Elle aurait pu lui répondre tout simplement que Logan et elle n’étaient pas ensemble parce que chacun d’entre eux avait quelqu’un d’autre dans sa vie, mais elle savait bien que les choses n’étaient pas aussi simples, et que Maddie ne se contenterait sans doute jamais d’une telle explication. Jules réfléchit quelques secondes de plus à la question posée, avant de finalement se lancer, sans chercher à construire le brouillon parfait dans sa tête. « -Quand Logan nous a trouvé, Eulalie et moi, il nous a ramené à la caserne dont je t’ai parlé tout à l’heure. Il y vivait avec quelques autres survivants, et avec Joy. Ils étaient déjà ensemble d’ailleurs à ce moment-là. Et…j’ai eu plus de mal à l’accepter que ce que j’aurai voulu. Alors j’ai décidé de retourner à l’hôpital, là où on avait trouvé refuge avec la petite. Kelly était là-bas. » commença-t-elle, avant de garder le silence pendant quelques secondes. Il s’était passé tant de choses depuis ces moments-là, des évènements auxquels aucun d’entre eux n’avait sans doute pensé. Juliet prit une longue inspiration, et continua son récit : « -Sauf que j’ai jamais atteint l’hôpital. Logan et Kelly ont quand même fini par me retrouver, et…et je crois qu’il m’a un peu poussée dans ses bras à elle. Et depuis, et bah…tu connais la suite… » reprit-elle finalement, non sans hausser les épaules. Juliet avait essayé de garder un air détaché durant le temps que dura sa petite histoire, mais sans savoir réellement si elle avait été convaincante. De toutes façons, elle doutait de pouvoir encore réussir à duper Maddie, qui la connaissait presque sur le bout des doigts.

Et depuis ? Depuis ils vivaient tous dans le même camp, cohabitaient tant bien que mal, vivants les uns aux côtés des autres. Juliet ne niait pas qu’au début, elle avait du mal à accepter la relation qui existait entre Logan et Joy, qu’elle voyait comme une petite gamine. Mais elle avait sans doute fini par s’y faire, la présence de la jeune rouquine ne l’irritait plus, et Jules devait constater qu’elle avait même fini par accepter sa présence. Quoiqu’il en soit, les choses étaient désormais ce qu’elles étaient, Logan et Joy coulaient des jours heureux de leur côté, tandis que Juliet avait essayé d’en faire autant de son côté, avec Kelly. Force était de constater qu’elle avait dû échouer quelque part, les deux demoiselles parvenant difficilement à communiquer depuis trop longtemps déjà. Mais ce n’était sans doute pas le moment de penser à cela. Maddie voulait savoir pourquoi Logan et elle n’étaient pas ensemble, et Juliet pensait lui avoir plutôt bien résumé la situation. Malgré tout, elle ne put s’empêcher d’avoir encore quelques mots à ce sujet : « -Tu sais bien qu’avec Logan notre spécialité, c’est de toujours passer l’un à côté de l’autre… » répondit-elle d’un ton plus triste qu’elle ne l’aurait voulu. L’ancien couple avait manqué toutes les chances qui étaient passées à portée de leur main de renouer, par fierté, par orgueil, et parce qu’ils étaient deux vraies têtes de cochons quand ils s’y mettaient. Il était sans doute désormais trop tard pour essayer de rattraper les erreurs du passé, et il ne leur restait donc plus qu’à vivre en paix avec la situation qui était la leur.

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Maddie Purple
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Ven 12 Mai - 13:54

Maddie écouta avec attention et bienveillance son amie. Elle aimait retrouver cette petite bulle de confidence qu’elle n’avait jamais eu qu’avec Juliet. Toutes les deux avaient, depuis longtemps, dépassé le stade du jugement, des a priori et des idées préconçues pour en arriver à un stade de la franchise et du soutien inconditionnels.

Juliet lui annoncerait qu’elle voulait épouser un chihuahua nain infiltré dans la mafia, Maddie lui communiquerait sa désapprobation, sans retenue, avant de tout faire que Juliet puisse avoir ce qu’elle voulait. La rouquine était bien le genre d’amie que l’on pouvait aller voir avec un cadavre à faire disparaitre, il faudrait juste assumer la leçon de moral entre les deux pelleter de terre.

Maddie nétait, visiblement, pas la seule à avoir eu des déboires avec les Punishers. Ces gens étaient vraiment des fous dangereux et ça révoltait Maddie de savoir qu’ils s’en soient pris à leur groupe en mettant en danger la vie de personnes aussi innocentes qu’Eulalie. Ils avaient une logique incompréhensible de son point de vue. Cela serait tellement plus simple si les survivants œuvraient dans un seul et même but contre les morts.  Sauf que visiblement, l’espèce humaine n’était pas faite pour la simplicité.

Le sujet passa à Logan avec un temps de réflexion qui démontrait que Juliet était en train de peser ses mots avec soins. Il n’y avait donc pas de réponse évidente ou politiquement correcte à la question, ce qui inquiétait passablement Maddie.

Le petit hic avec Juliet, était que, parfois, il y avait une certaine distance entre ce qu’elle demandait et ce qu’elle voulait.  Ce n’était pas forcement conscient. Quoique Jule avait, aussi, cette petite manie de trop penser aux autres et de mettre en retrait ses propres besoins. Maddie trouvait cela aussi adorable qu’agaçant et se faisait un point d’honneur à décortiquer au mieux les sujets épineux pour épauler comme elle pouvait son amie.

Ca remarque sur Logan, respirant la résignation et la tristesse, encourageait Maddie à ne pas en rester là.

« je crois qu’il y a un grand sage qui a dit un jour : tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Du coup la vraie question Jule, c’est de savoir ce que toi tu veux ? Parce que je ne sais pas si je me fais des films, mais j’ai l’impression que c’est un peu tendu avec Kelly et que tout n’est peut-être pas  fini avec Logan… »

Maddie avait beaucoup de qualités, certaines évidentes, d’autres vraiment bien cachées, mais dans tous les cas, il y en avait une qu’elle n’avait absolument pas : la subtilité. Dans sa façon de penser, qui pouvait déstabiliser plus d’une personne, le plus court chemin entre deux points était une ligne droite. Par ailleurs, travailler dans le milieu du bâtiment n’avait pas arrangé les choses dans sa façon de réagir. Pour elle, les non-dits, les réponses sibyllines entrainant de mauvaises interprétations étaient la porte ouverte à plus de problèmes qu’une question franche et directe.
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Juliet I. Whitman
Matricule n°001
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Sam 13 Mai - 18:59

Ce ne fut qu’en racontant à Maddie les aventures qu’elle avait vécu depuis le début de l’apocalypse qu’elle se rendit compte à quel point elle n’avait eu personne à qui se confier depuis tout ce temps-là. Oh bien sûr, elles parlaient, avec Kelly, du moins avant, de tas de choses, de choses importantes, et d’autres plus insignifiantes, mais ce n’était certainement pas à la jeune rouquine que Juliet aurait pu raconter ce qu’elle ressentait vis-à-vis de cette situation avec Logan et sa nouvelle copine. Kelly avait de nombreuses qualités, mais Juliet doutait sincèrement qu’entendre sa copine parler de son ex en fasse vraiment parti. Il n’y avait qu’avec Maddie que Jules pouvait parler de tout, sans doute parce que la réciproque était également vrai. Elle avait été la gardienne de tellement de secrets que lui avait confié sa meilleure amie que même Juliet aurait été incapable de se souvenir de chacun d’entre eux. Ensemble, elles avaient fait les quatre cent coups, et Juliet avait vécu beaucoup de ses premières fois avec la rouquine : première cuite, premier tatouage, premier joint,…la liste était plutôt longue. A ce moment, à ces confessions dans la voiture de Maddie, Juliet se rendit compte à quel point elles avaient eu de la chance de se retrouver, malgré tout ce qu’elles avaient vécu, toutes les deux. Quelles étaient leurs chances après tout ? Sans doute pas bien élevées, et pourtant, elles étaient là, à partager leurs petites histoires, aux premières lueurs du jour.

Aux nouvelles paroles de sa meilleure amie, Juliet tourna la tête de trois quart vers elle, avant de pincer les lèvres. Ce qu’elle voulait, elle ? Ça n’importait plus vraiment. Ce qu’elle voulait, de tout son cœur, ce pour quoi elle aurait donné tout ce qu’elle avait, et sans doute bien plus encore, ça, elle ne l’aurait plus jamais. Elle voulait simplement qu’on lui rende sa fille, mais ça, plus personne ne pouvait le faire. Néanmoins, la brune décida de ne pas aborder ce sujet si douloureux, sachant par avance qu’elle allait plomber l’ambiance avec une remarque aussi noire que celle qui brûlait ses lèvres. Eulalie ne quittait jamais son esprit, et elle se doutait qu’elle était encore bien vivante et présente dans celui de Maddie. Parler d’elle à voix haute ne ferait que rendre la situation pénible. « -Tu sais bien que ce que je veux, ça compte pas… » commença-t-elle doucement, avant de suivre du regard le parcours d’un rôdeur qui se trouvait à des mètres de la voiture. Juliet soupira doucement, avant de reprendre : « -Et, tu as raison…c’est un peu compliqué avec Kelly en ce moment…je…je me suis éloignée d’elle, après…tu sais… » dit-elle d’un ton éteint, sans réussir à terminer sa phrase, avant de regarder ses mains. Plongée dans son malheur, Juliet s’était enfermée dans une bulle dont elle avait exclu Kelly, pourtant prête à tout pour l’épauler. Mais la brune avait refusé son appui, avait fui leur maison plus d’une fois, et maintenant, elles ressemblaient presque à deux inconnues qui cohabitaient sous le même toit. Juliet n’avait pas le droit de se plaindre à ce sujet, c’était ses choix, ses décisions qui avait conduit son couple dans l’impasse où il semblait désormais se trouver. Les choses allaient si mal entre Kelly et elle que Jules n’avait même pas réellement prit la peine de prévenir sa compagne de son expédition.

Mais de là à imaginer, comme Maddie le pensait, que les choses n’étaient pas finies entre Logan et elle, il n’y avait qu’un pas. Et puis, c’était un sujet auquel Juliet évitait de penser. Elle le reléguait dans un coin obscur de son esprit, se refusant à s’y aventurer, sous n’importe quel prétexte. Elle préférait se dire que chacun d’entre eux était désormais avec quelqu’un, et qu’il n’y avait pas à chercher plus loin. Les choses seraient-elles différentes si Kelly et Joy n’étaient pas là ? Peut-être, Juliet n’aurait su le dire. Sans doute pratiquait-elle la politique de l’autruche à ce sujet, mais ça lui avait plutôt bien réussi jusqu’à maintenant, et c’était même sans doute cela qui lui avait permis de finir par accepter la présence de la nouvelle copine de Logan. « -Hum…tu sais qu’il a quelqu’un, pas vrai ? Une petite rouquine ? Joy, ça te dit rien ? » demanda-t-elle, tout à fait sarcastique, tournée vers Maddie, qu’elle fixait d’un air entendu. « -Il a le droit d’être heureux, même si c’est avec une autre femme… » souffla-t-elle finalement, avant de se redresser subitement dans son siège. Au loin, le Club House du golf de Détroit se dessinait peu à peu sous leurs yeux, plus précisément à chaque mètre qui passait. Juliet détailla les environs, aussi loin que son regard pouvait porter, mais d’ici, tout semblait calme. Elle savait pourtant qu’il ne fallait pas se fier à cette simple impression, et qu’il fallait être sur ses gardes, à chaque pas.

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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
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Dim 14 Mai - 15:36

Maddie avait arqué un sourcil en entendant Juliet parler de l’actuelle copine de Logan. Plus que les mots, le ton était là. Oui, forcement, elle savait qui était Joy, on lui avait présenté tout le monde en arrivant, vite, du moins un peu trop pour vraiment faire connaissance. C’était une jolie rouquine de 20 ans. C’était à peu près tout ce que Maddie savait dire sur elle.

« Il a le droit d’être heureux, même si c’est avec une autre femme… »

Maddie leva les yeux au ciel devait cette idée. Il y en avait pas un pour remonter l’autre entre Logan et Juliet. En fait, a tous les coups Logan devait penser la même chose que Juliet. Maddie aurait été à la place de Juliet, elle n’aurait pas laissé une place au doute ni d’un côté ni d’un autre. Sauf que Juliet, sans aide de son amie, allait forcement en rester là.

« Dis-moi Juliet, comment sais-tu qu’il est plus heureux avec elle qu’avec toi et qu’il ne se dit pas la même chose de toi avec Kelly ? »

Il y avait là matière à réflexion mais, le bavardage, les chansons puis les confidences, avaient fait qu’elle n’avait pas vu la route passer et le club house pointait le bout de son nez au loin. L’ancien green se dessinait non loin avec ses allures de revanche de mère nature. Après avoir été apprivoisée pendant des lustres, la végétation avait repris ses droits au point qu’on aurait pu croire qu’il y avait toujours eu une forêt ici.

Avec le vent dans les branches, les volutes de brume glacée et la luminosité pale de ce triste matin d’hiver, il y avait quelques choses de presque mystique sur ce petit bois.  Maddie observa du coin de l’œil le paysage en se rappelant l’imagine, plus verdoyante, qu’elle avait gardé en mémoire. Il y avait moins d’oiseaux aussi.

Maddie respira un bon coup avant de se rendre compte qu’un truc clochait. Avec toute la délicatesse qu’elle avait fait preuve avec sa façon de conduire, la rouquine pila sec. La voiture mis un certain temps à s’immobiliser sur la route glissante de neige fondue gelée. Sans prendre le temps d’expliquer quoique ce soit à Juliet elle enleva sa ceinture de sécurité, sortie dehors et colla son œil au viseur de son arme.

Elle avait, dans une autre vie, une vue parfaite mais, même si elle persistait à se mentir, car son amour propre de snipeuse en prenait un sacré coup, elle ne voyait plus si bien les détails de loin. Elle voyait parfaitement les formes, sauf que cela restait de l’impressionnisme à côté de ce qu’elle pouvait percevoir à œil nu auparavant. Malgré tout elle gardait un assez bon instinct pour repérer ce qui n’allait pas avec le décor et ce qui bougeait.

Elle se planta contre la voiture avec son viseur à l’œil et balaya ce qu’elle espérait avoir imaginé. Elle se figea et recula quand elle comprit ce qu’elle venait de voir. Les oiseaux…. Les nués d’oiseaux… c’étaient des corbeaux. Ils étaient tous attroupé devant leur buffet. Il y avait des gens dans les arbres. Ils avaient été « attachés » comme des décorations de noël dans les arbres. Ils étaient là, gesticulant dans la mort et lutant en vain contre des charognards faisant bombance de leurs chaires mortes.  

Maddie retourna s’assoir dans la voiture, livide et se cramponna à son volant en se demandant ce qui s’était passé ici. Elle mit un certain temps à poser la question qu’elle aurait dû poser à Juliet avant toutes les autres.

« Dis-moi que tu as pris une arme avec toi ? »


Elle n’avait pas fini sa phrase que les corbeaux décidèrent, pour une raison qu’elle aurait aimé rester inconnue, de s’envoler en masse sous son regard médusé.

HRP si tu en as envie d'un peu d'actions:
 
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We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
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We have ashes, fire and hope
Lun 15 Mai - 21:52

Le club house se détachait à l’horizon, encore trop loin pour que Juliet puisse en apercevoir les moindres détails. Désormais, elle ne pouvait plus détacher son regard du bâtiment, où elle avait mis tant de fois les pieds. Non pas que la brune eu été une grande fan de golf, bien au contraire, mais papa Whitman avait tenu à l’y trainer de force plus d’une fois, désespérant que sa petite Juliet chérie ne développe pas le même goût pour le green que lui. Il ne pouvait tout simplement pas se faire à l’idée que sa fille préfèrait les crayons de papier aux clubs de golf. Quoiqu’il en soit, Juliet n’aurait jamais pensé remettre un jour les pieds dans cet endroit, et pourtant, il n’était désormais plus qu’à quelques mètres de leur voiture. La contemplation de la jeune femme fut néanmoins perturbée par la nouvelle question de Maddie sur le bonheur de Logan. Cette fois, Juliet ne marqua aucune hésitation dans sa réponse, comme si pour elle, elle coulait de source, et était des plus logiques. « -Parce qu’elle ne lui a pas brisé le cœur en se barrant alors qu’elle était enceinte de son bébé… » répondit-elle d’un ton fatigué, d’une voix sûre qui ne laissait place à aucun doute, comme si, pour elle, l’explication allait de soi. Juliet soupira, ne doutant pas une seule seconde du pourquoi Logan était plus heureux avec Joy. Après tout ce qu’ils avaient vécu, ce qu’elle lui avait fait endurer, il méritait son happy ending.

Lorsque Maddie arrêta brusquement la voiture, Juliet se redressa vivement, se tournant vers son amie les sourcils froncés, prête à lui demander ce qu’elle avait vu, et qui avait visiblement échappé à l’œil de la brune. Juliet ne la quitta pas des yeux tandis qu’elle sortait de la voiture, avant de la voir brandir son arme, et elle devina que Maddie devait être en train de regarder en direction du club house, qui avait visiblement retenu toute son attention. La brune se détacha, prête à sortir elle aussi, et ouvrit la portière…qu’elle referma aussitôt. Sa meilleure amie venait de s’engouffrer de nouveau dans la voiture, et l’inquiétude sur ses traits n’échappa pas à Juliet, qui se demandait ce que la jeune femme avait bien pu voir par la lunette de son fusil, et qui la mettait dans cet état si soudain. « -Maddie…qu’est-ce que… » commença-t-elle, avant que la rousse ne lui coupe la parole, en lui demandant si elle avait une arme avec elle. Oh…alors la situation était si mauvaise que ça ? Les sourcils toujours froncés, Juliet sortit le couteau qu’elle avait, depuis son petit séjour à l’hôpital de Détroit, où Eulalie et elle avaient trouvé refuge pendant un temps. « -Euh, bah…j’ai ça… » dit-elle en brandissant ledit couteau devant son amie, avant de rajouter qu’elle avait aussi un pied de biche. Pourtant, elle était certaine que ce ne serait pas suffisant, et que cela ne rassurerait pas Maddie, qui était devenue étrangement livide. Et pour la millième fois depuis le début de l’épidémie, la brune se fit la remarque qu’il allait vraiment falloir qu’elle mette ses à priori de côté, et qu’elle finisse par apprendre à tirer. Juliet rangea son couteau sans quitter Maddie des yeux, qui n’avait toujours pas reprit des couleurs. Etait-ce l’idée de revoir le groupe qu’elle avait côtoyé qui la mettait dans cet état, ou bien est-ce que c’était autre chose ? Il n’y avait qu’un moyen de le savoir, et Juliet n’avait pas envie de tourner autour du pot. « - T’es presque translucide tellement t’es pâle…si tu me disais ce que t’as vu ? » demanda-t-elle doucement, le regard de nouveau au loin, les yeux plissés, tandis qu’elle essayait de distinguer ce qui avait rendu la rouquine aussi blême.

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Maddie Purple
Matricule n°001
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Mar 16 Mai - 22:23

Maddie était tiraillée, toute seule, elle aurait fait comme à son habitude et tentée le tout pour le tout pour récupérer cette précieuse photo. Sauf que là elle n’était pas seule. Et la vie de Juliet était plus importante qu’un morceau de papier immortalisant une des plus belles journées de sa vie.

Quand Juliet lui montra son pseudo arsenal, Maddie devina qu’elle avait réussir à pâlir encore plus. Dieu comment avait elle été cruche au point de ne pas s’assurer de l’équipement de son amie avant de partir vers une destination aussi incertaine.
Elle s’en voulait a mort mais essaya de garder un sourire forcé. Un couteau et un pied de biche ? Oui ça aurait pu être pire, mais Maddie aurait pensé Logan plus intrusif dans la gestion de la survie de Juliet. La rouquine se jura de rapidement remédier à cela dès qu’elle le pourrait.

Même si cela lui faisait saigner le cœur de partir sans la photo, sa décision était prise. Surtout qu’elle voyait bien la végétation commencée à être agitée autrement que par le vent. Il y avait quelque chose qui venait vers elles et ça ne lui disait rien de savoir ce qui arrivait.

Autant ne pas trainer.

« T’es presque translucide tellement t’es pâle…si tu me disais ce que t’as vu ?
-Des ennuis, de gros ennuis… pas encore les nôtres, mais ça va risquer vite nous tomber dessus… »


Maddie essaya nerveusement de tourner de remettre les clés de contact qu’elle avait instinctivement prises avec elle en sortant de la voiture, coupant ainsi le moteur. Elle les fit tomber maladroitement tomber.

« Crotte ! »

Elle tâtonna le sol pour les retrouver. Tout en se faisant, elle démontrait pourquoi elle ne pourrait jamais gagner une partie de poker avec bluff. C’était plus fort qu’elle, dès qu’elle était nerveuse elle ne pouvait plus s’arrêter de parler.

« Tu sais les gens d’ici ce n’étaient pas des amours, enfin je pense que personne ne peut encore vraiment l’être maintenant, sauf nous bien-sûr, mais c’est pas pareil. En tout cas je pense qu’ils ont rencontré des gens qui étaient encore moins des amours qu’eux… tu vois ce que je veux dire…. La bonne nouvelle ce que c’est qu’ils ne sont plus un problème pour nous actuellement, enfin si, en fait, c’est possible qu’ils le soient, mais pas comme je l’avais escompté. Bref, ils ne vont pas nous débouler dessus, enfin, pas avec des armes…  et avec un peu de chances je me fais des films et ils sont tous disposés en guirlandes de Noel sur les arbres et c’est autre chose qui arrive. Au passage Jule, même si j’ai beaucoup de respect pour ton choix d’armement, fais-moi penser à te trouver une armes à distance, celles que tu voudras, un arc, une arbalète, une fronde même un lance pierre… »

La clé entra enfin et Maddie la tourna violemment à plusieurs reprises, mais le moteur se contenta de tousser mollement.

« C’est pas vrai !!! Nonononon pas maintenant. »

La rouquine eu beau s’agacer, le moteur refusa de redémarrer. C’était quoi déjà ce que Billy lui avait dit ? A oui, la batterie donnait des signes de faiblesse… Comme si elle savait seulement où était la batterie dans une voiture.

Elle leva la tête et commença à percevoir ce que la verdure allait leur vomir au visage. A cette distance, sans son viseur, elle ne pouvait que présumer. Mais la démarche claudicante de ce qui arrivait lui donnait une vague idée du probleme.

« Juliet… dit moi qui tu es toujours aussi bonne en footing… et que tu te souviens ou est l’accueil du green ? La où ils parquaient le concierge patibulaire, les caddies et les voiturettes ? Tu vas courir labas et je te rejoins vite»

Maddie essayait d'avoir l'air souriante et rassurante. elle évitait de préciser qu'elle comptait faire diversion et attirer les morts dans une autre direction.
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Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Sam 20 Mai - 12:15

Les sourcils froncés, Juliet ne quittait plus Maddie du regard. Elle savait que quelque chose clochait, il suffisait de se fier au teint livide de la jeune femme, qui était entrée précipitamment dans la voiture après avoir regardé vers le club house avec sa lunette de tir. Et si l’air inquiet de sa meilleure amie n’aurait pas suffi à convaincre Jules que quelque chose clochait, la brune n’eut plus aucun doute lorsque Maddie se mit à débiter un discours déconstruit, comme elle seule savait le faire quand ses nerfs lui jouaient un tour. Les sourcils haussés, Juliet essaya de comprendre tout ce qui quittait les lèvres de la jeune femme, hochant frénétiquement la tête en essayant de remettre les informations dans l’ordre. D’après ce qu’elle comprenait, les survivants avec qui Maddie avait vécu pendant un temps ne seraient plus un problème pour elles parce que visiblement les Punishers étaient venus faire un petit tour au club house, et que ça ne s’était pas très bien terminé pour eux. Juliet n’était pas certaine d’avoir compris la partie concernant les guirlandes, et elle n’était pas vraiment certaine non plus d’avoir envie de comprendre ce que ça voulait dire, l’air horrifié de la rouquine la dissuadant de poser la moindre question. La brune n’avait toujours pas détaché son regard de Maddie, et elle l’observait, impuissante, tourner frénétiquement la clé dans le contact de sa voiture, sans pour autant que celle-ci démarre et leur permette de quitter cette route où les ennuis ne tarderaient pas à les trouver. Ce n’était pas vraiment le moment idéal pour tomber en panne, au milieu de nulle part, et aussi loin du camp.

Juliet avait fini par détourner le regard, tandis que son amie essayait toujours de faire démarrer la voiture, et elle fixait désormais droit devant elle, plissant les yeux, comme si ça allait l’aider à y voir mieux, ou plus loin. Puis très lentement, ses yeux se décrispèrent, et s’écarquillèrent même un peu, tandis qu’elle ne quittait plus du regard la menace qui semblait bien déterminée à fondre sur eux. Lorsque la rousse reprit la parole, il fallut toute la volonté du monde à Jules pour détourner le regard, et le poser une nouvelle fois sur la jeune femme à ses côtés. Elle resta silencieuse quelques secondes, tandis que les paroles de la demoiselle trouvaient un sens dans son esprit. « -Quoi ? Non, hors de question. Je vais nulle part sans toi ! » lança-t-elle d’un ton ferme, en secouant la tête de gauche à droite. Cette simple idée de partir d’un côté tandis que Maddie partait de l’autre, en espérant qu’avec un peu de chance, elles parviendraient peut-être à se retrouver rendait Juliet particulièrement nerveuse. Elles avaient passé tellement de temps loin l’une de l’autre qu’il n’était même pas envisageable que Juliet prenne un autre chemin que celui qu’aller prendre la rousse, car la peur de ne plus jamais la retrouver lui tordait le ventre. De toutes façons, ce n’était pas vraiment le moment de tergiverser, ni même de se lancer dans une conversation où aucune d’entre elles ne parviendrait à avoir le dernier mot. « -Donc, on va sortir de cette caisse, et rejoindre l’accueil ensemble. » reprit-elle, tout en ouvrant la portière pour se glisser à l’extérieur. Elle n’attendit pas une seconde de plus pour sortir son couteau, et après un regard entendu vers Maddie, elle s’éloigna de la voiture, se mettant rapidement à courir pour avaler plus vite la distance qui la séparait du club House.

Elles furent obligées de rallonger considérablement la distance à parcourir pour s’éloigner le plus possible des rôdeurs qui arrivaient, mais sans perdre leur objectif de vue. Juliet manqua de s’étaler plus d’une fois sur la route couverte de neige qui avait durci par ces températures glaciales, mais la vue des rôdeurs aurait donné de l’énergie à n’importe qui pour accélérer encore un peu. Le bâtiment se rapprochait peu à peu, et malgré l’air froid qui brûlait ses poumons à chaque respiration, la brune continuait de courir, Maddie sur ses talons. Elles ne tardèrent pas à fouler les pavés qui marquaient l’entrée du Club House, dont les baies vitrées étaient explosées, des débris de verre jonchant le sol. Jules se plaqua contre le mur d’entrée, regardant des deux côtés pour s’assurer que la voie était libre. Et ce fut là qu’elle les vit. Les fameuses guirlandes dont Maddie avait parlé un peu plus tôt. Des cadavres, qui avaient été accrochés là, livrés aux affres de la météo, et des bêtes sauvages qui se nourrissaient de leurs corps. Juliet ne put retenir une moue dégoûtée, et elle détourna difficilement le regard, pour observer Maddie du coin de l’œil. D’un geste lent, elle se pencha lentement vers l’avant pour observer l’intérieur du Club House, dont l’accueil autrefois si chic ne ressemblait aujourd’hui plus à rien. La pièce avait été saccagée, et Jules avait presque du mal à reconnaître ces lieux qu’elle avait pourtant trop de fois foulés à son goût. Le hall était désert, mais la brune entendait bien les râles en provenance de l’intérieur du bâtiment, leur indiquant qu’elles n’étaient pas seules. Elle se redressa finalement, et reprit sa place contre le mur. « -Hé…tes affaires, elles sont où ? » demanda-t-elle à voix basse, pour savoir jusqu’où elles devraient s’aventurer dans le Club House pour retrouver ce que Maddie était venu chercher.

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Maddie Purple
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Lun 22 Mai - 11:49

Maddie sentait bien que Juliet n’en démordrait pas aussi, aussi, elle céda rapidement et oublia son idée d’essayer d’attirer les morts dans une autre direction. De toute façon, elle ne le sentait pas trop ce plan d’appât.

Elle prit le temps de ramasser ses affaires avant de suivre son amie dans cette course qui n’avait rien des footings conviviaux qu’elles avaient l’habitude de faire. Il fallait juste penser que c’était des gros lourds qui en avaient après leur fesses derrières elles et non des morts qui en avaient pas seulement après leurs fesses.  

Juliet manqua de trébucher plusieurs fois mais évita le pire. Maddie avait plus l’habitude de ce genre de parcours piégeux et faiblement éclairé. A l’époque elle n’aurait jamais pensé que l’air soft et les GN allaient autant lui sauver la vie. Malgré tout, une plaque de verglas manqua de justesse de la voir se vautrer sans distinction. Heureusement, par une manœuvre particulièrement improbable, elle réussi a garder son équilibre pour mieux repartir dans cette épreuve d’endurance.

Juliet n’avait pas l’air d’hésiter dans le chemin et Maddie la suivait d’aussi près qu’elle le pouvait avec ses armes et ses affaires. Dire qu’elle avait toujours trouver les greens chiant à mourir.

Leur chance était que les morts étaient moins rapides. Avec un peu de veine, s’ils les perdaient de vue ils allaient s’arrêter, ou prendre un autre chemin. Elles arrivèrent enfin dans le club house qui n’était déjà pas en bon état la dernière fois, mais qui avait visiblement « pris cher » depuis sa dernière visite.

Il y avait eu une bataille, et pas du genre subtile au regard des impact sur les murs, des douilles au sol et de l’état des fenêtres. En regardant ces dernières, Maddie découvrit ce que Juliet était en train de contempler avec horreur : "la guirlande humaine". Maddie reconnaissait à peine ses visages pourtant connu mais déformés par la mort atroce qu’avait dû être la leur. Les oiseaux et les éléments n’avaient rien arrangés aux problèmes. C’était une chose de les voir à distance mais une autre d’être en face d’eux, d’entendre leur grognement, de sentir leur odeur, de distinguer tous ces petits détails témoignant du calvaire qu’ils avaient vécu avant de devenir des zombies.

Elle croisa le regard de Juliet ce qui la ramener à l’instant présente et l’urgence de se mettre à l’abri du moins d'essayer. Les braillements des morts gâtaient définitivement ses espoirs que les autres puissent aller dans une autre direction.

Elle alla barricader comme elle pouvait la porte d’entrée, trop consciente que les baies vitrées cassées du rez de chaussé étaient pire qu’une porte ouverte. De toute façon vus les bruits de la bâtisse, pas sure qu’elles soient seules dedans… Ses yeux se posèrent sur des Tags sanguinolents peu engageants :
"Punishers were here"
"Robin’s rules"
"Price of dead"


Toute la mise en scène du lieu était macabre.

«Hé…tes affaires, elles sont où ? »

Maddie sursauta avant d’offrir un petit sourire gênée a son amie d’avoir été surprise. Mais elle avait du mal à garder cette façade rassurante alors qu’elle ne l’était pas vraiment elle-même.

« Sous les toits… c’est là que nous avions logés. Mais avant mes affaires il faut qu’on trouve une solution pour la voiture, on ne saura jamais rentrer à pied jusqu’à Fort Hope… et je n’ai aucune idée de comment on peut gérer une batterie à plat… je ne sais même pas a quoi sa ressemble.»
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Juliet I. Whitman
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Lun 22 Mai - 20:07

Juliet faisait tout pour ne plus regarder ce qui restait des êtres humains désormais disposés comme une vulgaire guirlande sur les arbres autour du green, mais les râles de ces derniers ne lui facilitaient pas la tâche. Aucun être humain, pas même la pire ordure pouvant exister sur Terre ne méritait de finir de cette façon là. Il ne fallait pas être un génie pour deviner quels étaient les malades qui avaient eu l’inhumanité de faire quelque chose de si atroce, mais ces imbéciles étaient tellement sûrs d’eux qu’ils n’avaient pas hésité à signer leurs méfaits, de lettres sanglantes sur les murs. Cette confiance, la revendication des événements qui s’étaient passés ici faisaient comprendre à Juliet que pas un seul instant ces Punishers craignaient la moindre petite représailles. S’en était presque gerbant. Elle sentit malgré elle un immense dégoût pour ces hommes s’emparer d’elle, et cette envie de s’en prendre à eux qui l’avait déjà habitée après l’attaque de leur caserne. Mais comme à l’époque, Juliet ne pouvait rien faire, rien d’autre que de les haïr en silence, en espérant qu’une horde de rôdeurs leur tombe dessus bien rapidement.

Juliet tourna ses yeux bleus vers sa meilleure amie lorsqu’elle prit la parole, et elle aurait peut-être même pu esquisser un petit sourire en voyant l’air perdu de la jeune femme en matière de voiture, mais la situation était trop dramatique pour qu’elle se le permette. Une chance pour elles, la brune était sortie cinq années avec un mécanicien qui malgré les protestations de la jeune femme, avait tenu à lui apprendre deux trois trucs, pour qu’elle puisse s’en sortir en cas de petit ennui avec sa voiture. Juliet n’avait pas toujours vraiment été une élève modèle dans ces classes de mécanique, mais elle avait retenu deux trois trucs plutôt utiles. « -Tu te souviens où est la remise du concierge ? On pourra peut-être trouver quelque chose pour faire redémarrer ta batterie. L’idéal se serait d’avoir une autre voiture, mais je crois qu’il faut pas trop rêver… » répondit-elle à voix basse en fouillant sa mémoire à la recherche de ses souvenirs concernant les lieux. Etait-ce à droite, ou à gauche ? Juliet n’en avait plus la moindre idée, et elle n’était pas certaine de se souvenir de l’endroit si bien que ça. Maddie en revanche avait vécu dans le bâtiment, et elle ne tarda pas à indiquer du menton une porte qui se trouvait sur leur gauche. La jeune femme acquiesça doucement, avant de se mettre en route.

C’était difficile de progresser sans faire le moindre bruit dans le hall jonché d’éclats de verre et de balles, mais la jeune femme tenta tout de même la manœuvre, espérant être aussi discrète que possible. Pourtant, malgré toutes ses précautions, quelques morceaux de verre craquèrent sous les pieds de la brune, la faisant grimacer à chaque fois. Malgré tout, les deux demoiselles finirent par atteindre la porte indiquée par la rousse, et après un regard à cette dernière, Juliet posa sa main sur la clenche. Elle avait beau tendre l’oreille, avec les grognements qui se faisaient entendre tout autour d’elle, c’était difficile de savoir à quoi s’attendre une fois la porte ouverte. Jules l’ouvrit donc tout doucement, sur le qui-vive, prête à réagir face à tout ce qui se trouverait derrière la porte.

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Maddie Purple
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Sam 27 Mai - 6:17

Même si Maddie était venue plusieurs fois au club house, d’abord avec Juliet, se forçant à glousser aux blagues pas drôles de son père pour pouvoir voire son amie. Puis, plus tard, avec ses amis d’air soft, quand le lieu était habité par ceux qui ornaient actuellement les arbres. Néanmoins, elle aurait pu jurer qu’il s’agissait d’un autre endroit, totalement inconnu. Elle reconnaissait à peine la vaste pièce, jonchée du témoignage du massacre qui avait eu lieu et couverte de graffitis lugubres. Tout était si sinistre…

Elle mesurait pleinement la légèreté et l’insouciance dont elle avait fait preuve pour « préparer cette expédition coup de tête ». Voiture défaillante, Juliet sans arme, aucune nourriture si elles devaient se cacher et attendre, pire aucune information permettant d’espérer un éventuel sauvetage en provenance de l’extérieur.

Au moins, Juliet semblait se repérer elle et avoir une idée de comment réparer la voiture. Ce qui était une chance folle au regard de la situation.

« Il faut quoi exactement pour redémarrer une batterie ? Une voiturette de golf ça pourrait aller ? De mémoire ils en avaient en état de marche quand je suis venue la dernière fois… »

Maddie s’arrêta de parler et su maitriser le flot de paroles nerveuses qui risquaient de sortir de sa bouche. L’instinct de survie sans doute… Elle suivit son amie, l’arme enjoue, prête à faire feu. Malgré le brouhaha de ceux grognaient leur mécontentement d’avoir été pris pour des décorations de Noel et de ceux qui semblaient se rapprocher de la bâtisse, les deux femmes prenaient soin d’éviter le moindre bruit. Certainement un réflexe autant qu’un vœu pieux de ne pas en attirer plus.

Maddie s’était souvent demander si les morts ne communiquaient pas ensemble. Quand un vous repérait, il se mettait à faire « des vocalises » qui rameutaient ses copinous. Peut-être que c’était plus que de simples grognements après tout.

Juliet ouvrir avec précaution la porte menant à la fameuse loge. Avec la semi pénombre le binôme était tendu a souhait. Maddie se plaça immédiatement en couverture, l’arme braquée sur la porte. A peine la porte fut ouverte qu’une odeur de pourriture lui saisit les narines. Elle sursauta en entendant un grognement et, poussant Juliet, elle tira 4 fois sans plus réfléchir vers ce qui bougeait dans la pièce.
Dieu qu’elle était nerveuse.

En regardant mieux elle fut prise d’un ricanement. Il y avait un homme qui avait été pendu par la pied dans la loge. Bref, il ne pouvait pas vraiment les menacer, même avant de se faire autant exploser le visage.

Elle regarda Juliet avec un air de « désolée » quand un bruit de verre cassé venant du hall la fit sursauter. D’un coup d’œil elle les vit. Tel la mer à marée montante, le flot de morts qu’elles avaient croisé commençait à s’agglutiner contre ce qui restait des fenêtres du hall. Les premier rang, poussés par leurs petits camarades, allaient finir par rentrer même sans savoir lever le pied pour enjamber le parapet. Il fallait qu’elles aillent le plus vite possible dans les étages. Maddie n’avaient pas encore vu un seul mort savoir grimper un escalier.

« Il faut qu’on se dépêche avant d'aller aux étages !!! »
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Juliet I. Whitman
Matricule n°001
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Lun 29 Mai - 14:43

La main sur la clenche, Juliet ouvrit tout doucement la porte, Maddie juste à ses côtés, prête à tirer sur n’importe quel danger qui se présenterait de l’autre côté de celle. Son cœur battait à tout rompre dans ses veines, résonnant à ses oreilles, et elle sentit une vague de froid qui ne devait rien à ces températures hivernales lui glacer les os. Elle avait peur, elle était nerveuse, mais elle tâchait de prendre sur elle autant que possible. La porte s’ouvrit tout doucement, tandis qu’instinctivement, la brune portait sa main à son nez quand une odeur pestilentielle s’engouffra dans ses narines. Bon sang, ce que ça puait. Face au grognement qu’elle entendit, la brune n’eut cependant pas le temps de réagir, de dire le moindre mot que la rouquine la poussait de devant la porte pour tirer à l’aveuglette à l’intérieur de la pièce. Juliet ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes, fixant la jeune femme comme si elle la voyait pour la première fois. Elle comprenait la tension qui guidait les gestes de Maddie, mais vider son chargeur au petit bonheur la chance, alors qu’elles auraient plus que jamais besoin de ces précieuses balles si les rôdeurs qu’elles avaient croisés un peu plus tôt venaient à leur tomber dessus, n’était sans doute pas la meilleure des solutions. Inutile de dire que maintenant, tous les marcheurs du coin avaient dû les entendre et n’allaient pas tarder à converger en direction du Club House. La brune lui lança un regard interloqué, sans pour autant faire le moindre commentaire, avant de se tourner brusquement au son du fracas derrière elle. Jules se crispa aussitôt, glissant son regard effrayé sur les rôdeurs qui se piétinaient, impatient de venir faire des jeunes femmes leur quatre heures. « -Et merde… » lâcha-t-elle, pleine de poésie, avant de tourner son regard vers Maddie. Ce n’était pas le moment de paniquer. Juliet le savait bien, les êtres humains étaient étrangement programmés, dès qu’ils perdaient le contrôle de leurs nerfs, ils agissaient dans la précipitation, et c’était là que les vrais ennuis commençaient.  

Il fallait qu’elles bougent, et vite. La brune tâcha de réfléchir encore plus rapidement, puisant dans ses souvenirs. Puis elle tourna difficilement le dos aux rôdeurs, pas vraiment à l’aise avec le fait de laisser le danger là où elle ne pourrait pas le voir. « -Pour les voiturettes, je sais pas vraiment, mais j’imagine qu’il n’y a qu’un moyen de le savoir, et qu’on trouvera sans doute pas mieux. Mais si on veut que ça marche, il nous faut des câbles pour brancher les deux batteries. » Elle n’osait pas dire à Maddie qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de pratiquer la technique, et que la seule fois de sa vie où elle s’était lancée dans l’opération, c’était sous la surveillance de Logan. Mais aujourd’hui, Logan n’était pas là, et elles n’auraient d’autre choix que de se débrouiller toute seules. Juliet attrapa donc sa meilleure amie par le bras, et l’entraîna à sa suite dans la remise dont elle venait d’ouvrir la porte, refermant soigneusement derrière elles. Elles n’avaient pas vraiment d’autres alternatives, les rôdeurs ne manqueraient pas de leur tomber dessus si elles ne se décidaient pas à bouger. L’intérieur de la pièce était plongée dans une semi-pénombre seulement éclairée par le début de journée qui filtrait à travers le volet à moitié cassé de la fenêtre, et il fallut quelques secondes à la jeune femme pour que ses yeux s’habituent. Elle tâcha d’ignorer l’odeur qui agressait ses narines, et la vue du cadavre au beau milieu de la pièce. Cette dernière était sans dessus-dessous, nul besoin de dire que quelqu’un était déjà passé par là, et plus ses yeux parcouraient les lieux, plus l’espoir que Juliet se faisait de trouver quoi que ce soit d’utile s’amenuiser de plus en plus. Malgré tout, elle tâcha de cacher son air résigné lorsqu’elle lui lança sans attendre « -Ok, tu vérifies le côté droit, je m’occupe du gauche. » Puis sans attendre, elle tira sa lampe torche de sa poche, et éclaira le côté dont elle devait s’occuper.

Ses pieds piétinèrent divers éléments se trouvant au sol, et en baissant les yeux, elle remarqua les traces de sang séché, qui maculaient le sol. Juliet fut néanmoins perturbée dans sa contemplation par un bruit sourd qui résonna contre la porte qu’elles venaient tout juste de franchir. Le premier rôdeur venait sans doute de la percuter. Les nerfs à vif, Juliet ne lâcha pas la porte du regard, comme si elle attendait ce qui allait se passer désormais. Les coups se multiplièrent, bientôt suivis de grognements, mais la porte avait l’air de tenir bon. Elle ressemblait à l’une de ces lourdes portes coupe-feu qu’il y avait dans son université, et elle se raccrocha à cette idée pour le persuader que tout allait bien se passer. Alors elle délaissa la porte et reprit ses recherches, plongeant sa main dans les tiroirs déjà ouverts, retournant tout ce qui se trouvait sur les étagères. Mais il n’y avait rien, rien qui pourrait leur servir, et les aider à redémarrer la voiture de Maddie. Juliet ragea à voix haute, et se détourna finalement, contournant le corps pendu pour se rapprocher de son amie. Elle n’eut cependant pas fait trois pas qu’elle manqua de s’étaler par terre, s’étant pris le pied dans quelque chose qui traînait au sol. Elle se rattrapa de justesse au mur, avant d’éclairer le sol de la lampe torche, le faisceau lumineux éclairant un rouleau de ruban adhésif, que Juliet ne tarda pas à prendre en main. Elle le considéra de ses yeux azurs un moment, avant de manquer le lancer à l’autre bout de la pièce, sous l’effet de la frustration de n’avoir rien trouvé. Mais elle se ravisa au dernier moment, et sans même savoir à quoi ça allait bien pouvoir lui servir, la brune fourra le rouleau d’adhésif dans son sac à dos. « -J’ai rien trouvé de mon côté…dis-moi que t’as eu plus de chance ! » lança-t-elle d’un air presque suppliant à son acolyte, tressaillant une nouvelle fois face au nouveau coup porté à la porte par laquelle elles venaient d’entrer.

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Mer 7 Juin - 8:33

Maddie était, finalement très heureuse que Juliet soit avec elle. Au moins, elle saurait gérer sans soucis le problème de la voiture et au pire, elles marcheraient le temps qu’il faudrait pour trouver une autre voiture ou une autre solution. Pour le moment il fallait qu’elle se répète en boucle que tout se passerait bien pour éviter de céder à la panique.

Elle avait bien survécu à pire situation non ? Elle regarda avec angoisse la porte lorsque les premiers coups de ce qui devait être la marée montante de mort retentit. Elle la soupesa avec son œil professionnel. Porte coupe-feu blindée avec serrure trois points. A tous les coups l’établissement devait stocker la caisse ici avant de déposer les recettes à la banque ou pour garder de la monnaie pour les clients. Au moins, ca tiendrait.

Rassurée Maddie entreprit de fouiller rapidement les lieux mais, non seulement elle ne savait pas trop ce qu’elle cherchait, mais en prime l’endroit semblait déjà avoir été ratissé. Maddie fut presque prise d’une crise de fou rire nerveuse en trouvant « Ours des mers » dédicacé. Bon, ce n’était pas avec ça qu’elles allaient s’en sortir. Elle trouva aussi des cigarettes et un miroir… elle resta a considérer ces objet avec attention. Elle était sûr que si elle avait été MacGyver elle aurait déjà la solution pour faire une bombe ou un avion… voir de quoi réparer sa voiture, sauf qu’elle n’était que Maddie. Du coup a part vérifier qu’elle était bien coiffée et s'intoxiquer difficile de savoir quoi faire de ses trouvailles.

« J’ai rien trouvé de mon côté…dis-moi que t’as eu plus de chance !
-Ca dépend, tu penses que relire mon premier livre avancera a quoique que ce soit ? Sinon j’ai de quoi nous faire une dernière cigarette et vérifier qu’on est présentable pour les zombies »

Maddie avait un certain don pour dédramatiser les choses. Pourtant la situation virait au tragique. Pas d’autre issue, les voiturettes et sa voiture étaient dehors et même si elle avait confiance dans la porte, elles finiraient pas mourir de faim ou de soif si elles ne devenaient pas folles avant.

Elle rangea dans son sac ce qu’elle avait trouvé. Elle resta une minute à regarder le cadavre du pauvre homme qui avait été torturé avant d’avoir enfin une idée, vraiment pas ragoutante, complètement improbable, mais au moins c’était une idée. Ses amis lui avaient raconté des anecdotes qui permettaient d’espérer s’en sortir… ou de mourir rapidement.

« On va faire un truc dégueulasse… »


Sans plus d’explications et avec un haut le cœur de dégout, elle entreprit de détacher le mort. Elle ne pouvait pas cacher son écœurement mais heureusement le nœud lâcha vite laissant tomber l’homme dans un splash peu ragoutant la salissant d’entrailles a moitié coagulées au passage.

Maddie resta à regarder Juliet quelques secondes avant de se pencher pour vomir tout ce que son estomac contenait.

Dès qu’elle fut en état de parler elle ajouta :

« Dans la penderie j’ai vu sa combinaison de jardinier… va la mettre, moi je vais prendre ses fringues à lui et ça risque d’être un moment pas agréable de notre vie, celui dont on ne parlera plus jamais après, comme quand on s’est retrouvée en pleine foret à faire pipi dans la nature mais en pire… on va se tartiner de cadavre et sortir par la porte… »

Maddie resta à regarder Juliet dans les yeux, malgré sa pointe d’humour elle n’avait pas trop envie de rire à l’idée de ce qu’elles allaient faire. Surtout elle se garda d’expliquer à Juliet que c’était par bouche à oreilles qu’elle avait entendu que l’on pouvait duper les morts de cette façon, mais qu’elle n’avait aucune certitude quant à la réussite de ce plan fou.

« T’es prête pour te faire une zombie walk ? »
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We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 13 Juin - 21:36

Clairement, ce n’était pas avec le rouleau de ruban adhésif que Juliet venait de trouver qu’elles allaient se sortir de cette situation foireuse. Si bien que la brune espérait que Maddie avait été plus chanceuse qu’elle, et que sa fouille des lieux avait été plus heureuse que celle de Juliet. Cependant, cette dernière ne tarda pas à déchanter face aux paroles de sa meilleure amie, tandis qu’elle essayait de cacher la déception, un petit début de panique aussi, qui commençait à lentement monter en elle. Elle glissa un regard morne sur les trouvailles de Maddie, avant de faire une moue dubitative. « -Je suis pas certaine que ça nous aide beaucoup…mais je suppose que y’a pire que mourir en se grillant une et en relisant tes meilleurs chapitres… » Elle essaya de se montrer enthousiaste, tout en sachant très bien que la rouquine percevrait l’ironie dans ses propos.

Cette histoire ne sentait pas bon, c’était le cas depuis qu’elles avaient foulé le seuil du Club House. Ce n’était pas ça qui allait les arrêter, en même temps, elles n’avaient pas vraiment le choix. Jules porta une nouvelle fois son regard sur la pièce dans laquelle elle était, tout en sachant pertinemment que rien n’était subitement apparu pour qu’elles puissent se sortir de ce mauvais pas. Elle était dos à Maddie lorsque cette dernière reprit la parole, provoquant une volte-face de la part de Juliet, qui la fixa un moment en plissant les yeux. Un truc dégueulasse ? Mais de quoi parlait-elle ? La brune n’eut pas l’occasion de poser ne serait-ce qu’une question, au fond, elle n’était pas certaine d’avoir envie d’entendre la moindre réponse, que la rouquine se mettait en mouvement, provoquant un froncement de sourcils progressif chez son amie. Interdite, Jules l’observa en train de se débattre avec le mort, sans trop comprendre ce qu’elle était en train de faire, ni même pourquoi elle ne laissait pas le pauvre homme en paix. Elle fit un bond en arrière lorsqu’il se décrocha subitement, et qu’il s’écrasa à leurs pieds, en un tas de chairs et de viscères putréfiées. La brune ne tenta pas de cacher la moue écœurée qui déformait ses traits, tandis qu’elle fixait avec de gros yeux le macchabée à leurs pieds. Ce fut Maddie qui la tira de cette vision d’horreur, et Juliet releva son regard vers elle, tandis qu’elle vomissait allégrement sur le sol. « -Ca va aller ? » Elle savait bien qu’elle n’aurait pas d’autre choix que d’aller bien, mais elle n’avait pas pu s’empêcher de demander, parce qu’elle se préoccupait toujours des autres, et encore plus de Maddie, bien sûr.

Mais la rousse était inarrêtable, et Juliet tâcha de ne manquer aucun mot du long monologue de son amie, tandis que les informations avaient du mal à s’imprimer dans le cerveau de la jeune femme. Elle resta immobile, incapable de réagir aux mots prononcés par son amie, comme s’ils refusaient de faire sens dans son esprit. Son regard bleuté fit l’aller-retour entre le cadavre pourri à leurs pieds, et Maddie, comme si Juliet attendait ce moment où la demoiselle finirait par lui dire qu’elle plaisantait, et qu’elle ne pensait pas un seul des mots qu’elle venait de prononcer. « -Tu veux qu’on fasse…quoi ? » Sa voix était montée dans les aigus, sans même qu’elle ne s’en rende compte. Si elle était prête ? Non, bien sûr que non ! Il n’existait sans doute personne qui le soit vraiment pour ce genre d’expérience. Juliet resta silencieuse quelques instants, plissant les yeux pour fixer Maddie, sans doute pendant trop longtemps, le temps qu’il lui fallait pour assimiler tout ce que la jeune femme lui avait dit. « -Tu veux vraiment qu’on s’étale ce qui reste de ce type dessus ? » Sa voix était blanche, horrifiée, et elle se demandait si elle aussi n’allait pas tarder à vomir ses tripes par terre. Sans même se rendre compte de ce qu’elle faisait, Juliet s’était retrouvée devant la penderie dont Maddie avait parlé, ses yeux tombant rapidement sur une salopette qui pendait là. Elle l’attrapa, et la tint à bout de bras, la fixant avant de regarder la rouquine à quelques pas de là. Elle était déjà aux prises avec les fringues du cadavre, qu’elle comptait probablement enfiler, comme elle le lui avait annoncé quelques minutes plus tôt. C’était dingue, il n’y avait pas d’autres mots. Et en même temps, Juliet ne pouvait taire la petite voix dans sa tête qui lui soufflait que Maddie savait ce qu’elle faisait, et qu’elle ne prendrait jamais de décision qui puissent mettre son amie en danger. La brune entreprit donc d’enfiler la salopette, bien trop grande pour elle, ce qui tombait à pic. Elle devait avoir une sacrée allure, mais elle s’en foutait pas mal, ce n’étaient pas les rôdeurs qui allaient se plaindre de la façon dont elle était fagotée.

Juliet venait tout juste de boucler la deuxième bretelle quand elle se rapprocha de Maddie qui finissait elle aussi d’enfiler les habits du mort. La brune poussa un soupir, avant de s’agenouiller auprès du type dont les tripes avaient maculé le sol. Elle déglutit péniblement, avant de tirer son couteau, sans toutefois se résoudre à l’utiliser. Elle lança un nouveau regard à son amie, comme si elle s’attendait encore à ce que cette dernière lui dise qu’il y avait une autre solution, et qu’elles n’auraient pas besoin d’ouvrir ce pauvre gars pour s’enduire de ses entrailles. Mais la voix rassurante de la jeune femme ne retentit jamais, et Juliet su qu’elles n’auraient pas d’autre choix que de tenter le tout pour le tout. Prenant une grande inspiration pour se donner du courage, elle enfonça son couteau dans l’abdomen mou du cadavre devant elle, cisaillant la peau jusqu’au nombril en serrant les dents lorsqu’elle sentit qu’une bile acide était en train de remonter « -Je vais gerber… » Ouais, elle en était certaine, ça n’allait pas tarder. D’un geste fébrile, elle essuya la lame de son couteau sur le pantalon du cadavre, puis elle le posa juste à côté d’elle. Les coups sur la porte n’avaient pas cessé, et pourtant, Juliet se sentait toujours incapable d’exécuter la suite du plan de Maddie. Elle souffla plusieurs fois pour se donner du courage, comme elle l’avait appris dans les nombreux cours de yoga auxquels elle avait assisté, puis sans réfléchir, elle plongea ses mains dans les boyaux froids, ses mains se teintant de rouge. Puis elle les retira sans attendre, et étala sur les épaules de la rousse la bouillie qui maculait désormais ses doigts fins. Elle réitéra l’opération plusieurs fois, faisant quelques pauses lorsqu’elle sentait que son estomac était sur le point de céder, puis elle s’arrêta définitivement lorsqu’elle estima que son amie et elle étaient assez badigeonnées de jus de cadavre pour leur propre bien. « -C’est bon, ça suffira ? » Elle priait intérieurement pour que la rousse lui dise que c’était bon, parce que Jules ne se sentait pas vraiment de replonger ses mains dans les viscères. Lorsqu’elle eut confirmation qu’elles étaient parées, la brune se releva, attrapa son couteau, avant de se poster devant la porte close. Les grognements de l’autre côté de celle-ci lui filaient la trouille comme pas possible, et elle ne put chasser de son esprit l’image de Maddie et elle, dont les corps étaient déchirés par des mains putréfiées, ou des mâchoires décharnées. Non, ça n’arriverait pas. Le plan allait fonctionner, elles allaient vivre, et rejoindre Fort Hope. Juliet se tourna donc vers la rouquine, en lui lançant un regard qui se voulait déterminé, alors même qu’elle mourrait de trouille. « -Un dernier conseil avant le grand saut ? » C’était l’idée de la rouquine après tout, alors peut-être que cette dernière avait un dernier mot à dire pour la réussite de ce plan insensé.

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Maddie Purple
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Dim 18 Juin - 11:06

« Je dirais de croiser les doigts, de faire silence et d’éviter les geste brusques. »

Se couvrir d’entrailles puantes était tellement contre nature que Maddie vida l’intégralité de son estomac. Elle avait beau essayer de se dire que c’était du maquillage, du latex et du colorant, l’odeur et la texture de la viande morte l’empêchait de se mentir. Juliet et elle s’aidèrent pour se recouvrir consciencieusement malgré les hauts le cœur de la rouquine. Sans l’urgence de la situation elle aurait refusé catégoriquement cette solution extrême et incertaine.

Au moins Juliet n’avait pas vraiment protesté et elle s’était exécutée sans se plaindre. Cela mettait une pression supplémentaire pour Maddie qui préférait ne pas penser à ses doutes quant à son plan. En fait il y avait tellement d’éléments aléatoires que la fiabilité de son idée se résumait en une expression: « pile ou face ».

« Juliet, je préfère que tu restes ici je vais jouer le rôle d’éclaireur et lancer une diversion avant de revenir te chercher d’accord ? »

Le regard de Juliet lui fit comprendre que le combat était perdu d’avance. Maddie se mordit la lèvre quand elle entendit son amie exprimer avec fermeté son refus le plus catégorique de rester en arrière. Et bien, les dés étaient lancés et c’était à deux qu’elles allaient découvrir le résultat.

La porte était secouée par les coups maladroits donnés par les morts agglutinés se bousculant derrière. Il n’y avait pas une seule fibre de son être qui ne lui hurlait pas de ne SURTOUT pas ouvrir cette porte. Pourtant, elle n’avait pas le choix, elles ne pouvaient compter que sur elles-même. Autant essayer ce plan pouvait les conduire vers une mort rapide et effroyable, ça serait toujours mieux que de rester ici à s’affaiblir et à se demander laquelle mourra de faim et de soif en premier pour manger l’autre.

Elle respira un grand coup la main sur la clenche avant de la pousser doucement. Elle eut un dernier regard a Juliet, qui était aussi ridicule que dégoutante dans sa tenue trop grande et couverte de viande pourrie. Sans un mot avant que l’ouverture ne soit suffisante pour laisser passer les morts elle prit la main de son amie. Quel que soit la finalité de son idée, elles resteraient ensemble, dans la survie ou la mort.

Maddie eut cette impression d’être dans une voiture au fond d’un lac et d’avoir ouvert la portière. Le flot d’eau était remplacé par les morts, qui entrèrent en masse dans la pièce. Maddie resta immobile les yeux inquiets dans ceux de Juliet, sa main serrant à l’extrême la sienne. A chaque battement de cœur elle s’attendait à être déchiquetée, a entendre Juliet hurler de douleur, a être poussée et mordue, a être condamnée a voir son amie se faire dévorer… mais… les secondent passèrent dans cette petite pièce bien remplie a l’air empestant la viande faisandée, sans que mes zombies ne semblent leur porter de réel intérêt.

Maddie mis un certain à réaliser qu’elles étaient vivantes, que son plan hasardeux avait finalement fonctionné. Avec lenteur elle bougea vers la sortie, gardant la main de Juliet dans la sienne. Elle était en nage et se raidit en voyant des morts à proximité « regarder vers elles » mais ils ne firent aucun autre mouvement vers elles et elles purent continuer leur progression.

Le hall ressemblait à une salle de concert pour l’idole des zombies tellement il était plein. Le brouhaha, l’odeur, les bousculades…. C’est péniblement qu’elle réussit à conduire leur binôme vers les escaliers. Elles purent souffler a l’étage, enfin, autant que l’odeur leur permettait. Il était désert, tout ce qui pouvait encore marcher avait déjà dégringolés dans les escaliers. Même si, une fois de plus les tags et les marques de combats étaient omniprésents, rien ne pouvait entamer le moral d’acier de la rouquine après cette victoire.

« On a réussi !!! »


Maddie jubilait en chuchotant. Elle n’hésita pas pour trouver la pièce où elle et ses défunts amis avaient été parqués.  Elle dénicha rapidement un sac rose Hello Kitty avec ses précieuses photos.

« J’ai trouvé mes affaires !!! »
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Juliet I. Whitman
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Ven 23 Juin - 18:58

Croiser les doigts, faire silence, et éviter les gestes brusques. Juliet se répéta ces consignes plusieurs fois, comme une litanie, comme si tout le succès de ce plan carrément fou résidait en la répétition de ces mots. Peut-être que si elle avait été croyante, la brune aurait profité de cet instant pour lancer une petite prière, car c’était sans doute le moment idéal pour cela, non ? Mais cela faisait longtemps qu’elle doutait de l’existence d’un Dieu, il suffisait de voir les morts déambuler dans les rues, ou toutes les autres atrocités qui avaient pu avoir lieu dans le monde. Les deux jeunes femmes étaient désormais devant les portes closes de la remise, couvertes d’entrailles, prêtes à se jeter à l’eau. Jules était en train de se conditionner mentalement, en tâchant de se répéter que tout allait bien se passer, et qu’elles allaient survivre à ça, comme elles avaient survécu à tout le reste. Mais c’était sans compter sur la rouquine, qui proposait une nouvelle fois de servir d’appât, et de jouer les éclaireuses. Juliet prit une longue inspiration, avant de lancer un regard déterminé à Maddie, un de ces regards qui lui faisait comprendre qu’elle perdait son temps à essayer de négocier avec elle : « -Hors de question. » Sa voix était sans appel, et il n’était pas envisageable une seule seconde de laisser son amie partir toute seule, tandis qu’elle restait en arrière, comme une gamine apeurée.

La main de Maddie était désormais sur la clenche, et Juliet savait bien que ce n’était sans doute plus qu’une question de secondes avant que la porte s’ouvre, et que les macchabées finissent par envahir la pièce. Le cœur de Jules battait à tout rompre dans sa poitrine, et elle était presque certaine que ses jambes s’étaient mises à trembler sans sa permission. La porte s’ouvrit enfin, tandis que les doigts de Maddie se refermaient sur ceux de Juliet, qui les serra avec force. Quitte à mourir, autant mourir aux côtés d’une personne qui avait toujours compté, non ? La brune garda la main de sa meilleure amie dans la sienne, se raccrochant à ce simple contact pour ne pas perdre la tête. Et avant même qu’elle ne puisse esquisser le moindre mouvement, le premier rôdeur entra dans la pièce, bientôt suivi par tout un tas de ses congénères. Sous le coup de l’angoisse, de la peur aussi, le sang de Juliet battait fort dans ses oreilles, occultant presque les bruits et les râles produits par les marcheurs. La mâchoire de la brune était serrée à l’extrême, et si elle aurait préféré fermer les yeux pour essayer de calmer ses nerfs, elle ne put s’y résoudre lorsque le regard de Maddie accrocha le sien, y puisant sans doute un peu de courage et de force. Elle tâcha d’hocher imperceptiblement la tête, comme pour lui dire silencieusement que tout allait bien se passer pour elles.

Le temps sembla suspendre son cours, tandis que le flot de morts ne diminuait toujours pas, et que la pièce ne tarderait pas à être remplie. L’odeur était horrible, ça puait à un point inimaginable, mais Juliet savait qu’il fallait tenir bon. Pour l’instant, aucune d’entre elle ne s’était pris de coup de dent, et les rôdeurs semblaient insensibles à leur présence, à croire que le plan de Maddie fonctionnait à merveille. La brune ne se rendit pas tout de suite compte que son amie s’était mise en route, et qu’elle la tirait par la main pour les éloigner de la pièce, où elles étaient restées bien trop longtemps au goût de Juliet. Jules lui emboîta donc le pas, tandis qu’elles s’éloignaient peu à peu, à pas lents, jusqu’aux escaliers, sans qu’elles ne rencontrent aucun obstacle. Sur le palier du premier étage, la jeune femme s’autorisa un soupir de soulagement, rendant à la rouquine son sourire triomphant. Oui, elles avaient réussi, mais elles n’étaient probablement pas encore au bout de leurs peines.

La brune suivit docilement Maddie dans les couloirs du Club House, tandis que cette dernière partait à la recherche de ses affaires, qu’elle ne tarda pas à trouver, au grand soulagement de Juliet. Elle ne put s’empêcher d’esquisser un fin sourire en voyant le sac que se trimballait son amie, et qui lui collait parfaitement à la peau. « -Nickel ! On a plus qu’à trouver une voiture maintenant ! » Elle disait cela comme si c’était la chose la plus facile du monde à faire, alors que ce serait peut-être encore plus compliqué que de retrouver les affaires de Maddie. Mais Juliet ne voulait pas s’avouer vaincue pour autant, et elle refusait de baisser les bras maintenant, alors qu’elles avaient fait le plus gros du chemin. Une fois son sac sur le dos, Maddie et elle rebroussèrent chemin, pour parcourir le trajet effectué péniblement un peu plus tôt. Sur le palier du premier étage, Juliet se tourna une nouvelle fois vers son amie : « -Emmènes-moi là où vous gardiez les voiturettes ! » C’était le dernier arrêt qu’elles devaient faire pour espérer pouvoir rentrer à Fort Hope dans les meilleures conditions possibles. Juliet rêvait de pouvoir enlever cet accoutrement ridicule qu’elle avait enfilé, et qui lui filait la gerbe, mais elle était consciente que ces fringues les avaient bien protégées jusque-là, si bien qu’elle décida de prendre sur elle encore quelques temps, le temps qu’il faudrait à vrai dire.

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