God's gonna cut you down Ft. John

Survivor #001
avatar
Messages : 181
Points : 184
Date d'inscription : 04/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
InformationsContact
The Ghost Readers
The Ghost Readers
Dim 16 Avr - 3:12


Ça fait maintenant plus d'un mois que j'ai récupéré ma moto et je profite d'une vague de chaleur qui s'est installée il y a quelques jours et a fait fondre la neige pour sortir la Kawasaki militaire de la librairie. J'ai bien fait quelques sorties ces dernières semaines mais j'ai eu l'occasion de constater que la neige permettait de suivre les traces de ma moto bien trop facilement. J'ai donc évité de trop sortir avec ma machine.

La route devant moi est bien sèche et c'est un véritable plaisir de pouvoir rouler à nouveau. J'ai repéré cette route désertée par les rôdeurs et relativement propre il y a quelques temps et l’adhérence est nickelle pour un peu de vitesse. Depuis que j'ai retrouvé mes trois cibles, la vie semble légèrement plus douce. J'avais envie de sortir et de ressentir l'adrénaline de la vitesse. Les morts nous obligent à faire sans arrêt attention à la route qu'on prend.

Le moteur de ma 1200cc gronde et je prends de plus en plus de vitesse. La route est parfaite, aucun rôdeur, une super visibilité et des champs à perte de vue. Je pousse l'accélérateur avant de jouer avec la pédale de vitesse. J'atteins finalement le 130 km/h quand j'aperçois au détour d'une montée une voiture roulant à vive allure. Le propriétaire est cependant un peu plus prudent que moi et j'arrive rapidement à son niveau, le dépassant par la gauche. Je souris dans mon casque mais il ne me voit pas, seulement mes lunettes de soleil sous ma visière relevée pour sentir le vent. Je le dépasse et dégage le pied droit de ma moto pour le tendre, signal international de motard pour dire merci lorsqu'on dépasse une voiture rapidement. Puis je profite encore un peu de ma vitesse avant de freiner, terminant par un dérapage sur une aire de stationnement bitumée. Je m'arrête sur une place de parking et descends de ma moto avant de retirer mes gants de protection contre le vent et la pluie pour les poser sur la selle. Le pilote arrive rapidement à ma hauteur et j'attends qu'il se gare pour retirer mon casque en souriant.

Je le détaille de haut en bas tandis qu'il descend puis reporte mon attention sur sa voiture. Je descend mes lunettes sur le bout de mon nez avec ma main gauche pour mieux contempler le bolide. Je dois avouer que je suis un peu impressionnée, il a l'air d'avoir une sacrée détente et j'ai l'impression que le moteur a été modifié, mais je n'en suis pas sûre, j'ai jamais été bonne en mécanique auto.

- Joli bolide.

Je me tiens bien droite comme toujours, portant mon blouson de motard noir rapiécé à plusieurs endroits mais que je n'abandonnerais jamais, mes lunettes aviateur devant les yeux et les mains posées sur mes hanches. J'ai comme toujours mon khukuri attaché dans le dos ainsi que mon marteau à la ceinture et mes deux couteaux cachés. Je commence à être bien équipée, d'autant plus avec le revolver que j'ai trouvé sur le cadavre du policier en sauvant Kirasir, même si je n'ai toujours pas trouvé de balle correspondantes, accroché dans un holster à ma ceinture de l'autre côté du marteau que j'ai découvert lors de ma rencontre avec Ice. D'un côté, le fait d'avoir autant d'armes sur moi, même si certaines ne peuvent être utilisées qu'en tant que moyen de pression, me rassure et me rend plus entreprenante, un peu plus orgueilleuse aussi peut-être.
Penser à l'orgueil me rappelle la peau de loup que j'ai forcé Ice à me trouver au prix d'un séjour de plusieurs jours dans un parc national et qui orne maintenant mon lit à la librairie. Ouais, je suis un peu une pie, ce qu'attestent les quelques pierres précieuses encore dans ma poches en attendant que je trouve l'occasion de les troquer et la bague finement gravée à l’effigie de la bratva, la mafia ruse, que j'ai trouvé lors de ma première expédition avec Kirasir. Je suis devenue quelqu'un d'autre depuis mon arrivée à la librairie, mais ça me plaît, je n'ai plus à craindre qu'on s'en prenne à moi impunément et je suis désormais capable de protéger ceux qui comptent pour moi.

Je lui souris de toutes mes dents, un peu curieuse par rapport à sa voiture.

- Tu la pousses à combien ? T'as l'air d'aimer la vitesse.

Personnellement, ma moto est déjà montée à 180 km/h, mais j'étais sur une autoroute déserte au Canada avec mon frère et j'avais un plein complet d'essence de qualité. C'était une sortie prévue. Là, j'ai mélangé du sans-plomb à un reste de gazole, heureusement que ces moteurs ont été construits en premier temps pour des objectifs militaires, le moteur prend tout ce que je lui donne. Même si je n'ai jamais utilisé de l'essence à briquet, je ne pense pas que le résultat serait positif...
Je prends un ton légèrement inquisiteur, penchant la tête sur le côté avec toujours un petit sourire sur les lèvres.

- Tu t'appelles comment ?

Il n'a pas l'air super commode mais je n'ai pas peur et je suis encore relativement loin même si j'ai remarqué le fusil à canon cillé qu'il tient fièrement. J'ai quand même envie de me montrer sympathique ne serait-ce que pour en savoir plus sur cette voiture. Je sais que je n'ai rien sur moi qui puisse avoir assez de valeur pour me permettre de repartir avec, et je ne tuerai pas le propriétaire d'un pareil engin à moins que ce ne soit un énorme connard. Au moins, il a une allure de survivant, voir des types se balader sans arme ou crier à la mort dès qu'ils voient un zombie, ça m'énerve au plus haut point et finalement, c'est souvent de ces derniers qu'il faut se méfier, ceux qui n'ont pas accepté la réalité de ce nouveau monde.

_________________

   Kill is mine
Les crédits vont aux membres de la belle et grande communauté de Tumblr qui
ne cesse de nous offrir du contenu de qualité.

© Joy
   
Revenir en haut Aller en bas
Survivor #001
avatar
Messages : 10
Points : 162
Date d'inscription : 17/02/2017
Voir le profil de l'utilisateur
InformationsContact
I'm a Lonesome Cow-Boy
I'm a Lonesome Cow-Boy
Mer 19 Avr - 3:45

John profitait de se retrouver à nouveau derrière le volant. La route défilant sous ses yeux avait quelque chose d'hypnotique, comme une chanson familière dont la rythmique se résumait aux marquages au sol avalés à intervalles réguliers. Il oubliait tout, les morts, la survie, le danger. La nuit dernière il avait pris des risques pour remettre en état de marche son véhicule. Hailey s'en remettait encore, allongée sur la banquette arrière, partiellement emmitouflée dans un vieux sac de couchage. À l'origine elle s'était surtout isolée pour marquer son mécontentement. La fatigue avait cependant fini par avoir raison de ses revendications. John avait lui-même tiré de leur excursion quelques hématomes et peut être une côte fêlée, mais il n'en concevait aucun regret. Dans ce monde, détenir un avantage, quel qu'il soit, se méritait durement, et il fallait être prêt à en payer le prix. Baissant les yeux sur la jauge d'essence, il tapa sur la vitre du bout des doigts, faisant remonter l'aiguille restée bloquée tout en bas.

Alors que l'asphalte happait de nouveau son regard un bruit étranger au ronronnement de son moteur le tira de sa contemplation. Il n'eut pas le temps de regarder dans son rétroviseur qu'aussitôt une moto le dépassait à vive allure. L'espace d'un instant il eut presque le réflexe d'actionner le gyrophare de sa voiture de patrouille avant de se souvenir d'où il se trouvait. Son coéquipier était à présent une montagne de poils de soixante-quatre kilos qui le regardait, langue pendante, regard tombant. Donnant un coup dans le dos de la jeune fille à l'arrière, et coupant court à ses plaintes d'un geste de la main, il se contenta d'articuler « Étranger, reste cachée. » avant de recouvrir la chevelure rousse d'un pan du sac molletonné. Il vit alors le motard tendre la jambe. Ce geste, autrefois assimilé à de la courtoisie, lui sembla déplacé dans le contexte qui était le leur, dénotant une insouciance qui n'était pas sans l'agacer. Lorsqu'au détour d'un virage il vit le conducteur arrêté au bord de la route, il envisagea de l'y laisser. Qu'avait-il à gagner à s'arrêter si ce n'était tomber dans un piège ? La pensée que cette personne avait peut être besoin d'aide finit néanmoins par le faire se déporter sur le bas-côté, non sans réticence.

Il s'arrêta en douceur, une main toujours sur le levier de vitesse, prêt à redémarrer au moindre mauvais pressentiment. Lorsque son véhicule se stoppa totalement, le motard se révéla être une femme, ôtant son casque tout en affichant un air satisfait. Que lui voulait-elle ? Il sortit de la voiture avec précaution, tenant de la main droite son fusil. Sa main gauche, elle, était dissimulée sous un épais poncho de pluie noir, pointant le canon d'un glock sur l'inconnue.

« Joli bolide. … Tu la pousses à combien ? T'as l'air d'aimer la vitesse. »

Il l'observa s'évertuer à engager la conversation, peu décidé à lui rendre la tâche facile.

« Tu t'appelles comment ? »

Allons bon, et après les présentations elle allait lui demander d'être son ami ? John retroussa imperceptiblement les lèvres, partagé entre un sourire amusé et un rictus d'énervement. Elle était encore jeune. Plus âgée qu'Hailey, mais tout aussi vulnérable. Ce constat l'incita à détendre sa poigne sur la crosse de ses armes et à désceller enfin les lèvres.

« John. Qu'est ce que tu veux au juste ? »

L'homme qu'il avait été autrefois avait offert une chance, une porte d'entrée, ce qui n'était pas rien, le connaissant. Il avait été aussi avenant qu'il en avait été capable. Le ton était neutre, le visage également.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Survivor #001
avatar
Messages : 181
Points : 184
Date d'inscription : 04/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
InformationsContact
The Ghost Readers
The Ghost Readers
Sam 22 Avr - 19:54

Oulah, il a pas l'air commode le barbu. Ou bien il a pas aimé le fait que je le double comme ça, j'ai dû l'émasculer un peu... Je me renfrogne devant son air austère et hausse un sourcil avant de répondre.

- Juste discuter et voir à quoi ressemble l'habitacle de ce petit bijou si j'en ai l'occasion.

Je pense pas qu'il me laisserait piloter, mais d'ici, sa voiture est le proto de la caisse post-apocalyptique à la Mad Max et j'aimerais bien voir à quoi ça ressemble, parce que niveau auto, je suis un peu mal servie en ce moment entre Doc et Ghost qui ne sortent qu'à pied et Papi qui garde son pick-up impeccable comme s'il allait bientôt se rendre à un concours. Je l'ai même surpris une fois à changer le sapin odorant.

Je fais un signe du menton en direction de son arme, je n'aime pas avoir un inconnu armé en face de moi et le fait que mon flingue soit déchargé ne joue pas en ma faveur même s'il n'a aucun moyen de le savoir. Mais il est encore trop loin pour que je puisse l’exécuter s'il tente quelque chose, à la limite je pourrais lui lancer mon épée mais j'ai peur de la casser en faisant ça.

- Range ton arme, je me suis pas arrêtée pour me battre, et je te déconseille de m'attaquer.

Même s'il arrivait à me blesser, j'aurais sa peau d'une façon ou d'une autre. Et puis... si jamais je ne revenais pas à la librairie, je ne donne pas cher de la peau du fautif une fois que Barry lui sera tombé dessus. Donc oui mon avertissement est tout à fait honnête et c'est un véritable conseil doublé d'une menace. J'ai dit tout cela très naturellement et j'attends maintenant que John range son fusil à double-canon, ou le dépose, la route est sèche et ça ne l’abîmera pas.

Je m'assieds sur la selle de ma Kawa tout-terrain et pose les coudes sur les genoux en le fixant.

- Tu peux te détendre, j'avais juste prévu de me faire une petite balade aujourd'hui.

J'ouvre une des sacoches de la moto et sans me poser la question du stress provoqué par le fait que je sorte quelque chose comme ça, je dégaine un tupperware transparent dans lequel sont déposés deux sandwichs.

- Regarde, je me suis même préparé mon casse-croûte.

La situation est un peu comique, mais je me suis engagée à ramener des trucs si possible et les récupérateurs ont le droit à un repas pour la sortie au cas où on reste bloqués à cause d'un imprévu, comme une horde de morts vivants et un orage... Mais ça va mieux maintenant que j'ai repris l'habitude de me promener dans Detroit, j'ai commencé à cartographier dans ma tête les endroits tranquilles et ceux plus dangereux.

_________________

   Kill is mine
Les crédits vont aux membres de la belle et grande communauté de Tumblr qui
ne cesse de nous offrir du contenu de qualité.

© Joy
   
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
God's gonna cut you down Ft. John
 Sujets similaires
-
» Autre point de vue de John Maxwell pour la defense d'Haiti
» Is Starvation Contagious? By John Maxwell
» LMDC Tag Team Championships: Floyd Mayweather & Randy Orton Vs Stone Cold Steve Austin & John Cena
» John Cena
» John Lewis accuse Mc Cain d'attiser la haine contre Obama

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
In Your Flesh :: The surrounding wasteland :: Les alentours :: Les routes-
Sauter vers: