God's gonna cut you down Ft. John



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Dim 16 Avr - 3:12


Ça fait maintenant plus d'un mois que j'ai récupéré ma moto et je profite d'une vague de chaleur qui s'est installée il y a quelques jours et a fait fondre la neige pour sortir la Kawasaki militaire de la librairie. J'ai bien fait quelques sorties ces dernières semaines mais j'ai eu l'occasion de constater que la neige permettait de suivre les traces de ma moto bien trop facilement. J'ai donc évité de trop sortir avec ma machine.

La route devant moi est bien sèche et c'est un véritable plaisir de pouvoir rouler à nouveau. J'ai repéré cette route désertée par les rôdeurs et relativement propre il y a quelques temps et l’adhérence est nickelle pour un peu de vitesse. Depuis que j'ai retrouvé mes trois cibles, la vie semble légèrement plus douce. J'avais envie de sortir et de ressentir l'adrénaline de la vitesse. Les morts nous obligent à faire sans arrêt attention à la route qu'on prend.

Le moteur de ma 1200cc gronde et je prends de plus en plus de vitesse. La route est parfaite, aucun rôdeur, une super visibilité et des champs à perte de vue. Je pousse l'accélérateur avant de jouer avec la pédale de vitesse. J'atteins finalement le 130 km/h quand j'aperçois au détour d'une montée une voiture roulant à vive allure. Le propriétaire est cependant un peu plus prudent que moi et j'arrive rapidement à son niveau, le dépassant par la gauche. Je souris dans mon casque mais il ne me voit pas, seulement mes lunettes de soleil sous ma visière relevée pour sentir le vent. Je le dépasse et dégage le pied droit de ma moto pour le tendre, signal international de motard pour dire merci lorsqu'on dépasse une voiture rapidement. Puis je profite encore un peu de ma vitesse avant de freiner, terminant par un dérapage sur une aire de stationnement bitumée. Je m'arrête sur une place de parking et descends de ma moto avant de retirer mes gants de protection contre le vent et la pluie pour les poser sur la selle. Le pilote arrive rapidement à ma hauteur et j'attends qu'il se gare pour retirer mon casque en souriant.

Je le détaille de haut en bas tandis qu'il descend puis reporte mon attention sur sa voiture. Je descend mes lunettes sur le bout de mon nez avec ma main gauche pour mieux contempler le bolide. Je dois avouer que je suis un peu impressionnée, il a l'air d'avoir une sacrée détente et j'ai l'impression que le moteur a été modifié, mais je n'en suis pas sûre, j'ai jamais été bonne en mécanique auto.

- Joli bolide.

Je me tiens bien droite comme toujours, portant mon blouson de motard noir rapiécé à plusieurs endroits mais que je n'abandonnerais jamais, mes lunettes aviateur devant les yeux et les mains posées sur mes hanches. J'ai comme toujours mon khukuri attaché dans le dos ainsi que mon marteau à la ceinture et mes deux couteaux cachés. Je commence à être bien équipée, d'autant plus avec le revolver que j'ai trouvé sur le cadavre du policier en sauvant Kirasir, même si je n'ai toujours pas trouvé de balle correspondantes, accroché dans un holster à ma ceinture de l'autre côté du marteau que j'ai découvert lors de ma rencontre avec Ice. D'un côté, le fait d'avoir autant d'armes sur moi, même si certaines ne peuvent être utilisées qu'en tant que moyen de pression, me rassure et me rend plus entreprenante, un peu plus orgueilleuse aussi peut-être.
Penser à l'orgueil me rappelle la peau de loup que j'ai forcé Ice à me trouver au prix d'un séjour de plusieurs jours dans un parc national et qui orne maintenant mon lit à la librairie. Ouais, je suis un peu une pie, ce qu'attestent les quelques pierres précieuses encore dans ma poches en attendant que je trouve l'occasion de les troquer et la bague finement gravée à l’effigie de la bratva, la mafia ruse, que j'ai trouvé lors de ma première expédition avec Kirasir. Je suis devenue quelqu'un d'autre depuis mon arrivée à la librairie, mais ça me plaît, je n'ai plus à craindre qu'on s'en prenne à moi impunément et je suis désormais capable de protéger ceux qui comptent pour moi.

Je lui souris de toutes mes dents, un peu curieuse par rapport à sa voiture.

- Tu la pousses à combien ? T'as l'air d'aimer la vitesse.

Personnellement, ma moto est déjà montée à 180 km/h, mais j'étais sur une autoroute déserte au Canada avec mon frère et j'avais un plein complet d'essence de qualité. C'était une sortie prévue. Là, j'ai mélangé du sans-plomb à un reste de gazole, heureusement que ces moteurs ont été construits en premier temps pour des objectifs militaires, le moteur prend tout ce que je lui donne. Même si je n'ai jamais utilisé de l'essence à briquet, je ne pense pas que le résultat serait positif...
Je prends un ton légèrement inquisiteur, penchant la tête sur le côté avec toujours un petit sourire sur les lèvres.

- Tu t'appelles comment ?

Il n'a pas l'air super commode mais je n'ai pas peur et je suis encore relativement loin même si j'ai remarqué le fusil à canon cillé qu'il tient fièrement. J'ai quand même envie de me montrer sympathique ne serait-ce que pour en savoir plus sur cette voiture. Je sais que je n'ai rien sur moi qui puisse avoir assez de valeur pour me permettre de repartir avec, et je ne tuerai pas le propriétaire d'un pareil engin à moins que ce ne soit un énorme connard. Au moins, il a une allure de survivant, voir des types se balader sans arme ou crier à la mort dès qu'ils voient un zombie, ça m'énerve au plus haut point et finalement, c'est souvent de ces derniers qu'il faut se méfier, ceux qui n'ont pas accepté la réalité de ce nouveau monde.

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John Maverick
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Mer 19 Avr - 3:45

John profitait de se retrouver à nouveau derrière le volant. La route défilant sous ses yeux avait quelque chose d'hypnotique, comme une chanson familière dont la rythmique se résumait aux marquages au sol avalés à intervalles réguliers. Il oubliait tout, les morts, la survie, le danger. La nuit dernière il avait pris des risques pour remettre en état de marche son véhicule. Hailey s'en remettait encore, allongée sur la banquette arrière, partiellement emmitouflée dans un vieux sac de couchage. À l'origine elle s'était surtout isolée pour marquer son mécontentement. La fatigue avait cependant fini par avoir raison de ses revendications. John avait lui-même tiré de leur excursion quelques hématomes et peut être une côte fêlée, mais il n'en concevait aucun regret. Dans ce monde, détenir un avantage, quel qu'il soit, se méritait durement, et il fallait être prêt à en payer le prix. Baissant les yeux sur la jauge d'essence, il tapa sur la vitre du bout des doigts, faisant remonter l'aiguille restée bloquée tout en bas.

Alors que l'asphalte happait de nouveau son regard un bruit étranger au ronronnement de son moteur le tira de sa contemplation. Il n'eut pas le temps de regarder dans son rétroviseur qu'aussitôt une moto le dépassait à vive allure. L'espace d'un instant il eut presque le réflexe d'actionner le gyrophare de sa voiture de patrouille avant de se souvenir d'où il se trouvait. Son coéquipier était à présent une montagne de poils de soixante-quatre kilos qui le regardait, langue pendante, regard tombant. Donnant un coup dans le dos de la jeune fille à l'arrière, et coupant court à ses plaintes d'un geste de la main, il se contenta d'articuler « Étranger, reste cachée. » avant de recouvrir la chevelure rousse d'un pan du sac molletonné. Il vit alors le motard tendre la jambe. Ce geste, autrefois assimilé à de la courtoisie, lui sembla déplacé dans le contexte qui était le leur, dénotant une insouciance qui n'était pas sans l'agacer. Lorsqu'au détour d'un virage il vit le conducteur arrêté au bord de la route, il envisagea de l'y laisser. Qu'avait-il à gagner à s'arrêter si ce n'était tomber dans un piège ? La pensée que cette personne avait peut être besoin d'aide finit néanmoins par le faire se déporter sur le bas-côté, non sans réticence.

Il s'arrêta en douceur, une main toujours sur le levier de vitesse, prêt à redémarrer au moindre mauvais pressentiment. Lorsque son véhicule se stoppa totalement, le motard se révéla être une femme, ôtant son casque tout en affichant un air satisfait. Que lui voulait-elle ? Il sortit de la voiture avec précaution, tenant de la main droite son fusil. Sa main gauche, elle, était dissimulée sous un épais poncho de pluie noir, pointant le canon d'un glock sur l'inconnue.

« Joli bolide. … Tu la pousses à combien ? T'as l'air d'aimer la vitesse. »

Il l'observa s'évertuer à engager la conversation, peu décidé à lui rendre la tâche facile.

« Tu t'appelles comment ? »

Allons bon, et après les présentations elle allait lui demander d'être son ami ? John retroussa imperceptiblement les lèvres, partagé entre un sourire amusé et un rictus d'énervement. Elle était encore jeune. Plus âgée qu'Hailey, mais tout aussi vulnérable. Ce constat l'incita à détendre sa poigne sur la crosse de ses armes et à désceller enfin les lèvres.

« John. Qu'est ce que tu veux au juste ? »

L'homme qu'il avait été autrefois avait offert une chance, une porte d'entrée, ce qui n'était pas rien, le connaissant. Il avait été aussi avenant qu'il en avait été capable. Le ton était neutre, le visage également.

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Sam 22 Avr - 19:54

Oulah, il a pas l'air commode le barbu. Ou bien il a pas aimé le fait que je le double comme ça, j'ai dû l'émasculer un peu... Je me renfrogne devant son air austère et hausse un sourcil avant de répondre.

- Juste discuter et voir à quoi ressemble l'habitacle de ce petit bijou si j'en ai l'occasion.

Je pense pas qu'il me laisserait piloter, mais d'ici, sa voiture est le proto de la caisse post-apocalyptique à la Mad Max et j'aimerais bien voir à quoi ça ressemble, parce que niveau auto, je suis un peu mal servie en ce moment entre Doc et Ghost qui ne sortent qu'à pied et Papi qui garde son pick-up impeccable comme s'il allait bientôt se rendre à un concours. Je l'ai même surpris une fois à changer le sapin odorant.

Je fais un signe du menton en direction de son arme, je n'aime pas avoir un inconnu armé en face de moi et le fait que mon flingue soit déchargé ne joue pas en ma faveur même s'il n'a aucun moyen de le savoir. Mais il est encore trop loin pour que je puisse l’exécuter s'il tente quelque chose, à la limite je pourrais lui lancer mon épée mais j'ai peur de la casser en faisant ça.

- Range ton arme, je me suis pas arrêtée pour me battre, et je te déconseille de m'attaquer.

Même s'il arrivait à me blesser, j'aurais sa peau d'une façon ou d'une autre. Et puis... si jamais je ne revenais pas à la librairie, je ne donne pas cher de la peau du fautif une fois que Barry lui sera tombé dessus. Donc oui mon avertissement est tout à fait honnête et c'est un véritable conseil doublé d'une menace. J'ai dit tout cela très naturellement et j'attends maintenant que John range son fusil à double-canon, ou le dépose, la route est sèche et ça ne l’abîmera pas.

Je m'assieds sur la selle de ma Kawa tout-terrain et pose les coudes sur les genoux en le fixant.

- Tu peux te détendre, j'avais juste prévu de me faire une petite balade aujourd'hui.

J'ouvre une des sacoches de la moto et sans me poser la question du stress provoqué par le fait que je sorte quelque chose comme ça, je dégaine un tupperware transparent dans lequel sont déposés deux sandwichs.

- Regarde, je me suis même préparé mon casse-croûte.

La situation est un peu comique, mais je me suis engagée à ramener des trucs si possible et les récupérateurs ont le droit à un repas pour la sortie au cas où on reste bloqués à cause d'un imprévu, comme une horde de morts vivants et un orage... Mais ça va mieux maintenant que j'ai repris l'habitude de me promener dans Detroit, j'ai commencé à cartographier dans ma tête les endroits tranquilles et ceux plus dangereux.

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John Maverick
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Lun 8 Mai - 15:17

Il nota le changement d'expression sur le visage de la jeune femme sans pour autant s'en émouvoir. Elle prenait enfin conscience que le badinage n'était plus de mise aujourd'hui. Elle aurait pu tomber sur bien plus hostile que lui et être dépouillée à l'heure qu'il est, se vidant de son sang au bord de la route. Elle le prenait pour un rustre, tant mieux. Elle n'était pas la première de toutes manières. À défaut de se faire une amie, il se félicita de lui avoir démontré que la prudence était la première des vertus.

"Juste discuter et voir à quoi ressemble l'habitacle de ce petit bijou si j'en ai l'occasion."

Sa réponse le prit totalement au dépourvu. Tout ça pour une voiture ? Elle ne cessait de le surprendre de par son insouciance. Vivait-elle entre quatre murs depuis l'apocalypse, protégée des hordes de morts pour risquer sa vie pour simplement "discuter" ? Ou bien était-elle moins bien intentionnée qu'elle ne le laissait croire ? Si tel était le cas, il ferait tout aussi bien d'appliquer ses propres conseils plutôt que de s'inquiéter pour les capacités de survie d'une étrangère. Le fait que sa protégée soit recroquevillée sur la banquette arrière, désarmée, n'était pas pour le rendre plus docile. Le chien se mit à grogner dans l'habitacle, augmentant sa nervosité.

"Range ton arme, je me suis pas arrêtée pour me battre, et je te déconseille de m'attaquer."

Cette nouvelle exigence n'arrangeait pas les choses. Il passa la bandoulière de son fusil sur son épaule, paraissant coopérer, tout en raffermissant sa poigne sur la crosse de son arme de poing. De sa formation de policier, il savait que la posture de son interlocutrice indiquait qu'elle ne s'apprêtait pas à dégainer. Mais le danger ne venait peut être pas d'elle. Comme pour témoigner de sa bonne foi elle s'assit sur la selle de sa moto.

"Tu peux te détendre, j'avais juste prévu de me faire une petite balade aujourd'hui."

John se fit violence pour ne pas rire. C'était ridicule. Lui qui ne dormait que d'un œil, elle qui se payait le luxe de faire des balades champêtres. Deux mondes, deux vies. Comment avait-elle survécu si longtemps ? Lorsqu'elle se pencha en direction de l'une de ses sacoches il fut ramené immédiatement à la réalité. Son doigt se rapprocha de la gâchette, faisant cliqueter son arme sous sa cape de pluie. Un sourire halluciné naquit sur ses lèvres quand le réceptacle transparent apparut entre les mains de son interlocutrice. À quoi jouait-elle à la fin ? Le saint-bernard s'était mis à gratter la portière, de plus en plus agité. Il osa la quitter du regard un instant, un instant salvateur.

"Regarde, je me suis même préparé mon casse-croûte."

Il sauta en arrière, se dissimulant derrière l'avant de son véhicule avant qu'une balle ne vienne ricocher à l'endroit précis où il se tenait un peu plus tôt, soulevant un nuage de poussière. Le Tupperware explosa entre les mains de la jeune femme après un second tir, laissant se répandre les sandwichs sur la route. Les yeux écarquillés, il fit signe à l'étrangère de le rejoindre, sa moto n'offrant pas une protection suffisante. Il fit alors diversion en faisant feu en direction des tirs avec son glock, révélant sans le réaliser sa supercherie.

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Lun 8 Mai - 16:14

Il ne me répond pas mais passe son fusil en bandoulière. Voilà qui est rassurant, je ne me voyais pas demander à Doc de me retirer du plomb de l'abdomen ce soir ! Au moment où je lui tends le tupperware avec le déjeuner à l'intérieur, un coup de feu retentit et une balle siffle là où il était un instant plus tard. J'ai à peine le temps de me planquer derrière ma Kawa qu'un deuxième coup fait exploser le tupp'. Putain ! Y en a partout sur ma moto.

John a l'air aussi stupéfait que moi de se faire attaquer maintenant et étant donné que c'est moi qui l'ai poussé à s'arrêter, je doute qu'il n'ai prévu tout ça. Pendant une accalmie de balles, je cours en baissant la tête pour le rejoindre derrière sa caisse. Il y a du monde en face, je n'ai aucune idée de combien de personnes et je ne distingue pas les voix à cause de la cacophonie à laquelle je ne suis pas encore bien habituée. En levant la tête un instant pour regarder par dessus le capot, je remarque trois endroits animés de l'autre côté de la route dans le bois.

- Couvre-moi.

Il a déjà commencé à tirer mais j'attends son top pour bouger de la planque afin de rejoindre le bosquet d'arbres qui me permettra de m'abriter et d'avancer. Parce qu'à l'heure actuelle, je pourrais aussi bien me relever et attendre de prendre une balle tellement je me sens inutile. Une fois le bosquet rejoint, j'ai moins de difficultés à progresser sans être vue. À nouveau dans mon élément, je dégaine mon khukuri tandis que ma main gauche va dans mon dos chercher le couteau de combat.

Il y a un type juste devant moi, un fusil dans les mains, du genre survivalist avec la barbe, la parka et le fusil de chasse. Il recharge tous les deux coups mais vu la bandoulière de cartouches qu'il porte à l'épaule, il est loin d'en avoir terminé et ça me fait quand même mal de voir les impacts de chevrotine dans le bolide de John. Courant vers lui, je le dépasse par la droite, lui assénant un sévère coup de poignard au genou qui le fait plier suivi d'un grand coup d'épée en travers de la tête que je lui envoie en me relevant. L'homme définitivement mort, je continue ma course entre les arbres et enjambe un type encore chaud avec une balle dans l'oeil, le pilote a quand même dû faire un carton finalement.

Il y a encore deux types en train de tirer comme des acharnés sur le survivant mais entre eux et moi, un mec se plante avec une hache dans chaque main. Il affiche un rictus heureux de pouvoir combattre quelqu'un à armes égales et j'affiche le même. Le combat s'engage et même si mon adversaire manque clairement de technique et d'entraînement, son acharnement et la façon dont il frappe sans s'arrêter avec ses deux hachettes me font reculer d'un pas tout en parant les attaques à l'aide de mes lames. Il doit être ambidextre car il réagit aussi bien avec sa main gauche que la droite, mais lorsque je le désarme d'une de ses haches en tranchant tout simplement le manche en deux pendant une ouverture, il change de main et attrape sa hachette restante du bras droit.

Les coups de feu continuent de résonner et les deux acolytes d'axe-man ne se rendent même pas compte qu'on s'est lancé dans un combat effréné. Finalement, je pare encore et encore jusqu'à avoir une seconde ouverture durant laquelle j'attrape son omoplate dans le creux de mon épée avant d'en sectionner tous les tendons d'un coup sec. C'est comme un coup de fouet qui claque dans l'air quand son bras se crispe instantanément et lâche son arme, un bruit qui comme son hurlement de douleur est couvert par le bruit des armes à feu à une dizaine de mètres de nous. Il me regarde avec terreur alors que je fais tourner ma lame au dessus de moi deux fois avant de lui trancher purement et simplement la tête.

Enfin, il ne reste plus que deux de nos agresseurs qui continuent à mitrailler dans la direction de John sans se rendre compte qu'il ne reste qu'eux. Je les vois plisser les yeux et contracter le dos pour résister au recul de leur armes automatiques, ne s'arrêtant que pour recharger, des moments où les coups de feu du pilote du bolide se font entendre. Allez ! Encore cinq mètres et le premier est à moi, je les franchis sans difficulté et fond sur lui comme un foutu faucon pèlerin. La pointe de mon couteau trace une marque sur son visage avant que je ne plante mon épée dans son thorax, le transperçant de part en part. L'homme s'écroule en laissant tomber son fusil au sol et je me précipite vers le dernier.

Au moment où je suis à portée de lui, prête à fendre sa tête en deux parties égales, un dernier coup de feu retenti. La tête de ma proie fait un mouvement de recul et l'arrière de sa tête explose, le crâne trop solide poussé par la balle qui a déjà tout démoli à l'intérieur avant de ne vouloir ressortir. Le dernier de nos agresseurs s'effondre donc devant moi, m'éclaboussant d'une gerbe de sang en plein visage. Le silence retombe tandis que je vois le type au fusil se relever derrière sa bagnole.

Passant ma manche sur mes yeux pour pouvoir les ouvrir sans recevoir trop de sang dedans, je reviens vers lui avant de me planter devant lui avec un morceau de t-shirt que je viens de récupérer sur un cadavre et qui m'est actuellement utile pour retirer le sang qui coule de mes lames en laissant de petites tâches rouges sur le sol sablonneux.

- Tu t'en sors bien, mais la prochaine fois évite de tirer trop près de moi regarde moi-ça !

Je lui montre mes cheveux à la base bruns et maintenant teintés de rouge par le sang qui ne va pas tarder à coaguler, fait chier. Je jette un regard aux cinq type étendus autour de nous, pas grand chose de vraiment intéressant pour moi à première vue, surtout des armes à feu mais je n'ai pas la place sur ma moto pour m'encombrer avec ce genre de cochonneries et les hachettes dont une a été brisée comme une brindille ne me semblent pas de confiance, étrangement. Je me frotte quand même les mains en regardant celui qui fut mon partenaire pour cette petite guerre instantanée.

- Ok on ne va pas se battre, tu peux garder les armes à feu, la bouffe et ce qu'il y avait sur les deux bonhommes que t'as flingué. Je garde les lames, les medocs et ce qu'ont les trois miens. Ça te va comme ça ?

Pas certaine qu'il ait fait le bon compte, je lui désigne du doigt le type aux haches pour être sûre qu'il l'ait vu ainsi que celui dont j'ai abrégé la vie en premier. Les autres, ils devrait les voir tout de suite ou être au courant de leur présence.

- Les déterrés ne vont pas à rappliquer. On s'y met ?

J'ai hâte de voir ce qu'il est possible de récupérer sur ces abrutis ! Je pense que mon collègue a la même envie parce que je vois ses yeux passer de moi aux cadavres sans arrêt. Ça fait du bien de se défouler et même si je ne vais pas jusqu'à lécher le sang frais qui coule au bord de mes lèvres, je ne peux m'empêcher de sourire de cet air un peu fou qui fait craquer la plupart de mes amis actuels.

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