I swear, that's not me - feat Leïa



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I walk a lonely road
Nathan Karlsefni
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I walk a lonely road
Mar 25 Avr - 19:20

I swear, that's not me
Leïa & Nathan


La faim. La faim c’est comme un feu qui vous consuissait petit à petit. Il commence par vous faire ressentir des flammèches dans votre ventre, puis petit à petit, ces flammèches deviennent un feu doux qui avec le temps se transforme en véritable brasier vous consumant vous et votre santé mentale. C’était l’un des plus grands dangers en cette ère de chaos avec bien sûr les morts et les vivants.

Nathan était actuellement l’une de ces pauvres âmes qui ne pouvait combler leurs propres besoins. Les flammèches de son ventre étaient maintenant un feu à mi-chemin du brasier. Ces derniers jours il devenait de plus en plus difficile de trouver des choses mangeables. À part les insectes et champignons, qui poussaient un peu partout dans les endroits sombre et humide de cette ville, aucune autre véritable source de nourriture fiable existait. Donc forcement a force de survivre en mangeant des choses de provenance douteuses, le survivant commençait à désespérer sur ses espoirs de survie. Et il devait rester en vie s’il voulait un jour pouvoir revoir sa petite femme comme il l’appelait.

Donc pour rester en vie il avait décidé de commettre un « délit » comme disait sa responsable pénale a l’époque du vieux monde. Quelques jours plus tôt, il avait repéré un camp de survivants. Pas un petit, un grand camp.
Ce refuge absorbait complètement la bibliothèque publique du centre de Detroit et la plupart de ses annexes. L'endroit était protégé de manière assez étrange et inégale. Certaines entrées étaient faiblement barricadées a l'opposé de quelques autres qui l’était d'une manière de Pro. C'était un endroit assez étrange, dans le sens ou il semblait que des vétérans de la survie se mêlait a des personnes moins.
À part ça, le groupe semblait ne manquer de rien, contrairement à la plupart des gens. Juste ça, ça suffisait à faire disparaître les quelques scrupules du survivant.
C’est donc après avoir tergiversé plusieurs jours que Nathan se décida à commettre son méfait. Malgré la faim, il attendit qu’une nuit sans Lune apparaisse pour passer à l’action. Durant cette période d’attente il avait pu observer les mouvements à l’intérieur de cet abri depuis les immeubles faisant face a la bibliothèque. Il y avait aperçu de nombreuses personnes mais seulement quelques-unes semblaient vraiment dangereuses. Son matos était caché dans un endroit à l'abri des regards discrets et il fallait le vouloir pour trouver son sac. Il ne pris sur lui que son pieds-de-biche, qui d’ailleurs commençait à perdre sa peinture initiale a cause des coups. Avec une petite ficelle qui faisait office de bandoulière, il gardait son outil dans le dos. Et en plus de son arme, il avait trouvé des sacs plastiques encore en état qui lui permettraient de prendre la nourriture sans qu’il s’encombre de trop.

Le survivant avait aperçu qu’un des bâtiments était assez proche de la bibliothèque et qu’il était sûrement possible de pouvoir passer de l’un à l’autre avec assez de courage. Le seul véritable problème était qu’il ne savait pas ou se trouvait la réserve, il pourrait chopper un des locaux pour lui demander directement mais cela pouvait s’avérer dangereux s’il ne faisait pas gaffe. S'il tombait sur quelqu'un de dangereux sa barderait surement pour lui et tout ce qui l'attendrait était un lynchage en bonne et due forme.
Enfin, il allait enfin pouvoir manger un truc consistant, c’est cette pensée qui le motiva a faire ce qu'il allait faire. Et c'est cette même pensée qui l'aida à sauter d’une fenêtre ouverte dans l'espoir d'atteindre le toit d’une des annexes de la bibliothèque. Il tomba lourdement sur les gravillons qui recouvrait le "sol" et s’immobilisa. Le survivant fit la grimace, il s’était mal réceptionné et la douleur du choc restait figée dans le bas de ses jambes, pieds compris. Une dizaine de secondes passèrent avant que Nathan ne recommence à avancer. Il atteignit une baie vitrée comme en ont les centres commerciaux et les édifices publique tel que celui la. De là il pouvait voir une grande partie de la bibliothèque même, quelques personnes étaient encore éveillées cette heure et semblaient être affairées à plein d’occupations.

C’est donc avec la manière d’un chat de gouttière que Nathan avança doucement vers ce qui semblait être un petit cadenas pour pouvoir ouvrir et fermer l’une des fenêtres. Il attendit d’être sur a 100% d’être seul puis d'un coup net de pied de biche, il déforma le cadenas et attendis patiemment de voir si il avait alerté un local. Puis il donna un deuxième coup et le cadenas se brisa. Il se stoppa un moment, attendant de voir si quelqu'un l'avait entendue puis il se faufila discrètement par la brèche qu'il avait lui même créer.

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Mer 26 Avr - 9:34

Je viens de finir mon repas et je suis en train déverrouiller la porte de ma chambre quand je vois passer Stan, l'air embarrassé. Il s'arrête à mon niveau et me salue, plus ou moins découragé par mon regard froid. Ce n'est pas que je ne l'apprécie par mais il fait partie de ceux qui ne survivront pas en cas de problème, il le sait, et moi aussi. J'hausse un sourcil lorsqu'il me demande où est Barry et quand je lui dit qu'il n'est pas là pour la soirée, il m'explique son problème. La fenêtre de sa chambre a été fracturée pendant qu'il dormait.

Je lui dis d'aller tout de suite avertir les Rendell du problème et dégaine mon khukuri et même temps que mon 9mm que je tiens de la main gauche. Je vise de toute manière comme une bille avec les deux mains mais à bout portant, je peux faire un carton. La recherche de l'indésirable commence, la fenêtre a été fracturée à cet étage et vu que le rez-de-chaussée est consacré aux parties communes du groupe et qu'il y a toujours des gens là-bas, je doute qu'il ou ils ne descende par là. C'est donc à cet étage que je dois chercher l'individu.

À cet étage il y a l'armurerie qui est constamment gardée par un mec armé, en général Leroy, donc je doute que quiconque ait envie de passer par là, si c'est le cas, on devrait rapidement voir des flammes sortir par la porte. Il reste le garde-manger qui est également une cible de choix pour un survivant isolé et affamé. Ces abrutis n'ont pas compris qu'ils peuvent juste toquer à la porte, mais je n'ai jamais apprécié les voleurs.

Je file droit dans la réserve et me colle dans un coin que la lumière du couloir ne peut atteindre mes armes sorties et prête à attraper ma proie. Rien ne semble se passer et je commence à me demander à qui on peut avoir à faire. Puis la porte s'ouvre doucement et je vois une silhouette se glisser par l'ouverture. Je me plante devant lui et lève mon arme devant moi, dans l'ombre il doit avoir du mal à simplement discerner mon corps mais moi, je vois clairement la forme de son visage dessiné par la lumière derrière lui et l'ombre à laquelle je suis habituée depuis les cinq minutes que j'ai passé dans la pièce. Je glisse la sécurité de mon arme pour me permettre de tirer en cas de besoin et il se fige.

- C'est la sécurité que tu viens d'entendre. Qui est avec toi ?

C'est pas très malin de fracturer une fenêtre, mais ça fait son effet. Je crois qu'il tient une arme mais je n'ai pas vraiment peur. Pour en être réduit à piller d'autres survivants, ce mec ne doit pas manger souvent et je me sens relativement en position de force. De ma main droite armée, j'actionne l'interrupteur et allume la lumière pour qu'il puisse me voir et prendre conscience de la menace. Je cligne des yeux un instant en attendant sa réaction. J'aimerais que Barry soit là, ce type aurait déjà une balle dans la tête, mais je n'arrive pas à tirer sur quelqu'un qui ne s'y attend pas.

Maintenant que la lumière est allumée, je distingue clairement le pied de biche qu'il a du utiliser pour entrer. Cet idiot s'est introduit ici avec juste un pied de biche ? J'appelle ça de la folie mais bon... Il a de la chance d'être tombé sur moi et pas sur Leroy. Un meilleur choix aurait été Doc mais ce bonhomme est de toute évidence venu faire ses courses et non boire le thé.

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Nathan Karlsefni
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Ven 28 Avr - 22:54

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Capuche sur la tête, Nathan était à présent à l’intérieur du bâtiment. Ils s’étaient retrouvé dans l’une des pièces servant de chambre. Il avait sûrement fait plus de bruit qu’il ne pensait, car quelques secondes après être descendue, il entendit quelqu’un courir sur le toit.

« Merde » il jurait beaucoup depuis qu’il était revenue dans Motor City, ça devait être l’american effect. Enfin, il se glissa doucement a l’extérieur de la chambre sans prendre le temps de la fouiller. Il fallait qu’il trouve la réserve le plus rapidement possible.
Il se faufila donc dans le couloir en prenant soin de longer le mur le plus discrètement possible. S'il était repéré s’était foutue, il se ferait sûrement abattre comme un chien. Chose qui, bien sur, le dérangeait légèrement.

C’est donc avec le plus grand zèle qu’il arriva à camoufler sa présence a l’homme qui passa en courant devant lui. Il n’avait pas vraiment l’air d’un survivant mais plutôt de quelqu’un vivant encore dans l’ère des hommes. Un faible pour faire court.

Nathan n’eut pas le temps d’analyser plus l’homme. Ce dernier entrait dans la pièce où il se trouvait quelques minutes plus tôt. Ça devait être le gars qu’il avait entendu le chercher sur le toit. Le survivant se pressa pour observer l’intérieur d’une chambre. S’assurant que cette dernière était vide, il y fonça et alla se cacher en allant sous le lit.

Plusieurs minutes s’écoulent et il entend quelqu’un passer devant la porte de la chambre, continué et s’arrêter devant une autre porte quelques mètres plus loin et commença a la déverrouiller. Avant que cette personne ne puisse rentrer, l’homme que Nathan avait évité plus tôt semblait l’avoir interpellé. Le survivant les entendit échanger quelques phrases avant qu’ils repartent tous deux de leur côté.

Le voleur voulut attendre quelques minutes avant de sortir mais la faim le fit sortir plus rapidement que ce qu’il aurait voulue. Une fois de retour dans le couloir, il observa ce qui se passait au rez-de-chaussée. Ces gens ne semblaient pas être sur leurs gardes du tout.
L’homme ne les avait pas encore alerté apparemment.

Nathan se décida à reprendre sa recherche et décida d’entrer dans une pièce de manière complètement aléatoire. Il entrouvrit la porte avant de se faufiler à l’intérieur. Et c’est à ce moment que le voleur se rendit compte qu’il avait peut-être essayé d’ouvrir la mauvaise porte. Quelqu’un se tenait devant lui, une arme pointée sur sa tête malgré la légère différence de taille entre eux. Nathan entendit un bref click puis un avertissement lui disant que c’était la sécurité.

" Personne, j'ai juste la dalle " répondit Nathan sèchement, il avait trop faim pour être amicale et avait encore moins de l’être avec la personne qui allait sûrement lui botter le cul. Ça faisait 2 fois en moins de 1 mois qu’il se faisait échec et mate. Il n’aimait pas faire ce qu’on lui demandait, encore moins quand il se faisait menacer. Ce genre de chose lui donnait envie de foutre sa vie en l’air juste pour donner tort au gars en face. Bon, heureusement pour lui il n’était jamais allé aussi loin car il avait encore une raison de vivre contrairement à certains.

La personne en face de lui alla allumer la lumière sans relâcher son attention sur le voleur. Nathan due patienter plusieurs secondes pour réussir à s’habituer à la lumière. Une fois que ses yeux s’habituèrent il put enfin voir le visage de la personne en face.
Merde, c’était une femme. Et apparemment elle n'était pas contente. Mais… attend, attend, attend " Callum ? " demanda Nathan. Merde elle lui ressemblait, et si elle était là ça voulait dire qu'il y avait de grande chance pour que ma soit dans le coin. Et il devait avoir Luke aussi si Leia était là, "merde". Encore un juron, les États-Unis avaient une mauvaise influence sur lui. Sa tete lui faisait mal, il etait vraiment mal la.
Il n’était pas sûr que ça soit Leia, mais Nathan était trop fatigué pour réfléchir logiquement. La faim le fit chancelé et il s’écroula contre le mur. On dirait qu'il avait atteint sa limite pour la journée. L’adrénaline devait être en train de redescendre. Sa vue commençait à se troubler et il doutait que ça soit vraiment Callum qu’il avait en face de lui.
L’autre pointait toujours son arme sur le voleur, Nathan lui siffla alors : " Tu veux bien baisser ta pétoire." Houla, je suis en train de perdre connaissance là, pensa Nathan en sentant son esprit dérivé loin de lui.

Il semblait que quelqu’un d’autre venait d’entrer dans la pièce, à moins que ça ne soit son esprit qui lui jouait des tours.

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Mar 2 Mai - 8:36

La lumière s'allume enfin et je distingue non seulement son arme mais aussi son visage.

- Nathan fucking Karlsefni, t'es en vie alors ? Je suppose que tu n'as plus de nouvelles de ta chère et tendre.

Ce n'était clairement pas le genre de mec que j'aurais recommandé à mon amie mais elle était tombée amoureuse de lui et je crois bien que lui aussi l'était même si c'était probablement que des histoires pour pouvoir se vanter de sortir avec cette fille qui, dans mes souvenirs, était vraiment jolie. Il a l'air de tomber dans les pommes mais ce type est un lâche, je suis mieux armée que lui et je ne l'ai jamais aimé, c'est possible qu'il essaie de m'arnaquer.

Leroy entre dans la pièce au moment où il s'affaisse contre le mur et pour être sûre que ce n'est pas du flan, je lui fous un grand coup de crosse dans la tronche pour l'assommer un bon coup. Bonne nuit Nathan.

- Merde, qu'est-ce que tu fous gamine ?!
- Je le connais.
- Et...?
- Je ne l'ai jamais aimé.
- Ok bah dépêche toi de le ligoter avant que quelqu'un te choppe avec.

J'obéis et l'attache solidement avant de le traîner discrètement jusqu'à ma chambre. Il n'a pas dû manger depuis un bail vu son poids et je le balance sur mon lit inconscient avant d'aller à la cantine lui chercher de la bouffe.
Sur le chemin, je croise Alair qui me demande ce que je fabrique armée de la sorte et je lui explique la situation sans omettre aucun détail jusqu'à ce qu'il me propose une solution à laquelle je n'avais pas pensée. Suivant son conseil, je pars à la cuisine préparer une assiette pour le jeune homme et passe par la réserve pour récupérer quelques conserves. Je reviens ensuite dans ma chambre et fini par le détacher pour le laisser se reposer à l'aise et dépose les conserves sur la commode à côté de son repas. Il va probablement pioncer comme ça toute la nuit mais de toute manière, je n'ai pas sommeil et rien de mieux à faire que le surveiller.

Plusieurs heures passent avant qu'il ne daigne ouvrir les yeux. Il a l'air surpris de ne pas être attaché et je pense qu'une explication s'impose.

- Un ami m'a suggéré une autre approche que la violence pour t'empêcher de nous voler. - Je désigne les conserves du doigt - C'est pour toi, c'est un cadeau et tu conserves ta main.

Ma première réaction était d'attendre son réveil pour lui couper la main devant tout le groupe de personnes de la librairie histoire de faire un exemple avant de le balancer à la rue, il a de la chance que je croise le docteur celui-là.

- On m'a aussi demandé de te dire que tu es prié d'utiliser la porte la prochaine fois. On ne donne qu'un seul avertissement. Ton pied de biche et ton blouson sont là, tu peux partir quand tu le veux ou te reposer un peu ici.

J'ai l'obligation de lui offrir l'asile, la proposition de Doc étant entière et non sécable mais il sait comme moi que ça ne vaut que pour deux ou trois jours grands maximum même si je doute carrément de son envie de rester ici. Je l'ai fouillé mais il a vraiment l'air d'avoir rien de plus sur lui et rien d'autre n'est arrivé cette nuit donc j'ai fini par supposer qu'il n'est pas avec quelqu'un. Je me suis quand même arrangée pour poser son pied de biche dans un coin un peu plus loin histoire qu'il ne l'ait pas à portée de main au réveil.

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Nathan Karlsefni
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Jeu 4 Mai - 22:04

I swear, thst's not me
Leïa & Nathan


" Aie-j’ai mal ", articula Nathan. Cette « vieille connaissance » en avait remis une couche alors qu’il était déjà dans les vapes. Donc maintenant en plus du tournie il avait un sacré mal de crâne.

Leïa Callum… C’était une fille assez discrète avant la fin du monde. Enfin, discrète avec lui. Il ne se parlait pas beaucoup a l’époque malgré le fait qu’ils soient plutôt proches indépendamment de leurs volontés respectives. Ça devait être à cause de cette électricité qu’il y avait entre eux. Le genre de chose que l’on ressent au premier contact avec une personne, comme dans les dessins animés avec les regards se battant dans un combat d’éclairs. Généralement on comprenait rapidement si la cohabitation allait être possible ou pas avec une personne. Et avec elle c’était loin d’être le cas.
Ils s’étaient parlé seuls à seuls quelques fois, mais à cette époque ça finissait souvent en un long silence, a la limite du gênant. Mais malgré sa "répulsion" il avait évité de clairement l’embêter. Ne serait-ce que pour Maeva.
Le survivant ouvrit les yeux et vit qu’il était maintenant allongé sur un lit avec en face de lui, une aura salement meurtrière.

" Callum " grogna-t-il. Il se répétait, mais il n’arrivait toujours pas à croire qu’il avait la vraie devant lui.
Il tiqua quand elle lui parla de sa main. Il savait que dans certains pays arabes on coupait une main au voleur mais il ne pensait pas que c’était une coutume aussi répandue. En tout cas c’était assez bizarre qu'ils lui filent a bouffer, mais il n'allait pas cracher dessus.

" T'es trop aimable " lança-t-il ironiquement avant de refermer les yeux. Il se passa la main sur le visage comme pour faire un constat des dégâts.
Okay, ça allait mais il allait avoir une bosse demain, « a moins qu’on ne soit déjà demain » pensa-t-il. Il avait dû dormir pendant un certain temps pour qu’elle eut le temps de le porter et d’aller lui chercher à manger.
Apparemment cette fille l’avait déplacé toute seule. Elle avait vraiment pris du muscle depuis la dernière fois, ou c’était lui qui avait perdu pas mal de poids.

Il regarda la Callum qu’il avait en face de lui pendant un petit moment avant de se décider à prendre l’assiette sur la commode et a mangé. Des trucs ressemblant à des petits pois et quelque chose d'autres où il n’arrivait pas vraiment à identifier, ça se mangeait quoi.

Il reporta son regard calmement sur Leia qui le regardait depuis qu'il s’était réveillé. La vie de survivante l’avait transformé, la fille a la mode d’avant était devenue une guerrière balafrée prête à couper la main à ceux les ayant trop baladeuses.

Une fois à mi-repas, il reposa l’assiette et regarda son interlocutrice. Il était assez détendue malgré l’envie de meurtre qu’avait l’autre et avait même envie de parler. Ce qui était assez rare, une envie de parler pure sans réel besoin. C’était le genre de chose que l’on faisait avant l’apocalypse ça et même avant il lui arrivait peu de parler juste pour parler.
" Parlons sérieusement Leia, t'es seuls . " Il savait qu’elle n’était pas seule dans le sens ou elle faisait partie d’un groupe assez grand et qu’elle n'était pas trop moche, si elle s’était trouvé quelqu’un dans tout ce merdier ça ne l’aurait même pas étonné. Ce qu’il voulait savoir c’est si dans le groupe qu’elle avait intégré il y avait des gens qu’il connaissait et il espérait qu’elle avait compris. Il était curieux, quelle était la raison pour laquelle elle avait changé de cette manière.
" Parle, dit moi ce qui t’est arrivé pour que tu sois maintenant prête à couper la main d’un mec qui a juste la dalle, bon j’aurai sûrement fait pareil. Mais dans mes souvenirs t’étais pas ça. Et ton frère il est où ? "
Il avait décidé d’utiliser un ton neutre pour éviter que son flingue ne la démange encore une fois. Il avait connu Luke durant une soirée étudiante arrosée et avait apprécié le comportement du bonhomme. Ce n’est que plus tard qu’il apprit qu’il était le jumeau de Leia, ce qui était quand même assez flagrant.

" Tu n'aurais pas une idée de là où serait Maeva ? parce que si je suis dans le coin c’est pour une seule raison ". Ça se faisait beaucoup de questions, il risquait sûrement de l’énerver mais rien à foutre, par envie de prendre des pincettes avec elle et il devait savoir si sa petite amie était morte ou pas. Il avait besoin de savoir s'il avait encore une raison de rester humain ou s’il pouvait se transformer en autre chose comme il avait souvent eu envie. Cette pensée lui rappela son altercation avec le Viking quelques semaines plus tôt.

Voyant qu’elle n’était pas décidée à se lancer il prit les devants. " Si tu n'as pas envie de parler moi je va parler, on s’aime par maïs tus la deuxième personne à qui je parle en 2 mois. Après promis je me casse ". Il la regarda dans les yeux pendant un moment avant de récupérer son assiette et de se remettre à manger sa contenue voracement. Il avait encore la tête qui tournait un peu mais ça allait maintenant qu’il pouvait manger quelque chose de consistant. En plus il avait dormi quelques heures.
Il n’envisagea absolument pas de rester ici, sauf si bien sûr sa copine y était, dans ce cas précis il n’aurait aucune raison de bouger et ça aurait la fin d’une aventure...


Dernière édition par Nathan Karlsefni le Ven 12 Mai - 19:36, édité 1 fois
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Dim 7 Mai - 21:02

Ne faisant pas attention à ce qu'il me dit après l'avoir entendu me dire que j'étais trop aimable de lui avoir laissé sa main, ce que je pense aussi, il capte à nouveau mon regard lorsqu'il parle de Luke. Non, non, non. Je me braque instantanément, résistant à la tentation de lui exploser le nez pour avoir osé me parler de mon frère. Je le laisse finir de parler, le regardant froidement, et sans grande considération pour l'impact psychologique que va faire mon annonce, je lui balance simplement ce que je pense être la vérité dans la figure.

- Tout le monde est mort. Si tu cours encore après les morts, c'est que t'es un pauvre con qu'a rien compris. Luke est mort et je suis prête à parier que Maeva ne va pas mieux.

Je reprends mon souffle en le laissant digérer tout ça. Il court encore après son ex, quelle folie. Au moins moi, je fais face à la réalité sans essayer de me planquer derrière des gens qui me "connaissaient avant", je n'ai probablement plus que le physique de commun avec la Leïa qu'il a rencontré il y a plusieurs années et ça parait difficile à concevoir et il ne m'a pas vu avec ma magnifique peau de loup que m'a offerte Ice.

- Si tu veux discuter, tu devrais peut-être essayer de te présenter aux gens au lieu de passer par la fenêtre...

Sans déconner ? Il m'a prise pour une conne avec son histoire ? Faut savoir ce que tu veux mon coco, discuter ou voler ? On général c'est compliqué d'avoir les deux, surtout quand on commence par voler.

- J'ai pas grand chose à te dire. J'ai pas vu Maeva depuis deux ans maintenant. Tous ceux que j'ai connu sont morts et Detroit est devenu une ville fantôme.

Il espérais quoi ? Qu'il allait se pointer et que j'allais lui dire : Ah bah oui Maeva elle habite à deux rues d'ici avec ses parents ils ont refait un crédit après que les bombardements aient rasé leur ancienne maison. Ce type est de toute manière probablement fou à lier à force de chercher sa nana dans les décombres.

- Tu connais Detroit, t'as déjà dû retourner sa baraque, son quartier, nos squats... Tu sais ce que c'est la folie ? C'est faire la même chose, encore et encore, en espérant que le résultat soit différent. Je suis quand même surprise, je ne te pensais pas amoureux.

Si on s'en tient à ma définition, je suis probablement la plus seine d'esprit de nous deux même s'il n'en a pas l'air autant convaincu que moi. J'avoue quand même être surprise de manière positive par son entêtement à retrouver mon amie. Je me relève et me dirige vers la porte avant de le regarder de haut en bas puis de m'adresser à lui.

- Maintenant repose-toi. Si t'es toujours là quand je reviens, je te laisserai demander au gens de mon groupe s'ils ont vu Maeva. Sinon, libre à toi d'aller crever dehors. Et si je te vois dans la librairie ailleurs que dans cette chambre, je te couperai en morceaux de la taille de ta main.

Ma menace a changé, et c'est devenu bien plus angoissant pour le jeune homme. C'est avec un léger rictus que je sors de la chambre et en verrouille la porte avant d'aller me chercher un fruit à la cuisine.

//Hopla je te propose de soit m'attendre dans la chambre, soit tu peux passer par la fenêtre et continuer ta visite solo. L'issue du RP changera évidemment mais c'est comme tu veux Very Happy Et tu peux aussi juste te casser mais c'est dommage sachant que les pnjs de la bibliothèque peuvent t'apporter des renseignements selon ton fil rouge (je ne sais pas où tu en es par rapport à Maeva), des bons comme des moins bons mais ça si tu as des idées de RP et pas de moyen d'amener Nathan à y aller de lui-même, ce sera l'occasion pour toi de lui mettre des idées en tête Wink//

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Nathan Karlsefni
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Mer 10 Mai - 23:39

center]
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Leïa & Alair & Nathan


Honnêtement Nathan ne s’attendait pas à ça, que ce soit Leia qui lui dit cette vérité qui était déjà universelle dans ce monde. Mais cela l’amusa, cette année qu’il avait passée de l’autre côté de la rivière il s’était accroché aux seules choses qui valaient la peine. Ses amis qu’il considérait comme sa famille et sa petite amie.
Comme un chat essayant d’attraper la lumière entre ses pates, il s'était accroché à ce mince espoir pour survivre dans l'enfer qu'est devenue la terre.
" Mieux vaut courir après les morts, comme ça on sait où ils sont et on est sure qu’ils nous courent pas après " Déclara t-il entre deux bouchés. Il avait l’habitude qu’on lui dise qu’il ne pouvait pas avoir ce qu’il voulait, mais ça lui plaisait d’être ce chat à la poursuite de la lumière. Et puis comme ça il avait une raison de ne pas rester dans un groupe. Mais cela ne résumait pas qu'a cela, il aimerait revoir une dernière fois sa femme ou ce qui en resterait, ne serait-ce que pour lui dire adieux et qu’elles ne l’attendent pas au paradis. Il préférait l’enfer.

" C’est vrai, j’aurai peut-être dû toquer, mais si tu avais su, tu ne m’aurais sûrement pas laissé entrer vue ta réaction quand tu m'as reconnue ".

Pfff, il aurait bien aimé se poser dans cette bibliothèque avec ses habitants mais la simple présence de Callum lui rappelait de bons souvenirs qu’il préférerait oublier pour le moment. En tout cas, elle n'était vraiment pas contente de le voir ici, à croire qu’elle aurait préféré qu’il soit mort. Bah, s'il ne l’avait pas complètement oublié pendant la fin du monde, lui aussi aurait préféré qu’elle soit morte mais bon. On ne peut pas tout avoir, à moins d’aller chercher les objets de nos désirs.

" Pas si fantôme que ça la ville, ton groupe s’y trouve et toi aussi donc … " C’était vrai, si son groupe avait pour habitude de laisser les gens venir c’est qu’il devait au moins y avoir des gens cherchant à venir. Il n’en avait pas croisé a par le Viking, mais ça faisait déjà une population à peu près respectable pour ce qui reste de la ville

Nathan continua à écouter les mots de la brune tout en continuant à manger ce qui se trouvait dans son assiette. Il se stoppa quand elle lui fit part de son étonnement par rapport à son amour. Il se retint de lui crier dessus, c’était lui l’invité ici et il n’avait pas le droit de l’agresser de manière direct. Bien sur qu’il était amoureux de Maeva, cette fille avait été sa première et sûrement sa dernière s'il la retrouvait en vie. Il se contenta de répondre à Callum calmement même si sa voix laissait transparaître une colère qu’il aurait préféré cacher. " Bien sur que je l’aime, tu n'avais pas vue ? ça se voyait pas avant peut-être ". Elle avait le don pour toucher les cordes sensibles des gens cette meuf.
Elle avait d’ailleurs trop joué aux jeux vidéo pour connaître cette définition digne d’un psychopathe pirate.
Il reprit son repas comme si de rien n’était mais il bouillonnait dans son for intérieur. Il avait envie de se battre mais tout le camp lui tomberait dessus après et ça ce serait un problème. " Tu n’auras qu’à tous les tués, comme ça plus aucun problème " lui chuchota une petite voix à l’oreille gauche.
" Nan par envie " lui répondit intérieurement une autre voix venant de la droite cette fois.

Enfin, toujours est-il que la brune partit avec une menace que le survivant mit du temps à comprendre. Il avait de grandes mains, et il ne voulait pas que quoi se soit finisse coupé. À part peut-être la nourriture de son assiette.

Mais il n’avait aucune véritables raisons de partir et il avait ce qu’il voulait à porter de main, les conserves qu’elle lui avait données lui seraient utiles.
Dès que Nathan fut sûr que la brune était partie il alla récupérer son pied-de-biche qui était posé à son opposé dans la pièce. Il n’allait pas l’utiliser mais ça le rassurait de l’avoir à porter de main.
Il hésita alors à se poser et attendre sagement le retour de sa "connaissance" ou à aller se balader dans la librairie. Plus il réfléchissait, moins il trouvait de raison de ne pas rester à attendre ici. Mais moins il avait de raison plus il avait envie d’aller voir ce qui se passait dans la bibliothèque. Il avait déjà refusé une chose à son démon de l’épaule gauche et il lui était maintenant très difficile de lui refuser une deuxième chose.

Le survivant fit un grognement de colère, pourquoi tout était toujours aussi compliqué. Je vais rester ici et attendre le retour de Callum, c’est plus sur pensa-t-il alors qu’il était en train d’escalader l’armoire de la chambre. Il déverrouilla plus silencieusement le loquet de la fenêtre avant de retourner sur le toit, là où il était avant que les premiers rayons du soleil ne pointent le bout de leur nez.
Ça allait être une belle journée en tout cas. Le soleil se levait sur les bâtiments morts de Detroit et illuminait les rues plutôt calmes pour une apocalypse. Le blanc des quelques nuages qui passaient contrastait avec le bleu clair du ciel.
Une belle journée…

Nathan fit le plus simple possible, il ne retourna pas par l’endroit où il était entré la première fois, mais plutôt par les escaliers. La porte avait été laissé ouverte contrairement à celle de Leia. En se retournant, Nathan vit une personne qui semblait somnolente, il devait être une sentinelle pensa-t-il intérieurement. Il ne devait pas s’attendre à ce que quelqu’un cherche à s’infiltrer dans le camp depuis le camp. C’était quand même vachement louche ce qu’il faisait.
C’est donc avec une petite dose d’excitation qu’il descendit les escaliers bien curieux de voir le genre de personne qu’il allait trouver dans ce campement. Pied de biche dans le dos et conserves dans les poches il descendit rapidement jusqu'à atteindre l’étage où il avait été precedement attrapé. Il marcha assez rapidement, il n’y avait personne de visible mais il préférait accélérer, on ne sait jamais, Callum pouvait être dans le coin.
Nathan descendit jusqu’au rez de chaussé en essayant de paraître le plus naturel possible tout en gardant sa vitesse de croisière et au détour d’un virage pris de manière trop serré, il percuta non pas violemment mais rapidement le vieil homme qui venait de passer l’intersection.
" Aieee, excusez vieil homme, vous allez bien ". Il lui était rentré dedans la tête la première, le survivant jura intérieurement. Si Leia venait à apprendre qu’il avait blessé quelqu’un d’ici elle ne se contenterait plus seulement de le découper. Il fallait que l’homme aille bien.

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Old british glory
Alair Wakeman
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Dim 14 Mai - 13:36


Leïa & Nathan


I swear, that's not me

Je me lève de bon matin. Avec l'ardeur de mes vingt ans, mais les articulations de mon âge vénérable, je fais quelques étirements. Bonté divine que je n'aime aucunement ces claquements secs que mes articulations font en protestant énergiquement. Ils ont l'air de me crier de me supplier, d'arrêter cette torture. De me plonger sous la douillette de mon lit et de ne plus relever avant mon prochain anniversaire. Mais je les laisse hurler de souffrance, je dois rester stoïque et démontrer un peu de fierté que diable. Depuis la formation de ce petit groupe de gens ayant tous des aptitudes exceptionnelles qui s’entraide, je ne peux que remercier la providence. De l’entraide pour survivre, des discussions pour raviver la joie du contact humain et même des jeunes gens efficaces contre ces cannibales dégénérés. Que demander de plus. Mais c'est devant ces personnes qui semblent épanouies que je sens le nombre des années qui m’affligent. J'essaie de les suivre, mais c'est humainement impossible. Je m'habille en grommelant dans ma barbe. Mes bottes de randonnées, mes jeans, ma chemise à carreaux et ma veste de cuir en mouton. Je me regarde dans mon miroir et je ne peux qu'apprécier l'élégance que je dégage. Même si la fin du monde est à nos portes, avoir un minimum de savoir-vivre et surtout une classe typiquement britannique est de rigueur pour mon propre orgueil. Je saisis ma canne de marche, élément incongru durant cette époque chaotique j'en conviens. Mais la lame d'acier caché à l'intérieur m'a été d'une grande assistance dans des situations des fois délicates ou bien catastrophiques. Et avoir l'air désarmé peut donner l'avantage dans une escarmouche. C'est ce que mon vieux professeur d'escrime d'Oxford se tuait à nous dire. Paix à l'âme de cet homme qui sans le savoir m'a façonnée pour me défendre dans cette contrée inhospitalière.

Naturellement je boucle ma ceinture d’armes, ma rapière et ma main gauche typiquement espagnole et encore plus âgé que mon corps vieillissant. C’est un sublime cadeau de celle qui fait battre mon cœur plus vite. Je m’offusque contre mon comportement d’adolescent amoureux, trouvant mille et une raison de ne pas avouer mes nobles sentiments à ma féline. Et je vous entends pense qu’à l’automne de ma vie je dois avoir fait une croix sur ma libido. Mais je peux vous assurer qu’elle est encore pleinement éveiller cette petite coquine et que ça m’arrive encore à mon âge de faire du Dieu seul me voit. Mais c’est hors propos que je ne vais pas m’étendre sur le sujet. Tout près de la porte de ma chambrette, je vois mon sac à bandoulière portant le symbole de santé universel. Du matériel de soins, une gourde d'eau, quelques conserves et une vieille lampe de poche à manivelle se trouvent à l'intérieur. Tout d’un coup je pense à ma chère Amanda. La tigresse qui devient féline en ma seule présence. J’ai le goût subit de lui trouver un petit présent, une petite pensée. Pourquoi pas une sortie aujourd’hui en solo pour découvrir ma propre vélocité contre celles des cannibales putrides qui arpentent les rues en gémissants. Un peu de sport n’a jamais tué personne, sauf naturellement si on se fait rattraper.

Rassurer par ma dégaine débordant de classe et de sophistication malgré l’arrivée des cavaliers de l’apocalypse, je sors de ma chambre. Ma chère Amanda dort encore profondément, Adam le primate poilu bien niché près d’elle. À cet instant une pointe de jalousie éphémère me perce le cœur. J’aurai bien aimé dormir tout près de ma blonde dame. C’était décider, j’allais de ce pas lui chercher un petit présent pour lui prouver mon attachement. Je descendis donc vers le rez-de-chaussée ayant l’intention de manger un peu avant de m’aventurer à l’extérieur. À mon âge j’ai le droit à une sortie par semaine, c’était la norme pour les maisons de retraites il me semble. Perdu dans mes pensées, j’allais tourner le coin pour me diriger vers les cuisines. Mais un homme décida de me percuter avec une certaine vélocité. Je recule d’un pas surpris pas le choc. Il me présente ses excuses et mon regard d’acier s’illumine d’une espièglerie qui fait le bonheur des gens en générale. Je vais très bien mon cher, mais il est au ce vieillard impotent que je puisse l’ausculter pour savoir si sa hanche n’est pas cassée? Mon accent est charmant, calme et surtout pourvu d’un flegme que les Yankees n’auront jamais. Je lui fais don d’un sourire pince-sans-rire et je m’appuie alors sur ma canne de marche avec une main. Le pied croisé par-dessus l’autre comme le regretté Fred Astaire. Un véritable gentleman directement venu d’une époque où le civisme et le savoir-vivre avait encore une certaine importance. Je crois que c’est ma faute jeune homme. Je me croyais encore en Angleterre et je tenais ma gauche. Les habitudes ont la vie dure, surtout avec les gens âgées. Je lui tends alors ma main pour lui serrer la pince. Le jeune homme allait découvrir une certaine vigueur dans mon poignet. Un exercice régulier, quel que soit le mouvement, entretient la souplesse et la force. Permettez-moi de m’introduire mon cher. Alair Wakeman. Le médecin de ce petit groupe. Et je crois que vous êtes l’homme dont ma chère Leïa à pester contre vous? Je lui fais un petit sourire indulgent quand il me dévoile son identité. Vous devez être affamé mon pauvre ami. Puis-je vous escorter vers la cantine vous restaurer et que j'ai l'espoir que nous ayons une discussion entre gens civilisé? Je lui fais un clin d’œil complice pour le rassuré. Personne ne va vous importuner si vous accompagner ce vieux vieillard qui à sa langue aussi pointu que sa rapière. Vous pourriez me raconter ce que vous faites en ces lieux. Un nouveau sourire indulgent se déposer sur mes lèvres camoufler derrière ma barbe taillée avec soin. Je m’excuse de cette curiosité, mais je m’ennuie parfois des bottins de mon Angleterre natale avec les scandales sur la royauté.


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