J'étais dans le champs ?



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Jeu 11 Mai - 13:58

Le soleil surplombait l'horizon en projetant un faible halo de lumière en cette mâtinée fraîche. Je me frotta les yeux puis me redressai dans le siège de cuir rouge dune vieille Chevrolet. La suspension grinça sous mon poids et brisa le silence qui planait tout autour. J'essayai de démarrer le véhicule sans succès. Elle étais complètement à sec. Vidé de tout ce qui lui restais d'essence, la veille au soir. J’avais rouler quelques kilomètre et l’avais laisser valser, alors que la lumière dans le tableau de bord affichais une quantité minime de gaz, dans les pentes de cette campagne pendant quelques miles jusqu’à ce quelle ce stoppe net. J’avais finalement opté pour loger là dedans pour la nuit. Je sortis de la voiture observant autour, la vue était splendide mais le froid, plutôt saisissant. Je pris mes effets et d'un pas de course je me dirigeai vers ce qui semblait être une jolie petite maison de campagne.

Avais je rouler autant?
Où est ce que jetait rendu ? Je me le demandais bien.

Quoiqu'il en soit sans même véritablement réfléchir je pénétrai dans la demeure et referma derrière moi. Le mois de février n’avais rien de bien particulier a part d’être imprévisible ; une journée c’était doux et ensoleillé et le lendemain , frigorifiant et morne... Aujourd'hui le ciel gris rendais cette journée terne et sans vie... Je soupirai et arme en main je me devais d'examiner la maison avant de m'y loger...
Peut être trouverais je quelques choses a me mettre sous la dent. J’avais tellement faim que parfois j'avais l’impression d’avoir des visions ou des hallucinations. Me parlais-je à moi même? Non je ne crois pas... Pas a haute voix du moins.

Après avoir fait le tour du rez-de-chaussée vint alors la visite du premier étage. Je montais les marches une a une dans un silence brisé par les craquements imprévisible du vieil escalier qui craquais alors que je montais, tant bien que mal sur la pointe des pieds. Des bruits de meubles qui grincèrent sur le plancher du haut me signalèrent la présence de quelqu'un ou de quelques choses.

Je tenais mon arme a deux mains, ma pioche était petite mais O combien efficace planter dans le crâne d'un mangeur de chair. Je me dirigeai vers la première pièce devant moi la porte était close ce qui dans ma tête ne présumais rien de bon.. Je tournai la poignée et ouvrit lentement. Le rodeur était devant la fenêtre, il grattait celle-ci avec ces mains grisâtre et sans vie. J’observai la pièce, une chambre campagnarde de petite fille, au vue des multiples poupées de porcelaine poussiéreuse qui trônait sur les tablettes. Je plantai d'un élan sans pareil ma pioche dans le cervelet du cadavre répugnant puis ouvrit la fenêtre pour balancer le corps dehors... Le cadavre roula sur la toiture avant de se planter droit sur une petite clôture noir avec des piques où il resta pris et bredouille. Satisfaite je poursuivis mon inspection vers la salle de bain puis une nouvelle chambre.

Un nouveau bruit attira mon attention cette fois et je stoppai mon avancé les sens aux alertes. Avais-je attiré de nouveau rôdeurs? Pensais-je alors que le bruit semblait provenir du rez-de-chaussée. Y avait-il un sous sol ? Je repris mon courage et redescendit lentement tachant cette fois de ne pas faire grincer les marches. Niveau discrétion je n’étais pas très douée en fait, cela dépendais de bien des choses. Je savais comment être discrète mais le faire était tout une autre histoire. Je me souvenais des périples de mon adolescence où j'avais du a mainte reprise sortir en douce de ma maison. Je ne réussissais pas tout les coups et je soupçonnais ma mère parfois de me laisser la vie tranquille. Parfois je faisais tellement de bruit que je me disais que c’était impossible qu’elle ne sache pas.. Je ne m’étais jamais véritablement poser la question avant aujourd’hui. Ce pouvait-il que ma mère avait lâchée prise à mon sujet depuis fort longtemps? Avait-elle baissé les bras au point de me laisser dépérir seule ? Quoiqu’il en soi il était maintenant trop tard pour en discuter avec elle et ne pas le savoir était peut-être la meilleure des choses dans mon cas. Je voulais garder de bon souvenirs des gens de mon enfance. Je savais que je n'avais pas été une enfant facile mais j'étais incomprise et mal-aimée... du moins c'est ce que je croyais.
Je m'était reprise en main au moins, n'étais-ce pas le plus beau cadeau a offrir à notre entourage ?

Je sortit de mes pensées quand un nouveau bruit me fît sursauter.
Mes pas me traînèrent de nouveau vers la porte d’entrée dans un silence lourd et un souffle entrecoupée que je tentais de contrôlée pour dissimuler ma présence.
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Andy Rodwell
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Ven 12 Mai - 4:05

Les dernières péripéties d'Andy dans la ville de Détroit l'avait assez secoué pour le décider de s'éloigner quelque peu de cette ville folle. Les morts revenus de leur repos supposé éternel ne suffisaient apparemment pas puisque que même les humains encore considérés comme "sains" s'étaient mis à agir comme des bêtes sauvages et stupides, cédant à leurs pulsions les plus primaire pour se servir de la vie d'autrui à des fins explicites : viols, cannibalisme, troc. Tout était bon pour considérer qu'une personne valait moins qu'eux au motif qu'elle faisait partie d'un groupe moins nombreux ou plus faible... La loi du plus fort dans son expression la plus simple : survivre ou périr. La routine dans les limbes les plus noires de l'Enfer.

Le décor qui s'offrait à lui était, à première vue, reposant. Des champs autrefois cultivés avec courage et ténacité étaient désormais à l'abandon, ayant laissé la nature reprendre petit à petit ses droits sur ce paysage. La mauvaise herbe et le froid avaient achevés les quelques pousses qui auraient pu subsister dans ce sol dur et gelé. Pourtant, l'espace dégagé avait un quelque chose d'apaisant, en y regardant de plus près. Un léger souffle de vent en guise de son, les feuilles mortes et déchirées planant quelque peu et une fine couche de givre sur les plantes encore vivantes. En temps normal, cela serait un contexte superbe pour une photo. Si tout ce qui se cachait derrière une botte de foin, un véhicule endommagé ou au détour d'une grange éventrée ne pouvait être fatal.

Soupirant doucement, expulsant un fin nuage de buée dans la fraîcheur ambiante, le jeune homme poursuivait sa marche en avant vers... partout et nulle part à la fois. Aucune information malgré les évènements passés, aucune piste, aucun moyen d'apprendre ne serait-ce qu'une petite indication sur celle qu'il cherchait. Il avait rencontré des gens également à la recherche de proches, amis ou famille, sans succès aucun. Les communications étant quasiment impossibles, le gouvernement ayant totalement chuté et les gens étant en fuite ou morts, l'objectif qui était le sien ressemblait à une expédition punitive ou une recherche de rédemption plus qu'autre chose. Mais il refusait de croire que ces petits yeux merveilleux lui ayant donné la volonté et la force de faire de sa vie quelque chose pour eux n'étaient plus de ce monde. Il ne renoncerait pas jusqu'au jour où il aura retrouvé le fruit de son coeur... ou aura eu la preuve formelle qu'elle n'est plus.

Ses pas écrasaient la végétation morte et glacée, provoquant un léger son qu'il adorait étant enfant quand il écrasait de grosse quantité de neige fraîche. Aujourd'hui, ce froid et cette texture lui rappelle seulement la mort ambiante qui viendrait le chercher s'il n'était pas plus vigilant. Soufflant rapidement dans ses mains pour les réchauffer un minimum, son regard balaya le paysage et s'attarda sur une maison typique de celles qui garnissaient les campagnes. Elle était en assez bon état si l'on devait la comparer aux habitations l'entourant, attirant le vagabond vers elle. Il remarqua, en s'approchant, une voiture assez marquée par le temps de la marque Chevrolet stationnée maladroitement devant le domicile. Jetant un rapide coup d'oeil à l'intérieur, l'homme ne pu savoir à quand remontait précisément sa dernière utilisation bien que les trainées laissées par les roues apportaient un début de réponse : elle avait bougé pour arriver ici il n'y avait pas très longtemps...

Méfiant comme à son habitude, il serra son arme artisanale dans la main droite et entreprit d'ouvrir doucement la porte du rez-de-chaussée. Les morts ne conduisaient pas de véhicules, il devait donc y avoir au moins une personne de vivante à l'intérieur de cette demeure. Et ses dernières fréquentations lui avaient appris à ne faire confiance à personne dans ce monde cinglé où n'importe qui peut vous tuer sur le coup d'une pulsion ou d'un besoin. Entrant lentement dans la pièce, il referma la porte et balaya l'entrée du regard : aucune trace d'activité apparente, et surtout aucun de ces monstres avides de chair humaine. C'était déjà ça de pris.

Soupirant bruyamment, sans crainte d'attirer un quelconque occupant pouvant se trouver dans une autre pièce ou à l'étage, il analysa rapidement la situation. De sa position actuelle, à moins d'ouvrir la porte dans son dos, il n'y avait aucun moyen de le prendre par surprise, mais une exploration du lieu pourrait le mettre en délicate situation. Concentré sur ses pensées, il se braqua immédiatement, tournant la tête vers un endroit où il était persuadé d'avoir entendu un furtif mais perceptible son. Dans les faits, ce pouvait être n'importe quoi : un rongeur, un courant d'air, une respiration... A ignorer et à craindre à la fois.

Serrant toujours aussi fermement son moyen de défense, il passa en revue l'espace devant lui, lui offrant une porte devant donner sur une cuisine et un petit couloir avec un escalier menant à l'étage. Où tout et n'importe quoi pouvait se trouver.

Faisant quelques pas pour arriver au milieu de la pièce qu'il occupait actuellement, il croisa les bras sans lâcher son pieu d'acier.

- Si y'a quelqu'un, de vivant s'entend, montrez-vous. J'ai aucune raison de vous faire du mal.

Montrant son équipement bien en vue, il reprit.

- Par contre, si je dois me défendre, je le ferais. Alors si vous voulez me buter, va falloir réussir du premier coup. Ou on peut discuter, ça m'va aussi.
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Ven 12 Mai - 6:04

J'avais fais le tour de la demeure puis m'étais arrêter dans l'escalier lorsqu'une voix s'était finalement lever dans la maison me signalant sans questionnement la présence d'un individu. Me montrant ces armes et signalant qu'il n’avait rien d'hostile, me mis tout de même en doute. Calmant toutefois les battements de mon cœur qui s’était accéléré dans ma poitrine, je pris une légère respiration.

Je n’offrais pas ma confiance aussi aisément, mais donner une chance aux coureurs comme l'on disait ne pourrais pas faire de tort. J'étais seul depuis excessivement longtemps et une présence humaine autre que moi-même ne pouvais sans doute pas être déplaisant. Juste parler ferais changement, disons que je n'avais pas dans mon habitude de parler seule du moins pas que je sache.  

Humm... Ok... Ça va... Discutons !! Je n'ai pas l'intention de faire la peau de quiconque. Enfin, personne de vivant du moins... Dis-je d'une voix douce et féminine presque trop mélodieuse pour se monde dévasté. Je finis de descendre les escaliers pour me retrouver face à l'homme
les bras levé en l'air, signalant à mon tour l’idée de la jouer mollo et sans danger. J’avais en main, ma pioche ensanglanté et encore dégoulinante des restes du bouffeur de cervelle que je venais de tuer là-haut. Mes yeux azurs, empreint d'une certaine interrogation, firent le tour de la pièce comme pour m'assurer qu'il était bel et bien seul. Ils finirent leurs courses dans ceux du jeune homme. Mon visage restait de marbre mais les sourcils légèrement froncé démontraient une certaine méfiance. Sans doute était-ce naturel chez deux individus encore vivants qui se rencontraient dans un monde où régnait dévastation et rareté de survivants. Je restais planter là a l'observer étudiant ces moindres faits et gestes...

Puis comme pour briser le lourd silence qui planait je me décidai à parler...
Je... Je m'appelle Bess balbutiais-je finalement en essuyant sur mon chandail délabré, le sang qui ruisselait sur mon arme, mes joues se teintant de rouges par gêne ou simple difficulté sociable.

Je n'avais pas terminé de faire le tour de la maison et je crois qu'il y a un sous-sol... Tu m'aide a nettoyé ? J'ai vue deux chambres à coucher là-haut et je n'ai croisé qu'un seul mort... Vaut mieux être prudent avais-je fini par ajouté question de casser la glace.

J'avais fini par calmer toutes les idées dangereuses qui me passaient par la tête. J'avais l'imagination fertile et plusieurs scénarios m'était passé par la tête et aucun ne me plaisais. J'avais donc opté pour faire, sur un coup de tête, ce qui me semblait le plus... Docile ou censé. J'espérais seulement ne pas être tombé sur un fou furieux ne sait-on jamais. La loi du plus fort était devenue chose courante et des gens civilisés ne se croisaient plus autant qu'avant. J'avais rencontré des gens différents tout au long de mon parcours jusqu'ici certains m'avais été d'une grande aide et d'autres m'avais fichu la trouille au point de me cacher pendant des jours avant de reprendre la route. Je survivais tant bien que mal dans ce nouveau mode de vie. Je m'y habituais lentement, du moins je m'efforçais du mieux que je le pouvais de parvenir à vivre normalement. Non pas comme avant, car  ce n'était plus envisageable de vivre de cette façon. Il fallait tout oublier... Faire une croix sur le passé pour mieux avancé mais ce n’était pas l’avis de tout le monde et parfois il fallait s’accrocher à quelques choses pour mieux poursuivre nos buts. Dans mon cas, je n’avais plus rien, donc plus rien à perdre.

Comme pour sortir de ma rêverie j'ouvris finalement la porte du sous-sol doucement. La lumière était close et on n'y voyait pas grand chose, je sortis ma lampe et dans un cliquetis qui résonna dans un écho lointain j'ouvris celle-ci. Un bruit de meuble qui tombe au bas des escaliers me révéla la présence de quelques choses ou d’un animal peut-être.

J’observai l'inconnu d'un regard entendu afin que l’on descendre ensemble pour faire le ménage. Mes pas se traînèrent lentement vers l'étage inférieur puis arme et lampe en main je cherchai la source du bruit.
Le sol était dur et la pièce était froide, du béton recouvrait entièrement le plancher où nous venions de poser les pieds. On aurait pratiquement pu se croire à l’extérieur tellement le froid était ambiant. Le bruit retentit de nouveau et je tournai ma lampe de poche vers la seule porte qui se trouvait dans cette pièce.

Je pris une grande respiration prête à toute éventualité tourna la poignée lentement et ouvrit d’un coup sec…

Rien…

Un mur de brique bloquait l’entrée ou la sortie difficile de définir vers quoi ce passage menait mais quoiqu’il en soit notre route s’arrêtait là. Je soupirai soulager ou ennuyer, mais d’où provenais ce bruit ? Je fis le tour de la pièce avec ma lampe de poche, analysant chaque recoin, j’avançai dans le plus grand des silences. Sorti de nulle part, un chat grisâtre sorti en trombe de sous une bibliothèque vide en miaulant et courant jusqu’à monter a l’étage.

Bon sang ! Avais-je sursauté ma pioche dressé par l’effet de surprise, le chat aurais pu y passer. Je souris finalement observant mon comparse avec de grand yeux effrayés, mais Ô combien soulagé maintenant.

Bon et bien, je crois qu’il n’y a rien de plus ici… Dis-je alors en fronçant les sourcils cette fois vers quelques choses qui attira mon attention, je pointai ma lampe sous l’escalier de bois qui nous avais permis de descendre et vit un coffre bleu et poussiéreux. Je m’approchai et l’ouvrit doucement, des poupées de porcelaine et des habits d’enfants y était soigneusement rangés… En farfouillant un peu je souris en retirant les derniers morceaux de vêtements roses puis sortis une batte. Une batte modifiée avec des clous, des vis qui sortait d’un peu partout sur le bout de l’arme improvisée c’était plus ou moins efficace sans doute mais je me devais de l’essayer et de voir si elle me serait utile.

Et bien!!! Bonjour toi… lançais-je en la prenant dans mes mains satisfaite de ma trouvaille, je me redressai doucement. Puis remontai les marches jusqu’à revenir dans la cuisine du rez-de-chaussée, où je pris finalement place sur ce qui restait de chaise de cuisine, un banc sans dossier blanc ou plutôt jaunis par le temps.

Je reposai mes yeux sur l’homme et afficha une mine plus invitante moins froide.

Il m’a foutu la frousse ce chat à la con! Dis-je à nouveau laissant échapper un rire que je me surprenais moi-même à faire. Je ne me souvenais d’ailleurs pas de la dernière fois où je m’étais mise à rire, mais je ressentais en mon être quelques choses de bien. Il n’y avais pas de doute, rire m'apaisait me rappelais que j'était humaine et que j'avais des émotions.


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Andy Rodwell
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Lun 15 Mai - 21:29

Patientant dans l’attente d’une réponse, Andy avait de croiser de nouveau les bras et de tapoter son biceps droit de l’index gauche. Un silence n’apporterait rien d’autre que des doutes, le jeune homme étant persuadé qu’il n’était pas seul dans ce lieu et qu’autre chose que la Mort se mouvait dans la bâtisse. Finalement, une voix féminine, trop avenante et douce aux oreilles de l’évadé, se fit entendre dans l’espace donnant sur l’escalier.

- Humm... Ok... Ça va... Discutons !! Je n'ai pas l'intention de faire la peau de quiconque. Enfin, personne de vivant du moins...

Et la femme lui ayant répondu se montra finalement, descendant de l’étage et débarquant les mains en l’air, voulant indiquer qu’elle n’était pas hostile à celui qu’elle avait en face. Malgré la présence dans une de ses mains d’une pioche encore maculée d’un sang encore brillant, preuve de son utilisation récente. Resserrant instinctivement ses doigts sur sa lance, méfiant malgré tout sans démontrer une volonté de nuire – qu’il n’avait pas vraiment à cet instant – il fixa son regard dans les yeux bleus lui faisant face. La personne était, tout comme lui, marquée parce qu’était devenue la vie depuis que cette foutue épidémie avait frappé, faisant du confort basique d’antan un réel luxe. Plus vraiment possible de se laver tous les jours, de se reposer dans un bon lit ou de jouir d’un excellent repas sans avoir à troquer ou à surveiller ses arrières.

Si le regard lui faisant face était éloquent, brillant de plusieurs questions contenues, l’attitude de la jeune femme, aux sourcils quelque peu froncés, démontrait qu’elle n’était pas venue livrer aveuglément sa confiance à l’intrus. Ca tombait bien, il n’en pensait pas moins, ne cherchant qu’à savoir qui était dans la maison. Le silence, pesant, fut rompu par la jeune fille qui se présenta d’elle-même.

- Je... Je m'appelle Bess.

Elle n’était évidemment pas assurée dans ses propos, ni dans l’intonation de sa voix. Peut-être n’avait-elle pas fréquenté d’autres humains sains, ou presque, depuis un certain temps. Pourtant, essuyer son arme souillée sur les restes de ce qui devait être un chandail ne sembla pas la gêner outre mesure. Ou peut-être était-ce cet acte qui lui fit monter le rouge aux joues ? La fixant dans les yeux, essayant de la détailler de haut en bas, le garçon accrocha finalement son pieu à la taille avant de rabattre sa grosse veste par-dessus.

- Andy.

Inutile d’en dire plus, le reste ne l’intéresserait pas. Et n’avait aucune raison d’être étalé devant une inconnue totale. Relançant la conversation, la dite Bess se lança dans une rapide explication de ce qu’elle avait fait. Et de ce qu’il restait à faire, selon elle.

- Je n'avais pas terminé de faire le tour de la maison et je crois qu'il y a un sous-sol... Tu m'aide a nettoyé ? J'ai vue deux chambres à coucher là-haut et je n'ai croisé qu'un seul mort... Vaut mieux être prudent

Soupirant doucement, Andy se demandait pourquoi il était déçu d’avoir encore à faire le ménage parmi les cadavres errants alors qu’il était couru d’avance que la probabilité de trouver un sanctuaire déserté par ces choses était quasiment nulle. Plus par dépit que par motivation, il acquiesça d’un hochement de tête, prenant la suite de la jeune femme.

Cette dernière ouvrit la porte menant vers l’étage inférieur, plongé évidemment dans une obscurité totale. Pourquoi croire que la lumière fonctionnerait encore dans un monde plongé en plein chaos. Toujours derrière Bess, Andy l’observa sortir une lampe de sa poche et briser les ténèbres d’un faible trait de lumière. Suivi immédiatement du bruit d’un obstacle en bois heurtant le sol, faisant immédiatement reprendre à Andy son arme. Fallait bien que ça pue un peu plus, au cas où…

D’un regard plus qu’explicite, elle incita son accompagnant à descendre avec elle afin de régler le souci de ce qui errait dans le sous-sol. Avait-il le choix ? La laisser y aller seule et se faire contaminer par ces corps décomposés la ferait rejoindre leurs rangs. Et apporterait un danger de plus pour lui-même. Hochant la tête, il amorça au rythme de Bess la descente dans le noir à peine troublé par la petite torche. L’air les entourant était glacial, presque comme si le froid tout entier s’était réfugié dans cette cave. Touchant le sol, après avoir descendu la dernière marche, le bruit et le contact avec le sol fut évident : du béton. Pas de risque de marcher sur du bois pourri, c’était déjà ça de gagner.

Observant les endroits qu’éclairait la femme, leurs regards furent attirés par la seule chose qui pouvait les intéresser : une nouvelle porte. Andy n’aimait clairement pas ce qu’il se passait. Il avait, à de nombreuses reprises, croisé ces créatures dans des pièces fermées, étant incapables de mourir de faim ou d’épuisement. Putain de virus.

Bien plus entreprenante qu’il ne l’aurait cru, le garçon vit la survivante poser doucement la main sur la poignée avant de la tourner, après une brève inspiration, dévoilant… un mur de briques rouges. L’accès avait été condamné. Mais dans quel but ? La pièce qui se trouvait derrière ce barrage improvisé commençait à intriguer le jeune père, se demandant les raisons pour lesquelles elle avait été obstruée de la sorte. Et si cela remontait à avant ou après l’épidémie.

Plongé dans ses pensées, il se retourna brusquement en observant une créature furtive surgir d’une vieille bibliothèque et monter à l’attache,  et en entendant l’exclamation de surprise de celle qui l’accompagnait.

- Bon sang !

Tournant la tête vers Andy, les yeux encore effrayés contrastant avec son sourire apparent, elle semblait malgré tout bien plus sereine de savoir qu’après avoir nettoyé l’étage – du moins il pensait que c’était fait – la cave ne représentait aucun danger apparent. Si elle ne s’était pas retenue, la bestiole aurait probablement terminée embrocher sur sa pioche vu la rapidité avec laquelle elle semblait l’avoir brandie.

- Bon et bien, je crois qu’il n’y a rien de plus ici…

- On remonte ?

Alors qu’il s’attendait à retrouver la lumière du jour éclairant le rez-de-chaussée, Bess s’attarda sur quelque chose qu’elle éclairait sous les marches de l’escalier. Elle en sorti un petit coffre qu’elle fouilla sans perdre de temps. Croisant les bras en attendant qu’elle termine, il la vit sortir une batte cloutée dont elle s’empara avec joie. Finalement, elle se décida à remonter vers la cuisine, rapidement suivie par le jeune homme qui referma la porte de la cave derrière lui. Imitant la demoiselle qui s’était installée sur ce qu’il restait d’un banc blanc, il s’empara d’une chaise en état correct avant de se poser enfin un moment. Soupirant lourdement, il entendit la jeune femme s’adresser de nouveau à lui, émettant même un petit rire.

- Il m’a foutu la frousse ce chat à la con!

Levant les yeux vers elle, il constata que l’attitude de Bess avait quelque peu changé. De méfiante – fort logiquement – au départ, elle se  laisser aller à rire ouvertement. Peut-être n’avait-elle, effectivement, pas vu d’autres humains depuis quelques temps et qu’elle voulait croire que tous n’avaient pas sombré dans la folie.

- J’admets qu’il m’a fait un peu peur aussi.

Repassant les souvenirs récents de ce qu’il avait vu dans la cave, il se laissa aller à demander à son interlocutrice certains détails.

- T’es là depuis combien de temps ?

Tournant la tête vers la porte qui menait au sous-sol, il reprit.

- Parce que je me pose pas mal de questions sur cette porte murée. Y’a forcément un truc derrière. Je ne sais pas quand elle a été condamnée, mais cette pièce doit contenir quelque chose. D’intéressant ou de dangereux.

Il devenait de plus en plus intrigué par cette pièce. Un peu trop, d’ailleurs, commençant à balayer du regard la cuisine à la recherche de quelque chose pouvait briser ce mur rouge.
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Mar 16 Mai - 17:47

Andy se présenta donc en toute simplicité sans ajouté mot, ce qui me fît l'effet déplaisant d'être froid et de ne pas avoir envie d'être là...
Je ne savais pas trop a quelle genre de mec j'avais affaire devant moi aux premiers abords. Mais comme pour calmer la tension j'essayais de me la jouer plus sociable et moins froide. Je n'était pas du genre antipathique du moins je tâchais de l’être.

J'imagine que la situation aurais été différente dans le cas où la tension aurais été plus palpable mais il ne semblait en aucun cas hostile. Je ne voyais pas l'intérêt d'être farouche et déplaisante. Il m’avait suivi au sous-sol prête a toute éventualité ayant repris son arme en main. Notre séjour dans le frais de cette étage inférieur fût plutôt brève voir même intriguant.

Et le sursaut en voyant la pauvre créature me fit rire ce que je ramenai lorsque nous furent de retour dans la cuisine. Andy fit part de sa légère peur et je sourit a nouveau sans en rajouté.

Peut être étais-je trop amicale pour l’heure? Il n’y avait pas de doute la présence humaine avait plutôt été rare depuis ces derniers mois… étais-je rendu au point de ne plus savoir comment fraterniser ??  Je ne m’en faisais pas pour cela, enfin j’essayais de ne pas y penser. Pour l’instant comme Andy me le mentionna à nouveau  la porte blindé de brique au sous sol était intrigante voir même inquiétante.

J’avais acquiescé a ces dires et pris la parole

Je suis arrivé quelques heures avant que tu arrives en fait.. J’ai vue un mort en haut je l’ai empalés sur sa clôture… Crois tu qu’il y aurait des écrits quelques part pour nous informer de ce qu’il pourrait y avoir l’autre coté de se mur ? Je pris une pause puis ajouta…

On va défoncer?? Avais-je ajouté alors que je lui désignais la batte et ma pioche qui pourrais sans doute aidé a faire une ouverture dans le mur en question.

J’étais tout autant que lui intrigué à trouver quelques choses de l’autre côté… Ressassant les photos que j’avais aperçut là haut et ne trouvant qu’un restant d’humain de sexe masculin a l’étage. L’idée de trouver le reste de la famille barricadé dans cette espace clos me traversa l’esprit et me fit froid dans le dos.

Je grimaçai a cette idée et en fît part à Andy,
Tu crois que.. Qu’il aurait enfermé le reste de sa famille là dedans ?
Cette idée m’était tout à fait inconcevable, du moins c’est ce que j’espérais et s’il en était ainsi l’empalement que je lui avais fais subir n’était qu’une piètre punition vis-à-vis de cette acte sans pareil.

Je ne pouvais croire qu’avant l’apocalypse il pouvait y avoir des gens aussi insensé et inhumain. Je me disais que rien n’arrivait pour rien et que ce virus était là pour une raison, faire payer a l’humanité toutes les erreurs du passés. Les guerres, les désastres, les tueries, les meurtres, les viols et j’en passe. Était bien pire que tout ce que ce nouveau monde dans lequel je marchais, pouvait me faire subir.  De toute manière, même dans cette apocalypse subsistait en l’homme l’envie de tuer ou de contrôler. L’abus de pouvoir était le plus grand gagnant dans l’esprit des gens que j’avais pu croiser et que je refusais de côtoyer.

J’espérais qu’en Andy, ce garçon qui avait croisé ma route aujourd’hui, pouvais subsister un être humain descend et de bonne foi. Je n’étais pas croyante loin de là, mais l’état sain d’esprit faisait toute la différence dans les rencontres que j’avais précédemment faite.

Andy pris les devants cette fois ce qui me sortis de ma rêverie sans doute. Je pris une grande respiration, mon cœur se mettant a battre la chamaille, parce que c’était de l’inconnu cette fois, trouverions-nous des gens vivants ?... Trouverions-nous des gens contaminés ? Ou rien simplement qu'un endroit pour nous faire croire à plusieurs scénarios.

Je rallumai ma lampe de poche et offrit a Andy de lui prêter ma pioche, que je lui tendis alors que je portais maintenant mes deux mains sur ma nouvelle acquisition ma batte de Baseball.

Quand tu es prêt !! Avais-je lancé a son intention.
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Andy Rodwell
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Sam 10 Juin - 16:24

- Je suis arrivé quelques heures avant que tu arrives en fait.. J’ai vue un mort en haut je l’ai empalés sur sa clôture… Crois tu qu’il y aurait des écrits quelques part pour nous informer de ce qu’il pourrait y avoir l’autre coté de se mur ?

Elle marqua un temps d’arrêt avant de reprendre rapidement, Andy écoutant silencieusement ses propos.

- On va défoncer??

Une batte cloutée et une pioche. Il n’y avait guère que le deuxième outil qui aurait une quelconque utilité pour détruire ce pan de mur qui obsédait étrangement le jeune homme. C’était impossible de songer à murer une pièce comme ça, surtout que le travail ne semblait pas avoir des dizaines d’années mais semblait plutôt frais. Postérieur à l’Epidémie, même. Voilà qui méritait une petite investigation.

- C’est l’idée que j’ai, oui. Mais je pense qu’il faudrait qu’on trouve un maillet ou un truc plus lourd qu’une pioche et qu’une batte. Histoire de tout casser en quelques coups et ne pas trop se fatiguer.

Il souffla doucement avant de reprendre.

- Après tout, on ignore tout de ce qu’on pourrait trouver derrière ces briques. Peut-être rien, peut-être un danger…

C’était ça, il ignorait tout de ce qu’il pouvait y avoir derrière cet épais mur tout de rouge. Rien de vivant à première vue, vu le peu d’espace pour laisser circuler l’oxygène et permettre à quiconque de survivre. A moins qu’une fenêtre ne s’y trouve, juste suffisante pour permettre à d’hypothétiques personnes emmurées de respirer.

Il en était la de ses pensées quand la voix de Bess le tira de ses songes.

- Tu crois que.. Qu’il aurait enfermé le reste de sa famille là dedans ?

- J’en ai franchement aucune idée. Ca se pourrait. Un membre contaminé. Ou le contaminé enfermant sa famille pour la protéger. Mais je préférerais, sans te mentir, y trouver du matériel et rien de vivant. Ou de mort.

Il regarde un temps la jeune femme lui faisant face. Elle était, tout comme lui, marquée par la survie imposait à toute créature encore saine dans ce monde perdu et abandonné. Malgré ça, beaucoup de choses dans son attitude étonnaient le garçon : elle ne le connaissait pas mais discutait avec lui, adoptait un ton doux presque apaisant, ne semblait pas le voir comme un potentiel danger. C’était devenu rare de voir des gens accorder leur confiance, ou un semblant de confiance, si rapidement à de parfaits inconnus. Evidemment, il se pouvait qu’elle joue un rôle et se serve de lui… mais ses mots, ses yeux semblaient sincères. C’était déjà ça de gagné.

Il soupira doucement avant de se lever de sa chaise, semblait également sortir Bess de ses pensées. Elle alluma la lampe de poche avant de tendre à son accompagnant la pioche encore maculée d’un sang coagulé sur une des pointes. Andy s’en saisit avant d’entendre la voix de la jeune femme résonner encore dans la pièce.

- Quand tu es prêt !!

- Alors allons-y. Plus vite on en fini, plus vite on saura.

Les deux personnes rejoignirent rapidement la cave avant de se trouver devant l’objet de leurs interrogations. Juste quelques briques rouges, et peut-être rien derrière. Andy commença par tapoter de la pointe le mur pour en tester la solidité. Du bon travail, assurément. Pourtant, il lui sembla avoir, furtivement, entendu comme un très léger grognement en réponse au bruit qu’avait provoqué le métal contre la pierre rouge.

- Tiens-toi prête, on ne sait vraiment pas ce qu’il y a derrière.

Les coups commençaient à s’enchaîner contre la paroi carmine et les grognements semblaient devenir de plus en plus fréquentes, mais pas plus audibles pour autant. Une impression étrange vint s’emparer du garçon. Il s’essuya le front avant de reprendre son effort, imité par Bess, arrachant à chaque fois un peu plus de la façade avant qu’ils ne parviennent finalement à faire un trou et voir à travers. Rien d’autres que les ténèbres.

- Eclaire à l’intérieur pour voir.

La lumière ne parvint que peu à traverser l’épais nuage obscur qui leur faisait face. Cette maison n’avait rien de normal, il semblait être face à…

- … un souterrain. Ca va plus en profondeur que la cave. Tu te sens d’y aller ou tu préfères partir ?

Andy ne regarda même pas la personne à qui il parlait, le regard fixait vers ce long corridor dont il ne parvenait pas à distinguer le fond. Que pouvait faire un pareil tunnel dans la cave d’une maison de campagne toute mignonne ? Et ces légers grognements l’intriguaient de plus en plus, comme un attrait morbide. Il sentait le danger qui hérissait chaque poil de ses avant-bras. Mais il voulait savoir ce qu’il se cachait au fond de cet espace emmuré.
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Lun 12 Juin - 4:58

Redescendu au sous-sol Andy m'avais demandé ce que je voulais faire, aimable de sa part, Je souris

Je suis prête à démolir ce mur, si ce n'est pas maintenant.. je reviendrais surement une autre fois sa me chicoterais trop !! avais-je ajouté un léger sourire en coin.

Allons-y !

Ayant entamé la démolition du mur. Mon cœur battait de plus en plus, me rappelant que rien n'était sans danger. Je ne savais pas ce que nous allions trouvé de l'autre côté mais Andy me rappelait a nouveau de me méfier d’un potentiel danger.  Le mur dégringola devant nos pieds laissant un trou assez grand pour y passer une fine lueur de ma lampe dynamo.

Mon accompagnateur signala un couloir avec un air d'incompréhension que j'approuvai de la même façon mais qu'est ce qu'une maison de campagne pouvait cacher aussi profondément ?

Tant de question se bousculaient dans ma tête. Mais l'idée d'une famille enfermée me hantait à chaque instant.
Plusieurs minutes passèrent voir une heure alors que nous travaillions de concert pour faire effondrer ce qui nous séparait d'un chemin inconnu. La sueur au front et des douleurs musculaires dans les bras. Je soufflerais bientôt d'après la largeur du trou dans le mur qui agrandissait sous les coups répétés.
Les dernières briques s’effondrèrent finalement laissant un nuage de poussière qui me fit toussoter légèrement. Offrant enfin un passage vers un long couloir sombre et humide.

L'odeur qui s'échappa du couloir me rappela plusieurs carcasses animales démembrés quand je parcourais des forêts danse. Vous savez le genre de corps d'animal bredouille, manger par sa proie, ayant traîné là depuis plusieurs semaines voir des mois vue les vers et les mouches qui s'y logeaient.
Je n'étais plus certaine de vouloir m'aventurer plus loin... Mais les questionnements a propos d'un couloir souterrain traînant dans le sous sol d'une maison de campagne me mettais la puce a l'oreille, je voulais inévitablement, dans mon for intérieur, en savoir d’avantages.

La noirceur régnait en maître, Andy me fit prendre conscience que l'on entendait un grognement au loin. J'affirmai de la tête en resserrant l'étreinte de ma batte de Baseball.

Ma lampe dynamo comme seule éclairage et l'odeur infecte, presque insupportable, nous montait de plus en plus au nez. Je m'arrêtai même un moment, prenant appuis sur le mur frais. Je me boucha le nez, retenant du mieux que je le pouvais, ma respiration pour calmer des hauts le cœur qui montait lentement à ma gorge. Je fermai les yeux pour reprendre sur moi-même, prenant ce qui me servait de chemise à carreaux pour l'entourer devant ma bouche et mon nez. Empêchant un tant soit peu l'odeur répugnante de venir jusqu'à mes narines. N'ayant qu'une camisole a bretelle mince comme seule recouvrement corporelle, des frissons parcouraient mon corps, incertaine que c'était la cause du froid ou de la nervosité.

Rendu aussi loin, je me disais qu’il était trop tard pour reculer de toute façon. Je jetai une œillade a mon compagnon de route, puis poursuivis dans le plus grand silence notre avancé, les sens aux aguets. Le couloir devenait plus large à mesure que nous avancions laissant place à une espèce de salle ovale où trônaient des chaises et des tables renversés, une multitude de papier journaux se trouvaient un peu partout sur le sol. De poussiéreuses tablettes sur les murs et des bibliothèques brisés, remplis de bouquins variés. Je ne pris pas le temps de regardés toutes ces nouvelles trouvailles avec attention plutôt inquiètes par la présence de nombreuses traces de sang qui juchaient le sol, dans de longues traînés, menant finalement à quelques os ici et là. Je visais de ma petite lampe ce qui nous entourais puis je m’arrêtai net lorsque je vis au fond de la pièce.  Une imposante silhouette qui sembla respirer vue les épaules qui montait et descendais dans une cadence lente, sans se retourner toutefois. Un nouveau grognement retentit nous confirmant sa présence.

Je baissai ma lampe de poche a mes pieds et regarda Andy un air stupéfait au visage lui pointant le colosse qui semblait être statique dans le fond de la pièce. Je demandais du regard ce que nous allions faire, puis alors que je rapportai mon regard vers le grand gaillards, ces yeux rougis nous regardaient maintenant avec intensité.

Y’avais pas a dire, je gloussai à cette vision et recula d’un pas.
Et merde… lançais-je alors qu’il tassa d’un coup de poing une table qui alla valser contre un mur et éclata en morceau. Mes yeux agrandis par la surprise ne cligna pas, bouche bée par la force qui s'émana de cet être.. sans vie ? Je ne savais pas trop en fait mais son corps bleuté et parsemés de sang séché, Me laissa croire que si.  L'os du tibia complètement fracturés sortant de sa jambe droite. Il marchais sans sembler ressentir la moindre douleur, grognant simplement en nous voyant.

Le grognement qui s’échappa de celui-ci me fît froid dans le dos, je maudissais la vie pendant un instant de ne pas avoir eu un minigun a cette instant précis et leva ma batte de Baseball cloutée avec la ferme intention de m'en servir.  

Analysant la situation et le voyant courir vers nous…

ATttentTTionnnn .. Avais-je crié avant de prendre mes jambes à mon cou et courir vers la pièce ovale y entrant pour tenter d’échapper aux grandes mains qui s’approchaient de nous. Maintenant dans la pièce je n’avais d’yeux que pour le rôdeur prête a toute éventualité…
Disons que nous n'avions pas pris le temps d'élaboré un plan, quoiqu'il arriverait même si je ne le connaissait pas, Aider Andy et en finir avec cette chose, serais ma priorité.. Coûte que coûte !!!
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