J'étais dans le champs ?



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Jeu 11 Mai - 13:58

Le soleil surplombait l'horizon en projetant un faible halo de lumière en cette mâtinée fraîche. Je me frotta les yeux puis me redressai dans le siège de cuir rouge dune vieille Chevrolet. La suspension grinça sous mon poids et brisa le silence qui planait tout autour. J'essayai de démarrer le véhicule sans succès. Elle étais complètement à sec. Vidé de tout ce qui lui restais d'essence, la veille au soir. J’avais rouler quelques kilomètre et l’avais laisser valser, alors que la lumière dans le tableau de bord affichais une quantité minime de gaz, dans les pentes de cette campagne pendant quelques miles jusqu’à ce quelle ce stoppe net. J’avais finalement opté pour loger là dedans pour la nuit. Je sortis de la voiture observant autour, la vue était splendide mais le froid, plutôt saisissant. Je pris mes effets et d'un pas de course je me dirigeai vers ce qui semblait être une jolie petite maison de campagne.

Avais je rouler autant?
Où est ce que jetait rendu ? Je me le demandais bien.

Quoiqu'il en soit sans même véritablement réfléchir je pénétrai dans la demeure et referma derrière moi. Le mois de février n’avais rien de bien particulier a part d’être imprévisible ; une journée c’était doux et ensoleillé et le lendemain , frigorifiant et morne... Aujourd'hui le ciel gris rendais cette journée terne et sans vie... Je soupirai et arme en main je me devais d'examiner la maison avant de m'y loger...
Peut être trouverais je quelques choses a me mettre sous la dent. J’avais tellement faim que parfois j'avais l’impression d’avoir des visions ou des hallucinations. Me parlais-je à moi même? Non je ne crois pas... Pas a haute voix du moins.

Après avoir fait le tour du rez-de-chaussée vint alors la visite du premier étage. Je montais les marches une a une dans un silence brisé par les craquements imprévisible du vieil escalier qui craquais alors que je montais, tant bien que mal sur la pointe des pieds. Des bruits de meubles qui grincèrent sur le plancher du haut me signalèrent la présence de quelqu'un ou de quelques choses.

Je tenais mon arme a deux mains, ma pioche était petite mais O combien efficace planter dans le crâne d'un mangeur de chair. Je me dirigeai vers la première pièce devant moi la porte était close ce qui dans ma tête ne présumais rien de bon.. Je tournai la poignée et ouvrit lentement. Le rodeur était devant la fenêtre, il grattait celle-ci avec ces mains grisâtre et sans vie. J’observai la pièce, une chambre campagnarde de petite fille, au vue des multiples poupées de porcelaine poussiéreuse qui trônait sur les tablettes. Je plantai d'un élan sans pareil ma pioche dans le cervelet du cadavre répugnant puis ouvrit la fenêtre pour balancer le corps dehors... Le cadavre roula sur la toiture avant de se planter droit sur une petite clôture noir avec des piques où il resta pris et bredouille. Satisfaite je poursuivis mon inspection vers la salle de bain puis une nouvelle chambre.

Un nouveau bruit attira mon attention cette fois et je stoppai mon avancé les sens aux alertes. Avais-je attiré de nouveau rôdeurs? Pensais-je alors que le bruit semblait provenir du rez-de-chaussée. Y avait-il un sous sol ? Je repris mon courage et redescendit lentement tachant cette fois de ne pas faire grincer les marches. Niveau discrétion je n’étais pas très douée en fait, cela dépendais de bien des choses. Je savais comment être discrète mais le faire était tout une autre histoire. Je me souvenais des périples de mon adolescence où j'avais du a mainte reprise sortir en douce de ma maison. Je ne réussissais pas tout les coups et je soupçonnais ma mère parfois de me laisser la vie tranquille. Parfois je faisais tellement de bruit que je me disais que c’était impossible qu’elle ne sache pas.. Je ne m’étais jamais véritablement poser la question avant aujourd’hui. Ce pouvait-il que ma mère avait lâchée prise à mon sujet depuis fort longtemps? Avait-elle baissé les bras au point de me laisser dépérir seule ? Quoiqu’il en soi il était maintenant trop tard pour en discuter avec elle et ne pas le savoir était peut-être la meilleure des choses dans mon cas. Je voulais garder de bon souvenirs des gens de mon enfance. Je savais que je n'avais pas été une enfant facile mais j'étais incomprise et mal-aimée... du moins c'est ce que je croyais.
Je m'était reprise en main au moins, n'étais-ce pas le plus beau cadeau a offrir à notre entourage ?

Je sortit de mes pensées quand un nouveau bruit me fît sursauter.
Mes pas me traînèrent de nouveau vers la porte d’entrée dans un silence lourd et un souffle entrecoupée que je tentais de contrôlée pour dissimuler ma présence.
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I walk a lonely road
Andy Rodwell
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Ven 12 Mai - 4:05

Les dernières péripéties d'Andy dans la ville de Détroit l'avait assez secoué pour le décider de s'éloigner quelque peu de cette ville folle. Les morts revenus de leur repos supposé éternel ne suffisaient apparemment pas puisque que même les humains encore considérés comme "sains" s'étaient mis à agir comme des bêtes sauvages et stupides, cédant à leurs pulsions les plus primaire pour se servir de la vie d'autrui à des fins explicites : viols, cannibalisme, troc. Tout était bon pour considérer qu'une personne valait moins qu'eux au motif qu'elle faisait partie d'un groupe moins nombreux ou plus faible... La loi du plus fort dans son expression la plus simple : survivre ou périr. La routine dans les limbes les plus noires de l'Enfer.

Le décor qui s'offrait à lui était, à première vue, reposant. Des champs autrefois cultivés avec courage et ténacité étaient désormais à l'abandon, ayant laissé la nature reprendre petit à petit ses droits sur ce paysage. La mauvaise herbe et le froid avaient achevés les quelques pousses qui auraient pu subsister dans ce sol dur et gelé. Pourtant, l'espace dégagé avait un quelque chose d'apaisant, en y regardant de plus près. Un léger souffle de vent en guise de son, les feuilles mortes et déchirées planant quelque peu et une fine couche de givre sur les plantes encore vivantes. En temps normal, cela serait un contexte superbe pour une photo. Si tout ce qui se cachait derrière une botte de foin, un véhicule endommagé ou au détour d'une grange éventrée ne pouvait être fatal.

Soupirant doucement, expulsant un fin nuage de buée dans la fraîcheur ambiante, le jeune homme poursuivait sa marche en avant vers... partout et nulle part à la fois. Aucune information malgré les évènements passés, aucune piste, aucun moyen d'apprendre ne serait-ce qu'une petite indication sur celle qu'il cherchait. Il avait rencontré des gens également à la recherche de proches, amis ou famille, sans succès aucun. Les communications étant quasiment impossibles, le gouvernement ayant totalement chuté et les gens étant en fuite ou morts, l'objectif qui était le sien ressemblait à une expédition punitive ou une recherche de rédemption plus qu'autre chose. Mais il refusait de croire que ces petits yeux merveilleux lui ayant donné la volonté et la force de faire de sa vie quelque chose pour eux n'étaient plus de ce monde. Il ne renoncerait pas jusqu'au jour où il aura retrouvé le fruit de son coeur... ou aura eu la preuve formelle qu'elle n'est plus.

Ses pas écrasaient la végétation morte et glacée, provoquant un léger son qu'il adorait étant enfant quand il écrasait de grosse quantité de neige fraîche. Aujourd'hui, ce froid et cette texture lui rappelle seulement la mort ambiante qui viendrait le chercher s'il n'était pas plus vigilant. Soufflant rapidement dans ses mains pour les réchauffer un minimum, son regard balaya le paysage et s'attarda sur une maison typique de celles qui garnissaient les campagnes. Elle était en assez bon état si l'on devait la comparer aux habitations l'entourant, attirant le vagabond vers elle. Il remarqua, en s'approchant, une voiture assez marquée par le temps de la marque Chevrolet stationnée maladroitement devant le domicile. Jetant un rapide coup d'oeil à l'intérieur, l'homme ne pu savoir à quand remontait précisément sa dernière utilisation bien que les trainées laissées par les roues apportaient un début de réponse : elle avait bougé pour arriver ici il n'y avait pas très longtemps...

Méfiant comme à son habitude, il serra son arme artisanale dans la main droite et entreprit d'ouvrir doucement la porte du rez-de-chaussée. Les morts ne conduisaient pas de véhicules, il devait donc y avoir au moins une personne de vivante à l'intérieur de cette demeure. Et ses dernières fréquentations lui avaient appris à ne faire confiance à personne dans ce monde cinglé où n'importe qui peut vous tuer sur le coup d'une pulsion ou d'un besoin. Entrant lentement dans la pièce, il referma la porte et balaya l'entrée du regard : aucune trace d'activité apparente, et surtout aucun de ces monstres avides de chair humaine. C'était déjà ça de pris.

Soupirant bruyamment, sans crainte d'attirer un quelconque occupant pouvant se trouver dans une autre pièce ou à l'étage, il analysa rapidement la situation. De sa position actuelle, à moins d'ouvrir la porte dans son dos, il n'y avait aucun moyen de le prendre par surprise, mais une exploration du lieu pourrait le mettre en délicate situation. Concentré sur ses pensées, il se braqua immédiatement, tournant la tête vers un endroit où il était persuadé d'avoir entendu un furtif mais perceptible son. Dans les faits, ce pouvait être n'importe quoi : un rongeur, un courant d'air, une respiration... A ignorer et à craindre à la fois.

Serrant toujours aussi fermement son moyen de défense, il passa en revue l'espace devant lui, lui offrant une porte devant donner sur une cuisine et un petit couloir avec un escalier menant à l'étage. Où tout et n'importe quoi pouvait se trouver.

Faisant quelques pas pour arriver au milieu de la pièce qu'il occupait actuellement, il croisa les bras sans lâcher son pieu d'acier.

- Si y'a quelqu'un, de vivant s'entend, montrez-vous. J'ai aucune raison de vous faire du mal.

Montrant son équipement bien en vue, il reprit.

- Par contre, si je dois me défendre, je le ferais. Alors si vous voulez me buter, va falloir réussir du premier coup. Ou on peut discuter, ça m'va aussi.
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Ven 12 Mai - 6:04

J'avais fais le tour de la demeure puis m'étais arrêter dans l'escalier lorsqu'une voix s'était finalement lever dans la maison me signalant sans questionnement la présence d'un individu. Me montrant ces armes et signalant qu'il n’avait rien d'hostile, me mis tout de même en doute. Calmant toutefois les battements de mon cœur qui s’était accéléré dans ma poitrine, je pris une légère respiration.

Je n’offrais pas ma confiance aussi aisément, mais donner une chance aux coureurs comme l'on disait ne pourrais pas faire de tort. J'étais seul depuis excessivement longtemps et une présence humaine autre que moi-même ne pouvais sans doute pas être déplaisant. Juste parler ferais changement, disons que je n'avais pas dans mon habitude de parler seule du moins pas que je sache.  

Humm... Ok... Ça va... Discutons !! Je n'ai pas l'intention de faire la peau de quiconque. Enfin, personne de vivant du moins... Dis-je d'une voix douce et féminine presque trop mélodieuse pour se monde dévasté. Je finis de descendre les escaliers pour me retrouver face à l'homme
les bras levé en l'air, signalant à mon tour l’idée de la jouer mollo et sans danger. J’avais en main, ma pioche ensanglanté et encore dégoulinante des restes du bouffeur de cervelle que je venais de tuer là-haut. Mes yeux azurs, empreint d'une certaine interrogation, firent le tour de la pièce comme pour m'assurer qu'il était bel et bien seul. Ils finirent leurs courses dans ceux du jeune homme. Mon visage restait de marbre mais les sourcils légèrement froncé démontraient une certaine méfiance. Sans doute était-ce naturel chez deux individus encore vivants qui se rencontraient dans un monde où régnait dévastation et rareté de survivants. Je restais planter là a l'observer étudiant ces moindres faits et gestes...

Puis comme pour briser le lourd silence qui planait je me décidai à parler...
Je... Je m'appelle Bess balbutiais-je finalement en essuyant sur mon chandail délabré, le sang qui ruisselait sur mon arme, mes joues se teintant de rouges par gêne ou simple difficulté sociable.

Je n'avais pas terminé de faire le tour de la maison et je crois qu'il y a un sous-sol... Tu m'aide a nettoyé ? J'ai vue deux chambres à coucher là-haut et je n'ai croisé qu'un seul mort... Vaut mieux être prudent avais-je fini par ajouté question de casser la glace.

J'avais fini par calmer toutes les idées dangereuses qui me passaient par la tête. J'avais l'imagination fertile et plusieurs scénarios m'était passé par la tête et aucun ne me plaisais. J'avais donc opté pour faire, sur un coup de tête, ce qui me semblait le plus... Docile ou censé. J'espérais seulement ne pas être tombé sur un fou furieux ne sait-on jamais. La loi du plus fort était devenue chose courante et des gens civilisés ne se croisaient plus autant qu'avant. J'avais rencontré des gens différents tout au long de mon parcours jusqu'ici certains m'avais été d'une grande aide et d'autres m'avais fichu la trouille au point de me cacher pendant des jours avant de reprendre la route. Je survivais tant bien que mal dans ce nouveau mode de vie. Je m'y habituais lentement, du moins je m'efforçais du mieux que je le pouvais de parvenir à vivre normalement. Non pas comme avant, car  ce n'était plus envisageable de vivre de cette façon. Il fallait tout oublier... Faire une croix sur le passé pour mieux avancé mais ce n’était pas l’avis de tout le monde et parfois il fallait s’accrocher à quelques choses pour mieux poursuivre nos buts. Dans mon cas, je n’avais plus rien, donc plus rien à perdre.

Comme pour sortir de ma rêverie j'ouvris finalement la porte du sous-sol doucement. La lumière était close et on n'y voyait pas grand chose, je sortis ma lampe et dans un cliquetis qui résonna dans un écho lointain j'ouvris celle-ci. Un bruit de meuble qui tombe au bas des escaliers me révéla la présence de quelques choses ou d’un animal peut-être.

J’observai l'inconnu d'un regard entendu afin que l’on descendre ensemble pour faire le ménage. Mes pas se traînèrent lentement vers l'étage inférieur puis arme et lampe en main je cherchai la source du bruit.
Le sol était dur et la pièce était froide, du béton recouvrait entièrement le plancher où nous venions de poser les pieds. On aurait pratiquement pu se croire à l’extérieur tellement le froid était ambiant. Le bruit retentit de nouveau et je tournai ma lampe de poche vers la seule porte qui se trouvait dans cette pièce.

Je pris une grande respiration prête à toute éventualité tourna la poignée lentement et ouvrit d’un coup sec…

Rien…

Un mur de brique bloquait l’entrée ou la sortie difficile de définir vers quoi ce passage menait mais quoiqu’il en soit notre route s’arrêtait là. Je soupirai soulager ou ennuyer, mais d’où provenais ce bruit ? Je fis le tour de la pièce avec ma lampe de poche, analysant chaque recoin, j’avançai dans le plus grand des silences. Sorti de nulle part, un chat grisâtre sorti en trombe de sous une bibliothèque vide en miaulant et courant jusqu’à monter a l’étage.

Bon sang ! Avais-je sursauté ma pioche dressé par l’effet de surprise, le chat aurais pu y passer. Je souris finalement observant mon comparse avec de grand yeux effrayés, mais Ô combien soulagé maintenant.

Bon et bien, je crois qu’il n’y a rien de plus ici… Dis-je alors en fronçant les sourcils cette fois vers quelques choses qui attira mon attention, je pointai ma lampe sous l’escalier de bois qui nous avais permis de descendre et vit un coffre bleu et poussiéreux. Je m’approchai et l’ouvrit doucement, des poupées de porcelaine et des habits d’enfants y était soigneusement rangés… En farfouillant un peu je souris en retirant les derniers morceaux de vêtements roses puis sortis une batte. Une batte modifiée avec des clous, des vis qui sortait d’un peu partout sur le bout de l’arme improvisée c’était plus ou moins efficace sans doute mais je me devais de l’essayer et de voir si elle me serait utile.

Et bien!!! Bonjour toi… lançais-je en la prenant dans mes mains satisfaite de ma trouvaille, je me redressai doucement. Puis remontai les marches jusqu’à revenir dans la cuisine du rez-de-chaussée, où je pris finalement place sur ce qui restait de chaise de cuisine, un banc sans dossier blanc ou plutôt jaunis par le temps.

Je reposai mes yeux sur l’homme et afficha une mine plus invitante moins froide.

Il m’a foutu la frousse ce chat à la con! Dis-je à nouveau laissant échapper un rire que je me surprenais moi-même à faire. Je ne me souvenais d’ailleurs pas de la dernière fois où je m’étais mise à rire, mais je ressentais en mon être quelques choses de bien. Il n’y avais pas de doute, rire m'apaisait me rappelais que j'était humaine et que j'avais des émotions.


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Andy Rodwell
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Lun 15 Mai - 21:29

Patientant dans l’attente d’une réponse, Andy avait de croiser de nouveau les bras et de tapoter son biceps droit de l’index gauche. Un silence n’apporterait rien d’autre que des doutes, le jeune homme étant persuadé qu’il n’était pas seul dans ce lieu et qu’autre chose que la Mort se mouvait dans la bâtisse. Finalement, une voix féminine, trop avenante et douce aux oreilles de l’évadé, se fit entendre dans l’espace donnant sur l’escalier.

- Humm... Ok... Ça va... Discutons !! Je n'ai pas l'intention de faire la peau de quiconque. Enfin, personne de vivant du moins...

Et la femme lui ayant répondu se montra finalement, descendant de l’étage et débarquant les mains en l’air, voulant indiquer qu’elle n’était pas hostile à celui qu’elle avait en face. Malgré la présence dans une de ses mains d’une pioche encore maculée d’un sang encore brillant, preuve de son utilisation récente. Resserrant instinctivement ses doigts sur sa lance, méfiant malgré tout sans démontrer une volonté de nuire – qu’il n’avait pas vraiment à cet instant – il fixa son regard dans les yeux bleus lui faisant face. La personne était, tout comme lui, marquée parce qu’était devenue la vie depuis que cette foutue épidémie avait frappé, faisant du confort basique d’antan un réel luxe. Plus vraiment possible de se laver tous les jours, de se reposer dans un bon lit ou de jouir d’un excellent repas sans avoir à troquer ou à surveiller ses arrières.

Si le regard lui faisant face était éloquent, brillant de plusieurs questions contenues, l’attitude de la jeune femme, aux sourcils quelque peu froncés, démontrait qu’elle n’était pas venue livrer aveuglément sa confiance à l’intrus. Ca tombait bien, il n’en pensait pas moins, ne cherchant qu’à savoir qui était dans la maison. Le silence, pesant, fut rompu par la jeune fille qui se présenta d’elle-même.

- Je... Je m'appelle Bess.

Elle n’était évidemment pas assurée dans ses propos, ni dans l’intonation de sa voix. Peut-être n’avait-elle pas fréquenté d’autres humains sains, ou presque, depuis un certain temps. Pourtant, essuyer son arme souillée sur les restes de ce qui devait être un chandail ne sembla pas la gêner outre mesure. Ou peut-être était-ce cet acte qui lui fit monter le rouge aux joues ? La fixant dans les yeux, essayant de la détailler de haut en bas, le garçon accrocha finalement son pieu à la taille avant de rabattre sa grosse veste par-dessus.

- Andy.

Inutile d’en dire plus, le reste ne l’intéresserait pas. Et n’avait aucune raison d’être étalé devant une inconnue totale. Relançant la conversation, la dite Bess se lança dans une rapide explication de ce qu’elle avait fait. Et de ce qu’il restait à faire, selon elle.

- Je n'avais pas terminé de faire le tour de la maison et je crois qu'il y a un sous-sol... Tu m'aide a nettoyé ? J'ai vue deux chambres à coucher là-haut et je n'ai croisé qu'un seul mort... Vaut mieux être prudent

Soupirant doucement, Andy se demandait pourquoi il était déçu d’avoir encore à faire le ménage parmi les cadavres errants alors qu’il était couru d’avance que la probabilité de trouver un sanctuaire déserté par ces choses était quasiment nulle. Plus par dépit que par motivation, il acquiesça d’un hochement de tête, prenant la suite de la jeune femme.

Cette dernière ouvrit la porte menant vers l’étage inférieur, plongé évidemment dans une obscurité totale. Pourquoi croire que la lumière fonctionnerait encore dans un monde plongé en plein chaos. Toujours derrière Bess, Andy l’observa sortir une lampe de sa poche et briser les ténèbres d’un faible trait de lumière. Suivi immédiatement du bruit d’un obstacle en bois heurtant le sol, faisant immédiatement reprendre à Andy son arme. Fallait bien que ça pue un peu plus, au cas où…

D’un regard plus qu’explicite, elle incita son accompagnant à descendre avec elle afin de régler le souci de ce qui errait dans le sous-sol. Avait-il le choix ? La laisser y aller seule et se faire contaminer par ces corps décomposés la ferait rejoindre leurs rangs. Et apporterait un danger de plus pour lui-même. Hochant la tête, il amorça au rythme de Bess la descente dans le noir à peine troublé par la petite torche. L’air les entourant était glacial, presque comme si le froid tout entier s’était réfugié dans cette cave. Touchant le sol, après avoir descendu la dernière marche, le bruit et le contact avec le sol fut évident : du béton. Pas de risque de marcher sur du bois pourri, c’était déjà ça de gagner.

Observant les endroits qu’éclairait la femme, leurs regards furent attirés par la seule chose qui pouvait les intéresser : une nouvelle porte. Andy n’aimait clairement pas ce qu’il se passait. Il avait, à de nombreuses reprises, croisé ces créatures dans des pièces fermées, étant incapables de mourir de faim ou d’épuisement. Putain de virus.

Bien plus entreprenante qu’il ne l’aurait cru, le garçon vit la survivante poser doucement la main sur la poignée avant de la tourner, après une brève inspiration, dévoilant… un mur de briques rouges. L’accès avait été condamné. Mais dans quel but ? La pièce qui se trouvait derrière ce barrage improvisé commençait à intriguer le jeune père, se demandant les raisons pour lesquelles elle avait été obstruée de la sorte. Et si cela remontait à avant ou après l’épidémie.

Plongé dans ses pensées, il se retourna brusquement en observant une créature furtive surgir d’une vieille bibliothèque et monter à l’attache,  et en entendant l’exclamation de surprise de celle qui l’accompagnait.

- Bon sang !

Tournant la tête vers Andy, les yeux encore effrayés contrastant avec son sourire apparent, elle semblait malgré tout bien plus sereine de savoir qu’après avoir nettoyé l’étage – du moins il pensait que c’était fait – la cave ne représentait aucun danger apparent. Si elle ne s’était pas retenue, la bestiole aurait probablement terminée embrocher sur sa pioche vu la rapidité avec laquelle elle semblait l’avoir brandie.

- Bon et bien, je crois qu’il n’y a rien de plus ici…

- On remonte ?

Alors qu’il s’attendait à retrouver la lumière du jour éclairant le rez-de-chaussée, Bess s’attarda sur quelque chose qu’elle éclairait sous les marches de l’escalier. Elle en sorti un petit coffre qu’elle fouilla sans perdre de temps. Croisant les bras en attendant qu’elle termine, il la vit sortir une batte cloutée dont elle s’empara avec joie. Finalement, elle se décida à remonter vers la cuisine, rapidement suivie par le jeune homme qui referma la porte de la cave derrière lui. Imitant la demoiselle qui s’était installée sur ce qu’il restait d’un banc blanc, il s’empara d’une chaise en état correct avant de se poser enfin un moment. Soupirant lourdement, il entendit la jeune femme s’adresser de nouveau à lui, émettant même un petit rire.

- Il m’a foutu la frousse ce chat à la con!

Levant les yeux vers elle, il constata que l’attitude de Bess avait quelque peu changé. De méfiante – fort logiquement – au départ, elle se  laisser aller à rire ouvertement. Peut-être n’avait-elle, effectivement, pas vu d’autres humains depuis quelques temps et qu’elle voulait croire que tous n’avaient pas sombré dans la folie.

- J’admets qu’il m’a fait un peu peur aussi.

Repassant les souvenirs récents de ce qu’il avait vu dans la cave, il se laissa aller à demander à son interlocutrice certains détails.

- T’es là depuis combien de temps ?

Tournant la tête vers la porte qui menait au sous-sol, il reprit.

- Parce que je me pose pas mal de questions sur cette porte murée. Y’a forcément un truc derrière. Je ne sais pas quand elle a été condamnée, mais cette pièce doit contenir quelque chose. D’intéressant ou de dangereux.

Il devenait de plus en plus intrigué par cette pièce. Un peu trop, d’ailleurs, commençant à balayer du regard la cuisine à la recherche de quelque chose pouvait briser ce mur rouge.
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Mar 16 Mai - 17:47

Andy se présenta donc en toute simplicité sans ajouté mot, ce qui me fît l'effet déplaisant d'être froid et de ne pas avoir envie d'être là...
Je ne savais pas trop a quelle genre de mec j'avais affaire devant moi aux premiers abords. Mais comme pour calmer la tension j'essayais de me la jouer plus sociable et moins froide. Je n'était pas du genre antipathique du moins je tâchais de l’être.

J'imagine que la situation aurais été différente dans le cas où la tension aurais été plus palpable mais il ne semblait en aucun cas hostile. Je ne voyais pas l'intérêt d'être farouche et déplaisante. Il m’avait suivi au sous-sol prête a toute éventualité ayant repris son arme en main. Notre séjour dans le frais de cette étage inférieur fût plutôt brève voir même intriguant.

Et le sursaut en voyant la pauvre créature me fit rire ce que je ramenai lorsque nous furent de retour dans la cuisine. Andy fit part de sa légère peur et je sourit a nouveau sans en rajouté.

Peut être étais-je trop amicale pour l’heure? Il n’y avait pas de doute la présence humaine avait plutôt été rare depuis ces derniers mois… étais-je rendu au point de ne plus savoir comment fraterniser ??  Je ne m’en faisais pas pour cela, enfin j’essayais de ne pas y penser. Pour l’instant comme Andy me le mentionna à nouveau  la porte blindé de brique au sous sol était intrigante voir même inquiétante.

J’avais acquiescé a ces dires et pris la parole

Je suis arrivé quelques heures avant que tu arrives en fait.. J’ai vue un mort en haut je l’ai empalés sur sa clôture… Crois tu qu’il y aurait des écrits quelques part pour nous informer de ce qu’il pourrait y avoir l’autre coté de se mur ? Je pris une pause puis ajouta…

On va défoncer?? Avais-je ajouté alors que je lui désignais la batte et ma pioche qui pourrais sans doute aidé a faire une ouverture dans le mur en question.

J’étais tout autant que lui intrigué à trouver quelques choses de l’autre côté… Ressassant les photos que j’avais aperçut là haut et ne trouvant qu’un restant d’humain de sexe masculin a l’étage. L’idée de trouver le reste de la famille barricadé dans cette espace clos me traversa l’esprit et me fit froid dans le dos.

Je grimaçai a cette idée et en fît part à Andy,
Tu crois que.. Qu’il aurait enfermé le reste de sa famille là dedans ?
Cette idée m’était tout à fait inconcevable, du moins c’est ce que j’espérais et s’il en était ainsi l’empalement que je lui avais fais subir n’était qu’une piètre punition vis-à-vis de cette acte sans pareil.

Je ne pouvais croire qu’avant l’apocalypse il pouvait y avoir des gens aussi insensé et inhumain. Je me disais que rien n’arrivait pour rien et que ce virus était là pour une raison, faire payer a l’humanité toutes les erreurs du passés. Les guerres, les désastres, les tueries, les meurtres, les viols et j’en passe. Était bien pire que tout ce que ce nouveau monde dans lequel je marchais, pouvait me faire subir.  De toute manière, même dans cette apocalypse subsistait en l’homme l’envie de tuer ou de contrôler. L’abus de pouvoir était le plus grand gagnant dans l’esprit des gens que j’avais pu croiser et que je refusais de côtoyer.

J’espérais qu’en Andy, ce garçon qui avait croisé ma route aujourd’hui, pouvais subsister un être humain descend et de bonne foi. Je n’étais pas croyante loin de là, mais l’état sain d’esprit faisait toute la différence dans les rencontres que j’avais précédemment faite.

Andy pris les devants cette fois ce qui me sortis de ma rêverie sans doute. Je pris une grande respiration, mon cœur se mettant a battre la chamaille, parce que c’était de l’inconnu cette fois, trouverions-nous des gens vivants ?... Trouverions-nous des gens contaminés ? Ou rien simplement qu'un endroit pour nous faire croire à plusieurs scénarios.

Je rallumai ma lampe de poche et offrit a Andy de lui prêter ma pioche, que je lui tendis alors que je portais maintenant mes deux mains sur ma nouvelle acquisition ma batte de Baseball.

Quand tu es prêt !! Avais-je lancé a son intention.
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Andy Rodwell
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Sam 10 Juin - 16:24

- Je suis arrivé quelques heures avant que tu arrives en fait.. J’ai vue un mort en haut je l’ai empalés sur sa clôture… Crois tu qu’il y aurait des écrits quelques part pour nous informer de ce qu’il pourrait y avoir l’autre coté de se mur ?

Elle marqua un temps d’arrêt avant de reprendre rapidement, Andy écoutant silencieusement ses propos.

- On va défoncer??

Une batte cloutée et une pioche. Il n’y avait guère que le deuxième outil qui aurait une quelconque utilité pour détruire ce pan de mur qui obsédait étrangement le jeune homme. C’était impossible de songer à murer une pièce comme ça, surtout que le travail ne semblait pas avoir des dizaines d’années mais semblait plutôt frais. Postérieur à l’Epidémie, même. Voilà qui méritait une petite investigation.

- C’est l’idée que j’ai, oui. Mais je pense qu’il faudrait qu’on trouve un maillet ou un truc plus lourd qu’une pioche et qu’une batte. Histoire de tout casser en quelques coups et ne pas trop se fatiguer.

Il souffla doucement avant de reprendre.

- Après tout, on ignore tout de ce qu’on pourrait trouver derrière ces briques. Peut-être rien, peut-être un danger…

C’était ça, il ignorait tout de ce qu’il pouvait y avoir derrière cet épais mur tout de rouge. Rien de vivant à première vue, vu le peu d’espace pour laisser circuler l’oxygène et permettre à quiconque de survivre. A moins qu’une fenêtre ne s’y trouve, juste suffisante pour permettre à d’hypothétiques personnes emmurées de respirer.

Il en était la de ses pensées quand la voix de Bess le tira de ses songes.

- Tu crois que.. Qu’il aurait enfermé le reste de sa famille là dedans ?

- J’en ai franchement aucune idée. Ca se pourrait. Un membre contaminé. Ou le contaminé enfermant sa famille pour la protéger. Mais je préférerais, sans te mentir, y trouver du matériel et rien de vivant. Ou de mort.

Il regarde un temps la jeune femme lui faisant face. Elle était, tout comme lui, marquée par la survie imposait à toute créature encore saine dans ce monde perdu et abandonné. Malgré ça, beaucoup de choses dans son attitude étonnaient le garçon : elle ne le connaissait pas mais discutait avec lui, adoptait un ton doux presque apaisant, ne semblait pas le voir comme un potentiel danger. C’était devenu rare de voir des gens accorder leur confiance, ou un semblant de confiance, si rapidement à de parfaits inconnus. Evidemment, il se pouvait qu’elle joue un rôle et se serve de lui… mais ses mots, ses yeux semblaient sincères. C’était déjà ça de gagné.

Il soupira doucement avant de se lever de sa chaise, semblait également sortir Bess de ses pensées. Elle alluma la lampe de poche avant de tendre à son accompagnant la pioche encore maculée d’un sang coagulé sur une des pointes. Andy s’en saisit avant d’entendre la voix de la jeune femme résonner encore dans la pièce.

- Quand tu es prêt !!

- Alors allons-y. Plus vite on en fini, plus vite on saura.

Les deux personnes rejoignirent rapidement la cave avant de se trouver devant l’objet de leurs interrogations. Juste quelques briques rouges, et peut-être rien derrière. Andy commença par tapoter de la pointe le mur pour en tester la solidité. Du bon travail, assurément. Pourtant, il lui sembla avoir, furtivement, entendu comme un très léger grognement en réponse au bruit qu’avait provoqué le métal contre la pierre rouge.

- Tiens-toi prête, on ne sait vraiment pas ce qu’il y a derrière.

Les coups commençaient à s’enchaîner contre la paroi carmine et les grognements semblaient devenir de plus en plus fréquentes, mais pas plus audibles pour autant. Une impression étrange vint s’emparer du garçon. Il s’essuya le front avant de reprendre son effort, imité par Bess, arrachant à chaque fois un peu plus de la façade avant qu’ils ne parviennent finalement à faire un trou et voir à travers. Rien d’autres que les ténèbres.

- Eclaire à l’intérieur pour voir.

La lumière ne parvint que peu à traverser l’épais nuage obscur qui leur faisait face. Cette maison n’avait rien de normal, il semblait être face à…

- … un souterrain. Ca va plus en profondeur que la cave. Tu te sens d’y aller ou tu préfères partir ?

Andy ne regarda même pas la personne à qui il parlait, le regard fixait vers ce long corridor dont il ne parvenait pas à distinguer le fond. Que pouvait faire un pareil tunnel dans la cave d’une maison de campagne toute mignonne ? Et ces légers grognements l’intriguaient de plus en plus, comme un attrait morbide. Il sentait le danger qui hérissait chaque poil de ses avant-bras. Mais il voulait savoir ce qu’il se cachait au fond de cet espace emmuré.
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Lun 12 Juin - 4:58

Redescendu au sous-sol Andy m'avais demandé ce que je voulais faire, aimable de sa part, Je souris

Je suis prête à démolir ce mur, si ce n'est pas maintenant.. je reviendrais surement une autre fois sa me chicoterais trop !! avais-je ajouté un léger sourire en coin.

Allons-y !

Ayant entamé la démolition du mur. Mon cœur battait de plus en plus, me rappelant que rien n'était sans danger. Je ne savais pas ce que nous allions trouvé de l'autre côté mais Andy me rappelait a nouveau de me méfier d’un potentiel danger.  Le mur dégringola devant nos pieds laissant un trou assez grand pour y passer une fine lueur de ma lampe dynamo.

Mon accompagnateur signala un couloir avec un air d'incompréhension que j'approuvai de la même façon mais qu'est ce qu'une maison de campagne pouvait cacher aussi profondément ?

Tant de question se bousculaient dans ma tête. Mais l'idée d'une famille enfermée me hantait à chaque instant.
Plusieurs minutes passèrent voir une heure alors que nous travaillions de concert pour faire effondrer ce qui nous séparait d'un chemin inconnu. La sueur au front et des douleurs musculaires dans les bras. Je soufflerais bientôt d'après la largeur du trou dans le mur qui agrandissait sous les coups répétés.
Les dernières briques s’effondrèrent finalement laissant un nuage de poussière qui me fit toussoter légèrement. Offrant enfin un passage vers un long couloir sombre et humide.

L'odeur qui s'échappa du couloir me rappela plusieurs carcasses animales démembrés quand je parcourais des forêts danse. Vous savez le genre de corps d'animal bredouille, manger par sa proie, ayant traîné là depuis plusieurs semaines voir des mois vue les vers et les mouches qui s'y logeaient.
Je n'étais plus certaine de vouloir m'aventurer plus loin... Mais les questionnements a propos d'un couloir souterrain traînant dans le sous sol d'une maison de campagne me mettais la puce a l'oreille, je voulais inévitablement, dans mon for intérieur, en savoir d’avantages.

La noirceur régnait en maître, Andy me fit prendre conscience que l'on entendait un grognement au loin. J'affirmai de la tête en resserrant l'étreinte de ma batte de Baseball.

Ma lampe dynamo comme seule éclairage et l'odeur infecte, presque insupportable, nous montait de plus en plus au nez. Je m'arrêtai même un moment, prenant appuis sur le mur frais. Je me boucha le nez, retenant du mieux que je le pouvais, ma respiration pour calmer des hauts le cœur qui montait lentement à ma gorge. Je fermai les yeux pour reprendre sur moi-même, prenant ce qui me servait de chemise à carreaux pour l'entourer devant ma bouche et mon nez. Empêchant un tant soit peu l'odeur répugnante de venir jusqu'à mes narines. N'ayant qu'une camisole a bretelle mince comme seule recouvrement corporelle, des frissons parcouraient mon corps, incertaine que c'était la cause du froid ou de la nervosité.

Rendu aussi loin, je me disais qu’il était trop tard pour reculer de toute façon. Je jetai une œillade a mon compagnon de route, puis poursuivis dans le plus grand silence notre avancé, les sens aux aguets. Le couloir devenait plus large à mesure que nous avancions laissant place à une espèce de salle ovale où trônaient des chaises et des tables renversés, une multitude de papier journaux se trouvaient un peu partout sur le sol. De poussiéreuses tablettes sur les murs et des bibliothèques brisés, remplis de bouquins variés. Je ne pris pas le temps de regardés toutes ces nouvelles trouvailles avec attention plutôt inquiètes par la présence de nombreuses traces de sang qui juchaient le sol, dans de longues traînés, menant finalement à quelques os ici et là. Je visais de ma petite lampe ce qui nous entourais puis je m’arrêtai net lorsque je vis au fond de la pièce.  Une imposante silhouette qui sembla respirer vue les épaules qui montait et descendais dans une cadence lente, sans se retourner toutefois. Un nouveau grognement retentit nous confirmant sa présence.

Je baissai ma lampe de poche a mes pieds et regarda Andy un air stupéfait au visage lui pointant le colosse qui semblait être statique dans le fond de la pièce. Je demandais du regard ce que nous allions faire, puis alors que je rapportai mon regard vers le grand gaillards, ces yeux rougis nous regardaient maintenant avec intensité.

Y’avais pas a dire, je gloussai à cette vision et recula d’un pas.
Et merde… lançais-je alors qu’il tassa d’un coup de poing une table qui alla valser contre un mur et éclata en morceau. Mes yeux agrandis par la surprise ne cligna pas, bouche bée par la force qui s'émana de cet être.. sans vie ? Je ne savais pas trop en fait mais son corps bleuté et parsemés de sang séché, Me laissa croire que si.  L'os du tibia complètement fracturés sortant de sa jambe droite. Il marchais sans sembler ressentir la moindre douleur, grognant simplement en nous voyant.

Le grognement qui s’échappa de celui-ci me fît froid dans le dos, je maudissais la vie pendant un instant de ne pas avoir eu un minigun a cette instant précis et leva ma batte de Baseball cloutée avec la ferme intention de m'en servir.  

Analysant la situation et le voyant courir vers nous…

ATttentTTionnnn .. Avais-je crié avant de prendre mes jambes à mon cou et courir vers la pièce ovale y entrant pour tenter d’échapper aux grandes mains qui s’approchaient de nous. Maintenant dans la pièce je n’avais d’yeux que pour le rôdeur prête a toute éventualité…
Disons que nous n'avions pas pris le temps d'élaboré un plan, quoiqu'il arriverait même si je ne le connaissait pas, Aider Andy et en finir avec cette chose, serais ma priorité.. Coûte que coûte !!!
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Andy Rodwell
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Lun 26 Juin - 19:23

Il fallut encore un peu de temps et d’efforts conjugués des deux personnes pour abattre suffisamment de briques afin de se faufiler derrière l’ancien mur. Durant tout ce labeur, Andy et la jeune femme n’avaient échangé aucun mot, concentrant tous leurs efforts dans les coups qu’ils mettaient dans la pierre rouge avant que de gros morceaux ne s’effondrent, dans un vacarme qui a du retentir à travers toute la silencieuse campagne. Un nuage de poussière fut soulevé par les débris au sol et mit quelques secondes à se disperser, tandis que le garçon remonta le col de son pull sur sa bouche et son nez afin de ne pas inhaler ce brouillard puant l’humidité et la moisissure. Enfin, ils y étaient parvenus. Mais était-ce vraiment une bonne idée ? Les grognements entendus, il ne les avait pas rêvés. Et maintenant, quelle que soit la créature les ayant émis, il était évident qu’elle était au courant de leur présence ne ces lieux… mais qu’importait, il fallait tirer un trait définitif sur tout ça. Surtout après avoir ouvert la boite de Pandore.

En redescendant un peu son col, une fois l’épais nuage retombé, afin de respirer plus facilement. Et il regretta bien vite cette idée quand l’odeur de putréfaction vint lui envahir les narines jusqu’au plus profond de ses poumons. Il senti qu’il allait rendre le – très – maigre contenu de son estomac sitôt que cet ignoble parfum fut identifié par son cerveau. Il était clair que l’Epidémie avait un secret de caché au bout de ce couloir désormais, cette odeur étant clairement celle de la mort qui rôdait dans tout Détroit. Et les Etats-Unis en général. Rien de bien réjouissant, mais il fallait aller jusqu’au bout désormais. Ils avaient ouvert un espace pour quelque chose d’emmuré depuis Dieu seul savait combien de temps, ils ne pouvaient pas juste partir en laissant la porte grande ouverte.

Sans un mot, les deux personnes avaient tacitement décidé d’aller jusqu’au bout de leur exploration et ils pénétrèrent, en serrant fermement leurs armes respectives, dans l’obscur chemin qui s’offrait à eux. La lampe de Bess n’était clairement pas suffisamment forte pour dissiper l’épaisse obscurité qui les devançait. La jeune femme du même s’arrêter un temps, fortement incommodée par l’ignoble odeur qui régnait dans l’air, arrachant un lambeau de vêtement afin de se couvrir, à son tour, les narines et la bouche afin de mieux supporter l’avancée sans avoir à vomir tripes et boyaux. Quelle idée ils avaient eu, finalement… Un simple échange de regard fut suffisant pour qu’ils se comprennent, encore une fois : ils étaient allés trop loin pour reculer désormais.

Les minutes – ou les heures ? Impossible de savoir le temps qui s’écoulait – défilaient de même que le sol sous leurs pieds  dans ces ténèbres à travers lesquels seul l’écho de leur pas résonnait. Pourtant, au bout d’un certain temps, le décor sembla changer, les menant à une pièce bien plus vaste. Pourtant, rien ne semblait à sa place en cet endroit. Des tables renversées, des feuilles éparpillées partout, des bibliothèques en mauvais état, des livres bien conservés, d’autres moisis… Mais ce n’était pas sur ça que leur attention était totalement focalisée. Au bout de cette pièce, face au mur apparemment, se trouvait une – très – large silhouette qui semblait leur donner du dos. Mais dont les grognements et la respiration indiquaient clairement qu’elle était vivante. Enfin, presque.

Baissant la lampe pour masquer leur présence, la demoiselle tournant les yeux vers son compagnon d’infortune comme pour l’interroger silencieusement sur l’attitude à adopter. Dans un premier temps, Andy se contenta de poser l’index sur sa bouche pour lui indiquer de ne pas faire de bruit, car la créature ne semblait pas les avoir encore vu. Mais c’était être bien trop optimiste car le colosse leur faisait désormais face, les fixant avec des iris semblant être d’une rougeur trop intense pour être naturelle. Son apparence même semblait sortir d’un film d’horreur. En soi, c’était ironique de penser de la sorte car l’horreur était devenue le quotidien depuis un moment déjà…

Le monstre leur faisant face était décidé à faire étalage de ses capacité, envoyant d’un simple coup de poing l’un des nombreuses tables se briser contre un mur, comme si de rien n’était. C’était une force plus qu’impressionnante, rien de comparable avec les Rôdeurs qu’il était habitué à gérer en extérieur, bien plus faibles que cette chose semblable à un montre de laboratoire. Peut-être était-ce la le résultat d’une quelconque expérience visant à comprendre – ou répandre – la pandémie ? Toujours était-il que la silhouette qui avançait vers eux n’avait rien de vivant : l’os du tibia dépassait généreusement de la jambe, grandement fracturé, le corps bleu en de nombreux endroits indiquant que le sang ne circulait plus depuis longtemps et bien d’autres signaux évidents… Vraiment, quelle idée il avait eu de détruire ce mur…

Le grognement émis par cette bête horrible glaça d’effroi un bref instant l’ancien détenu, lequel se reprit rapidement, tenant fermement la pioche que lui avait passé Bess afin d’être prêt à se défendre, quand la créature se mit à… courir ? C’était irréel de voir un corps en si mauvais état être encore capable de se mouvoir avec tant de vitesse. La voix de la jeune femme résonna dans la pièce ovale.

- Attention !

Elle se mit à courir, prise en chasse par la bête qui la suivait à travers l’endroit où ils étaient et semblant ignorer totalement la présence de l’homme. Profitant de la diversion offerte malgré elle par la survivante, Andy se décida à saisir fermement la pioche et se rua vers leur ennemi afin de lui enfoncer la pointe de l’arme de fortune dans la nuque, persuadé que cela suffirait à le mettre hors d’état de nuire. Mais la pointe pénétra à peine l’épaisse peau qu’elle rencontra, provoquant une réaction prévisible du monstre. D’un simple revers du bras, il envoya le garçon heurter une des bibliothèques avec une violence folle, lui arrachant un râle de douleur. La suite n’allait pas être de tout repos, c’était désormais une évidence. Se passant la main sur son bras gauche, il sentait la douleur monter progressivement et observa un hématome se former presque immédiatement.

Seigneur, faite qu’il ne se soit pas fracturé le bras… Pas maintenant, cela serait tellement malvenu…

Tournant la tête autour de lui, son regard se posa, malgré lui, sur un cahier dont la couverture indiquait « Journal de bord de l’expérience T-57 – Survivre à l’Epidémie ». C’était donc bien un laboratoire, peut-être qu’à l’intérieur de ce journal se trouvait un moyen de réduire cette créature à néant… Mais comment trouver le temps de lire ces pages ?

- Bess, faut que tu attires son attention et que tu te faufiles dans les passages où il ne peut pas te suivre ! J’crois que j’ai trouvé quelque chose qui peut nous aider !

Tout en se relevant difficilement, le garçon ramassa de son seul bras valide le cahier et se prépara à fuir à son tour si le monstre venait à le prendre en chasse à son tour suite à sa remarque.
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Mar 27 Juin - 5:36

En courant de part et d’autre à travers la pièce, j’avais eu la chance de voir plusieurs livres, journaux, paperasse diverse trônant ici et là sur le sol en béton. Mon souffle s’accélérais amplifiant la cadence de mes mouvements et de mon rythme. Pendant un moment je retrouvais mes talents de parcours acrobatique en sautant d’une table en évitant de justesse une mains géantes tout en sautant habilement vers une bibliothèque en métal qui supporta aisément mon poids.

Alors qu’Andy me parla la créature se rendais maintenant compte que je n’étais pas seule et me laissa en plan pour se rapprocher de celui qui semblait être sur une piste intéressante.

HEY oH! Avais-je crié pour attirer son attention, mais non pour l’heure rien n’y fît, concentrer à ne vouloir que le jeune homme à cet instant précis.

Si tu penses m’oublier si vite grosse merde... REVIENs Ici !!!
Un bécher en verre parcouru la pièce dans un léger sifflement avant de se fracasser en mille morceaux sur son gros crâne. Il n’y avait même pas une égratignure mais le grognement et son pas qui s’arrêta en tournant la tête de nouveau dans ma direction me signala que j’avais réussis à attirer de nouveau son attention.

Je reprenais légèrement mon souffle, mais cette fois la colère était omniprésente dans son regard et je me devais de redoublé de prudence. Je recommençai ma course dans le sens inverse évitant de justesse un plateau chirurgicale qui se fracassa sur le mur, laissant dans un écho un tintement métallique. Je me devais de cesser de me sauver et de réagir un tant soit peu. Trônant à côté de moi une étagère en métal sur roulette je la pris et couru dans la direction du colosse, qui reçut le meuble directement dans l’abdomen, un grognement s’échappa de sa gorge sans plus et je profitai de ces quelques instants de déstabilisation pour lui fracasser plusieurs coups rapides de batte sur son tibia fracturé. L’effet fût plus efficace que je ne l’aurais cru mais pas assez, malgré sa presque décapitation de son membre, il se redressa sur ses avant-bras et continua son ascension dans ma direction.

Putain !!
Furent le mot que j’employai en écarquillant les yeux. Avant de recevoir sa main, tel une claque en plein visage, qui eut cependant un effet beaucoup plus impressionnant. Je sentis mes jambes valser sur le côté, mon visage enflais déjà sous l’impact du coup alors que je traversai la pièce en voltigeant jusqu’à une nouvelle table où je roulai sur le côté avant de tomber en bas. Rencontrant lourdement le sol en béton et froid. Ma joue enflée et ma lèvre maintenant ensanglanté, j’étais légèrement sonner. En fait, en me redressant je dû prendre appuis sur la table à mes côtés pour recouvrer mes esprits. Lorsque ma vue revint à la normal, la silhouette du balourd se rapprochait de moi en rampant la bouche ouverte, salivant, mon pied se fracassa à quelques reprises sur son visage avant que je ne me remettre en course pour me sauver, titubant a deux reprise. La vitesse qu’il employais m’était un peu plus avantageuse cette fois, j’avais l’avantages sur lui pour le moment. Mais pour combien de temps ?

J’espérais seulement qu’Andy fasse vite pour user de l’idée qu’il semblait avoir eu ou entre-aperçut. Quoiqu’il eût trouvé, il se devais d’agir vite, parce que le tuer n’était peut-être pas envisageable du moins, je ne considérais pas nécessairement que c’était une option gagnante pour l’heure.

La force et l’endurance de cette chose était plutôt inimaginable c’était à vrai dire, la pire abomination que j’avais pu croiser jusqu’alors. De quoi pouvait-il bien s’agir ?

Andy je t’en prie… Grouille toi !!!


Avais-je prier vers mon compagnon du moment, en fracassant le crâne du mangeur de chair avec ma batte, sans grande effet malheureusement. Du sang jaillis d’une fine plaie et sa mâchoire sembla même légèrement disloquée, mais il ne cessa pas sa course.

Ces yeux étaient injectés de sang, des veines contournaient les paupières et sa bouche grande ouverte au dents pourries, noirâtre et mal odorante, se rapprochait à nouveau de moi. Je fis une culbute par-dessus un bureau vide et lança une vieille lampe de chevet dépourvut d’abat-jour sur sa gueule. Je tentais de retrouver mon souffle recroquevillés dans un coin sur un établi en hauteur.
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Andy Rodwell
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Ven 30 Juin - 2:43

A peine avait-il eu terminé sa phrase que le colosse tourna son regard carmin vers lui, semblant presque avoir remarqué que la demoiselle n’était pas seule dans cette grande pièce puante et remplie de documents. Tournant sa lourde – mais paradoxalement vive – carcasse vers l’individu ayant haussé la voix, il n’y avait rien dans les yeux du géant qui ressemblait à de l’humanité ou de la pitié. Il n’y avait qu’une colère sourde, un instinct primaire de destruction couplée à une envie de tuer. Et c’était, après Bess, sur l’évadé qu’il avait désormais jeté son dévolu. Tentant de se relever comme il le pouvait, serrant fermement le journal dans sa main valide, le garçon toisa le monstre en attendant de voir ce qu’il comptait faire. La voix de la jeune femme résonna dans la pièce, cherchant à attirer de nouveau l’attention de leur ennemi commun, sans succès. Jusqu’à ce qu’il ne stoppe brutalement sa course dans un bruit de bris de verre. Il ne savait pas ce qu’elle avait lancé sur cette brute morte, mais l’objectif était atteint : se tournant désormais dans la direction d’où était arrivé le projectile, il se remit en chasse de son premier gibier, offrant un répit bienvenu au jeune père.

Ouvrant maladroitement le livre, Andy commença à en parcourir les lignes le plus vite qu’il le pouvait en essayant d’assimiler le plus d’informations possibles au sujet de ce qu’il s’y trouvait. Il était évident que cette créature était le fait d’un délire malsain issu d’un cerveau dérangé, tout était tellement semblable à un laboratoire secret que c’était la seule conclusion possible. Il restait à savoir si quelque chose pour le détruire, ou au moins l’empêcher de nuire, était présent entre les pages noircies de ce – apparemment – vieux journal. Les premières lignes n’étaient qu’une introduction inintéressante mentionnant les débuts de la pandémie, les réactions des uns et des autres face aux premières attaques, les conséquences de ces dernières ainsi que la contagion qui en découlait. C’était évident, quelqu’un étudiait ce mortel virus inconnu dans cet endroit. Et le résultat avait été tout sauf positif…

Un son métallique fit rapidement lever les yeux du jeune vers sa partenaire, qui tentait tant bien que mal de tenir la distance avec son poursuivant. Elle s’empara d’un meuble en métal monté sur roulettes et l’envoya avec toute la force qu’elle pouvait dans l’abdomen putride de son agresseur, lui arrachant tout juste un grognement la où un humain aurait vomi tripes et boyaux. Sa résistance était trop grande pour qu’ils en viennent à bout pas des moyens conventionnels – autrement dit, en lui fracassant le crâne – et seul le journal pouvait un tant soit peu les aider.

Andy marmonna pour lui-même.

- Tiens le coup, Bess…

Il reprit aussi vite qu’il le pu sa lecture, avalant les mots et les phrases sans trouver l’ombre d’une piste jusqu’à présent. Le temps pressait et les solutions n’apparaissaient  toujours pas à ses yeux, combien de temps pouvait-il encore laisser sa compagne risquer sa vie de la sorte tandis qu’il parcourait les pages froissés d’un vieux compte-rendu ?

Putain !!

L’écho porta longuement le cri de Bess contre les parois de la pièce, surprise et meurtrie par l’imposant coup que venait de lui porter le colosse, l’envoyant à l’autre bout de l’endroit comme il l’avait fait avec le garçon un peu plus temps…

Reportant son attention sur le livre, incapable de faire mieux, Andy sauta finalement plusieurs pages et y trouva enfin des points intéressants :

« Tentative d’immunité », « Capteurs de douleurs coupés », « Expérience incontrôlable », « Fuite du laboratoire », « Muré la cave et l’enfermer ». Voila l’explication de la présence du mur de briques : cette chose était trop imposante pour franchir la porte par laquelle les deux humains étaient venus, l’enfermant théoriquement pour toujours. Mais dans cet état de colère, il pourrait à force de persévérance, remonter le corridor obscur et sortir… Ils devaient en finir avec lui. Et il trouva enfin ce qu’il cherchait :

« Contenus A et B incompatibles, paralysie totale des membres. Ne jamais les mélanger ou les injecter ensemble ». Lâchant le journal, Andy fouilla maladroitement les divers plateaux contenant du matériel médical, bien que la pluparts ne contiennent que des scalpels rouillés ou des compresses moisies. Avant de trouver trois seringues étiquetées « A », « B » et « C ». Sans réfléchir davantage – en avait-il réellement le temps ? -, il s’empara des deux qui l’intéressaient et se dirigea en courant vers le monstre, qui rampait vers Bess.

- Hey l’affreux, viens me voir !

Lançant la pioche, qu’il avait ramassée, sur la  bête pour l’attirer à lui, la colère s’était muée en haine dans ses yeux. Trouvant une force inexplicable, la créature se leva de nouveau et agrippa le jeune homme par la gorge avec une poigne incroyable, lui coupant presque immédiatement le souffle. Soulevé au-dessus du niveau du sol, Andy sentait les puissants doigts du monstre vouloir écrabouiller ses os comme s’ils n’étaient que du beurre. Dans un reflexe de survie, il leva rapidement le bras avant de planter les seringue dans l’avant-bras qui le tenait fermement et en injecta le contenu dans les veines de son oppresseur.

Le monstre lâcha enfin un hurlement et ouvrit immédiatement les doigts, faisant retomber sa proie à même le sol, lui arrachant un toussotement féroce quand il pu enfin avaler une bouffée d’air. Finalement, après quelques très courtes secondes, leur ennemi tomba inerte sur le dos et ne semblait plus bouger du tout.

Se passant la main sur la gorge, Andy pu sentir les sillons laissés par les puissantes phalanges lui ayant presque ôté la vie.

- Pu… Putain de créature… Putain de dégénérés mentaux…

Toujours au sol, les yeux fermés pour essayer de respirer et de calmer la douleur de sa gorge et de son bras, il appela au hasard.

- Bess ? Tu va bien ?


Dernière édition par Andy Rodwell le Lun 3 Juil - 4:43, édité 1 fois
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Ven 30 Juin - 5:04

Recroquevillé dans mon coin j’étais redescendu du meuble surélevé pour venir en aide à Andy visiblement sous l’impact d’une puissante force qui semblais l’étrangler dans l’immédiat. Avant même que je réussisse à me rapprocher je vis les mains d’Andy s’abattre sur le colosse le forçant donc à tomber sur le dos. Andy tentait de reprendre son souffle dans une lourde toux alors que mes yeux grands ouvert et effrayés restais figés sur la créature.

Bon sang! Que lui as-tu fais ? Il est mort ?  Dis-je surprise par la tournure des événements, je n’avais pas trop compris ce qui s’était passé ni comment mon acolyte avais fait cela mais j’allais bien malgré un mal intense aux côtes et au visage, j’avais même oublié de répondre à sa question.

Humm oui ça va et toi ? dis-je en revenant à ces côtés, en observant bien je vis des seringues toujours sur le colosse et tourna mon regard sur Andy.
Que lui as-tu injectés ? Je lui éclate la tête ? On ne peut pas le laisser se balader… surtout qu’on a ouvert l’entrée maintenant… mon regard intrigué regardais autour, légèrement troublé et perdu. Je regardais la tête du gros zônard avec inquiétude, ma batte en main je me devais de la lui abattre sur le crâne.

Je farfouilla la pièce des yeux en me rendant compte de ce qui nous entourait cette fois, plusieurs bouts de journaux trônaient ici et là, des livres, des calepins de notes remplissais la pièce sans dessus-dessous... Sur un mur des résultats d'analyses divers y était placardé reliant des points a d'autres. Des graphiques divers et des résultats tel que l'ADN ou sanguins. Visiblement dans cet endroit il y avait bien des secrets qui s’y était tramée.

Je ne comprenais pas nécessairement ce que je voyais mais des recherches et des expériences avaient été mené ici et ce n’était sans doute pas par hasard.

Un bruit retentit à l'étage, le bruit d’une chaise qui glissa comme traîné sur le plancher puis le bruit d’une porte qui résonna plus près, la porte du sous-sol ? Qui venais de fermer la porte du sous-sol ? Fuck, je m’étais redresser avec mal, tenant une main sur mes côtes, regardant Andy je tendis la main pour l’aider à se relever.

Arf, dis-je en voyant le bras bleuté, Sa iras ? Dis-je en levant les yeux sur Andy, nous en avions bavé pendant ce dur combat, remettant une nouvelle fois mes sens en alerte. Le visage ensanglanté et boursoufflés, je repris mon arme enduit de sang dans mes mains et d'un pas incertain entamai la montée des marches. Mon genou me faisant souffrir, je grimaçai en posant le pied au sol puis sur la première marche, j'avais l'impression que la rotule voulais me sortir, j'était sans doute mal tomber.

Mon silence fut brisé par le craquement des escaliers sous mon poids. Je m’arrêtai net en entendant une voix de femme retentir de l’autre côté de la porte.
J’espère pour vous qu’il est mort parce que sinon je ne vous laisse pas remonter c’est clair !!
Furent les mots d’une vieille voix féminine empreint d’une certaine autorité. Un certain trémolo dans le ton signalant sa nervosité ou son âge avancé.

Je... je crains que oui madame. Avais-je simplement dit coupant cours la conversation, aucun bruit ne résonna de l’autre côté. Je montai de nouveau tentant de tourner la poignée pour retourner à la salle à manger. En vain, quelques choses obstruaient l’entrée. Je ne sais pas pour mon compagnon, mais moi je n’avais pas la force ni l’intention de forcé ou défoncé la porte. Mes bras était endoloris et j’ignorais le nombre d’heure que nous avions passé dans cet endroit mais il était certainement tard. Je regardai Andy et chuchota,
Je crois qu’il serait sage de discuter pacifiquement avec cette femme et sérieusement je ne sais pas quoi lui dire à part que j’en ai foutrement marre et que j’ai seulement le goût de respiré autre chose qu’une odeur ambiante de mort en putréfaction.

Je n’avais aucun talent pour la diplomatie, du moins pas pour le moment et après une épreuve si éprouvante, mon corps et ma tête ne coordonnais plus. Je laissai au soin d’Andy les bonnes paroles a trouvé, avec un air de ‘’je suis navré’’.

La conversation se faisais à travers la porte, puis finalement le grincement d’une chaise retentit offrant de nouveau l’accès à l’étage supérieur. Je souris en regardant Andy, bien joué lui chuchotais-je en tapotant doucement son épaule.

Nous remontions donc, refermant derrière nous comme par crainte que le géant se relève. Sur une chaise de cuisine se trouvait une femme dans la cinquantaine voir même soixante, cheveux sel et poivre, jupe et chemise aux teintes brunâtre plutôt bien entretenu, assise confortablement avec une douze pointé dans notre direction dans les mains, l'air plutôt méfiante. Me rappelant avec les petites lunettes dorées qu’elle portait au bout de son nez, un professeur de lycée.

Hummm.. Bonjour dis-je simplement en rangeant mon arme dans mon dos sur une sangle boboche qui tenais de peine et de misère. Je levai mes mains pour montrer mes intentions. La femme l'air sereine, nous toisa un moment avant de ranger son arme et de croiser les mains sur la table.

Vous avez fait le ménage au sous-sol ??
Nous lança-t-elle une légère pointe de reproche dans la voix.

Je. Humm.. Oui disons cela. Et ce ne fut pas chose aisé. Sans offense, Que faites-vous ici?

 - Il se trouve que c'est ma maison. J'ai vu que vous aviez également fais valser mon mari par la fenêtre...

J'allais m'excuser à l'instant mais me ravisa alors qu'elle nous remercia les yeux remplis de larme. Cette vision me troubla et me serra la gorge, je la raclai pour me changer les idées et détourna le regard. Un moment passa et je me devais de demander...

Pourquoi cette chose ce trouvais dans votre sous-sol?? .

Un long soupir plana puis relevant les yeux vers nous elle raconta...

Il s'agit de mon fils aîné, il n'a jamais été comme les autres, même enfant il n'avait pas d'amis et préférais jouer seul. Il était tellement grand et fort j'aurais aimé qu'il participe à l'entretien de la ferme ou encore qu’il devienne champion de football, mais il voyait en la vie une sorte d’énigme. Il cherchait sans arrêt des complots ou quelques choses à étudier, expérimenté sur ce qui arrivais en général dans le monde entier. Il disait que c'était toujours la faute du gouvernement s’il n’arrivait pas à trouver la solution à ces problèmes, que tout le monde nous cachait des trucs. Il s'est lui-même cloîtré dans cette salle qu’il a demandé à mon mari de construire pour lui, oubliant pratiquement que nous étions là. Il y travaillait jour et nuit et lorsque l'épidémie a débuté c'était pire, il devenait de plus en plus agité. Les articles qu'il recherchais parlait sans cesse du virus. Ils disaient que le virus avait été créée par l’homme et qu’il y avait sans doute moyen de trouver des remèdes. Ils a trouvé un homme du nom de Calvin Graystone qui semblait savoir de quoi mon fils parlait et qui est venu donner un coup de main. Élaborant ensemble de nouvelles idées. Bref je n’ai jamais vraiment cherché à comprendre sa me rendais dingue… Warren est tomber malade quelques mois après ces multiples expériences et a partir de ce moment Calvin a dit que sa dégénérais et que nous devrions barricader le sous-sol.
Nous lui avons donner des rations, de l'eau puis mon mari à barricader la porte volontairement. Nous l'avons régulièrement entendu hurler sans être certain qu'il était toujours en vie. Je n'ai jamais osé aller jeter un œil, ma fille avait peur de lui.


Elle prit une pause touchant sa gorge dans un tremblement, en guise de nervosité puis poursuivit
Mon mari et elle, se sont transformé il y a quelques mois... Je suis seule maintenant. Je voulais vous remerciez, je crois bien pouvoir réintégrer la maison dorénavant se seras toujours mieux que la grange.
Dit-elle un léger sourire en coin.

Vous m’excuserez mais vue l’heure tardive pourrions-nous usez de votre hospitalité et reprendre la route à la lueur du soleil ? Je suis exténuée avais-je avouée alors que ma tête me faisait un mal de chien.
La dame avait acquiescé compréhensible des derniers événements et nous avais indiqués une chambre à l’étage pour la nuit. Sans attendre mon reste je m’y étais précipité d’un pas lent. Tombant presque d’évanouissement dans ce qui nous servirait de lit pour la nuit. Heureusement que ce n’était pas la chambre de la fillette et que nous avions droit au lit Queen.
La porte maintenant fermée, je m’endormis en moins de deux… Jusqu’au levée du soleil…
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Andy Rodwell
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Lun 3 Juil - 5:49

Bon sang! Que lui as-tu fais ? Il est mort ?

Se massant toujours la gorge, douloureuse à souhait, Andy se contenta de hausser les épaules comme il le pouvait en guise de réponse. A vrai dire, il n’en savait rien, il avait simplement lu que le mélange des deux produits constituait un paralysant qui entraverait la créature et que le seul endroit où les aiguilles pénétreraient son épais épiderme se situait sur l’intérieur des avant-bras de la bête. Fort heureusement, tout se passa comme décrit dans le journal de l’esprit fou qui avait osé créer une telle monstruosité. L’horreur n’avait décidément plus aucune limite, désormais.

Elle précisa dans la foulée qu’elle allait bien, avant de retourner la question au garçon qui se contenta d’un pouce levé. Ils étaient en vie, donc on pouvait dire qu’ils allaient bien. Levant les yeux vers la jeune femme après avoir reprit un tant soit peu ses esprits, il pu constater qu’elle avait eu sa part de dommages physiques elle aussi, ayant la joue gonflée et tuméfiée tandis qu’elle saignait de la lèvre. Vraiment, ils s’en tiraient très bien. Jusqu’à ce qu’une grimace de douleur n’apparaisse sur le visage d’Andy quand il tenta de se relever. En se passant la main droite sur le bras gauche, il sentit une violente douleur bien que l’os ne semble pas cassé. Peut-être une foulure, une fissure ou une autre connerie du genre. Quelle merveilleuse idée que de laisser la curiosité prendre le dessus…

Que lui as-tu injectés ? Je lui éclate la tête ? On ne peut pas le laisser se balader… surtout qu’on a ouvert l’entrée maintenant…

- J’en ai aucune foutue idée. Le malade qui l’a créé a dit que ces produits le paralyseraient, j’ai pas hésité une seule seconde.

Il toussa encore une fois avant de reprendre.

- Vaut mieux. Il m’a fracassé, j’pourrais pas t’aider. Mais on peut pas prendre le risque de le laisser se relever.

Il ne fallut que quelques instants à Bess pour réduire, à force d’efforts, le solide crâne du colosse en une infâme bouillie de cervelle et de sang. Au moins, ils en avaient fini avec lui. La demoiselle déambula quelque peu dans le laboratoire, cherchant à son tour à comprendre où ils avaient débarqués tandis qu’Andy s’appuya contre le mur, savourant un repos bienvenu avant qu’ils n’entament enfin le trajet retour vers la cave de la maison. La route se fit dans un tel silence qu’ils entendirent distinctement le bruit d’un meuble trainé sur le sol… Les emmerdes n’étaient décidément pas finies : ils n’étaient plus seuls en ce lieu. Et dans leur état, il fallait prier toutes les divinités possibles que ce ne soit rien de dangereux pour eux.

Revenus dans la cave, une voix féminine, un peu âgée, résonna finalement derrière la porte métallique

J’espère pour vous qu’il est mort parce que sinon je ne vous laisse pas remonter c’est clair !!

Un soupir s’échappa de la bouche du fugitif, heureux d’avoir – normalement – à faire à une humaine, mais frustré de devoir en prime s’expliquer pour sortir d’ici. La demoiselle se risqua à s’expliquer pour eux deux.

Je... je crains que oui madame.

Aucune réponse ne vint et Bess monta les marches, tentant d’ouvrir la porte. Bloquée, naturellement… Reportant son attention sur son compagnon, elle reprit.

Je crois qu’il serait sage de discuter pacifiquement avec cette femme et sérieusement je ne sais pas quoi lui dire à part que j’en ai foutrement marre et que j’ai seulement le goût de respiré autre chose qu’une odeur ambiante de mort en putréfaction.

Hochant la tête, non sans soupirer de nouveau, le jeune homme monta les marches à son tour, tenant toujours son bras touché pour essayer d’en atténuer la douleur.

- Ecoutez, qui que vous soyez. Nous avons tué la… créature qui se trouvait la. On n’aurait pas du être la, c’est sûr. Mais ayez au moins la décence de nous laissé sortir. Si vous craignez une contamination, nous sommes bien blessés. Mais ces blessures ne sont pas le fait direct de cette chose. Comprenez que nous avons juste envie de sortir. Et de souffler un peu.

Finalement, pour toute réponse, Andy entendit l’objet placé derrière la porte être glissé de nouveau au sol, libérant enfin la porte. Bess le félicita, tapant doucement son épaule valide, avant qu’ils ne sortent enfin de cet enfer souterrain. Et purent voir que le calvaire se poursuivait. Evidemment que la personne ne se laisserait pas convaincre par de simples mots, et les voila désormais avec une vieille folle qui les tenait en joue. Journée de merde, murmura le garçon…

Hummm.. Bonjour

La jeune fille rangea son arme et montra ses mains en signe de neutralité. Pour toute réponse, le garçon regarda son bras et répondit, la voix pleine d’ironie.

- M’en voulez pas de pas lever les mains, hein.

Elle cessa finalement de les braquer avant de reprendre.

Vous avez fait le ménage au sous-sol ??[/b]

Cela devenait lourd dans l’esprit du survivant, heureusement que sa compagne de galères avait plus de patience que lui pour lui éviter de prononcer des mots qui dépasseraient sa pensée.


Je. Humm.. Oui disons cela. Et ce ne fut pas chose aisé. Sans offense, Que faites-vous ici?

 - Il se trouve que c'est ma maison. J'ai vu que vous aviez également fais valser mon mari par la fenêtre...

Un léger temps passa, les yeux de la vieille dame s’embuant de larmes. Perdre des proches à cause de cette horreur qu’était l’Epidémie était la pire chose possible. Les voir ne pas pouvoir reposer en paix et chercher à vous tuer… A cet instant, Andy se calma et commença à comprendre la méfiance et la crainte de leur hôte.

Pourquoi cette chose ce trouvais dans votre sous-sol??

Elle soupira lourdement avant de raconter le récit de tout ce qu’il s’était passé. La créature était son fils. Un peu marginal, obsédé par les théories du complot diverses et variées, il s’est finalement aménagé un local, avec l’aide de son père, à la cave pour y réfléchir en paix, cumulant les tonnes de documents et autres journaux qu’ils avaient vus. La situation s’aggrava quand l’Epidémie éclata, dans laquelle il voyait une nouvelle responsabilité de l’homme. Et il fini par s’associer à un homme, un certain Calvin Graystone, avec qui il resta cloîtré dans ce laboratoire jusqu’au jour où le dénommé Graystone revint seul et ordonna de condamner la cave. Après lui avoir laissé quelques vivres, le père de l’enfant condamna donc le passage et tout en resta la. Jusqu’à aujourd’hui. Elle avait également une fille, que la pandémie lui avait aussi prit. Elle était désormais seule. Au sens propre du terme, les membres de sa famille ayant été définitivement mis hors d’état de nuire. A l’exception de la dite fille…

Bien que très intéressante, l’histoire manqua d’endormir Andy à quelques reprises si la douleur de tout son corps ne lui envoyait pas régulièrement un électrochoc qui l’éveillait immédiatement. La voix de Bess résonna finalement.

Vous m’excuserez mais vue l’heure tardive pourrions-nous usez de votre hospitalité et reprendre la route à la lueur du soleil ? Je suis exténuée

A la grande surprise du jeune homme, la dame répondit par la positive à la demande – culottée – de la survivante. Elle leur indiqua que les chambres étaient à l’étage et qu’ils étaient libres d’en profiter.

- Merci de votre hospitalité. Et désolé pour votre famille…

La compagne du garçon monta rapidement à l’étage, bien vite imité par Andy qui s’affala sur le premier lit qu’il trouva. Lui qui pensait être tellement éreinté qu’il tomberait dans le sommeil de suite, il se surprit à cogiter quelque peu. La détresse de cette personne, cette femme qui avait vu toute sa famille se transformer en… monstres. Etait-ce qui était arrivé à son ex-compagne ? Ou pire, à la fille qu’il a à peine pu connaître ? Il soupira bruyamment avant de fermer les yeux. Trop réfléchir ne l’avancerait de toute manière à rien. Il ne tarda pas à sombrer dans un sommeil sans rêves.

Le lendemain, il attendait dans la cuisine que Bess ne descende à son tour, en compagnie de leur hôte. L’idée lui avait effleuré l’esprit de partir dès qu’il s’était réveillé, retourner à ses rechercher, son errance, en solitaire. Mais il devait beaucoup à la jeune femme, qui aurait pu l’abandonner quand le colosse reporta son attention sur lui dans la cave. Elle ne le connaissait pas mais lui avait accordé bien vite un semblant de confiance, l’avait suivi dans son entreprise suicidaire et avait même risqué sa vie pour servir de leurre. Vraiment, partir comme un voleur aurait été un manque de respect total.

Le bras gauche immobilisé dans une attelle artisanale fabriquée gentiment par la propriétaire des lieux, Andy tapota de l’index droit sur la table en attendant la demoiselle. Le café qu’il buvait avait au moins eu le mérite de le revigorer un minimum, bien que son corps courbaturé à l’extrême était encore douloureux. Finalement, l’objet de son attente se montra enfin.
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Mar 4 Juil - 3:58

Je cours à m'en rompre les poumons, la sueur aux fronts, je dégringole des escaliers en culbutant plus que j'aurais souhaité. Déboulant les dernières marches avec difficulté, me relevant de peine et de misère. En haut de l'escalier une énorme silhouette se montre dans l'embrasure et commence sa descente d'un pas lourd et lent. Mon cœur s'accélère, alors que devant moi une porte en métal avec une petite fenêtre semble barrée. Je tourne la poignée à plusieurs reprises puis relevant la tête Andy me signale de faire attention en frappant dans la vitrine de la porte de l'autre côté, il semble me crier dessus en pointant derrière moi, lorsque je me retourne pour regarder la créature...

BANG! C'est le bruit de ma batte de baseball qui roule de la table de chevet et qui se retrouve au sol qui me réveille brutalement. En sueur, le souffle accéléré je suis sur les nerfs, les mains crispés et agrippés solidement sur les draps. Je me remémore les derniers évènements et je reprends tranquillement mon souffle chassant ce mauvais rêve de ma tête en soupirant. Je déteste quand mes réveilles sont ainsi, mes journées sont beaucoup moins agréables dans l'habitude. Regardant autour je constate qu'Andy n'est plus là. L'était-il quand je me suis presque évanouie dans le lit ? Mes souvenirs ne vont pas jusqu'à cette période et je ne me souviens pas de l'avoir vue ce coucher.
Je me lève péniblement les muscles du corps tout entier endoloris, comme si un camion m’avait roulé dessus. La moitié du visage en feu je n'ose même pas me regarder dans le miroir mais la curiosité l'emportant encore une fois, je m'observe dans la glace souiller de poussière passant une main sur celle-ci pour me regarder.  

Et merde... Qu'est-ce que mon oncle dira... Dis-je en me regardant grimaçant.
La joue toujours enflée d’une légère teinte bleutée, la lèvre supérieure légèrement fendu mais galer et boursoufflé et l'œil au beurre noir se teintant de mauve. Heureusement la douleur était moins forte mais le visuel bien pire.  
J'avais mangé un bon coup sur la poire y'avais pas à dire. Je repris mes effets personnels et tout mon tralala. Je sortis donc de la chambre et descendit vers la salle a manger. Venant donc à la rencontre des deux individus dans la cuisine.

Je saluai d'un simple hochement de tête les deux personnes présentes, en silence, comme encore sous le choc de la veille, ou de mon mauvais rêve. Je force un sourire, dû à la douleur vers Andy et la dame et hume l’air.

Oh du café ? Avec de grands yeux j’observe la propriétaire qui me tend doucement une tasse en porcelaine clair bordé d’or. Me rappelant ceux de mes grand-parents, je souris doucement, du moins ce qui ressemblait plutôt à une grimace dans mon cas.

Je suis contente de savoir que tu te trouves encore ici Andy et merci à vous madame pour ... pour votre gentillesse, Merci infiniment pour tout.

En y repensant bien, je lui avais presqu’imposé ce repos forcé, mais bon, je ne fis pas cas de cela et dégusta le café en fermant les yeux, appréciant le breuvage. Visiblement je n’avais pas pris de café depuis fort longtemps.

Oh fait Andy… je pris une pause avant de posé un regard emplis de sincérité sur mon comparse d’armes. Merci pour hier…

Finalisant le café, je continuais d’observer Andy plus attentivement cette fois, je ne le connaissais pas du tout en fait, mais ce que nous avions vécu hier je ne pouvais l’oublier, il m’avait sauvé la vie.

Hummm... Je ne sais pas qu’elles sont tes prochains plans Andy…mais…
Je toussotai comme pour cacher une gêne qui semblait prendre lentement le dessus. Heureusement avec mon visage a moitié défiguré mes joues se teintant de rouge ne parurent pratiquement pas.

Enfin, si tu veux faire un bout de chemin en ma compagnie, sa ferais changement et je serais bien heureuse. En fait... pour ma part, je suis bien heureuse d’avoir croisé ta route hier, mais je veux pas m’imposer ou quoique ce soit… soit bien à l’aise, je ne veux pas nuire à tes projets... Si projets tu as ?
Dis-je en haussant les épaules,
Sinon si tu as des plans ou quelques choses à faire, je veux bien me porter volontaire pour te donner un coup de main, c’est la moindre des choses de ma part en fait. Je te dois la vie tu sais…  

La propriétaire sur ces paroles et le sujet de conversation plutôt privé sans doute, nous laissa en plan remontant à l’étage rapidement. Je ne voulais pas l’exclure mais je me devais de discuter avec Andy avant notre départ de tout cela.




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Lun 10 Juil - 2:41

Une fois proche d’eux, Bess les salua rapidement. Le combat de la veille l’avait bien marquée, son visage tuméfié, son œil violacé et sa lèvre fendue en témoignaient sans aucun problème. Si lui ne souffrait que de légères séquelles visibles, c’était son bras qui lui faisait un mal de chien. La blessure n’étant vraisemblablement pas suffisante, le jeune homme, dans sa lourde nuit, avait malmené son membre et l’avait récupéré encore plus douloureux au réveil. Mais au vu de ce qu’ils avaient vécu, du monstre auquel ils avaient été confrontés, ce n’était vraiment pas grand-chose. Etre encore en vie tenait presque de l’exploit en soi.

S’emparant de la tasse de café que lui proposait leur hôte, elle ne se fit pas prier pour l’accepter et se délecter de ce précieux nectar. S’il n’était pas lui-même un accro de ce breuvage, il devient bien avoué qu’avec la rareté des camps et des endroits où s’approvisionner, il avait profité de ce moment de calme devant sa tasse pour respirer un bon coup. Les addictions devaient, depuis l’Epidémie, être compliquées à assouvir désormais, que ce soit une banale dépendance à la caféine ou un lourd besoin de drogue. Fort heureusement, même en prison, il avait su rester loin de toutes ces merdes et n’avait pas à se soucier d’un problème supplémentaire.

La voix de Bess le sorti de ses pensées.

- Je suis contente de savoir que tu te trouves encore ici Andy et merci à vous madame pour ... pour votre gentillesse, Merci infiniment pour tout.

C’était clairement dans le plus pur style de l’image qu’il avait d’elle. Aimable et courtoise au possible, malgré quelques accès de colère ou d’absence de tact. Elle apportait un vent rafraichissant dans la vie pleine de vide que composait l’errance actuelle du jeune homme. Après avoir avalé quelques gorgées du breuvage noir, elle reprit.

- Oh fait Andy…

Elle marqua un temps d’arrêt avant de reprendre, toujours cette franchise dans les yeux – visible malgré le beau cocard dont elle souffrait – doucement.

- Merci pour hier…

- T’as pas à m’remercier.

L’ayant commencé avant elle, il termina le fond de sa tasse avant de poursuivre.

- On a bossé en équipe. Et t’en a sûrement fait plus que moi.

Après tout, quand il a fallu faire diversion pour qu’il lise le journal – ou puisse fuir -, elle n’avait pas hésité à lui accorder sa confiance et s’offrir comme appât à ce qu’il restait du fils de leur hôte. Et ça, c’était respectable. Inconscient, mais respectable.

- Hummm... Je ne sais pas qu’elles sont tes prochains plans Andy…mais…

Après une nouvelle interruption, en profitant pour toussoter légèrement, Bess reprit le cours de sa phrase.

Enfin, si tu veux faire un bout de chemin en ma compagnie, sa ferais changement et je serais bien heureuse. En fait... pour ma part, je suis bien heureuse d’avoir croisé ta route hier, mais je veux pas m’imposer ou quoique ce soit… soit bien à l’aise, je ne veux pas nuire à tes projets... Si projets tu as ?

La question tombait bien : quels étaient ses projets ? Courir après une Chimère, son ex-compagne et sa fille, à travers tous les Etats-Unis, sans avoir un semblant de piste ? Etait-ce vraiment ce qu’on pouvait appeler une piste, une raison suffisante de braver le froid hivernal et la mort ambiante ? Pour d’autres, ça serait tellement trivial et illusoire. Mais pour lui, c’était tout ce qu’il avait dans ce monde. Ni famille, ni amis, juste cette part de lui qu’il espérait être saine et sauve quelque part. Et tant qu’il n’aurait pas la confirmation qu’elle n’est plus de ce monde, il ne pouvait pas se résoudre à renoncer.

Ce fut encore la voix de Bess qui le sortit de ses songes.

- Sinon si tu as des plans ou quelques choses à faire, je veux bien me porter volontaire pour te donner un coup de main, c’est la moindre des choses de ma part en fait. Je te dois la vie tu sais…  

La vieille dame monta à l’étage, comme pour les laisser poursuivre seuls leur échange. Quelque part, c’était préférable. Allaient-ils pouvoir parler de famille ou de proches devant une personne qui était désormais seule au monde ? Ce monde était vraiment parti dans tous les sens, une véritable apocalyspe…

- Un projet…

Il haussa doucement les épaules, conscient du ridicule de sa quête, avant de poursuivre.

- J’ai une fille quelque part dans ce monde. Je ne l’ai vu qu’au parloir. Et je veux la retrouver.

Il parlait de son passé sans gène. Après tout, même s’il y avait peu de chances qu’elle le découvre d’elle-même, la possibilité existait toujours. Autant qu’elle sache qui il était s’ils étaient amenés à faire un bout de chemin ensemble.

- J’ai du purgé un temps en prison pour des raisons… disons justes stupides. Ma compagne était enceinte. Mais quand elle m’a amené ce petit être au parloir, c’est la que ma vie a prit un sens.

Gardant le regard fixé sur la table, il serra doucement le poing de sa main valide avant de reprendre.

- Elle est tout ce qu’il me reste. Tout ce qui me fait tenir et survivre chaque jour qui passe. Alors même sans pistes, j’peux pas abandonner. Elle a besoin de moi. Elle a besoin de son père.

Il leva finalement les yeux vers Bess, avant de conclure.

- Pas vraiment un projet, je cours juste après des fantômes. Si tu n’a rien à faire et que tu veux qu’on fasse un bon de chemin ensemble, ça ne me dérange pas du tout que tu m’accompagnes.

La compagnie de cette jeune femme serait assurément plus plaisante que celle de Skye…

- Mais peut-être que de ton coté, tu as aussi quelque chose à faire. Et que je peux t’apporter mon aide ?
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Lun 10 Juil - 16:07

Notre conversation me soulageait, de savoir qu'il voulait de mon aide me donnais un nouveau défi une nouvelle raison de vivre.
Je veux bien t'aider a chercher ta fille Andy. Et non pour ma part je n'ai pas de projet, j'ai retrouvé mon oncle et il se porte a merveille du moins aux dernières nouvelles...
Pour le reste... Je n'ai pas de famille et ce bien avant cette épidémie.
Finissais-je par avouer tachant de ne pas parler de Thomas cependant dont je ne savais plus s'il était en vie ou non. Posant la main sur la sienne affichant un sourire bien heureuse de pouvoir faire route avec lui je repris. Sa me feras plaisir de te suivre où que tu ailles. Avais-je ajouté en tapotant sa main comme pour prouver ma gratitude et ma sincérité.
Mon regard était sincère, du moins tâchais de l'être même sous cette couche de boursouflure et d'ecchymoses.

Sur une regard entendu la suite des événements risquait d'être plus joyeuse. Être en bonne compagnie me permettrait sans doute de survivre plus longtemps du moins cela m'aiderait à ne pas succomber à la mélancolie de la solitude.

Il faut seulement que je te dise.... J'ai une phobie é-n-o-r-m-e du feu. Dis-je en me mordillant la lèvre inférieure comme gêné. Je n'y pouvais rien c'était incontrôlable et je me devais de le lui dire afin qu'il comprenne advenant ma détresse face à mon cauchemar.

Plus je le regardais et non je ne voyais pas en lui un détenu, il n'avait pas l'air d'un garçon mesquin qui avais le mérite d'avoir été en prison. Je ne sais pas ce qu'il avait vécu mais je me promis de parler avec lui afin de mieux le connaître éventuellement. Quoiqu’il en soit il m’Inspirait bien plus confiance que d’autres personnes croisées par le passé.

Je mis une main sur mon visage, j'espère que ma gueule aura au moins la capacité d'éloigner les charognards pour quelques temps dis-je avec un léger rire. Sa iras ton bras toi ? Avec l'attelle au moins tu seras bon pour quelques jours. N’hésite pas si tu as trop mal je sais où trouver de quoi te soulager.

Rangeant mes effets personnels dans mon sac rapatriant le tout pour partir je posai de nouveau le regard sur mon nouvel acolyte.

Prêt à partir ? Lui demandais-je en me relevant avec le sourire, oubliant lentement mon cauchemar de la nuit passé. Ma journée prenait un tout autre sens et j'en était ravie.

Le bruit d'une chaise tombant sur le plancher de bois se trouvant à l'étage me fit froncé les sourcils et cesser de bouger. Je venais de figer sur place glissant doucement la main vers ma pioche écoutant… un instant passa...

Madame?? Est ce que tout va bien ?? dis-je alors que mes pas m'avais porter vers les escaliers que je montais lentement. Un regard vers Andy suffisais pour que l’on voit l’interrogation et la crainte dans mes yeux.
Le silence régnait alors que je gravissais l’escalier et la porte de la chambre à coucher de la femme était close. Je m'y approchait en cognant deux fois délicatement.
Madame ?? Répétais-je en écoutant l’oreille tendu vers la chambre.

Un râle familier venant de la chambre me rappela d'être prudente. J'ouvris la porte en trombe et figea sur place à la vue que j'avais. Fuck avais-je lâcher en observant d’un regard attristé la scène tout en kickant du pied une corbeille en métal.

La dame avait enfilé une magnifique robe de soie, un parfum de lavande s'élevait de la chambre. Une corde pendait d'une planche de bois sous le plafond suspendu qui retenait le corp de la femme en question, pendu les pieds dans le vide. Elle s'était enlever la vie, la chaise ayant servie de levier trônant sur le côté au sol. Le cadavre de la femme bougeais encore mais cette fois, sans vie, elle s'était transformée les mains tendu vers nous pour nous dévorés. Des larmes monta à mes yeux voyant sur son lit une petite note

 - merci d'avoir libéré ma maison, je peux maintenant rejoindre toute ma famille- signé Meredith

Bon sang Les mains tremblantes je remis la chaise debout et fis ce dont j'étais maintenant destinés à faire. Achevant la femme avec soin ma pioche se planta doucement dans sa nuque je descendis avec l'aide d'Andy sans doute, le cadavre de celle-ci. Des larmes coulaient sur mes joues, l'accumulation de fatigue sans doute ou la part d'humanité qui me restais je suppose. Je positionnai la dame confortablement dans son lit replaçant sa chevelure et ferma ces paupières, je descendis les marches 4 à 4 et je sortie dehors à l'arrière de la maison. Dans un pot en granit brunis je pris quelques fleurs et remonta à l'étage en refermant la porte de la maison.

Croisant les mains de la dame je lui mis les fleurs entre les mains et redescendit en trombe cette fois vers l'avant de la demeure. Allant m'asseoir sur le perron j'attendais Andy en silence cette fois, ayant perdu mon sourire pour quelques instants comme bouleversée sans doute.
Je soupirai alors qu’Andy revint à ma hauteur, décidément on ne pouvait sauver tout le monde.

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