Deception point | Louis




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I walk a lonely road
Louis Hartmann
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I walk a lonely road
Jeu 22 Juin - 22:14

Elliot était passé à côté de son gros moment de blues et c'était pas plus mal finalement. Le comportement de l'ancienne marine, cette familiarité qu'elle posait dans leur relation lui donnait envie de mordre et lui rappeler qu'il était le fucking sergent instructeur Hartmann, celui qui faisait roter du sang aux meilleurs des meilleurs avec mention, mais également le faisait se sentir vivant. Lui et les relations humaines, surtout sorti de son uniforme et de son rôle, c'était la cata.

Il réfléchissait à ce qu'elle lui avait dit sur le groupe qu'elle avait rencontré et qui trouvait grâce à ses yeux. Des gens plutôt bien préparés, mais pas forcément bien retranchés ou trop bien en fait ce qui était peut être pire. Ca pourrait être une bonne opportunité de fonder une relation avec eux. Ils avaient déjà des militaires, c'était une bonne chose... Ou pas, s'ils avaient entendu parler de lui, rester plus qu'à prier qu'aucun ne fut dans les forces spéciales sinon ce serait obligatoirement le cas, quasiment tous ceux qui prétendaient à l'élite avaient entendu parler de lui ou pire pour eux, l'avaient eu comme drill instructor. Et la perspective de se manger l'aigreur d'un soldat ne lui disait mais alors vraiment rien et il serait dommage qu'une rencontre se finisse au bout de quelques minutes avec un survivant le crâne fendu comme au bon vieux temps de Fort Benning.
Elle évoqua un coin qu'il ne connaissait pas, Tolkien et une zone précise, sans doute un fortin ou une base avancée, appelée Moria. Vu les consonances ça aurait pu être en Afrique, mais il ne se rappelait pas d'opération récente ayant eu lieu là bas et s'il y avait bien une chose dont il était sûr c'est qu'il n'y avait pas ça ni en Irak, ni en Afghanistan, un coupe-gorge, il en aurait entendu parler ou y aurait été déployé en éclaireur avec son unité.

"C'est où ça Tolkien? Jamais entendu parler. Un nom de code ou une trouvaille d'un rond de cuir inspiré?"

Et on ne voyait aucune trace de malice dans son regard et c'était normal, il n'y en avait pas. Louis était tout simplement totalement ignare dans la plupart des domaines "ludiques". La littérature il connaissait, mais seulement les classiques et surtout les épopées militaires, l'histoire - américaine évidemment - et les traités militaires des quatre coins du monde. Les seules choses qu'il s'autorisait étaient des poèmes et chansons, mais dont le thème était toujours lié soit à l'Amérique, soit au patriotisme, au sacrifice de soi, aux vertus militaires... Tout ce qui aurait fait pleurer de désespoir un être humain normalement constitué, mais qui avait constitué le socle de son éducation. Louis connaissait la Bible et la Constitution carrément par coeur, apprises quasiment dès qu'il sut lire et avec la sévérité d'un paternel militaire ayant lui-même appris ces ouvrages de son paternel et ainsi de suite. Bon, il écoutait parfois de la musique, mais finissait toujours par arrêter les frais, lassé ou agacé.

Elle lui demandait son prénom, chose qui le surprit réellement. Il n'avait tellement pas l'habitude que la question lui paraissait presque saugrenue. Il aurait presque pu ne jamais en avoir que cela n'aurait en rien gêné sa vie, son prénom c'était Sergent Instructeur pour 99.999% de l'humanité. Les seules personnes qui l'avaient appelé par son prénom étaient ses parents et Violetta. A l'école les autres élèves l'appelaient par son nom... quand ils se sentaient obligés de l'appeler ou de parler de lui, les professeurs se bornaient également à son nom. Lui même se voyait en tant que Sergent Instructeur Hartmann et non simplement en Louis Hartmann. Son trouble fut perceptible, on aurait pu même penser qu'il cherchait à s'en souvenir avant de le balancer.

"Sergent. Mais sur ma carte d'identité ils se sont trompés et ils ont marqué Louis."

La dérision à deux cents pour se sortir d'une situation de malaise. Pas terrible, surtout quand comme lui on était un sous doué de la chose sociale, mais il faisait de son mieux pour ne pas être le sergent instructeur qui terrorisait une base entière et même au delà.
Pour éviter que cela soit trop ostensible il embraya directement sur la proposition de se donner un lieu de rendez vous. L'idée était excellente, même si elle impliquait de devoir se séparer à un moment ou un autre, idée qui à cet instant lui paraissait fort déplaisante, mais le pragmatisme de cette hypothèse lui mit un peu de baume au coeur, sa recrue avait un cerveau! On aurait pu en douter quand même vu son unité d'origine, mais il avait survécu au corps des Marines et même à un service dans la police!

"Bonne idée, il faudrait un endroit visible de loin et à Detroit le seul que j'ai en tête c'est l'ensemble de tours de Renaissance Center, un complexe couleur bleu et acier sur la berge. Donnons nous rendez vous à Mariner's Church juste à côté. Au crépuscule et à l'aube, comme ça on aura moins de chance de se rater et de faire le pied de grue. C'est pas loin en plus. Nous sommes entre Griswold Street et Woodward Boulevard. Tu descends le long de Griswold Street jusqu'à Detroit River et là tu ne pourras pas manquer la cible."

Même un touriste pourrait s'y retrouver!


Dernière édition par Louis Hartmann le Lun 3 Juil - 15:50, édité 1 fois
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Elliot Jensen
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Lun 3 Juil - 14:59

Le travail avait toujours prit une part très importante dans ma vie, mais pas au point qu'il devait l'être pour Hartman, étant donné que cet homme ne semblait rien connaitre des loisirs que pouvait nous procurer la vie avant la fin de notre époque. Enfin si mais bloqué à ceux que sa fille devait lui imposer. Sérieusement, le seigneur des anneaux, c'était un intemporel, je le connaissais depuis que j'étais petite, les livres de Tolkien m'avaient passionnée, puis les films de Jackson avaient été un phénomène mondial, mais dans quel genre de grotte ce type avait passé sa vie... Bon l'avantage c'était que les livres ne devraient pas être trop difficile à trouver étant donné que Barry se trouve dans une bibliothèque, ça occupera nos longues soirées d'hiver lorsque nous aurons trouvé la solution pour ne pas mourir de froid. Bon d'accord, je n'étais pas sûre que l'on trouverait le temps pour lire ce pavé, mais soyons honnête avec nous même, le temps, on ne pouvait pas dire que l'on en manquait réellement...

"Ouais bon, je viens d'apprendre un truc sur toi, tu n'es pas réellement pote avec la littérature fantastique, n'est ce pas ? Je vais essayé de t'en trouver un exemplaire, ça ne devrait pas être difficile, vu que tout le monde, ou presque, connait ce bouquin. Je t'aurais bien dis on se fait une soirée dvd mais là je crois que ça risque tout de suite d'être plus compliqué, pourtant je suis sûre que même ces pechnos on les DVD du seigneur des anneaux."

La surprise de Louis était assez étonnante, moi même je ne donnais pas mon nom de famille, je ne voulais pas que l'on puisse m'associer à mon passé et surtout à mon paternel, un prénom ne donnait que très peu d'information sur la personne, même si des Elliot au féminin ne devaient pas réellement courir les rues, c'était beaucoup moins direct que les noms de familles qui passaient à longueurs de journées à la télé sur les chaines d'informations, ou au jt. J'écoutais les instructions du sergent, je les mémorisais, essayant de visualiser les lieux, ce n'était pas bien compliqué, et ça me rassurais, allez savoir pourquoi, qui pouvait se sentir rassuré par le fait d'avoir un point de rendez vous avec un mec que l'on connait ni d'Eve ni d'Adam. Mais qu'importe, je me sentais assez bien en sa compagnie, il m'apportait le genre de comportement que je connaissais très bien. Une stabilité que nous n'avions plus depuis que la fin du monde s'était produit.

"Ca me va. Tu as un plan pour passer la nuit? Le soleil ne va pas tarder à tomber, je déteste cette période de l'année, pas assez de temps pour faire tout ce que l'on veut faire..."

Remontant sur le toit, j'appréciais l'air frais qui envahit mes poumons, vu l'odeur à l'intérieur, c'était le plus grand des délices à cet instant. J'observais le ciel, il ne devait pas être loin de 16h dans une heure et demi tout au plus, il commencerait à faire nuit, et le froid se ferait plus mordant.

"Demain je pourrais parler à Barry si tu veux les rencontrer mais je n'aurais pas le temps de rentrer avant que la nuit soit tombée, et pour être franche, je préfère de loin éviter de me balader la nuit..."

Je n'avais jamais eu peur du noir, mais je savais que les monstres étaient plus difficile à éviter la nuit, les pièges moins repérable, et les animaux plus agressifs.

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Louis Hartmann
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Lun 3 Juil - 20:00

Littérature fantastique? Là c'est sûr, il ne risquait pas de connaître! La moue qu'il affichait en disait long sur ce qu'il pensait du genre. Il ouvrit la bouche sans doute pour exprimer cet "amour" passionné qui lui avait fait dévorer moult romans, mais se ravisa au dernier moment. Il ne lâcha qu'un très neutre.

"Non, je ne connais pas."

Il avait presque réussi à être cordial! Préférant se concentrer sur un autre sujet il réfléchit un moment quand à son pied à terre de la nuit. Il avait des zones de repos sûres qu'il employait uniquement que quand il ne trouvait pas de lieu pour passer la nuit. Là avec sa couverture en plus il pourrait même passer la nuit dehors si besoin, cela ne serait pas la première fois. Des nuits passées dehors dans la zone tribale à se cailler les meules sans même pouvoir claquer des dents pour éviter de se faire entendre vu que les cibles étaient à moins de trois cent mètres... Il arriva rapidement à la conclusion.

"Je vais sans doute faire un tour du côté de l'église jésuite Saint Peter et Paul, elle est bien placée, à proximité d'une supérette, d'un centre médical et pas loin du Renaissance Center.
Personnellement j'aime bien la nuit. Les gens ne sont jamais assez discrets, c'est plus facile de les éviter ou de leur tomber dessus par surprise."
Le ranger réapparaissait à ce moment, sourire prédateur de celui qui avait joué au chat et à la souris plus de fois qu'à son tour. C'était leur spécialité après tout. "Le seul défaut c'est la température trop basse. Il faut respirer au travers de son écharpe pour ne pas faire trop de buée sinon on peut te remarquer à cent mètres. Au pire j'ai ma boule de poil pour me réchauffer les mains, enfin, quand il est d'humeur..."

Il vérifia ses affaires avec le souci du détail maniaque qui le caractérisait, il était bon pour continuer l'expédition et se rendre vers son petit nid. Il ne savait pas si elle comptait l'accompagner là bas ou si elle allait retourner à son lit douillet et ses douches chaudes et après tout c'était sa décision pas la sienne.

"Dis m'en plus sur ce Barry et son groupe, j'aime bien savoir dans quoi je m'embarque, tu auras pu remarquer que les coups du sort ont tendance à tomber au pire moment."

Il indiqua le toit de l'autre côté de la ruelle, légèrement en contrebas ce qui leur faciliterait le passage et une fois la cible pointée, il récupéra le raton laveur qui en profita pour lâcher un miaulement agressif et fit mine de le mordre, d'arrêtant net en voyant le regard du militaire, celui qui avait donné des sueurs froides à des hommes considérés comme l'élite militaire de leur pays. une fois Rosket calmé, il prit son élan et sauta sans la moindre hésitation. Il était dans son domaine, l'hésitation n'avait plus droit de cité. Roulé boulé à la réception, il lâche son compagnon à quatre pattes et fait signe à l'ex marine de le rejoindre, évitant dorénavant de parler. Après tout il était plus simple de partir discrètement que de se tailler un chemin au maillet et au couteau avant de se taper le sprint de leur vie.
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Elliot Jensen
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Aujourd'hui à 10:30

Je continuais de me demander dans quel monde pouvait vivre cet homme avant la fin du monde, tout le monde connaissait le seigneur de anneaux, ne serait ce que par le film, mais qu'importe, nous n'étions plus à ça prêt. Et à vrai dire, ce n'était pas le plus gros problème, rien que l'idée d'aller passer une nuit dans une église me posait problème, du coup l'idée de rentrer à la bibliothèque était clairement bien trop plaisante, cependant, elle se trouvait bien trop loin pour y arriver avant la nuit, et je n'appréciais guère arriver de nuit dans un endroit où les personnes sont armées, pas forcément compétentes et en sachant que je n'étais pas sûre que Barry se trouvait sur place, il était comme moi, un baroudeur. Génial, je devais avouer que ni l'une ni l'autre des propositions ne me convenait. Bon d'accord, la nuit nous pouvions tenter d'être discret, mais dans le noir il y avait toujours un risque de tomber sur une horde, qui elle n'avait pas besoin de vous voir pour vous traquer. J'observais Louis, essayant de juger laquelle de mes options me plaisait le plus, alors qu'il parlait de son raton laveur. Je ne pouvais m'empêcher de penser que c'était réellement une drôle d'idée d'avoir adopter cette bestiole. Je restais assez perplexe alors qu'il me parlait de Barry.

"Barry c'est un militaire des forces spéciales, le genre qui croit encore qu'il y a quelques choses à sauver dans le monde actuel, et que les psychopathes tel que les cannibales doivent être punis. Je ne suis pas sûre que mentalement il va parfaitement bien, mais après tout on est tous dans ce cas là, non? Si tu veux mon avis, il est fiable, armurier, il a pas mal de matos dans leur plaque, du moins de ce que j'ai vu. Beaucoup de civils, du genre ceux qui ont suivis on se demande bien comment, mais ils ont l'électricité, bouffe chaude, plus que correcte et en bonne quantité, une organisation correcte mais un manque de connaissance tactique pour la plus part des membres de ce groupe. Bref il faudrait un bon instructeur mais qui ne martyrisé pas les civils si possible, pas sûre que tu fasses l'affaire..."

Je ne pu m'empêcher de lâcher un petit sourire moqueur, mais c'était avant tout pour le taquiner.

"Bref, le lieu n'est pas top, pas assez de sortie, pas de possibilité de sécuriser le lieu par l'extérieur, du moins pas assez, sans parler du nombres de sorties trop limitées. Mais à voir si ils seraient prêt à déménager, ou si on peut réellement sécuriser ce lieu."

J'observais le toit indiqué par le militaire qui me tenait compagnie pendant que celui ci se disputait avec son raton laveur dans un silence de mort. Un vieux couple assez particulier mais assez comique lorsqu'on les observait. Une fois que le militaire et sa boule de poils furent de l'autre côté, je les suivis, sautant sans hésiter à mon tour, après tout le saut était plus facile que celui que j'avais effectuer lorsque je m'étais retrouvée coincée avec l'espèce d'ours et sa bande sur le toit. Le soleil était en train de disparaître à l'horizon, et les damnées attirés un peu plus tôt par Hartmann semblaient d'un calme de mort, visiblement l'idée de faire de nous leur repas était passé pour le moment et ils étaient retombés dans une sorte de catatonie. Mais ce n'était pas comme si ils étaient le seul danger présent dans les rues de la ville. Le froid devenait de plus en plus perçant, je remontais le col en fourrure de ma veste et frottais mes mains pour les réchauffer avant d'enfiler une paire de gants, attendant les instruction de Louis.

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