Deception point | Louis




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I walk a lonely road
Louis Hartmann
Matricule n°001
I walk a lonely road
Jeu 22 Juin - 22:14

Elliot était passé à côté de son gros moment de blues et c'était pas plus mal finalement. Le comportement de l'ancienne marine, cette familiarité qu'elle posait dans leur relation lui donnait envie de mordre et lui rappeler qu'il était le fucking sergent instructeur Hartmann, celui qui faisait roter du sang aux meilleurs des meilleurs avec mention, mais également le faisait se sentir vivant. Lui et les relations humaines, surtout sorti de son uniforme et de son rôle, c'était la cata.

Il réfléchissait à ce qu'elle lui avait dit sur le groupe qu'elle avait rencontré et qui trouvait grâce à ses yeux. Des gens plutôt bien préparés, mais pas forcément bien retranchés ou trop bien en fait ce qui était peut être pire. Ca pourrait être une bonne opportunité de fonder une relation avec eux. Ils avaient déjà des militaires, c'était une bonne chose... Ou pas, s'ils avaient entendu parler de lui, rester plus qu'à prier qu'aucun ne fut dans les forces spéciales sinon ce serait obligatoirement le cas, quasiment tous ceux qui prétendaient à l'élite avaient entendu parler de lui ou pire pour eux, l'avaient eu comme drill instructor. Et la perspective de se manger l'aigreur d'un soldat ne lui disait mais alors vraiment rien et il serait dommage qu'une rencontre se finisse au bout de quelques minutes avec un survivant le crâne fendu comme au bon vieux temps de Fort Benning.
Elle évoqua un coin qu'il ne connaissait pas, Tolkien et une zone précise, sans doute un fortin ou une base avancée, appelée Moria. Vu les consonances ça aurait pu être en Afrique, mais il ne se rappelait pas d'opération récente ayant eu lieu là bas et s'il y avait bien une chose dont il était sûr c'est qu'il n'y avait pas ça ni en Irak, ni en Afghanistan, un coupe-gorge, il en aurait entendu parler ou y aurait été déployé en éclaireur avec son unité.

"C'est où ça Tolkien? Jamais entendu parler. Un nom de code ou une trouvaille d'un rond de cuir inspiré?"

Et on ne voyait aucune trace de malice dans son regard et c'était normal, il n'y en avait pas. Louis était tout simplement totalement ignare dans la plupart des domaines "ludiques". La littérature il connaissait, mais seulement les classiques et surtout les épopées militaires, l'histoire - américaine évidemment - et les traités militaires des quatre coins du monde. Les seules choses qu'il s'autorisait étaient des poèmes et chansons, mais dont le thème était toujours lié soit à l'Amérique, soit au patriotisme, au sacrifice de soi, aux vertus militaires... Tout ce qui aurait fait pleurer de désespoir un être humain normalement constitué, mais qui avait constitué le socle de son éducation. Louis connaissait la Bible et la Constitution carrément par coeur, apprises quasiment dès qu'il sut lire et avec la sévérité d'un paternel militaire ayant lui-même appris ces ouvrages de son paternel et ainsi de suite. Bon, il écoutait parfois de la musique, mais finissait toujours par arrêter les frais, lassé ou agacé.

Elle lui demandait son prénom, chose qui le surprit réellement. Il n'avait tellement pas l'habitude que la question lui paraissait presque saugrenue. Il aurait presque pu ne jamais en avoir que cela n'aurait en rien gêné sa vie, son prénom c'était Sergent Instructeur pour 99.999% de l'humanité. Les seules personnes qui l'avaient appelé par son prénom étaient ses parents et Violetta. A l'école les autres élèves l'appelaient par son nom... quand ils se sentaient obligés de l'appeler ou de parler de lui, les professeurs se bornaient également à son nom. Lui même se voyait en tant que Sergent Instructeur Hartmann et non simplement en Louis Hartmann. Son trouble fut perceptible, on aurait pu même penser qu'il cherchait à s'en souvenir avant de le balancer.

"Sergent. Mais sur ma carte d'identité ils se sont trompés et ils ont marqué Louis."

La dérision à deux cents pour se sortir d'une situation de malaise. Pas terrible, surtout quand comme lui on était un sous doué de la chose sociale, mais il faisait de son mieux pour ne pas être le sergent instructeur qui terrorisait une base entière et même au delà.
Pour éviter que cela soit trop ostensible il embraya directement sur la proposition de se donner un lieu de rendez vous. L'idée était excellente, même si elle impliquait de devoir se séparer à un moment ou un autre, idée qui à cet instant lui paraissait fort déplaisante, mais le pragmatisme de cette hypothèse lui mit un peu de baume au coeur, sa recrue avait un cerveau! On aurait pu en douter quand même vu son unité d'origine, mais il avait survécu au corps des Marines et même à un service dans la police!

"Bonne idée, il faudrait un endroit visible de loin et à Detroit le seul que j'ai en tête c'est l'ensemble de tours de Renaissance Center, un complexe couleur bleu et acier sur la berge. Donnons nous rendez vous à Mariner's Church juste à côté. Au crépuscule et à l'aube, comme ça on aura moins de chance de se rater et de faire le pied de grue. C'est pas loin en plus. Nous sommes entre Griswold Street et Woodward Boulevard. Tu descends le long de Griswold Street jusqu'à Detroit River et là tu ne pourras pas manquer la cible."

Même un touriste pourrait s'y retrouver!


Dernière édition par Louis Hartmann le Lun 3 Juil - 15:50, édité 1 fois
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Elliot Jensen
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Lun 3 Juil - 14:59

Le travail avait toujours prit une part très importante dans ma vie, mais pas au point qu'il devait l'être pour Hartman, étant donné que cet homme ne semblait rien connaitre des loisirs que pouvait nous procurer la vie avant la fin de notre époque. Enfin si mais bloqué à ceux que sa fille devait lui imposer. Sérieusement, le seigneur des anneaux, c'était un intemporel, je le connaissais depuis que j'étais petite, les livres de Tolkien m'avaient passionnée, puis les films de Jackson avaient été un phénomène mondial, mais dans quel genre de grotte ce type avait passé sa vie... Bon l'avantage c'était que les livres ne devraient pas être trop difficile à trouver étant donné que Barry se trouve dans une bibliothèque, ça occupera nos longues soirées d'hiver lorsque nous aurons trouvé la solution pour ne pas mourir de froid. Bon d'accord, je n'étais pas sûre que l'on trouverait le temps pour lire ce pavé, mais soyons honnête avec nous même, le temps, on ne pouvait pas dire que l'on en manquait réellement...

"Ouais bon, je viens d'apprendre un truc sur toi, tu n'es pas réellement pote avec la littérature fantastique, n'est ce pas ? Je vais essayé de t'en trouver un exemplaire, ça ne devrait pas être difficile, vu que tout le monde, ou presque, connait ce bouquin. Je t'aurais bien dis on se fait une soirée dvd mais là je crois que ça risque tout de suite d'être plus compliqué, pourtant je suis sûre que même ces pechnos on les DVD du seigneur des anneaux."

La surprise de Louis était assez étonnante, moi même je ne donnais pas mon nom de famille, je ne voulais pas que l'on puisse m'associer à mon passé et surtout à mon paternel, un prénom ne donnait que très peu d'information sur la personne, même si des Elliot au féminin ne devaient pas réellement courir les rues, c'était beaucoup moins direct que les noms de familles qui passaient à longueurs de journées à la télé sur les chaines d'informations, ou au jt. J'écoutais les instructions du sergent, je les mémorisais, essayant de visualiser les lieux, ce n'était pas bien compliqué, et ça me rassurais, allez savoir pourquoi, qui pouvait se sentir rassuré par le fait d'avoir un point de rendez vous avec un mec que l'on connait ni d'Eve ni d'Adam. Mais qu'importe, je me sentais assez bien en sa compagnie, il m'apportait le genre de comportement que je connaissais très bien. Une stabilité que nous n'avions plus depuis que la fin du monde s'était produit.

"Ca me va. Tu as un plan pour passer la nuit? Le soleil ne va pas tarder à tomber, je déteste cette période de l'année, pas assez de temps pour faire tout ce que l'on veut faire..."

Remontant sur le toit, j'appréciais l'air frais qui envahit mes poumons, vu l'odeur à l'intérieur, c'était le plus grand des délices à cet instant. J'observais le ciel, il ne devait pas être loin de 16h dans une heure et demi tout au plus, il commencerait à faire nuit, et le froid se ferait plus mordant.

"Demain je pourrais parler à Barry si tu veux les rencontrer mais je n'aurais pas le temps de rentrer avant que la nuit soit tombée, et pour être franche, je préfère de loin éviter de me balader la nuit..."

Je n'avais jamais eu peur du noir, mais je savais que les monstres étaient plus difficile à éviter la nuit, les pièges moins repérable, et les animaux plus agressifs.

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Louis Hartmann
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Lun 3 Juil - 20:00

Littérature fantastique? Là c'est sûr, il ne risquait pas de connaître! La moue qu'il affichait en disait long sur ce qu'il pensait du genre. Il ouvrit la bouche sans doute pour exprimer cet "amour" passionné qui lui avait fait dévorer moult romans, mais se ravisa au dernier moment. Il ne lâcha qu'un très neutre.

"Non, je ne connais pas."

Il avait presque réussi à être cordial! Préférant se concentrer sur un autre sujet il réfléchit un moment quand à son pied à terre de la nuit. Il avait des zones de repos sûres qu'il employait uniquement que quand il ne trouvait pas de lieu pour passer la nuit. Là avec sa couverture en plus il pourrait même passer la nuit dehors si besoin, cela ne serait pas la première fois. Des nuits passées dehors dans la zone tribale à se cailler les meules sans même pouvoir claquer des dents pour éviter de se faire entendre vu que les cibles étaient à moins de trois cent mètres... Il arriva rapidement à la conclusion.

"Je vais sans doute faire un tour du côté de l'église jésuite Saint Peter et Paul, elle est bien placée, à proximité d'une supérette, d'un centre médical et pas loin du Renaissance Center.
Personnellement j'aime bien la nuit. Les gens ne sont jamais assez discrets, c'est plus facile de les éviter ou de leur tomber dessus par surprise."
Le ranger réapparaissait à ce moment, sourire prédateur de celui qui avait joué au chat et à la souris plus de fois qu'à son tour. C'était leur spécialité après tout. "Le seul défaut c'est la température trop basse. Il faut respirer au travers de son écharpe pour ne pas faire trop de buée sinon on peut te remarquer à cent mètres. Au pire j'ai ma boule de poil pour me réchauffer les mains, enfin, quand il est d'humeur..."

Il vérifia ses affaires avec le souci du détail maniaque qui le caractérisait, il était bon pour continuer l'expédition et se rendre vers son petit nid. Il ne savait pas si elle comptait l'accompagner là bas ou si elle allait retourner à son lit douillet et ses douches chaudes et après tout c'était sa décision pas la sienne.

"Dis m'en plus sur ce Barry et son groupe, j'aime bien savoir dans quoi je m'embarque, tu auras pu remarquer que les coups du sort ont tendance à tomber au pire moment."

Il indiqua le toit de l'autre côté de la ruelle, légèrement en contrebas ce qui leur faciliterait le passage et une fois la cible pointée, il récupéra le raton laveur qui en profita pour lâcher un miaulement agressif et fit mine de le mordre, d'arrêtant net en voyant le regard du militaire, celui qui avait donné des sueurs froides à des hommes considérés comme l'élite militaire de leur pays. une fois Rosket calmé, il prit son élan et sauta sans la moindre hésitation. Il était dans son domaine, l'hésitation n'avait plus droit de cité. Roulé boulé à la réception, il lâche son compagnon à quatre pattes et fait signe à l'ex marine de le rejoindre, évitant dorénavant de parler. Après tout il était plus simple de partir discrètement que de se tailler un chemin au maillet et au couteau avant de se taper le sprint de leur vie.
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Elliot Jensen
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Mar 25 Juil - 10:30

Je continuais de me demander dans quel monde pouvait vivre cet homme avant la fin du monde, tout le monde connaissait le seigneur de anneaux, ne serait ce que par le film, mais qu'importe, nous n'étions plus à ça prêt. Et à vrai dire, ce n'était pas le plus gros problème, rien que l'idée d'aller passer une nuit dans une église me posait problème, du coup l'idée de rentrer à la bibliothèque était clairement bien trop plaisante, cependant, elle se trouvait bien trop loin pour y arriver avant la nuit, et je n'appréciais guère arriver de nuit dans un endroit où les personnes sont armées, pas forcément compétentes et en sachant que je n'étais pas sûre que Barry se trouvait sur place, il était comme moi, un baroudeur. Génial, je devais avouer que ni l'une ni l'autre des propositions ne me convenait. Bon d'accord, la nuit nous pouvions tenter d'être discret, mais dans le noir il y avait toujours un risque de tomber sur une horde, qui elle n'avait pas besoin de vous voir pour vous traquer. J'observais Louis, essayant de juger laquelle de mes options me plaisait le plus, alors qu'il parlait de son raton laveur. Je ne pouvais m'empêcher de penser que c'était réellement une drôle d'idée d'avoir adopter cette bestiole. Je restais assez perplexe alors qu'il me parlait de Barry.

"Barry c'est un militaire des forces spéciales, le genre qui croit encore qu'il y a quelques choses à sauver dans le monde actuel, et que les psychopathes tel que les cannibales doivent être punis. Je ne suis pas sûre que mentalement il va parfaitement bien, mais après tout on est tous dans ce cas là, non? Si tu veux mon avis, il est fiable, armurier, il a pas mal de matos dans leur plaque, du moins de ce que j'ai vu. Beaucoup de civils, du genre ceux qui ont suivis on se demande bien comment, mais ils ont l'électricité, bouffe chaude, plus que correcte et en bonne quantité, une organisation correcte mais un manque de connaissance tactique pour la plus part des membres de ce groupe. Bref il faudrait un bon instructeur mais qui ne martyrisé pas les civils si possible, pas sûre que tu fasses l'affaire..."

Je ne pu m'empêcher de lâcher un petit sourire moqueur, mais c'était avant tout pour le taquiner.

"Bref, le lieu n'est pas top, pas assez de sortie, pas de possibilité de sécuriser le lieu par l'extérieur, du moins pas assez, sans parler du nombres de sorties trop limitées. Mais à voir si ils seraient prêt à déménager, ou si on peut réellement sécuriser ce lieu."

J'observais le toit indiqué par le militaire qui me tenait compagnie pendant que celui ci se disputait avec son raton laveur dans un silence de mort. Un vieux couple assez particulier mais assez comique lorsqu'on les observait. Une fois que le militaire et sa boule de poils furent de l'autre côté, je les suivis, sautant sans hésiter à mon tour, après tout le saut était plus facile que celui que j'avais effectuer lorsque je m'étais retrouvée coincée avec l'espèce d'ours et sa bande sur le toit. Le soleil était en train de disparaître à l'horizon, et les damnées attirés un peu plus tôt par Hartmann semblaient d'un calme de mort, visiblement l'idée de faire de nous leur repas était passé pour le moment et ils étaient retombés dans une sorte de catatonie. Mais ce n'était pas comme si ils étaient le seul danger présent dans les rues de la ville. Le froid devenait de plus en plus perçant, je remontais le col en fourrure de ma veste et frottais mes mains pour les réchauffer avant d'enfiler une paire de gants, attendant les instruction de Louis.

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Louis Hartmann
Matricule n°001
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Mer 26 Juil - 15:04

Une fois après avoir vérifié que l'endroit était sûr il s'autorisa à parler, à voix basse quand même. Le son de sa voix était légèrement étouffé par l'écharpe qu'il avait enroulé autour du bas de son visage lui couvrant le nez et la bouche de sorte qu'on en voyait quasiment plus de condensation lorsque respirait.

"Forces spéciales hein..."

Le ton et le rictus ne laissaient pas vraiment de doute quand à ce qu'il pensait. Il avait eu trop de gamins issus des FS pour encore les trouver spéciaux. Ils criaient et pleuraient comme les autres. Bon, il en avait fait parti lui aussi avant de devenir instructeur, mais il ne s'était jamais trouvé spécial. Enfin si, sa capacité à se faire des "amis" arrivait à l'impressionner lui-même parfois.

"Il n'y a rien de mal à croire que l'on peut sauver le monde ou du moins ce qu'il en reste et que malgré l'absence de système il reste une justice immanente dont on peut être le bras armé."

Il ne pourrait pas dire le contraire vu que c'est plus ou moins ce qui habitait chaque fibre de son être. La seule différence serait sans doute la sévérité de cette justice immanente, Louis n'était pas du genre tendre et empreint de compassion.
La remarque d'Elliot quand à son inaptitude à former des civils lui arracha un petit rire, le genre de petit rire froid aux accents mauvais. Oh ça oui, avec lui il y aurait du sang et des larmes, mais après tout il fallait ça dans ce nouveau monde pour survivre. Mais quelque chose l'ennuyait malgré tout, le fait que l'on ne le voit ou le perçoive que comme un sadique prenant son pied uniquement en faisant souffrir ses victimes. Ce n'était pas son but, il avait toujours été l'amélioration de ses recrues, en faire de meilleurs combattants, et s'ils devaient en chier du sang durant le processus "so be it".

"S'ils ne peuvent pas supporter un entraînement basique, ils sont une perte inutile de ressources. Je ne prétends pas former le premier quidam pour en faire un opérateur DELTA, mais leur enseigner les techniques de combat et de survie dans ce monde de merde. Bon, c'est toujours amusant de voir un baleineau essayer de passer un muret d'un mètre de haut j'avoue, de l'entendre péter à s'en déchirer l'anus tellement il force pour passer l'obstacle tellement infranchissable que certains le passent en sautant par dessus. Je n'aime pas les boulets. Et encore moins aujourd'hui. Vu ce monde, même un enfant devrait savoir se battre et tuer."

Il parlait de son ton d'instructeur, bien qu'on sentait ses tripes dans son discours. S'il avait perçu la note d'humour de l'ex flic il n'en montrait nulle trace peut être en y répondant avec son "humour" bien à lui.
Tout en causant, il indiqua le rebord nord du bâtiment, l'échelle de secours, de là ils pourraient retourner dans les rues.

Le lieu qu'ils avaient choisi n'était pas optimal, mais en même temps, y en avait il encore debout ou simplement habitable? Surtout quand on devait héberger une petite troupe. En pensant à ça, Louis descendit discrètement le long de l'escalier qui avait au moins l'amabilité de ne pas trop gémir et grincer sous leurs pieds. Une fois dans la rue, il mit le cap vers la Detroit River. Le froid était mordant et le petit vent ne le rendait que plus incisif, il donnait envie de courir, ou de grelotter au choix, pourtant le militaire ne faisait ni l'un ni l'autre, il marchait au pas, presque lentement en fait, aux aguets. A plusieurs reprises il leva le poing pour stopper leur progression, leur faisant faire des détours pour éviter, qui une source de bruit suspect, qui un groupe de zombies rôdant dans les rues en quête de chair fraîche. De temps à autre il regardait les panneaux, signe qu'il ne connaissait pas encore complètement la ville, s'arrêtant même une fois pour consulter sa carte à la lueur de sa lampe, masquant le tout sous la couverture. On pouvait dire qu'il prenait un soin paranoïaque en termes de discrétion, surtout quand la température extérieure était plus copine avec le zéro que le dix.

Après ce qui parut sans doute une éternité à la pile électrique ambulante qui l'accompagnait, il lui montra l'enseigne d'une petite librairie qui avait fermé avant l'apocalypse. L'enseigne était toujours là, la devanture était placardée de planches, comme une bonne part des petites boutiques de la ville, Detroit était juste avant la fin du monde une ville au bord du gouffre, l'épidémie lui avait faire un grand pas en avant.
Écartant délicatement la grande plaque de contreplaqué qui couvrait la porte, il laissa passer le raton laveur qui partit fureter pendant quelques minutes, les laissant moisir dans le froid. Cet animal devait être au moins aussi mesquin que son "maître". Il finit par revenir, grignotant un cafard, signifiant que la zone était claire.
A l'intérieur, il y avait encore des livres plein les rayonnages, quelques "nouveautés", mais surtout des vieux bouquins. Louis repositionna la planche puis referma la porte derrière eux. Plaçant une pile de livre en équilibre précaire en guise d'alarme sonore.
Puis se retournant vers Elliot, il écarta les bras pour désigner l'endroit.

"voici une de mes garçonnières. Tu peux t'estimer privilégiée, je n'y amène pas toutes les filles que je rencontre, surtout pas le premier soir." Il s'installa contre un mur, l'endroit lui servirait de couchette pour la nuit. "Tu as parlé de bouquin tout à l'heure, et vu la température, nous aurions fini en bonhomme de neige avant d'arriver à l'église, surtout que la zone est bien plus dégagée plus bas vers Detroit River. Je me suis dit qu'une petite étape serait la bienvenue."

Comme quoi, même s'il n'en donnait pas toujours l'impression, l'instructeur démoniaque écoutait et enregistrait ce qu'on lui disait.
Chose curieuse, même si c'était un endroit qu'il fréquentait, on n'y trouvait pas trace de passage dedans, il fallait vraiment chercher pour trouver des zones où la poussière était moins épaisse.
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Elliot Jensen
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Mar 1 Aoû - 11:47

Le ton qu'employait Louis ne laissait aucun doute sur ce qu'il pensait des forces spéciales, après qu'importe les relations tendues ou non entre les différents groupes de l'armée américaine, de toute façon ça n'avait plus réellement d'importance, il n'y avait plus que des survivants. D'ailleurs la façon dont Louis parlait des civils ne pouvait lui valoir qu'un regard désapprobateur, comment pouvait il parler ainsi des personnes qui avaient réussit à survivre plus d'un an à cette grosse merde. Après tout ils n'étaient peut être pas des as de la survis, mais ils étaient là, c'était déjà énorme.

"Mouais je sais pas si tu veux réellement recréer une société, il faudra de tout, et je ne suis pas sûre que d'éliminer les plus faibles soit la solution, après tout ils ont bien réussis à s'en sortir jusque là. Apprendre à se défendre je veux bien, mais de là à vouloir faire des enfants soldats, arrête, tu ne penses pas réellement ça quand même... Regard dans notre société il y a toujours eu des soldats pour protéger les plus faibles, et eux pourraient toujours effectuer les tâches secondaires."

Oui après tout je ne me voyais pas réellement ramasser des tomates ou planter des patates, d'ailleurs Nolan avait bien essayé de m'offrir des plantes pour l'appartement mais j'avais cette sale tendance à les oublier et les laisser mourir, je n'avais pas l'âme d'une fermière, aussi si il fallait que chacun ai sa place, j'étais prête à jouer les gentils petits soldats. Quoi qu'il en soit, je continuais de suivre le sergent instructeur qui progressait avec efficacité dans les rues. Je resserais le col de fourrure et remontais mon écharpe sur mon nez, il faisait très froid, mes gants n'étaient pas de trop, je détestais l'hiver, je n'avais jamais aimé cette période, préférant toujours la chaleur de l'été. Le seul avantage à cette période, restait que le froid avait tendance à ralentir les damnés. Hartmann évoluait avec prudence, et je le suivais avec précaution, la nuit j'aimais autant éviter de tomber sur une horde, cependant, il fallait avouer que sa progression était clairement lente, voir plus, je n'avais qu'une seule envie, c'était de me mettre au chaud, histoire de ne plus subir ce froid mordant.

Nous étions arrivé dans un quartier commerçant, du moins il l'était avant quand l’apocalypse commence. J'observais le petit manège qu'il se jouait entre Hartmann et sa bestiole. Se fut après une éternité que nous sommes entré dans la librairie, après tout je pourrais peut être trouver mon livre plus vite que possible. J'entrais et observais l'endroit qui semblait arrêté dans le temps, il n'avait pas réellement été détruit, les livres se trouvaient toujours sur les étagères, il y avait même des affiches pour la sortie du dernier roman d'un de ces écrivains populaires avant la fin du monde. J'étais clairement moins discrète que le sergent, mais qu'importe.

"Avec plaisir, et je pense que la bibliothèque sera sans doute plus facile à réchauffer qu'une église, et puis je vais pouvoir récupérer le livre dont je t'ai parlé."

Je ne perdis pas une seule seconde, le rayon consacré à Tolkien n'était pas réellement difficile à trouver, et le plus simple, c'était clairement qu'il se trouvait dans la version réédité après la sortie des films, un seul livre pour les trois originaux. Je le fourrais dans mon sac et continuais mon petit tour avant de retourner à côté de Louis.

"J'aime bien cet endroit, même si tu es clairement pas le roi de l'aménagement, mais c'est toujours le soucis quand on passe son temps à bouger. Je dois t'avouer que j'aimerais trouver un endroit comme ils avaient à la bibliothèque, un endroit où l'on pourrait se reposer, un véritable pied à terre."

J'espérais sans doute que l'on réussissent à s'installer dans un endroit aménagé, sécurisé et tranquille, une société organisé, mais je n'y croyais même plus. Je m'installais à côté de Louis, mon livre à la main.

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Louis Hartmann
Matricule n°001
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Mar 1 Aoû - 17:36

L'instructeur avait opiné du chef pour répondre au commentaire appréciateur de la fliquette quand à leur trois étoile pour la nuit. Il se fendit même d'un commentaire par rapport à ses talents d'homme d'intérieur.

"Je fais toujours en sorte que l'endroit ait l'air inoccupé, ça évite d'avoir une mauvaise surprise quand je viens faire étape, genre une petite embuscade des familles. Et avant que tu poses la question, oui ça m'est arrivé, deux lascars ont cru que ce serait une bonne idée de m'attendre dans un de mes repères que j'avais eu la bêtise d'aménager pour un peu de confort, couverture, réchaud, rechange, un peu de nourriture et un kit de soin... le basique quoi. Dommage c'était un bon petit nid. Donc depuis je fais un peu plus attention."

Pendant qu'il parlait, Louis avait enlevé sa veste et son sweat-shirt, gardant son débardeur kaki uniquement, le sweat allait dans son sac, la veste lui servait d'oreiller et il s'enroula finalement dans sa couverture.
La voyant revenir de sa quête de livre, il jeta un œil au bouquin qu'Elliot avait ramené laissant échapper un petit ricanement en branlant du chef. Mais il voulait revenir sur quelque chose avant de papoter de ce fameux "Tolkien".

"Je crois que tu m'as mal compris tout à l'heure. Je suis devenu soldat pour protéger mon pays, ses habitants, et je mourrai pour eux si cela était une option pour leur sauvegarde. Malheureusement nous ne pouvons plus nous payer le luxe d'une société de gros culs flasques incapables de faire dix pas sans assistance respiratoire. Nous ne sommes plus assez nombreux, assez nombreux pour défendre ceux qui sont incapables de le faire eux même, incapables de survivre par autre chose qu'un miracle de chance insolente. Les gens doivent apprendre à se battre, et pas seulement contre les rôdeurs, ce serait trop simple sinon.
Tout le monde doit maîtriser les bases du combat et de la survie, pas seulement pour leur propre bien, mais pour celui de tous. Une mère devra savoir se battre pour protéger ses enfants, et les enfants aussi pour protéger leur mère et leurs frères et soeurs. Nous devons tous être capable de nous protéger les uns les autres... Au moins le temps que l'on puisse former une nouvelle nation avec une véritable armée capable de prendre en charge la protection de ses citoyens.
Et malgré tout, oui, je sais que certains seront incapables de se défendre par eux même et devront compter sur le bras des autres pour s'en sortir. Ce que je déteste ce sont ceux qui ne donnent pas le meilleur d'eux même pour cette tâche parce qu'ils ne mettent pas seulement eux en danger, mais tous les autres.
Tout comme une foutue recrue qui n'arrive pas à passer les épreuves les plus basiques, si par malheur elle arrivait sur un champ de bataille, elle ne ferait que réduire les chances de survie de toute son unité. C'est tout simplement inacceptable. Aussi je les presserai comme des citrons pour en tirer le meilleur, ils pleureront et transpireront du sang, me détesteront sans aucun doute, mais au moins ils ne seront plus des proies et des boulets. C'est aussi simple que ça."


Il regarda Elliot, droit dans les yeux comme il en avait l'habitude. Cette manie de scruter le regard des gens que beaucoup détestaient non pas parce qu'il les regardait dans les yeux, mais plutôt à cause de son regard à lui, quelque chose de direct, froid, inquisiteur, il donnait l'impression de creuser dans votre cervelle pour voir ce qui s'y cachait et ma foi, ce n'était pas spécialement faux d'ailleurs.

"Quand j'étais môme, avec deux camarades de classes nous sommes allés dans la ferme du vieux Olgerson. Ce vieux redneck avait un clébard de la taille d'un âne - du moins pour des gamins de onze ans - et il était connu pour être foutrement méchant, dangereux même. Il avait saigné une veau de la ferme voisine un jour et Palmer lui avait coller deux coups de fusils, juste de quoi rendre la bestiole plus méchante. Bref, on allait là bas comme tous les couillons de notre âge pour tester notre courage. Les deux lourdauds tremblaient comme des feuilles. Finalement on a vu le clébard, il était allongé devant sa niche à ronger un os et bordel, il était énorme. Je crois bien jamais avoir vu un chien aussi gros de toute ma vie.
Il nous a vu, s'est redressé et là où on a compris que ça puait c'est que ce putain d'Olgerson lui avait pas foutu sa chaîne. Mon père m'avait appris à gérer les chiens, pas ceux des deux trous du cul qui m'accompagnaient, ils se sont mis à courir comme des imbéciles ce qui a fait démarrer le molosse. Comme on était assez près de la barrière on aurait pu s'en tirer sans trop de mal, mais Davis a poussé Jackson pour passer le premier. Ce dernier est tombé et s'est déglingué la cheville. Si je passais, le chien allait bouffer Jackson."


Il se tut un instant. Les souvenirs de ce moment affluaient, l'adrénaline aussi d'ailleurs. Il se rappelait les yeux de braise de l'animal braqués sur lui, les babines retroussées, la bave écumant des mâchoires...

"Je me suis interposé et au moment où cette bestiole me sautait dessus, j'ai mis ma main droite dans sa gueule pour choper sa langue. J'ai dû me tenir à lui comme je pouvais avec l'autre bras et je lui serré la langue encore et encore. Et ce clébard de se débattre et d'essayer de cracher mon bras. Je sais pas vraiment combien de temps ça a duré, le vieux poivrot a fini par se pointer, m'a à moitié assommé pour que je lâche son chien qui s'est carapaté. Il nous a passé un savon mémorable et a appelé les parents de Jackson et les miens. j'ai fini avec une épaule luxée, une bosse de la taille d'un œuf sur le sommet du crâne et Jackson avec une entorse. Pas grand chose en comparaison de ce qui se serait passé si Butcher lui avait bouffé le gras." Toujours la regardant sans détour il conclut sa petite anecdote. "Tout ça pour dire que si mon père ne m'avait pas enseigné comme se défendre d'un chien, s'il ne m'avait pas enseigné le sens du devoir, un gamin se serait fait étriper ce jour là, peut être plus d'un même. Savoir se défendre est une nécessité, non seulement pour se protéger soi-même, mais pour protéger les autres."

Il soupira et sourit, un sourire triste. Il avait l'air très las pour le coup.

"Désolé, je rabâche. C'est quoi alors ce bouquin? Le Seigneur des anneaux? Un conte de fée avec princesse à sauver, dragon à tuer et autres lutins?... Quoique je ne te vois pas fan de ce genre de choses, raconte donc."
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Elliot Jensen
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Jeu 3 Aoû - 13:20

L'envie de me poser était forte, surtout que depuis le début de l'épidémie je n'avais jamais cessé de bouger, il faut dire que j'avais déjà effectué plus des trois quarts de la distance entre New York et Détroit à pied, il m'avait fallut pas mal de temps, et surtout je n'avais jamais cessé de bouger, depuis mon arrivée dans cette ville il y avait bien eut cette ferme mais je n'avais passé que quelques nuits, mais sinon je n'avais jamais cessé de me déplacer. Installée à côté de Louis, je posais mon dos contre le mur, appréciant le confort rudimentaire que cette position m'apportait. J'écoutais Hartmann, ne pouvant que constater à quel point l'humanité était descendue bien bas. Nous avions bien assez de soucis comme ça pour ne pas s'attaquer entre nous, j'avais du mal à comprendre comment les américains avaient si vite pris la décision que leur propre survie valait mieux qu'une communauté qui pourrait s'entraider face à cette invasion de mort vivant. L'humanité était réellement une véritable taré.

"C'est vrai que seul, difficile de sécuriser un lieu."

J'observais Louis qui me fixait de son regard profond et perforant. Je n'étais pas réellement perturbée par cette façon qu'il avait de vous sonder l'âme, la seule chose qui pouvait me perturber c'était cette ressemblance avec mon père lorsqu'il me demandait si je me droguait pendant mon adolescence. Etrangement, cette petite histoire ne pouvait que prouver à quel point nos enfances avaient été différentes, l'époque aussi d'accord, mais ce n'était pas que ça. Il semblait avoir vécue une enfance enviable, avec des amis, la nature et des aventures, rien à voir avec mon enfance dans une prison dorée, seule la plus part du temps. Je finis par regarder mon livre que je tournais dans mes mains, au final, les livres avaient été les meilleurs de mes amis durant mon enfance.

"A vrai dire, c'est une histoire de guerre, inspirée de la seconde guerre mondiale, mais pour être honnête, je trouve que cette histoire nous apprend surtout que la force n'est pas le meilleur moyen d'arriver à ses fins. Tu sais si des personnes sans le moindre talent militaire ont réussis à survire, c'est parce que la force ne fait pas tout, enfin je ne parle pas contre les zombies, mais la manipulation est également un art. Je sais de quoi je parle, tout le monde n'est pas mentalement prêt à supporter un entrainement militaire, même le plus simple. Mon père était gouverneur, et crois moi, je l'ai vu mille fois mentir, trahir pour réussir et surtout je suis presque sûre que ce salopard est encore en vie quelque part à faire en sorte que d'autres le protège."

L'amour pour mon paternel filtrait de mon discours, raciste, manipulateur et égoïste, ce mec avait tout pour plaire... Même si il n'était probablement pas mon géniteur, j'avais appris comme lui que la manipulation était l'un des meilleurs moyens d'obtenir se que l'on souhaitait bien que maintenant, c'était bien plus long.

"Tu sais je suis bien d'accord avec toi qu'il faut un minimum mais la plus part ne sont pas capable de supporter un entrainement physique, ils ne sont pas habitués au manque de nourriture, à la pression psychologique. Dans n'importe quel société les plus faibles peuvent avoir leur place, je sais pas je te vois pas trop planter et récolter des tomates, les plus faibles pourraient toujours le faire, dans une enceinte protégée, le strict minimum suffit le maniement d'une arme blanche et le tir, c'est un minimum acceptable à mon avis."

Repensant à la bibliothèque, les civils avaient du mal à tenir un simple poste de surveillance, un véritable danger en cas d'attaque, il serait probable que l'alerte ne soit pas donné en temps et en heure. Je continuais à retourner le livre dans mes mains, observant le visage de Viggo Mortensen qui ornait la couverture, loin de l'édition que j'avais enfant.


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Louis Hartmann
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Dim 6 Aoû - 12:17

"Les magouilleurs finissent toujours par payer. Et ce jour là, ils regrettent d'avoir négligé leurs abdos."

Le ton de l'ancien militaire était passé du calme et froid à quelque chose de vibrant, sourd, presque un grondement et cette lueur mauvaise dans le regard ne faisait que confirmer sa détestation profonde pour ce genre d'individu. C'est eux qui avaient ourdi sa chute, lui avaient pris les deux amours de sa vie aussi sa répulsion naturelle s'était muée en une haine tenace pour les scribouillards, ronds de cuirs et autres politiques au point de laisser dans la mouise ceux qu'il avait croisé par le passé. C'était ça ou les tuer de ses mains et comme il n'était pas un meurtrier et ne voulait pas salir la mémoire de Violetta et Carole. Il préféra chasser ces pulsions hors de ses pensées se concentrant sur le reste, ça valait mieux, dormir n'était déjà pas facile, mais si en plus il fallait se torturer avant...

"Elliot, j'étais ranger avant de devenir instructeur, la force n'a jamais été notre atout majeur. Nous, nous sommes discret, nous frappons vite et nous sommes déjà repartis avant que les corps des cibles ne touchent le sol et que l'ennemi comprenne ce qu'il lui est arrivé. Ce que j'apprends principalement aux recrues c'est à se dépasser, à être malins, sournois, à gagner, savoir quand se battre et quand se replier ou contourner le point chaud. Mais dans tous les cas il faut un minimum de condition physique, que ce soit pour se battre avec un couteau ou pour du tir.

Et crois moi je sais qu'on en bave . Regarde moi, je ne suis que l'ombre de celui que j'étais, je nage dans mes propres fringues, je peux m'estimer heureux si j'ai perdu quinze kilos."


Il exhiba son bras droit amaigri, rien à voir avec ce qu'il avait été deux ans auparavant, un an et demie de cure Apocalypse ça vous faisait fondre comme un bout de beurre dans une poêle.

"Ca va mieux depuis que je connais un peu mieux la ville et que je sais où chercher, mais les premiers temps ont été durs, la faim, la soif, la maladie, la paranoïa et la fatigue qui va avec, j'ai failli ne pas survivre aux six premiers mois.
Et saches que je suis profondément blessé par ton manque d'ouverture d'esprit, les tomates que je faisais pousser étaient magnifiques, les plants poussaient droit, donnaient quand il fallait, comme il fallait et les parasites se tenaient tranquilles chez les voisins! Je suis un ranger, ce que je fais, je le fais bien. Pas besoin d'improviser."


Son petit rictus aux lèvres il chicanait l'ex marine. De toujours les différentes unités s'envoyaient des piques, surtout quand ils étaient d'armes différentes, lui venait de l'Army, elle du corps des Marines, c'était suffisant pour qu'ils se chamaillent. Ca le détendait.

"Sa tête me dit quelque chose. Je crois bien avoir vu une publicité placardée ici ou là y un bail." Indiqua l'instructeur en pointant la tête de ce brave Aragorn. "Je vois pourquoi ça te plaît tant cette histoire."

Apparemment c'était la Sainte Elliot, en trois phrases, il l'avait cherchée deux fois. Sa façon de dire bonne nuit? Et toujours ce satané sourire qui donnait envie de lui coller des claques.
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Elliot Jensen
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Mer 6 Sep - 14:53

Certaines personnes étaient douées en magouille, et malheureusement, je n'étais pas persuadée qu'ils auraient se qu'ils méritaient, malheureusement ces personnes savaient changer de camps lorsqu'ils le fallaient, mais je ne pouvais pas insister, je ne le devais pas, le changement de comportement de Louis indiquait qu'il avait probablement été confronté à ce genre de personne et que ce sujet le touchait tout particulièrement autant ne pas insister. J'écoutais religieusement les paroles du sergent instructeur, j'étais d'accord avec lui, il fallait faire en sorte de rester en bonne forme physique, mais depuis le temps que cette apocalypse avait commencé, la plus part des personnes en mauvaises formes physique avaient déjà succombés, même si aujourd'hui encore, j'avais des surprises chaque jour.

Je comprenais très bien se qu'il disait lorsqu'il parlait de poids en moins, je n'étais déjà pas bien grosse avant l'apocalypse, mais je n'avais pas grand mal a trouver à manger, je n'étais pas réellement difficile, et les mauvaises herbes comestibles se faisaient de plus en plus commune y compris dans la ville, le plus difficile restait tout de même de trouver des sources de protéines, mais là encore si vous n'étiez pas difficile les cafards et autres bestioles comestibles n'étaient pas pas rare, frit c'était clairement moins déguelasse. Bref, le plus important restait de trouver suffisament de calories pour ne pas trop perdre de poids, même si généralement la perte de poids était stabilisée pas comme les premiers mois. Je manquais de m'étouffer face aux paroles de Louis, j'avais du mal à l'imaginer en tenue de jardinier, un chapeau de paille sur la tête, en train d'arroser ses jolis pieds de tomates.

"Et bien tu es bien plus doué que moi, je dois t'avouer que je n'ai pas la main verte, mais je suis assez douée dans la question de survie, les chiens ne meurent jamais de faim."

Oui j'avais connu pas mal de situation de merde durant mes missions d'engagement parmi mes frères marines. C'était sans doute pour cette raison que je ne faisais jamais la fine bouche. Assise contre le mur, j'observais Louis de côté, un petit sourire sur le visage, c'était un grand plaisir de retrouver ces petites chamailleries de militaires, chacun défendant ses frères et son armée comme des chiens défendant son steak. Oui l'improvisation était la spécialité des marines, mais c'était sans doute aussi grâce à cette raison que j'étais toujours là, debout et plutôt en bonne santé. Quant à savoir pourquoi cette histoire me plaisait tant, je ne savais pas trop, je me contentais seulement d'hausser les épaules même si en soit, c'était sans doute pour croire que dans la plus sombre des nuits, il reste toujours une lueur d'espoir... Après avoir vérifié une nouvelle fois mes armes, je finis par tirer la couverture que nous avions trouvé dans la maison visité plus tôt ce matin.

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Louis Hartmann
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Dim 17 Sep - 12:28

Tout en discutant les deux survivants se préparaient pour la nuit. Il faisait frais dans la  librairie, mais c'était largement supportable avec les couvertures et toujours mieux que dehors!

Louis laissa échapper un petit rire à la remarque de la jeune femme sur les chiens.

"Les ratons laveurs non plus!"

Il indiqua Rosket d'un geste du menton, son petit compagnon se gavant de cancrelats bien gras ce qui non seulement le satisfaisait au plus haut point, mais en plus avait pour effet secondaire de rendre le lieu plus propice à une nuit tranquille, il n'était jamais agréable de dormir avec des bestioles qui vous courraient dessus ou venaient vous mordiller les orteils ou pire, les oreilles...
Sentant qu'on parlait de lui, le petit prédateur releva la tête tout en continuant à mastiquer avec application l'infortuné cafard qui avait eu la malchance de croiser sa route. Il lâche un petit trille aiguë et reporta tout son attention à son repas.

"Allez, bonne nuit marine, cette nuit tu peux dormir tranquille, les rangers veillent au grain."

Adossé au mur il ferma les yeux, son visage se changeant en un masque sans expression. Il donnait l'impression d'être littéralement mort, mais c'est juste qu'en quelques minutes il s'était endormi, un apprentissage qu'il enseignait également car il était important de dormir dès qu'on le pouvait et tirer profit de chaque micro siestes qu'on pouvait faire. Sous la couverture, il avait la main sur son pied de biche, prêt à s'en servir en cas d'urgence. Mais les choses allaient bien se passer, il le savait.

Et pour une fois la nuit lui donna raison. Il s'était réveillé comme d'habitude avant le lever du soleil, le froid engourdissait ses membres et il lui fallu deux bonnes minutes avant de pouvoir bouger ses doigts sans problème. Il jeta un regard à Elliot et la vit encore en train de dormir.
Une petite bataille faisait rage dans son crâne. Il était partagé entre l'idée de rester avec elle et le réflexe naturel forgé au fil des mois à rester seul, fuir la compagnie des autres. Sous le regard curieux de son petit compagnon il décida de couper la poire en deux, récupérant une feuille de papier et un stylo, il laissa un message à sa soeur d'arme d'un jour. Dieu, même son écriture était martiale, les lettres d'une régularité digne d'un monomaniaque.

Je dois régler certaines choses et me préparer pour ces projets dont nous avons parlé. Je serai dans deux jours au point de rendez vous convenue et y resterai deux jours.
Semper Fidelis, soldat.
D.I. Hartmann


C'était succinct et il ne laissait aucune adresse sur le papier, sa prudence étant visible comme un éléphant dans un couloir. Il espérait que la marine se rappelle de leur lieu de rendez vous et n'avait pas de doute à ce sujet. Par contre serait elle là dans deux jours? Comme toujours il était partagé entre ses espoirs, ses craintes et cette touche de fatalisme qui devait toucher tout le monde depuis l'apocalypse zombie.

Tel un fantôme il remballa ses affaires et sans se retourner il se glissa hors de la librairie. L'air était vif et même en se couvrant la bouche avec son foulard, la condensation était toujours visible, on était bien en dessous de zéro... D'un petit claquement de langue il signala à Rosket qu'il était temps de mettre les voiles et les deux compagnons s’enfoncèrent dans la pénombre du jour levant, le soleil commençant à répandre ses rayons d'un rouge blafard.

Pour changer, Louis était de bonne humeur.

"Un beau jour pour survivre, hein canaille!"

Adressa t il à son compère à quatre pattes tandis qu'ils s'éloignaient de celle qui lui avait redonné envie de faire plus que simplement vivre.
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Elliot Jensen
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Mar 3 Oct - 13:56

Le chien et le raton laveur s'étaient bien trouvé. Malgré la fraicheur qui régnait dans la libraire, je m'y sentais plutôt bien, et même si tout est très relatif, j'avais cette impression que nous n'étions plutôt à l'aise ici. la chaleur n'était certes pas idéale, cependant c'était ce que j'avais connus bien pire ces derniers temps, il faisait presque bon de croire que les températures se réchauffaient quelque peu quoi que si vous vouliez mon avis, c'était plutôt mon imagination qui me jouait des tours, peut être plus le fait que je commençais à m'habituer à ce genre condition. Je me roulais dans mes couvertures, essayant de ne pas faire attention à l'odeur de mort qui les embaumait toujours, ce n'était guère étonnant vu l'odeur qui régnait dans la maison où nous les avions trouvé, et ce malgré l'aération de la journée. Qu'importe, au final cette odeur nous l'avions presque chaque jour dans les narines, il suffisait de trouver quelques marcheurs pour qu'elle se rappelle à notre bon souvenir. Dormir assis c'était bien trop désagréable, personnellement je préférais m'allonger sur le sol, me servant de mes bras comme oreiller.

"Bonne nuit."

Je ne dormais jamais réellement sur mes deux oreilles, d'autant plus quand je dormais avec quelques que je ne connaissais à peine, et pourtant je me sentais en sécurité auprès de mon marine, tout comme auprès de Barry, je ne m'étais pas trompée sur ce dernier, je savais que je ne me trompais pas non plus sur Louis. Une meute qui se formait petit à petit. Un dernier petit coup d'oeil à Rockett qui terminait son festin, puis je fermais les yeux, mon corps me rappelant à quel point la journée avait demandée de l'énergie et qu'il était temps d'en récupérer encore un peu. Dans ma main droite se trouvait mon arme, chargée bien sûre, dont seul le cran de sûreté empêchait le moindre accident, le retirer serait la première chose que je ferais au moindre bruit. La nuit fut plus que calme, plusieurs fois je m'étais réveillée mais rien n'avait brisé le silence de la nuit, si ce n'était quelques grognements de marcheurs. Louis semblait dormir profondément, même si je savais qu'il n'en n'était rien, ce mec était fait pour survivre, son histoire peu de gens auraient survécu après ça, encore moins ne serait pas devenus fous. La nuit fut agréable, je pu dormir de façon plutôt agréable depuis plusieurs semaines, les bonnes cachettes n'étaient pas si commune que ça.

Le petit jour pointait à peine le bout de son nez lorsque que je me réveillais, et Louis n'était plus là. Je rangeais mon arme, et observais autour de moi la moindre chose qui avait changé. Et ce fut une feuille de papier qui attirait mon attention. J'eus un petit sourire après la lecture de la feuille je pris mon briquet et y mit le feu, prenant bien soin d'éteindre les cendres avant de partir. Ne pas laisser de trace, je crois qu'il commençais à déteindre sur moi, mon dieu, à cet instant c'était à se demander si je serais à ce point de rendez vous, même si la réponse était claire à mes yeux, maintenant il était temps de retrouver Barry. Je me mettais en route rapidement.

hrp : il va falloir en ouvrir un nouveau Razz

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