Ne jamais abandonner est la clé de la réussite. Oué oué. [Ft Max & Logan]



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Alyana Maxwell
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Lun 15 Mai - 23:08



Ne jamais abandonner est la clé de la réussite. Oué oué.
[Ft Max & Logan]



Don’t give up, I won’t give up…


J’étais fatiguée. Ce matin-là, je m’étais réveillée bien après le soleil. J’étais sortie de mon lit, la bouche pâteuse. L’avantage d’une apocalypse, c’était que je n’avais plus besoin de me changer avant d’aller me coucher. Ou au moment du lever : je gardais les mêmes habits, tout le temps. C’était un peu aller contre mes habitudes d’hygiène, mais on se faisait à tout, n’est-ce pas ?
Je me levai donc en traînant les pieds. Ces derniers temps, j’avais énormément de mal à « m’y mettre ». Je n’arrivais pas à me motiver à chercher à manger –les réserves des écuries étaient arrivées à leur fin- ou à enlever les corps totalement sans vie des Walkers piégés sur les barrières que j’avais dressées. La seule chose que j’arrivais encore à faire sans trop avoir la flemme était de m’occuper d’Emperador.
Sans prendre quoi que ce soit à manger ou à boire –je n’avais plus rien, de toute façon !- je descendis aux écuries pour donner sa ration de granulés à mon cheval. Ça, au moins, j’en avais en suffisance. En effet, par chance, le propriétaire des écuries avait fait le plein avant que l’épidémie n’éclate. Il y avait donc de quoi faire pour six mois, pour une cinquantaine de chevaux. Or, Empe était seul. Donc, il aurait à manger jusqu’à la fin de ses jours. C’était plus compliqué pour sa litière, mais soit. J’avais encore jusqu’à l’été pour réfléchir à cela : il y avait assez de ballots de lin en suffisance jusque-là.

A travers les barreaux de son box, je regardai ma monture, mon compagnon, ma seule raison de vivre manger avec appétit. Son regard doux se posa sur moi. Il semblait m’être reconnaissant. Je soupirai. Mon estomac aussi, m’aurait été bien reconnaissant d’avoir quelque chose à grignoter. Depuis quand n’avais-je plus mangé autre chose qu’un vieux bout de racine dégueulasse ? Longtemps. La veille, je n’avais rien avalé, d’ailleurs. Juste de l’eau. Au moins, je n’allais pas mourir déshydratée. Un nouveau soupir s’échappa de mes lèvres.

« Bon. Il faudrait tout de même que j’essaye de trouver quelque chose à manger, non ? »


Cela faisait longtemps que je n’étais plus sortie avec Emperador. Depuis l’automne, en réalité. Mais je n’allais pas tenter le diable : le sol était encore bien trop dur pour que je sorte mon cheval dehors. Je le montais toujours dans la piste intérieure, et je le sortais parfois en pâture. Mais partir à la chasse à la bouffe, c’était trop dangereux. J’entrai rapidement dans le box d’Empe et lui fit un câlin, avant de partir.
Ni une, ni deux, je pris mon sabre, mes clés, enfilai mon bonnet, ainsi que mes mitaines et sautai dans mon vieux break, qui mit plus de temps que d’habitude avant de démarrer. Dans un bruit de vieux moteur, je me mis en route sur la route vers une des petites villes les plus proches. J’espérais sincèrement trouver de quoi me ravitailler, ne fut-ce que pour quelques jours. J’avais l’impression de ne plus avoir que la peau sur les os. Si ça continuait comme ça, j’allais finir par mourir de faim et, dans la mort, dévorer Emperador. Non merci.

Bien décidée à trouver à manger, je traçai ma route, sous le paysage froid de l’hiver. Si mes calculs étaient bons, on devait être au mois de janvier. Ou février. Mais non n’étions pas encore en mars. Les jours se rallongeaient, mais pas à ce point. D’ici peu, le temps allait devenir de moins en moins froid. Cette année, j’allais essayer de faire un petit potager. J’avais la place, après tout.
Alors que j’étais plongée dans mes pensées, mon moteur se mit à faire un bruit vraiment très étrange. Ça ressemblait beaucoup à un « Fuck you, bitch. ». Une fumée noire et épaisse s’échappa du capot, tandis que mon break ralentissait doucement, jusqu’à s’arrêter, sous mon air ébahi. Je restai un certain moment, bouche-bée, à regarder la fumée noire devant moi. Soudain, le déclic se fit : j’étais dans la merde.

« Oh non. Oh non… Oh non non non non non ! » Dis-je en sortant de ma voiture, en prenant tout de même mon sabre avec moi.

J’ouvris le capot, en vitesse et manquai de m’étouffer dans la fumée épaisse, au goût de poussière, de crasse. Je regardai alors le moteur de mon véhicule. Je n’y comprenais rien. Enfin si, je savais où était le moteur, l’huile et la réserve de lave-glace. C’était déjà pas mal, non ? Mon moteur avait grillé, surement. Pour quelle raison ? Ça, je n’en savais trop rien. Ah, si seulement Seb avait été là : il m’aurait surement aidée. Mieux, il se serait foutu de ma gueule et m’aurait réparé ça en un tour de main. Mais Seb n’était pas là. Elisa n’était pas là. Personne n’était là. Machinalement, je posai ma main sur le moteur, comme pour chercher une issue à mon problème, et me brûlai le bout des doigts. La douleur physique vint percuter la psychique. Je sentis les larmes me monter aux yeux. J’étais pourtant plus forte que ça. Je ravalai mon chagrin, qui fit place à la rage et me mis à insulter mon loyal break, qui venait si soudainement de m’abandonner. Je shootai dans un bloc de neige, furieuse. Finalement, je rentrai à nouveau dans mon véhicule et me mis à chercher le manuel d’emploi. Enfin, le manuel qu’on utilise quand on a un problème, quoi.
Cherchant parmi le bordel –vieux paquets de clopes, papiers divers, etc- je n’entendis pas une voiture arriver et s’arrêter face à moi.


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Mer 17 Mai - 9:54

Depuis environ une heure, Logan tournait et retournait entre ses doigts un quarter qu'il avait trouvé dans la boite à gants de la voiture qu'ils avaient emprunté pour cette petite balade. Contrairement à son habitude, il avait laissé le volant à Maxwell, bien trop stressé pour se concentrer sur la route. C'était la dernière ligne droite. Sur la liste de courses des plus originales dépliée sur ses genoux, il ne restait quasiment rien à trouver pour qu'ils puissent enfin se lancer dans leur attaque. Chaque habitant de Fort Hope était assigné à sa propre tâche pour préparer ce grand moment et lui, il avait embarqué avec Max pour réunir les dernières ressources nécessaires. Il devenait dingue à force de rester enfermé au camp avec un bébé sur les bras et la supervision de tous les préparatifs, alors même si quelqu'un d'autre aurait pu y aller sans problème, il s'était très clairement imposé dans cette sortie.

Pour le moment, les deux hommes déambulaient lentement sur une route de campagne aux alentours de Détroit, à la recherche de l'une des nombreuses usines General Motors implémentées dans la région. Pas celle dans laquelle vivaient leurs ennemis. Pourtant, le barbu était dans un état de nerfs presque palpable, comme s'il ne s'agissait pas simplement d'aller récupérer quelques pièces détachées et du carburant pour finir de préparer les voitures, mais bel et bien du jour J. Au bout d'un long moment de silence, il tourna la tête vers les sièges à l'arrière et demanda : « On a bien pris les bidons pour l'essence ? » Il ne se souvenait plus d'avoir vu Maxwell ou qui que ce soit d'autre les avoir mis dans le coffre. En fait, juste au moment où il s'apprêtait à partir, Octavia s'était mise à pleurer dans les bras de Joy, plantée devant la maison pour le regarder partir et il avait foncé vers la gamine au lieu de surveiller convenablement la préparation du véhicule. Il aurait du savoir que tout le monde à Fort Hope prenait cette attaque autant au sérieux que lui, que leurs vies étaient mises en danger et qu'ils feraient leur maximum pour que tout se passe bien, mais... Rationaliser dans un tel moment d'angoisse, c'était difficile.

Il ne savait plus exactement où ils se trouvaient, mais ça faisait un bon moment qu'ils n'avaient croisé personne. Aussi, ce ne fut pas bien compliqué de repérer le pick-up arrêté en plein milieu de la voie à quelques mètres devant eux. La silhouette penchée au-dessus du capot d'où s'échappait un nuage de fumée épais était facilement repérable elle aussi. Un vivant. Aussitôt qu'il l'eut vu, et même en sachant que Maxwell devait l'avoir remarqué aussi, Logan posa une main sur le bras de son coéquipier. « Regarde ça. » Ils n'avaient pas de temps à perdre à aider les pauvres âmes du Michigan en ce moment, pourtant... La fumée noire, le pick-up... Les vieux réflexes d'un Logan d'un autre temps revenaient au galop. Il avait une boite à outils dans le coffre de la voiture, du moins il était censé en avoir une étant donné l'ordre du jour et... La mécanique, ça avait toujours été son truc. Il était doué pour ça, il l'avait fait pendant dix-sept ans, il avait été à deux doigts de prendre la succession de son patron. Et puis, ça l'avait toujours aidé à se détendre. « Arrête-toi, on va l'aider. » Sa voix trahissait presque son excitation.

Maxwell ne se fit pas prier pour arrêter leur véhicule à hauteur de l'autre et Logan attendit tout juste qu'ils s'arrête totalement pour sortir et aller jusqu'au pick-up. Ses armes étaient rangées dans leurs étuis, bien cachées sous son manteau, à portée de main sans être menaçant. Et il souriait presque quand il frappa à la fenêtre du pick-up pour attirer l'attention de la jeune femme à l'intérieur. « Tout va bien, mademoiselle ? Vous voulez qu'on jette un œil ? » demanda-t-il en désignant le capot du pouce. Ça ressemblait un peu à un mauvais plan : deux mecs pas forcément amicaux au premier regard, une nana esseulée, tous les trois au milieu de nul part.

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Maxwell Pinkman
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Mer 17 Mai - 20:08

N'ayant pas osé protester, Max avait hérité du volant pour cette expédition. Il savait conduire, mal, mais n'avait pas eut d'occasion de pratiquer dans les cinq dernières années. La voiture avançait tant bien que mal, avec quelques ratés. Le trajet quelques peu chaotique ne semblait pas déranger Logan, plongé dans sa liste, comme depuis quelques jours. La tension autour du géant était presque palpable, et Max n'osait piper mot, de peur de mettre les pieds dans le plat.

« On a bien pris les bidons pour l'essence ? »

« Oui, dans le coffre. »

Max s'était occupé de la préparation du véhicule, et pas besoin d'avoir fait de grande études pour se douter qu'il y aurait besoin de bidons pour ramener de l’essence. Logan lui toucha le bras, pour lui faire remarquer quelque chose un peu plus loin.

En piètre conducteur, et surpris par la manœuvre, il manqua de piler au milieu de la voie. Une colonne de fumée noire s'élevait un peu plus loin sur la voie, ne présageant rien de bon. Ses lunettes étaient dans sa poche, et il les sortit pour mieux évaluer la situation. La forme floue à l'origine de la fumée s’avéra être un pick-up, dont sortait une jeune blonde. L'ancien détenu fut surpris quand son compagnon lui demanda de s'arrêter.

Il laissa Logan descendre précipitamment, heureux que les places de parking et leurs créneaux inventés par Satan en personne ai disparu de ce monde. Il ouvrit sa portière, et rangea ses lunettes avant l'aller à la rencontre de la personne en difficulté. Contrairement à Logan, il n'y connaissait rien en mécanique, et ne serait pas d'une grande utilité. Il jeta donc un œil aux alentours, en essayant d'être prudent. Pas encore de zombies en vue, mais les bruits de moteurs et la fumée finirait bien par en attirer quelques uns.

Après son examen rapide des lieux, il se dressa à côté de Logan. Il constata qu'ils n'avaient que quelques centimètres d'écart, et que la vision ne devait pas être très rassurante pour la jeune femme dans son pick-up, aussi il s’efforça de prendre un air aussi sympathique que possible.
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Alyana Maxwell
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Jeu 18 Mai - 17:07

Je feuilletai rapidement le « manuel » de mon pick-up. Franchement, je n’y avais jamais jeté un œil. Dès qu’un témoin lumineux s’allumait, j’allais directement chez mon garagiste, sans passer par trente-six chemins. Aussi, ce manuel n’expliquait pas grand-chose d’utile. Il n’y avait pas une page spéciale « si votre moteur fume noir, que faire ? ». La réponse était évidente : tu appelles le dépanneur. Tout de suite. La bonne blague. Si je trouvais un dépanneur là, maintenant, je lui aurais roulé un patin.
Alors que j’allais abandonner mon manuel, pour ressortir de mon véhicule, on frappa à ma fenêtre. Je fis un bond sur mon siège, accompagnée du petit livret blanc, que je rattrapai en plein vol, le chiffonnant en même temps.
Dehors, un mec, ou plutôt un géant, me fixait, un sourire dessiné sur les lèvres. Ce sourire, contrastait réellement vraiment avec le reste : ses cheveux longs et en bataille lui donnaient un air de guerrier, accentuant le côté sévère et carré de son visage. Ses cernes quant à elles, n’arrangeaient rien au côté rognon de ses traits. Mais le large sourire lui donnait tout de même un air sympathique. Ou psychopathe. A ses côtés, je supposai qu’il s’agissait de son compagnon. Il était aussi grand que le premier, mais beaucoup moins baraqué. Un bonnet visé sur la tête, il semblait curieux de la situation. A les voir comme ça, ils ressemblaient tous les deux à des évadés de prison. Le premier me demanda, d’une voix rocailleuse, qui puait l’excitation, si je voulais qu’ils jettent un œil à mon moteur. Il joignit l’action à la parole, en me montrant mon capot d’un geste du pouce. Je lançai d’ailleurs un regard furtif devant moi, avant de me concentrer à nouveau sur mon interlocuteur.

Analyse rapide de la situation : j’étais seule –enfin…- au milieu de nulle part, avec un break foutu et deux types louches. Maintenant, mon break n’avait pas la fonction verrouillage automatique. De ce fait, mes portières étaient ouvertes. Si les mecs avaient vraiment voulu me faire du mal, l’un des deux se serait posté côté passager, histoire de m’empêcher de fuir et m’attraper. Ici, bien qu’ils aient l’air d’échappés de prison, ils n’avaient pas l’air « méchants ». Néanmoins, il valait mieux rester prudent. J’ouvris la portière tout en répondant, tout en prenant mon fidèle sabre :

« C’est gentil, je ne m’y connais absolument pas en mécanique… »

Je descendis de mon pick-up. Comme prévu, ils étaient grands. Ils avaient plus d’une tête de plus que moi et mon petit mètre soixante. Les deux étaient impressionnants, vraiment, surtout le premier. Il n’aurait eu aucun mal à me casser en deux, avec ses bras aussi gros que mes cuisses. Mon arme sur le dos, j’avançai vers le moteur, qui ne fumait plus, maintenant. Je fis la grimace : tout était noir de suie.

« J’ai eu du mal à démarrer… mais c’est tout. Rien n’a laissé présager qu’il allait me lâcher. Je n’ai eu aucun témoin lumineux… »

Fallait dire aussi que mon break était vieux comme le monde. Ou du moins, peut-être aussi vieux que moi. L’ordinateur de bord était surement mort, depuis le temps. Je levai la tête vers les deux. Généralement, je n’étais pas vraiment impressionnée. Mais par les temps qui couraient, je préférais ne pas trop ouvrir ma grande gueule, avec des mecs pareils.
Tout ce que j’espérais, c’était qu’ils réussissent à réparer mon fidèle break et que tout le monde continue sa route.
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Ven 19 Mai - 20:51

Patiemment, Logan attendit que la jeune femme ne se décide sur ce qu'elle allait faire. À sa place, il aurait probablement choisi de partir aussi vite et aussi loin que possible dans la même situation, mais elle le surprit en ouvrant la porte. Il recula pour ne pas se la prendre dans la tronche, gardant un air poli et tranquille en lorgnant sur le sabre qu'elle tenait à la main. Hum. C'était... long, comme lame. Un poil exagéré, non ? Le barbu lança un regard rapide à Maxwell. Il suffisait probablement de ne pas faire de gestes brusques et elle ne retournerait pas ce truc contre eux.

« Eh bien, c'est votre jour de chance, je suis mécanicien et mes tarifs sont vraiment abordables ! » annonça-t-il, un peu nerveux en détachant son regard de son arme. Allez, si elle avait voulu les tuer, ce serait déjà fait. En fait, aussi étrange cela pouvait-il sembler, même après des mois passé dans cet Enfer, les gens trop prompts à faire confiance restaient ceux qui inquiétaient le plus Logan. La dernière demoiselle en détresse qui lui avait fait confiance si rapidement, il avait fini par l'épouser, alors... Ouais, non, il ne portait aucune confiance à ces étranges créatures ne réalisant pas bien ce qui les attendait au coin de chaque rue.

En attendant, la jeune femme leur expliquait son problème et Logan repoussa ses pensées idiotes pour venir se planter devant le capot de la voiture et jeter un coup d’œil à ce qui se passait là-dessous. Ah franchement... ça le replongeait presque dans ses belles années à Burlington et tous ces clients qui se pointaient au garage en affirmant ne pas comprendre ce qui pouvait déconner avec leur caisse alors que visiblement, ils oubliaient d'en prendre soin. « Merde, j'avais pas vu un moteur aussi crade depuis... fiou... un demi-siècle, facilement. J'parie que vous n'avez pas fait la vidange depuis au moins un an, pas vrai ? Le garagiste était devenu un peu trop mordant ? » Il releva les yeux du moteur et regarda les deux autres tour à tour, espérant que l'un deux ne rigole à sa blague, mais son instinct lui disait que son humour ne ferait pas mouche aujourd'hui. « Enfin bref... » Un peu déçu, le géant retourna à son observation et plongea sa main dans les entrailles de la voiture, déposant un doigt timide sur le moteur. Brûlant, bien entendu. Il s'éloigna un peu pour se pencher et regarder le bitume sous le break. Pas de fuite. Déjà une bonne nouvelle. Il pariait sur un simple problème d'encrassement et se redressa pour faire face à ses deux comparses. « Bon, je vais essayer de vous arranger ça, ça ne devrait pas être trop compliqué. Mais va falloir attendre un peu que ça se refroidisse. »

Attendre, du coup. Ça n'avait probablement rien à voir avec la blonde et plus avec l'attaque à venir qui le transformait en boule de nerfs, mais le silence le mettait affreusement mal à l'aise. Raison pour laquelle il se permettait de faire des blagues nulles ou qu'il s'entendit lâcher : « On peut en profiter pour faire connaissance, non ? Ça risque d'être un peu long. Moi c'est Logan et voici Maxwell. Nous sommes les dépanneurs de l'apocalypse. J'vous filerais bien notre carte, mais le réseau est plutôt encombré, ces jours-ci. » Ok, bon, la ferme, Logan.

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Maxwell Pinkman
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Dim 21 Mai - 2:30

La nervosité de Logan émanait de lui comme un aura acide au contact duquel Maxwell se renfrognait. Sa tête rentrait dans ses épaules, et il se sentait presque gêné. Chaque tentative de blague du géant se soldait par un bide. À chacune d'entre elle, l'ambiance se faisait plus pesante. Maxwell se sentait de plus en plus mal à l'aise, d'autant qu'il commençait à comprendre qu'il allait devoir se débrouiller pour établir le contact avec la demoiselle et rendre l’atmosphère moins tendu pendant que le moteur refroidissait. Une idée germa rapidement dans son esprit. Une fois que Logan eut fini de le présenter, il sortit de son sac un paquet de cigarette entamé. Il en pris une pour lui même, en tendit une à Logan et proposa à la jeune femme :

« Cigarette ? »

La technique de la clope de la paix avait fonctionné avec le Fossoyeur, pourquoi pas avec Alyana ? Si elle fumait, bien sûr. De toute façon, il pourrait au moins occuper un peu Logan et lui permettre de se calmer. Il attrapa son briquet, alluma sa propre cigarette et tira dessus avant de le faire passer. Après avoir recraché sa bouffée de fumée, il lança la conversation :

« Logan a raison, on en a pour un moment à attendre que votre moteur ai fini de refroidir. Enfin, je pense, c'est lui le dépanneur. »

Il chercha un instant comment faire parler la blonde. Son histoire ? Trop personnel. Comment elle avait eut son pick up ? Trop précis. Il s'arrêta finalement sur l'origine géographique.

« Vous êtes du coin ? »

Question assez large pour ne pas être prise comme une menace, et surtout pour occuper la parole assez longtemps. Max avait l'impression de monter une stratégie de bataille, où le but était à la fois d'occuper la jeune fille et de soulager Logan. Les tentatives désespérées d'humour de celui ci montrait bien un certain malaise face au silence.
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Alyana Maxwell
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Dim 21 Mai - 21:18

Le plus grand des deux me regarda descendre de mon pick up. Il semblait fixer mon sabre, mais peut-être n’était-ce qu’une impression. Il fallait dire qu’il était impressionnant, surtout avec la petite taille que j’avais : il semblait beaucoup trop grand. Toujours peu confiante, j’avouai être une quiche en mécanique. Seb, lui, aurait sûrement éclaté de rire, et m’aurait réparé le problème en un tour de main. Mais Seb n’était pas là. A la place, j’avais deux mecs sortant de l’ordinaire en face de moi. Bref. Le grand me lança en reposant son regard sur mon visage, qu’il était mécanicien –et que ses tarifs étaient vraiment pas chers. Mon visage s’illumina alors : tout n’était peut-être pas perdu ! Si les dégâts n’étaient pas trop conséquents, je pourrais rentrer sans problèmes aux écuries. Peut-être même que j’aurais le temps de faire mes courses et de pouvoir manger quelque chose.

« Vraiment ? » lançai-je sur un ton plus enthousiaste que je l’aurais voulu.

Maintenant, il fallait voir ce qu’il voulait en échange. Car soyons réalistes, dorénavant, c’était un peu chacun pour soi et dieu pour tous. C’eut été étrange que cet homme me propose ses talents de mécanicien sans rien en échange. J’espérais juste qu’il ne veuille pas de mon corps. Bon en même temps, je n’avais pas non plus de bouffe à lui proposer. Du moins pas encore.
L’homme jeta un œil à mon moteur, fit une blague stupide qui laissa un sourire se dessiner au coin d’une de mes lèvres. Après plusieurs minutes d’observation, il conclut qu’il pouvait m’aider, mais que ça allait prendre du temps. Après quelques secondes, il proposa que nous fassions connaissance et se présenta : Logan. Son compagnon, quant à lui, s’appelait Maxwell. Sacrée coïncidence ! Je ne pus m’empêcher de rire, d’ailleurs –il fallait dire que sa blague sur le réseau était pas mal non plus. En fait, son humour me rappelait un peu celui de Seb : un humour un peu con, mais qui arrivait tout de même à me faire rire. Il fallait dire que j’étais un public facile.

« Je m’appelle Alyana. Et c’est marrant, mon nom de famille est Maxwell. C’est vrai que le réseau est un peu saturé en ce moment… c’est dommage, je me suis fait des potes puants la semaine dernière, j’aurais aimé les rappeler. »

Par « potes puants », j’entendais bien sûr des Walkers. Bon, je les avais éliminés en leur coupant le crâne en deux, mais ça… c’était inutile à ma blague.
En tous cas, ça avait réussi à me rendre un peu moins nerveuse. Soudain, Maxwell sortit un paquet de cigarettes de son sac, et m’en proposa une. Avant, je fumais comme un turc. Mais depuis la « fin du monde », j’essayais d’économiser mes clopes. J’avais un paquet, rangé sous mon lit, avec le restant de mes affaires précieuses. J’acceptai avec joie le petit tube blanc qu’il me tendait et l’allumai. J’inhalai la fumée remplie de saloperies diverses et me sentis d’autant plus détendue. C’était quand même étrange qu’un duo d’hommes soit aussi sympathique. Heureusement que j’avais mon fidèle sabre près de moi, sinon, je me serai déjà enfuie depuis longtemps, ou j’aurais même refusé leur aide.
Maxwell continua la conversation, assurant que le moteur allait mettre du temps à refroidir. Enfin, il avoua tout de même que c’était Logan, le dépanneur, pas lui. Aussitôt, il me demanda si j’étais du coin. Après tout, pourquoi ne pas répondre ? Je n’avais pas grand-chose à perdre : les écuries étaient éloignées de la route, il fallait le savoir, où elles se trouvaient.

« Oui, je vis à une demi-heure de route, avec mon cheval. Et vous, vous êtes dans le coin ? Ou bien vous êtes des nomades ? » Une autre question me trottinait dans la tête. « Au fait, Maxwell, vous n’étiez pas mécano, du coup ? Vu que c’est Logan qui est le dépanneur, d’après vous. »

J’avais demandé ça d’un ton poli, curieux, pour continuer la conversation. Je ne voulais pas le brusquer, il semblait sympa, inutile de s’attirer les foudres de guerre. Après avoir posé la question, je me décidai à m’asseoir sur la route, près de nos voitures. En temps normal, je serais restée sur le bas-côté, mais maintenant, je ne risquais pas vraiment de me faire faucher par une bagnole.
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Lun 22 Mai - 22:04

Si ça n'avait pas rendu la situation encore plus bizarre, Logan se serait jeté sur Maxwell pour l'embrasser tant il lui était reconnaissant de participer enfin à détendre l'atmosphère qu'il n'avait de cesse d'alourdir avec ses mauvaises blagues et sa tension palpable. Il attrapa la cigarette que le brun lui tendit et la coinça entre ses lèvres le temps de chercher son briquet dans sa poche. Dès la première bouffée, il se sentit un tout petit peu mieux. Ça faisait un moment qu'il ne s'était pas permis de fumer, ce qui devait pas mal participer à son stress actuel.

Enfin au moins, la jeune femme ne semblait pas trop le prendre pour un crétin, il eut même l'impression qu'elle était un peu plus ouverte à son humour des plus douteux. Il avait fait les présentations et il écouta vaguement sa réponse tout en surveillant le moteur du coin de l'oeil, comme si ça pouvait le faire refroidir plus vite. En fait, il avait bien une solution pour accélerer le processus, mais malheureusement, l'essence se faisait un peu trop rare pour qu'il se permette de demander à la jeune femme de remettre le contact. Pas quand il faisait suffisamment glacial dehors pour que ça ne prenne pas plus d'une dizaine de minutes.

Logan ne se passionna de nouveau pour la conversation que quand la jeune femme annonça qu'elle avait un cheval. Ça pouvait sembler n'avoir aucun intérêt à première vue, mais c'était une ressource dont ils ne disposaient pas encore et le chef de groupe en lui réagit immédiatement à cette information, relevant un regard intrigué vers la blonde. Même s'il y avait vraiment peu de chance qu'elle les laisse faire de son cheval un bon repas de dimanche en famille... « Vous auriez mieux fait de sortir avec votre cheval. » lança-t-il. « Le moteur est plus simple à entretenir. » Même s'ils ne pouvaient pas en faire des sandwichs, un cheval restait un véhicule bien plus intéressant pour des petits trajets que de gaspiller leur essence. Il se mettait de plus en plus à penser en terme de rentabilité pour son groupe, mais bon, personne n'allait le lui reprocher, pas vrai ? Il devenait seulement un peu meilleur chaque jour à son nouveau boulot et un peu moins humaniste au passage. Mais si cette nana ramenait son cheval avec elle et qu'elle acceptait de le prêter, il était prêt à devenir l'homme le plus accueillant de cette planète. « On vit un peu plus loin, près de la Detroit River. » l'informa-t-il donc. « On a une petite communauté bien établie là-bas. »

Il ne l'invitait pas clairement, mais l'observa une seconde après lui avoir fourni cette nouvelle information et se détourna finalement, un sourire aux lèvres pour retourner s'intéresser à la voiture. Il se contentait encore de passer sa main à quelques millimètres au-dessus des composants pour vérifier la chaleur, mais il pouvait déjà voir le radiateur plus que crade qui devait contenir de belles merveilles pas supposées être là.

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Sam 10 Juin - 16:43

La remarque d’Alyana sur leur nom commun le fit aussi sourire. Il lâcha avec désinvolture :

« Ouais, ça a pas trop une gueule de prénom en même temps. Tu peux m’appeler Max, ou Pinkman à la rigueur, j’ai l’habitude. »

Merci mamie ! Max eut une pensée pour sa grand mère. Où avait elle dégotté ce foutu prénom, et pourquoi le lui avoir donner à lui, le fils d’une pute ? Il n’avait jamais osé lui demander, et il était un peu tard maintenant.

Maxwell écoutait avec plaisir le bavardage de Logan et Alyana. Ils échangeaient leurs coordonées, et Max se demanda si la jeune femme n’aimerait pas vivre avec eux. Fort Hope était une communauté florissante, et le froid de l’hiver du Michigan saurait peut-être la décider. Il était plutôt content que le courant passe entre eux, surtout qu’il n’aurait pas besoin de maintenir un semblant d’atmosphère agréable. Lorsqu’elle lui demanda ce qu’il faisait dans la vie auparavant, il commença par répondre :

« Moi j’étais… »

Pas question de dire qu’il avait été en prison. Il avait suffisamment eut de mal à détendre l’ambiance pour ne pas avoir à recommencer. Les gens n’aimait généralement pas avoir à faire à un repris de justice, surtout depuis que la justice avait disparue.

« Éduc. Pour les gamins difficile, genre en centre de redressement. »

Un coup d’oeil discret vers Logan, histoire de ne pas se faire trahir. S’il avait fait des études, c’est ce métier qu’il aurait choisi. Il avait toujours aimé les enfants, surtout ceux dans le même cas que lui. Mais la vie en avait décidé autrement, et il s’était retrouvé à rendre le monde encore pire plutôt qu’essayer de faire quelque chose.

Le froid qui lui mordait les joues le ramena à la réalité, lui rappelant le moteur dans le break. Vu la température ambiante, il devait probablement être pas mal refroidi. L’ancien taulard se tourna vers le mécanicien en chef, puis désignant le moteur de la main :

« Logan, si tu veut jeter un oeil. »

Ils n’allaient quand même pas rester là toute la journée.
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I walk a lonely road
Alyana Maxwell
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Lun 3 Juil - 9:17

Maxwell me proposa de l’appeler tout simplement « Max » ou « Pinkman ». Pinkman, ça devait être son nom de famille, ou un surnom que ses amis lui donnaient. Maintenant, je me demandai pourquoi donner un surnom pareil à quelqu’un. Etait-ce parce qu’il se travestissait ? Boarf, je n’avais pas vraiment envie de savoir.

« Max, c’est très bien. » dis-je, un léger sourire aux lèvres.

Ce type avait quelque chose, un style, un fond, une aura… appelez ça comme vous voulez, qui me plaisait. C’était pareil pour Logan, évidemment. Je ne regrettais absolument pas d’avoir croisé leur route.
Je demandai à Max ce qu’il faisait avant que l’invasion de Walkers ne commence. Il me répondit qu’il était éducateur dans un centre pour enfants difficiles. Lors de mes études, j’avais dû faire quelques semaines de stage en pédiatrie, où certains gamins étaient hospitalisés avant d’être transférés dans ce genre de centres. Et il fallait avouer que c’était vraiment difficile de les garder… calmes. Les gosses pouvaient se révéler violents entre eux et même vis-à-vis des adultes. J’avais parfois eu du mal à garder mon self control avec eux. Je ne pus m’empêcher de montrer mon admiration.

« Wow ! Vraiment ? Eh bien, il en fallait, du courage. J’ai rencontré quelques enfants difficiles, durant mes études. J’ai manqué d’en étrangler plus d’un. Pourtant, je suis quelqu’un de fort patient… donc tu as tout mon respect, pour avoir travaillé dans ce domaine, Max. »


Nous continuâmes la conversation, sous les oreilles attentives de Logan. L’ancien éducateur s’intéressa à l’endroit où je créchais. Etant certaine qu’ils n’allaient pas trouver mes écuries –ni qu’ils allaient tenter de le faire, en fait…- je me décidai de leur avouer la vérité à propos d’Emperador. Toujours rempli d’humour, Logan me lança que j’aurais mieux fait de sortir faire mes emplettes avec ma monture : le moteur était plus facile à entretenir. Je ris doucement à cette remarque. C’était bien vrai : un peu d’herbe, de foin, de picotin et Empe était content. Mais en même temps, j’avais toujours cette boule au ventre, quand on sortait tous les deux. Je n’avais pas spécialement peur de me faire attaquer, mais j’étais inquiète pour lui.

« C’est que… » Commençai-je prudemment, « J’ai peur qu’il se fasse attaquer et qu’il ne survive pas. J’ai appris beaucoup, à devoir m’occuper de lui. Mais une mauvaise morsure pourrait lui être fatale. Vu qu’il est la seule « chose » qu’il me reste de mon ancienne vie, je le couve un peu trop. »

Dans ce monde, où il n’en fallait pas, mon cheval était ma seule faiblesse. S’il lui arrivait quelque chose, je ne m’en remettrais certainement pas. Rien qu’à penser que je pourrais le perdre, mon cœur se déchirait. Je n’osais même pas imaginer s’il lui arrivait vraiment quelque chose.
Logan m’apprit que lui et Max vivaient dans une communauté, déjà bien établie. Je le regardai d’un ton poli et légèrement curieux, histoire de ne pas le blesser : je savais que ce type d’endroit vendait du rêve à la plupart des survivants. Mais moi, je préférais mon écurie, seule. Enfin, ce n’était même pas une question de préférence, vu que la solitude me pesait lourdement. C’était juste que j’attendais Seb. Quitte à l’attendre jusqu’à mes 70 ans, je n’en avais rien à foutre : j’allais rester entre mes quatre murs.

« Oh, ça doit être sympa. Si vous avez besoin d’aide pour des soins ou autre… n’hésitez pas à venir me chercher, à l’occasion. »

Après tout, ils étaient en train de réparer ma vieille voiture –d’ailleurs, Logan s’y était remis, le moteur devait être moins chaud- et il n’y avait pas de petits profits : si je soignais les-leurs, ils me fileraient peut-être de la bouffe. Je n’aimais pas penser comme ça, mais à notre époque, il n’y avait plus de petits profits. Déjà avant, certes.

« Au fait, je suis infirmière. »

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Mer 5 Juil - 14:19

Cette fille laissait Logan coincé dans un ascenseur émotionnel assez violent. D'une réponse à l'autre, d'une information à l'autre, elle passait d'un coup à une simple jeune femme croisée au hasard pour laquelle il ne ressentait aucun intérêt à une perle rare qu'il aurait rêvé de compter parmi les membres de son groupe. Un cheval, une infirmière. Il ne manquait plus qu'elle lui dise qu'elle était vivait dans un bunker rempli d'armes et de nourriture et il allait tomber amoureux. Bon, ça n'irait peut-être pas jusque là, mais elle lui semblait être un atout important entre deux déclarations sur son passé dont il n'avait que faire. Maxwell semblait s'en sortir bien mieux que le géant pour faire la conversation et montrer un peu d'intérêt à ce qui ne servait pas directement à la survie chez cette fille, alors Logan le laissa faire sans broncher, un peu content de s'être incrusté avec lui pour cette sortie plutôt qu'avec une autre.

Le moteur ne brûlait plus, aussi le barbu abandonna la conversation pour de bon afin d'aller récupérer la caisse à outils dans le coffre de leur voiture et revenir se mettre au travail. Il n'eut pas à attendre bien longtemps avant de voir ses pronostiques se confirmer et il retira une bonne dose de foin coincé dans le radiateur, la balançant sur le sol avec une certaine vigueur. Forcément, si elle vivait dans une ferme et qu'elle ne faisait jamais la révision de sa caisse, ça ne pouvait pas en être autrement. Mais il ne fit aucun commentaire et continua ses petites affaires sans plus du tout intéresser aux deux autres. Ça avait été toute sa vie pendant si longtemps qu'il ne faisait même plus attention : ses gestes étaient rapides, précis, il mettait peut-être un peu de zèle en vérifiant tout le reste au lieu de se concentrer sur le problème principal. Au moins, après sa petite révision rapide, mademoiselle l'infirmière pourrait utiliser sa voiture sans plus s'inquiéter pendant quelques temps.

Il y passa un petit moment avant de ranger finalement ses outils dans la caisse et de se tourner vers ses deux comparses, sourire aux lèvres. « Voilà, princesse ! Tout est bon, votre carrosse est prêt à repartir. » affirma-t-il en la pointant d'une clé à molette. « Mais il va falloir repasser dans un mois ou deux pour vérifier que c'est toujours ok. Les bougies m'ont l'air d'arriver en fin de vie. » Il baissa son outils avant de reprendre, plus posément. « Notre camp... Il s'appelle Fort Hope. Il n'y a pas de panneaux pour la direction, mais c'est dans Grosse Pointe Park et on ne peut pas le louper. Quand vous voudrez que je me penche de nouveau sur votre véhicule, vous n'aurez qu'à venir. Et peut-être déposer vos valises par la même occasion. » Il avait assez fait dans la subtilité, autant lancer une invitation directe. Si elle emmenait son cheval avec elle, il lui offrirait une jolie petite maison dans leur quartier résidentiel et tout le monde serait heureux. Si elle ne revenait jamais les trouver, peu lui important à vrai dire. Tout ça n'avait que du positif. Enfin, Logan se tourna vers Maxwell. « Prêt à reprendre la route ? C'est pas pour être impoli, mais on a pas encore terminé ce qu'on avait à faire. » Ils avaient encore beaucoup de travail avant de pouvoir rentrer à Fort Hope et plus de vraie raison de traîner ici.

_________________
The Ghost
Logan Carter
Now I know what a ghost is

Alack, there lies more peril in thine eye
Than twenty of their swords. Look thou but sweet,
And I am proof against their enmity.






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@ We have ashes, fire and hope
Maxwell Pinkman
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Mer 19 Juil - 17:43

Max hocha la tête quand Alyana le félicita pour son courage, sans piper mot de peur de se trahir. Il n'était pas très doué pour mentir, et était plutôt fier de lui pour ce coup ci, pas question de tout gâcher. Restant un peu en retrait, il laissa Logan exposer son diagnostique de la voiture, et Alyana leur parler de son cheval. Le lien entre cette femme et son animal était presque palpable tant il semblait intense. Outre le fait qu'il lui serait sûrement impossible d'en trouver un autre si celui là venait à passer l'arme à gauche. Il ne laissa pas réellement paraître son émotion, mais n'en était pas moins touché.

Dès que Logan eut fini de remettre en marche le véhicule, il proposa à Alyana de les rejoindre à Fort Hope. La proposition ne surprenait pas Max, surtout de la part de Logan. La jeune femme s'avérait être pleine de ressources, et la compter parmi leurs rangs serait un atout non négligeable. De plus, son intérêt pour elle était monté en flèche dès qu'elle avait avoué être infirmière. La possibilité que sa compagne accouche dans l'année avait beaucoup sensibilisé Maxwell aux questions sanitaires et médicales.

« Prêt à reprendre la route ? »

Max hocha la tête, et avec un sourire il glissa à Alyana en passant :

« On aurait bien besoin d'une nouvelle infirmière. »

Sans attendre sa réponse, il se glissa jusqu'à la voiture de Logan. Alors qu'il s'apprêtait à monter du côté conducteur, il hésita un instant. L'aller avait été un peu chaotique, et il n'était pas sûr que Logan soit prêt à refaire un trajet avec Maxwell au volant. Mais au final, il n'osa pas lui demander une telle faveur et s'installa sur le siège côté conducteur.

La petite voiture semblait avoir son propre climat, tant il y faisait encore plus froid à l'intérieur qu'à l'extérieur. Avec un juron, il songea que les survivants coincés dans les états plus chaud avait bien de la chance de ne pas avoir à affronter l'hiver du Michigan.


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