Je suis sûrement un peu rouillé



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Dim 21 Mai - 19:03


Cale && Abel


 « … Plutôt que d’implorer une larme du monde, vivant, j’aimerai mieux inviter les corbeaux a… A manger ? Hmm…. » Il faudrait sans doute que je pense à demander à Rajesh si les pertes de mémoire sont normales dans mon état. C’était l’une de mes poésie française préférée, et je ne me souvenais même plus de la suite. Il faut dire que ça fait bien des années que je ne l’ai pas récité. « … Saigner ! C’est ça. Saigner tous les bouts de ma carcasse immonde... Et ensuite ? » J’avais réussi à me trouver un coin plutôt calme, au labo. Ordre du médecin. Même si officiellement j’étais rétablis, je devais éviter de trop en faire. Rien de tel pour sombrer dans l’ennui voire la dépression. J’en avais plus qu’assez de rester assis ou allongé à longueur de journée. Ce n’était pas du tout mon genre. Surtout depuis que Clarice s’est faite enlevée. Un véritable lion en cage. Mais dans mon état, il était impensable de pouvoir aller au-devant du conflit contre mon propre frère. Il avait l’air d’être bien renforcer le bougre, en plus…

Une grimace accompagne mon effort pour m’extirper de ma position accroupie. Un cagibi pour tout repère. Si seulement j’étais aussi riche que Bruce Wayne – et que ça n’était pas la fin du monde -, j’aurai sûrement fait construire une batcave, pour y rapatrier ma Harley. Et surtout, j’y aurai mis un jacuzzi ! Un peu d’étirement ne peut pas faire de mal. Mais je suis vite rappelé à l’ordre par ma blessure. Je glisse ma photo de famille dans la poche à l’avant de ma chemise avant de déambuler dans le couloir. Ma polyvalence d’antan me vaut un poste à l’entretien. J’aurai pu tomber plus mal. J’espère juste qu’ils me laisseront du temps pour mener à bien mes recherches et rapatrier ma nièce ici. Même si je doute qu’il soit d’accord pour que je rentre en conflit avec mon frère, et risque de rameuter sa bande de joyeux lurons ici. Demander à participer à des excursions peut-être une raison valable pour sortir.

 Je rejoins l’une des pièces de vie, un genre de pièce de repos, où d’ordinaire se trouve le gros de la communauté. A cette heure-ci, il fallait s’attendre à ce que cela soit désert. Un début d’après-midi ensoleillé, c’est motivant pour se mettre à l’œuvre. C’est d’ailleurs étonnant qu’il fasse si beau à Détroit. L’hiver est d’ordinaire rude, et grisonnant. Ça ne va sans doute pas durer. Puis la nuit va vite tomber. Que c’est lassant de ne pas savoir quoi faire de sa peau. Il faut que je me trouve une occupation, et vite. Un truc à réparer ou à nettoyer, je n’en sais rien. Mais ça ne peut pas durer des mois, cette histoire de convalescence. Etre faible, après avoir perdu du sang, je veux bien, mais ça va bientôt faire 3 mois ! Ou bien ça les fait ?... Il va falloir que je me remette à compter les jours aussi.

 Un bruit de clefs se fait entendre dans le couloir. Je ressors de la pièce immédiatement et y découvre Cale qui se rend à l’armurerie –ou il en ressort ? J’ai encore un peu de mal à me repérer ici. Quoiqu’il en soit, peu importe où il va, il avance dans ma direction. C’est sans doute le moment idéal de se faire un pote. Surtout qu’à ce qu’on m’a dit, c’est l’homme à avoir dans sa poche si l’on veut un flingue.

 « Hey Cale ! Peu importe où tu vas mais… Par pitié ! Dis-moi que je peux venir avec toi ! J’en peux plus de rester ici à rien faire ! » m’exclamais-je. De toute façon, je ne lui laisse pas vraiment le choix. J’accompagne son pas du mien, déterminé à me changer les idées. « On a pas eu vraiment le temps de faire connaissance depuis mon arrivée. C’est dommage. Tu as l’air d’être un type qui a plein de chose à dire et à partager ! Tiens par exemple, je ne sais même pas ce que tu as comme fonction ici ! Et vu ton allure, ça a l’air super important. Ou alors tu fais partie de ceux qui marchent très vite. Donc, tu t’occupes de quoi, dans ce bâtiment ? » finis-je, attendant sa réponse avec impatience. Il doit sans doute me prendre pour un taré de base. Ça ne me dérange pas tant que ça.

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Cale Walker
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Ven 2 Juin - 0:16

Agenouillé dans la réserve d'armes du laboratoire, le Walker passait chaque étagère au peigne fin. Avec les événements actuels, les armes devaient toutes être prêtes à l'utilisation. Il avait passé presque toute sa matinée dessus. Dans plusieurs bacs, l'ancien biker déposait les cartouches de même calibre. Si il avait bien horreur d'une chose, c'était que ce soit le bordel dans ses stocks. Si une attaque venait à surgir, il fallait directement pouvoir attraper les bonnes munitions sans avoir à chercher des heures durant avant de trouver une seule balle. Il passa sa main sur son visage. Frottant ses yeux. Les cartouches, c'était bon. Maintenant l'état des armes. Et Dieu sait que certains n'entretiennent pas leurs armes. Bordel. Une arme ça doit être comme ta mère à l'hospice. Tu dois en prendre soin, sans ça, elle meurt. Retirant la goupille du corps du premier fusil, il bascula l'avant de l'arme pour finalement sortir le mécanisme interne. Putain de merde. Il fallait vraiment que le laboratoire apprenne à nettoyer leurs armes. Par dépit, il replaça l'arme dans son compartiment, il continuerait demain matin. La vue de ce mécanisme embourbé lui avait donné une flemme monumentale. Plaquant ses mains contre le meuble de l'armurerie, il souffla un bon coup avant d'en sortir, refermant derrière lui.

Il rangea ses clés dans sa poche gauche. Soudain, une voix attirait son attention. Un « Hey Cale ! » Machinalement, il pensait à une alerte ou une connerie dans ce genre. D'emblée, il plaqua sa main à son arme rangée dans son holster de ceinture. Quand il entendit le reste de la phrase, il relâcha l'emprise de ses mains sur la crosse de son pistolet. Avant même de répondre à ses questions, le Walker soupira, d'un ton sec, il regarda le nouveau venu. « Putain mec. Évite d'arriver vers moi en hurlant. Je pensais qu'une attaqua avait lieu. » Après ça, il soupira. Ferma les yeux quelques secondes puis porta son regard sur Abel. « Désolé. Avec les récents événements j'suis encore pas mal à cran. Plein de trucs à dire et à partager je suis pas mal sceptique. Si tu veux la vie d'un vieux biker, qui a délaissé sa femme et ses filles, qui a buté des gars dans des caniveaux, ouais, j'ai des trucs à raconter. Mon rôle ici... Je m'occupe de l'armurerie, et je fais sentinelle aussi. En gros, j'suis le gars qui hurle comme tu viens de le faire si une attaque arrive. » Il regarda Abel avant de lui faire un clin d’œil, moqueur. « Viens avec moi si tu veux, j'suis encore de garde, donc si t'as rien de mieux à faire, accompagne moi au poste de guet. On se racontera nos vies. » Il commença alors à engager le pas, montant les marches du laboratoire pour rejoindre les étages supérieurs.

Il déverrouilla une des portes fermées de la planque. De la, il arriva dans une petite pièce qu'il s'était aménagée comme poste de surveillance. Quelques sièges, un lit au cas où. Son fusil de prédilection, le R700 était sous vitrine, lui seul possédait la clé de celle-ci. Il tira une chaise avant de s'asseoir lourdement, invitant son compagnon à faire de même. « Alors, comment tu te sens ? Tu te remet doucement ? Ca va ? » Dommage qu'il n'y avait plus de bières ici. Sinon cette après midi aurait pu être encore plus agréable. Son regard se porta ensuite sur l'immense parc devant le quartier général. Derrière tout cette verdure, la ville. Ils étaient quand même bien ici. Ils étaient en retrait de la ville, le seul moyen de pouvoir les attaquer, c'était de face. En gros, à moins d'arriver par la mer, ils devaient passer dans le champ de vision du Walker.

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Ven 9 Juin - 18:50

Ainsi, Cale est du genre super flippé lorsqu’il a les nerfs ? Je sais qu’il est sur le qui-vive, mais je suis presque sûr que je n’ai pas hurlé à ce point. Je l’écoute me raconter une tonne de chose qui, au final, ne rentre qu’à peine dans mon crâne. Il est trop parti d’un côté puis de l’autre. Je suis obligé de marqué une pause pour rembobiner le tout dans mon crâne et décoder tout segment par segment. « Désolé de t’avoir fait peur. Et désolé pour tes proches. Tu es sûr que je ne te dérange pas ? Tu as l’air un peu débordé. Pour pas dire surmené ! » Mais vu son clin d’œil et son air que je devinais moqueur, je compris que je ne devais pas tant le déranger. Surtout à entendre sa proposition. J’acquise d’un mouvement de tête et le suis. On entre dans une pièce que je devinais être sa chambre. Je détaille la déco du regard. Peut-être qu’un jour, j’aurai une chambrée rien qu’à moi aussi garnie… Je tique sur son fusil et me demande pourquoi il est enfermé. Alors qu’il s’assoit, je l’imite, posant mes fesses sur l’emplacement qu’il me désigne, grimaçant alors que ma cicatrice me picote. C’est d’ailleurs le sujet qu’il aborde. « Je m’en remets, ça peut aller. Encore quelques petites douleurs lorsque je fais de faux mouvements, mais rien de bien méchant. Je pense que je suis apte à faire autre chose que me lamenter sur mon sort à longueur de journée. D’ailleurs, si je peux être utile… Surtout que je compte bien sortir de temps à autres. » Je m’arrête un moment, lorsque je vois qu’il fixe l’extérieur. « Tu es toujours là ? » demandais-je, afin de savoir si j’avais son attention. Parle-moi un peu de toi, Monsieur muscle… Comment t’es arrivé dans ce groupe ? » C’est vrai ça. Comment un type aussi badass que lui songe à avoir besoin d’autrui pour survivre ?

Je me cale un peu plus sur la chaise en l’écoutant, lorsqu’un craquement survint de mon assisse. Je n’y prête guère attention sur le coup. Mais lorsqu’un second suit et que je sens la chaise s’affaisser, je me doute qu’il y a anguille sous roche. Je n’ai aucunement le temps de réagir que je me retrouve les fesses à terre, la pauvre chaise en bois en trop piteux état pour supporter la charge d’un simple mortel. Je grimace de nouveau et un gémissement de douleur m’échappe lorsque je me relève, plaquant ma main sur ma plaie. « Merde ! Je suis désolé Cale ! Je vais te filer une des miennes si tu veux… » dis-je, me sentant penaud d’avoir cassé la chaise. Mince. J’ai pourtant perdu pas mal de poids depuis le début de l’apocalypse…

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Cale Walker
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Dim 25 Juin - 14:01

Les yeux rivés sur le parc présent devant le laboratoire, Cale tenait fermement son tour de garde, et pour une fois, il avait de la compagnie. C'est toujours mieux d'avoir de la compagnie. Bon déjà, le Walker était ravi de l'entendre dire qu'il était presque remis à neuf. Être amoché en temps d'apocalypse, ce n'est jamais une bonne chose. Ne pas pouvoir s'échapper d'une situation délicate car vous êtes blessés, c'est sûrement la pire des choses. « T'en fais pas va, tu finiras bien par te trouver un truc à faire ici. Si tu as besoin de sortir un jour ou l'autre, t'as simplement à prévenir une des sentinelles de garde ce jour la. Mais je préférerais que tu sois complètement remis avant de parler périple en ville. Réserve moi juste un jour, qu'on aille casser des marcheurs ensemble devant le labo'. » Il se retourna pour afficher un sourire à son compagnon de misère. Me replongeant dans ma tâche de sentinelle, je m'absente quelques secondes, Abel me tire de mes pensées. « Ouais, toujours la. J'ai pas vraiment l'habitude d'avoir de la compagnie pour cette tâche ahah. » Il marque une pause. « Monsieur Muscle ? Vraiment ? » Il se retourne et lui sourit. « A vrai dire, je suis la depuis les débuts du groupe. Un vieux de l'équipe si tu préfère. Même si malheureusement, il ne reste plus grand monde de la première équipe. » Il soupira. Ces derniers mois furent rudes. La perte de beaucoup d'êtres chères malheureusement. « Pour commencer, je suis originaire d'Atlanta. Ma femme et ma seconde fille sont toutes les deux mortes. Je n'ai pu sauver que ma Iris. » Sa voix se nouait. « Après, j'ai vécu quelques temps avec mon groupe de biker. Ouais je sais, pas vraiment glorieux. Je sais aussi qu'on était pas des enfants de chœurs. Après quoi, le groupe s'est dissout, j'ai rejoint Détroit avec ma fille. On a survécus quelques temps en allant de groupes en groupes, puis j'ai rejoint le Motel. De la, j'ai rencontré le groupe. Après quoi, on a déménagé de l'ancien repère. Et nous voilà donc au labo'. Et toi, c'est quoi ton histoire ? »

Se replongeant dans sa surveillance, un bruit sourd le fait se retourner brusquement. La chaise ou était Abel venait de céder, devant la scène, il ne put s’empêcher de rigoler avant de se lever de la sienne pour l'aider à se relever. « Hey hey hey, c'est pas grave t'en fais pas. Dis toi qu'on aura du bois pour se chauffer ce soir ? » Il lui fit un clin d’œil avant de lui poser une main amicale sur l'épaule. « Tu peux t'asseoir sur le lit, ce devrait déjà être plus solide que cette chaise. »
Au moins cette surveillance ne serait pas morose. Avoir de la compagnie lui faisait du bien. Il n'avait pas vraiment pour habitude de parler beaucoup au sein du groupe. « Au fait, tu sais te servir d'une arme ou non ? » Il sort son 1911 de son holster, retire le chargeur et le tend à Abel. « C'est un cadeau de ma femme. Elle avait fait gravé le symbole de mon ancien gang. Si j'en avais pas besoin, je m'en serait déjà débarrassé depuis fort longtemps. »

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Mar 27 Juin - 18:46

J’écoute le récit de Cale avec attention. Il faudrait que je songe à lui demander un jour qui m’a extirpé de cette voiture d’ailleurs… Je suis presque sûr qu’il n’y est pas pour rien. Je trouve que c’est triste ce qu’il a à me dire. J’en ai l’estomac noué par moment, tellement je ne peux que comprendre sa tristesse. Lorsqu’il me demande mon histoire, je tique un peu. Devais-je lui avouer pour mon cinglé de frère, qui a kidnappé ma nièce ? Celui-ci même qui m’a percé le ventre d’une balle ? Et le fait que je veuille aller lui chercher des emmerdes et ramener ma nièce ? Vaut peut-être mieux éviter. C’est mon combat. Je ne veux pas être secondé, ni avoir quelqu’un qui me dise quoi faire. Je ne compte pas éviter les problèmes d’ailleurs, mais bien foncer droit dedans. « J’étais gardien de prison. Biker aussi, à mes heures perdues. Mais rien de comparable à un gang ou autre, je roulais en solitaire. Puis lorsque tout ça est arrivé, je suis parti rejoindre ma maison, pour y retrouver ma copine, qui était mon ancienne belle-sœur, et sa fille. Mais mon frère a tué son ex avant de disparaître avec ma nièce. C’est un mensonge. Ce n’est pas ce qui est arrivé, mais au moins, j’évite de trop l’inquiété. « Alors je me suis simplement servi de mes compétences pour survivre. L’essence se raréfiant, j’ai dû laisser ma bécane dans un garage, attendant le jour idéal pour la récupérer. Je songeais partir loin d’ici. Puis ma route a croisé celle de gens qu’il ne fallait pas sans doute. Ils convoitaient quelque chose que j’avais et ont ouvert le feu. Mon frère m’a croisé avec ma nièce et a voulu me tuer pour la kidnapper. Encore une vérité déformée.

Une chaise qui se brise, un rire de Cale, je me sens extrêmement maladroit. Je m’installe sur le lit, comme il me le préconise et me demande si je sais tirer en me tendant un flingue. Je le prends en avisant l’arme et dit « Colt 1911. Joli. J’ai le même. Un petit souvenir de l’armée. C’est avec cette arme que je me suis pris une balle. Ils voulaient me la voler, puis me l’ont laisser pour se donner bonne conscience sans doute… » Je tire sur la culasse et fait éjecter la balle du canon que je lui tends. « Je sais m’en servir, mais avec difficulté. Et j’évite de faire trop de bruit à l’extérieur. » Je tapote ma hachette pour lui faire comprendre que je suis beaucoup plus corps à corps. Je vise grâce à la mire puis libère l’arme en lui tendant. « Tu crois que ça te dérangerai si je m’entraînais au tir ? J’veux dire… Avec ce raffut… » Je grimace en me disant qu’on va attirer tous les rôdeurs du quartier avec le bordel des armes à feu.

Et peut-être pas que les rôdeurs… Mais il faut que je monte en compétence. Si jamais je me retrouve à nouveau face à mon frère, hors de question d’hésiter et de laisser passer une chance de le buter.


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