Don't you know it's a beautiful new day?



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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
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We have ashes, fire and hope
Lun 22 Mai - 13:06




Le 3 février 2016





"Partie trouver des munitions pour une éventuelle invasion de l’armée rouge, pharmacie du siège social GM, section médecine du travail, mais c’était tentant de ne pas mettre d’adresse rien que pour avoir le plaisir de te revoir me grogner dessus. Ps : Moi aussi je t’adore gros Nounours. Maddie "

Le gardien n’avait pu s’empêcher de pouffer en lisant le registre. A force de jouer et de faire un peu d’humour, cela avait été remarqué et c’était devenu une sorte de rituel entre les gens de garde et Maddie. Petit à petit, l’imposante personnalité de la rouquine trouvait sa place dans cette communauté.

Au moins, on lui accordait qu’elle avait de l’humour à revendre, et sa joie de vivre n’était plus vue seulement comme une insulte à leur peine mais comme une petite porte ouverte sur de possibles diversions au quotidien.

Kelly était partie laissant Juliet encore plus fragile. Déjà elle vivait mal de voir son ex avec un bébé et une autre femme. Maddie lui avait un peu forcé la main pour venir vivre avec elle. Au moins, elle arrivait un peu à lui changer les idées et à la faire sourire.

Mais elle avait peur qu’elle ne sache plus rester a Fort Hope, que cela ne devienne trop dur de voir la vie qu’elle avait toujours rêvée avec Logan et Eulalie vécue par une autre. C’était aussi injuste que triste. Maddie aimait s’accrocher à un happy end qu’elle voyait pourtant s’éloigner de jour en jour.

Dieux merci, la rouquine restait d’un dynamisme inébranlable quelques soient ses propres peines. Juliet était, donc, entourée par une pétillante avalanche d’idées joyeuses, de bavardage saugrenue, d’occupations parfois triviales, parfois ludiques, mais Maddie ne l’abandonnait pas.  

Elle espérait trouver autre chose que des tampons ou des serviettes hygiéniques, déjà parce qu’elle-même n’en avait pas l’utilité. Être stérile avait, pour une fois, un avantage. Mais elle ne pouvait pas fermer les yeux sur l’état de Juliet qu’elle voyait s’étioler jour en jour. Avec un peu de chance elle trouverait des médicaments qui pourrait lui redonner des forces ou l’aider à dormir.

Voilà comment, quelques heures plus tard elle était dans les étages de la tours GM. Les pharmacies étiquetées pharmacie avaient été prises d’assaut mais celles des médecines du travail, plus discrètes, étaient encore pleines de promesses.

Qui plus est, Maddie avait un petit avantage sur bien des pilleurs, elle avait vu les plans de pas mal de bâtiments de la ville et elle avait une très bonne mémoire.

Arriver au bon étage fut presque un parcours de santé, faire tomber les morts, qui y pourrissaient, dans l’escalier pour les piéger avait été un peu plus sportif, mais avec un peu de temps et de patience, elle s’acquitta de la tâche.

Elle était d’humeur euphorique quand elle commença a fouiner les lieux. Elle ouvrit les placards de pharmacie et manqua de rire devant l’ironie du sort. Un plan parfait, ou presque… car les boites avaient toutes un emballage neutre avec juste le nom des molécules dessus.

Et autant dire qu’elle n‘y connaissait rien. Elle commença toutefois a fouiner en chantonnant joyeusement en quette d’un nom plus familier qu’un autre.

« Sun is Shining in the sky… there aint a cloud in sight… it’s stop raining, Everyyyyyyyyyybodyyyyyy’s in the play… and don’t you know t’s en beautiful new day ! hey hey ! …. Mince c’est quoi ça ? »

Elle balança les boites éliminées d’office sans faire plus attention à ce qui se passait dans les étages ou au volume sonore de sa prestation chantée :

« Mr Blue Sky !! Pleeeeeeeeaseeeuuu teelll us whyyyyyyy You had to hideuuuuu away for so long, so longggggggueeeuuuuuuuh ! Where did we go wroooooonnnnguueeuuuuuu »


Une boite de médicaments inconnus finit rapidement par faire office de micro et Maddie ne se contentait plus de bouger les bras sur cette chanson qu’elle adorait presque autant qu’elle la massacrait. Elle se lança dans une chorégraphie digne de ses matins les plus énergiques.  

« Mr. Blue Sky, Mister Blueee Sky, Mr Blueee Skyyy !! Mr. Blue, you'll get it right, but soon comes Mr. Night, Creepin' over, now his hand is on your shoulder, Nevermind, I'll remember you this, I'll remember you this way !!!!! »




HRP:
 
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Rajesh Manjrekar
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Lun 22 Mai - 17:24

Aussi inutile cela soit-il, Rajesh serrait fermement contre lui le revolver gracieusement offert par l'armée américaine en personne lorsqu'ils l'avaient gentiment abandonné au fond d'un bunker, alors qu'il montait les marches derrière son compagnon chargé de l'escorter pendant cette sortie. C'était la première, la toute première depuis que l'épidémie s'était abattue pour de bon sur le monde et le jeune scientifique semblait tout sauf rassuré à cette idée. Malheureusement, s'il avait réussi à échapper à cette épreuve depuis qu'on l'avait sorti de son bunker, ça n'avait pas été possible aujourd'hui. Il avançait un peu mieux dans ses recherches depuis qu'il s'était retrouvé en possession d'un échantillon de sang d'un immunisé, mais le laboratoire vidé de fond en comble par l'armée des mois plus tôt ne contenait plus un seul élément utile à la bonne tenue de ses recherches. Il lui fallait donc des médicaments pour avancer sur une nouvelle piste et malheureusement, le reste de groupe n'avait rien trouvé dans les pharmacies de la ville. Logique, dans un chaos tel que le leur, se jeter sur les antibiotiques était une priorité. Rajesh, heureusement, avait plus d'un tour dans son sac et il avait proposé l'idée d'aller voir dans les bureaux des médecins du travail. Hélas, cela signifiait aussi qu'il devait être de la partie, puisqu'il était le seul disposant des connaissances suffisantes pour trouver les bonnes molécules. Il avait proposé de faire une liste, mais on ne lui avait pas trop laissé le choix : soit il y allait, soit on laissait tomber pour l'instant.

Voilà comment il se retrouva sur place, dehors pour la première fois depuis des millénaires, tremblant de peur et d'effroi alors que son garde du corps marchait quelques pas devant lui pour régler le problème des malades lui-même. Rajesh le suivit jusqu'à un couloir, tâchant de ne pas observer les cadavres sur le sol, jusqu'à ce que son compagnon l'arrête d'un geste de la main et ne lui murmure d'attendre ici, de ne surtout pas bouger, pendant qu'il allait voir dans les différentes pièces si tout se passait bien. L'indien leva un doigt en ouvrant la bouche, prêt à dire quelque chose, mais l'autre homme tourna les talons en lui répétant une dernière fois de rester en place et de ne pas faire de bruit. L'air penaud, il regarda donc la seule personne capable de lui sauver la vie s'éloigner avant de reposer son regard sur le panneau indiquant clairement que l'endroit qu'ils cherchaient se trouvait à l'étage du dessus... Mais le bâtiment semblait plutôt tranquille, cela dit, ils n'avaient même pas croisé un seul malade encore en vie pour leur mettre des bâtons dans les roues... Il y avait des cadavres un peu partout, mais ils étaient et semblaient vouloir rester morts. Peut-être qu'il pouvait prendre le risque d'aller voir tout seul ? « Non, Raj, il t'a dit de ne pas bouger ! » se réprimanda le chercheur à voix basse. Sauf que s'il bougeait, ils pourraient rentrer bien plus rapidement et ça... Il en avait vraiment, vraiment envie.

Le scientifique passa encore quelques trop longues secondes à débattre de cette idée avec lui-même avant de se décider et à s'engager de nouveau dans les escaliers pour rejoindre l'étage du dessus. Son cœur se mit à battre à un rythme hautement perturbant quand il entendit une voix manquant clairement d'harmonie alors qu'il suivait les panneaux indiquant le bureau du médecin. Il lutta contre lui-même pour ne pas tourner simplement les talons et détaler. Le fait que ce soit une voix féminine et qu'elle semble occupée à chanter un vieux tube l'aida un peu à se reprendre. Non pas qu'il se croyait capable de tenir tête à quelqu'un, mais une femme en train de chanter, ça laissait présager un caractère plutôt amical, non ? « Bien sûr que oui ! » lâcha-t-il pour s'encourager. De toutes manières, la cantatrice se trouvait dans la pièce qu'il convoitait et il avait désespérément besoin de ces antibiotiques s'il voulait avancer un tant soit peu, alors... Il se força à avancer jusqu'à la porte entrouverte d'où filtrait la voix et la poussa doucement pour regarder à l'intérieur.

La jeune femme lui tournait le dos et ne sembla pas remarquer sa présence, toute occupée qu'elle était à farfouiller dans les tiroirs de médicaments en faisant quelques pas de danse douteux en même temps qu'elle poussait la chansonnette. Le scientifique se racla la gorge suffisamment bruyamment pour qu'elle le remarque, avant de lâcher, d'un ton aussi léger que possible : « Vous saviez que cette chanson était utilisée comme réveil-matin par l'astronaute Christopher Ferguson lors de sa mission à bord de la navette Atlantis en 2006 ? » Un sourire crispé étira ses lèvres alors qu'il osait faire un pas de plus à l'intérieur de la pièce. Ce qu'il venait de balancer, bien que parfaitement réel, sonnait parfaitement ridicule à ses propres oreilles. Hélas, il fallait toujours qu'il balance ce genre de petits faits idiots quand il se sentait pris d'angoisse et pour le coup, il n'était plus rien d'autre qu'angoisse.

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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Lun 22 Mai - 18:50

« Vous saviez que cette chanson était utilisée comme réveil-matin par l'astronaute Christopher Ferguson lors de sa mission à bord de la navette Atlantis en 2006 ? »

Maddie sursauta et laissa maladroitement tomber son micro de fortune en manquant de se vautrer pour le rattraper. Mince, elle se pensait seule dans ce bâtiment, enfin seule, si on ne comptait que les vivants. Visiblement elle se trompait. Elle détailla le jeune homme. Il avait un petit air gauche qui lui donnait un charme un peu à la geek, un coté acteur Bollywood, mais en plus petit. Maddie avait le sentiment qu’il était un peu mal a l’aise devant elle ? Lui faisait elle peur ? En tout cas elle aimait bien son entré en scène. Elle retrouva donc vite un chaleureux sourire.

La rouquine n’était pas d’une nature méfiante et faisait, parfois, trop confiance à son instinct. Elle aimait ne penser à lui qu’en terme de réussite professionnelle et oubliait facilement ses moult déboires amoureux. C’était sa magie à elle. Le monde était forcément plus beau et plus joyeux quand on le voyait par les yeux de Maddie Purple.

« Et bien je me coucherais moins bête ce soir grâce à toi, et je peux affirmer que M. Ferguson avait un gout sur en termes de musique pour bien commencer la journée. C’est rare de rencontrer des gens à la fois mignons et intelligents ! »

Elle ponctua sa phrase d'un clin d’œil amusé. D’autres que Maddie auraient pu être gênés d’avoir eu un témoin de leur prestation "plus ou moins artistique" mais pas elle. Elle avait une devise : Le ridicule ne tue pas et ce qui ne tue pas rend plus fort ! Et si Maddie essayait de faire les comptes elle devait pouvoir vaincre Hulk au bras de fer.

C’est donc amicalement qu’elle alla vers l’homme en lui tendant la main :

« Je m’appelle Maddie, Maddie Purple, j’imagine que tu es là pour les médicaments aussi? J’espère que tu t’y connais, parce que franchement, je ne sais pas comment les médecins s’y retrouvaient, mais sur les boites il n’y a que des noms à se pendre. C’est bien le truc a prendre du viagra en pensant avaler un somnifère. »

Maddie se rappela de la fois où elle avait essayé le viagra de Georges. Elle avait TRES TRES TRES mal dormi ce soir-là et Dieu qu’elle aurait aimé avoir un homme, un vrai en état de marche, pour "l’aider à traverser cette pénible épreuve" autrement qu’en solitaire. La nuit avait été longue.  

D’un geste elle l’invita à la suivre vers les armoires à médicaments pour lui montrer ses trouvailles sans aucune arrière-pensée individualiste ou piégeuse. En fait elle était sincèrement heureuse de ne plus être seule.
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Rajesh Manjrekar
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Mar 23 Mai - 9:55

La boite de médicaments faisant office de micro s'écrasa sur le sol, faisant se tendre Rajesh un peu plus, alors que la jeune femme lui faisait finalement face. Il resta sans bouger, gardant son sourire crispé en priant les Dieux pour qu'elle ne décide pas de le descendre. Elle aurait pu le faire sans problème, il tenait encore son revolver, mais en plus de ne contenir qu'une seule balle, l'arme ne servait à rien d'autre qu'à mettre au jour les tremblements secouants la main du chercheur.

Il retint un soupir de soulagement exagéré quand la jeune femme se mit à sourire à son tour et qu'elle prit la parole, d'un air tellement détendu qu'il se permit de se calmer un peu aussi. Son entrée en matière avait été pour le moins originale et il le savait. C'était l'un de ses petits travers, on s'était moqué de lui plus d'une fois à cause de ce genre de choses et ça participait grandement à son manque de succès avec les femmes. Mais celle-ci semblait plus sympathique que celles qu'il avait rencontré tout au long de son séjour sur le sol américain et elle se présenta sans qu'il n'ait besoin de le demander. En fait, elle parlait beaucoup, de quoi étourdir Raj qui la suivait avec des yeux de plus en plus écarquillés. Pourtant, un sourire parvint à pointer sur ses lèvres, plus du tout crispé cette fois, bien au contraire et il attrapa le col de sa blouse entre le pouce et l'index pour la lever un peu vers la jeune femme.

« Docteur Rajesh Manjrekar. » annonça-t-il d'un ton joyeux. « La School of Science du M.I.T m'a donné un bout de papier qui prétend que je m'y connais en médicaments, mais je ne sais pas si on peut vraiment faire confiance à la plus grande université technique et scientifique de ce pays. » Il n'avait pas dit ça pour se vanter, c'était plus une plaisanterie qu'autre chose et à vrai dire, il se trouvait plutôt ridicule dans le rôle de l'homme sûr de lui et gonflé d'orgueil. Si bien qu'il relâcha vite ses épaules et retrouva sa posture plus modeste de timide petit rat de laboratoire. Rassuré par la gentillesse et le naturel de cette inconnue, l'indien se permit cependant d'entrer plus franchement dans le bureau et de s'approcher à son tour des tiroirs contenant les fameux médicaments. Comme elle semblait encline à partager, il commença à farfouiller dedans sans attendre d'y être plus clairement invité. Il y avait pas mal de trucs là-dedans, des médicaments en tout genre et il fut à peu près certain de pouvoir trouver ce qu'il cherchait.

Aussi, il décida de se détendre un peu plus et reposa la boite de paracétamol qu'il venait d'observer pour se tourner vers la jeune femme, bien décidé à l'aider. « De quoi avez-vous besoin ? Quoi que vous cherchiez, je vais vous le trouvez, mademoiselle Purple ! »

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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 23 Mai - 16:00

Maddie resta un instant à le regarder intriguée par cette étrange présentation. Elle ne savait pas si elle devait être amusée ou impressionnée.  Dans le doute, elle fit les deux.

Elle connaissait la prestigieuse réputation du MIT et avait même eu « le plaisir » de côtoyer quelques de ses ressortissant lors de soirées guindées avec Georges puis avec Stan au nom de elle ne savait plus quels financements de projet de recherches pompeux. L a plus part des gens du MIT qu’elle avait croisés avaient un sacré melon en plus d’être ennuyeux à mourir. Si elle avait eu à un seul moment un doute que l’élite intellectuelle du monde ne pouvait pas venir d’ailleurs que de cette institution, et bien, on s’était bien chargé de lui répéter encore et encore.

Toujours est il que « l’élite » avait surtout été de belles brochettes de gros lourds prétentieux. Une bande de libidineux aux mains moites qui avaient plus parlé à ses seins qu’autre chose. Franchement, essayer de draguer la poitrine d’une femme mariée en lui parlant de fusion nucléaire pour l’emballer, ça peut marcher comme technique ? Limite Maddie aurait préféré la bonne méthode ancestrale de la drague au gourdin, comme ça elle n’aurait pas eu à rester à sourire comme une potiche à leurs blagues pas drôles ou à leur anecdote insipide.  

En tout cas, lui avait l’air diffèrent et elle aimait bien ce petit côté maladroit presque timide. Elle était même ravie d’avoir de la compagnie pour fouiner. Ca la rendait toujours joyeuse d’être avec quelqu’un qui avait l’air sympathique. Et puis que la dites compagnie ait de l’humour, soit agréable a regarder et qu’en prime sache décoder le nom de ces médicaments, c’était presque trop beau.  

Elle l’observa du coin de l’œil trier avec facilité et soin les boites alors qu’elle peinait à lire les noms tarabiscotés écris en pattes de mouche sur ces emballages insipide. De vrais hiéroglyphe lisibles qu’entre médecin visiblement puisque Rajesh semblait s’y retrouver sans hésiter. Un code secret peut être ?

Maddie se sentait vraiment cruche à côté de lui à patauger autant sans réussir à trouver quoique ce soit qui lui parlait. Ce n’était pas son genre de se formaliser d’être prise pour une nunuche, mais étrangement, et de façon assez inexplicable, elle n’avait pas envie qu’il la prenne pour un pot de fleurs insipide. C’était peut-être pour cela qu’elle s’était bien gardée de lui parler de ses diplômes.

Même si elle avait brillamment réussi ses études pour être ingénieur, elle avait appris que ça faisait souvent peur aux hommes, voir que ça les rebutaient, qu’elle travaille dans le bâtiment. Elle n’avait jamais compris pourquoi, mais François, son 3e mari lui interdisait d’en parler quand ils allaient voir des gens, et Stan, celui qui avait failli être le quatrième, avait la même tendance.

Rajesh dû s’apercevoir de sa détresse car il proposa gentiment de lui venir en aide en l’appelant « Mademoiselle Purple ». La rouquine, pourtant difficile à déstabiliser, sentit, bien malgré elle, ses joues rosir. Bien qu’elle ait passé l’âge de ses bêtises, depuis au moins son deuxième mari, elle se surprit à glousser comme une ado intimidée à la proposition de Rajesh.

Elle n’avait pas l’habitude qu’on fasse réellement attention à elle, aux yeux de tous elle existait que comme Maddie la femme forte, indépendante qui n’avait pas besoin d’aide pour veiller sur elle-même, ou juste la potiche baisable . Aussi, le petit côté chevalier servant du docteur, doublé du fait qu’il l’appelle « Mademoiselle » et non « Madame », était plus qu’agréable pour les oreilles et l’égo de la jeune femme.
C’est donc avec un air mutin qu’elle abandonna le tiroir où elle nadouillait plus qu’elle ne triait véritablement pour répondre :

« J’aurais besoin de quelque chose pour aider une amie à dormir, avec tout ce qui se passe elle a du mal … mais avant, j’ai une chose importante à te demander... »


Elle marqua une petite pause hésitante.

« Dis-moi, ça t’embête si je t’appelle Rajesh et que je te tutoies ? Même si je trouve ça très sexy le côté « Docteur Rajesh » ça me ferait vraiment plaisir si on s’appelait juste par nos prénoms… »

Tout en parlant, Maddie pencha légèrement sa tête sur le côté, faisant, le plus innocemment du monde, passer les adorables chiens en photo sur les publicités des refuges animaliers pour des petits joueurs à côté d’elle. Elle n’y pouvait rien, comme beaucoup de femmes, elle usait instinctivement d’armes absolument déloyales contre des hommes normalement constitués.

Elle resta les yeux plongés dans les siens à attendre sa réponse avec une petite appréhension.
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Rajesh Manjrekar
Matricule n°001
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Jeu 25 Mai - 16:45

Beaucoup plus détendu maintenant qu'il était dans son élément, Rajesh triait tranquillement les innombrables boites de médicaments que contenaient ces tiroirs, reposant à leur place celles dont il n'aurait aucune utilité et fourrant dans ses poches toutes celles qui l'intéressait. Il se serait presque mis à siffloter tout en s'activant, mais il se retint pour écouter la jeune femme qui lui expliquait de quoi elle avait besoin.

Le jeune chercheur n'était définitivement pas d'un naturel suspicieux, bien au contraire. Cependant quand la jeune femme lui passa sa commande, il s'arrêta une seconde en avisant une boite contenant des comprimés à base de Céfotaxime. C'était pile ce qu'il lui fallait, d'ailleurs, mais au lieu de la mettre dans sa poche immédiatement, il prit une petite seconde pour rester immobile et se retourna finalement vers la jeune femme.

« Une amie ? » demanda-t-il, un poil intrigué. Il n'était pas un médecin à proprement parler, son boulot concernait plus le développement des médicaments que leur prescription, mais il aurait fallu avoir vécu dans une grotte pendant des années pour ne pas avoir déjà entendu parler des problèmes causés par l'automédication. Et s'il pouvait éviter à cette femme au demeurant tout à fait charmante de se soigner elle-même de la mauvaise manière, il n'allait pas passer à côté. Raison pour laquelle il se garda bien de lui donner le nom des molécules qu'elle cherchait et s'occupa plutôt de lui lancer un regard pour le moins intrusif. « Quel genre de troubles rencontre-t-elle ? Des difficultés à s'endormir, des crises d'angoisse, des cauchemars ? Les médicaments dont on parle là doivent être prescris avec beaucoup de précautions, Maddie. Il y a des risques d’accoutumance très forts et je ne parle même pas des effets secondaires qui peuvent être dévastateurs. Alors vous... tu dois m'en dire un maximum. »

Il faisait au moins l'effort de respecter sa requête et attendit qu'elle lui donne des explications en lui adressant un sourire doux pour essayer de la mettre en confiance. Il se satisfaisait bien plus facilement d'être tout seul dans son labo à mettre au point des traitements que de devoir faire le diagnostique d'une quelconque affection psychiatrique, mais il ne laisserait pas cette jolie jeune femme repartir avec sa dose de drogue sans avoir au moins essayer de l'en dissuader.

Pendant qu'elle lui répondait, il retourna à ses affaires, continuant de chercher avec un peu moins d'attention les antibiotiques indiqués en cas de méningite. Il y avait surtout des comprimés, ce qui l'embêtait pas mal, car qui disait comprimés, disait aussi qu'il ne pourrait pas vraiment pratiquer des tests dans des éprouvettes. Et il ne connaissait malheureusement personne qui accepterait de tester ses vaccins ou ses traitements sans l'assurance de s'en sortir à la fin... Cependant, il avait désormais la certitude qu'il existait des immunisés contre la bactérie et ça, c'était à ses yeux cent fois plus utile qu'une dose de vancomycine. Malheureusement, à part pratiquer des prises de sang ou des ponctions lombaires au hasard, il ne voyait pas trop comment découvrir leur identité. À part en les jetant sous les crocs d'un malade, bien sûr. Chose à laquelle il ne se résoudrait jamais.

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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
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Jeu 25 Mai - 20:06

Maddie était un peu déconcertée par ces questions. D’une nature solide et d’une santé de fer, elle n’avait pas vraiment l’habitude des médecins. En fait, la dernière fois qu’elle en avait vu un, c’était quand elle avait perdu son bébé et qu’elle avait appris qu’elle ne serait jamais mère…

Et puis les pharmaciens posaient peu de question quand elle allait lui demander des médicaments, en même temps, il était facile d’imaginer que dans tout le micmac des tiroirs il pouvait y avoir des médicaments qui faisaient plus ou moins dormir et qui pouvaient faire plus de mal à Juliet qu’autre chose.

Elle hésita à tout lui dire, mais, après tout, il était médecin non ? En fait elle n’aimait pas les docteurs en général, mais celui-ci ne ressemblait pas aux hommes hautains et froids qu’elle avait croisés jusqu’ici. Il y avait de la douceur dans son sourire et dans sa façon d’être. Un peu comme… comme s’il était humain et non un robot savant conscient que la vie des autres dépendaient de ses nombreuses années d’études.

Maddie se surpris à penser qu’elle n’aurait peut-être pas dit non s’il lui avait demandé de se déshabiller pour l’ausculter. Sauf que son amusement s’arrêta là, elle n’était pas ici pour batifoler avec cet inconnu, aussi charmant puisse t-il être, mais bien pour aider Juliet.

« En fait mon amie vient de perdre sa fille, elle vit avec l’homme qu’elle aime et qui est marié à une autre, sous le nez, et, visiblement le fait que les morts se relèvent, que des gens s’entretuent en primes et à pas mal d’autres petits détails, je pense qu’elle pourrait être soumise à quelques tensions. »

En fait Maddie était désarmée pour essayer de lui redonner le sourire. Juliet se forçait, c’était une battante, elle ne se laissait pas aller, mais que cela soit pour manger ou pour tout autre chose, c’était fait sans plaisir, mécaniquement, juste parce qu’il fallait. Quant à la nuit… la nuit Juliet ne semblait plus trouver le repos tant elle avait l’air torturée. Comme si l’armure qu’elle portait dans la journée disparaissait avec le soleil en la laissant en proie au pire chagrin qu’une femme puisse connaître.

Maddie soupçonnait autant qu’elle espérait que le manque de sommeil pouvait être la clé du cercle infernal dans lequel elle s’enlisait.

C’est donc plus sérieusement qu’elle enchaina, même si c’était au dos du docteur qui avait l’air plus intéressé par les boites que par sa réponse.

« Elle va mal, elle ne dort plus… et… sans sommeil tout est plus compliquée. Quand j’ai perdu mon bébé les docteurs m’ont fait dormir, beaucoup, en disant que c’était la première étape pour aller mieux. C’est vrai que je ne suis pas médecin… mais… je me disais que si elle arrivait à dormir au moins un peu ca pourrait être le premier pas pour se remettre… »

Et les autres pas elle était bien décidée a lui faire faire, même de force !!! Logan avait Joy avec lui et deux enfants. Juliet n’avait que son amie d’enfance.
C’est un peu timidement qu’elle ajouta.

« Tu en penses quoi toi, Rajesh ? »

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Rajesh Manjrekar
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Sam 27 Mai - 19:14

Très lentement, Rajesh reposa la boite de pilules qu'il était en train d'observer et se retourna pour faire face à Maddie. Il avait sauté à la conclusion, pas très sympathique certes, qu'elle lui tentait de le baratiner pour qu'il l'aide à se trouver de la drogue. Mais en écoutant l'histoire qu'elle lui racontait, il se sentit un peu coupable de l'avoir jugé si rapidement. Il n'était pas tout à fait certain que cette histoire tienne la route, mais si c'était le cas... Il comprenait assez bien que la pauvre jeune femme dont elle lui parlait ait besoin d'un peu de soutien pour se sentir mieux. Et il trouverait de quoi l'aider ici, ça ne faisait aucun doute.

« Je crois que je vais pouvoir te donner ce qu'il te faut, mais... Les médicaments ne suffiront pas. Elle m'a l'air d'avoir besoin d'un suivi psychologique et d'autant plus si elle prend un traitement. La plupart de ces médicaments augmentent les risques de dépression et de tentatives de suicide... C'est plutôt ironique, pas vrai ? Mais il faut que quelqu'un s'assure qu'elle ne montre aucun signe de ce genre. »

Il lui tourna le dos une fois de plus pour se remettre à chercher dans les tiroirs. Maintenant, il savait très exactement ce qu'il allait lui donner et il avait déjà vu les boites qu'il cherchait, il suffisait seulement de les retrouver. Pourtant, que ce fut fait, au lieu de tendre les deux boites qu'il avait choisi à la jeune femme, Rajesh se contenta d'en mettre une dans sa poche. Il l'ouvrit la deuxième et vida les pilules dans sa main, n'en remettant qu'une petite vingtaine dans la boite. « Ça ce sont des imidazopyridines » explicable-t-il en tendant la boite à moitié vide à Maddie. « C'est un hypnotique souvent prescrit dans les troubles du sommeil parce qu'il agit rapidement et disparaît très vite de l'organisme. Fais-lui prendre un cachet tous les soirs avant de dormir, mais surtout pas plus de deux semaines d'affilés. Ensuite, elle arrête et si elle ne parvient toujours pas à dormir après une semaine, tu ne lui en donnes plus que la moitié d'un comprimé la troisième semaine de traitement, puis un demi-comprimé tous les deux jours la quatrième semaine et ainsi de suite jusqu'à ce qu'elle puisse s'en passer totalement. »

Rajesh versa les cachets qu'il restait dans sa main dans le tiroir où il avait prit la boite. « Je laisse le reste ici, mais je te déconseille vraiment de venir les récupérer en douce au lieu de suivre mon traitement, c'est une molécule puissante qui peut créer une dépendance très vite. Et il y aura des effets secondaires à chaque prise, rien de grave, mais il est très important qu'elle soit au lit à ce moment-là. Ça peut aller à une simple difficulté à parler ou bouger, de la confusion, jusqu'à des hallucinations, une sensation d'euphorie, etc... » Il récupéra l'autre boite et recommença son manège : sortir tous les comprimés pour n'en remettre qu'une petite partie dans la boite qu'il donnait à Maddie et laisser les autres dans le tiroir. « Maintenant, ça, c'est tout simplement de la fluoxétine, un antidépresseur. Un comprimé chaque matin, en mangeant si possible. Les effets mettent environs deux semaines avant de se faire sentir. Tu n'es pas obligée de les lui donner, mais.. Je crois que ça l'aidera plus que les somnifères. Et surtout, surtout, tu dois vraiment t'assurer que son humeur et son moral se stabilisent, pose lui des questions sans être trop directe, essaye de la faire parler, avoir des activités,... » Il n'était pas tellement à l'aise avec l'idée de laisser une femme incapable de différencier des molécules s'improviser psychologue, mais il ne voyait pas comment faire autrement. Lui-même n'était pas le mieux placé pour ce genre de choses. Mais il l'était sans doute un peu plus que la jeune femme, raison pour laquelle il ajouta : « Que dirais-tu de me retrouver ici dans deux semaines ? Amène ton amie si elle est d'accord, sinon ce sera juste toi et moi et je te redonnerais des médicaments. »

Il croyait toujours difficilement à l'existence de cette amie, mais ça n'avait pas tant d'importance. Si Maddie ne souhaitait pas admettre qu'il s'agissait bel et bien d'elle, c'était son droit et il respecterait ce choix. Il espérait simplement qu'elle ferait attention et qu'elle suivrait scrupuleusement ses conseils. Toujours est-il que désormais, il l'avait aidé comme promis et que leur petite rencontre avait pris une tournure beaucoup plus sérieuse que ce à quoi il s'était attendu. Aussi se décida-t-il à faire une petite remarque dans l'espoir de détendre l'atmosphère. « Je n'aurais jamais cru que la fin du monde ferait de moi un médecin de campagne ! » Il eut un petit rire nerveux avant de détourner les yeux pour regarder la porte. « Je devrais sans doute retrouver mon garde du corps... c'est ma première sortie et il ne sera sans doute pas très heureux de voir que je lui ai fait faux bond... » Au moins avait-il réussi à trouver ce qu'il voulait, lui aussi. Ce ne serait jamais suffisant pour l'aider vraiment, mais la journée n'aurait pas servi à rien s'il avait aidé une personne dans le besoin, pas vrai ?

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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
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Sam 27 Mai - 22:28

Maddie était connue pour son excellente mémoire, qui lui avait, d’ailleurs, permis quelques facilitées durant ces études, mais, malheureusement, le jargon moléculaire de Rajesh la dépassait quelque peu. Autant elle aurait pu parler pendant des heures des différentes méthodes pour placer un aisselier ou un bastaing, autant elle était un peu perdue dans les directives qu’il lui donnait. Elle fit néanmoins un effort en comprenant qu’il était important, pour Juliet, qu’elle sache retranscrire mot pour mot la prescription.

Maddie fronça les sourcils et pencha sa tête dans un signe de réflexion démontrant sa plus totale incompréhension lorsqu’il lui déconseilla de revenir prendre d’autre médicaments en douce? Mais pourquoi diable voudrait-elle faire ça si ceux-ci fonctionnaient. Juliet était son amie, pas une volaille surmédicalisée pour être sure qu’elle aille bien avant de finir en nugget.

Bon essayer de la faire parler ou d’avoir des activités… ce n’était pas déjà ce qu’elle faisait ? Par contre ne pas être trop directe… après, elle n’était pas sûre que Juliet accepterait de prendre des antidépresseurs et il était hors de question de lui donner en traitre.

« Je te remercie Rajesh, je ne sais pas encore si elle acceptera de prendre plus qu’un somnifère, mais ça ne coute rien d’essayer et de lui en parler… »

Juliet pouvait être têtue et, autant elle ne savait pas mentir en général, autant elle était particulièrement douée pour se mentir a elle-même.  Maddie ne pouvait plus supporter de la voir sombrer comme ça. Elle allait prendre les choses en mains dès son retour. Cette idée ne lui plaisait pas car la colère, même si elle faisait partie du deuil, faisait souvent des ravages. Maddie n’avait pas envie que Juliet la rejette mais elle était prête à prendre ce risque pour Juliet.

Le docteur réussit à la sortir de ses sombres résolutions avec sa remarque sur son actuelle "fonction". C’est vrai que c’était comique d’avoir un cursus aussi prestigieux que lui et à se retrouver à faire une banale ordonnance. Maintenant ce n’était pas donné à tout le monde d’avoir un garde du corps, il y avait fort a parié qu'il occupait son temps a autre chose que de conseiller sur des traitement.

« Raj… tu n’es pas seulement un médecin de campagne, tu es aussi un pharmacien ! »

En disant ses mots, Maddie ne put s’empêcher de rire en lui montrant les médicaments qu’il lui avait donnés. C’est avec plus de douceur et de sérieux qu’elle reprit :

« Tu sais, l’important n’est pas seulement ce que l’on faisait avant, mais ce que l’on est capable de faire pour faire avancer les choses maintenant. Regarde ce bâtiment, dis-toi que l’ingénieur qui réussit le miracle de traduire les délires oniriques de l’architecte pour lui donner vie, parpaing par parpaing, pendant tout le chantier, et bien maintenant cette personne ne travaille que sur des palissades, et encore... Quand elle ne part pas en chasse d’un médecin de campagne surqualifié mais très sexy ! »

Elle lui fit un clin d’œil avant de se rapprocher.

« Je vais essayer de venir avec Juliet dans deux semaines, je ne promets rien car je ne sais pas encore comment elle va accepter de reconnaitre qu’elle va mal. J’ai une petite question avant que tu ne te sauves avec ton garde du corps... »

Elle fit une petite pause en se mordillant la lèvre. C’est avec une hésitation très inhabituelle qui ferait certainement rire Logan et Juliet s’il la voyait qu’elle se lança :

« Juste me revoir, moi, ça ne te dirait pas ? On serait à une autre époque, je te demanderais de me raccompagner avant de proposer un café pour prendre le temps de m’assurer que tu es aussi mignon et sexy que tu en as l’air au premier regard, mais…en ce moment c’est un peu compliqué pour trouver du café. Tu crois que même sans ça, il y a moyen de revoir 'hors cadre médicale'.  »


Même si cela pouvait choquer, Maddie n’était pas du genre à prendre trop de temps à réfléchir quand son instinct lui donnait une information. De toute façon, pouvait on être qualifiée de réfléchie avec 3 mariages, presque 4, et tout autant de divorces à son actif ?
Dans tous les cas elle préférait dire les choses et vivre de remords plutôt que de regrets.
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Rajesh Manjrekar
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Lun 29 Mai - 12:37

La petite tentative de plaisanterie pour détendre l'atmosphère n'eut pas vraiment l'effet escompté et Rajesh se retrouva bien vite à se gratter la tête en fuyant le regard de la jeune femme, visiblement gêné par le petit speech qu'elle était en train de lui faire. Oh, elle avait raison, aucun doute là-dessus. L'important désormais, ça ne pouvait être que ce que l'on est devenu et ce que l'on peut faire pour ce monde. Il ne pouvait cependant pas s'empêcher de se sentir coupable. Prodiguer des conseils médicaux aux survivants qu'il croisait ou qui réclamaient son aide au labo et faire de son mieux pour trouver une solution à ce monde, ça n'était que le strict minimum de sa part. Il aurait sûrement plus mérité d'être enfermé et châtié pour ce qu'il avait fait avant que tout ne s'effondre. Raison pour laquelle peut-être il se donnait tant de mal pour trouver un remède et qu'il continuait de se punir en restant enfermé au laboratoire à travailler dix heures par jour...

Elle arriva quand même à le faire sourire -et surtout rougir comme une pivoine- en lui disant avec tant de naturel qu'il était sexy. Il commençait à sentir son cœur battre beaucoup trop vite quand elle se rapprocha et que le ton de sa voix se mit à changer. Ohlala, mais qu'est-ce qu'elle lui faisait, là ? Quelle question pouvait-elle avoir à lui poser qui demande un tel changement dans son comportement ? Le malaise de Rajesh ne faisait que grandir et sa timidité avec elle. La jolie rouquine pouvait bien prétendre tant qu'elle voulait qu'il était sexy, ça n'avait jamais vraiment été l'opinion générale à son sujet. En fait... Il ne se souvenait pas de la dernière fois qu'il s'était retrouvé aussi proche d'une femme et il même le réflexe de faire un pas en arrière. Juste histoire de garder une certaine distance de sécurité, rien de bien méchant.

« Je... euh... » Elle voulait vraiment le revoir, lui ? Sans aucune raison particulière, sans avoir besoin de son aide pour quoi que ce soit ? Il peinait à y croire, sincèrement. D'un autre côté... Pourquoi pas ? En fait, il avait tout un tas de raisons pour lui opposer un refus, à commencer par le fait que c'était la toute première fois aujourd'hui qu'il mettait un pied hors de la zone sécurisée du laboratoire. Que Cale le laisse emmener un homme pour trouver des médicaments, passe encore, mais il y avait assez peu de chance qu'il lui offre une garde rapprochée pour un rencard. Car c'était bien de cela dont il s'agissait, pas vrai ? « Tu veux dire comme... un rencard ? » demanda-t-il en sentant sa gorge se nouer. Oh bon sang... Pourquoi lui faisait-elle ça maintenant ? Il allait devoir tout gâcher maintenant, il n'arriverait pas à lui mentir même s'il en avait très envie, juste pour qu'elle continue de lui porter de l'intérêt encore quelques minutes. « Je... J'aimerais beaucoup, mais je ne sais pas si je pourrais. Je... » Non, il n'allait pas lui dire la vérité, il n'allait pas s'humilier comme ça alors que c'était la première fois de sa vie qu'une femme lui proposait un rendez-vous. Il réfléchissait à toute vitesse pour trouver une autre solution, mais il n'y avait que la plus simple à offrir. « Tu sais où se trouve le laboratoire du N.I.H ? » demanda-t-il, mais avant de lui laisser le temps de répondre, il ajouta : « Il y a un parc, Maheras-Gentry, on pourrait se retrouver là-bas ? »

Il suffisait juste qu'il la tienne éloignée des constructions installées par son groupe autour du labo, qu'elle ne remarque pas qu'il y avait des gens et tout se passerait bien. Ce n'était l'affaire que de quelques pas, cinq cent mètres tout seul dans la jungle hostile qu'était devenu le monde. Même lui pouvait faire ça ! En fait, le plus compliqué serait sans doute de discuter avec une femme pendant un certain temps sans passer pour un parfait idiot... Là, il aurait sans doute bien plus de mal à s'en sortir.

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Maddie Purple
Matricule n°001
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Mer 31 Mai - 22:36


Maddie trouvait craquant de voir Rajesh sembler être un peu gêné quand elle lui avait franchement dit qu'elle le trouvait sexy. C'était elle ou il avait même légèrement rougi ? Peut-être que le mettait mal à l’aise en étant si directe. On lui avait souvent reproché de « ne pas avoir de filtre entre ce qu’elle pensait et ce qu’elle disait ». Ça faisait d’elle quelqu’un de franc (et une très mauvaise menteuse) mais c’était loin d’etre une qualité aux yeux de l’ensemble de son entourage.

A aucun moment la rouquine supputa que Rajesh pouvait ne pas être habitué à se faire draguer. Non seulement il était mignon mais en plus il était brillant. Autant dire qu’il avait toutes les qualités pour attirer les femmes comme des mouches, du moins, selon Maddie dont l’instinct n’était pas toujours aussi fiable que ça quand la personne en face lui plaisait.

Aussi étonnant que cela pouvait paraitre, à cet instant précis, celui ou Rajesh semblait réfléchir à ce qu’elle venait de proposer, la rouquine se trouvait moche, insipide, cruche et maladroite. Sa légendaire assurance avait fondu comme neige au soleil devant cet homme dont elle n’arrivait pas à deviner le dérouler des pensées. Elle aurait pourtant payé cher pour mettre fin à ce suspense. Elle avait vraiment envie de le connaître plus, voir beaucoup plus si affinités.

Quand il demanda s'il s'agissait d'un rencard, elle opina du chef avec un grand sourire. Au moins quelle que soit sa réponse, il n'y avait pas de malentendu. Rajesh fit
Il reparti dans ses réflexions et fébrilement, Maddie commença à craindre que sa chorégraphie l’ait dégouté de vouloir en savoir plus sur elle ou qu’il ne soit en train de chercher la formulation la plus approprier pour lui dire non avec les forme.

Elle grimaça quand il commença à lui expliquer qu’il aimerait beaucoup MAIS qu’il ne savait pas s’il pourrait. La déception fut vive mais de courte durée car assez rapidement il commença a lui designer un lieu. La rouquine n’était plus vraiment sûre de bien le suivre…

C’était elle où il était en train de lui dire oui finalement ? Bon dans un parc, ce n’était pas forcement l’endroit idéal, surtout avec les zombies, mais l’idée pouvaient être romantique. Quoique, elle déjà douloureusement appris qu’on ne pouvait pas porter une cotte de mailles avec un wonderbras… sans parler que ses escarpins sexy étaient prohibés en cas de fuite… Mais il fallait qu’elle se calme, avant de se pencher sur l’épineux problème de « comment me fringuer et avoir l’air sexy a un rencard dans un parc en période d’apocalypse zombie » peut être fallait il être sure qu’il avait bien changer d’avis.

Cest donc avec une timidité parfaitement inhabituelle chez elle et un petit sourire mutin qu’elle se risqua à répondre et à s’assurer qu’elle ne se faisait pas de faux espoirs :

« Je ne suis pas sûre de savoir exactement ou cela se trouve mais compte sur moi pour trouver, je suis plutôt débrouillarde quand je suis motivée… et je pense que tu me dis que, finalement, un rencard avec moi serait peut-être possible, je vais être très motivée »

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Rajesh Manjrekar
Matricule n°001
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Jeu 1 Juin - 11:00

Il faisait encore trop frais pour qu'une sortie soit réellement agréable. Il avait eu une idée pitoyable en invitant la jeune femme à le retrouver dans un parc en plein milieu d'un hiver dans le Michigan ! Mais au moins, dans son dos, Rajesh pouvait encore sentir la protection des sentinelles postées un peu partout autour du laboratoire et surtout celle de leurs armes braquées vers l'extérieur où il se trouvait. Il savait que dès qu'un malade se montrerait entre deux arbres pour lui sauter à la gorge, il aurait droit à un sniper pour lui sauver la mise. Du moins, tant qu'il restait dans leur périmètre. Ce qui était plutôt mal parti puisqu'il n'avait de cesse de s'éloigner pour rejoindre le lieu exact où il avait proposé à Maddie de le retrouver.

Pour être tout à fait exact, il s'agissait d'un banc sous un petit abris en bois absolument adorable, qui bordait un bassin artificiel. Autrefois, ça avait été charmant. Un semblant de jardin sauvage laissé aux bons soins de la nature. Aujourd'hui, c'était réellement un jardin sauvage et sous la fine couche de glace recouvrant le bassin, on pouvait voir sans mal la vase entre les herbes beaucoup trop haute couvertes de givre. Peut-être qu'en été, ça aurait été plus agréable, mais pour l'instant, Rajesh regrettait sincèrement son choix. D'un autre côté, il commençait aussi à se dire que Maddie ne viendrait pas. Il venait de s'asseoir sur le banc et il regardait ses mains posées sur ses genoux, sans parvenir à s'arrêter de se dire qu'elle ne viendrait jamais. Il se souvenait bien lui avoir indiqué du mieux possible comment retrouver ce parc en venant de la tour où ils s'étaient rencontrés, malheureusement trop peu sûr de lui puisqu'il ne connaissait pas tellement Grosse Pointe et qu'il avait été obligé de composer avec les souvenirs du voyage aller. Il se souvenait aussi qu'elle semblait à la fois enjouée et timide à l'idée de le revoir si vite. Mais peut-être avait-il imaginé tout cela ? Qu'est-ce qu'une femme dans son genre pouvait trouver à un type paumé même pas foutu de se défendre tout seul ou de s'éloigner de plus de trois cent mètres de son lieu de résidence ? Il lui avait rendu service, mais aujourd'hui, elle comprendrait qu'il n'avait rien de plus à lui offrir que quelques conseils pharmaceutiques, un diagnostique si tant est qu'il s'agisse d'une maladie infectieuse et d'inutiles anecdotes concernant la culture américaine. Oh, il aurait pu lui parler pendant des heures de Batman ou de scénarios catastrophes concernant des pandémies se répandant sur la planète par le biais de chauve-souris vivants dans des palmiers en Arabie Saoudite, il aurait pu lui expliquer pendant tout aussi longtemps comment on fabriquait les vaccins, mais il ne voyait vraiment pas ce que cette femme si jolie et si vivante pourrait apprécier chez lui. C'était sûr et certain, malgré son engouement lors de leur première rencontre, elle ne viendrait jamais.

Et au cours des longues minutes qu'il passa assis seul dans le froid glacial de cette journée de Février, il parvint réellement à s'en convaincre. Que même la fin du monde ne justifiait pas qu'une femme se jette sur lui, qu'il allait attendre là tout seul jusqu'à ce que la nuit tombe et qu'il ne pourrait pas s'en étonner. Et très franchement, à force de se le répéter, il commença même à s'en sentir rassuré. C'était plus facile de se faire poser un lapin que d'assumer l'idée qu'il allait la faire fuir à la seconde où elle viendrait s'asseoir près de lui. À tel point que, quand il entendit une branche craquer dans son dos, il préféra penser tout de suite qu'il s'agissait d'un infecté plutôt que de la jeune femme qu'il attendait. Aussitôt, le chercheur se releva et se retourna vers l'origine du bruit, regrettant profondément de n'avoir absolument rien pour se défendre. Non seulement, il allait se ridiculiser en attendant un rendez-vous qui ne viendrait jamais, mais en plus, il mourrait dévorer en se lamentant pour rien ! Le jeune homme fit quelques pas hors de l'abri et ramassa une branche sur le sol. Abel avait bien réussi à tuer un infecté de cette façon, l'autre fois... Il ne s'en sentait absolument pas capable, mais c'était toujours mieux que de rester à attendre, les bras ouverts, que la mort ne vienne lui arracher la gorge. L'instinct de survie, drôle de chose.

Son corps guidé par la peur se mettait en alerte : son cœur battait plus vite, son regard se faisait plus perçant. Et c'est probablement grâce à cela qu'il repéra assez tôt la chevelure flamboyante de la personne qui venait vers lui, juste quelques secondes avant qu'il ne puisse voir son visage fendu d'un grand sourire. Maddie. Elle était venue. Pour de vrai, elle était là ! Peut-être que la fin du monde justifiait réellement qu'on se jette sur lui, finalement. Elle devait se sentir seule et n'avoir vraiment personne de mieux que lui sur qui jeter son dévolu. Ça avait un petit côté triste, sans doute, mais bien malgré lui, Rajesh sentit un sourire naître sur ses propres lèvres alors qu'il laissait tomber sa branche et s'approchait timidement de la jeune femme. Même s'il n'était que le lot de consolation, quelle importance ? Elle était quand même venue pour lui. « Maddie ! Bonjour ! » Ça le rendait totalement fou d'angoisse et il soupçonnait son cœur d'être sur le point d'exploser, mais il allait accepter ce cadeau que lui faisait la vie, au moins quelques heures. « Tu n'as pas eu de mal à trouver ? Je suis content de te revoir. Asseyons-nous. »

Au moins cette fois, il n'avait rien de parfaitement inutile à dire sur la situation, il ne connaissait pas suffisamment ce parc pour avoir des milliers d'anecdotes à partager sur le sujet et c'était un véritable soulagement. Alors au lieu de déblatérer des âneries, il fit signe à la jeune femme de prendre place sur le banc et s'installa à côté d'elle dès qu'elle fut assise, se tournant vers elle pour lui sourire. Même s'il n'arrivait pas trop à s'en souvenir pour le moment, ça n'était quand même pas la première fois qu'il avait un rendez-vous avec une femme. Seulement, c'était la première fois que cette femme n'était pas affublée de la même blouse blanche que lui et qu'elle ne cachait pas son visage derrière des lunettes à double foyer et un air tout aussi réservé que le sien.

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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Ven 2 Juin - 18:36

Qui dans Fort Hope avait pu échapper au tourbillon d’une Maddie aussi fébrile que surexcitée. Visiblement cela amusait certain, agaçait d’autre, mais heureusement Juliet avait été la partenaire idéale pour la préparation de ce rendez-vous. Autant dire que toute la garde-robe de Maddie y était passée, celle de Juliet aussi… et s’il y en avait eu plus, elle en aurait essayés plus. Idem pour la coiffure. Sans parler la galère de s’épiler en période d’apocalypse.

Mais voilà, on était y était !

Jean qui la moulait là où il faut comme il le faut. Pull ample mais avec un décoté plein de promesses et ses sous-vêtements préférés, qui l’avaient contrainte à renoncer à sa cotte de mailles. Bien entendu, ce choix si périlleux de vêtements, était complétement masqué par son long manteau bord de fourrure. Mais Maddie était comme beaucoup de femmes, elle avait sa logique à elle et se sentait, très certainement, mieux armée pour faire face à toutes les situations en sachant que, sous son manteau, elle était sexy. Avec, en plus, ses armes et une bouteille de vin de glace, elle se sentait prête a conquérir le monde, enfin, surtout Rajesh.

Elle était partie un-peu-sacrement en avance, non sans annoter consciencieusement le registre :

"Parc, Maheras-Gentry pour un rencart avec un mâle trop sexy ! Retour prévu ce soir ou si ca se passe vraiment demain ! On croise les doigts ! "

Elle eut un peu de mal à trouver, soit Rajesh avait un souci avec sa gauche et sa droite, soit il avait essayé de la perdre pour s’éviter de la revoir. Toujours est-il que, grâce aux panneaux tenant encore debout plus qu’à ses indications assez opaques, pour ne pas dire autres choses, Maddie trouva enfin l’endroit désigné. Elle gara sa voiture et partie à la recherche de Rajesh.

Elle était un peu hésitante de peur de s’être trompée, mais elle repéra vite Rajesh avec une branche à la main… Dieu, était-ce un cadeau faute de bouquet de fleurs ? Elle le vit balancer la branche et sans qu’elle puisse vraiment comprendre ce geste, elle s’en amusa.  C’est donc toute souriante qu’elle s’avança à sa rencontre.

Le cadre était charmant, vraiment inhabituel par rapport à tous les lieux de rendez-vous qu’elle n’avait jamais vécus. C’était vraiment enchanteur ici. Elle avait l’impression d’être Alice au pays des merveilles dans cette nature qui, même endormie par l’hiver, avait su reprendre ses droits.

Elle se sentait nerveuse et intimidée. Elle savait à l’avance ce que ça risquait de provoquer. A peine arrivé à son niveau, elle lui fit la bise "a la Française", sans se soucier que cette façon de faire était parfois un peu déstabilisante pour les gens.

« J’adore l’endroit que tu as choisis, je ne sais pas comment tu l’as découvert, mais c’est absolument merveilleux !! Presque magique… »

Elle lui adressa un réel sourire. Elle était sincèrement contente d’être là avec lui mais elle avait aussi l’impression d’avoir 16 ans et d’être devant le mec en vue du bahut. Autant lui annoncer la couleur tout de suite qu’il ne soit pas surpris de ce qui risquait immanquablement de se produire. C’est avec une mimique de petite fille avouant une bêtise qu’elle se lança.

« Rajesh, avant tout il faut que je te fasse une confession, à chaque fois que je suis nerveuse, j’ai tendance à parler… beaucoup parler… trop… c’est mon gros défaut et vu que tu me rends très nerveuse, j’ai peur d’être une vraie pipelette. Surtout n’hésites pas à me couper la parole parce que je veux vraiment tout savoir de toi avant que tu ne prennes la fuite parce que je te saoule… »

L’éternelle franchise de Maddie frappait encore. Celle qui faisait généralement que soit on l’aimait, soit on la détestait, mais on restait rarement sans opinion sur cette extravagante rouquine. Avec un nouveau sourire elle sortit la bouteille de son sac avec deux verres.

« J'allait oublier! J’ai réussi a trouver ça ! Un rencard sans vin ce n‘est plus un rencard !! Ah, autre chose, je préfère te prévenir, quand je suis éméchée je jure en Klingon, une mauvaise habitude prise pour arrêter de le faire en Elfique. On s’installe ici pour que tu me dévoiles tout sur toi ? »

Elle conclue cette petite phrase d’un clin d’œil pour éviter de lui mettre une fausse pression. Pourtant elle avait tellement hâte d’en savoir plus sur lui. Cela faisait des jours que son imagination d’auteur gambadait librement dans des suppositions plus ou moins fantasques.
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Rajesh Manjrekar
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Lun 5 Juin - 18:34

Maddie venait à peine d'arriver que Rajesh sentait déjà ses joues s'empourprer. Quelle idée avait-il eu d'accepter son rendez-vous ? Sous prétexte qu'il était sorti une fois de sa cachette, il se prenait enfin pour un homme capable d'affronter le monde entier ? Et puis quoi, encore ! Et cette fois, il n'avait pas l'excuse de son garde du corps l'attendant à côté pour pouvoir prendre la fuite. Il allait devoir assumer. Heureusement, Maddie avait le chic pour agir avec naturel et familiarité. « Je déjeunais ici, quand je travaillais au N.I.H. » répondit-il inutilement à son exclamation sur le lieu. Au moins, elle aimait, peut-être que ça n'était pas si mal que cela, finalement.

Il l'invita à s'asseoir et continua d'écouter le flot de paroles dont elle l'envahissait. Dire qu'habituellement, c'était lui le mec incapable de la fermer quand il se retrouvait das une situation de stress... sauf que là, il était tout juste capable de penser à respirer convenablement. Il n'arrivait même pas à croire qu'elle puisse être nerveuse par sa faute. Une femme comme elle, elle devait en avoir connu d'autres et bien mieux que lui !

Le scientifique attrapa l'un des verres qu'elle venait de sortir, hochant la tête en souriant toujours, un peu crispé. Peut-être que l'alcool l'aiderait à se détendre. Peut-être aussi que si elle acceptait de ralentir la cadence de ses paroles, il pourrait essayer de parler lui aussi, pour dire autre chose que « Merci. » quand il prit le verre. Si elle, elle était intimidée ou nerveuse, alors Rajesh devait frôler la crise de panique... Et en plus, elle voulait qu'il lui raconte tout à son sujet ? Il n'y avait vraiment pas grand chose à dire, c'était une manière tellement vague d'entamer une conversation... Est-ce que tous les rendez-vous se passaient comme ça ? Si c'était le cas, Rajesh n'était pas sûr de regretter que ce soit quasiment son premier ! Enfin, s'il en avait eu plus, peut-être aurait-il eu l'habitude et aurait-il trouvé quoi dire quand la jeune femme s'arrêta finalement de parler.

« Je...euh... Je ne sais pas trop par où commencer. Il n'y a pas grand chose à dire sur moi, tu sais. J'ai passé les quatre dernières années de ma vie enfermé dans un labo et les dix d'avant penché au-dessus de mes bouquins... » Vraiment, il ne devait pas être l'homme le plus passionnant de la planète, sauf si on trouvait un intérêt quelconque à la recherche médicale, mais maintenant... ça n'avait plus grand intérêt, pas vrai ? Ça en avait encore pour lui, mais ce n'était pas tellement le sujet qu'il avait envie d'aborder dès maintenant. « Et toi, dis-moi, qu'est-ce que tu faisais avant tout ça ? Tu vivais déjà à Détroit ? »

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Lun 5 Juin - 23:16

Avant tout, il est bon je parler du fameux instinct de Maddie, si affuté si redoutable, mais tellement faussé dès qu’elle craquait sur un homme. Voilà comment elle s’était retrouvée mariée avec un p’tit con de geek, puis avec un vieux grabataire et enfin avec un mari violent. Et Dieu seul sait ce qu’aurait donné le potentiel quatrième s’il n’avait pas été mordu avant le jour J. Bref, c’est aussi comme cela que l’on pouvait facilement mesurer son engouement pour un homme. Et, il était peu de dire que Rajesh ne la laissait pas indifférente.

Maddie l’écouta avec attention, voire pire, elle buvait ses mots. Et plus il parlait et plus elle ne se sentait lamentablement « pas à la hauteur ». Ce mec allait la dévorer toute cru. Il était évident que c’était un habitué des rencards rien qu’à sa façon si craquante d’élucider le sujet avec si peu d’informations. Il avait ce don unique pour se la jouer mystérieux. Elle n’osait imaginera longueur de son carnet de chasse avec cette technique. Venant d’un autre ça l’aurait agacé, mais lui, c’était diablement existant. A tous les coups au lit il allait la surprendre… enfin, a admettant qu’elle ne soit pas recalée avant cette étape.

C’était beaucoup de pression. A côté de lui elle était si.. si… ben si elle. Elle ne pouvait passer que pour une cruche, superficielle, sans expérience et idiote. Dieu, elle donnerait cher pour juste avoir la possibilité d’aller envoyer un sms à Juliet pour avoir un de ses précieux conseils. Elle lui sourit quand il dispensa avec une parcimonie digne d’un banquier suisse des micros informations sur lui. Il avait cet art de parler sans passion, sans intonation. Impossible de savoir où il y avait du second degré ou pas avec lui. Et ça le rendait encore plus sexy.

C’était elle ou il faisait plus chaud tout à coup ?

Bon il fallait se ressaisir, elle était une fonceuse non ? Et puis, dans le monde où ils vivaient, elle n’avait pas le droit d’hésiter. Il était sensationnel et il avait accepté un rencard avec elle. Mieux, il n’avait pas pris la fuite même en l’entendant chanter ou en l’écoutant parler comme une ado prête à exploser le forfait de son GSM. Il y avait donc de l’espoir.

« En fait… j’ai toujours eu la bougeotte, je risque de vraiment te faire fuir si je te disais que quand les morts ont attaqué j’étais dans jeux de rôle grandeur nature au Canada ? Fuir avec une robe de princesse elfe et une épée en mousse, ça a été sportif… je suis revenue ici juste pour retrouver mon amie d’enfance… »

Elle allait passer pour une débile. Elle servit rapidement les verres et bu une bonne partie du sien avant de demander avec inquiétude :

« J’espère que je te ne parais pas trop bizarre…. et hum... sinon « Et toi ? Tu es avec des amis et des collègues ? Tu aimes lire d'autres livres que ceux relatifs a ton travail? D'ailleurs, pour que tu sois aussi impliqué par tes recherches, ca doit juste etre passionnant? »
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Rajesh Manjrekar
Matricule n°001
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Jeu 8 Juin - 10:47

Triturer maladroitement le rebord de sa blouse n'aidait absolument pas à faire passer le stress qui envahissait Rajesh depuis ce matin, mais ça ne marchait pas mieux en s'attaquant au verre que la jeune femme lui avait donné. Aussi, il continuait ce geste idiot, passant un doigt dans l'un des trous habituellement destiné à recevoir un bouton, en tâchant de garder un visage neutre voir souriant et surtout suivre la conversation qu'ils entretenaient et qui était surtout menée par Maddie. Rajesh ne croyait pas avoir tellement de choses à dire sur son compte, rien qui ne soit assez bien, en tout cas, pour faire de ce rendez-vous un moment que la jolie rousse aurait envie de réitérer. Qu'y aurait-il pour l'intéresser chez un type comme lui ?

Mais quand Maddie répondit à la question qu'il avait retourné vers elle afin d'éviter qu'elle ne réalise tout de suite combien il était barbant, le scientifique commença à se détendre un peu. Il trouvait carrément étrange qu'elle puisse croire qu'il aurait envie de fuir en en sachant plus sur elle, surtout avec ce qu'elle lui disait. Il commençait même à sourire sans avoir à se forcer en écoutant son histoire. « Je n'ai jamais fait de GN, mais je trouve ça plus cool que bizarre. » lui assura-t-il. Elle ne savait vraiment pas sur qui elle venait de tomber, celle-là ! Peut-être que ce rendez-vous se passerait bien, finalement. Surtout avec le vin qu'elle s'était enfin décidée à leur servir et dont Rajesh se pressa d'avaler une gorgée alors qu'elle lui posait un million d'autres questions à son sujet. L'alcool ne pouvait pas faire d'effet aussi rapidement, le scientifique en était parfaitement conscient, mais la simple idée d'en avoir ingéré suffisait pour le moment à lui donner l'impression d'être un peu plus léger.

« Aucun de mes collègues n'a survécu, en fait... » avoua-t-il à voix basse. Bon, elle lui posait quand même des questions très gênantes, il allait lui falloir un peu plus de vin que ça. « Mais, je suis avec des gens et ils sont tous très gentils. » Avait-il le droit d'en dire plus sur le groupe qui l'avait rejoint au labo ? Dans le doute, il préféra éviter d'en dire plus. Et puisqu'il comptait éluder aussi la question sur ses recherches, il avait plutôt intérêt à se montrer très, très bavard sur le reste. Mince, cette fille allait lui faire traverser l'Enfer de long en large, il le sentait déjà. Il avala une bonne rasade de son verre, peut-être même un peu trop, et reprit. « Enfin, bref. Je dois avouer que je ne suis pas un très grand lecteur, j'ai une préférence pour les... comic books. Je lisais beaucoup plus quand je vivais encore en Inde, mais depuis que je suis ici, le travail est devenu plus important, je suppose. Mais je connais par cœur Les Montagnes Hallucinées de Lovecraft. C'est le seul livre que j'avais sur moi quand... Enfin, tu vois, quand ça a commencé, tout ça. J'ai du le lire des dizaines de fois pour m'occuper. » Il évita de lui parler du fait que, s'il n'était pas sorti chercher un autre bouquin quelque part, c'était parce que la porte de cette saleté de bunker était restée parfaitement close pendant des mois, ni que ce bouquin avait probablement aidé à le rendre pratiquement fou quand on l'avait finalement sorti de là. Ce qu'elle ne savait pas ne pourrait pas la convaincre de partir en courant, pas vrai ?

« Est-ce que tu as retrouvée ton amie ? C'est elle, la femme qui avait besoin des somnifères, l'autre fois ? » Ce jour-là, il ne l'avait pas cru, mais finalement, peut-être que cette amie existait réellement. « Vous avez d'autres gens avec vous ? Car si ce n'est pas le cas, je peux peut-être convaincre le chef de mon groupe de vous offrir une chambre. » proposa-t-il en lui adressant un sourire. Hum, bon, d'accord, il ne s'imaginait pas une seule seconde voir Maddie tous les jours de sa vie et ça l'obligerait à en dire plus sur la réalité de son existence dans ce monde, ce à quoi il n'était vraiment pas prêt pour le moment. Malheureusement, il était comme ça et si ces deux jeunes femmes traînaient seules dans un coin pas forcément vivable, il devait bien pouvoir y faire quelque chose.

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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
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Jeu 8 Juin - 15:37

Le sourire de Maddie s’élargissait. Elle se détendait au fur et a mesure que Rajesh parlait. Il avait un don sur pour la rassurer et la mettre à l’aise. Une nouvelle preuve de son savoir-faire avec les femmes.

Sa façon de boire le vin, de dire les choses avec, toujours, ce semblant de mystère qui le rendait incroyablement sexy… il se livrait au compte goutes mais les précieuses gouttelettes qu’il donnait brossaient un portait de lui encore plus merveilleux que ce que la rouquine n’avait même pas osé imaginer. Et en plus, il n’avait pas l’air de vouloir fuir…

Non seulement il semblait assez ouvert pour « ses loisirs » mais en plus lui-même lisait des comics et connaissait Lovecraft ! Si ca se trouve ils s’étaient déjà croisés à la Comi Con !! Elle avait du mal a imaginer son choix de cosplay. Elle, elle était presque abonnée à Poison Ivy. Les petites feuilles vertes lui allaient bien au teint.

Sans parler qu’il était généreux et délicat de s’inquiéter pour elle et Juliet, un homme comme lui, ca faisait presque remercier le ciel d’avoir envoyé l’apocalypse sur leur dos pour avoir eu la chance de le rencontrer. Quand il lui proposa une chambre elle rosit presque en se disant que ce n’était pas une chambre qui l’intéressait mais bien la sienne a lui.

« Rajesh, arrête où je vais te demander en mariage dès le premier rencard »

Lança t-elle en riant.

En même temps, ça allait être difficile d’attendre le troisième pour lui sauter dessus à ce rythme-là.  Elle resservit du vin dans les deux verres et sirota le sien pour essayer de mettre de l’ordre dans ses idées. Il était une telle avalanche de bonnes surprises.

« Tu es tellement extraordinaire que je ne sais plus quoi dire, et crois moi, c’est très rare que ça m’arrive… »

D’habitude pour la faire taire les hommes avaient d’autres méthodes moins poétiques que de lui offrir autant de rêves. Plus elle y réfléchissait plus elle se disait que c’était impossible que cet homme soit encore célibataire.

« Je ne sais pas par où commencer… je te proposerais bien de t’emmener découvrir le GN mais j’ai peur que cela ne soit un peu compromis de nos jours. Oui j’ai retrouvé mon amie, même si elle ne va pas bien, mais nous sommes bien installées dans une petite communauté agréable. Même si c’est un peu tôt pour me proposer de voir ta chambre, notes bien que je suis loin d’avoir dit non tellement tu es craquant. »

Elle ponctua cette phrase d’un petit clin d’œil coquin. Elle savait qu’avec un coureur de jupons il fallait ABSOLUMENT qu’elle arrive à attendre au moins le second rencard. Sauf que s’il insistait un peu, elle ne saurait pas dire non à un homme aussi attirant que lui.

« Pour le reste… »


Elle prit une profonde inspiration et imita une voix de cultiste :

« Ph'nglui mglw'naf Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn… »

Avant d’exploser de rire.

« je suis une grande fan de Lovecraft !!! J’avais tous ses livres, j’ai même fait un périple à Providence pour "mieux ressentir son univers" ! Tu as fait la campagne de jeu de rôle des montagnes hallucinées pour revivre le périple de William Dyer ? »

Maddie était très enthousiaste à trouver une personne qui savait ce qu’était un grand ancien et qui pourrait comprendre ses blagues sur les Shoggots. Elle but une gorgée avant d’enchainer :

« En fait il faut que tu m’en dises tellement plus !! J’aime les comics aussi !! Tu allais à la Comic Con ? On s’est certainement déjà croisé avant !! Presque tous les ans je faisais Poison Ivy… toi c’est quoi tes BD préférées ? Et tu sais, je pense que je n'aurais pas besoin de trop demander a "notre chef" si tu as envie de venir ma chambre»

oups... ca elle l'avait dit a haute voix? zut... en même temps, elle n'était pas du genre a ne pas assumer ce genre de boulette. Et puis, ça n'engageait a rien de montrer une chambre entre deux adultes consentants? Si?
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Rajesh Manjrekar
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Lun 12 Juin - 10:08

En regardant la jeune femme secouée de rire, les joues rouges et les yeux brillants, Rajesh avait l'impression d'être en pleine hallucination. Ça n'aurait pas été la première fois, d'ailleurs. Combien de fois s'était-il soudainement retrouvé dans un rêve tellement réel qu'il en était palpable, lorsqu'il était enfermé dans ce bunker ? Mais contrairement à celles qu'il avait eu dans ce trou, pour la première fois, il voyait une parfaite inconnue et c'était agréable, au moins pour l'instant. Le scientifique n'avait plus eu ce genre d'expérience depuis des semaines. Les cauchemars revenaient parfois, ceux du bunker, de Cthulhu accompagné de son armée de soldats américains le poursuivant dans les rues de Delhi, mais de nouveaux aussi où c'était au tour des survivants du laboratoire de le poursuivre en proférant des accusations, en se transformant tout à coup en infectés pour lui arracher le visage et les entrailles. Mais il n'en avait eu aucun qui soit aussi agréable et qui semble aussi réel. Pourtant... Maddie lui souriait, elle le menaçait de le demander en mariage, elle lui disait qu'il était extraordinaire... ça ne pouvait être qu'une hallucination.

Cette idée s'insinuait lentement dans l'esprit de Rajesh. Il croyait s'en être sorti, avoir remonté la pente et réussi à reprendre le cours de sa vie. En s'adaptant au nouveau monde dont il avait participé à la création, certes, mais quand même. Et tout à coup, il réalisait que ça n'était qu'une façade. Peut-être même était-il toujours enfermé dans son bunker, proche de mourir de faim ou de déshydratation et qu'il avait imaginé ces derniers mois en dehors aussi. Son sourire commençait à s'affaisser doucement, se crispant jusqu'à devenir une grimace douloureuse qu'il tentait de cacher tant bien que mal dans son verre de vin.Il aurait voulu répondre quelque chose à Maddie pour suivre ce compliment incroyable qu'elle venait de lui faire, mais la boule dans son ventre venait de remonter jusque dans sa gorge et lui coupait littéralement la parole.

Il releva précipitamment les yeux vers elle lorsqu'elle se mit à parler dans la langue des anciens. Était-ce la preuve ultime qu'il perdait totalement les pédales et que tout ça se passait dans sa tête ? Un nouveau rire secoua Maddie alors que le brun l'observait, de plus en plus inquiet. Il tenta de se secouer un peu alors qu'elle lui posait une nouvelle question. Et même s'il hallucinait réellement, pourquoi ne pas en profiter le temps que ça restait un rêve agréable ? Le cauchemar ressurgirait bien assez vite, que ce soit ici ou lorsqu'il ouvrirait les yeux. « Non, je n'ai pas fait de jeu de rôle sur le sujet, je... n'ai jamais été très à l'aise pour prendre la parole devant un public, même seulement composé de mes amis. » Il fallait qu'il se reprenne un peu. Elle ne lui avait rien fait, ils passaient un bon moment, même si ça n'était que le fruit de son cerveau malade. Il tenta un sourire joyeux, qui ne l'était peut-être pas tellement et resta les yeux fixés sur la jeune femme alors qu'il se répétait une litanie d'encouragement en pensées. Tout irait bien. Même s'il se réveillait dans sa prison, tout irait bien.

« J'allais à la Comic-con, oui, tous les ans. Mais tu sais... Rien qu'à celle de 2014, il y a eu plus de 130 000 visiteurs sur les quatre jours de salon, alors... Les chances qu'on s'y soit réellement croisées sont vraiment minimes. Ce qui est vraiment incroyable quand on pense que lors de la première édition de la convention en 1970, il n'y a eu que 100 visiteurs... Quant aux cospaly de Poison Ivy, il doit bien y avoir un quart des rouquines qui y vont qui le font, mais je suis ravi d'apprendre que c'est sur elle que se portait ton choix, car mon cœur est à DC Comics et à Barman plus que tout. Ce qui n'a vraiment rien d'original non plus, tu me diras, c'est le héros de comics le plus apprécié à notre époque. Enfin... du moins à l'époque à laquelle on pouvait encore lire des bande-dessinées ou regarder des films en tout cas. »

Tout doucement, Rajesh retrouvait ses vieilles habitudes. C'était inutile et stupide de savoir tellement de choses sur tellement de sujets dont personne n'avait le moindre intérêt, mais ça l'aidait à se calmer. Les faits, froids, précis. Quoi de mieux pour organiser ses pensées et pour ignorer superbement l'invitation franche et directe que la jeune femme lui avait lancé au milieu de son flot ininterrompu de questions ? D'ailleurs, cette seule invitation suffisait à le rendre un peu plus malade. Sérieusement, il ne pouvait être que dans un rêve. Quelle femme aurait pu vouloir de lui et l'allumer aussi franchement ? Il ne comprenait pas cette demoiselle. Et il fallait absolument qu'il trouve un autre sujet de conversation et vite, avant qu'elle n'insiste.

« Parle-moi de ton travail. Qu'est-ce que tu faisais avant tout ça ? »

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Maddie Purple
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mer 14 Juin - 16:54

C'était elle ou Rajesh semblait être en retrait ? A moins qu'il ne cultive avec art son côté mystérieux. Difficile à dire quand on s'appelle Maddie et qu'on a son radar complètement faussé.

Maddie se demandait sincèrement si, finalement, elle n'avait pas réussi à le saouler pour de bon. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, elle faisait cet effet là à beaucoup de monde. Mais pour la première fois de sa vie elle aurait adorée avoir suffisamment de cette "mesure" dont n'arrêtait pas de lui parler sa mère pour réussir à plaire au moins un peu au beau scientifique.

Pourtant il lui répondit, démontrant, une nouvelle fois, qu'il était un homme brillant et cultivée. Elle ne pouvait qu'être impressionnée par l'étendue de ses connaissances et l'aisance qu'il avait à partager les informations. Elle avait bien des facilités, mais rien de comparable avec Rajesh. Qui plus est, sa tête était un peu comme ses sacs à main, impossible de trouver du premier coup la bonne information dans fouiller. Et elle préférait ne pas se rappeler la dernière fois qu’elle avait voulu partager des informations avec une tierce personne. Dieu qu’elle se sentait stupide à côté de lui.

Et dire qu'il insinuait qu'il n'était pas un bon orateur, il venait pourtant de lui démontrer le contraire non ? Elle pourrait l’écouter pendant des heures…

Maddie se raidit un peu quand il lui demanda de lui parler de son ancien emploi, même si elle l'avait toujours été passionnée par son travail et qu'elle n'était pas du genre à ne pas assumer ses défauts, elle de sentait si insipide à côté de lui... Sans parler que le côté "bâtiment" rebutait plus d’un homme. Il valait mieux être une petite secrétaire écervelée avec un jolie rire et aucun neurone qu’une femme comme elle.

« Méfie-toi je peux rester à te parler des heures de mon travail tu sais... Mais j'ai vraiment peur que tu me trouves inintéressante à côté de toi, je suis... Enfin... J'étais ingénieur dans le bâtiment, une sorte de chef d'orchestre pour m’assurer de la faisabilité d’un projet et d’une bonne coordination dans tous les corps de métiers intervenants dans la réalisation d’un immeuble. C’était parfois folklorique entre les délires narcissiques de ces rêveurs d’architectures et la réalité du terrain… »

Elle gloussa en se souvenant avoir dû rappeler l’existence de la loi de la gravité a un soi-disant grand architecte lors de la construction d’un centre commerciale en Russie.
Ça aurait être n'importe qui d'autre que le beau scientifique, elle serait déjà partie, avec plus d’emphase, sur ses différents projets, mais Rajesh l'impressionnait trop pour ça. Avec douceur et fébrilité, elle posa sa main sur la sienne pour plonger ses yeux verts inquiets dans le regard sombre du jeune homme.

« Rajesh... Si j'ai été maladroite surtout n'hésite pas à me le dire. De même si tu regrettes d'avoir accepté ce rendez-vous... Je... Enfin tu as le droit de me trouver insipide et pas à ton goût ... »

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Rajesh Manjrekar
Matricule n°001
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Jeu 22 Juin - 14:05

C'était compliqué et difficile et Rajesh était plutôt convaincu de ne pas s'en sortir très bien, mais il continuait de faire son maximum pour paraître aussi détaché et calme que possible. Que ce moment soit réel ou le simple fruit de son imagination, un simple rêve destiné à l'aider à tenir le coup jusqu'au lendemain, il n'avait quasiment aucune manière de le savoir. Il ne pouvait faire qu'une chose : suivre le mouvement jusqu'à ce que ça prenne fin ou faire tout son possible pour prouver que ça n'était pas vrai. Et s'il faisait ça, s'il se mettait à chanter ou à raconter n'importe quoi alors, il passerait pour un vrai demeuré si, par miracle, il n'hallucinait pas. Aussi, l'homme restait calme et immobile, suivant tant bien que mal les paroles de Maddie qui lui parlait de son ancien travail, ravalant difficilement la boule coincée dans sa gorge en même temps qu'il vidait l'alcool contenu dans son verre pour se donner une contenance.

Elle avait été ingénieur en bâtiment ? Il l'observait avec un très léger sourire, se faisant la réflexion qu'il ne l'aurait jamais imaginé dans ce domaine. Mais elle semblait réellement passionnée par ce qu'elle lui disait et même s'il n'avait pas la moindre connaissance dans ce domaine, cette ferveur dans sa voix lui parlait. C'était probablement les mêmes intonations qu'il devait avoir, autrefois, quand on lui demandait de parler de son propre métier. Hélas contrairement à la rouquine, il craignait bien de ne plus avoir autant de passion pour ce qui avait finalement détruit sa vie.

Une fois de plus, Rajesh s'était perdu dans ses pensées, pas toutes joyeuses, bercé par la voix de Maddie. Et il devait s'être absenté assez longtemps pour donner de quoi s'inquiéter à la jeune femme, car quand il reprit conscience, assez brusquement, elle lui tenait un discours tout à fait différent et assez inquiétant. La trouver insipide ? Mais enfin, de quoi parlait-elle ? Il ne regrettait certainement pas d'être là, d'écouter ses histoires et d'avoir cette chance tout simplement. Mais comment pouvait-il se montrer convaincant en lui répondant ça, alors qu'il croyait à peine que ce rendez-vous soit réel ? « Je ne regrette pas du tout. » lui assura-t-il rapidement. « C'est juste... » La vérité lui brûlait les lèvres et ça suffirait sans doute à ce que la jeune femme comprenne l'homme étrange qui se tenait devant elle. Mais pouvait-il vraiment le lui dire ? Même si elle comprenait, même si elle acceptait, il y aurait encore plus de questions et viendrait forcément le moment où tout finirait mal.

Doucement, Rajesh baissa les yeux pour les poser sur ses mains qui tremblaient un peu, très légèrement. Il serra les poings pour se calmer. Il se força à regarder de nouveau vers Maddie et elle était tellement belle, tellement inquiète... « Disons que je n'ai pas vraiment l'habitude qu'une femme s'intéresse à moi. » murmura-t-il. « C'est tellement nouveau, je suis désolé. Mais tu n'es pas insipide, loin de là, je te trouve même plutôt incroyable. » Un sourire timide étira ses lèvres. Il ne pouvait pas lui dire la vérité. Pas aujourd'hui en tout cas. Un jour, peut-être, mais pour le moment,il avait envie d'être lâche encore un peu et de profiter de ce que la vie avait encore à lui offrir, même s'il ne le méritait pas. Sans ajouter un mot, le chercheur porta son verre à ses lèvres et vida ce qu'il restait d'alcool à l'intérieur d'une traite. Puis, sans crier gare, il se pencha vers la jeune femme et posa ses lèvres sur les siennes.

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We have ashes, fire and hope
Maddie Purple
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 27 Juin - 20:36

Maddie avait du mal à croire que cet homme si mystérieux et si habile pour manier les techniques de séditions puisse vraiment ne pas avoir l’habitude que les femmes s’intéressent à lui. Il était beau comme un acteur de Bollywood et était captivant avec sa façon unique de raconter les choses. Impossible qu’il ne soit pas un attrape filles vivants. Cela pouvait titiller la jalousie de Maddie, mais une fois de plus elle se reflairait à l’adage, il valait mieux être plusieurs sur un bon coup que seule sur un mauvais et puis, Maddie était suffisamment imposante pour dégager la concurrence si besoin était.

Peut-être était-il tellement absorbé par son travail qu’il ne voyait simplement pas à quel point il avait du charme et certainement les hordes enamourées qui devaient lui tourner autour ! Auquel cas Maddie pouvait se féliciter, finalement, d’être un peu « rentre dedans » et aussi « atypique ». En tout cas elle était plus que soulagée que finalement elle puisse être à son gout malgré tous « ses affreux défauts » qui en faisaient fuir tant d’autres.

A aucun moment Maddie n’envisagea qu’elle pouvait, en plus d’être elle-même hors norme, avoir des gouts loin du commun des mortels. Elle n’était pas du genre à prendre du recul, mais la liste de ses maris parlait pour elle, le jeune geek paumé, le vieux milliardaire incontinent, l’homme d’affaire Français violent…

De toute façon elle était loin de se poser la moindre question, elle savourait juste l’instant d’être avec cet homme merveilleux qui était non seulement intéressant, jeune, beau mais en plus avait l’air adorablement gentil.

Elle se senti rougir quand il lui dit qu’elle était incroyable, cela la laissa même sans voix quelques minutes. Elle savourait encore le complément quand Rajesh trouva le moyen de la faire rester silencieuse encore plus longtemps en la surprenant d’un baiser. C’était à la fois doux et un peu timide. Il savait parfaitement battre le froid et le chaud, elle adorait ça. Elle avait l’impression d’être une ado enamourée avec son premier petit ami sur un banc loin du lycée et de la maison de ses parents à vivre une amourette secrète. Elle sourit contre ses lèvres et se permit d’intensifier ce moment en se rapprochant de lui et en insultant un peu de sa passion. Elle se laissa peut-être un peu dépassée par les envies que lui inspirait Rajesh. Mais elle sut s’arrêter avant d’être tentée d’avoir les mains baladeuses. Elle avait pourtant le souffle court, l'oeil de la biche qui a très envie d’être chassée et un rose aux joues qui n'avait rien a voir avec le vin ou le froid.

« Ca va être difficile d’attendre le troisième rencard… au moins tu veux bien que l’on se mette d’accord pour dire que celui-ci est le 2e…. je n'arrive toujours pas a réaliser la chance que j'ai de t'avoir rencontrer...»
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Rajesh Manjrekar
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Ven 30 Juin - 13:42

Mais... Mais... Qu'est-ce qui lui prenait. Oh mon Dieu. Dieux du Ciel, de la Terre, de tout. Pourquoi est-ce qu'il faisait ça ? Pourquoi... Rajesh était en pleine panique. Il ne savait pas pourquoi ni comment il en était arrivé là, mais voilà, il y était. Et le pire dans tout ça, c'est que Maddie n'essaya même pas de se dégager, de le repousser. Elle restait là. Non, elle ne se contentait pas de rester là, elle... participait.

Le jeune homme décida que le moment était venu de lâcher prise. Il envoya sa conscience au tapis, laissant son instinct prendre le dessus. C'était difficile. Il paniquait totalement, il ne savait pratiquement pas quoi faire. L'une de ses mains se glissa dans les cheveux de la jeune femme, alors qu'il faisait tout son possible pour essayer de montrer autant d'entrain qu'elle. Il n'arrivait plus à réfléchir. Tout allait trop vite. Maddie allait trop vite. Il manquait d'air. Il allait mourir étouffé aux lèvres de la plus belle femme qu'il ait jamais embrassé de toute sa vie. C'était triste. Triste et beau à la fois.

Maddie se recula avant qu'il ne manque d'air pour de bon. Rajesh, pâle comme la mort, recula un peu lui aussi, pour observer la jeune femme, s'assurer qu'elle n'était pas soudainement prise de regret. Mais elle souriait encore en murmurant des bêtises et il se surprit à sourire à son tour. Et à retrouver des couleurs, vite, beaucoup trop vite. Ses joues étaient rouges comme elles ne l'avaient jamais été. Attendre le troisième rencard ? Pourquoi fallait-il attendre le troisième.. Oh ! Oh ! Elle parlait vraiment de... sexe ? Oh non, non, non... Il ne pourrait jamais aller jusque là. Cette fille allait le tuer, c'était sûr. Il la voyait déjà le briser si fort qu'il ne pourrait jamais s'en remettre. « C'est moi qui ai eu de la chance. » lâcha-t-il dans un souffle. Comment pouvait-elle se sentir chanceuse d'être ici avec...lui ? Juste lui. « J'ai même encore du mal à croire que je ne sois pas en train d'halluciner. » rajouta-t-il encore plus bas, encore moins sûr de lui. « Tu es réelle, pas vrai ? »

Il n'y avait rien à faire, ça ne voulait pas rentrer dans sa petite tête. C'était juste trop beau pour être vrai. Comme pour s'en assurer lui-même, Rajesh leva de nouveau une main pour la poser sur le visage de la jeune femme, caresser doucement sa joue et replacer une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle avait l'air totalement réelle. Il pouvait la toucher, alors c'était vrai. Un grand sourire fendit son visage. Tout ça allait vraiment mal se terminer. Mais tant pis. Il n'était plus à une fin désastreuse près.

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We have ashes, fire and hope
Lun 3 Juil - 0:51

Maddie explosa de son rire si singulier. Quelle étrange question de savoir si elle était reelle. Rajesh était vraiment un homme plein de surprises. Il lui tardait déjà de voir s’il la surprendrait sur un tout autre domaine. Même si la rouquine était croyante et avait été bercé dans un catholicisme stricte, elle n’avait pas froid aux yeux question sexe et elle assumait parfaitement ses envies. D’ailleurs, on ne pouvait pas douter que la jeune femme avait une sexualité à fleur de peur et sans tabou en lisant ses livres. Déjà, par le passé, elle n’avait jamais vraiment perdu de temps pour approfondir les relations du fait qu’elle se plaignait que la vie passait trop vite, mais c’était d’autant plus vrai maintenant qu’ils étaient un peu tous en mode de survie extrême.

Elle frissonna agréablement sous la caresse qui lui prodigua. Dieu qu’elle aurait aimé que ce contact dure plus longtemps… elle lui prit doucement la main pour y déposer un baisé. C’était assez amusant de constater qu’il avait les mains douces. Avec des mois a survivre et a manier les armes, la plus part des gens les avaient abimées et sales. Mais pas le sublime docteur parfait qui la taquinait sur sa réalité. Il savait vraiment y faire pour qu’une femme se sente valorisée, unique et juste bien en fait.

« hum question difficile Docteur, j’imagine que pour répondre je ne dois pas me borner à appliquer le discours de la méthode de Descarte. Parce qu’avec l’effet que tu me fais, j’ai l’impression de ne plus avoir suffisamment ma tête pour trouver une autre idée que le Cogito, ergo sum. Enfin, si j’ai plein d’idées très empiriques pour te prouver que je suis bien réelle et m’assurer que tu l’es aussi, mais rien de très réalisable sur un banc dans un parc par ce froid… »

Quoique… non non non. Maddie, se fustigea d’avoir de telles pensées. Mais il lui faisait un tel effet que c’était difficile de ne pas y penser. Surtout qu’elle avait presque le sentiment qu’elle était redevenue vierge depuis le temps. Et reprendre les écritures ne l’aidait pas beaucoup pour rester calme, le vin non plus d’ailleurs, il lui déliait encore plus la langue que d’habitude.

« Je pense qu’il est temps que j’y aille avant de dire la bêtise qui te fera vraiment fuir…. Mais… j’ai vraiment très envie de te revoir Raj. »

Elle se leva et fouilla dans son sac pour en sortir, triomphalement et en imitant encore la musique de zelda, un talkie walkie.

« J’ai son jumeau ! On va dire que c’est notre ligne rouge. C’est à grande portée d’après la notice mais je tu n’avouerai ne jamais avoir testé la portée… si je n’ai pas de nouvelles de toi dans une semaine, j’accuserais le matériel plutôt que de me dire que tu as changé d’avis et je viendrais poireauter ici. Qu’en penses-tu ? »


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