[flashback/-18]Période d'essai



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Lun 22 Mai - 18:59


Ruth && Abel
Il s'agit d'un Flashback du mois de Novembre 2015, après l'arrivée d'Abel chez les Freaks' lab


 …Quarante-trois. Quarante-quatre. Et Quarante-six. Il y a un total de quarante-six plaque de faux-plafonds en je ne sais quelle matière au-dessus de ma tête. Bordel, que je m’ennuie. En plus d’être tout pâle et tout fébrile à cause de la perte de sang, je suis complétement shooté aux antidouleurs du médecin. Je me demande bien quelles peuvent être ses origines ! Je crois qu’il s’appelle Rajesh. A coup sûr, c’est indien, là-dessus, il n’y a pas de doute à avoir, mais sont-ce ses parents qui sont originaires d’Inde ? Est-il un descendant de ceux qui sont allé vivre en Angleterre ? Ou peut-être est-il né aux États-Unis ? Je serai déçu. Je dois l’avouer. Ce n’est clairement pas une question raciale, mais avec cette apocalypse, plus moyen de partir en vacances. J’aurai bien passé des soirées entières à écouter des récits de sa vie d’avant, qu’il soit anglais ou indien. Enfin peu importe, il m’a bien retapé, c’est ce qu’il compte. Il aurait pu complétement me charcuter. Je n’aurai clairement pas fait mieux. En fait, j’aurai sûrement fait pire. Que vais-je bien pouvoir compter maintenant ? Si seulement je n’avais pas peur de me faire mal en m’asseyant, je me serais attaqués au carrelage, mais il est sans doute plus sage de s’y résigner.

 Si au moins mes proches savaient dans quelle chambre je me trouve, j’aurai peut-être de la visite. Voire même des fleurs, sur une table de chevet. Et puis les infirmières sexy de l’époque auraient attiré les convoitises de mes amis, sans aucun doute. Hum… Si seulement le monde n’était pas complètement parti en vrille. Je serai dans un véritable hôpital. Il y aurait des patients qui passeraient leurs temps à geindre à longueur de journée. D’autres seraient mourants, sans aucun doute. Et moi… Eh bien à vrai dire, je ne serai sûrement pas à l’hôpital, il faut que je me l’avoue. Si je me suis pris cette balle, la fin du monde n’y est pas pour rien. Même si c’est mon frère qui a tiré, il n’aurait jamais pu le faire s’il était resté enfermé dans cet asile de fou furieux, encadrés par des armoires à glace pour soignants. Et je serais aux côtés de Christa, en train de vivre le bonheur de l’adultère. Peut-être que Clarice aurait un demi-frère ou une demi-sœur, ce qui l’aurait sans doute sorti de son mutisme. Chié. Pourquoi je pense encore à des trucs comme ça ? Il n’y a aucun retour en arrière possible. Et après m’être pincé plus d’un millier de fois, je ne me suis toujours pas extirpé de ce cauchemar.

 Je dois vite changer ces songes pour quelque chose de plus concret. De moins déprimant. Tiens, par exemple… Mathilde ! La seule personne que j’ai vue ici en dehors de Rajesh. Elle est plutôt mignonne, Mathilde ! Elle me dirait oui, je ne dirai pas non, pour sûr ! Et puis à ce qu’elle m’a dit, ils ne sont pas que deux dans cette communauté ! Il y a peut-être d’autres personnes ! Y compris d’autres femmes ! Même si elles sont périmées, je suis sûr que mes capotes feront largement l’affaire ! Je ne sais même pas ce que je fais à traîner avec des préservatifs sur moi, alors qu’une bouteille d’eau, ou de la nourriture serait bien plus utiles… Enfin, je suppose que mes affaires appartiennent au groupe de Mathilde et Rajesh, maintenant. Quand ils ont vu ça, ils en ont sûrement profités. Au fait, elle m’avait dit quoi d’ailleurs ? Si elle ne peut pas repasser, quelqu’un viendra me poser quelques questions. Ouai, c’était ça. Elle ne l’a pas fait aussitôt car elle a voulu que je me repose un peu, avant de me tracasser avec ça. C’est du genre gentil et attentionné, ça. Ouaip. J’ai toutes mes chances, à coup sûr.

 La porte s’ouvre, dans un grincement à peine audible. Ça doit être ça, mon super pouvoir. Capter le moindre bruit qui caresse le silence. Qui va là ?! Hum… Une femme. Une autre. Brune. Je dirai dans les 3mètres de haut, de mon point de vu allongé. Le contre-jour ne me permets pas de voir son visage, mais elle n’a pas l’air épaisse. Pitié, seigneur, faites qu’elle soit belle et qu’elle soit là pour me violer ! « Salut ! » Bon, pour l’entrer en matière, on repassera. Mais mes chances ne sont peut-être pas mortes ? « Si tu comptes me tuer, je préfère que tu restes sur le pas de la porte. Sinon, tu peux t’approcher, je ne vais pas te manger ! » Lui répondis-je, d’un air taquin. Bon, là c’est sûr, je suis grillé.

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Dernière édition par Abel Jonasson le Sam 24 Juin - 12:19, édité 1 fois
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Jeu 25 Mai - 1:56



Période d'essai


Il y avait quelques temps que Ruth avait entendu parler, par Mathilde, d'un nouveau. Il serait arrivé salement blessé, et Rajesh essayait de le remettre sur pied depuis. C'est ainsi qu'au milieu de l'après midi, alors qu'Aaron faisait la sieste et que l'inventaire des fournitures venaient d'être fini, la jeune femme se rendait d'un pas décidé vers l'endroit où on gardait le blessé. Elle avait pris avec elle un bol de reste du repas du midi, réchauffé. Le pauvre devait mourir de faim.

Elle hésita un instant une fois arrivée devant la porte, puis frappa deux coup et entra sans attendre la réponse. De toute façon, elle n'aurait pas pu l'entendre. Elle observa la pièce depuis le pas de la porte. Un homme d'une trentaine d'années était étendu sur un lit, avec l'air un peu dans les vapes. Elle fixa ses lèvres, qui bougeait très lentement. Probablement les médicaments. Il la saluait. Elle lui répondit doucement.

« Salut. »

Un air taquin anima le visage de son interlocuteur. Encouragée par ce qu'elle devinait être une plaisanterie, elle s'approcha de lui. Elle hésita un moment entre le vouvoiement et le tutoiement, mais se cala finalement sur son interlocuteur. Avec un sourire, et en douceur, elle expliqua sa venue.

« J'ai fait à manger. Ton repas, si tu as faim. »

Elle posa le bol sur un rebord pas loin, qui pouvait faire office de table de chevet, puis se retourna vers lui en lui tendant la main :

« Moi c'est Ruth, et toi ? »

La sourde fit un effort pour essayer de graver le nom de l'autre dans sa tête, chose pas évidente. Elle jeta un coup d’œil à la salle, désespérément vide. Le pauvre devait s'ennuyer comme un rat mort ici. Elle décida de rester un peu, de la compagnie ne pourrait pas lui faire de mal.

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Ven 26 Mai - 1:32

De la bouffe ? Ah mais oui ! Et tout ça pour moi ? Un véritable festin ! Je n’ai pas mangé depuis… En fait depuis quelques heures, car ils prenaient soin de moi, ici. Mais je faisais des stocks, dés fois qu’ils décident de me jeter dehors. Je me redresse sur mon lit pour imiter un semblant de position assise, puis attrape le bol et dévore, sans même attendre de savoir ce qu’elle veut de moi. Je devine qu’elle veuille discuter. La bouche pleine, je tente une présentation. « Che m’appelle Abel. Enjanté. » Répondis-je. Mais vu son incompréhension, j’estime qu’il faut que je réitère. « Pardon. Je disais que mon prénom est Abel. Abel Jonasson. » finis-je en lui tendant la main, que j’ai essuyée au préalable sur mon jean. Je pourrai tenter de percer un peu plus dans ma drague vaseuse, mais je suis bien trop absorbé par ce bol de nourriture et préfère reprendre mon repas.


Comment puis-je manger, alors que je ne suis même pas sûr que Clarice aille bien ? Ce serait sans doute malpoli pour Ruth si j’arrête de manger. Et puis de toute manière, j’ai trop faim ! Sans compter qu’elle cuisine bien, cette demoiselle. Je ne me rappelais plus quel effet ça faisait de manger avec des couverts. Ça paraissait si simple avant. Une assiette, un couteau, une fourchette et un verre. Et pourtant… Entre les snacks emballés, et le fruit d’une chasse que l’on déguste avec les mains, je ne me suis plus resservis d’un ustensile de ce type pour me repaître depuis le début du carnage. Mais ceci a changé avec mon arrivée ici. Et me voici, fixant avec insistance ma cuillère et mon bol. Ai-je l’air d’un idiot ? Sans doute… Mais je devrai peut-être profiter de la visite de Ruth pour discuter. Ça me changerai des plaques de faux-plafonds et autre carrelage pour toute occupation. De toute manière, je m’étais stoppé dans mon festin. « C’est très bon, ce que tu as fait, Ruth. Je n’ai pas mangé de tels repas depuis… » Depuis la mort de Christa, qui est tombé pile au moment où le monde s’écroulait. « Depuis la dernière victoire des Red Wings en 2012 ! » Menteur ! Mais, je ne pouvais pas rester là à pleurnicher sur mon sort, tout de même ?! Je pense avoir bien rattrapé le coup.


« Tu es là depuis combien de temps ? » Demandais-je, afin d’avoir une conversation autre que mon égo. Réorienter le sujet était devenu l’un de mes domaines de prédilection. Je ne voulais et pouvais pas me permettre de montrer mes faiblesses. Surtout s’ils apprenaient que je veux me venger de mon frère pour sauver ma nièce. Ça ne passe pas bien ce genre, lorsque l’on veut se faire une place dans une communauté. Et vu comme ils sont accueillants, je dois bien avouer que je ne cracherai pas sur leur hospitalité.

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Ruth Horowitz
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Dim 11 Juin - 0:38

Pour l’immense majorité des américains, il était déjà difficile de lire sur les lèvres d’une personne, encore plus dans le cas d’une personne barbue. Mais lire sur les lèvres de quelqu’un qui a la bouche pleine est tout simplement impossible. Du moins pour Ruth, qui essayait de ne pas laisser paraître son incompréhension totale.

L’autre fit un effort, et elle pu déchirer son prénom. Abel. Un nom on ne peut plus biblique. Elle lui serra la main amicalement, et il la complimenta sur le repas. La sourde eut un petit sourire satisfait, sans trop le laisser paraître. Plus le temps avançait, plus elle devenait capable de cuisiner avec le peu de production du jardin.

« Abel ? C’est biblique. Tu es croyant ? »

L’autre recentra le débat sur elle, et lui demanda depuis combien de temps elle était ici. Ruth eut un petit sourire en répondant, et en réalisant tout le temps qu’elle avait passé avec ce groupe de survivants.

« Je suis avec ce groupe depuis bientôt un an, mais on habite dans le laboratoire que depuis sept mois. »

Un an, c’est incroyablement long. Et surtout, ça voulait dire que l’époque où les humains dominaient encore la planète s’effaçait de jours en jours. Que l’apocalypse s’installait, sans possibilités de retour. Et ça faisait comme un pincement dans le coeur de Ruth.

« C’est Mathilde qui m’a trouvée dans la foret, et elle m’a proposé de venir dans ce groupe. Elle s’était prise dans un de mes pièges, je l’ai retrouvée attachée la tête en bas. »

Au souvenir, assez comique, de cette prise, Ruth ne pu réprimer un sourire. Elle se souvenait encore de sa première planque, médiocre et qui n’aurait jamais tenue l’hiver. Elle serait probablement morte si Mathilde ne l’avait jamais trouvée. Et inversement, passer plusieurs heures, la tête en bas, dans une foret infestée de zombie est souvent mortel.

« Et toi, c’était quoi ton problème ? T’as l’air plutôt mal en point. »

Autant en profiter pour lui demander ce qu’il faisait là. Aaron allait être endormi pendant encore un bout de temps, et l’inventaire étant terminé elle n’avait rien à faire.

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Mer 14 Juin - 8:34

La question qu’elle me pause, concernant mon prénom, me laisse bouche bée –et remplie de nourriture. J’avale ma bouchée presque tout rond en réfléchissant à ce que je vais dire. Si je suis tombé sur un groupe de croyant, ils vont vouloir que je le sois. Mais si je suis tombé sur un groupe antireligieux, ils vont me détester que je le sois. Je formule la réponse idéale à mes yeux : « En fait… Je ne me suis jamais posé la question. Pourquoi ? ça dérangerait que je le sois, ou que je ne le sois pas ? » Je pense que j’ai habilement retourné la situation pour tâter le terrain, et éviter qu’on ne me jette dehors dès les premières minutes où j’ouvre la bouche.
Vu qu’elle répond à mon autre question sans gêne, je pense que peu importe mes choix et mes convictions, ils me laisseront tranquilles. Ça me rassure et je reprends mon repas, tout en écoutant sa réponse sur sa durée au sein de ce groupe et leur installation récentes. J’acquiesce d’un mouvement de tête régulier, ne pouvant parler à voix haute, la bouche encore encombrée de nourriture. Je ne me forçais pas à manger, mais je le faisais avec moins d’entrain. Bien que l’appétit soit toujours présent, je songeais à Christa et Clarice. De toute façon, le bol était presque vide. J’avale ma dernière bouchée et écoute ses propose sur le fait qu’elle ait été trouvée dans un bois. Je grimace en songeant aux pièges. Ce n’est pas terrible comme entrée en matière. Au moins, ce groupe à l’air cool. Surtout vu le sourire qu’affiche Ruth. Je suis sûr que si ce coup était arrivé à mon frère, lui et ses hommes auraient tiré à vue sur la demoiselle. Lorsqu’elle me demande quel est mon problème, je me dis qu’il fallait que mon histoire tienne la route. Mais je n’y avais pas songé avant. Je ne veux pas parler de mon frère, ni de Clarice. Je ne veux vraiment pas m’étaler. Mais là, je suis dans l’impasse. Mon cerveau est en fusion, retournant toutes les façons possibles de construire un bon mensonge. Vu le temps que je mets, quoique je dise, ça ne sera pas crédible. Je baisse un peu la tête et dit doucement
« Je… Je ne me souviens pas vraiment ce qu’il s’est passé juste avant que vous me trouviez. Le dernier souvenir que j’ai remonté déjà à l’été dernier, vu la façon dont j’étais habillé… Excuse-moi pour le temps que j’ai mis. J’essaye encore de me rappeler mais c’est si dur… » Je crois que je ne m’en suis pas trop mal sorti, même si c’est un peu tiré par les cheveux, ça reste le plus crédible. Il faudra que je songe à ce que je dise par la suite lorsque « la mémoire me reviendra. » Et dans le pire des cas, elle songe que je ne suis pas prêt à parler de ce qui m’est arrivé. Elle et son groupe restent méfiants et finissent par me jeter dehors. Vu qu’ils m’ont soignés et nourris, ça reste tout autant acceptable.


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Sam 17 Juin - 1:44

Ruth ne pu réprimer un léger rire quand Abel lui posa sa question inquiète. Elle hésita à le faire marcher, mais ce n'était pas son genre. Elle répondit le plus honnêtement possible :

"C'est pas important. Je suis juive, de mémoire il y a quelques chrétiens et une majorité athée. Je me demandais juste par rapport au prénom."

Il sembla soucieux à l'instant où elle lui demanda son histoire. Ruth était douée pour lire sur le visage des gens, c'était une grande partie de la communication entre sourds. Elle lit sur ses lèvres, en se demandant s'il ne racontait pas n'importe quoi. Mais après tout, il venait à peine d'arriver, était sous médicaments, et semblait franchement perdu. Elle ne lui fit pas confiance, mais ne poursuivi pas son interrogatoire.

"D'accord, n'hésite pas à me le faire savoir si la mémoire te reviens."

Elle attendit ensuite qu'il ai fini de manger, pour pouvoir récupérer la gamelle et les couverts. Puis elle posa le tout sur la table basse, et se rassis à ses côtés. Il lui restait encore un moment avant de devoir s'occuper, de son fils, elle pouvait bien le consacrer à parler avec le nouveau blessé du groupe.

"Et comment tu as survécu jusque là ? Tu me dis si tu ne veux pas en parler c'est juste que..."

Elle haussa doucement les épaules et repris avec un demi sourire :

"Je me suis dit que ça te distrairait un peu d'avoir de contacts humains. Tu dois pas faire grand choses de tes journées ici, à part dormir."

Sans le rajouter, elle pensa aussi qu'elle pouvait enfin parler à quelqu'un qui ne la voyait pas comme une sourde, et jeune accouchée, mais comme une survivante normale. Elle ne voulait pas lui dire, elle se sentait enfin comme toutes les autres pour une fois, et pas comme une personne bizarre qui avait survécu uniquement parce que Mathilde l'avait trouvée.



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Lun 19 Juin - 19:03

Je ne suis pas très à l’aise au sujet des religions. Je ne sais pas vraiment qui croire, alors je suis celle de ma mère et me considère comme protestant. Mais c’est bien plus par amour pour ma mère que par conviction religieuse. De toute façon, je ne carre rien dans ce domaine et me dit que s’il existe un Dieu, alors tout ça fait partie de son plan. Sinon, c’est à nous de nous battre pour nous en sortir. Dans les deux cas je garde espoir. Un espoir émoussé, lorsque l’on m’arrache ma nièce et qu’on me laisse pour mort sur la route. J’acquièse lorsqu’elle me dit qu’elle est juive et qu’il y a des chrétiens et des athées. « Je suis protestant. Ma mère l’était. Quant au reste de ma famille, eh bien, ils pouvaient être ce qu’ils voulaient, ça m’importe peu. » J’en ai trop dit, pas vrai ?

Elle aborde le sujet de ce qui m’est arrivé. Je grimace et invoque une raison stupide. Je peux sentir le fait qu’elle soit sceptique mais elle enchaîne sur une autre question. Celle-ci je devrai savoir y répondre bien plus facilement. « Eh bien, j’ai été à l’armée par un temps, et j’ai toujours été débrouillard. Du coup j’adapte ce que je connais de ma survie au jour le jour. J’ai eu l’occasion de faire pas mal de boulots dans ma jeunesse, ce qui m’a permis de ne savoir comment pas mal de trucs fonctionne. » Je lui souris et me rends compte que je viens de me griller pour la perte de mémoire.

Je n’ai pas le temps de me justifier qu’elle me dit avoir penser qu’un peu de contact humain me distrairait. Je dois avouer que ça me fait plaisir et baisse quelque peu la tête pour lui répondre. « Je suis content d’avoir quelqu’un à qui parler c’est juste que… Certains choses sont trop fraîches… » Je relève la tête vers elle, et remarque son expression d’incompréhension. Elle devait chercher à comprendre ce qu’il m’était arriver. « Je t’en parlerai le moment venu, d’accord ? Quoiqu’il en soit, je te remercie d’être venu me tenir compagnie. » Je remarque qu’elle fixe mes lèvres et cela me provoque un sourire en coin. « Tu sais, si mes lèvres te font envie, tu peux m’embrasser hein ! Je ne vais pas te manger… Enfin… Pas tant que je serai vivant en tout cas » Je lui fais un clin d’œil. Rah je reprends ma drague toute naze. Pauvre d’elle, elle doit souffrir d’avoir des répartis aussi nul que ça venant de moi.


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Ven 23 Juin - 1:53

Tout ça rend son histoire un peu incohérente, mais Ruth ne relève pas. Après tout, il doit être effrayé d'arriver dans un nouveau groupe, et a reçu une blessure par balle il y a peu. De plus, c'était le problème des leaders du laboratoire, pas celui de la polonaise.

Tout en parlant, sa tête se baisse, rendant ses lèvres innacessibles. Sans vraiment s'en rendre compte, la sourde penche sa tête en même temps pour perdre le moins d'informations possible. Comportement inhabituel, pour un entendant, qui provoque une plaisenterie d'Abel.

« Tu sais, si mes lèvres te font envie, tu peux m’embrasser hein ! »


Les joues de Ruth s'empourprèrent, et elle ressentit une sorte de chaleur s'emparer de son ventre. C'était la première fois depuis que Nathaniel l'avait laissée tombée qu'un homme la voyait comme une femme désirable. C'était peut-être une plaisanterie, ou peut-être sa dernière chance d'être avec un homme. Un combat acharné se menait à l'intérieur de Ruth. Elle était tiraillée entre ses hormones et sa logique. Et si la logique avait toujours eut le dessus jusqu'ici dans sa vie, la tendance était en train de s'inverser. Tant pis, à la fin. S'il l'a proposé, c'est qu'il ne dira pas non.

Ses lèvres viennent doucement se poser sur celles d'Abel, presque timidement, pendant que ses mains viennent s'enrouler dans son cou. Son cœur se met à battre plus fort, plus vite. La douceur laisse place à la passion, et elle se détache finalement avant de reculer un peu. Les deux survivants se font face, en chien de faïence.

« Je… Désolée. »

Tout son corps lui hurle de retourner voir Abel, de le chevaucher, avec ou sans vêtements. Sa raison lui dit qu'il est encore blessé, et qu'elle risque de lui faire mal. Qu'Aaron va bientôt se réveiller, et qu'elle a des choses à faire pour le groupe. Pour peut-être la seule fois de sa vie, Ruth envoya totalement balader le raisonnable.

« Je peux ? »

Elle se pencha de nouveau vers Abel, cherchant du bout des doigts sa blessure. Pour ne pas lui faire mal, quand les choses deviendraient sérieuses.



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Ven 23 Juin - 20:43

Ma surprise fut d’une telle force, que je devais me remémorer ce qu’il venait de se passer. Je suis convaincu que ma technique de drague laissait à désirer pourtant. Et bien… ça a fait son effet on dirait ! La jolie Ruth m’a… Embrassé ? Les yeux sur le point de sortir de leurs orbites, j’ai dû mal à réaliser. C’était facile en fait ! Moi qui la pensait inaccessible… Mais je réalise à peine les évènements qu’elle rompt le baiser pour se reculer et s’excuser. Je devrai lui dire que ça n’est pas grave. Je devrais rompre ce silence. Je reste bouche bée. Et lorsqu’elle me demande si elle peut ma réponse fut un large sourire accompagné d’un clin d’œil et d’un frisson. Ce dernier était provoqué par sa main baladeuse qui tâtait le terrain, cherchant ma plaie. « Pour sûr que tu peux. Après tout, tu es bien plus haute gradée que moi, ici ! » Mon regard se veut aguicheur, le sourire toujours en coin, je l’aide, allant chercher ses lèvres des miennes.

Kidnapping, blessure par balle, une vieille rancune familiale amenant à une rivalité absolue, et une relation on ne peut plus torride en vue… L’apocalypse faisait-il de moi un genre de nouveau James Bond ? Peut-être que si la société se reconstruit, je vais inspirer les légendes de demain, qui sait ? Je tends ma main jusque sur sa joue que je caresse du revers de mon pouce. On ne peut pas dire que niveau relation, ce fut abondant ces derniers temps. Ça devait se voir que l’excitation me prenait rapidement. Pourtant, je concentrais tous mon être pour ne pas perdre mes moyens. Après-tout, il serait dommage de gâcher un moment pareil en la faisant flipper. Nous reprenons notre souffle un léger moment. J’en profite pour approcher ma bouche de son oreille et dire doucement « ça te plaît pour l’instant ma belle ? » Je recule mon visage en attendant sa réponse, et vu son air, soit elle est fâchée, soit elle est concentrée. Oh oh… J’ai trop parlé encore ? Pourtant je suis presque sûr que non…


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Ruth Horowitz
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Hier à 2:51



Les lèvres d’Abel trouvent facilement leurs chemins jusqu’au siennes, encore et encore. Au moins, il ne risque pas de lui parler quand elle l’embrassait. La tension prenait place entre leurs corps, laissant la température monter. Soudain, elle se figea. Il venait de lui murmurer quelque chose dans l’oreille. Personne ne lui avait jamais chuchoter quoi que se soità l’oreille, du moins pas dans une relation intime. Elle avait toujours été trop absorbée par ses études, puis son travail pour avoir des relations amoureuses du temps où elle entendait, et Nathaniel lui avait toujours parler en ASL par la suite.

La sourde se recule, puis approche à son tour ses lèvres des oreilles d’Abel, puis elle lui chuchote, faisant bien attention de laisser sortir de l’air sans toute fois faire vibrer ses cordes vocales :

« Je suis sourde, si tu veux me parler fais-le en face. »

Elle se redressa de toute sa hauteur, pour s’asseoir sur lui. Évitant soigneusement la zone blessée, elle laissa ses deux jambes se placer de chaque côté de son partenaire. Ruth cala son visage en face du sien, les yeux dans les yeux.

« Ou ne parle pas. »

Elle se remit à l’embrasser pour ponctuer sa déclaration. Sans vraiment lui laisser le temps de réagir, ses mains glissèrent d’abord sous son T-shirt, puis vinrent déboucler sa ceinture. Ruth n’était plus maîtresse de son corps, comme si une sorte de démon hormonal en avait pris possession. Il faut dire qu’Abel ne se débattait pas, l’aidant à faire avancer les choses. Sans qu’elle comprenne très bien qui l’avait enlevé, son pull se retrouva hors du lit, laissant apparaître son ventre encore un peu marqué par sa grossesse.

Les vêtements les quittaient un par un, ceux de Ruth partant plus vite. En même temps, il était plutôt difficile de déshabiller le pauvre Abel sans abimer le travail de Rajesh.



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Hier à 12:19


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