One Jump Ahead



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Ven 26 Mai - 11:26


le 13 fevrier 2016


« Bon, ok les mecs, on va dire que vous avez gagné, je me rends. »

Je lève les mains doucement en gardant mon arc en bandoulière et le sac de sport rempli de mon butin tout en maudissant Maddie. Je l’entends encore me dire que ça va être facile, qu’elle va me filer les plans du bâtiment, que j’ai juste à y aller, ouvrir un coffre prendre ce qu’il y avait dedans et rentrer !!

*Elle t’a surtout dit que ça ferait trop plaisir à Godiche parce que c’était ton anniversaire !!! Et toi, trop débile t’as pas réfléchi une minute ! Sans compter que t’as eu besoin de faire ton malin avec ces connards.*

C’te conne aurait pu me dire que son bâtiment était aussi le lieu de résidence d’un groupe qui avait l’air sacrement fini au pipi ! Mais qui avait aussi pas mal de réserve de bouffe.

En tout cas-là, j’essaye d’avoir l’air calme devant ces cinq types, enfin surtout devant les deux qui sont surarmés selon mes critères. Ils m’ont déjà prouvé qu’ils étaient tenaces et qu’ils avaient des munitions mais, encore heureux, qu’ils visaient aussi bien qu’un vilain dans un film d’action.

J’étais pourtant sorti « sportivement » de leur camp et j’avais donné tout ce que je pouvais pour les semer. Sauf qu’à défaut d’avoir inventer le fils à couper le beurre, il avait dû passer leur vie en club de sport. Je suis en nage et essoufflé alors qu’eux ont juste l’air de revenir d’un petit footing. Bordel, je viens de me descendre 20 étages par l’extérieur et j’ai dû courir sur presque … heu… beaucoup de kilomètres. En fait je n’ai aucune idée de la distance, mais vue la lumière déclinante dans le ciel et le nombre de fois où j’ai failli me vautrer en sautant de toit en toit avant d’atterrir dans cette ruelle miteuse et surtout, bouchée par un camion renversé, je suis sûr que ça fait une sacré trotte.

Je pense que je vais quand même envisager de moins fumer si je survie a ca.

« Tu crois qu’on va te laisser te barrer tranquillement après nous avoir volé ? Tu sais ce qu’on fait au voleur de nos jours ?»

Bon au moins ils veulent discuter et par tirer sans parler. C’est déjà ça. Et franchement, apres un séjour chez les Punishers, questions menaces, ils ont encore un peu de boulot à faire. Malgré tout je ne suis pas fier d’avoir deux flingues de braqués sur moi et de ne pas réussir à récupérer une seule de mes armes pour essayer d’augmenter mes chances de survie. Bon faut gagner du temps.

« Wooo Wooo ! on se calme, techniquement je ne vous ai rien voler les mecs… j’ai juste récupéré un vieux truc tout moche qui ressemble à rien dans un des coffre du 20e étage. Le genre de croute qu’on veut même pas mettre dans ses chiottes mais qui peut avoir de la valeur sentimentale»


Combien elle avait dit la rouquine ? 87 millions de dollars c’te horreur ? Y’en a qui ne savent vraiment pas quoi faire de leur pognon.

En tout cas, les types devant moi hésitent, et c’est tant mieux. Un coup de bol, je ne suis pas tombé sur des psychopathes en puissance. Ils ont quand même sacrement l’air con. Bon je ne dois pas avoir l’air plus fin, les mains en l’air, en train d’essayer désespérément à chopper le couteau dans ma manche. En parlant je tente d’un peu baisser les bras, pour faire descendre mon arme « du bon côté », style, je discute avec les mains, mais un mouvement d’un type au regard de bouledogue en manque et surtout avec le gros flingue, me dissuade de faire trop de mouvements. Ils ont beau avoir l’air débiles, ils sont quand même à cran et armés.

« Tu racontes des conneries, les coffres du bâtiment sont tous fermés et t’as pas la gueule du proprio qui connait les codes !
- Nonon je vous dis la vérité !! Je sais ouvrir les coffres, franchement, laissez-moi juste ouvrir le sac, et vous verrez, y’a vraiment qu’un vieux dessin moisi et des photos, j’ai rien pris d’autres. »


Hum... enfin si, juste deux ou trois babioles et quelques boites de conserve aussi. Maddie court partout pour ses putains de lasagnes, et là je tombe sur de la viande hachée cuite en boite. Je ne pouvais pas partir sans… bon ok, j’ai aussi pris un paquet de clope, une bouteille de vieux rhum et des crayons. Mais je ne n’y peux rien, c’est dans ma nature de prendre ce qui me fait envie. Jai déjà bien assez de mal à me retenir ou à remettre dans les poches des gens de Fort Hope ce que je prends « par mégarde » .

Je profite de leur hésitation pour, le plus doucement possible, faire comme j’allais ouvrir le sac. Je ménage mon effet pour les forcer à tendre la tête. J’ai beau baisser les bras, le couteau de ma manche ne veut pas descendre et je me ferais trouer avant de sortir celui de ma botte. C’est rageant.

Bon tant pis, plan B !

Au lieu de leur montrer le contenu du sac, qui me vaudrait certainement une rafale, je bondis sur eux en balançant mon sac dans la tronche du « bouledogue ». Le gong retentissant produit par la rencontre entre sa tête me fait mal pour lui. Je n’attends pas qu’ils se remettent de leur surprise, je récupère le sac presque au vol et cours aussi vite que je me peux pour sortir de la ruelle.

J’ai pas fait 10 mètres que je suis obligé de me baisser pour éviter une belle rafale. Je n’ai pas besoin de me retourner pour savoir qu’ils me collent au train. Dans la rue notre petit remue-ménage semble attirer les moisis toujours partant pour un gueuleton. Heureusement ils ne sont pas rapides.

*Sauf que toi t’as déjà un point de côté*

Le hic c’est que je suis déjà épuisé par notre première course poursuite, que la petite pause n’était suffisante pour que je puisse vraiment me remettre, et que mon corps commence sérieusement à me dire merde. En plus je n’ai aucune idée de l’endroit où je suis. Je cours complètement au hasard pour éviter les morts et essayer de semer les vivants. Bref c’est mal engagé.

Et Maddie qui me disait que ça allait être facile....

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Iris Walker
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Mar 13 Juin - 0:05



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Iris était en train de fouiller la ville, une fois de plus. Ces nouvelles protections la protégeait étonnement très bien du froid, qui l'avait forcé à sortir sans sa moto. Le hasard l'avait attiré jusqu’à un sorte de petit commerce. Elle en ouvrait tous les placards, à la recherche de la perle rare. Perle rare qui  lui tomba littéralement du ciel. Alors qu'elle ouvrait une des portes à la volée, une trousse de secours lui tomba directement sur les pieds. Elle ramassa le précieux paquet avec un sourire victorieux, et le glissa dans son sac.

Alors que l'adolescente s'apprêtait à sortir de la pièce, presque sûre qu'elle en avait extrait tous les secrets, une rafale puis des bruits de pas la mire en alerte. Elle se jeta à couvert, fixant l'origine des bruits. Elle ne su retenir un petit cri de surprise en voyant Isha débouler comme un boulet de canon, poursuivi par cinq types, dont deux un peu trop armés au goût d'Iris. Elle ne mit qu'une seconde à comprendre que si elle ne réagissait pas maintenant, son ami risquait de mourir.

Elle sortit un peu, et faucha les jambes d'un deux deux malabars équipé d'une rafale de AK. Elle n'utilisait pas souvent ses munitions, mais elle venait d'en lâcher au moins cinq. Les autres mire plusieurs mètres à comprendre puis à s'arrêter, la laissant plus proche qu'eux du type handicapé. La jeune motarde surgit immédiatement de sa cachette.

Avec sa veste en kevlar qu'on remarquait très bien sous le manteau de cuir, et son fusil d’assaut dans la main, elle devait avoir l'air impressionnante. Pourtant, elle était morte de peur, et priait pour que ça ne se voit pas. Quelle idée elle avait eut de menacer cinq types ? Elle hurla :

« Foutez lui la paix ou j'en dégomme un deuxième ! »

Les gémissements de l'homme qu'elle avait fauché était insupportable. Elle s'approcha de lui et l'acheva d'une balle en plein front. De toute façon, il n'aurait pas survécu. Les dents serrées, avec son air pas très commode, elle grogna :

« Barrez vous. »


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Dim 18 Juin - 15:37

C’est chaud bordel. Je cours comme un dératé en essayant d’éviter les morts et semer des vivants, mais je manque de me vautrer à plusieurs virages un peu secs et avec le sac, difficile d’envisager de grimper rapidement sans me faire tirer comme un pigeon.
Les types ne lâchent pas, de vrais Pittbull. C’est bien ma veine. Putain mais pourquoi j’ai écouté Maddie !! Comme si crever ici allait arranger les choses avec Juliet ?

Pendant que je cavale j’entends des détonations. Je saute sur le coté en pensant avoir été visé mais une voix, que je reconnaitrais entre mille, retentit et me donne envie de me marrer.

« Foutez-lui la paix ou j'en dégomme un deuxième ! Barrez-vous ! »

Je me retourne pour voir la petite Iris, toujours aussi "modestement équipée", braquer les types. Mini Nana maxi matos. A la place des mecs je ne ferais pas mon malin. Ni un ni deux, et a "peine essoufflée", je me retourne fait tomber le sac et bande mon arc.

Je type qui baissait sa main, que ça soit pour prendre son mouchoir ou sortir son arme se retrouve avec une flèche dans la paume à brailler de douleur.

« Vous avez entendu ce que vous a dit la p’tite dame, barrez vous avant que notre groupe vous finisse ? »

Je les regarde hésiter, nous sous pesez. Je reste l’arc tendu à flipper qu’ils décident de nous mitrailler ou qu’ils prennent trop de temps à se décider. Leur pote gueule trop, ça va attirer tous les moisis à la ronde. Après un regard mauvais et une concertation muette ils reculent enfin. Sage décision parce qu’il faut vraiment être con pour crever pour une vieille croute.

*Tu es bien placé pour le savoir. *


Pendait qu’ils font marche arrière, je chope le sac et je me rapproche d’iris conscient des grognements peu engageant que l’on commence à étendre dans la rue. Je prends le temps de sourire au petit morceau de femme qui a souvent été dans mes jambes au garage et sans préavis je la serre dans mes bras.

« J’ai jamais été aussi content de te voir mini pouce, content de voir que t’as survécu a la chute des Punishers. »


Je sens sa protection qui doit au moins doubler son poids. Les bruits ne sont pas loin, il faut qu’on décanille rapidement. Je la repose au sol et regard avec inquiétude le bout de la rue qui augure bien qu’un groupe de moisi affamé se ramène dans le coin.

« Si t’as une planque pour qu’on se fasse un brin de causette, je pense que c’est le moment de claquer l’adresse… sinon je te propose de courir...»


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