«Toujours par deux ils vont, ni plus, ni moins… Le Maître et son Apprenti…» Yoda.



InformationsContact
avatar
Messages : 348
Points : 392
Date d'inscription : 20/05/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 27 Mai - 15:58



Leïa && Abel



Hiver 2016
 L’hiver est rude. Pour sûr. Mais j’aime trop ça. La neige, les arbres morts, les macchabées au ralenti à moitié congelés. Cela fait trop longtemps que je tourne en rond comme un lion en cage. Il me faut sortir. Trouver une piste pour localiser Clarice. Si au passage, je ramenais des denrées pour ma communauté, ce ne serait que mieux, et justifierais ma sortie. Je m’avançais vers la sortie, flingue à l’arrière du pantalon, hachette accrochée à la ceinture, sac sur le dos. J’avais fourré dans ce dernier ma cotte de maille. Je ne savais pas trop à quoi cela me servirait, mais apparemment, ça permettait de résister contre les morsures. Encore fallait-il que je la mette. Je franchis la porte que Rajesh referme derrière moi, affrontant le froid. Le moment idéal pour s’allumer une clope.

 Je me dirige vers l’endroit où Clarice m’avait été arrachée. J’avais encore quelques rues à franchir. Trop peu de rôdeur pour s’en inquiéter. Ils devaient être affairés ailleurs. Je reste malgré tout sur mes gardes. J’ai la sensation d’être suivi. Même Simba, perché sur mon épaule, commence à s’exciter, jetant frénétiquement des regards en arrière. C’est le moment de songer à tendre un piège. Mais pour que ça marche, il faut avoir l’air de rien. Je m’approche d’une maison abandonnée, jetant ma cigarette au loin. Un coup d’épaule dans la porte me libère le passage. Je tiens fermement ma hachette à la main. Par souci d’économie et de discrétion, je préfère éviter d’user une balle qui risquerait de rameuter tous les rôdeurs à des kilomètres à la ronde.

 Une porte qu’on enfonce, ça reste acceptable, n’attirant généralement que les rôdeurs à l’intérieur. Par chance, la baraque avait l’air d’être déjà visitée. Un cadavre est étendu sur le sol, le crâne défoncé. Les anciens visiteurs avaient dû passer par l’arrière. Je reste prudent en m’enfonçant dans l’entrée. Je rejoins le salon et reste dans la pénombre, attendant la personne qui me colle au baskets. Va-t-il –ou elle- oser entrer ? La réponse vient à moi assez vite, lorsque le craquement du plancher à peine audible, parvient malgré tout jusqu’à mes oreilles. Je lève ma hachette, prêt à frapper si nécessaire. Une silhouette féminine passe le pas de la porte. Je glisse mon avant-bras autour de son coup, collant mon buste à son dos, exposant suffisamment ma hachette pour faire comprendre que si j’avais voulu frapper, ce serait déjà fait. « Tiens dont, Simba ! Tu as vu ça ? Une demoiselle ! » Dis-je à mon jeune écureuil qui grimpe le long de mon bras armé pour se percher sur ma main et scruter la jeune femme. « Range l’arme que tu t’apprêtais à utiliser, pas d’entourloupe, sinon, je n’hésiterai pas une seule seconde à briser ton joli petit coup. » répondis en relâchant doucement mon emprise, constatant que la jeune femme semblait conciliante. Elle devait comprendre qu’elle n’avait pas le choix. Je la laisse s’extirper de ma prise, et, une fois Simba de nouveau sur mon épaule, j’abaisse ma hachette. « Pourquoi tu me suis ? »

_________________


Dernière édition par Abel Jonasson le Dim 28 Mai - 16:42, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 468
Points : 260
Date d'inscription : 04/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 27 Mai - 22:30

Putain de neige ! tout cet hiver semble destiné à laisser la couche blanche encore un moment sur le bitume de Detroit. Tant pis pour moi, j'avais besoin d'un ride et ma moto prenait la poussière dans l'entrée de la librairie. J'ai laissé ma motocross dans une maison et me trouve maintenant à suivre un type que j'ai repéré. Il a pas l'air super bien équipé mais vu la manière dont son sac a l'air attiré par le sol, il doit avoir un paquet de trucs dedans.

Je l'observe entrer dans une maison et y disparaître, l'occasion est trop tentante et personne ne m'en voudra de tenter ma chance, même si c'est juste pour l'assommer et checker son matos. Après avoir déposé ma lance contre l'encadrement de la porte pour ne pas m'encombrer à l'intérieur, je sors ma nouvelle arme flambant neuve, un magnifique couteau à la Rambo glissé à ma ceinture, et avance dans la pénombre, laissant mes yeux s'habituer à l'obscurité tout en tentant de faire le moins de bruit possible.

Alors que j'entre dans le salon, quelqu'un m'attrape par derrière et je me retrouve immobilisée, une lame de hache devant moi et un bras autour de mon cou m'empêchant de respirer. Le type ne parle pas tout seul cependant et c'est un foutu écureuil qui grimpe sur son bras. Encore un type qui transporte un casse-croûte vivant au cas où... N'ayant pas d'autre choix, je glisse le couteau à sa place à ma ceinture et écarte les mains avant de m'écarte de lui dès que je le peux, me retournant pour lui faire face tout en posant la main sur la garde de mon épée, prête à me défendre, où à préparer une brochette d'écureuil.

- Je voulais admirer ta peau de pêche probablement.

Non mais et puis quoi encore ? Il veut pas savoir d'où je viens ou bien avec qui je vis non plus ? Et je ne risque pas de lui dire que mon plan était de voir s'il avait des trucs à troquer et d'au pire, l'assommer. Toujours pas rassurée par sa présence, je prends soin de rajouter de la distance entre nous jusqu'à ce que mes fesses tapent contre un meuble, me rappelant que l'espace n'est pas illimité. Il a l'air propre, probablement dans un groupe également, il me semble qu'il y a une bande de survivants qui se sont installés dans un labo ou un hôpital pas loin...

- Est-ce que t'as des trucs qui te servent pas ? J'ai l'habitude de faire du troc avec les autres survivants.

C'est comme ça que j'ai refilé mes clopes au Fantôme et que j'ai récupéré ma peau de loup avec l'aide de Lïnko. Vu la tronche de son sac, il doit en avoir plus qu'il n'en a besoin là-dedans.

- C'est quoi le bruit métallique que j'entendais quand tu marchais ?

La curiosité n'a jamais tué personne, ma franchise en revanche a le don de déstabiliser les gens mais je suis comme ça. Quand je veux quelque chose : objet ou renseignement, je le dis, et en général je l'obtiens.

_________________

   I survived because the fire inside me burned brighter than the fire around me
Les crédits de la signature sont pour Tumblr, ceux de l'avatar pour Bazzart
© Joy
   
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 348
Points : 392
Date d'inscription : 20/05/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 28 Mai - 18:49

Admirer ma peau de pêche ? C’est tout ce que trouve à dire la jolie brunette que je viens de relâcher ? Cela me fait arquer le sourcil droit, tandis que Simba regagne sa place dans l’une des pochs de mon sac, prévu à cet effet. Je me demande si je n’aurai pas mieux fait de l’achever. Un peu d’empathie. Elle n’a pas l’air méchante. Sûrement un peu maladroite, mais c’est sans aucun doute dû à son jeune âge. Je l’observe attentivement. Une main sur le pommeau de son arme, adossée contre un meuble. Elle est méfiante, et se tient prête à sortir sa lame pour m’attaquer. Ou se défendre. Maintenir la tension par le silence me semble être la meilleure des solutions, maintenant. Bien qu’après une entrée en matière bavarde, je ne sais plus vraiment quoi penser de la jeune femme. Alors que je me demande comment va se finir cette fameuse conversation, elle rompt le silence, me parlant de troc et d’objet dont je ne me sers pas. « Bien sûr, j’ai plein de trucs dont je ne me sers pas ! Je les vends à un vide grenier ! Passe à mon stand ! » Rétorquais-je, plein de cynisme. Mais avant que j’eu le temps d’ajouter autre chose, la voici à me demander ce que je promène dans mon sac, d’où provient ce bruit métallique.

Pour sûr, elle ne manque pas de culot, celle-ci ! Je crois que je commence à l’apprécier… « C’est une collection de soldat de plomb. Comment tu fais pour entendre ce bruit dans mon sac, et ne t’attends pas à ce que je t’attrape à revers ?! Peu importe. J’ai mentis pour la collection. C’est une cote de maille. » Finis-je, laissant un léger blanc dans la conversation le temps que je trouve une explication logique pour cette faiblesse qui m’a présentée. Au final je me recentre sur le troc. « Qui veut d’une foutue cotte de maille ?! On n’est pas dans les dents de la mer ! Ni dans un film de cape et d’épée ! Je ne sais même pas pourquoi je me promène avec ça, c’est pour dire ! Enfin quoiqu’il en soit, je ne risque pas de la troquer au rabais. » Ajoutais-je, attendant sa réponse.

Aussi étonnant soit-il, la jeune femme m’intrigue. Non pas par sa très grande beauté ! Quoique je n’ai jamais rechigné sur la beauté d’une jeune femme, et elle est exactement le type de femme qu’Abel aimerait avoir dans son lit : séduisante et en entière. Mais ce qui l’intrigue vraiment, c’est ce franc parlé, cette fougue. Une véritable guerrière-née. Est-elle au courant qu’elle est forte à ce point ? je n’en sais rien. Je ne vais pas non plus lui dire, sinon je vais passer pour un vieux cochon qui essaye de draguer. Et suffisamment de monde me voit de cette sorte. Par contre, sa jeunesse et son manque d’expérience risque de lui jouer des tours. J’espère pour elle que des gens plus matures sont avec elle, car seule, elle commettrait des erreurs.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 468
Points : 260
Date d'inscription : 04/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 29 Mai - 1:35

J'hausse un sourcil à sa réponse sur son sac. C'est reconnu que tous les survivants se trimbalent cinq kilos de plomb juste par nostalgie du bon vieux temps. Sa réponse suivante me satisfait déjà plus, beaucoup plus en fait et un sourire apparaît sur mes lèvres. En un éclair, un de mes couteaux jusqu'à présent dissimulé surgit dans ma main droite, la lame coincée entre trois doigts.

- Tu fais beaucoup de bruit, mais ça ne suffit pas à camoufler celui du métal. Pour la cotte, je t'en offre ça.

Pour appuyer ma proposition, je sors d'une poche un autre objet intéressant et l'agite de la main gauche comme s'il s'agissait d'un nonoss.

- Et j'ajoute la lampe de poche. Elle fonctionne.

J'active le bouton : click, clack, click, clack, pour prouver mes dires et pose les objets sur le buffet derrière moi avant de poser mes mains paume à plat sur le rebord du meuble, me permettant de me détendre et de... CRACK ! Voilà ! La vertèbre qui me dérange depuis que je suis tombée dans le garage s'est replacée, enfin. Ma position n'est pas des plus sécuritaires mais en attendant de voir s'il va sortir la fameuse côte de maille, je penche la tête en arrière jusqu'à toucher le meuble du front, terminant d'étirer ma colonne.

Il ne le sait pas mais ça fait un moment que je cherche un truc du genre pour en récupérer des morceaux que je pourrai accrocher à mon blouson pour m'assurer plus de sécurité en cas d'affrontement. Comme je me bat souvent dans des milieux clos, ça peut réellement me sauver la vie.

- Vas-y tu peux regarder par toi-même, attention le couteau coupe.

Il a droit à un clin d'oeil soulignant l'évidence avant que je ne me désintéresse de lui, attendant toujours de voir sa fameuse cotte de maille et ce que je pourrai en faire ou non, le laissant saisir et manipuler l'arme. C'est un couteau de l'armée américaine tout à fait traditionnel que j'ai pris dans une boutique de destockage militaire. Pas le couteau du siècle mais une excellente arme ayant servi beaucoup de soldats. Finalement, je me dis que c'est le moment de montrer aussi ce que je vaux. Je reprends la parole en sortant de son étuis à ma ceinture le couteau bien plus gros style Rambo avec une lame longue de trente centimètres et qui est en plus maintenant chargé d'une valeur sentimentale.

- Je m'en sépare parce que j'ai trouvé celui-ci. La lampe est neuve, j'en ai une autre et je voulais pas bouffer la pile.

Une tueuse peut-être, mais une tueuse honnête et le sourire qui a éclairé mon visage lorsque le couteau à la lame argentée venait se placer entre nous avant de revenir à ma ceinture en témoigne. Par contre, sa cotte de maille il me la faut, je ne faisait pas les comic-con et je n'ai aucune idée d'où trouver ce genre de truc. Pourtant j'en ai besoin.

_________________

   I survived because the fire inside me burned brighter than the fire around me
Les crédits de la signature sont pour Tumblr, ceux de l'avatar pour Bazzart
© Joy
   
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 348
Points : 392
Date d'inscription : 20/05/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Mar 30 Mai - 18:45

Je regarde sa main droite, tenant entre ses doigts la lame du couteau, suite à sa remarque sur le bruit que je fais pour dissimuler celui du métal. Puis je la vois agiter une lampe de poche, fonctionnelle, vu sa démonstration. Je n’ai pas le temps de répondre que j’entends un horrible craquement venant de son dos. J’ai mal pour elle. C’est paradoxal, d’ailleurs. Je me ferai craquer tous les os du corps de la sorte, que je ne ressentirai rien. Mais ça devait la déranger vu comme elle se tortille. Elle se met clairement en position de faiblesse par rapport à moi. Je pourrai largement la réduire en miette, si c’en était mon intention. Est-ce une forme de confiance aveugle, ou de l’inconscience ? Quoiqu’il en soit, je préfère faire comme si de rien n’était, avisant les objets sur le buffet. Je commence à retirer mon sac, et le poser à mon tour sur le buffet. Simba, comprenant qu’il n’est plus accroché à mon dos, sort de sa poche et gambade jusqu’au montant de la porte située derrière moi. Il grimpe à cette dernière pour se mettre sur le petit rebord que lui offre la boiserie.

Je n’avais même pas songé à attendre son autorisation pour manipuler les objets, jusqu’à ce qu’elle me l’accorde à voix haute. J’attrape le manche du couteau. Une belle lame. Simple. Efficace. Elle me sauverait sans aucun doute la vie, lorsque ma hachette restera coincée dans un crâne. Je peux sentir, au pesé de la lame, qu’elle est parfaitement équilibrée. J’attrape l’extrémité de ce dernier et dans un mouvement économe de mon avant-bras et de ma main, je la jette vers un mur, à l’opposé de la jeune femme. Le couteau se plante dans le plâtre comme si c’était du beurre. « Pas mal. Ce n’est pas l’arme du siècle, mais c’est pas non plus négligeable. Et une lampe de poche, ça sera toujours plus pratique que de devoirs faire un feu et une torche. » dis-je, avant de l’écouter m’expliquer pourquoi elle se débarrasse de ces objets.

Je m’approche du mur, retirant le couteau, que je repose sur le buffet, après avoir faire marche arrière. J’ouvre mon sac et en extirpe ladite cotte de maille, que je dépose à côté de ses objets. Je la vois sortir sa lame de son étui, finissant son discours sur son « bébé ». L’air d’une tueuse, en effet. Je suppose qu’elle a son quota de sang sur les mains. Mais il en faut beaucoup plus pour m’impressionner qu’avoir l’air de quelque chose. Dans mon ancien boulot, j’ai vu des gars qui paraissaient innocents, calmes et tranquilles. Il s’avérait bien souvent qu’ils étaient les pires psychopathes que la terre ait portés. Mais le fin du fin, c’est que les types qui entretenaient leurs sombres aspects, étaient là pour de la traficoterie, une mauvaise bagarre, ou encore pour des détournements de fond. Le paraître et la réalité sont deux choses bien distincts. « Tu peux compter les mailles de la cotte, si tu veux. Ou regarder si elle te plaît. Je ne veux pas que tu sois déçu de ce troc. » Ajoutai-je en croissant les bras.

Mauvaise idée. Voici que ce mouvement tire sur ma cicatrice, qui me lance soudainement. Une grimace déforme brièvement mes traits, avant que je laisse mon bras gauche retomber, appuyant de ma main droite contre ma plaie au ventre.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 468
Points : 260
Date d'inscription : 04/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 1 Juin - 7:45

Huh huh, compter les mailles peut-être pas, mais t'inquiète pas que je ne vais pas me gêner pour inspecter la marchandise mon grand. D'un mouvement avide un probablement un peu brusque, j'attrape la fameuse cotte de mailles entre mes mains et commence à observer le maillage, la qualité du métal et toute ces choses qui feront de cet amas de ferraille une protection décente pour mon avenir. Je remarque qu'il se tient comme s'il était blessé mais son blouson m'empêche de vérifier. Vu la grimace qu'il a tiré, ça doit quand même être ça.

- Bruyant et sanglant, tu t'es reconverti en phare à mordants ?

Boum ! You got burned ! Bien contente de ma moquerie, je continue mon inspection et commence à réfléchir à tout ce que je pourrai faire avec une maille de cette taille. Déjà, je vois bien un genre d'épaulettes pour me couvrir et je pourrais aussi en faire une sorte de brassards pour pouvoir me défendre en cas d'attaque plus animale dira-t-on. Le reste pourra toujours servir, pour protéger un peu mieux ma moto ou si je veux me faire une culotte en métal.

- Ok ça me convient.

Tendant la main devant moi, l'autre tenant encore la cotte de mailles, j'attends son approbation.

- C'est bon ?

Une fois cela fait, j'admire une dernière fois la parure de métal qui ira à ravir avec ma peau de loup avant de la déposer derrière moi pour reporter mon attention sur le barbu blond.

- Et donc, tu fais quoi dans le coin ? Je viens pas souvent à Grosse Pointe mais il y a de plus en plus de monde ici...

C'est vrai, entre les gens que j'ai rencontré comme le Fantôme dont je suis sûre qu'il n'habite pas dans Detroit même ou j'en aurai entendu parler, Lïnko, lui, Elliot... Enfin, beaucoup de monde pour un si petit patelin, est-ce qu'il y a un genre de camp fortifié quelque part dans la région ? Si c'est le cas, peut-être que c'est le Fantôme qui dirige tout ce petit monde, il m'a lui même affirmé être le leader de son groupe. J'ai bien envie d'en savoir plus, mais peut-être que je devrais juste organiser une expédition avec Barry et Lyuba et ratisser les bois jusqu'à tomber sur eux. Après... Je ne suis pas tout à fait sûre qu'une rencontre entre Kirasir et ces gens soit une bonne idée vu son caractère, mais ça peut-être une occasion de marchander aussi.

Dans tous les cas, la rencontre touchera probablement à sa fin dans les prochaines minutes, comme les autres et comme moi, il ne voudra probablement pas me donner la localisation de son groupe comme ça, de toute façon, je devrais demander à Ice, il me fait assez confiance pour ça... Mine de rien, je suis vraiment contente de mon acquisition ! La cotte rutilante est magnifique et semble vraiment résistante.

_________________

   I survived because the fire inside me burned brighter than the fire around me
Les crédits de la signature sont pour Tumblr, ceux de l'avatar pour Bazzart
© Joy
   
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 348
Points : 392
Date d'inscription : 20/05/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 5 Juin - 20:26

Je n’aime pas du tout ressentir cette douleur. J’espère qu’elle partira avant le printemps. Je compte bien profiter des beaux jours pour mener à bien mes recherches. Enfin quand je dis beau temps, c’est assez relatif, à Détroit. La jeune femme ne manque pas de le remarquer, et une remarque cynique de sa part le souligne assez bien. Je soupire, pour toute réponse à sa raillerie. Je la regarde, constatant l’état de la cotte de mail, avant d’accepter. Elle me tend une main, que je saisis en répondant « C’est tout bon pour moi. Je n’aurai rien fait de cette cotte de toute façon. » J’attrape l’arme et la lampe de poche que je fourre dans mon sac. Mon écureuil revient se percher sur mon épaule. Lorsque la jeune femme s’adresse à nouveau à moi, je lève les yeux vers elle. « Je survie, j’cherche des trucs, certains sans intérêts. D’autres avec beaucoup plus de valeurs. Et surtout, fais ma rééducation. » finis-je en passant ma main sur mes vêtements, au-dessus de ma plaie. « Je ne cherchais pas particulièrement à aller à la grosse pointe. Et lorsque tu dis qu’il y a de plus en plus de monde ici, j’espère que tu parles des vivants… »

Elle avait l’air de vouloir gratter pour me faire dire quelque chose. Sauf qu’ayant passé des mois dehors, je sais très bien qu’il faut toujours avoir de la réserve dans cette survie. Je ne sais si elle est sincère, en essayant d’engager cette conversation avec moi, ou bien si elle joue la carte de la jeune femme un peu naïve pour me faire cracher le morceau. Mais non, je ne lui larguerai aucun mot sur le labo. Pourtant, on m’a dit qu’il fallait que j’élargisse mon cercle de confiance. Mais ça se mérite, la confiance, pas vrai ? Comment lui laisser une chance, si je me ferme à toute opportunité ?

« Ecoute, je vais te faire une proposition. Tu n’y réponds pas maintenant. Prends le temps de réfléchir. Si jamais tu as envie de chasser, je te propose qu’on se retrouve à University District dans dix jours. Les animaux y viennent en abondance. C’est à 20 km vers le nord-ouest. Environ quatre heures de marche. Trois si tu ne traînes pas. J’y serai pour quinze voire seize heure. Je chasse de nuit. Réfléchis-y. » finis-je avant de lui faire un clin d’œil tout en remettant mon sac sur les épaules, laissant à Simba le temps de se planquer dans sa poche. « Sois prudente en rentrant. Et ne me suis pas pour savoir où je vis. Je ne suis pas prêt de rentrer. » ajoutai-je en me retournant et quittant la maison. Je repris ma route, supposant qu'elle ferait de même.

Aussi étonnant soit-il, je suis convaincu qu'on se reverra.
A suivre...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
 Sujets similaires
-
» Toujours par deux ils vont. [PV : Kalya]
» Le destin frappe toujours deux fois. [Pv Romy] -Terminé-
» La foudre frappe toujours deux fois
» Le passé, l’avenir, ces deux moitiés de vie dont l’une dit jamais et l’autre dit toujours. [PV Nami]
» Chanson des Escargots qui vont à l'enterrement [poème]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum