Ce n'était pas l'idée du siècle, de partir à l'aventure... [Ft Abel]



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I walk a lonely road
Alyana Maxwell
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mar 30 Mai - 18:19

J’étais fatiguée. Fatiguée de survivre. Fatiguée d’attendre que Seb me retrouve. Quelle idiote j’avais été… si seulement je lui avais donné l’adresse des écuries quand nous étions au téléphone. Ou si seulement je l’avais emmené voir Emperador. Après tout, il m’aimait bien, il aurait pu subir deux ou trois heures à me voir m’occuper de mon cheval. Mais il était trop tard.
Couchée dans la paille sale, je regardais le plafond poussiéreux. Les vieilles planches en bois étaient aussi grises que mon humeur. Cela faisait quelques jours que je dormais dans la litière de ma monture, avec lui. Je me sentais seule. Tellement seule et abandonnée. Je me tournai sur le côté, recroquevillée sur moi-même. Emperador mangeait tranquillement son foin. J’en avais encore pas mal en stock, vu qu’il était seul. C’était bien la seule chose dont je ne devais pas m’inquiéter : la nourriture de mon cheval.

J’avais envie de voir des gens, même si je savais pertinemment bien que l’humanité était dangereuse. Certes, j’avais rencontré Logan et Maxwell, mais ces deux-là étaient bien différents des autres personnes. Les autres… rien qu’à les observer de loin, je devinais ce qui pouvait bien m’attendre en les approchant : la mort, dans le meilleur des cas. Le viol, l’esclavagisme et autres trucs sympathiques dans le pire des cas.
J’avais pu rencontrer d’autres « loups solitaires » aussi. Mais jamais je ne restais bien longtemps avec eux. Je les hébergeais quelques temps, puis ils partaient vers ailleurs, cherchant leur propre lieu sécurisé ou des personnes qu’ils avaient perdues.

Soudain, je me rendis compte que jamais je n’avais réellement cherché Seb. Vu que la dernière fois que nous devions nous voir, nous allions nous retrouver au centre-ville et puis par après, rentrer chez lui, il ne m’avait jamais filé son adresse. De ce fait, je ne savais même pas aller jusque-là. Mais je connaissais les coins où nous avions l’habitude d’aller. Les bars, les magasins où nous nous amusions. C’était la belle époque. Rien que d’y repenser, la nostalgie s’installa.
Je me levais d’un bond, faisant sursauter Emperador. J’avais envie de retrouver Seb. Je n’étais jamais retournée dans ces lieux. Maintenant, j’allais le faire. La possibilité de le croiser là-bas était moindre –surtout qu’il était peut-être mort, n’est-ce pas ?- mais ça valait toujours la peine d’essayer.
Sans demander mon reste, je sortis du box de mon cheval, tenant fermement mes clés et mon sabre contre moi. Hors des écuries, le froid vint piquer mes joues et mon nez. Je rentrai dans mon break et jetai mes affaires sur le siège passager. Je savais pertinemment bien que c’était stupide, que je n’allais pas retrouver Seb. Mais j’avais envie d’essayer. Je mis en route mon break et partis en trombe vers Grosse Pointe. Je passai par les petites routes, dans un premier temps, pour rejoindre la ville. Finalement, je pris un des axes prioritaires et me retrouvai dans le centre-ville.

Les rues étaient désertes. Seules quelques voitures et tanks abandonnés étaient présents au milieu de tout. Je dépassais les cadavres de véhicules –et les cadavres tout court- jusqu’à arriver devant un des bars dans lequel nous buvions jusqu’à plus soif, avec Seb. Je stoppai mon break au milieu de tout et en sortis, mon sabre sur le dos. Le « Old Pony Martini Pub » n’avait plus rien de sa belle époque : l’enseigne commençait à tomber et les fenêtres étaient plus sales que jamais. Je m’approchai doucement du bar et posai ma main sur la porte. Je tentai de l’ouvrir mais elle était fermée à clé. Il y avait fort à parier que personne n’y avait plus mit les pieds depuis fermeture. Je soupirai et me retournai, prête à aller dans un des autres endroits qui nous avait accueillis, à l’époque. Mais je remarquai une horde de walkers s’avancer vers moi, le pas traînant. Je n’avais pourtant pas fait spécialement de bruit. Ils étaient une bonne dizaine : il y avait fort à parier que j’allais en chier pour les massacrer tous. A reculons, je m’éloignai des créatures, tout en sortant mon sabre de son étui. Comme convenu, les Walkers me suivirent. Eh merde.

Ma lame tranchante coupa la tête de l’un. Puis d’un autre. Et encore d’un autre. Mais allais-je survivre ?

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Mar 6 Juin - 19:47



Alyana && Abel
Survivre. Peu importe le prix. Peu importe ce que j’y perds, ce qui compte, c’est la survie. S’il y a une once de chance pour que Clarice soit vivante, je n’ai pas le choix que de survivre pour la trouver. Et pour ça, je me repose sur un groupe. Mais de temps à autre, il faut bien se l’avouer, ils ont besoin de moi. Ce n’est pas tant la survie qui me dérange d’ailleurs. C’est les autres vivants. Pas ceux du labo. Eux ils sont cools. Ainsi que certaines autres personnes d’ailleurs. Mais beaucoup pétaient clairement les plombs. Aucune force mentale. Tout dans les actes, rien dans la caboche. Ça m’exaspérait. Et pourtant, je ne pouvais m’empêcher de leur laisser une chance. Oh seigneur, puisse le jour où je deviendrai trop méfiant ne jamais arrivé. Je ne me considérais pas comme un monstre. J’avais sans doute réussi à isolé les actes de mon âme. Peut-être ne me rendais-je pas compte de la situation ?

J’avançais dans le dédale des rues désertes. Un cadavre ambulant çà et là. Rien d’alarmant. Lorsqu’ils sont trop proches, je les gère. Ceux qui sont éloignés, je les laisse. A quoi bon ? Je ne nettoierai pas la ville à moi seul. Je fouille une voiture. Rien de beau dans cette dernière. Et elle est en si piteux état que je ne peux pas la démarrer. Je suppose que ça ne vaut pas le coup de regarder s’il est encore quelques pièces de moteur à sauver… Un coup d’œil dans le réservoir ne relève pas le niveau du véhicule. Il ne reste plus qu’à espérer que la chance revienne.

Un bruit de petite meute de cadavres se fait entendre dans une rue voisine. Je m’approche à l’angle de cette dernière. Ils ont l’air excités les morts… Oh mais… Je connais cette blonde ! Alyana !

Sans réfléchir, je traverse l’espace qui nous sépare pour lui venir en air, attrapant ma hachette pour exploser un crâne de marcheurs avant de repousser un second du pied. « Alyana ! Reste pas là ! Suis-moi ! » Ordonnai-je en repoussant un de ces monstres qui tentait de me croquer. Une fois libéré, j’attrape l’une de ses mains pour la tirer jusque dans le Old Pony Martini Pub. La porte étant bloquée, je donne un coup de pied dans la serrure pour la faire sauter. Je la laisse passer avant de rentrer moi aussi, refermant la porte derrière nous. « Trouve un truc pour la bloquer ! »

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