(flashback) a new home ⊹ ft. rajesh



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Mar 30 Mai - 21:40

Hannah était une nouvelle arrivante du groupe. Elle devait bien avouer avoir eu une chance en or d’être tombée sur les gens créchant autrefois à Sierra Station le jour où elle s’était, pour sa part, décidée à quitter sa maisonnette aux alentours de Détroit. Cherchant alors de quoi manger, le camp qui déménageait vers le laboratoire avait fini par l’accepter, quoiqu’avec hésitation, mais elle ne pouvait leur reprocher leur méfiance. Elle aurait réagi de la même façon. Petit à petit, elle s’était faite sa place en son sein, ou du moins presque. Étant donné que ses blessures du passé demeuraient, elle restait assez compliquée à approcher. Mais au fil du temps, elle avait su s’adoucir. Et un jour, elle s’ouvrira complètement aux autres. En même temps, avec la chance qu’elle avait, elle n’allait pas rester dans son coin à se morfondre quand même, alors qu’elle leur était très reconnaissante de l’avoir prise avec eux au lieu de la laisser pourrir dehors en risquant de se faire bouffer par les rôdeurs.

Et en découvrant cet endroit, ils avaient rencontré un scientifique. Il avait dit s’appeler Rajesh, et ce fut une chance qu’il accepta de partager le laboratoire avec eux. Or, on ne le voyait que très peu. Vraiment très peu. Et la blonde était consciente que ce n’était pas toujours évident de s’intégrer à un groupe. Elle voulait l’approcher, peut-être même essayer de l’apprivoiser. Mais elle se doutait bien que cela n’allait pas être facile. Déjà, parce qu’elle n’avait pas encore totalement conscience des lieux. Elle s’y perdait assez facilement, et terminait même par demander son chemin aux autres habitants. Ce fut assez difficilement qu’elle parvint enfin jusqu’à la chambre du chercheur. A dire vrai, alors qu’elle faisait face à la porte, elle demeurait quelque peu nerveuse. Que pouvait-elle bien lui dire, pour le convaincre de se montrer un petit peu plus ? Ce n’était pas comme s’ils allaient le dévorer, après tout.

Inspirant profondément, elle hésita quelques instants et toqua à la porte une fois, puis deux. Elle attendit que la porte s’ouvre, ou au moins s’entrouvre, avant de présenter ses salutations. Hey. Murmura-t-elle tout simplement. Il devait être surpris de l’avoir à son palier, quoiqu’elle ne sache guère si les autres membres du groupe venaient lui rendre visite. Pour sa part, elle était venue s’assurer qu’il allait bien. Mais si par l’occasion elle pouvait lui toucher deux autres mots, alors c’était tant mieux. Elle reprit assez maladroitement, lui tendant un pot qu’elle tenait entre les doigts. Caramels ? Promis, ils ne sont pas empoisonnés. En matière d’approche, il était clair qu’elle n’était pas la meilleure dans le domaine. Mais elle se débrouillait comme elle le pouvait. Et elle espérait ne pas l’effrayer non plus. Je peux entrer ?

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Rajesh Manjrekar
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Jeu 1 Juin - 9:56

Vivre avec tant de monde, c'était affreusement effrayant. Rajesh ne s'était jamais considéré comme une personne particulièrement asociale, mais après avoir passé tant de temps seul et loin de tout, il avait un mal fou à se faire à la cohabitation soudaine que lui imposaient les nouveaux locataires du laboratoire du N.I.H de Grosse Pointe Park. Raison pour laquelle, entre autres, il passait le plus clair de son temps bouclé dans le laboratoire qu'on l'avait laissé intégrer une fois qu'il s'était décidé à sortir de son bunker. Il y avait remonté l'un des petits lits de camp du bunker, ainsi que le plus possible de son travail, laissant tout ce qui représentait un intérêt primaire (nourriture, eau, etc...) à ses nouveaux colocataires. On venait quelques fois lui rendre visite, ne serait-ce que pour s'assurer qu'il mangeait et qu'il était toujours en vie et tout cela lui convenait très bien. Tout ce que ces gens ignoraient sur lui, on ne venait pas le lui reprocher. Il était étrange, apeuré et solitaire et ça lui convenait très bien pour l'instant.

Cependant, les jours s'écoulant et au gré des quelques visites dont on l'accablait parfois, Rajesh commençait à comprendre un peu mieux ce qu'il avait manqué. La fin de la société, l'extinction de l'espèce humaine. La peur, la mort. Tout ça restait une idée vague, une théorie, une légende dont il entendait parler sans jamais la vivre réellement, mais plus le temps passait et plus il acceptait cette possibilité et plus il se convainquait qu'il devait y faire quelque chose. Raison pour laquelle il s'était finalement décidé, quelques jours plus tôt, à sortir de son lit de camp et à enfiler des vêtements plus ou moins propres pour recommencer à exister. Être un Hermite un peu fou ne l'aiderait pas, ça n'aiderait personne et il se devait d'aider.

Le jeune scientifique était donc installé à sa paillasse depuis le début de la journée, à tourner et retourner des feuilles noircies de notes de moins en moins lisibles, quand on frappa à sa porte. La surprise le fit d'abord sursauter et il crut l'avoir imaginé, comme il avait imaginé des centaines de fois auparavant que quelqu'un venait le sortir de son bunker, jusqu'à ce que cela arrive réellement. Mais, au deuxième coup, l'homme fut convaincu qu'il ne rêvait pas. Son cœur se mit à battre plus fort dans sa poitrine et la nausée à lui serrer la gorge. Peut-être était-ce seulement l'heure pour lui de manger, ça ne devait être que Robert, ce géant étrange, qui lui apportait sa portion de potage. Pas de quoi se stresser comme ça ! Il l'était quand même considérablement quand il se décida à ouvrir la porte et plus encore en découvrant la jolie jeune femme debout derrière. Un sourire s'imprima difficilement sur les lèvres du chercheur et il ouvrit la porte un peu plus franchement pour laisser entrer la jeune femme qui le réclamait. « Bonjour, mademoiselle. Je vous en prie, entrez. »

Un regard circulaire sur le laboratoire mi-chambre, mi-lieu de recherche, particulièrement désordonné, lui fit monter le rouge aux joues et il se mit à tirer son unique tabouret au centre de la pièce, le lui désignant d'un geste de la main. « Voulez-vous vous asseoir ? » Et tandis qu'elle était là, lui se précipita pour faire un semblant de rangement, rassemblant les feuilles sur sa paillasse pour en faire un tas bien droit qu'il tourna contre le support carrelé afin qu'aucun mot ne soit visible aux yeux de sa visiteuse. Dès qu'il eut l'impression d'un semblant d'ordre, il alla s'asseoir au bord de son lit, faisant face à la jeune femme qui venait lui rendre visite. Et pourquoi était-elle là, d'ailleurs ? Les yeux de Rajesh se posaient sur le pot remplis de douceurs qu'elle lui avait apporté, mais il ne croyait pas tellement à une simple volonté de partager des confiseries avec lui. Non, elle devait être là pour une raison précise et cela l'inquiétait un peu. Avait-il fait quelque chose de mal ? Les autres avaient-ils enfin découvert de quoi l'inquiéter dans le reste du bâtiment ? Quoi que si le moment était venu pour lui de s'expliquer et d'assumer ses erreurs, probablement aurait-on envoyé quelqu'un d'armé et de moins sympathique que cette demoiselle tout à fait charmante. Hélas, cette logique n'atteignait pas encore tout à fait le chercheur et il commençait à se sentir réellement mal à l'aise. « Y a-t-il un problème ? Ou peut-être puis-je faire quelque chose pour vous ? »

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Jeu 1 Juin - 15:10

Pour Hannah, la fin du monde ne l’empêchait pas de se soucier des autres. Avec le temps, elle finissait par s’attacher même à ses compagnons. Pourtant, elle savait que certaines personnes pensaient autrement. Pour beaucoup, c’était chacun pour soi. Or, au contraire, ils devraient s’entraider, afin de survivre. Malheureusement, ces personnes ne partageaient pas le même point de vue que la blonde. Et désormais, maintenant qu’elle était intégrée à ce groupe, elle allait tenir ses engagements, faire tout ce qui lui était en son pouvoir pour porter un coup de main si besoin est, pour défendre les lieux autant des autres êtres vivants qui espéraient les nuire que des rôdeurs. Dans le fond, elle avait toujours été une personne qui prenait soin des autres, déjà par le métier qu’elle exerçait autrefois, mais également par sa bonne nature. A ses yeux, elle ne pouvait pas laisser quelqu’un d’autre dans sa merde sans intervenir, ça lui était impossible et elle savait qu’elle s’en voudrait pour ça. Alors, même si l’apocalypse changeait les gens, et qu’elle en faisait même partie, sa bonne volonté demeurait au plus profond d’elle-même, faisait surface avec ses proches. Et se montrait même envers Rajesh. Elle savait parfaitement qu’il ne leur voulait aucun mal, alors Hannah n’avait aucune raison de se montrer désagréable avec lui. Tout ce qu’elle voulait, c’était peut-être tenter de le convaincre de s’ouvrir un petit plus à eux, bien qu'elle soit consciente que ça ne soit pas facile, mais surtout vérifier que tout allait bien pour lui.

C’était une chose assez ironique, de se demander si les gens, après tout ce qu’il s’était passé, allaient bien. Bien sûr qu’ils n’allaient pas bien et ils ne se remettront sûrement jamais des événements depuis que le virus a fait ravage. L’on disait déjà que le monde dans lequel on vivait était dur. Mais cette nouvelle atmosphère n’était donnée qu’à ceux qui se battaient, qu’à ceux qui étaient capables de survivre. C’était comme un test, une épreuve que mère nature avait imposée à l’humanité. Malheureusement, parfois, parmi les survivants, il n’y avait pas que des bonnes personnes. C’était un tout qui pouvait abattre la plus faible des personnes, donnait parfois même des envies de suicide comme elle en avait déjà eu peu de temps après avoir abattu le cadavre déambulant de son propre fils. Ce qui lui tiraillait encore plus les tripes était cet espoir qu’elle conservait malgré les circonstances, que peut-être ceux qu’elle connaissait de sa vie d’autrefois soient encore vivants, dont son mari. De sa vie d’autrefois certes, car il était évident qu’après tout ce qu’il s’était produit, il fallait se reconstruire, oublier le passé et s’adapter à ce nouveau monde pour un futur des plus stables qu’il puisse être. Elle était au moins sûre d’une chose : oui, elle s’adapterait, peut-être qu’elle sera plus dure, qu’elle se méfiera, qu’elle sera plus prudente aux choses et aux personnes qui l’entouraient. Mais son caractère doux, aimant, ce qui la rendait humaine finalement, elle ne le laisserait pas tomber, et elle était déterminée à ne pas abandonner son humanité.

Et c’était justement cette obstination de vouloir se montrer présente au mieux pour les autres, qui l’avait guidée jusqu’au palier de Rajesh, les mains occupées par un bocal de caramels. Des friandises qu’elle appréciait tout particulièrement, un signe que son approche de se voulait pas agressive et qu'elle ne s'en prendrait pas à lui. Après tout, si ça avait été le cas, elle se serait plutôt armée de la massette qui la suivait depuis le début, depuis que tout avait commencé. Bien qu'honnêtement ce soit assez cruel d'ôter la vie d'un homme de cette manière. Et, loin de se montrer acerbe à son tour, elle fut soulagée à l'idée qu'il ne l'envoie pas balader. A vrai dire, elle ne lui avait jamais adressé la parole. Mais les traits de son visage traduisait une certaine inoffensivité qui la rassurait. Et les premières impressions étaient généralement toujours la bonne, du moins pour la blonde qui, après son invitation, pénétrait presque timidement dans l'entre du chercheur. Bonjour, mademoiselle. Je vous en prie, entrez. Sa bouche ne put s'empêcher de s'exprimer par un oh en remarquant l'état de la pièce. Non pas que le désordre ne la dérange réellement, à dire vrai lorsqu'elle remettait un peu d'ordre c'était plutôt par ennui, mais la fascination prenait plutôt le dessus. Voulez-vous vous asseoir ? Se retournant vers lui, il lui présenta un tabouret et lui adressa un joli sourire avant de s'asseoir. Merci.

Alors qu'il s'était hâté pour remettre quelque peu d'ordre dans ce grand bazar, elle l'observa silencieusement un instant, puis laissa son regard divaguer autour d'elle jusqu'à ce qu'il ne vienne s'asseoir face à elle. Y a-t-il un problème ? Ou peut-être puis-je faire quelque chose pour vous ? Hannah posa le pot de caramels à son pied, et passa une main sur sa nuque. Il était vrai que cette petite visite improvisée pouvait l'étonner, et il était totalement normal qu'il se pose des questions. Aucun problème. En fait, je sais que je me mêle de ce qui ne me regarde pas, en venant ici. Le truc, c’est que même si vous et moi on ne se connaît pas, je m’inquiète pour votre santé. Je sais qu’il est difficile de s’intégrer à un groupe, mais je ne suis pas sûre que de rester jours et nuits enfermé ici ne soit bénéfique pour votre mental, même s’il semblerait que ce ne soit pas une chose qui semble vous préoccuper vraiment. Elle prit une profonde inspiration, avant de reprendre, réalisant qu'elle ne s'était même pas présentée. J'oublie mes bonnes manières. Je m'appelle Hannah. Et je dois avouer que je ne sais pas si d’autres sont déjà venus vous parler. Je suis désolée si je vous dérange, d’ailleurs, peut-être que vous étiez en train de faire quelque chose d’important. A vrai dire, elle ne savait pas ce qu’il pouvait vraiment faire à part se triturer les méninges concernant le virus, ou à chercher telle ou telle chose. Ce n’était pas vraiment son domaine. Mais si elle savait une chose, c’était qu’à un moment donné, son enfermement allait finir par lui faire perdre la boule.

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Rajesh Manjrekar
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Lun 5 Juin - 16:43

Il était probablement ridicule, mais assis là sur son lit de camp à regarder cette inconnue, Rajesh se sentait pris d'une profonde angoisse. C'était la même chose chaque fois que quelqu'un venait lui rendre visite, quand bien même ils étaient toujours agréables avec lui, quand bien même personne ne lui avait demandé de rendre de compte ou de simplement quitter les lieux. La paranoïa n'était que l'un des nombreux symptômes l'ayant frappé après avoir passé tellement de temps enfermé à traverser son propre petit Enfer personnel. Il n'avait pas connu la même peur que ses nouveaux camarades, ça n'en restait pas moins difficile pour lui aussi.

Mais elle le rassura rapidement, elle était gentille, elle voulait seulement voir s'il allait bien et Rajesh n'avait vraiment aucune raison de douter de ses intentions. Elle ne ressemblait même pas à une militaire, alors aucune raison de s'en faire, pas vrai ? Il tenta un sourire, détournant le regard en l'écoutant parler. Peut-être que trop de gentillesse, c'était quand même étrange aussi ? Non, sans doute pas, tout le monde était très bien avec lui, ici. « Vous ne me dérangez pas, je vous assure ! Je fais plus semblant de travailler qu'autre chose. » avoua-t-il avec un rire nerveux. C'était tout de même assez vrai, quelque part. Il n'avait rien pour avancer ses recherches et à part passer ses journées à tourner en rond en relisant ses notes, il ne faisait pas grand chose de sa peau. « Je m'appelle Rajesh, mais vous le saviez peut-être déjà ? » Sûrement une autre preuve de sa paranoïa, mais il s'imaginait assez facilement les gens parler de lui à l'autre bout du couloir. Et puis, les personnes qui l'avaient trouvé devaient bien avoir prévenu le reste du groupe, pas vrai ?

« Vous êtes gentille, vraiment, mais... Je vais bien, je vous assure. C'est juste... »
Il n'était pas certain de savoir comment lui expliquer exactement ce qu'il ressentait à l'idée de traverser ce couloir et se mêler au reste du groupe. La solitude était une chose à laquelle on devait s'habituer, finalement. Sa peur n'avait aucune logique, mais elle était là. « Mathilde dit que je suis resté dans ce bunker pendant au moins six mois, vous voyez. C'est... long. Et tout à coup, il y a tout un tas de gens ici, c'est tout. Il n'y a pas de quoi s'en faire. J'ai souvent des visites et j'ai de quoi m'occuper. » Il ne lui dirait pas que, parfois, il avait envie de retourner s'enfermer dans le bunker plutôt que d'affronter ce qui se passait à l'extérieur, qu'il faisait encore de violents cauchemars sur ce qu'il avait vu là-dedans que ce soit réel ou non. Elle ne pourrait rien faire pour l'aider, de toutes manières, ce n'était pas vraiment le genre de choses dont on se remettait comme ça, au détour d'une conversation avec une inconnue et des caramels.

Un nouveau sourire étira les lèvres du chercheur, alors qu'il essayait de convaincre la jeune femme de ne pas s'en faire pour lui et de ne pas dramatiser cette situation, mais le meilleur moyen restait encore de détourner la conversation et c'était exactement ce qu'il comptait faire désormais. « Mais tout se passe bien, pour vous ? Vous arrivez à vous installer correctement ? Si vous avez besoin de mon aide pour quelque chose, je peux tenter de faire un effort... Ou sortir travailler pendant que tout le monde dort comme si j'étais l'un des lutins du père Noël ! »

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Jeu 8 Juin - 14:34

Après sa demande, la blondinette lui avait avoué ses bonnes intentions, ce pourquoi ses pieds l’avaient portée jusqu’à son palier. Vous ne me dérangez pas, je vous assure ! Je fais plus semblant de travailler qu'autre chose. Elle pouvait le lire dans ses yeux. Cet homme était inoffensif, peut-être même un peu peureux sur les bords. Il fallait dire qu’avec ce qu’il s’était passé, il en avait de bonnes raisons. Hannah se souvenait du dégoût, de la tristesse et de la crainte qu’elle pouvait ressentir à la fois chaque fois qu’elle se retrouvait confrontée à l’une de ces créatures dehors. A force, les gens s’endurciront, ils avaient seulement besoin de s’habituer. Je m'appelle Rajesh, mais vous le saviez peut-être déjà ? A sa question, Hannah hocha doucement la tête. En fait, tout le monde savait qui il était. Il devait s’en douter, même, mais elle ne lui annoncerait pas à haute voix pour éviter de l’effrayer, ce qui était loin d’être ce qu’elle souhaitait. Vous êtes gentille, vraiment, mais... Je vais bien, je vous assure. C'est juste... Elle n’osait pas l’interrompre, le laissant chercher ses mots. Ses yeux scrutaient attentivement le visage de l’homme alors qu’elle attendit patiemment qu’il ne reprenne.

Mathilde dit que je suis resté dans ce bunker pendant au moins six mois, vous voyez. C'est... long. Et tout à coup, il y a tout un tas de gens ici, c'est tout. Il n'y a pas de quoi s'en faire. J'ai souvent des visites et j'ai de quoi m'occuper. Changer de vie du jour au lendemain, sans le vouloir et de la sorte, ça pouvait en retourner beaucoup. Du moins, le peu d’êtres humains qui soient encore en vie. Hannah en avait fait partie, et ce n’était que maintenant qu’elle était installée parmi tous les autres qu’elle commençait vraiment à se reprendre en main, après plusieurs mois passés enfermée chez elle. Un joli sourire se dessina sur ses lèvres en se rendant compte de ce point commun. Je vous comprends, vous savez… Avant d’arriver ici avec tous les autres, j’ai passé la plupart de mon temps enfermée chez moi, aux alentours de Détroit, coupée du monde. Autant vous dire que moi aussi, ça m’avait fait bizarre de voir des vivants après autant de temps. Mais, je finis par m’y faire. Et je suis persuadée qu’avec le temps, vous aussi. Lui révéla-t-elle d’un ton se voulant rassurant.

Mais tout se passe bien, pour vous ? Vous arrivez à vous installer correctement ? Si vous avez besoin de mon aide pour quelque chose, je peux tenter de faire un effort... Ou sortir travailler pendant que tout le monde dort comme si j'étais l'un des lutins du père Noël ! Un nouveau sourire s’étira sur les lèvres de la demoiselle à cette dernière réflexion. Pour le moment, tout a l’air de bien se passer, ne vous en faites pas pour ça. Il fallait dire que pour le moment, Hannah essayait déjà de s’habituer à ses nouveaux compagnons, voisins, amis, et elle n’osait pas s’imposer plus qu’elle ne l’avait déjà fait en intégrant le groupe. Avec le temps, ça ira mieux, elle en était convaincue. Et au pire des cas, elle partirait. Mais elle devait bien avouer qu’à ses yeux, tout avait l’air de se passer pas trop mal. Ses yeux se relevèrent vers ceux de Rajesh. Alors, dites-moi. Avant, vous étiez qui exactement ? N’ayant pour le moment pas parlé à beaucoup de monde, Hannah n’avait fait qu’attraper le nom du scientifique au vol et quelques informations aléatoires, mais elle devait bien avouer toujours faire face à un inconnu. Vous étiez chercheur ici, c’est ça ? Vous travailliez beaucoup ? Vous aviez un meilleur ami ? Vous étiez marié ? Des questions assez aléatoires et plutôt rhétoriques pour l’aider à se dévoiler un petit peu plus. Si besoin, de toute façon, la blonde en ferait de même.

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Rajesh Manjrekar
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Dim 11 Juin - 18:06

Un peu précipitamment, Rajesh releva les yeux vers la jeune femme alors qu'elle lui faisait partager sa propre expérience de la solitude et de l'enfermement. Ça avait quelque chose de rassurant d'entendre dire qu'il n'était pas le seul à avoir subi cette expérience, mais d'un autre côté, il se sentait aussi un peu plus honteux. Tout le monde ici arrivait à s'en remettre. Ils faisaient leur possible pour survivre, pour continuer leur vie au lieu de rester à se morfondre dans ce labo et à attendre que quelque chose se passe. Eux aussi, ils avaient souffert, probablement perdu leurs proches, leurs vies, comme lui. Mais ils y arrivaient quand même. Pas le choix, c'était comme ça, il le fallait. Rajesh réalisait peu à peu qu'il faisait parti des chanceux. Sa famille devait être morte, elle aussi, mais il ne le saurait jamais et il n'avait pas eu à le voir. Tout comme il n'avait pas eu à affronter ces créatures tous les jours. Il ne devait vivre qu'avec sa culpabilité. C'était bien ça le problème, d'ailleurs. Mais personne ne le savait et il faudrait bien qu'il se décide un jour à l'affronter. Peut-être aujourd'hui ? En tout cas, la jolie blonde assise face à lui arrivait à lui faire croire que ce soit possible.

Il déchanta rapidement quand elle lui posa une nouvelle question. Qui était-il exactement avant tout ça ? Les joues du chercheur s'empourprèrent, alors que la jeune femme continuait de le mitrailler de questions sur son passé. Était-ce réellement important ? Probablement un peu. Il préférait être Rajesh l'ancien chercheur que le type bizarre du bunker, dans le fond. « J'ai travaillé ici pendant quelques mois avant l'épidémie. » se lança-t-il donc, bien décidé à rester particulièrement vague sur cette période sombre de sa vie. « Mais en réalité, j'étais chercheur au C.D.C depuis quelques temps... c'était pas vraiment comme dans les séries, mais suffisamment passionnant pour que j'ai pas trop le temps de penser à me marier. Mes parents voulaient me présenter une jeune indienne qui vivait à Atlanta, elle aussi, mais... Je n'ai jamais vraiment eu le temps de la rencontrer en chair et en os. »

Il lui adressa un nouveau sourire, réalisant qu'il entretenait pas mal les clichés sur les indiens en disant cela, mais c'était tellement vrai, hélas... Ses parents ne l'auraient peut-être pas obligé à épouser la fiancée indienne qu'ils lui avaient trouvé, mais elle existait bel et bien. Du moins, à une époque qui lui semblait désormais très lointaine. « Enfin bref...Et vous ? Vous étiez psy ? Parce que vous êtes vraiment douée ! » Le chercheur lâcha un petit rire, mais même s'il plaisantait, il le pensait vraiment. Elle l'avait aidé, un peu. Peut-être pas au point de le faire sortir là, maintenant, pour aller courir un petit marathon dans les rues de Détroit, mais au moins pour se convaincre à aller voir ce qui se passait de l'autre côté du couloir où étaient les vivants. « En fait, vous êtes tellement douée que je pourrais envisager de sortir de là. Faire un petit tour des lieux, saluer les autres... Tout en écoutant votre histoire. »

Du moins, si elle acceptait de l'accompagner, ce qu'il espérait sincèrement. Et de lui parler aussi, ne serait-ce que pour qu'il ait quelque chose sur quoi se concentrer s'il devait faire face au monde ou supporter les regards de tellement d'inconnus en même temps. Est-ce qu'ils allaient se mettre à chuchoter sur son passage ? Ou tout simplement refuser de le voir là, avec eux. La paranoïa n'était jamais très loin. Peut-être qu'il ne devait pas sortir tout de suite, finalement...

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Jeu 15 Juin - 23:04

Elle inspira doucement. Questionner quelqu’un quant à son passé pouvait s’avérer risqué. Hannah, qui n’aimait pas parler de son vécu, mettait quand même en péril sa discrétion uniquement pour en savoir un petit peu plus sur l’homme auquel elle se trouvait actuellement confrontée. Et puis au fond, il l’intéressait. Au bout du compte, ils n’étaient pas aussi différents qu’elle ne l’avait pensé. Alors, elle voulait savoir. Qui était-il, qu’était-il, avant que le monde ne commence à s’écrouler ? Elle ne savait pas si elle avait bon de lui demander, pourtant elle l’avait quand même fait. Sur une pointe d’humour, c’est vrai. Bien que ça n’ait jamais été son fort, disons que c’était plutôt une tentative pour éviter un malaise. J'ai travaillé ici pendant quelques mois avant l'épidémie. Mais en réalité, j'étais chercheur au C.D.C depuis quelques temps... c'était pas vraiment comme dans les séries, mais suffisamment passionnant pour que j'ai pas trop le temps de penser à me marier. Mes parents voulaient me présenter une jeune indienne qui vivait à Atlanta, elle aussi, mais... Je n'ai jamais vraiment eu le temps de la rencontrer en chair et en os.

Remémorer le temps réchauffait le cœur de la demoiselle. Elle aimait entendre les histoires des autres, par quoi ils étaient passés avant d’atterrir juste ici. A vrai dire, si on écartait la souffrance, elle aimait parfois se lancer dans de longs récits, à propos de son propre vécu. Des premiers pas de son enfant, lorsqu’il perdit sa première dent. Ou encore la chaleur d’Hawaï lorsqu’elle y avait mis le pied quelques semaines après s’être fraîchement mariée. Des souvenirs, c’était tout ce qu’il lui restait. Parfois, elle jurerait que ce ne soit pas les siens, mais ceux d’une autre vie, tellement ils lui paraissent lointains… Un petit sourire se dessine sur les lèvres de Hannah, alors qu’elle l’écoutait. Comment la vie pouvait-elle donner un avenir pareil à un homme comme lui ? A des gens comme eux ? Enfin bref...Et vous ? Vous étiez psy ? Parce que vous êtes vraiment douée ! Son sourire s’élargit, alors qu’elle secoua brièvement sa tête de gauche à droite. Pas du tout. En fait, j’étais infirmière, il y a longtemps, avant que je ne me décide à devenir femme au foyer. Mais, il était pourtant vrai que pour s’adresser aux gens, elle n’en demeurait pas moins douée. L’une de ses qualités.

En fait, vous êtes tellement douée que je pourrais envisager de sortir de là. Faire un petit tour des lieux, saluer les autres... Tout en écoutant votre histoire. Les yeux de la blonde semblèrent s’animer  d’une grande fougue alors qu’elle se redressa sur ses deux jambes. Un grand sourire étira ses lèvres. Puis elle réalisa. En écoutant votre histoire. Alors que sa mémoire lui répéta ces quelques mots, elle déglutit difficilement. Mais soit. Elle avait toujours agit dans l’intérêt des autres avant le sien, conséquence du métier qu’elle exerçait autrefois. Hannah ne parut pourtant pas flancher, devant lui, maintenant son sourire. Je suis persuadée qu’ils seront tous ravis de vous voir, Rajesh. Et elle le pensait sincèrement. Elle savait mieux que quiconque combien ça pouvait être difficile pour lui. Si elle pouvait l’aider, à ce que ce soit plus aisé pour lui de venir à l’encontre des autres survivants, alors elle le fera. Se baissant, elle récupéra les caramels qui demeuraient encore à ses pieds quelques instants plus tôt, et se dirigea vers la porte. Elle ne lui dit rien à ce propos, ne l’invita pas oralement de la suivre. Retrouvant l’atmosphère glaciale du couloir, elle le laissait venir, ou non, à sa guise. Mais, afin de le convaincre, elle reprit la parole. Pour ma part, comme je vous disais, j’étais infirmière. Ici, à Détroit. Mais, lorsque je suis tombée enceinte, j’ai décidé de démissionner pour me concentrer pleinement sur mon rôle de maman.

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@ Knowledge can change our fate
Rajesh Manjrekar
Matricule n°001
@ Knowledge can change our fate
Ven 23 Juin - 14:15

Il n'aurait pas à le dire deux fois, il n'aurait même pas le temps d'hésiter vraiment. À peine Rajesh eut-il proposé cette idée folle de sortir de sa prison que la jeune femme se mettait debout, prête à s’exécuter. Rajesh sentit l'angoisse monter presque aussi vite qu'Hannah s'était relevée. Mais ça n'était rien, juste faire quelques pas dans un endroit qu'il connaissait. Ce serait comme avant, quand il traversait ce couloir pour sortir déjeuner dans le parc avec ses collègues ou pour rentrer à sa chambre d'hôtel pour la nuit. Quelques pas dans le couloir, quelques autres dans le hall. Il y aurait des gens, mais il y en avait déjà par le passé et ça n'avait jamais été un problème, même si ceux-là ne porteraient certainement pas de blouses blanches par dessus leurs vêtements.

Aussi, l'homme se leva à son tour, réajustant sa blouse, passant une main sur son visage, dans ses cheveux... tout pour perdre encore un peu plus de temps alors que l’infirmière lui assurait que tout le monde serait ravi de le voir. Elle avait sûrement raison, dans le fond. Personne ici n'avait la moindre raison de lui en vouloir ou de le haïr, pas pour le moment en tout cas. La présence de ce flic un peu trop suspicieux à son goût l'inquiétait quand même, mais rien ne l'obligeait à aller lui parler s'ils devaient se croiser, pas vrai ? Il n'eut pas tellement l'occasion de s'en convaincre que la jeune femme filait vers la porte, le laissant planté au milieu de la pièce.

C'était plus que ce à quoi il s'était préparé pour aujourd'hui. Mais Hannah reprenait la parole, tenant sa part du marché et Rajesh se mit finalement en route, la rattrapant dans le couloir pour marcher près d'elle en écoutant son histoire. Un enfant ? Il n'avait pas souvenir d'en avoir vu, même s'il entendait parfois les pleurs d'un bébé au milieu de la nuit. Il avait même cru à un rêve au début, mais Robert avait fini par lui confirmer que la jeune femme qui préparait les repas avait accouché tout récemment. Il ne se souvenait plus de son prénom, mais ça n'était pas Hannah, ça il en était persuadé. « Vous avez passé toute votre vie à Détroit, alors ? » demanda-t-il en regardant droit devant lui. Bien sûr, la question sur ce qui était advenu de sa famille lui brûlait les lèvres, mais il avait décidé de ne pas la poser pour le moment. Ce couloir n'était pas assez long et il n'avait aucune envie qu'elle décide de lui tourner le dos tout à coup parce qu'il allait trop loin ou lui rappelait de trop mauvais souvenirs. « Vous n'avez jamais eu envie d'aller vivre ailleurs ? » Une autre question sans gravité et il tournait les yeux vers elle alors qu'ils arrivaient dans le hall. C'était à la fois exactement semblable à ses souvenirs et très différent. Les nouveaux occupants des lieux avaient fait des modifications, pour leur sécurité sans doute. Ils avaient nettoyé aussi. Rajesh se souvenait encore parfaitement des traces de sang partout sur le carrelage blanc quand Raphaël l'avait obligé à sortir du bunker pour voir ce qu'était devenu le monde. Son regard se posa brièvement sur le coin près de la porte d'entrée où il s'était évanoui ce jour-là. Aujourd'hui, ce n'était plus que le hall beaucoup trop blanc d'un laboratoire et il n’apercevait aucun malade traînant son corps pourrissant dans le parc. Tant mieux... « On dirait que vous vous en êtes effectivement bien tirés avec cet endroit. C'est... bien plus accueillant que dans mes souvenirs. »

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Hier à 14:32

En fait, elle ne savait pas par où commencer. Des choses se disaient et d’autres non. Quelle était sa limite avec Rajesh ? Elle n’en savait rien. Alors, elle avait commencé simplement, en dévoilant des informations très basiques. Le minimum à savoir sur elle, en fait. Elle semblait tâter le terrain et verrait bien jusqu’où elle lui raconterait son vécu. Elle verrait bien si elle devait raconter son histoire en profondeur, ou si elle s’en abstiendrait. Son but n’était pas de le rendre mal à l’aise avec ses pertes, ses peines et elle en passait. C’en était même tout le contraire. Il voulait l’écouter, sûrement pour rester distrait quant aux personnes qu’ils dépasseraient. Mais si rapidement elle en venait à créer un froid entre eux, il y avait de fortes chances à ce qu’il retourne s’enfermer dans sa chambre.

En tout cas, il l’avait suivie. Elle commençait à traverser le couloir tout en débutant son récit. Vous avez passé toute votre vie à Détroit, alors ? Elle hocha son visage de haut en bas. Il était vrai qu’excepté sa nuit de noces, elle n’avait jamais voyagé. Vous n'avez jamais eu envie d'aller vivre ailleurs ? Cette fois-ci, ce sont des épaules qui se haussèrent. En réalité, elle ne s’était jamais posé la question. Elle avait toujours fait avec ce qu’elle avait. Et ses occupations ne lui avaient laissé mûrir sur cette idée. Disons que je n’en ai jamais vraiment eu l’occasion. J’étais assez occupée à me construire une vie stable ici que je n’ai jamais pensé à déménager. Peut-être que j’aurais dû. En tout cas, pour ce qui était d’aujourd’hui, c’était bien trop tard pour y songer. Ce n’était pas impossible, mais elle avait retrouvé un certain confort ici qu’elle ne voulait pas abandonner.

Ils arrivèrent dans le hall et Hannah guetta sa réaction. Elle imaginait bien que ça devait lui faire bizarre de remettre les pieds ici. Au moins, il était sorti de son trou. C’était déjà ça. Elle était déjà bien assez contente de ça. On dirait que vous vous en êtes effectivement bien tirés avec cet endroit. C'est... bien plus accueillant que dans mes souvenirs. Elle esquissa un petit sourire. Je me doute bien. Il avait dû s’en passer un carnage ici aussi. Le virus n’avait pas épargné ce laboratoire non plus et Hannah était loin de se douter ce qu’il avait vraiment vu et vécu ici. En fait, elle hésitait à lui demander. Elle ne souhaitait toujours pas le froisser et la vision de ce hall pouvait sûrement déjà lui rappeler quelques souvenirs désagréables.

Elle inspira à cette pensée, et se retourna pour faire demi-tour et emprunter d’autres couloirs. Peut-être qu’ils croiseront quelques têtes connues lorsque de cette petite visite improvisée de ce qu’était devenu le laboratoire en ces temps apocalyptiques. Elle sembla lui faire un mouvement de tête, pour lui indiquer que s’il souhaitait toujours la suivre, c’était dans la direction qu’elle empruntait. En tout cas, c’est toujours mieux que ce qu’est devenu mon petit chez moi. Rajouta-t-elle d’un petit sourire. Elle enchaînait sur un autre morceau de son histoire pour justement éviter qu’il ait de trop le cafard. Elle s’engagea dans un nouveau couloir, avant de reprendre. En fait, je pense que je suis assez chanceuse d’être tombée sur cet endroit. J’aurais probablement perdu la raison si je n’étais pas sortie, si je n’avais pas trouvé ce petit groupe de survivants.

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and i find it kinda funny, i find it kinda sad. the dreams in which i'm dying are the best i've ever had. i find it hard to tell you, i find it hard to take. when people run in circles it's a very mad world. ⊹ barton.

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