[-18] The other kids with the pumped up kick Ft. Abel




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We have ashes, fire and hope
Samara Gibson
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Lun 5 Juin - 19:52

- All the other kids with the pumped up kick should better run, better run, outrun my gun...

C'est les écouteurs dans les oreilles, le fusil d'assaut à la main et les van's aux pieds que je crapahute entre les carcasses de voitures pour récupérer des truc électroniques dedans. Il y a deux, trois stoners dans le coin mais rien de bien alarmant, l'échangeur d'autoroute est sur-élevé et je peux voir si des voitures arrivent de loin. Pis du coup quand les morts arrivent jusqu'à moi, je les pousse par dessus la rambarde et laisse la gravité se fatiguer pour moi.
J'ai déjà pas mal de truc et mon sac comment à s'alourdir. J'ai piqué un tournevis dans la réserve mais il est resté à Fort Hope, je ne veux pas risquer de le perdre et de devoir m'expliquer avec le chef, pis j'aurais pas le temps de tout dépecer sur place de toute manière.

Du coup ! Je pose mon sac à dos multicolore sur le capot de l'auto à laquelle je m'intéresse désormais avant de reporter mon attention sur l'intérieur. Il y a un pied qui sort de sous le voiture et je tire dessus avec ma main libre pour faire sortir le stoner. Il y a juste une jambe qui vient et au final, je tombe sur le cul emportée par ma propre force et me relève pour revenir à l'auto. Tout en récapitulant ma liste de course dans ma tête, je me rappelle aussi qu'un type du camp avait besoin d'un morceau de voiture de Mazda et je suis justement entrain d'en démonter une. Je lève le capot pour récupérer la fameuse courroie et un petit rongeur se sauve du nid douillet qu'il s'était fabriqué à l'intérieur du moteur à l'arrêt. C'est de la saloperie à retirer et je mets au moins quinze minutes à retirer cette cochonnerie de là. Il a intérêt à en avoir vraiment besoin le coco sinon il va m'entendre. En plus maintenant j'ai plein de cambouis sur les mains... Il voulait une autre pièce mais il ira la récupérer lui-même, j'ai assez donné.

- Beurk !

Bon maintenant la radio ! J'ai besoin d'un mini-transfo et pour ça, il faut une auto-radio en état de marche, chose qui jusqu'à présent s'est fait plutôt rare. Les portières sont fermées bien entendu, mais le pare-brise est déjà à moitié enfoncé et un bon coup de crosse le fait exploser. Un mort tend les bras, putain fallait qu'il y en ait un. On le voyait pas à travers les vitres mais il est bien là à tendre les mains comme un idiot, trop bête pour détacher sa ceinture de sécurité. Je me met debout sur le capot pour pouvoir lui envoyer des coups de pied dans la tête assez facilement et il finit pas arrêter de bouger et de grogner.

Le monstre maintenant hors d'état de nuire, je me glisse dans l'habitacle de la voiture pour être à mon aise. La boîte à gant ne contient pas grand chose d'utile et je sors un tournevis plat de ma poche pour déloger le boitier de son socle avant de tirer la fameuse radio. Je sors mon coupe-ongle et sectionne les fils avant de poser la radio sur le capot de l'auto.
En me suspendant au plafond, je sors les jambes en première, trop contente de ma trouvaille et reprend la chanson en même temps que mon smartphone.

- Who lettt's the dogs ouuuut ?

Au moment où je m'apprête à aboyer, je relève la tête et m'explose le front contre le plafond. Aïe ! Je glisse à l'extérieure de la voiture en me tenant la tête. J'ai arrêté de chanter cette fois.


Dernière édition par Samara Gibson le Jeu 22 Juin - 18:29, édité 1 fois
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Mar 6 Juin - 0:08



Samara && Abel
 Le plafond me regarde, et à mesure que je le fixe, il se fait de plus en plus oppressant. C’est décidé. Aujourd’hui, je ne reste pas enfermé. Je m’extirpe du lit. Un semblant de toilette dans un peu d’eau, tirant au passage mes cheveux en arrière. J’enfile mon t-shirt et ma veste à capuche que je rabats sur ma tête. J’attrape mon sac, ma hachette, mon flingue et mon couteau, les rangeant à leurs emplacements respectifs. Je quitte le labo, après avoir prévenu Rajesh, qui devait être bien trop occupé pour me répondre autre chose qu’un grognement. Je me dirige vers la grosse pointe, dans l’espoir d’y voir des personnes que je connaisse tel que Leïa, ou encore… Clarice.

Vide. Vide. Vide. Brûlée. Vide. Mince. Toutes les maisons devant lesquelles je marche ont déjà été visitées par mes soins, ou bien en trop piteux état. Je passe mon chemin pour celle-ci. Vu les grognements, y’a au moins deux rôdeurs à l’intérieur. Je n’ai pas envie de me salir. Je continue d’avancer, déambulant entre les voitures. Je suis interrompu dans ma marche par une voix féminine. « Who lettt's the dogs ouuuut ? » Je tourne la tête et me dirige vers la voiture d’où provenait la fameuse chanson. Un bruit sourd. Une silhouette qui se tient la tête. Elle a dû se cogner. Mais… Elle est passé où la suite de la musique ?

A mesure que je m’approche du véhicule, je discerne un peu plus les traits de la demoiselle. Je suis assez proche pour pouvoir lui parler sans alerter tous les rôdeurs environnants. « Hey ! Tu ne t’es pas fait mal ? » demandais-je en grimpant sur le capot, à genoux, afin de lui tendre une main pour l’aider à s’extirper de la carcasse. « Donne-moi ta main. Tu seras mieux dehors que là-dedans. »Dis-je, en zieutant le cadavres non loin de la jeune femme.

Je suis presque sûr que si Cale me voyait faire, il me demanderait de prendre mes précautions avec la demoiselle. Mais c’est plus fort que moi. Je ne peux pas laisser une personne sans assistance. Puis c’est ma vie, après tout. Je suis libre de faire ce que je veux de ma peau, y compris de porter secours à la jolie chanteuse.

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Dernière édition par Abel Jonasson le Mar 6 Juin - 18:09, édité 1 fois
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Samara Gibson
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Mar 6 Juin - 7:24

Je me tiens le front en gigotant sur le capot poussiéreux et en gueulant.

- Merde ! Merde ! Merde !

Ça fait mal ! Je vais avoir un bel oeuf de pigeon dans très peu de temps à ce rythme. Et c'est qui qui me parle ? Dans un mouvement réflexe pour voir qui vient de m'adresser le parole, je relève la tête et m'assomme une nouvelle fois contre le plafond de la voiture. "Aïe !".

C'est un grand type blond qui vient s'agenouiller à côté de moi pour me tendre sa main. Je le regarde un instant. Avant de tendre la main, j'affiche un regard suspicieux pendant une fraction de seconde tandis que l'écouteur qui est resté logé dans mon oreille droite me lance des aboiements de chiens.

- On se connait ? - puis après une petite pause - Whatever ?! Je m'appelle Samara !

J'attrape sa main et me hisse à nouveau sur le capot avant de descendre sur le bon macadam fait en dur et qui s'enfonce pas quand tu t'allonges dessus comme ce foutu capot ! Je le regarde finalement avec un sourire, tenant entre mes mains ma radio de voiture. Tout en rangeant ma nouvelle acquisition dans le sac Eastpack, je dévisage le barbu blond en souriant.

- J'ai trouvé presque tout ce qu'il me fallait, me manque juste deux choses mais je crois que ces des conneries. Ils m'ont dit de ramener une bougie et un sceau à étincelles... Tu peux m'aider ?

D'un revers du bras, j'essuie la goutte qui a commencé à perler sur mon front après mes efforts pour retirer la radio de l'habitacle et observe le survivant.
Au moins on peut dire que j'ai eu de la chance, j'aurais pu tomber sur un petit teigneux avec les dents de travers, lui a l'air plutôt calme et je me sens même pas l'envie d'attraper mon fusil d'assaut. De toute manière, je suis encore plus ou moins sur le territoire de Logan donc il ne peut rien m'arriver right ? Je pensais que j'allais gagner un tatouage ou un truc du genre en rejoignant la tribu mais même pas...
Je me tamponne le front avec un peu de neige avant de reporter mon attention sur lui.

- Ça ira mieux d'ici quelques jours, mais je te jure que j'ai frôlé la commotion !

D'un autre côté, il n'avait pas vraiment d'autre moyen de me signifier sa présence en évitant ma réaction qui était totalement illogique je le reconnais volontiers. Si il aurait pu me tirer par le pied assez violemment pour me faire sortir de l'habitacle suffisamment vite pour ne pas que je me fracasse la tête mais bon, je me vois mal sourire à un mec comme ça.

- Bon ! Où j'en étais ? Ah oui ! Tu cherches un groupe ? On recrute et j'ai encore une chambre pour un coloc ! Affaire à saisir ! Sauf si t'es un bad-guy mais dans ce cas, prière de prévenir le chef avant d'attaquer.

Je marque un pause.

- Et je sais bien que tu n'es pas méchant, t'aurais pu me flinguer déjà... Pis t'as une tête de gentil !

Je dis ça avec le sourire le plus adorable du monde, contente d'avoir trouvé quelqu'un qui ne pense pas juste à me bouffer ou à m'éviter. Je crois que je commence à soûler tout Fort Hope avec mes baratins mais j'ai besoin de parler c'est comme ça.

- En fait je cherche encore une antenne radio si tu vois de quoi je parle ? Le morceau avec la parabole, le para-tonnerre et probablement un petit boitier magique pour transformer toutes ces mauvaises ondes en bruit ! Il m'en faut vraiment un tu sais !

En vrai j'en n'ai pas plus besoin que ça mais si Logan apprend que je passe mes journées à dépecer des carcasses de voitures sans même mettre un pied dans le cotsco qui nous fait face, je vais me faire descendre et j'ai encore besoin de son électricité jusqu'à ce que je mette la main sur une pile nucléaire. Et à ce moment, je n'aurai plus besoin d'électricité puisqu'il me suffira juste d'une delorean et d'un éclair pour retourner dans le passé et empêcher l'apocalypse ! Mais je me fais des films et mes pupilles doivent bouger à la vitesse de la lumière tellement je réfléchis vite. J'aurais vraiment dû accepter de voir ce psy à Vancouver, mais d'un autre côté, avec un peu d'herbe je me calme.

- Qu'est-ce que tu faisais dans le coin ?
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Jeu 8 Juin - 22:35

La jeune femme inconsciente sur le capot se met à crier « Merde ! Merde ! Merde ! » plutôt que Wouf Wouf Wouf… Elle ne doit sans doute pas connaître les paroles… En paniquant, je la vois se cogner de nouveau. Je ne sais si je dois rire ou m’inquiéter. Quoiqu’il en soit, je suis à l’origine de ce deuxième coup. « Calme toi, Je ne te veux aucun mal. » Je ne sais si elle se calme grâce à mes propos, mais en tout cas, elle ne gesticule plus dans tous les sens. Elle demande si l’on se connaît et se présente. Je lui tend la main en répondant « Je suis Abel. » Elle attrape ma main et je l’aide à s’extirper du capot de la voiture tout en me remettant les deux pieds sur le sol et me tenir debout face à elle. Je remets mes cheveux en arrière en observant sa trouvaille. A quoi peut bien lui servir un autoradio ? Bonne question. Je crois qu’on a tous besoin de choses délirantes. Pour ma part, je ne cracherai pas sur un coupe ongle. Ça serait beaucoup mieux que ce couteau de chasse qui me donnent des panaris… Mais lorsque j’entends sa demande, je fais les gros yeux. « Ils t’ont dit… ? Mais pour faire quoi ? Vous construisez une bagnole de toutes pièces ou quoi ? Suffit d’en trouver une ou deux pas amocher et le tour est jouer. Enfin… Si ça peut te faire plaisir, pourquoi pas ! De toute façon, je n’ai rien de mieux à faire… Donc ouaip, je peux et je vais t’aider. » Je la regarde s’appliquer de la neige sur le front en espérant faire disparaître ses bosses. Bonne utilisation de l’environnement.

« Oh, j’en doute pas une seule seconde, tu as dû te faire bien mal. J’ai entendu le premier coup alors que j’étais à une bonne distance de la voiture. Mais t’as l’air d’être une dure à cuire. Je me n’en fais pas trop pour toi. » Menteur. Tu vois un bébé écureuil sans défense et tu l’adopte. Bien sûr que tu t’en fais. Mais tu ne le montre pas, Abelounet. Je croise les bras en écoutant son discours sur son groupe. Je peine à me retenir de rire, mais y parviens, en souriant. On me dit que mon regard en dit long, et qu’il rit à ma place. Mais c’est d’autant plus difficile lorsqu’elle me juge sur ma tête de gentil. « T’as pas l’air de faire souvent du recrutement, toi, j’me trompe ? Je ne dis pas que tu t’en sors mal ! Si ça ne tenait qu’à moi, j’accepterai volontiers. Mais je pense que ton groupe n’apprécierai pas qu’un inconnu débarque aussi vite. Que vas-tu leur dire ? Que je suis le type qui t’as sorti d’une carcasse de voiture ? Je ne suis pas sûr que ça soit suffisant. Mais c’est gentil de m’offrir une place chez toi. » J’arrive à me calmer mais continue mon sourire. Je ne sais pas. Elle m’inspire un brin de joie de vivre. Un genre de bouffée d’air frais dans ce monde ravagé. Et je lui fais une leçon de morale parce qu’elle m’offre une place dans son groupe aussi rapidement ? C’est l’hôpital qui se fout de la charité.

Je la laisse reprendre, après un adorable sourire, sur son antenne radio. Je fais les gros yeux lorsqu’elle m’a demandé si je voyais de quoi je parle. J’en ai aucune idée. Je suis loin d’avoir tout ça sur ma moto. « Ouai… Je vois… » Menteur. Je la regarde avec insistance en voyant ses yeux faire un truc bizarre. Elle me plaît de plus en plus cette demoiselle ! Sa façon de bifurquer de sujet ne me laisse pas une seule seconde me reposer. Pas le temps de m’apitoyer sur mon sort. « Oh tu sais… Je fais que regarder sans rien acheter, ces temps-ci. On trouve de moins en moins de trucs. Sauf en ce qui concerne les radios. Et toi, je suppose que tu cherches du matos ? » Ma réponse me semble satisfaisante. Est-ce un signe du destin que je la rencontre ainsi ? Hum. Non. Pure coïncidence. Mais inconsciemment, j’avais besoin d’une telle rencontre. Je ne peux plus permettre à l’ennui de gangréner mon âme d’amertume.

Je sors mon paquet de clope de ma poche avant d’en agripper une à l’aide de mes incisives et de l’extraire du paquet. J’allume cette dernière avant de tendre le paquet à Samara « Si tu fume sers toi. J’ai besoin d’une pause avant de commencer à fouiller toutes les caisses en quête de… Des trucs que tu veux. Au fait. Tu veux en faire quoi de tout ça ? »



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Samara Gibson
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Ven 9 Juin - 7:21

Pfoua ! Je me tiens encore le front avec la main comme si ça allait faire partir la douleur par enchantement. Mais deux chocs au même endroit, ça ne fait pas du bien et je ne suis actuellement pas sûre que le type avec qui je discute ne soit pas une sorte de leprechaun blond tout droit sorti de mon imagination débordante. Tiens, ça ferait un super T-shirt ça !

- Enchantée Abel ! Et t'en fais pas ! C'est juste qu'on a un fada de mécanique au camp et autant te le dire tout de suite, le saut à étincelles, c'est des conneries. Le chef m'a appelé par radio cinq minutes après mon départ pour me dire de ne pas le chercher ! Je voulais juste te faire marcher aussi ahah !

Toujours fière de mon humour devenu légendaire et probablement inégalé pour la basse saison des festivals.

- En vrai, j'essaie de construire une radio ondes courtes pour pouvoir diffuser. Du coup, je manque toujours de trucs et soit c'est trop petit et je peux pas les dessouder, soit c'est encore trop petit parce que ça ne supportera pas le choc électrique. Dans les deux cas, je suis foutue.

Je fais un petit pas pour me rapprocher de lui et me place à ses côté avant de retirer le capot de l'auto-radio pour lui montrer l'intérieur.

- Ça c'est le morceau que je veux récupérer, ça limite le courant et permet de le redistribuer. En gros, ma machine c'est ça partout parce que j'ai pas les ingrédients qu'il faut sur ma soupe. J'ai remplacé l'ail par beaucoup d'oignon.

Un clin d'oeil et je remet la radio dans mon sac avant de balancer celui-ci sur mon épaule, faisant résonner les divers morceaux électroniques que j'ai déjà récupéré. Avec un grand sourire et un "Merci !" tout à fait sincère, j'attrape une cigarette et la cale entre mes lèvres avant de l'allumer avec mon clipper multicolore. Revenant à un sujet plus terre-à-terre, je pointe du pouce la voiture à côté de nous.

- Je dois toujours trouver les bougies, ça je suis sûre que ça existe ! C'est la même marque de voiture et y a autant de portes ! Doit pas y avoir trop d'électronique non plus vu l'âge de la radio. Donc tu ne pourras pas faire comme dans la pub avec ta petite tablette branchée au moteur mais t'as le droit d'y aller à coup de barre à mine tant que tu niques pas la pièce que je veux ! Ahahahah

Eh ouais ! Apocalypse style ! Je jette un regard assez fière à ma BMW de collection garée plus loin, c'est sûr que le jour où j'ai un problème dessus, Logan va s'arracher les cheveux pour la faire redémarrer. Je suis sûr que l'interface de réparation était en réalité augmentée !
Je le regarde se pencher au dessus du moteur et me met sur le côté de droit pour me pencher aussi et regarder ce qu'il fait. Histoire de me rendre un peu utile, je dégaine mon smartphone de ma poche et active le flash pour l'aider à y voir plus clair, surtout que je cache une partie de la lumière du soleil. Je l'éclaire donc avec un sourire un peu coupable en l'observant retirer des pièces un peu au hasard à mon avis.

- Sinon si t'as un treuil dans ta poche, je peux tracter la carcasse jusqu'au camp avec mon bolide eheh...

Petite blague à part mais c'est ma solution finale si jamais j'arrive vraiment pas à trouver ce qu'il faut.
Je me redresse et sors la tête de sous la capot avant de tapoter son épaule pour lui tendre le smartphone encore allumé.

- Y a une auto juste à côté avec une vieille plaque d'immatriculation. Je veux pas faire l'ancienne mais les radios, c'était mieux avant. Mon rêve c'est de trouver une voiture de police à l'ancienne ! Bref ! Je vais je m'occuper de celle d'à côté, vide pas toute ma batterie right !?

Je me sauve avec un clin d'oeil et mon tournevis avant de balancer mon sac sur le capot de l'auto. Un coup de manche sur la vitre pour virer la poussière mais y a juste un squelette à l'intérieur du côté conducteur. J'ouvre la porte en lançant un "Salut, toi." avant d'attraper un pli de son T-shirt entre deux doigts pour le virer de l'auto avec un air dégoûtée et un beurk franc. Le squelette tombe au sol, les os encore fixés par des articulations pourrissantes, dans un bruit de cliquetis faisant étrangement penser à un xylophone, c'est rigolo ! Évitant tout de même de trop m'amuser pendant qu'Abel a les deux mains dans le cambouis.

Hop, je saute sur le siège passager dans un grincement de suspensions rouillées et essaie d'allumer la radio au cas-où, comme d'habitude. Ça voudrait dire que la batterie n'est pas totalement morte. Bien sûr comme d'habitude, l'écran d'affichage n'affiche aucun signe de vie électronique là-derrière et avec un soupir, je glisse mon tournevis plat dans la fente entre la voiture et la radio sans jus. Clack, le premier ressort a sauté, je fais sauter celui de l'autre côté et pousse un petit cri triomphal en sortant l'appareil de son logement. Je l'ouvre quand même par acquis de conscience et m'assure que la radio n'est pas faite avec des micro-processeur industriels modernes qui m'empêcheraient d'utiliser la pièce après l'avoir retirée de l'ensemble. Au moins, je ne me suis pas trompée sur ça et la pièce est bonne. Je ressors donc de la voiture avec un sourire satisfait et glisse la seconde radio dans mon sac avant de retourner vers Abel.

- Alors blondinet, tu t'en sors ? Je peux récupérer mon cell ?

Je lève la main et replie trois doigts pour afficher un peace parfaitement rôdé par les années.

- J'ai deux radios, normalement, ça fait assez de pièces ! Plus que l'antenne et ce sera bon !

J'ai dis la fin plus pour m'aider à me concentrer et à réfléchir sur cette seule et unique chose et mon regard se perd dans le ciel gris au fur et à mesure que mon propre esprit se perd dans ses pensées. Tout à coup, je reviens à moi et recentre mon regard sur Abel avant d'annoncer ma prochaine destination avec un grand sourire.

- L'aérodrome. Y avait un petit aérodrome de l'autre côté de la ville d'où on partait pour les sauts en parachute ! Doit encore y avoir des petits avions avec des radios d'émission à l'ancienne. Il me faut un micro et je ne compte pas en fabriquer un comme ça.

Yes ! Mon projet prend enfin forme ! Il faudra que j'avertisse Logan de ce que je compte faire quand même. Mais bon ! Joy est au courant donc je suppose que ce n'est pas si grave !
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Ven 9 Juin - 19:39

Même si elle est enchantée de me rencontrer, je déchante assez vite. Elle parle de plein de trucs en même temps et à un débit… J’essaye de suivre, tant qu’elle ne parle pas trop technique, mais lorsqu’elle commence à m’expliquer ce qu’elle compte faire de tout ça, j’imagine très bien ma tête dubitative. Jusqu’ici, je pige à peu près le truc. J’aimerai en placer une pour lui dire que ça peut être dangereux de diffuser sur onde courte, car l’on pourrait capter le signale et remonter jusqu’à elle, mais elle ne m’en laisse nullement l’occasion, me montrant déjà ce qu’elle veut. Je crois que si je devais donner un nom à la migraîne, ce serait sans aucun doute Samara. La voici à me parler de soupe à l’ail ou à l’oignon. A quelle moment y’a de la bouffe dans les radios ? Bonne question. Mais mieux ne vaut pas la contrarier. Je lui tends une clope. Elle l’accepte et me remercie. Ok, c’est bon. Ça, j’ai compris. « De rien, je suppose. » A dire vrai, c’était à moi que j’offrais un répit. Le temps qu’elle allume sa clope, je me remémorais la pièce qu’elle cherche. Dans un futur proche, c’est sûrement ce que je vais être amené à rechercher après tout. Mais à mesure que je visualise la pièce dans mon esprit, un gousse d’ail se forme dans mon crâne. Je fronce les sourcils et ouvre la bouche, m’apprêtant à parler. Je suis sans aucun doute trop lent. Elle cherche maintenant des bougies.

Je prends mon inspiration. Vu qu’elle passe de l’electronique à de la bouffe, je pars sur l’hypothèse qu’il s’agisse de bougies d’anniversaire. Mais pourquoi me revient-elle aux voitures ? Et une tablette maintenant… Je fixe la bagnole dont elle me parle. Je dois trouver un truc là-dedans. Mais c’est de l’ail, le truc qu’elle cherche, ou une bougie d’anniversaire ? Apparemment ça a l’air de se trouver sous le capot… Oh ! ça doit être de bougies de démarrage dont elle me parle ! Mon visage s’illumine. Ça, je sais les démonter avec les outils adéquats. Mais encore faut-il que je trouve les outils. En tout cas, ma mission semble se concrétiser un peu plus. Je m’approche de la voiture en question, me dirigeant vers le coffre –en espérant y trouver une boite à outils. « Au fait, pourquoi tu veux de l’ail dans ta radio ? Je suis pas sûr que t’arriveras à diffuser de la mauvaise haleine… » Dis-je d’un air sarcastique alors que j’ouvre le coffre. L’odeur est atroce. Un rat est venu se planquer là-dedans pour y crever. JE trouve une pince multiprise un peu rouillée. Ça fera l’affaire. Je referme le coffre et prends une bouffée d’air frais avant de me diriger à l’avant de la voiture. J’ouvre le capot, me penche au-dessus, et me demande s’il est encore quelque chose de potable à récupérer là-dedans. Fort heureusement, elle éclaire le moteur, pour que je constate les dégâts. La courroi est pourave. De l’huile et du carburant ont suintés de leurs filtres respectifs. Le filtre à air est couvert de poussière et de graisse… Il faudrait le faire tremper dans de l’acide, pour sûr. D’ailleurs, ce dernier me bloque l’accès aux bougies en question. A l’air de la pince je desserre l’écrou comme je le peut avant de virer la plaque rouillée au-dessus du filtre et dégager tout le reste. Et la voici à me parler de treuil. J’avise la situation en me disant que cette carcasse n’ira nulle part pour sûr. Je ne suis même pas sûr que les pneus tiendraient cinquante mètres. Je relève la tête et admire le bolide en question. Mouai. Ça a toujours deux roues de trop, ces engins-là. Je me recentre sur la voiture, tandis que je démonte ce qu’il reste du filtre à air. « Tu sais… Je ne suis peut-être pas doué avec la mécanique… Surtout que des voitures, j’en ai eu qu’une seule… Le temps d’avoir mon permis moto… Mais… Je devrais pouvoir trouver… Ce qu’il te faut ! »finis-je, après un discours saccadé par les efforts que je faisais pendant ce temps.

Elle a l’air surexcitée la petite. La voici déjà repartie vers une autre bagnole après m’avoir laissé son téléphone. J’attrape ce qu’elle me laisse tout en éclairant le moteur pour rechercher une des fameuses bougies en question. Je l’entends parler au loin. Je redresse la tête par-dessus le capot et la voie penchée sur une voiture, tirant un squelette pour le virer d’une voiture. Et bien sûr, en tant que mâle, mon regard se pose avec insistance sur son joli fessier. Lorsqu’elle entre dans la voiture, je soupire et me remet à l’ouvrage. Eurêka ! Je commence à démonter une de mes trouvailles, lorsqu’elle me demande si elle peut récupérer son téléphone. « Ouaip ! J’ai trouvé ce que tu cherches ! Tu peux le reprendre. » Elle m’énumère ses découvertes et ce qui lui manque. Je finis d’extirper la bougie tenace de la puis m’attaque à la seconde. Une fois qu’on en a une, en générale, les autres viennent toutes seules. Je l’entends me parler de l’aérodrome. Je me redresse après avoir ôté la quatrième et dernière pièce du moteur avant de m’essuyer les mains l’une contre l’autre. Je me tourne vers elle, saisissant ce que j’ai pu prendre. Je l’écoute attentivement, mais, je n’entends pas qu’elle. Je tends l’oreille. Je ne connais que trop bien ce son.

Une horde est en approche. Un regard derrière moi et je constate que je bouchais la vue de la demoiselle qui n’avait pas dû voir qu’une trentaine de morts s’avançaient vers nous. « Merde ! » dis-je en chuchotant. « Viens ! » J’attrape sa main et me baisse l’invitant à faire de même. « Y’a une p’tite horde qui s’approche. Soit on se planque soit on décampe, mais elle est suffisamment nombreuse pour avoir raison de nous ! » Je regarde dans un rétro qui m’offrait un angle parfait pour constater la démarche décharnée des morts. On a plus le temps de fuir. J’ouvre la portière de la bagnole que j’avais dépouillé et lui fait signe d’entrer avant de la suivre. J’espère que l’odeur du rat crevé va couvrir nos odeurs….

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Ven 9 Juin - 21:50

Il ressort la tête du capot avec une de ces fameuses bougies dans la main. Je me précipite vers lui pour saisir la pièce entre mes mains et poser un bisou sur sa joue avec un nouveau "Merci !" avant de ranger la pièce dans mon sac. Ça s'est fait ! Je assez fière de moi et je lui tends un chiffon pour qu'il puisse s'essuyer les mains. Je savoure ma cigarette en discutant, enfin, en donnant toujours plus d'infos au blond face à moi. De toute façon, il n'y a rien d'important dans tout ça au final, rien qui puisse permettre de localiser mon groupe ou quoi, donc pourquoi m'en priver.

- C'est cool de t'être arrêté pour m'aider ! Je te revaudrai ça tu pe...

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'il se retourne et m'attrape pour me jeter dans une voiture. J'ai à peine le temps d'attraper mon sac à dos à la volée avant de me retrouver sur la banquette arrière avec Abel sur moi. J'ai laissé mon fusil contre la voiture à l'extérieur mais la horde de morts vivants que je remarque finalement à travers la fenêtre arrière poussiéreuse de la voiture me dissuade d'aller le chercher.

- Oh !

Je ne m'attendais pas à ça et sur le coup, je me suis vraiment demandé s'il allait m'exploser la tronche contre la voiture pour me dépouiller ou me violer à l'arrière. Mais en fait, mis à part ses mains qui se promènent un peu plus que de raison dans de telles circonstances, il n'est pas non plus en train de me déshabiller et la situation fait que je ne dis rien. Je préfère encore me retrouver avec un mec bien trop lourd à mon goût allongé sur moi que de lui faire un scène devant beaucoup trop de rôdeurs pour mener la fameuse scène jusqu'à son terme.
Incapable de m'empêcher de parler, je chuchote quand même pour ne pas nous faire repérer par les morts qui approchent petit à petit de notre position.

- Tourne comme ça... Voilà ! Bouge plus. Désolé mais t'étais trop lourd.

Je l'ai fais pivoter pour me retrouver à califourchon sur lui et je lève un peu la tête pour observer les monstres à travers la vitre. Je peux compter la première rangée, ils sont à peu près sept ou huit. Mais ils sont beaucoup trop nombreux. Peut-être que s'il m'avait laissé le temps d'attraper mon fusil, j'aurais pu nous en débarrasser mais maintenant...
Concentrée, je marmonne en observant les stoners et lorsque mon regard croise quasiment celui d'une femme morte portant une robe d'été qui a du être tout à fait ravissante il y a deux ans, je pousse un cri de surprise avant de baisser à nouveau la tête, me retrouvant nez-à-nez avec Abel, recroquevillé comme il peut entre les deux portières fermées. Je chuchote toujours.

- Ils arrivent, fais pas de bruit, je veux pas mourir.

Je me colle le plus possible, cachant ma tête à côté de la sienne et me retenant de bouger à tel point que lorsque des corps commencent à percuter la carrosseries, faisant résonner les impacts à l'intérieur pour notre plus grand plaisir, j'arrête même de respirer pour ne pas me faire voir. Il finiront bien par passer. En attendant, je reste là sans avoir vraiment le choix, il m'a sauvé la vie mais pour le coup, j'aurais apprécié être avertie. Déjà que dans cette position, ma tête, sur laquelle se forme encore une bosse de belle forme, commence à tourner, probablement du aux chocs. Et je ferme les yeux pour éviter de vomir mon p'tit-dej sur le blond.
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Sam 10 Juin - 0:48

Quelle drôle de posture pour échapper à l’armée des morts vivants ? Me voici sur elle, coincé entre ses cuisses. Si la situation avait été différente, j’en aurai profité, mais je suis bien trop absorbé pour garder le silence. Je baisse ma tête pour éviter qu’une de ces choses ne me voient et je réalise que Samara m’a déposé un baiser sur la joue. Même si nous sommes dans une bagnole qui sent le rat mort, à éviter une horde de crétins ambulants, je trouve le moyen d’esquisser un sourire en coin. Je me veux sans doute rassurant. Mon sourire s’efface lorsque je dresse la tête de nouveau. Et ce jusqu’à ce qu’elle m’ordonne de me tourner. J’obtempère et me retrouve en dessous d’elle tout en murmurant « Désolé… Pardon… ça va mieux ? » Je fixe son visage, tentant d’attraper mon couteau de chasse accroché à mon mollet. Si seulement je n’avais pas laissé ma hachette près du moteur que j’avais dépouillé… J’essaye de deviner à ses traits ce qu’elle peut voir. Un cri étouffé de sa part, et sa façon d’enfouir sa tête, je devine qu’elle a dû voir un truc qui la dérange. Je dépose ma main gauche sur sa nuque pour la rassurer et pouvoir dégager mon champ de vision. Je libère ma main droite que je place contre son dos, le couteau à la main, prêt à tuer le premier mort qui parvient à forcer la bagnole.

Le bruit des corps qui viennent heurter la carrosserie se font entendre. Je prends mon inspiration. Je murmure de façon à peine audible « ça va aller. Fais-moi confiance. » Je l’espère en tout cas. Il nous faut un plan d’action au cas où cela dégénère. Mais… Comment ? Son arme et ma hachette sont à l’extérieur. Sans compter que mon sac aussi se trouve dehors… Heureusement que j’ai laissé mon écureuil au labo ! La horde semble s’éloigner peu à peu. En tout cas je l’espère ! Mes muscles se décrispent. Je réalise que frénétiquement je caressais les cheveux de Samara. J’arrête et laisse ma main retombe le long de mon corps, à semi en suspens dans le vide, au-dessus du plancher de la voiture. « Je crois qu’ils s’éloignent. On va essayer de sortir pour reprendre nos affaires et filer. Ta voiture et à l’opposé du groupe de morts… » Dis-je en murmurant, partageant mon plan avec elle. Je me redresse tant bien que mal pour m’asseoir et jeter un œil à l’extérieur.

Tout semble dégagé. Je regarde Samara, assise à mes côtés et fait le décompte jusqu’à 3 avec mes doigts avant d’ouvrir la portière silencieusement et de sortir en premier. Je me tourne vers la horde qui s’en va vers le nord. Ok. R.A.S. Ou pas. Un de ces monstres se jette sur moi, me plaquant contre la voiture. Dans le feu de l’action, je perds mon couteau et tente de le repousser autant que je le peux. Je concentre un peu de ma force et le jette en arrière avant de me mettre au-dessus de lui et d’éclater son crâne avec mon pied. Toutes la horde nous a entendu et fait demi-tour. « Sam ! Vite ! Sors de là, et prends tes affaires ! Faut qu’on s’tire ! » ordonnais-je en attrapant mon couteau puis mon sac et enfin ma hachette. Je place mes bagages sur le dos, remets mon couteau dans son étui, gardant ma hache en main. Je prends son arme au passage que je lui tends. « On file à ta caisse ! »

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Sam 10 Juin - 2:22

Que cette situation est grotesque ! Si nous n'étions pas encerclés de dangers mortels, j'éclaterais probablement de rire en nous voyant. En voulant l'expliquer, je serais encore incapable de dire comment je me suis retrouvée à califourchon sur lui et je souris quand il me dit de lui faire confiance. Ah mon grand ! Si tu savais, tu viens de me jeter de force dans une voiture et pourtant, je t'écoute toujours aveuglément non ? En tous cas, je n'ai pas bougé de là et lorsqu'il pose sa main sur ma nuque, je me laisse faire et ferme les yeux en laissant aller ma tête contre lui. Il n'est pas rassuré quand même et je le sens qui attrape un truc et le tiens dans mon dos en me serrant contre lui. Est-ce que c'est pour me rassurer ou parce que lui-même à peur ? Je parierais sur la première alternative vu qu'il se met à me caresser doucement les cheveux. Bon... Je vais pas m'en plaindre, c'est probablement pas Logan qui s'amuserait à me refaire mes tresses.

Je ne vois rien à ce qu'il se passe mais grâce à dieu, personne n'a lancé de musique ou quoi que ce soit qui aurait pu me faire rire ou crier. Les chocs contre la voiture se font de plus en plus rares jusqu'à disparaître et le blond arrête de jouer dans mes cheveux pour me relâcher. Je me redresse à l'arrière de la voiture et regarde par le pare-brise les monstres s'éloigner en m’agrippant au siège de la place du mort devant moi. Mon dieu qu'ils étaient nombreux ! Je suis bien contente d'être passée au travers même si je n'ose toujours pas imaginer ce qui nous serait arrivé s'ils nous avaient repéré.

Oh wait ! Il suffisait d'y penser pour qu'Abel le réalise. Il prend les devants mais je préférerais une consultation avant de sortir se battre avec les morts et je ne peux pas m'empêcher de pousser un cri lorsqu'un monstre sort de je-ne-sais-où pour l'attraper. Ils se battent jusqu'à ce qu'Abel gagne, ce qui est quand même qu'à moitié surprenant vu sa carrure. Sauf que mon cri a fait se retourner les autres monstres et au moment où je sors de l'auto, je suis à nouveau tirée par le bras avant d'avoir pu dire "ouf" et Abel me dit de filer à l'auto. Oui pas de souci je sais faire ! Le sac se balance sur mon épaule tandis que j'attrape le fusil avant de courir en direction de la BM.

Je tire de mon sac l'énorme porte-clé licorne-scoobi-doo et fait cliquer l'ouverture automatique des portes qui se soulèvent d'elles-mêmes avant de me glisser sur le siège conducteur. Pas besoin d'insérer la clé, tout se fait tout seul et la voiture démarre dans un bruit tout à fait merveilleux tandis que les portes s'abaissent. Je regarde mon nouveau compère avec un sourire, contente d'être en sécurité, enfin... en partielle sécurité.

- Attache ta ceinture je veux pas d'amende !

D'un coup de pied, je fais cracher de la fumée au moteur avant de reculer à toute vitesse pour faire un demi-tour franchement chanceux pour nous mettre face à la route dégagée.
J'appuie sur l'accélérateur pour nous faire décoller et le regarde par dessus mes ray-ban roses.

- Alors, où est-ce qu'on va beau blond ?

À chaque fois que je démarre mon auto, j'ai envie de crier : Freeeedooooom !
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Sam 10 Juin - 9:48

Je la laisse passer devant, avisant la situation au niveau des morts. Lorsque je tourne la tête vers elle, cinq mètres nous séparent. J’accélère mon pas et me rapproche d’elle, alors qu’elle est proche de la voiture. Lorsqu’elle monte dans cette dernière, je glisse sur le capot à la Starsky et Hutch pour ouvrir la portière passagère et grimper dans sa voiture. Elle m’ordonne d’attacher ma ceinture, mais je préfère ôter le sac de mon dos pour le mettre à l’arrière et prendre mon arme pistolet dans ma main gauche, tenant la poignée de maintien de la droite. « Pas le temps ! Fonce ! » Elle accélère et je jette un coup d’œil derrière pour être sûr que nous nous éloignons des cadavres. Je tourne ma tête vers Samara qui me regarde par-dessus ses lunettes. « Va où tu veux, mais emmène nous loin d’ici ! Tu n’avais pas parlé d’un aéroport ? » Finis-je en constatant que l’odeur du rat avait imprégné nos vêtements et nos cheveux. Pour éviter que l’odeur ne stagne dans la voiture, j’ouvre la fenêtre. Je prends un moment pour réaliser ce qu’il vient de se passer. L’air assez grave, je me concentre sur les évènements.

Puis soudainement j’affiche un large sourire, suivit d’un éclat de rire « Wouhou ! Bordel, c’était trop bon ça ! J’me sens… » Je dépose la main sur mon cœur, sentant les battements si rapide parvenir à l’épiderme de ma main. « … J’me sens vivant ! Tu as assuré Sam ! » Je réalise que je venais de lui donner un surnom. Ce devait sans aucun doute être le sien, mais d’ordinaire avant d’utiliser les surnoms d’autrui, il faut laisser un moment, instaurer un minimum de complicité. « Je peux t’appeler Sam, au fait ? » Attendant sa réponse patiemment, je la regarde un instant, réalisant petit à petit que quelques minutes auparavant, j’étais entre ses jambes, dans une position plus que lubrique. Merde ! Abel ! Comment peux-tu songer à des choses pareilles ? Vous avez bien failli y passer et tu l’as précipitée dans cette voiture pour la protéger, pas pour prendre ton pied ?! Mais c’est vrai que ce contact humain, je ne l’ai pas ressenti depuis un moment. Encore moins de façon aussi proche physiquement parlant. Ma main toujours sur mon cœur, à mesure que je l’observe, je sens que les battements s’accélèrent de nouveau. Je ferme les yeux un moment pour me ressaisir. Je ne peux pas succomber à ce type de sentiment. Je me l’interdis. Mais en même temps… elle est plutôt attirante. Non ! Stop ! J’observe l’extérieur par l’espacement de fenêtre que je venais d’ouvrir. On venait de traverser une horde sans encombre, et sans y être préparé. Je crois que dans le genre passage de level, on ne fait pas mieux, en terme de survie. Et me voici sur un petit nuage, dû à la redescente de l’adrénaline. J’observe de nouveau derrière nous, ne pouvant plus apercevoir le tas de crétins sur nos traces.

Aussi stupide soit-il, je ne m’étais pas imaginer me remettre aussi vite en selle. Je pensais sincèrement être rouillé, après tout ce temps enfermé dans un laboratoire, à me soigner. Mais non. Il semblerait que je n’ai rien perdu. Au contraire, j’agis sans doute avec beaucoup plus de naturel. Je ne dis pas que je mettais Clarice en danger, mais avant je survivais essentiellement pour elle. Maintenant, je l’ai fait instinctivement, et ce, en protégeant une si jolie inconnue. Un nouveau regard sur elle. « Tu penses qu’on est assez éloignés ? »

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Sam 10 Juin - 10:17

Hmm hmm ! Je fais non de la tête avant de lui expliquer pourquoi je ne compte pas me rendre à l'aérodrome aujourd'hui. Gardant quand même les yeux sur la route pour compenser la vitesse avec laquelle je roule qui... comment dire. Des fois, je me laisse emporter par mon rythme et je suis forcée de faire des efforts pour diminuer la vitesse et permettre au blond de se détendre aussi.

- Nan nan, l'aérodrome c'est pas le bon délire pour aujourd'hui. C'est de l'autre côté de la ville et j'ai pas prévu assez d'essence pour aller jusqu'à là-bas.

Et avec mes radios, j'ai déjà pas mal de travail avant d'avoir besoin de plus de matériel. Non là tout de suite maintenant, il y a autre chose qui me tracasse.

- On pue non ? Je veux dire... C'est pas toi hein ! Juste qu'il y a une odeur maintenant qui n'était pas là tout à l'heure. Est-ce que t'as une bête crevée dans ton sac ? T'as le droit hein ! Je trimbale bien des radios ahahah !

Je suis pas totalement sûre et je ne me souviens pas de m'être dit qu'il sentait mauvais tout à l'heure. Ça doit être l'odeur de la voiture dans laquelle nous nous sommes cachés. Bah c'est pas grave, une bonne douche et ce sera parti, peut-être même que ce ne sont que nos fringues qui sont imprégnés.
J'essaie de détendre un peu l'ambiance mais il a l'air à la foi tout content de s'en être sorti aussi bien mais aussi sur la retenue. Comme lorsqu'il me demande s'il peut me donner un surnom qui soit dit en passant ne peux pas vraiment me donner envie de lui en coller une non plus.

- Non t'en fais pas ! Sinon tu peux m'appeler Gibs' aussi ! Mon nom c'est Gibson. Et toi Abel...?

J'ai failli dire Sam.G mais je ne suis pas sûre qu'il me connaisse. Après tout je n'ai jamais fait de gros concerts à l'international ni de hit sur les radios. Ma musique était bien trop hard pour passer sur c'étaitmieuxavantFM. Du coup, je me contente d'attendre sa réponse pour mettre un nom sur ce charmant monsieur qui pour le moment m'a plus vu dans des positions bizarres qu'autrement. Notre premier contact s'étant déroulé pendant que j'étais en train de farfouiller dans une auto et la suite allongée. Bon faudrait peut-être que j'arrête l'auto pour lui montrer que je peux aussi tenir droite debout.

Finalement, il en vient lui-même à se poser la question de si je suis capable de marcher et me demande si on est assez loin. Interprétant ça comme une demande pour s'arrêter, je freine au milieu de la route et expire un grand coup en souriant.

- C'est vrai que ça fait du bien. S'ils reviennent, je les sèmerai pour de bon. Et... - je souris de toutes mes dents - merci pour tout à l'heure. Je les avais vraiment pas vu arriver. Eheheh...

Je me sens un peu conne et le petit rire qui sort de ma bouche le prouve. Il n'est pas franc et ma façon de retrousser mes lèvres vers l'intérieur en dit long également sur le fait que je m'en veuille quand même de ne pas avoir remarquer autant de mort-vivants approcher. Faudrait que je fasse plus attention quand même.

- J'aiii... quand même assez d'essence pour te déposer si tu veux.

Avec un grand sourire, je l'invite à rester avec moi. De toute manière, je suis partie depuis peut-être deux heures et j'ai déjà trouvé tout ce dont j'avais besoin...
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Sam 10 Juin - 11:38

Elle ne semble pas d’accord pour l’aéroport. Peu importe. Elle conduit, elle décide. De toute façon, je ne vais pas sauter de sa voiture à cette allure. Et je suis bien trop excité par ce que nous venons de vivre pour contester ou prendre une décision valable. Je respecte son choix. Elle me parle de nos odeurs. Cela lui vaut un regard et un mouvement de tête acquiesçant ses propos. Mais lorsqu’elle me parle d’animal mort, je fronce les sourcils. « Eh ! Ce n’est pas moi, ok ? C’est à cause de la bagnole dans laquelle nous étions. Il y avait un… Laisse tomber, elle puait. L’odeur a marqué nos vêtements, c’est tout. Je ne me trimballe pas avec des animaux morts… » Après mon laïus sur notre fuite, je lui demande si je peux la surnommer Sam. La réponse me satisfait et j’en apprends encore plus sur elle. « Mon nom c’est Jonasson. Abel Jonasson. » finis-je, pour répondre à sa question.

Je lui demande si nous sommes assez loin, et elle s’arrête en plein milieu de la route. Je détourne de nouveau mon regard de la lunette arrière pour la regarder. Si sexy… Mais ça devient bizarre. Pourquoi me remercie-t-elle ? Je n’ai fait ça que pour nous protéger. N’importe qui l’aurait fait, non ? Enfin… Pas vraiment en fait. « Ne me remercie pas. Sans toi, on serait en train de courir pour les distancer… Tu as assuré bien plus que moi. » Je la vois rire ce qui me vaut un sourire penaud. Elle me parle de son essence et je regarde droit devant nous. « Et si on se trouvait un endroit pour se décrasser ? Il doit bien y avoir un peu d’eau dans les parages, genre une rivière ? Enfin… en plein hiver, bon courage pour s’y jeter mais… » Je la fixe de nouveau. Oh non, les battements reprennent. Mais pourquoi ? Je les connaissais bien ces symptômes. Mais non ! Comment ? Oh et puis zut, je ne suis qu’un homme pas vrai ? Justement… Je suis un homme. Pas un monstre. C’est la preuve dont j’avais besoin pour me sentir autre chose qu’une simple machine à survivre. Et si je lui propose que l’on continue à faire route ensemble… ? « J’en sais rien. je n’ai pas envie que tu me dépose. Je dois avouer que je ne me suis pas sentis aussi vivant depuis des mois. Tu n’as pas autre chose à faire ? Pour ma part, j’espérais trouver un ou deux trucs comme, comme une nouvelle arme pour un ami… Mais si jamais l’idée te vient de vouloir aller dans un endroit précis je suis partant. » Dans le genre « vas où tu veux, je te suis » on peut pas mieux faire.

Je jette un bref coup d’œil sur les environs et remarque que nous sommes dans un zone commerciale. La plupart des épiceries et autres magasin de bouffe ont été ratissés, mais il y a plein de boutiques encore intacts. Comme par exemple ce magasin de jeux vidéo. Ou encore cette bijouterie. « Tu pourrais garer ta caisse et l’on pourrait voir ce qu’on peut récupérer par ici, non ? Je suis sûr qu’on peut trouver un ou deux trucs en bon état… Et puis, ça ne me ferait pas de mal de fouiller une pareille zone. » Je n’attends pas qu’elle se décide à se stationner pour descendre de la voiture et me tenir dans l’axe principale de cette allée marchande. J’espère sincèrement qu’elle va me suivre. Je n’ai pas envie que notre rencontre prenne fin aussi subitement.

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Sam 10 Juin - 18:29

Jonasson, Abel Jonasson, ça sonne bien !

- Cool ! T'es islandais ? Je crois que c'est là-bas que le patronyme est en "son" non ?

C'est aussi pour faire la conversation mais c'est peut-être un copain à Ice après tout. Ce serait rigolo deux nordiques à Grosse Pointe. J'ai posé ma question en toute innocente, mon sourire toujours suspendu d'une oreille à l'autre et je ne compte pas m'en départir.

Il me propose beaucoup de choses en même temps et je ne suis pas sûre de ce que ça veut dire. J'aime pas me poser trop de questions mais là en deux minutes il m'a suggéré de trouver un endroit où prendre une douche, de chercher des trucs pour lui ou encore de checker les commerces aux alentours.
Pendant qu'il réfléchit, je détourne mon regard de la route pour l'observer regarder par se fenêtre. Il est quand même mignon avec son bouc blond et ses yeux bleus. Je l'ai déjà remarqué quand je lui ai grimpé dessus dans la voiture mais je voulais pas trop avoir l'air de le mater quand même !
On ne sait jamais, les mecs dès qu'on a l'air un peu aventureuse ils ont l'air d'avoir peur et je voulais pas le faire pleurer au milieu des morts. Mais ça me donne quand même une idée.

- Allez on va visiter un peu le quartier, j'ai besoin de nouvelles boucle d'oreille.

Depuis que j'ai cassé une de mes créoles, ce n'est plus un envie mais un besoin. Et les bijouteries, c'est quand même chouette surtout maintenant qu'on peut se servir à volonté... La voiture redémarre pour s'arrêter devant la boutique en question avant que je ne descende de la voiture.

- Tu préférais peut-être les jeux-vidéos ? Désolééée !

Bah ouais mais maintenant, je pense pas que quiconque ait une playstation encore en marche avec l'élec, la tv et tout, pis le mode online doit être... pas mal mort. Du coup il n'a pas trop le choix que de me suivre alors que j'avance en direction de l'entrée de ma démarche à moitié normale et à moitié dansée. La porte d'entrée est verrouillée mais franchement, ce n'est pas le genre de truc qui pourrait m'arrêter et j'attrape un morceau de parpaing au sol avant de reculer. Je le lance de toutes mes forces dans la baie vitrée et celle-ci passe de transparente à striée de lignes blanches qui se réunissent au point d'impact.

- Attend, c'est lourd !

Je ramasse quand même un autre morceau de parpaing avant de le balancer à nouveau dans la vitrine, faisant voler la vitre, et tout ce qui se trouvait derrière. Je lève les mains en l'air en signe de victoire.

- Youhouu !

J'aime trop casser des trucs, même un collier de perles à 3.000$ qui se trouve maintenant en plusieurs morceaux sous un bout de parpaing. J'enjambe le bas de la vitre pour entrer dans la bijouterie et manque de glisser sur les perles répandues au sol. Les billes nacrées roulent sous mes chaussures et j'avance sans le vouloir, jambes et bras écartés, jusqu'à percuter la caisse qui me permet de m'arrêter.

- Attention, ça glisse ahah !

Il n'y a personne à l'intérieur, qui irait s'enfermer en plein apocalypse avec des bijoux ? Du coup, je prends mon temps en regardant les petites merveilles alignées sur des coussins poussiéreux derrière les vitrines. Si on m'avait dit que je referais du lèche-vitrines après la fin du monde, j'aurais probablement ris très fort. Mais c'est agréable et ça détend, je fais signe à un Abel un peu perdu de me suivre et circule autour du comptoir en zieutant tous les bijoux jusqu'à m'arrêter brusquement devant un des présentoirs.

- Ooooooh !

Du doigt, je montre une bague comme si je lui demandais de me l'acheter. On peut toujours tenter de faire rentrer un mort pour encaisser mais là pour le coup, je veux juste la récupérer et c'est difficile de dire si ce sont des coeurs qui flottent dans mes pupilles ou des dollars mais la bague que je pointe du doigt est trop belle. Assortie à mes lunettes de soleil, avec une jolie fleur en or rose sur un anneau doré. Dans le pire des cas, je suis prête à défoncer les tiroirs pour en sortir une à ma taille mais en général, j'ai des doigts assez fins et c'est plutôt pratique. Après avoir ravalé la salive qui menaçait de couler sur mon menton, je tourne la tête vers Abel pour voir ses yeux revenir rapidement sur mon visage.

- Tu t'en occupes ? Je veux celle-là !

Après tout j'ai déjà démonté la vitrine pour entrer et c'est à son tour d'aller chercher un morceau de sol pour le jeter sur des bijoux, faut juste éviter de bousiller ma nouvelle bague. Je le regarde faire, qu'il ait un truc sous la main pour exploser la vitre ou non. Je m'occuperai de cette histoire de créoles ensuite et peut-être qu'on pourrait lui trouver une jolie montre, avec les piles et les outils adaptés, je devrais être capable de lui mettre une pile neuve dedans.
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Dim 11 Juin - 18:22

« Pur-sang américain. Il n’y a pas une once d’islandais en moi. Et mes ancêtres étaient norvégiens je crois. » Dis-je à Samara qui s’imaginait que mes origines soient islandaises. Je me rends compte que je la harcèle de propositions pour la suite des évènements. J’espère qu’elle ne va pas paniquer et me laisser en plan. Finalement, elle opte pour une fouille des environs, sous prétexte d’un besoin de boucles d’oreilles. J’aurai préféré qu’elle choisisse le magasin de jeux, mais autant faire plaisir à la demoiselle. J’acquièce d’un mouvement de tête à son choix et lorsqu’elle me demande ce que j’aurai préféré je ne peux m’empêcher de rire « T’en fais pas. La journée n’est pas encore finie. Et puis, à part un mug Zelda ou des figurines pops, y’a plus grand-chose d’utile là-dedans. » En s’approchant de la bijouterie, Samara se mets en tête de briser la vitre avec un parpaing. Je ne peux l’en empêcher pour deux raisons. Premièrement, je n’ai pas de meilleure idée. Ensuite, je n’ai pas envie qu’elle me prenne pour un vieux rabat-joie alors que j’aimerai grandement la séduire ! Je la vois manœuvrer avec difficulté tout en faisant le guet. « Tu veux pas me laisser faire plutôt ? » dis-je après qu’elle ait lancé le premier parpaing. Mais elle avait déjà ramassé le second pour briser définitivement la vitre. « Ok. Je n’ai rien dit ! » un sourire fend mon visage en voyant la demoiselle célébrer cette petite victoire. Je la laisse entrer en première le temps de m’assurer qu’aucun rôdeur ne soit attiré par le bruit.

Je me tourne vers elle lorsqu’elle m’annonce que le sol glisse et qu’elle ait manqué de tomber. Mon regard se porte sur les perles. Je rentre à mon tour dans la boutique, en marchant prudemment. On dirait qu’il n’y a rien à signalé. Je déambule au travers des vitrines poussiéreuses. Rien à mon goût, ni à celui de Clarice. Je vois qu’elle me fait un signe. Je m’approche d’elle, en la suivant. Je regarde ce tas de luxure. Ça me laisse insensible. Par contre, je profite que Samara soit passée devant pour descendre mon regarde sur son fessier. C’est mal. Mais ça faisait un bail que je n’avais pas ressenti pareille attirance. Je ne dis pas que je suis insensible à Ruth ou Rashka, mais Samara a ce petit truc en plus. Je la vois s’arrêter. Je relève mon regard vers elle. Elle est en admiration totale sur un bijou, de toute évidence. Elle me demande de m’en occuper. Je tourne la tête vers l’objet de ses souhaites et voit une bague sur une étagère vitrée. Je m’en approche et regarde une dernière fois Samara avant d’agir. Je donne un coup de coude dans la vitre, pour éviter de m’entailler la main. Cette dernière vole en éclat. J’attrape la bague et me retourne pour lui donner. C’était sans compter les perles sur le sol. Me voici en train de déraper, essayant vainement de lutter pour ne pas choir. Je me retrouve à genoux devant elle, tendant la bague entre mes doigts. « Euh… Veux-tu m’épouser ? » dis-je avec les gros yeux, tant cette situation m’y fais penser. Je me rends compte à quel point c’est gênant et me relève, sentant mes joues rougir quelque peu. « Pardon pour la mauvaise blague… » Je fuis Samara du regard, espérant trouver quelque chose pour me sortir de ce moment malaisant. Je vois des boucles d’oreille. Je les montre à Samara « C’est ce que tu cherchais à la base, non ? »


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We have ashes, fire and hope
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Lun 12 Juin - 6:52

Je le regarde éclater la vitre avec un sourire satisfait et il saisit la bague avant de se retourner.

- Ahahahahah

Je me fout ouvertement de sa gueule en le pointant du doigt tandis qu'il essaie de reprendre son équilibre et quand il finit à genoux devant moi, s'explosant probablement les genoux sur les perles comme quand on marche sur un lego. Il lève la bague et après une hésitation, me demande en mariage. WTF ??!! J'ai envie de rire mais avant que j'ai eu le temps de réagir, il se relève tout gêné et s'excuse.

- T'inquiète, ce qui aurait tué ta blague, ç'aurait été que je refuse !

J'attrape la bague et l'enfile à mon annulaire avant de tendre la main pour l'admirer à la lumière. J'ai glissé entre temps ma bague de fiançailles dans ma poche, la vraie, celle que m'avait offerte ma fiancée avant de mourir dans la première semaine de fin du monde. Elle s'est suicidée et même si je l'aimais, j'ai décidé de faire du rab', autant en profiter.

Par contre faut avouer qu'il sait comment jeter un froid. Même moi je suis encore bouche-bée et quand il pointe distraitement des boucles d'oreilles, je souris narquoisement en sachant très bien qu'il veut détourner mon attention.

- C'est pas des créoles ça mon cher. Je suis pas une pie aveugle !

Je tourne deux fois sur moi-même en observant le magasin avant de me diriger vers ma prochaine destination, l'attrapant par le manteau pour éviter de le perdre. Il n'a pas vraiment un allure de citadin et vu ses réactions, je suppose qu'il n'avait pas forcément l'habitude de se pointer dans des bijouteries une nana au bras, c'est plutôt le style à sortir en grosse moto, je me demande s'il en a une, ça lui irait bien, j'ai bien la moto que j'ai récupéré qui est toujours dans mon garage sinon. Il ne manque qu'une personne pour la conduire et même si j'ai essayé de la refiler à mon voisin, le viking m'a avoué avoir été traumatisé par une brune du coin pendant une sortie en moto.

- Voilà, c'est celles-là que je cherchais !

Bien grosses, bien voyantes, bien brillantes, bien dorées, tout ce que j'aime ! J'imagine déjà les boucles à mes oreilles mais il faudra déjà s'en emparer.
Une fois devant le présentoir, je me met en position et lui envoie un coup de pied de kung-fu dedans en poussant un cri comme dans les films, que comme dans les films, j'ai jamais mis les pieds dans un dojo. D'un autre côté, mes maîtres étaient Bruce Lee et Ip Man donc...

- Wou-tchaaaa

La vitre explose, mais je soupçonne le mur derrière contre lequel la vitrine a frappé d'avoir joué un rôle plus important que celui de mon pied dans la réussite de cette entreprise. On s'en fout ! Le résultat est là et j'attrape une énorme paire de créoles en or avant de les mettre à mes oreilles. Je tourne la tête à gauche puis à droite pour le laisser admirer mes nouvelles boucles puis finalement, en voyant qu'il ne bouge toujours pas, j'attrape sa tête entre mes mains et dépose un baiser du bout des lèvres sur les siennes avant de le relâcher. On ne sait jamais des fois que ça lui fasse un déclic, comme dirait Howard : "Believe in magic, you muggle !".

De toute façon, la situation est déjà awkward à l'extrême, je viens de recevoir une "fausse" demande en mariage d'un mec que je connais depuis une heure dans une bijouterie désertée après avoir passé dix bonnes minutes à califourchon sur lui sur la banquette arrière d'une voiture et même si c'était probablement pour me calmer et peut-être aussi pour m'obliger à me taire, je ne peux pas m'empêcher de penser que lorsqu'il me caressait les cheveux, c'était plus par envie personnelle que par instinct de survie. Après c'était peut-être aussi pour s'amuser et s'occuper, faut reconnaître qu'elles sont graves cools mes tresses avec les perles dedans et tout !

Je le regarde et je suis incapable de dire s'il est totalement perturbé, totalement en colère, totalement heureux ou les trois en même temps. J'ai quand même apprécié mon bisou même si la barbe est un peu de trop, ça pique cette saleté ! Mais il y tient probablement sinon elle ne serait pas taillée. Ses lèvres avaient un bon goût de reviens-y et avec un sourire en coin je recule contre le comptoir et lui fait signe de la main pour lui proposer de réitérer l'expérience.
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Mar 13 Juin - 18:46

Je ne sais ce qui fait le plus mal. Les railleries de Samara, m’être explosé les genoux ou bien m’être complétement ridiculisé moi-même avec cette pseudo demande en mariage. Un cumulé des trois. Elle en rajoute une couche en parlant de refus pour ma blague. Je dois avouer que même si mon amour propre en aurait encore souffert, ç’aurait été marrant. Je préfère ne pas répondre tant je me sens gêné et ridicule. Je lui montre des boucles d’oreilles, et le destin a encore décidé de me ridiculiser en me trompant. Ça s’accroche aux oreilles pareil, pourtant ! Quel peut-être la différence ? Enfin, si elle n’est pas une pie aveugle… Je me dis que j’aurai mieux fait d’aller au magasin de jeux vidéo. Au moins, il n’y aurait pas eu de perles. Et j’aurai sans doute trouvé une réplique de l’anneau sacré du Seigneur des anneaux. Ou bien la bague de Green Lantern. Ç’aurait été vraiment génial. Mais je suppose que ça ne lui aurait pas plu. Avant que j’ai le temps de dire ouf, elle attrape ma veste et me tire à travers le magasin. Je traîne des pattes comme un chien que l’on tire en laisse de force. Non pas que je ne veuille pas la suivre, c’est surtout pour éviter de glisser de nouveau. Y’a pas à dire, je m’en sors bien mieux quand j’ai des rôdeurs en face de moi… Je fixe les « créoles » avec insistance et me dis que ce sont de simples boucles d’oreilles quoi. Je n’ai jamais trop rien compris aux bijoux, décidemment.

Je la vois se reculer et faire une prise de karaté digne des plus grands films de Bruce Lee et autre maîtres des arts-martiaux. Je reste stupéfait, tant par le cri qui accompagne son mouvement que par sa prouesse. Le meuble se penche vers l’arrière, et dans sa chute, la vitre se brise. Si je devais mettre une note, ce serait 8/10. C’était élégant, mais elle n’a pas réussi à briser ceci elle-même. Elle saisit l’objet de ses convoitises et les mets aussitôt. Je dois avouer qu’entre la bague et ces « créoles », son style est respecté. J’esquisse un sourire qui s’efface lorsqu’elle saisit ma tête et dépose un baiser sur mes lèvres. Les gros yeux que j’affiche sur mon visage faire ressurgir la surprise que je ressens au fond de moi. Je ne peux dire quoi que ce soit le temps de la voir se reculer contre un comptoir et de me faire signe de venir. C’est bizarre mais… J’ai bien envie de me laisser tenter. Après tout, bien avant tout ça, j’aurai été beaucoup plus agressif dans ce domaine. Je m’approche d’elle, déposant ma main droite sur sa joue, et, après avoir posé ma hachette sur le premier truc qui venait, je dépose ma seconde main sur sa hanche, glissant mes lèvres sur les siennes. Etrangement, j’apprécie beaucoup plus la situation. Au moins j’ai le temps de déguster ce baiser à sa juste valeur, prenant le temps de m’y préparer. Je dois avouer qu’une fougue et une passion supplémentaire viennent s’ajouter à l’ambiance générale.

Mais qu’est-ce-qui me bloque ? Où est passé le Abel qui aurait ôté nos vêtements respectifs pour aller encore plus loin ? Pourquoi ressens-je cette appréhension quant aux évènements futurs ? Avant tout ça, j’aurai foncé tête baissé ! Pourquoi ce blocage ? Et me voici, détachant nos lèvres pour poser mon front contre le sien. Comme si je m’apprêtais à faire une connerie. Comme… Comme la dernière fois que j’ai goûtée aux lèvres d’une femme. Mais la situation était différente ! Christa et moi nous connaissions depuis des années. Elle était ma belle-sœur, et un passif a renforcé nos liens avant qu’une relation ne débute. C’est comme si je ne concevais plus une relation sans lendemain. Il fallait que je m’assure que je reverrai Samara. Mais n’allais-je pas tuer l’ambiance ? Et si je lui proposais simplement de reporter ça à plus tard, le temps de voir si c’est sérieux entre nous ? Trop de question pour mon petit crâne de biker. « Désolé… » T’excuse pas, fonce ! « Je… Je me sens un peu perdu et… Rah ! Tais-toi et fonce ! « Je veux pas faire un truc que tu pourrais regretter… » Quoi ? Mais c’est quoi cette excuse minable ? En tant que ta conscience perverse, je quitte le navire et je te laisse avec tes sentiments et principes à la gnok ! Dans le style conflit intérieur, on ne peut sans doute pas mieux faire…


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Samara Gibson
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Mer 14 Juin - 4:24

Il m'embrasse avant de reculer et mon sourire se fait encore plus narquois. Le grand blond a donc peur de moi ? Est-ce que c'est mon langage d'électricienne ou bien mon allure rafraichie à coups de créoles et de bague à fleur ? J'ai trop envie de me moquer de lui... mais il faut résister... mais il est tellement gêné... Mais qu'est-ce que je peux bien faire ? J'ai embrassé des gens pour moins que ça, juste parce que c'était la fête et qu'on s'amusait. Mais ce type n'a probablement pas eu de contact humain depuis un moment. C'est vrai que j'ai pas vraiment vécu la solitude, seulement quelques semaines entre le camp de réfugiés et Fort Hope.
Oh c'est plus fort que moi ! J'ai le devoir de me moquer de lui ne serait-ce parce que je ne sais pas vraiment quoi faire d'autre.

- Alors t'as flippé comme une petite pucelle ?! Ahahahahahah...

Je suis pliée en deux. Je viens peut-être de piétiner sa virilité, peut-être pas, mais en tous cas je suis morte de rire. J'espère qu'il m'en voudra pas trop. Je reprends un peu de sérieux quand même et essuie une larme du bout du doigt avant de l’agripper pour être sûre qu'il ne s'enfuie pas.

- Le prends pas mal hein ! Je comprends que tu ais tes réserves mais je n'ai jamais regretté d'avoir embrassé quelqu'un. Mais il doit y avoir 97 pourcents de la population qui est morte alors je pense qu'on peut y aller sans trop se poser de question.

J'arrive pas à dire s'il m'en veut ou s'il joue la comédie mais je poursuis sur ma lancée.

- Mon dernier dépistage remonte à il y a plus de six mois mais j'ai des capotes Ahah. Après je comprends si t'as la pression ou quoi, j'ai pas l'habitude des solitaires.

Ce qui est vrai, les gens que je côtoie au quotidien sont pour la plupart habitués à vivre en groupe et on toque avant d'entrer dans ma maison. Bon, excepté Ice qui a du mal à parler mais il toque quand même.

- Mais si t'as pas envie je comprends j'ai pas l'habitude de forcer les gens. Si t'as encore quelqu'un quelque part je comprends. Perso j'ai enterré ma fiancée il y a deux ans et avec tout ça, j'ai pas eu d'autre choix que de faire mon deuil.

Au moins maintenant il sait tout. Ça m'embêtait de cacher ma bague comme si c'était un secret, j'ai pas de secret moi, pour personne. Le fait que j'ai lâché une information aussi capitale à un moment comme celui-ci et sur un ton aussi serein me force à m'arrêter pour peser mes mots une première fois, vu que je le fais jamais avant qu'ils sortent. Hmmm... Est-ce que c'est gênant ? J'ai pas pensé à lui et il a probablement perdu des gens aussi. Finalement, je me calme un peu.

- Hmm.. Désolée j'aurais pas du dire ça.

Le pauvre s'est fait aligner mais aussi c'est quoi ces états d'esprits ? Si en fait il est dans un camp et qu'une nana l'attend là-bas, c'est bien fait pour lui de toute façon. Sait-on jamais, penser ça m'aide à déculpabiliser. Par contre j'ai un peu plombé l'ambiance mais ça permettra de fouiller un peu plus les environs, pis je trouverai peut-être l'anneau unique pour rendre la situation encore plus awkward.

[HRP] Étant donné que nous avons maintenant un prêtre qui nous regarde, j'ai estimé qu'il était préférable d'échanger les alliances avant de faire quoi que ce soit x) [/HRP]
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Mer 14 Juin - 20:32

Je la vois s’équiper de son sourire le plus narquois. Ma petite, si tu savais, quelques années en arrière, j’aurais été à ta place… Mais est-ce l’âge ou l’expérience qui me fait subitement prendre conscience de mes agissements et mes envies ? Elle doit penser que ça vient d’elle. Si elle avait affûté son empathie, elle saurait que je fais un blocage. Ça la démange, ça se voit. Elle se met à rire en me larguant une vacherie. Je baisse la tête. Non pas par gêne, honte ou colère, mais avant tout pour ne pas montrer que je suis sur le point de rire moi-même. Me qualifier de petite pucelle… Quand j’entends ça, ce n’est qu’une preuve de plus que le monde ne tourne plus rond. Je ressens ses mains m’agripper. Ne veut-elle pas me voir partir ? J’écoute ses mots, lorsqu’elle essaye de me convaincre. Si seulement je relevais la tête, elle me verrait pleurer de rire. J’ai d’ailleurs quelques soubresauts tant j’essaye de camoufler mon rire. Elle doit penser que je suis en train de pleurer. Et la voici à étayer des théories vaseuses sur mon passé pour expliquer le fait que je rompe soudainement notre baiser. A l’écouter, soit j’avais peur, soit je me mettais la pression, soit j’avais quelqu’un. Pitié, retiens donc ce rire, Abel, déconne pas. Et le clou c’est lorsqu’elle s’excuse. Je relève la tête vers elle et rit à gorge déployée, essuyant au passage les larmes de rire qui coulent sur ma joue. « Tu n’y es pas du tout, Sam… C’est juste que… J’attends le troisième rendez-vous. Tu comprends, je ne suis pas un garçon facile… » un sourire camoufle un autre rire naissant. A voir sa tête, elle ne doit plus savoir où se mettre. « Je te rassure. Je ne flippe pas. Et ça ne me poserai aucun problème d’aller plus loin maintenant avec toi. Je n’ai pas eu l’occasion de coucher avec une femme depuis tout ce bordel, et au cas où j’ai des capotes aussi donc je suis clean. Et je n’ai plus personne dans ma vie. Je n’ai même pas pu l’enterrer si tu veux savoir. C’est juste que… Vu que c’est la fin du monde, j’aimerai essayer de faire les choses bien. Je sais que ça peut paraître complétement stupide mais je n’ai plus aucune raison de continuer en dehors d’un vague espoir de retrouvaille. J’aimerai trouver la personne qui me poussera à survivre un peu plus. Donc s’il existe une chance, aussi infime soit-elle, pour que tu sois cette personne, ne précipitons pas les choses et prenons notre temps. Qu’en pense-tu ? » J’étais devenu beaucoup plus sérieux à la fin de mon laïus, et me rends compte qu’à sa place, le Abel du passé aurait fui sans négocier.

Avais-je fais une de ces boulettes mémorables donc je suis devenu le professionnel ? Quoiqu’il en soit, en repensant à ce qu’elle a pu me dire, j’ai de nouveau un sourire qui se dessine sur mes lèvres. « Et si tu veux tout savoir, avant tout ça, j’aurai sauté sur toi sans réfléchir pour vite filer en douce et me chercher sur une nouvelle proie. Eh ouaip. J’ai été un pur salaud, il fut un temps… » Mon sourire ne devient plus qu’une esquisse, continuant sur le sérieux « Et puis un jour, j’ai réalisé qu’une femme réussissait à faire battre mon cœur. Oh ça n’a pas eu le temps de durer avec l’épidémie, et c’est avant tout parce qu’on a été rapproché par la force des choses… Mais j’ai trouvé ça pas si mal de manquer à quelqu’un, de devenir son tout, d’être aimé et d’aimer en retour… Et… je n’en sais rien… ça me manque tout ça… Tu as été fiancée toi, tu dois savoir de quoi je parle, pas vrai ? Au passage, je suis désolé pour ce qu’il t’est arrivé… je n’aurai pas du rire comme ça… Ce n’est jamais cool de perdre un proche. »


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Samara Gibson
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Jeu 15 Juin - 19:09

Oulah, le voilà qui devient une véritable pipelette en essayant de se justifier. J'arrête de rire comme une idiote et écoute ce qu'il dit, mais je ne m'attendais pas à ce qu'un mec comme lui soit aussi romantique. Est-ce que c'est moi la brute ? À vrai dire maintenant, les types que je croise sont soient tellement obsédés qu'ils estiment qu'ils m'auront avec ou sans consentement, c'est de ceux là que je me sauve quand je les vois. L'autre type de mec, c'est les comme lui qui n'ont plus l'habitude de croiser des candidates et qui ne veulent pas perdre ce qu'ils ont trouvé. J'ai quand même un petit sourire, sa déclaration est mignonne et je suis quand même drôlement surprise qu'il pense à une suite. Ça ne m'avait pas percuté.

- Si je drogues ton verre au deuxième rencard tu m'en voudras ? Ahahahah.

J'ai pas pu m'en empêcher et même s'il a pas mal fait redescendre la température, je n'oublie par le baiser qu'il est venu chercher. Et si il était vraiment amoureux ? J'ai été fidèle qu'une seule fois et c'était avec ma nana, mais là c'est ce qu'il a l'air de demander. Et faisons deux enfants, achetons une maison et le chien apparaîtra tout seul. En général, je rêve plus de deux lutins dans un champignon avec une licorne mais les deux images sont sympas, j'imagine.

- Désolé, je pensais que serais justement du genre à te sauver juste après. Pour être franche, je ne suis même pas sûre que je n'aurais pas disparu avant. Eeeeh ! À la troisième date on pourrait faire une course ! Ahahahah

Au moins il a coupé toute envie de coucher, j'aurai moins de mal à attendre le second rencard. Par contre, à voir ce qu'il demande à la longue, je ne me suis jamais imaginée en mère de famille et ça fait vraiment peur.

- Donc trois rencards pour faire tomber ta culotte ? Je suppose que je vais avoir droit à un dîner au chandelles la prochaine fois alors ? J'avoue que ça fait longtemps que je n'ai pas eu cette chance.

Et puis, de toute façon on s'éclaire tous aux chandelles maintenant. Enfin, par à Fort Hope je suis la seule à faire ça, les autres ont de l'éclairage mais j'utilise déjà toute mon électricité perso pour l'ordi et le téléphone. Ça veut dire quoi un bon dîner ? Pfff, vu comme c'est en train de tourner, c'est encore moi qui vais devoir le préparer ce dîner.

- C'est bien la première fois qu'un mec me fait attendre. Ça fait... bizarre.

En général, il n'y avait pas grand monde qui me disait non, je sais que je suis jolie et avec toutes les soirées auxquelles j'ai participé avant de les organiser, j'ai de la chance de ne pas avoir choppé une IST. Le blondinet est devenu plus bavard que moi, en fait je ne sais pas trop comment réagir, c'était elle qui faisait tout, je n'ai jamais été une romantique, comment je vais faire avec lui, si on m'offrait des fleurs, je les mangerais... Je crois que je vais juste rester moi-même, après tout si ça ne lui plaît pas, il peut toujours rentrer chez lui.

- On peut quand même s'embrasser j'imagine ?

Je lui fais les yeux doux dans ma position de petite fille qui réclame un truc. Ça marche tout le temps.
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Ven 16 Juin - 18:26

Elle veut droguer mon verre aux deuxième rencard, ce qui me vaut un rire tant le cynisme de sa phrase reflète la tristesse de notre monde tout en l’égayant. Comme s’il était encore d’usage d’aller dans un bar pour un rencard. J’aime l’idée et je la regrette à la fois. « Si tu as accès à de la drogue, je suis même volontaire pour en prendre, tu sais ? » Je lui adresse un clin d’œil, espérant rétablir en parti ma réputation de jeune délinquant. Mais je vois que ma réputation souffre de nouveau, lorsqu’elle m’explique ce de quoi j’ai l’air. Oui, j’aurai fuis par le passé, juste après l’acte. Et non ce n’est plus le cas. Elle doit penser que lorsque je parle d’apprendre à mieux se connaître, je cache un « je suis fou amoureux de toi ». Je ne peux pas dire que ça soit le cas, ce serait vraiment naze de tomber amoureux de quelqu’un aussi rapidement. Il m’a fallu des années pour apprendre à aimer. Ou plutôt réaliser que j’aimais. Mais aussi furtivement, c’est clairement impossible à mes yeux. Et ceux, même si je ne suis pas insensible à son charme et à ce qu’elle m’a laissé paraître de sa personnalité. Par contre, j’aimerai grandement la connaître avant de définir notre relation, et appliquer ce que je connais des demoiselles semble fonctionne. Pourtant, j’avais de gros doute. Après tout, lorsqu’elles me parlaient d’attendre avant de passer à l’acte, je prenais la poudre d’escampette. Sa réaction est tout autre. Elle n’a pas l’air du genre à fuir face à un tel défi, même si elle en parle aussi librement. « Haha tu gagnerais, tu sais ? Pour la simple et bonne raison que je ne suis sûrement pas en état de courir. Et oui. Trois rencards. J’ai vu ça dans les films. Par contre, le diner au chandelle se résumera sûrement à une boite de haricots auprès d’un feu de camp. » répondis-je, appréciant de plus en plus sa réaction.

Je suppose que sa remarque suivante résumait bien la situation. Bizarre est le mot en effet. Qui l’eut cru ? Un monde complétement ravager et je veux y construire quelque chose. Non pas une maison, des gosses et tout le bordel que devait être nos vies par le passé, mais des relations durables avec les survivants. Que cela soit mon groupe, Samara, ou encore des personnes isolées comme Leïa,… Mais je voulais développer des liens sincères, qu’ils soient centrés autour du commerce ou non. Etait-ce la quête à laquelle j’aspirais ? Être un agent d’une nouvelle société, d’une nouvelle nation ? Je sais que ce genre de projet doit trotter en bon nombre d’entre nous. Enfin, les personnes les plus normales. Seuls celles complétement ravagées, et dérangées ne pouvait s’y résoudre. Mais en me recentrant sur le visage de Samara, je réalise peu à peu à quel point je refuse une chance inouïe de goûter de nouveau aux plaisirs de la vie pour tenter quelque chose qui me dépasse complétement. Serais-je devenu aventureux ? « Je vois ce que tu veux dire… Je m’étonne moi-même, si tu veux tout savoir…

Lorsqu’elle me demande si l’on peut tout de même s’embrasser, un ricanement s’échappe de ma bouche, et son regard se fait larmoyant. « Je crois que ça n’est pas interdit pour un premier rendez-vous en effet. Mais avant, j’aimerai être sûr que tu comptes m’inviter pour le bal de fin d’année !.... » dis-je, lui lançant un regard rieur. Mais en fixant de nouveau ses lèvres, lieu où vont bientôt se poser les miennes, je réalise à quel point elle m’attire clairement physiquement. J’esquisse un sourire en coin, avant de poser de nouveau une main sur sa joue pour l’embrasser avec douceur. Un peu comme un baiser d’adolescent, à la fois tendre et mignon, la timidité en moins tant j’avais gagné en confiance au fil de mes expériences.

Mon autre main vient se poser délicatement sur son avant-bras avant de redescendre pour se faire entremêler nos phalanges.


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Samara Gibson
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Dim 18 Juin - 7:14

- Ah ouais ?

Je suis surprise qu’il me dise qu’il serait prêt à prendre de la drogue, c’est pas vraiment le genre. Mais bon, j’imagine que même les blondinets d’un mètre quatre-vingt tous taillés en muscles à grands coups de séances de sport s’enhardissent avec l’apocalypse. Why not ? Peut-être qu’un peu de D pourrait l’aider à devenir plus tactile…
Son histoire m’enchante bien et je pouffe de rire en nous imaginant vers un feu de camp en train de prendre de la MDMA et de manger des haricots. M’ouais, vraiment follichonne comme vision. Je préfère largement celle du bal de fin d’année et je lui fais savoir.

- Bien sûr que je vais t’inviter. Tu dois être trop belle dans ta jo...

J’allais l’embrasser mais je stoppe mon mouvement en sentant sa main sur ma joue. Je me tais aussi, profitant du moment en souriant. Je décontracte mes lèvres endurcies par le fait de parler et de rire tout le temps et ferme les yeux tandis qu’il glisse sa main dans la mienne. Je tend un peu la tête en arrière, le bougre est salement plus grand que moi mais j’aime bien et c’est vrai que ça change de ce dont j’ai l’habitude.
Ma main libre ? Je l’utilise pour la glisser dans son cou jusqu’à sa nuque afin de la passer dans sa tignasse blonde. Lorsque nos lèvres se décollent, je souris de toutes mes dents et n’ouvre les yeux qu’un peu plus tard.

- On peut passer le second rendez-vous à faire ça aussi sinon ? Y a pas un cinéma dans le coin ?

Un rire étouffé franchit ma bouche alors que je termine ma phrase et je garde ma main dans ses cheveux, glissant mes ongles dans son cuir chevelu. C’est agréable, avec mes tresses, je n’ai plus l’habitude de sentir des cheveux naturels, c’est cool qu’ils soient plutôt longs, c’est doux en plus de lui donner un petit côté surfer. Ouais c’est ça je le remet ! On dirait le surfer de Point Break ! C’était quoi son nom ? Shorty ? Bobby ? Body ! Ouais il ressemble à Body, la barbe et le gun en plus mais c’est pas pour me déplaire, au moins j’ai pas eu à utiliser le mien de la journée.
Un peu gourmande j’avoue, j’appuie sur sa nuque pour le faire redescendre vers moi et l’embrasse à nouveau, goûtant ses lèvres jusqu’à finalement relâcher ma prise pour le laisser repartir.

- J’ai trouvé tout ce que je voulais ! On change de coin ? À moins que tu ne cherches une montre à gousset ou un truc du genre mais je ne t’imagine pas vraiment portant tout plein de bijoux. AHahahah. Si tu veux on peut aller te dégoter un mug Star Trek ou une peluche Chewbacca dans la boutique de jeux-vidéos à côté, il doit y avoir des trucs de geek aussi mais ça peut-être drôle !

Non je ne considère pas Star Trek ou Star Wars comme des trucs de geek, ce sont des oeuvres cinématographiques que tout le monde devrait voir !
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Lun 19 Juin - 19:02

Elle doit vraiment me prendre pour un petit saint, pour s’étonner lorsque j’annonce que la drogue ne me dérange pas. Si seulement elle savait… Je ne dis pas que je suis un junkie, mais de temps à autre ça fait du bien. Et puis tout ce qu’on saisissait dans les cellules des taulards ne finissait pas ne pièce à conviction. Bien au contraire… Suite à ma plaisanterie sur le bal de promotion, elle commence à vouloir en rajouter. Je ne lui en laisse pas le temps et l’interrompt d’un baiser. Je dois avouer que ça me plaît énormément cet échange de tendresse. Non pas que je sois un type à l’eau de rose, mais ça m’avait manqué. D’autant plus que Samara avait vraiment ce petit truc de folie qui la rendait très intrigante. Ce moment de douceur prit fin, et alors que je rouvre les yeux, l’observant reprendre son souffle, elle me parle du second rendez-vous, ce qui provoque un rire de ma part. « Eh bien, je pense que pour le cinéma, ça peut se faire, par contre, je ne promets pas qu’il y aura un film… Par contre, je ne vois aucun problème à ce qu’on réitère une telle expérience ! » Je ressens une pression sur ma nuque, faisant baisser ma tête, afin qu’elle capture de nouveaux mes lèvres. Cette fois-ci, c’est beaucoup plus court, mais non moins intéressant.

Je l’écoute me parler de la suite des opérations, et me questionner sur ce que nous pourrions faire. Avant de lui répondre, je reste attentif quand il s’agit du magasin de jeux-vidéo, me projetant déjà dans mes trouvailles prochaines. « Tu sais parler aux homme toi… Pourquoi pas ! Eh puis… Il n’y a pas que des jeux. Tu pourras même trouver un ou deux trucs qui te plairont ! » Je la regarde de nouveau, m’assurant qu’elle ne rigolait pas dans cette proposition et décide de sortir en premier afin de lui tendre la main pour l’aider à enjamber le bout de muret sur lequel reposait une vitre –brisée un peu plus tôt dans la journée. Je conserve sa main dans la mienne, tandis que nous avancions dans la rue. C’est dingue. Le monde part en vrille et j’ai l’impression de faire les boutiques avec ma nouvelle… Petite amie ? Je frissonne à l’idée d’y penser tant ça m’effraie et ça m’excite en même temps. Et puis, ce ne serait pas s’enflammer que de la considérer comme tel ? Après-tout, notre relation tient bien plus du flirt que de l’amour pour le moment. Certes, un flirt avancé, mais rien de concret n’est engagé. Si je pars au quart de tour avec Samara, je risque de lui faire peur et de la faire fuir. « ça ne te dérange pas que je te tienne la main, si ? » On dirait un adolescent qui a sa première petite amie et qui n’ose rien faire… Okay, je n’en ai pas eu des tonnes, en dehors des coup d’un soir, mais ça n’empêche que je devrai reprendre confiance en moi, sinon elle va se douter de quelque chose.

Lorsque l’on arrive devant la boutique de jeux, je me refuse de la voir détruite. « Si tu permets, je vais m’occuper de l’ouvrir celle-ci. Surveille que rien ne nous approche, s’il te plaît » J’avise le volet roulant métallique et cadenassé en son bas. Je regrette de ne pas avoir appris l’option crochetage au lycée. Je m’accroupis et regarde de quel type de cadenas il s’agit. Un bon coup bien placé devrait sans doute le faire s’ouvrir. Ou au moins le péter pour que je puisse le retirer. J’extirpe ma hachette et à l’aide de la tête, je frappe une première fois sur ma cible. Je vois l’impact mais constate qu’il est plus solide que prévu. Je frappe de nouveau, deux fois d’affiler, et la tige métallique se rompt. Je le fais pivoter et retire le cadenas avant d’ouvrir le volet. Une fois fait, je jette un œil au travers de la porte vitrée. Rien à signaler à l’intérieur, à première vue. Elle a déjà été forcé par le passé, ce qui a dû la fragiliser, au vu des traces sur le montant. Je me recule un peu et d’un coup d’épaule, elle s’ouvre en grand. Je me tourne vers Sam et lui annonce ma victoire « Tadam ! Après toi, jolie demoiselle… ! » Je lui accorde un sourire et extirpe ma lampe de poche de mon sac avant de lui tendre.

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We have ashes, fire and hope
Samara Gibson
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Mar 20 Juin - 6:03

Je suis surprise qu’il me tienne la main mais c’est pas mon genre de refuser le contact physique, si je pouvais je passerais mes journée à faire des câlins. On me voyait des fois aux sorties de metro avec ma pancarte Free hugs avant tout ça, mais les morts se sont emparés du secteur et la compétition est devenue trop… agressive. On arrive assez vite devant la boutique et il me demande de le laisser faire l’entrée, je n’ai aucun problème avec ça et surveille les alentours somme toute assez déserts pour m’assurer que nous n’ayons pas de mauvaise surprise. Il casse assez vite le cadenas et j’applaudis dans son dos.

Suite à son invitation, j’entre en première dans la boutique en lui arrachant un baiser furtif et la lampe de poche. La boutique est telle que je m’y attendais, intacte à part pour la poussière qui s’agglutine depuis deux ans sur les présentoirs et cache les nouveautés des jeux-vidéos. Tout à coup, je lance un “Oh my god !” et me précipite vers une étagère pour attraper un mug Tetris qui s’allume avec la température du liquide à l’intérieur. Aïe aïe aïe ça a l’air sympa ! Je le tire rapidement de la boîte et le montre à Abel.

- Regarde ! Il fait de la lumière !!

En vérité, je sais parfaitement comment cela fonctionne mais ça ne m’empêche pas de m’émerveiller en le voyant. J’ai hâte de la tester ! En plus avec la neige qui a recommencé à tomber dehors, c’est la bonne saison pour faire du chocolat chaud. Je me rapproche du blond qui fouille les étalages et m’accroche à son bras koala-style.

- Ça me manque les chocolats chauds aux marshmallows… Avec un bon film ou un jeu vidéo.

Avant tout ça, j’avais une énorme télévision avec écran plat au milieu de mon salon directement branchée à la console. J’étais une grande fan des Tomb Raiders et d’Uncharted, je suppose qu’on ne verra plus Lara Croft au cinéma avant un bout de temps maintenant. Combien d’acteurs qui jouaient des rôles super bad-ass sont morts comme des couillons la première semaine d’apocalypse ? J’ai une petite pensée commémorative pour Chuch Norris, Denzel Washington et autres Bruce Willis.

- Tu vas prendre quoi ?

Et ce n’est pas un jeu de mots en rapport avec un strap-on, il regarde les étalages depuis un petit moment et je me rapproche du présentoir devant il se trouve mais y a pas grand chose que je puisse trouver intéressant. Il devait quand même être sacrément geek, même moi je m’y retrouve pas vraiment. D’un mouvement du bras, je vire la poussière qui se trouvait sur le présentoire suivant et observe aux travers les trésors qui s’y trouvent et mon sourire inextricable du reste de mon visage se transforme en rictus quand je vois l’anneau de Lord of the rings, l’unique avec un numéro de série à l’intérieur, mais c’est cool quand même et je balance un grand coup de crosse de mon fusil dans la vitre avant de glisser la main entre les débris de verre en faisant attention à ne pas me couper.
Lorsque je ressors la main, un débris de verre m’effleure et marque un mince filet de sang le long de mon avant-bras sur la face intérieure.

- Zut !

Pas grave, je suis peut-être le pire boulet qu’il ait rencontré dans sa vie mais je m’en fout et je pose un genou par terre et fait mon “regard panda” en souriant de toutes mes dents.

- Abel, veux-tu me prendre comme épouse ?

J’ai failli dire “sur la caisse enregistreuse” pour rigoler mais vu qu’il est tout timide et que ça le rend quand même grave mignon, je préfère éviter de le brusquer avec de l’humour cru.
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Mar 20 Juin - 18:53

Une porte ouverte, et l’enthousiasme de la jeune femme m’éclaire. Je la laisse entrer, appréciant le baiser à la volée, tout en lui donnant ma lampe. Une fois que ce fut fait, je la suivi, refermant seulement le volet roulant derrière moi pour assurer nos arrières. Mais déjà elle a fait une première trouvaille : un mug Tetris lumineux. Je souris en la regardant s’amuser avec. J’admire surtout sa beauté et cette forme d’innocence. Je la vois s’approcher et s’accrocher à mon bras pour m’énumérer ce qui lui manque. « Pour ma part, ce sont les soirs de matchs qui me manquent, avec les copains, à boire une bière ou deux tout en mangeant une pizza. Mais j’aimais aussi partager un chocolat chaud avec Cla… ma nièce. » Je lui souris espérant qu’elle n’a pas remarqué que je m’y sois repris à deux fois. Je jette un coup d’œil à la boutique et peut admirer de nombreux items intéressants. Je n’étais pas assez geeks pour me les acheter, avant. Mais maintenant, c’est une tout autre histoire… J’admire une réplique de l’épée de Link dans Zelda. Ou encore une tête d’Alien. Ce ne serait pas raisonnable. Elle me demande ce que je vais prendre. J’aimerai tout prendre mais je dois faire un choix. « J’en sais rien, j’aimerai beaucoup pren… Hein ?! » m’interrompis-je, en entendant une vitre se briser. Je la vois dégager des morceaux de verres avant d’enfouir son bras dans une des vitrines.

Lorsqu’elle ressort son bras, elle se blesse légèrement, ce qui me fait me précipiter vers elle, mais je m’arrête lorsqu’elle me demande en mariage. Une pointe d’inquiétude dans mon regard se dissipe et laisse place à un rire. « Oh que oui, je le veux… Mais… Tu ne fais pas tout ça pour qu’on consume notre nuit de noce, quand même, si ? » Je ris de nouveau, prenant l’anneau et sa main par la même occasion, l’aidant à se relever pour me coller à elle. Je ne peux m’empêcher de lui arracher un nouveau baiser. Je glisse l’anneau dans ma poche de jean avant de me détacher d’elle pour observer son bras. « Tu ne t’es pas fait trop mal j’espère ! Je ne veux pas me retrouver déjà veuf à peine marié… » finis-je sur une pointe d’humour tout en sortant de mon sac un rouleau de bandage. J’en découpe un morceau à l’aide de mon couteau pour lui faire un pansement de fortune. Ce serait idiot qu’une si petite plaie s’infecte et devienne grave. Je range tout mon matériel et me redresse pour lui faire de nouveau face. J’esquisse un sourire, touchant sa main du dos de la mienne. « Je pense que je vais me contenter de cette peluche de lapin crétin là-haut. Je reviendrai avec un camion prendre le reste… » ajoutais-je, en désignant un peluche tout en haut d’une étagère. A vue de nez à 2m50 de hauteur.

Bien sûr c’était une blague, mais je ne voulais pas qu’elle finisse par s’ennuyer avec moi. Et puis ça fait mauvais genre, de laisser son côté geek ressortir dès le premier rendez-vous. Je m’approche de l’étagère et estime que je vais devoir grimper après. Je pose un pied sur l’un des rayons, accrochant mes mains de part et d’autres, et remue un peu le tout pour m’assurer de la stabilité. Très vite je déchante. Le test échoue aussitôt, faisant pencher l’étagère sur moi. Je tente de la retenir en vain et une tonne de peluche, ainsi que le meuble, s’effondre sur mon corps. Je me retrouve enfouis sous un monticule de poupées geeks en tout genre et de peluches Pokémons et autres Kirby, caché de la vue de Samara par l’étagère métallique légère. Je la repousse pour me dévoiler aux yeux de ma dulcinée et reste allongée dans mon lit douillé, composé de peluches. « Heureusement que ce n’était pas un meuble en bois massif… On est bien là. Viens ! Je suis sûr que tu vas adorer » lui proposais-je en lui tendant une main.

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Samara Gibson
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Mer 21 Juin - 21:05

Abel est vraiment mignon et même si je ne suis pas sûre d’avoir envie de m’attacher tout de suite au barbu blond, ça me fait plaisir qu’il réagisse comme ça. Je me laisse donc manipuler le bras et il enroule une bande autour de ma blessure. Zut ! Je voulais pas avoir l’air d’être un boulet mais… Bon tant pis. Je profite au moins d’un baiser beaucoup plus tendre que ce à quoi je m’attendais et me serre contre lui, que c’est agréable d’être enlacée. Le temps entre deux câlins est toujours trop long. Je finis par le relâcher pour qu’il puisse tenter de récupérer sa peluche.

Il est trop cute à essayer de grimper sur l’étagère et je ne peux pas m’empêcher de pouffer de rire en le voyant vérifier l’installation, jusqu’à ce que tout le rayon lui tombe dessus. Je pousse un petit cri de stupeur et colle mes mains contre la bouche en ouvrant de grands yeux. Il bouge quand même et envoie la structure métallique voler un peu plus loin avant de m’inviter à le rejoindre. J’avise un instant le sol recouvert de peluches avant de finalement me laisser glisser dedans comme dans une piscine à balles.

- Ouiiiiiiii !

À moitié en train de ramper, à moitié en train de nager, je parviens quand même à me faire une place contre le blond avant de lui grimper à nouveau dessus avec un grand sourire. Puis sans dire un mot, je l’embrasse bruyamment et recommence un peu partout sur son visage avant de lui immobiliser les mains pour continuer de faire résonner des “mouack ! mouack !” dans la boutique. Faut reconnaître que sa question à propos de mon envie de consommer le mariage est restée sans réponse mais il sait très bien ce que j’en pense. Mais je ne veux pas forcer les choses et même si je commence à sentir son entrejambe se durcir, je n’y prête pas attention, il a probablement ses raisons. J’arrête de l’embrasser partout et me reconcentre sur ses lèvres en relâchant ses mains que je sais bien assez fortes pour se libérer toutes seules vue ma force de mouche. J’en profite pour poser une main sur sa joue et glisser l’autre dans sa nuque en prenant appuis sur mes coudes, mon bomber amortissant la rigidité du sol. Je dépose mes lèvres une fois de plus sur les siennes et le serre dans mes bras en appréciant son étreinte. C’est rigolo j’ai l’impression d’être toute petite au milieu de tous ces muscles… Ça me rappelle la dernière fois que j’étais avec un mec qui allait au gym. Mais c’était un douchbag et il m’a jamais proposé d’attendre le troisième rendez-vous lui, y a jamais eu de troisième rendez-vous d’ailleurs. Me laissant aller, je tente même d’aller plus loin et de mordiller ses lèvres pour voir sa réaction. Puis je recule tranquillement la tête en souriant de toutes mes dents.

- Je pourrais faire ça toute la journée !

Finalement, il fait frais mais j’ai plus envie de retourner au camp si vite… Je jette un regard à notre lit improvisé et saisi un mini-Pumba et le pose entre nous sur son torse. On va quand même très vite mais bon, je ne veux pas mourir vieille fille et à Fort Hope, personne n’était intéressé ou intéressant. Je vais juste éviter de trop le brusquer sait-on jamais. Il arrive presque à me rendre timide. Flûte, je vais vraiment finir par craquer, il va m’avoir rendue amoureuse avant d’être passé à la casserole le bougre !

- Ça compte quand même comme un deuxième rendez-vous dis ?

Je m’amuse bien et récupère la peluche de Pumba pour lui frotter le nez contre le museau en faux poils.

- Et comme ça si on fouille un troisième endroit inutile… Hakuna Matata ?

La vie sans aucun souci… philosophiiiiiiie !!! J’ai vraiment envie de voir ce qui se cache sous sa veste à capuche. Mais je me retiens et je pose ma tête sur son torse pour écouter les pulsations du coeur qui bat en dessous. Ça me permet aussi de m’assurer qu’il y a bien un truc qui bat en lui et comme ça, je peux écouter sa respiration en plus. Je reste là, prenant petit à petit de plus en plus d’espace sur lui pour le serrer contre moi. J’ai pas peur qu’il parte mais j’ai pas fait de vrai câlin depuis des lustres.
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