A church to protect ?



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Alair Wakeman
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Mer 7 Juin - 1:19


Alair & Amanda et invité surprise


Church to protect


Je me lève de bon matin. Avec l'ardeur de mes vingt ans, mais les articulations de mon âge vénérable, je fais quelques étirements. Bonté divine que je n'aime aucunement ces claquements secs que mes articulations font en protestant énergiquement. Ils ont l'air de me crier de me supplier, d'arrêter cette torture. De me plonger sous la douillette de mon lit et de ne plus relever avant mon prochain anniversaire. Mais je les laisse hurler de souffrance, je dois rester stoïque et démontrer un peu de fierté que diable. Depuis la formation de ce petit groupe de gens ayant tous des aptitudes exceptionnelles qui s’entraide, je ne peux que remercier la providence. De l’entraide pour survivre, des discussions pour raviver la joie du contact humain et même des jeunes gens efficaces contre ces cannibales dégénérés. Que demander de plus. Mais c'est devant ces personnes qui semblent épanouies que je sens les nombreuses années qui m’affligent. J'essaie de les suivre, mais c'est humainement impossible. Je m'habille en grommelant dans ma barbe. Mes bottes de randonnées, mes jeans, ma chemise à carreaux et ma veste de cuir en mouton. Je me regarde dans mon miroir et je ne peux qu'apprécier l'élégance que je dégage. Même si la fin du monde est à nos portes, avoir un minimum de savoir-vivre et surtout une classe typiquement britannique est de rigueur pour mon propre orgueil. Je saisis ma canne de marche, élément incongru durant cette époque  chaotique j'en conviens. Mais la lame d'acier caché à l'intérieur m'a été d'une grande assistance dans des situations des fois délicates ou bien catastrophiques. Et avoir l'air désarmé peut donner l'avantage dans une escarmouche. C'est ce que mon vieux professeur d'escrime d'Oxford se tuait à nous dire. Paix à l'âme de cet homme qui sans le savoir m'a façonnée pour me défendre dans cette contrée inhospitalière. Naturellement j’aurais pris Betsy et caressé ses formes rustres, mais à la texture de bois si douce. Mon vieux deux-coup de calibre 12 que j’ai dû abandonner durant ma fuite vers l’avant. À la base je me l'étais acheté durant ma phase de pionnier. Durant mon temps en solitaire dans la montagne. Elle fut ma fidèle compagne. Et je vous entends penser, ça m’arrive encore à mon âge de faire du Dieu seul me voit. Mais c’est hors propos que je ne vais pas m’étendre sur le sujet. Tout près de la porte de ma chambrette, je vois mon sac à bandoulière portant le symbole de santé universel. Du matériel de soins, une gourde d'eau, quelques conserves et une vieille lampe de poche à manivelle se trouvent  à l'intérieur. Tout d’un coup je pense à ma chère Amanda. La tigresse qui devient féline en ma seule présence. J’ai le goût subit de lui trouver un petit présent, une petite pensée. De la retrouver et de l’accompagner dans cette exclusion des gens de la bibliothèque. Les armes qui battent mes flancs, ma rapière et ma main-gauche, sont un présent de la blonde amazone à qui je me découvre de sublimes sentiments.

Rassurer par ma dégaine, je prends la direction de la sortie de la bibliothèque endormie. En sortant je sonde les alentours. Il fait encore entre chien et loup. Je prends une grande respiration et je commence à descendre les quelques marches de béton de l’ancien temple du savoir. Une main immense se dépose sur mon épaule. Bonté divine j'ai failli souiller mon pantalon. Je pivote ma tête d'un quart de tour et je vois le regard intransigeant de Leroy. Il me demande où je vais. Je lui tapote gentiment sa main qui est plus grosse que ma cuisse. Je lui fais un sourire charmant et désarmant. Je vais en promenade, mon cher Leroy. Je croyais vous l'avoir dit hier? Même les Rednell  m’ont accordé ce départ d’ici. Ce fut un honneur de vous avoir rencontré. Les yeux du géant se perdent un instant. Je sais qu'il cherche dans sa mémoire qui est surtout centrée sur ses domaines de prédilections. À voir brûler des éléments combustibles avec son lance-flamme et causer des dommages importants à ceux qui auront l’audace de s’en prendre à ce refuge. Il hoche la tête et me dis de faire attention. C'est drôle, je crois qu'il m'a adopté le gaillard. Un peu comme un père. Et je ne m'en plains aucunement. Qui ne rêve pas d'avoir un colosse de la sorte comme ami? Leroy aurez l'obligeance d’avertir les belles aux bois dormants de mon départ je vous prie? Je ne veux surtout pas causer d’inquiétude à qui ce soit. Repenser à l’amazone blonde fait naître un sourire derrière ma barbe taillée avec soin. Je dois me hâter sinon elle va venir me chercher par le fond de culotte j’en ai la certitude. Je salue le vétéran lui disant au revoir de manière polie et chaleureuse, je commence mon périple à pieds.

J'adore ce petit quartier fantôme, cette nature morte de béton et de ferraille qui commencent à se préparer pour l'hibernation d'un hiver rigoureux. Le chant des oiseaux m'accompagne, me permettant de me sentir en sécurité. C'est mon ancien employé de ferme qui m'a fait remarquer que les animaux se taisaient à l'approche des cannibales. Donc à condition que les oiseaux gazouillent, je peux être serein. Quelques fois, durant ma marche de près d’une heure pour rejoindre mon objectif, j'aperçois des silhouettes empêtrer. Que ce soit dans des véhicules bloqués dans des embouteillages mortels ou bien immobilisés sur des clôtures qui encerclent les résidences privées des environs. Je pourrais apporter la miséricorde à ces pauvres bougres, mais je n'aime pas trop me placer dans une position délicate. Le seul bruit qui accompagne mes pas, à part le bruit de mes talons frappant l'asphalte et les oiseaux, et le claquement de ma canne le sol. Plusieurs indices de ma chère Amanda abondent sur le chemin, des peaux de cannibales putrides accrochés ici et là. Aussi des marques dans le béton des immeubles produits  avec des griffes. Mon instinct me pousse à reconnaître la patte de la féline. Elle m’avait fait découvrir un livre sur l’Afrique et ceci était des indices de passages. Je prends le chemin vers un quartier calme dont chaque grande ville possède. Je descends la rue principale, ma démarche droite et noble contraste avec les alentours. Des voitures abandonnées, des maisons aux portes à moitié arrachées et des cadavres pourrissants au soleil m'indiquaient la violence que le secteur avait vécue. Je revoyais la population souriante yankee de mon passé. Comme si leurs esprits n'avaient pas quitté leur lieu de résidence. Passant à proximité du bureau de poste, je vis la forme reconnaissable de Tim. Vieux facteur qui adorait les échecs. Mais hélas le virus l'avait mis Mat. Il était prisonnier de son local grillagé. Mais à part ce pauvre type, je ne vis aucun autre cannibale qui se dirigeait vers la cible tentante que je devais représenter. Sûrement que les habitants décédés avaient plié bagages pour poursuivre un but qu'eux seuls connaissaient. Je me retiens de sourire devant l'image d'une envolée en « V » de cannibales à moitié putrides émigrants vers le sud pour l'hiver. Je m’infligeai alors une gifle mentale pour chasser cette image qui était à la fois inappropriée et saugrenue à souhait. Je devais rester concentrée et alerte. C'est souvent durant le moment où on rêvassait qu'un râtelier gourmand se plantait dans notre chair. J'eus un petit frisson et évitant soigneusement les voitures stationnées ici et là, pour éviter les systèmes antivol ou bien les occupants transformés piégés à l'intérieur, je gravis les quelques petites marches pour me rendre à mon but.

Le lieu de prédilection  pour la sauvegarde de la foi des environs. Comme le disait un vieux prêtre de ma connaissance. Les voies du Seigneur sont impénétrables, mais le reste l’humain est là.  Poliment je souriais à cet humour dérangeant de Yankee. J'aime mieux le pince-sans-rire de mon Angleterre chéri. Les portes étaient barbouillées de croûtes cramoisies et bloquer par des planches de bois. Un sinistre accueil qui me fit hésiter un instant. Mais je me ressaisis en pensant à la distance que je venais de parcourir. Revenir la queue entre les jambes ne me disait rien qui vaille. Je cherchai donc une autre porte et celle de l’entrée du clergé semblait me tendre les bras. Je pousse alors la porte, m'attendant à qu'elle soit verrouillée. Non j'ai une demi-chance alors. Demi malchance si je pousse l’audace. Car un système d’alarme rudimentaire composer d’objet saint métallique tomba au sol avec fracas.. Je ne peux m'empêcher de sursauter et d'exclamé tout haut un « BLOODY HELL» bien senti. Ce n'est pas très prudent, ni très sophistiqué de ma part. Mais c'était naturel et intuitif. J'écoute alors attentivement, persuadée d'entendre des gémissements. Mais rien. Je ne peux cacher ma surprise et j'entre donc dans le lieu de culte. Une odeur de viande avariée m'accueille. Le corps d’un curé, la tête explosé par une arme de fort calibre, git dans un coin. Je respire maintenant par la bouche. Des étagères renversées et vides m'accueillent. Surement une petite cuisinette. Je me dois de la fouiller. Et si j'ai la main chanceuse, je pourrais peut-être mettre la main sur une friandise pour la tigresse qui sait. Mais je ne fonde pas vraiment d'espoir sur les possibles découverts de ma journée. Le bout de ma canne claque quelques fois au sol. Une vieille habitude de gentleman qui n'est pas le plus approprié pour le point de vue discrétion. Mon beefeater attitré aurait grincé des dents à coup sûr.



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Bernadette Mackenzie
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Jeu 8 Juin - 8:00

Ça fait peut-être cinq minutes qu'on est sortis avec Bobby pour aller chercher des provisions. L'ambiance est détendue et je plaisante avec mon ami après avoir fait passé les écouteurs derrière ma nuque pour qu'ils pendent, le son réglé au maximum pour qu'on profite tous les deux de la musique. Robert n'aime peut-être pas tout, mais en général il est content et c'est devenu une habitude que je lui prête quand il travaille sur la barricade à condition qu'il garde impeccable son hygiène acoustique, mais il s'y tient.

Je commence à danser, ou plutôt à marcher en rythme quand la playlist tourne dans des morceaux beaucoup plus rap que ce qu'on a écouté plus tôt dans la matinée et au moment où on passe devant une église, Snoop Dogg commence à faire les présentations d'usage sur une musique que j'entends trop bien et c'est comme un signe du destin. En dansant devant Robert, je pointe du doigt la porte ouverte du lieu de culte et lance en même temps que le chanteur.

- And let's go to church !

La décision est prise ! De toute façon, nous n'avons rien de mieux à faire. Avec la technique de conservation de la viande que j'ai apprise grâce à Taylor et mon nouveau filet de pêche, nous mangeons à notre faim et notre cheminée est approvisionnée en bois directement depuis les meubles de la maison des voisins. Actuellement, je cherche surtout des trucs pour le bébé à venir et outre les médicaments, ça peut concerner aussi un berceau et qui sait, on tombera peut-être sur un baptême, ou une circoncision qui sait, je suis même pas sûre que ce soit une église catholique. En fait, depuis mon apparition à la gay-pride de 2008 de San Francisco et aussi toutes celles qui ont suivi, la plupart de mes amis m'ont assuré en rigolant que je risque tout simplement de m'enflammer en entrant dans une église. Mais vu m'a façon ridicule de danser, je me suis probablement déjà enflammée.

Le fait est que j'entre en chantant dans l'église, bénéficiant de l’acoustique idéale. Je me retourne vers mon ami en souriant tandis que Marley grimpe le long de ma jambe jusqu'à mon dos puis mon épaule gauche pour rester là et sortir notre paquet de clope et m'en tendre une avant de s'en allumer une. Ce petit amour me tend même le briquet allumé pour que je n'ai qu'à tendre la tête avant de redescendre le long de ma jambe, glissant au passage le paquet de cigarettes avec le zippo à l'intérieur à sa place, dans ma poche.

- Tu allais à l'église avant ?

J'attends sa réponse, m'attendant à tout, je n'ose pas vraiment imaginer ce qu'a pu être sa vie avant tout ça mais ça devait être guère plus joyeux que ce qu'on vit maintenant. C'est une honte que quelqu'un d'aussi gentil soit si laid, mais au moins, j'ai la chance de le compter parmi mes amis et notre cohabitation se passe bien pour ma part. Ce sera toujours sympa d'en apprendre plus sur mon ami, si ça se trouve il est croyant, je ne lui ai pas demandé ce qu'il pensait du karma... s'il y croit, il doit se dire que sa prochaine vie est bénie.

- Ah ouais ? Perso je n'y suis pas retournée depuis le mariage de ma meilleure amie. Tu aurais du voir ma robe de demoiselle d'honneur ! Oh la la !

D'un coup, je me stoppe dans mon mouvement en tendant l'oreille pour percevoir plus nettement une sorte de claquement un peu plus loin dans le bâtiment. Raaah, d'habitude une porte ouverte veut dire pas de zombie non ? C'est quoi ces gens qui ne respectent plus les codes élémentaires de savoir vivre entre survivants. Surtout que c'est mon quartier là eh ! Je suis pas une gangsta mais depuis que j'ai un flingue c'est comme si, surtout quand je chante du rap. D'ailleurs, il n'est même pas chargé à l'heure qu'il est, mais je l'ai gardé à la ceinture pour le bien de mes imitations. Mon couteau devrait suffire en compagnie de mon ami.

- On tue le rôdeur et on regarde si on trouve quelque chose d'intéressant ? Tu m'as dis que ton papi faisait du moonshine ? Qui sait, peut-être que le prête distillait quelque chose aussi. Tu sais les prêtres... la même religion depuis deux-mille ans, ils se faisaient un peu chier, même frère toque avait sa propre fabrique de miel !

Ahah ! Si un jour j'arrive à rebrancher le courant dans la baraque, je fais une soirée cinéma avec Robert et je lui fais regarder le vieux Robin des Bois, celui avec Kevin Costner parce que c'est tellement mieux ! Bon, reconcentrons-nous, il y a encore un zombie à l'intérieur.

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Jeu 8 Juin - 21:22

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Sam 10 Juin - 15:45

Le colosse balafré avait revêtu son armure anti-émeute rapiécé. Dans son dos trônait son bouclier balistique et autour de ses reines son éternel ceinture à outils avec sa masse en acier trempé. Peu de gens aurait pu manier l’imposante arme avec autant de facilité et de maitrise que le gladiateur de l’apocalypse. Mais à cet instant un air d’intransigeance, de sérieux et surtout protecteur s’était déposé tel un masque de granite sur les traits atypiques de la chose immonde. Il surveillant les arrières dansant de l’ange de la miséricorde lors d’une expédition de ravitaillement. Elle ne le savait pas, mais bientôt le géant au cœur d’or allait devoir la quitter. Naviguer comme un navire immonde et solitaire au travers de ces flots putrides de corruptions et de mort comme lui seul semblait connaitre. Il ne voulait plus être le boulet, la chose inutile des gens accepter avec réticence. Il était un monstre errant dans la vie d’avant et dans celle-ci il ne voyait pas pourquoi il devrait changer l’habitude.  Une interrogation de Bernadette le sortir alors des plaines désertique de son esprit, ce lieu ou peu d’idées semblaient prendre vie.  De sa voix raque qui ressemblait à deux pierres qui s’entrechoquent, le golem de chair répondit à la merveilleuse jeune femme.

Robert- Euh… Ouais… Euh… Quand j’étais petit… Euh… Oui j’ai déjà été petit aussi. C’est surprenant… Euh… J’adorais aller à l’église… Euh… J’avais la paix et ceux qui ne voulaient que se battre ou me dire des méchantes choses ne venaient pas… Euh… Des fois je chantais aussi…

Souriant avec douceur et tendresse, la chose de cauchemar soulevant ses larges épaules en entrant à la suite de la jeune femme dans le lieu de culte. D’un geste intuitif, il trempa ses doigts dans le bol d’eau bénie à sec et se fit le signe de croix en récitant une petite prière… en latin.

Robert- In Nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen.

Avec les accents de sincérité et de douceur que Bernadette semblait avoir décelé dans le cœur pur de la créature de cauchemar, Bobby déposa une main immense et rugueuses sur l’épaule de la jeune femme. Le gant en kevlar cachait un réseau complexe de cicatrices, scarifications que le corps difforme de l’homme à une toile abstraite.

Robert- Je suis sûr que tu devais être la plus belle… Euh… C’est pas ça que je veux dire… Oui tu es jolie, mais tu as une belle âme… Euh… Joyeuse et lumineuse… Euh… J’ai jamais été invité dans un mariage… Euh… J’adore les églises le son voyage bien tu entends?

Des bruits réguliers et constants se firent entendre et l’ange de la miséricorde annonça la couleur. Hochant tout doucement sa tête en forme d’œuf, le golem de chair se plaça devant la brunette. Une véritable muraille de chair parsemer de cicatrises immondes, mais au corps musculeux et plus résistant que le roc. Mais il pivota alors la tête en entendant le prénom du moine alcoolique de la joyeuse bande de Robin des bois. Un mince sourire ondula sur ses lèvres exsangues alors que le lourd bouclier, qui semblait être aussi léger que du papier mâcher pour le colosse balafré, prenait sa place sur son avant-bras gauche. La main droite enserra la matraque d’acier étoilé.

Robert- Le truc pour alcool je peux le faire… Euh… Frère Toque? C’était le film favori de mon ange et moi… Euh… Avec Kevin Cointer et Brian Adam qui chantait… Euh… Sandra adorait que je lui chante… Euh… Tu veux entendre? La chanson du film?

C’était la première fois que la chose immonde s’offrait de chanter pour la jeune femme extraordinaire. Elle parut surprise mais elle fit un grand sourire encourageant. Sûrement que Bernadette croyait que l’homme difforme chantait comme le ton raque et désagréable de sa voix de tous les moments. Mais sous le dôme à la sonorité parfaite s’éleva le don caché de la montagne de muscles disproportionnés.  Une voix merveilleuse, pure et douce comme le paradis s’éleva pour caresser la nef, le ciel et même les étoiles. Un chant à la sonorité parfaite et qui aurait rendu verte de jalousie les plus grands chanteurs de tous les temps. La voix de Robert n’était que le reflet de la beauté. Intérieur, son humanité flamboyante, sa gentillesse et sa candeur qui était prisonnière sous le carcan des préjugés des gens.  Le claquement s’arrêta, l’intrus semblait captiver par la voix. Mais au plein milieu de la prestation qui semblait naturelle, mais déplacer dans ce corps couverts des sévices d’un monde chaotique, Un cri animale se fit entendre. Des petites rocailles tombèrent du plafond et aussitôt le boulier se plaça par-dessus la brunette et le singe fumeur. Un air ébahi se dessina alors dans le regard océanique si profond et tendre de la bête de foire.

Robert- Bernie… Euh… Il  y a un singe en haut qui lance des roches… Euh… On fait quoi?

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Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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Alair Wakeman
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Mar 13 Juin - 14:27


Alair & Amanda et invité surprise


Church to protect

J’essaie bon espoir de retrouver ma féline dans ce lieu autrefois saint. Je me tarde de la revoir, de pouvoir la voir rougir quand je lui embrassa la main et ses petit sourires craquants. Qui sait si nos routes se seraient croiser hors de cet époque où même un britannique peut relever un sourcil de stupeur, j’aurai pu la conduire à l’autel et ensuite laisser mes désirs libertin prendre le pas sous le civisme et la combler dans tellement de position. Mais des voix me tire de mes rêveries fort agréables. Pendant un instant je perds mon flegme tout britannique et je mâchouille quelques jurons qui pourront faire rougir les oreilles d'un batelier. Du calme, je dois reprendre une certaine contenance. Je fais l'erreur de respirer par le nez pour me recentrer. J'ouvre en grand mes yeux et je ravale la bile qui me grattait le fond de la gorge. J’ai oublié le cadavre ou des vers blanc semblent avoir démarrer une partouze du tonnerre sur la chaire boursouffler par la putréfaction. Au moins, je suis caché par la pénombre. J'entends des pas. Des bottes d'un lourdaud de Yankee comme ceux du refuge que j’ai côtoyé dernièrement. Mais un autre pas se fait entendre dans la sonorité de ce temple remplis de courant d’air. Non plus léger et subtile. Je jette un coup d'œil et je vois juste une silhouette se découper dans les rayons du soleil. Très jolie et tout à fait féminine. Accompagner par un pan de mur qui a décidé d’aller faire une marche de santé et un petit singe. Je remets mon dos à mon abri de fortune.

Je ne peux passer par le trajet que je viens d'emprunter. Ils vont me remarquer aussi facilement que si je me baladais en kilt en jouant Amazing Grace à la cornemuse. Je réfléchis à une solution pour essayer de m'échapper de ce traquenard. Je me maudis mon orgueil mal placé. À chaque pas que les inconnues font réduisent mes possibilités de plus en plus. Et alors j'ai une illumination que mon désespoir me prodigue. Peut-être qu’ils ne cherchent qu’un abri pour la nuit? S'entraider au lieu de me dépouiller. Et à la rigueur je joue mon avantage de la canne et je tente de renverser la situation. Je sais qu’ils croient que je suis un cannibale sans cervelle. Un Yankee moyen quoi. Je dois sortir de ma cachette, car, je ne sais pas si l’un ou l’autre va sursauter. Un tir réflexe ou un coup du colosse et je tire ma révérence en couard et non en digne serviteur de Sa Majesté. Mais une voix merveilleuse, sublime et enchanteresse me retient un instant. Subjuguer je regarde de nouveau et je pourrais chuter sur mon séant si le stoïque Anglais ne mettait pas acquise. C’est le géant qui chante avec une voix digne d’un Elton John. Bonté divine et il y a quelques instants l’homme parlais avec difficulté. Un cri se fait entendre alors, coupant court à la prestation à mon grand désarroi. Je reconnais les singeries territoriales d’Adam, le compagnon plus que poilu de ma chère amazone blonde. Il semble en furie contre l’autre primate et lance des pierres. Projectiles qui sont dévier par un lourd bouclier que le mastodonte semble manier avec une aisance surprenante. Je dois maintenant intervenir car le couple m’intrigue et mon intuition me pousse à croire qu’ils sont sans danger.

Je me dévoile et je tape un coup de ma canne sur le sol. Je dois attirer son attention de manière civilisée et empêcher l'hostilité. Mais avant que je puisse me présenter, la jeune femme à la tignasse brune bouclé me menace de son pistolet. Elle m'ordonne de ne plus bouger. Tout à coup je décide d'être obéissant. Je lève mes mains, tenant tout de même ma canne-épée dans ma paume directrice, en signe d'apaisement. Je recule d'un pas. J'essaie de capter son regard pour y plonger mes yeux. Un contact visuel peut m'apprendre beaucoup de choses. Mais le visage de mon potentiel assassin est masqué par la pénombre. Au moins, je suis calme, stoïque et ayant le flegme typiquement britannique comme allié. Je fais un petit sourire qui est rassurant. Bonjour mes chers amis. Je ne veux aucun souci. Je me présente, Alair Wakeman, chirurgien retraité et fidèle serviteur de Sa Majesté pour vous servir. Mon timbre de voix ne tremble pas. Il est même hypnotique et pointu. Charmant, doux et même exotique selon plusieurs Yankees. Je hoche la tête dans leur direction. Je voudrais exercer la bienséance et faire preuve de civilité en vous saluant dignement. Mais je vais m'abstenir pour l'instant. J'espère que vous n'allez pas m'en tenir rigueur. Gentleman à la vie à la mort. C'est mon crédo et je peux facilement faire passer James Bond pour un paysan sans aucune classe.

Je commence à l'instant une nouvelle discipline. Parler en essayant de respirer par la bouche. Pour me préserver de l’arôme douteux. Et essayer de m'empêcher d'être une passoire d'un instant à l'autre me donne des ailes. En donnant des informations sur moi, j'espère me rapprocher d'eux. De leur rappeler que nous sommes tous humains et dans la même galère. De se souvenir du vieil homme que je suis. Je venais pour farfouiller à la recherche d’une personne qui m’est très chère. Aussi, si le hasard le permet, de médicaments et matériel de soins, car je suis médecin comme vous le savez. Les pensées se succèdent dans ma tête. J'espère de tout cœur que la jeune femme ne va pas faire feu sur une personne susceptible de lui sauver la mise plus tard.


Je pivote mon regard d’acier tirant sur le bleuté. Un apaisement et une douceur illumine mon regard. Et vous mon cher, vous avez une voix sublime. Je suis persuadé qu’un homme possédant un tel don est un être à découvrir. Je rajoute sur le ton calme et apaisant que j’utilise avec mes patients. Je crois que nous sommes civilisés pour ne pas tomber dans des actes que nous allons tous regretter. Je ne suis que charme, sophistication et débordant de flegme. Je relève les yeux vers le haut j’essaie de convaincre le macaque japonais de cesser son pilonnage et je n’ai que l’espérance de voir ma chère amie.



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Bernadette Mackenzie
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Mar 13 Juin - 17:25

Bobby aimait les églises ? Ah nice ! En plus il a la référence, j'ai droit à un compliment et quand il me propose de chanter, je ne peux qu'accepter avec un grand sourire. Robert se met à chanter et ma mâchoire se décroche petit à petit devant la voix angélique qui sort de sa gorge. Mon gigantesque ami entonne un chant vraiment magnifique mais avant la fin, Marley commence à s'agiter et si je le regarde méchamment au début, voulant continuer à écouter Robert, je comprends pourquoi il s'énerve quand un homme d'un certain âge portant un cache-oeil et une canne s'approche de nous. Je pose la main sur l'épaule de Robert pour l’apaiser tout en le remerciant pour la qualité de son chant.

- C'était vraiment beau Robert !

Il se présente comme étant médecin et sur le coup, mon cerveau fait click ! Un chirurgien, ils n'ont pas ça à Fort Hope et avec mes projets persos, je suis prête à prendre rendez-vous avec n'importe quel médecin pour le bébé tant que ce n'est pas un légiste ! Cet homme ne semble pas agressif et je baisse vite mon arme avant qu'un singe, pas Marley, un autre singe plus gros et plus agressif, ne commence à nous balancer des cailloux. Mais d'où il sort celui-ci ?!
J'attrape Marley par la peau du coup et le prends contre moi dans mes bras pour l'empêcher d'aller se battre, cet idiot se ferait ramasser, un capucin contre un macaque, j'appelle pas ça un combat mais un massacre et je laisserai pas mon petit fumeur se faire mettre en pièces.

- Une seconde docteur... BOUH !!!

Je crie en direction du singe, lui foutant une trouille de tous les diables et il cesse de nous caillasser. Avec un sourire, je me retourne à nouveau vers Robert et le docteur. En tendant la main devant moi pour serrer la sienne tout en maintenant Marley sur mon côté gauche en faisant gaffe qu'il ne me brûle pas mon chemisier.

- Enchantée docteur Wakeman ! Je vous présente Robert, et je suis Bernadette.

Avec un grand sourire, je regarde le géant recevoir des compliments mérités puis le docteur se tourne à nouveau vers moi pour me parler de mon arme que je fini par tendre à Marley qui s'empresse d'aller la ranger, il n'a pas la force pour l'utiliser de toute manière.

- Désolée, c'est juste que le quartier est assez calme en ce moment ! On venait voir s'il y a des trucs à récupérer aussi, je n'ai jamais craché sur le vin béni ahahah !

Une bonne plaisanterie ! Même si je ne connais pas le docteur, je m'attends à voir Robert rigoler et je le regarde en souriant.

- C'est pas dit que vous trouverez ce que vous cherchez ici mais j'espère que vous trouverez votre ami ! En attendant si vous voulez, on peut se dire que personne ne tapera personne ? Ça vous dit ? Peace ?

Après tout il n'a pas l'air agressif, il n'a même pas l'air armé en fait. Donc pourquoi s'en méfier, ce petit vieux a l'air tout gentil et inoffensif. Je pourrais presque l'inviter pour le thé s'il ne nous avait pas avoué attendre quelqu'un, ça m'inquiète un peu plus.

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Mar 4 Juil - 22:20

L’esprit lent et pathétique de la chose immonde était tout simplement surcharger d’informations des plus hétéroclites. À la base il n’était plus seul dans l’église qui semblait amplifier harmonieusement sa voix de ténor et gracieuse. En plus de l’ange de la miséricorde à ses côté et le singe fumeur, deux potentielles menaces venaient de s’ajouter. Un plus gros singe s’amusait à lancer des cailloux du haut de la balustrade avec des cris de rage. Le golem de chaire pouvait gérer cette menace en levant le lourd bouclier au-dessus de la tête de Bernadette. Mais l’arrivée de l’homme à la canne perturba légèrement la gargouille à peine sculpté. Au contraire de la brute épaisse aux muscles surdimensionnés, l’élégant barbu à la toison grisonnante semblait doté d’une confiance aveuglante et d’un sang-froid exceptionnel. Habituellement quand une arme était braquée dans leur direction, la majorité des gens présentaient des signe de nervosité et même une peur panique pouvait s’emparer de leur être. Mais le gladiateur de l’apocalypse à l’armure de chaire lézarder de cicatrices cauchemardesques voyait parfaitement que l’arme de Bernadette semblait presque à un pistolet à eau pour celui qui disait être un serviteur d’une majesté. Un prénom impossible à se souvenir sur le coup, médecin à la retraite et une multitude d’informations s’élevèrent en vitesse de la bouche de l’homme qui semblait trop propre pour cet ère de ténèbres et de désespoir. Une langage élaborer, un peu comme les présentateurs de nouvelles ou bien les savants dans les documentaires que sa nièce Sandra adorait écouter à l’hôpital, mais chanter et doux caressa l’ouïe amoindrit de la chose. Et encore plus surprenant que cela, le dénommé Alair venait de félicité Robert pour son chant et désirait le connaître. Le regard océanique bienveillant et calme du mineur se fit inquisiteur, cherchant en vain la mesquinerie ou bien le dégoût dans celui bleuté du vieillard. Mais aucune trace de moquerie ou bien de méchanceté. Bernadette fit comme à son habitude un immense sourire désarmant et fit les présentations. Mais l’ange prit la peine de faire peur au singe lanceur de pierre avant d’entamer le dialogue. Un simple regard et le géant au cœur d’or prit une profonde respiration pour oser avancer une main vacillante vers celle tendu d’Alair. La poigne massive et rugueuse de l’homme difforme enveloppa littéralement celle menue et propre de l’Anglais. D’une simple torsion Bobby aurait pu écraser et disloquer les phalanges de l’homme à la barbe grise, mais il serra à peine comme si les os du chirurgien étaient faits en porcelaine. La voix mélodieuse et douceâtre chanté du golem de chair avait disparu, laissant le ton rocailleux semblables à deux pierres qui s’entrechoquent, fracasser l’atmosphère du lieu de culte.

Robert- Monsieur… Euh… Ellair c’est ça? Désolé si c’est pas bon car pas de cerveau pour les noms… Euh… Vous êtes réel au moins? Vous semblez trop propre et trop… Euh… gentil pour les temps d’aujourd’hui.


La bête de foire avait de la misère à se concentrer, mais il croyait que l'homme devant lui n'était pas une menace. Mais comme de raison la mention de "l'ami" avait était oublier par l'esprit lent. Des fois de par son manque d'audition et son cerveau qui subissait quelques carences intellectuelles, Robert oubliait ce qu'on venait de lui dire...

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Alair Wakeman
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Jeu 6 Juil - 14:47


Alair & Amanda et invité surprise


Church to protect

Bonté divine! Quel tableau des plus singuliers et bizarroïde se présente devant mes yeux d’acier bleuté. Heureusement que le flegme et le stoïque Britannique sont mes alliés de l’instant, car je crois que ma mâchoire s’amusait à faire la balançoire. J’avoue que le sourire de la jeune femme, cette brunette à la tignasse bouclée, est des plus engageants et elle semble charmante. Même le petit singe qui fume est plutôt amusant. Mais la carrure, la masse de muscle énorme enfoncer dans une tenue de combat pourrait même faire sourciller un beefeater de garde devant la Tour de Londres. Je me sens diminuer, presque inexistant à vrai dire, devant le géant qui manie un lourd bouclier en acier avec une aisance déconcertante. Mais dans mon for intérieur, mon intuition qui ne se trompe que rarement à vrai dire, je suis persuadé que l’homme au tonus d’acier doit être doux comme un agneau naissant. Ou pour pousser la comparaison à une jeune étudiante lors de mon passage à Oxford et qui a perdu son innocence au moment qu’elle a fait la connaissance avec mes joyaux de la couronne. Mais je m’écarte complètement du sujet et je leur fait don de mon plus beau sourire apaisant et surtout distingué. Le macaque japonais de ma chère Amanda est repoussé par un cri de frayeur de la brunette dynamique et ensuite elle me tend la main. Avec une classe et une bienséance que chaque personne que je rencontre à l’honneur et surtout le privilège de recevoir je lui fais mes hommages. Délicatement je lui fais un baisemain comme le dinosaure de civisme et de bonne manière que je suis. Je suis tout à fait d’accord avec vous ma chère Bernadette. J’insiste pour ne pas faire éclore une violence entre nous et je suis enchanté de faire votre connaissance. Je ne suis que charme, sophistication et apaisement comme l’exige mon étiquette de vieil Anglais soucieux de la bienséance. J’ai suivis les traces de ma chère Amanda qui m’a mené juste ici. Voyez-vous nous sommes à la recherche d’un endroit ou vivre et aussi, petite coquetterie de ma part, d’instaurer un minuscule centre de soin pour toutes les âmes de bonnes volonté.

Le titan qui semble terriblement gêner, intimider même par ma présence, me tend sa main à son tour. Bloody Hell! Mon appendice disparaît totalement dans sa paume qui doit faire la circonférence de ma tête. Je savais que les Yankees étaient gros, obèse même. Mais voir cette montagne humaine me fait songer aussi qu’il doit avoir des spécimens forts comme tout. Il me serre à peine la main, comme si ce gargantua avait peur de ne pas connaitre toute sa puissance. Une pensée me traverse l’esprit. Pauvre dame qui à accoucher de ce mastodonte. Elle doit être déchirée de bas juste au sommet de la tête. Peut-être même qu’elle ne peut plus faire de vélo car la selle sera totalement engloutit. Et je n’ose pas songer au pauvre homme qui désirer sa femme après cet accouchement douloureux. Il pourrait presque pénétrer en entier, debout de surcroît. Bonté divine pourquoi j’ai ce genre de penser à cet instant précis? La voix caverneuse, râpeuse même, de l’homme qui s’appelle Robert me surprend autant que son apparence de briscard chevronné. N’avait-il pas une voix mélodieuse pouvant rivaliser avec sir Elton John quand je progressais dans leur direction? Je crois que je vais enquêter un autre moment, récupérant ma main intact de cet échange des plus conviviales. C’est un plaisir des plus consommé de vous rencontrer mon cher Robert. Je suis aussi tangible et réel que la pierre qui compose cet église et si vous le désirer nous pourrions discuter à bâtons rompus lorsque que je vais préparer le thé vers les dix-sept heures. Je sors ma montre à gousset et je suis soulager qu’il n’est que quinze heure. Je regarde les deux personnes qui me vont face et je leur fais don d’un sourire apaisant et bienveillant. Cet endroit est calme, mais je me demande la viabilité et la sécurité des lieux. Si nous pourrons unir nos forces, nous pourrons trouver des éléments susceptibles d’amélioré notre sort et de s’épauler pour une futur coopération. Qu’en dites-vous?




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Bernadette Mackenzie
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Jeu 13 Juil - 0:33

Chouette ! Le vieil homme accepte la paix. Je suis surprise, je m'attendais à ce qu'il tangue avec son air de pirate à un seul oeil. Il ressemble un peu au Odin des comics en fait... Mais je devrais arrêter de le détailler ou il va le prendre mal. Robert est toujours aussi nul pour s'exprimer en public avec des inconnus et je retiens mon envie de facepalm pour me pencher vers lui et lui tapoter l'épaule comme un petit démon qui souffle des insanités.

- Alair Bobby, c'est Alair par Ellair.

Je lui envoie un clin d'oeil en souriant et résiste à l'envie de chanter pour ne pas perturber l'harmonie qu'a instauré Robert avec sa voix.
Quand le chirurgien nous dit qu'il cherche un endroit où aménager, je vois évidemment là l'occasion d'avoir un médecin encore plus proche que celui de Fort Hope et l'idée de l'inviter me vient naturellement à l'esprit, à force d'essayer, je vais finir par tomber enceinte un jour ou l'autre.

- Si vous voulez vous installer dans le coin, j'y vois aucun problème mais n'attaquez personne. J'ai une entente avec un camp pas loin et je ne veux pas de problèmes avec eux. Mais sinon, on sera ravi de vous compter parmi nous

Des idées plus pragmatiques me viennent alors en tête et je finis par sourire à Robert de toutes mes dents avant de reporter mon attention sur Alair en pointant tout le monde du doigt avant de faire des signes pour le concept d'équipe.

- On venait voir pour un alambic, vous nous suivez ? Je sais que c'est la cave mais je vous jure que c'est pas un piège. Bobby faisait du moonshine avec son grand-père, on n'a jamais trop d'alcool !

Je suis peut-être un peu trop joviale, et trop cordiale, mais j'aime bien ce monsieur aux grands airs. Il y a juste son oeil qui ne me revient pas mais je suppose que je m'y habituerai, heureusement il est caché pour le moment.
Je dégaine mon smartphone et check l'heure avant de le ranger à nouveau dans ma poche arrière.

- Vous avez dit dix-sept heures ! Vous pouvez venir à la maison si vous voulez et ça nous laisse une bonne heure d'explo' ! Vous avez du thé à la menthe Alair ?

Je jubile intérieurement, il y a du miel chez moi, donc thé à la menthe plus miel, ça donne du thé marocain et j'en bave d'avance.

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Ven 14 Juil - 6:11

La pitoyable créature à l’intellect limité ne comprenait tout simplement pas toute l’avalanche de mots sophistiquer que le vieil homme venait de dire d’une voix apaisante. Bobby fit un petit sourire imbécile, un air niais qui suffisait la grande majorité du temps pour que les gens aillent s’occuper d’une autre urgence que d’expliquer à un simplet de son acabit. Mais la gentillesse de l’homme à la canne est sidérante, presque surnaturelle pour le géant aux multiple cicatrices qui fut rejeter si souvent par le passé. Heureusement que l’ange de la miséricorde viens au secours du colosse balafré en lui expliquant avec sa douceur habituelle que c’était bien Alair le prénom du distingué vieillard.

Robert- D’accord Bernie… Euh… Désolé Alair… Euh… Je ne veux pas que quelques chose arrive à Bernie… Euh…

Alors la joviale jeune femme à la tignasse bouclée parla de l’alambic à récupérer et le géant au cœur d’or se concentra sur cette tâche. Il comprenait plus ou moins que le vieil homme voulait vivre dans cette église et alors le golem couvert de stigmates regarda son environnement immédiat. Des bancs de prières cassés, des détritus, des giclés brunâtres sur les fresques de la foi décorant les murs et les reliefs d’un camp de fortune témoignaient des atrocités et du combat acharné qui s’était livré dans ce lieu autrefois saint. L’immense double porte pendaient, comme des fanions baissés d’une forteresse vaincu, de leur gond. Quand la mention du breuvage chaud fut soulevée, la bête de foire en armure disparates d’anti-émeute fit un sourire timide démontrant de sa grande gêne. La voix rocailleuse, mais aux mots douceâtres et simple, s’éleva dans la nerf ou tant d’horreur semble s’être produite.

Robert- J’aimerais bien goûter à ça… Euh… Jamais bu de thé… Euh… Pas bon pour habiter ici vous savez.


Le vieil Anglais aux manières nobles regarda alors le golem de chair couvert de cicatrices. Robert faillit tomber à la renverse quand le médecin lui demanda pourquoi qu’il ne devrait habiter dans ces lieux. Soulevant ses larges épaules, la chose à l’intellect limité parla avec la voix de l’expérience. Mais comme à son habitude, lorsqu’il était involontairement le centre d’intérêt, le stress de l’homme difforme le fit dandiner d’un pied à l’autre et baisser la tête pour essayer de cacher sa laideur et son embarras.

Robert- Ben la porte est cassé... Euh... Pas de cheminée et c'est dur de faire chauffer tout l'endroit... Euh... Trop grand pour faire une bonne barricade... Euh... Pas de chambre et aussi pas beaucoup de pièce...

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Alair Wakeman
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Lun 17 Juil - 14:02


Alair & Amanda et invité surprise


Church to protect

Les mains sur le pommeau de ma canne, m’appuyant légèrement dessus dans une posture qui allie l’élégance et la sophistication Britannique, j’écoute cette jeune femme qui m’offre un si belle facette de sa personnalité. Je lui fais don d’un charmant sourire qui est partiellement camouflé par ma barbe taillée avec soin. Je n’attaque aucunement les gens ma chère Bernadette. Je suis plus passif sur le point de vue physique, pratiquant que la légitime défense. Comme je vous l’ai dit, je ne cherche de noises à personnes. Mon regard d’acier pétille d’espièglerie. Mais je peux utiliser les mots et des insultes détourné, si riches à ma culture, pour faire valoir mon point de vue ou bien mon désaccord pour la question en cours. Mais devant une dame de votre qualité, et d’un homme qui me semble si valeureux, je ne peux que m’allier pour cette exploration qui va nous mener vers le thé de dix-sept heures. Ça fait des lustres que je n’ai pas concoctés du thé marocain ma chère.

Alors ce cher géant aux muscles saillants me demande s’il aura le loisir de nous accompagner. Je lui prodigue une petite tape de camaraderie et je lui décroche mon plus beau sourire invitant. Je me vois mal boire ce thé sans vous Robert. Bonté divine! Ces muscles sont compacts et puissants. C’était comme si ma main venait de frapper une statue de granit. Mais pourquoi diantre vous penser que ce lieu n’est pas fait pour être habiter et devenir un refuge pour mes vieux os? À chaque point que mon costaud ami énumère me fait relever de plus en plus un sourcil signifiant ma surprise. Bloody Hell vous avez parfaitement raison mon ami! Je vais donc devoir continuer à explorer les environs. Sauf si bien entendu vous connaissez un refuge assez grand qui pourrait faire office de lieu de résidence et dont je pourrais en faire un cabinet de médecine pour les bonnes âmes des environs? Le géant allume une lampe de poche et commence à aller vers le fond de ce lieu autrefois saint. Dans ma folle jeunesse j’ai déjà connu une nonne et j’ai dégusté plus que le corps du christ dans le clocher. Je crois que la cloche à fait moins de bruits que sa dévotion envers le Seigneurs qu’elle criait à tue-tête lors de l’acte. Pourquoi j’ai des images, des souvenirs, de cet acabit alors que je dois rester vigilant? Naturellement je me place près de Bernadette pour l’escorter et lui parler. Donc vous et Robert vous faites de l’exploration ensemble? J’avoue que cet homme me semble exceptionnel de par ses qualités d’observations que par ses capacités physiques. Et vous avez une facilité pour faire plier les gens à vos demandes n'est-ce pas? Nous descendons les marches pour rejoindre le sous-sol.

Heureusement que ce cher pan de mur à une lampe de poche. Il fait sombre certes, mais au moins quelques fenêtres encrasser apporte un peu de lumière sur la poussière et même des cercueils. Mais une ombre se détache du mur pour se diriger vers notre homme de tête. Un cannibale en soutane de prêtre arrive alors pour m’interrompre. Il n’a que d’yeux pour la grande carcasse de ce cher Robert. J’imagine qu’il doit être attirant pour ces choses à l’appétit déranger en comparaison aux êtres humains en générale qui ne voient aucunement le côté doux de cette colline qui semble avoir décidé de se promener. Je ne peux m’empêcher de songer que c’est un goujat d’attaquer une personne et de m’interrompre de la sorte. Qu’il a besoin d’une dose de savoir-vivre. Leçon que je me décide de lui prodiguer gratuitement et de manière généreuse. Je vous prie de m’excuser milady. Je pivote le pommeau de ma canne pour en dévoiler la longue lame à l’intérieur. D’un mouvement fluide et élégant, j’en extrais la dureté d’acier de sa gaine d’acajou. Je me place en garde et d’un geste vif, défiant l’œil humain par la rapidité, je pénètre la pointe de l’épée dans l’orbite blanchâtre de l’effronté cadavérique. Œil, matière grise et même os, tout est transpercé avec la même facilité qu’un gant de nitrile couvert de lubrifiant peut lisser en explorant les zones sensibles de l’anatomie. Zone dont la lumière naturelle ne se rend jamais. Après cette petite comparaison médicale des plus judicieuses et comique, je dégage ma lame de ma victime de l’heure. J’espère que ç’a été aussi bon pour vous que pour moi mon cher ami. Et voilà l’humour pince-sans-rire qui me caractérise si bien. C’est bien ceci que vous recherchez mes chers amis? D’un geste fluide et rapide je secoue le fluide corporel de ma lame et ensuite comme un général d’une guerre Napolitaine je montre un bric-à-brac de ferraille qui semble tout connecter de manière aussi bizarroïde qu’ingénieuse. Mais près de ma découverte se trouve un pistolet que je prends et l’examine. Mon Beefeater pourra sûrement me dire si l’arme est encore en ordre pour faire feu.



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