JAMES † God forgives us




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Matricule n°001
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Mer 7 Juin - 20:24

JAMES ELVIS CLARENCE15/12/1981 (34 ans) Pasteur, formation de médecin Célibataire Hétérosexuel Freak's Lab ft. Charlie Cox

Informations générales

Caractère
Autrefois pasteur foncièrement calme et bon, James a aujourd'hui une personnalité bien plus complexe que dans son passé, chamboulée par les événements de ces deux dernières années. Il est tout d'abord essentiel de mettre en évidence ce qu'il est avant tout : un altruiste. En effet, il semble difficile de faire plus dévoué que le révérend Clarence, ce trait de personnalité le poussant même parfois à prendre de grands risques pour le bien d'autrui et à se montrer un peu trop protecteur. Toujours au delà de ses traits de caractère touchant à la religion, James Clarence peut être décrit comme un homme extrêmement humble et calme, à la patience olympienne, toujours à l'écoute attentive d'autrui - après tout, c'est là le devoir de tout bon pasteur. Malgré ce qu'on pourrait penser des dogmes religieuses, James éprouve une véritable passion pour les sciences de tous types, mais garde tout de même, derrière cette vision pouvant paraître matérialiste, l'idée d'une puissance divine à l'origine de toute chose. La vision religieuse du pasteur est d'ailleurs assez particulière : au départ simple bon chrétien protestant au penchant libéral, il a toujours été convaincu par l'existence de Dieu, notamment grâce à des appels divins et des visions du Christ, mais n'a jamais été trop exigeant en matière de dogmes religieux, persuadé que la foi peut s'exercer de la manière qu'on le souhaite tant que les principes fondamentaux de la religion sont respectés : le respect, la générosité, le pardon… Cependant, les événements tragiques de ces deux dernières années l'ont poussé à revoir sa foi en profondeur. Aujourd'hui bien souvent exposé au doute, James se force encore et toujours à croire en un Dieu bienveillant, et c'est d'ailleurs cette foi inébranlable qui le maintient en vie aujourd'hui. En réalité, il est désormais animé par une idée de combat entre le ciel et l'enfer. Même s'il doute sans cesse de ses propres interprétations, James pense que l'apocalypse a eu lieu pour différencier les vertueux des mauvais et pousser les bons non pas à se complaire dans une vie de paresse mais au contraire à combattre pour le bien les forces du mal. Ainsi, le révérend Clarence se retrouve persuadé d'avoir une mission précise, celle de rassembler et de protéger le peuple des juste pour combattre ensemble les forces du diable sans sombrer dans l’oisiveté du faux jardin d’Eden qu’était le monde d'autrefois. Le paradis ne sera autre que la récompense de ceux qui accepteront de se battre pour le bien, et non plus une illusion.

James est donc bel et bien devenu un combattant animé par sa foi, tel un croisé affublé d'une mission précise. D'un courage et d'une détermination sans faille, voire presque borné et terriblement têtu, il n'en reste pas moins un être extrêmement torturé psychologiquement, coincé dans un éternel combat pour garder la foi qui le maintient en vie et préserver son humanité et sa raison face à l'absurdité du monde qui l'entoure. Il a déjà d'ailleurs plusieurs fois failli sombrer dans la folie. James n'aime d'ailleurs pas parler de cet aspect incertain de sa personnalité, étant assez introverti à propos des drames de son passé.
Anecdotes
James lutte chaque instant pour garder la foi, persuadé que le ciel a donné au monde une épreuve à surmonter. • Il s'est donné pour mission de défendre les justes et combattre pour préserver la vie. • James semble parfois sombrer dans une forme de folie et a parfois des visions de Jésus lui parlant. • Il a décidé de compter très précisément le nombre de personne qu'il a eu à tuer et d'en retenir chacun des visages. Il marque chacune de ses victime par un trait derrière la couverture de sa bible. Il en est à 42 marques. • Le Révérend Clarence Lit très souvent la bible et en récite parfois des passages à voix haute. • Il a mis énormément de temps à accepter l'idée de tuer. Il n'éprouve toujours aucun plaisir à le faire, y compris quand il s'agit de simples rôdeurs, mais n'hésite jamais à le faire quand il juge cela nécessaire.
Particularités physiques
James mesure 1m78 pour environ 70kg. Il est le plus souvent habillé de sa tenue de pasteur, composée de vêtements noirs et d'un col romain, et porte une croix autour de son cou, sous sa chemise. Suite à une blessure par balle début septembre 2014, James porte une cicatrice sur son épaule droite. De nature sportive, le révérend Clarence a toujours pris soin de son corps et possède une très bonne forme physique. Ayant failli devenir fou en décembre 2015, il s'est mutilé les avant bras et porte maintenant une cicatrice particulière sur chacun d'entre eux : une lettre M sur le bras droit et un crucifix sur le bras gauche.

Compétences




  • Arme à feu
  • Conduite
  • Erudition
  • Médecine
  • Survie


Inventaire



Arme : Colt Python
Objets utiles : Trousse de soin, briquet
Objets rares : Carte du Michigan, lampe torche, gourde
Véhicule : Ford Crown Victoria
Possessions personnelles : Bible, chapelet, vieux portefeuille contenant une photo de lui et son épouse, Maud, vêtements de pasteur (col romain), petite croix en pendentif, montre héritée de son père, sac à dos de randonnée

Histoire


THE OLD TESTAMENT

Avril 1992, Detroit, Michigan

Detroit. J’y suis né, et j’y ai passé presque toute mon existence. J’aime cette ville comme si elle était liée à moi même, malgré toute les difficulté qu’elle a pu connaître et sa réputation parfois détériorée par la crise qu’elle a connu. Je suis le fils de Marlon Clarence, ancien ouvrier d’usine devenu rockeur amateur et de Judith McKerries, jeune bourgeoise de bonne famille chrétienne. Non, comme vous le voyez, ma mère et mon père ne portait pas encore le même nom à ma naissance. Je suis né juste avant leur mariage, chose encore difficile à accepter à l’époque par certaines familles assez strictes au niveau religieux. Peu commun pour un futur pasteur, n’est-ce pas ? Une telle opposition des origines entre mon père et ma mère pouvait de plus paraître étonnante… et pourtant ils s'aimaient, plus que tout au monde. En réalité, ma mère avait rencontré ce jeune rockeur volage et rebelle qu'était mon père lors d'un petit concert que celui ci donnait dans un bar. Mes grands parents maternels détestaient la savoir traîner dans les bars, et c'est pourtant ainsi qu'elle a trouvé l'amour de sa vie. On pourrait croire un scénario de comédie musicale un poil ringarde, et pourtant…
Mon père, malgré tout l'amour qu'il a pu nous donner, n'a cependant pas toujours su se montrer exemplaire. Se faisant difficilement à la vie de père, en particulier après son mariage et la naissance de ma petite soeur Mary, il ne parvenait pas à quitter ses mauvaises habitudes de petit rockeur inconscient, et n'a jamais réellement su jouer un véritable rôle de père présent. Mais je l'ai toujours pardonné… Contrairement à ma petite soeur, que j'aimais tant elle aussi.

C'est donc principalement ma mère qui me permit d'obtenir une éducation décente en veillant à ma réussite scolaire. Ah l'école... Je l'ai toujours aimée. Oh je n'avais pas beaucoup de copains non, mais assez pour me sentir heureux. J'ai toujours été brillant en classe, sage comme une image ! Mes parents étaient très heureux de mon épanouissement et de ma réussite… Enfin, en particulier ma mère,  mon père ne réalisant jamais vraiment le véritable rôle qu'il avait à remplir, bien qu'il nous aimait du fond du coeur, ma soeur et moi. Très tôt, ma mère a tenu à me donner une éducation religieuse assidue, et veilla à faire de moi un bon jeune chrétiens protestant respectueux et pieux, comme l'étaient ses parents. Dans cette optique, je fus inscris très tôt au scoutisme, et adorait cette activité. Je fus boyscout jusqu'à mes 17 ans, l'âge maximal, et cette expérience me conféra un véritable goût pour le plein air, le sport et la débrouillardise.

Dès l'enfance, j'avais un rêve : travailler dans la science. J'ai toujours été intéressé par ce domaine. Astronaute, médecin, chercheur en laboratoire… Toute ces professions me faisaient rêver,  et mon destin semblait tout tracé pour réussir dans l'un de ces domaines,  étant donné mes bonnes compétences.

Décembre 1995, Mound Correctional Facility, Detroit

Mon père ne sera pas là pour mes quatorze ans. Il est en prison. Je sais ce qu’il a fait, mais je ne parviens pas à lui en vouloir réellement. Mon père a commis un braquage à ma main armée. Il a tué le gérant d’un magasin. Je ne le considère pas comme innocent, non, mais je le pardonne. C’est comme ça. En réalité, mon père a eu des problèmes avec la drogue dans sa jeunesse, et avait depuis longtemps de grosses dettes à rendre à ses anciens dealers. Ca, ma mère ne le savait pas… Et il ne voulait pas qu’elle le sache. Refusant catégoriquement de se servir de l’argent de sa famille, mon père a décidé de commettre un crime pour pouvoir rembourser ses anciens dealers, sous le joug de ceux-ci qui le menaçait de nous tuer, moi, Mary, ma mère. Les vidéos de surveillance montrent bien que mon père n’a pas tiré sur le vendeur dans un geste volontaire, mais je ne prend pas ainsi sa défense. Il a tué un homme, et le meurtre est un crime, un crime terrible car illustrant l’irrespect de la valeur de la vie de l’autre. Mais je le pardonne.
J’ai eu une sorte d’appel, le jour de la condamnation de mon père. Je crois que c’est quelque chose en rapport avec Dieu. J’ai grandi avec lui, ma mère m’a toujours éduqué comme un croyant… Et aujourdh’ui, je crois avoir la certitude qu’il existe. Le pardon des péchés est pour Dieu un principe fondamental inébranlable, et nous nous devons de le respecter. C’est ce que j’ai appris, et c’est ce que je me dois de respecter pour mon père. La loi ne lui pardonne pas, mais il est une autre loi, supérieure, céleste : La loi du ciel. Et par cette loi, mon père est racheté de sa faute car ayant la volonté de se repentir. J’y crois. Je dois y croire. Car je ne veux pas perdre mon père.
Je ne sais pas vraiment ce que ressent ma mère… Je sais qu’elle lui en veut terriblement de faire subir cela à sa famille et ses enfants, mais je sais aussi qu’elle ne peut cesser de l’aimer, et qu’elle ne se privera jamais de le défendre. Ma mère souffre aujourd’hui, et je suis triste pour elle. Mary ne comprend pas bien ce qu’il s’est passé. Elle en veut terriblement à Papa car elle le considère comme un assassin. Je ne peux pas lui en vouloir de réagir ainsi… Elle ne croit pas en la rédemption comme j’y crois. Seigneur que ces histoires sont compliquées…

Mars 2003, Detroit, Michigan

C'était il y a maintenant plus de deux ans. Sur l’écran de télé, un président survolté pointait du doigt de terribles images. Nous voyions des flammes. Beaucoup de flammes. Des choses s’écroulaient. On nous parlait de deux tours tombée à New York, d’un pentagone troué, d’avions et de fumée. On entendait des explosions, assourdissantes, et des pleurs qui les accompagnaient en un insupportable concert. A tout cela se mêlaient peu à peu des cris de tristesse et de haine. Sur l’écran, un présentateur apeuré nous montrait un homme barbu, pointant du doigt le ciel.
Aux images d’avions succédaient alors les fusées, les bombes et les uniformes. Après le barbu, on dénonçait un homme à la moustache fournie, l’air dur surplombant un peuple de soldats qui le saluaient fièrement.

Puis, un silence, court et terrible.

Le silence fut pesant, comme celui qui précède une catastrophe que l’on attend. L’attente s’est faite, les uns suant, les autres pleurants ou criant. Puis le silence fut subitement brisé. Le vrombissement d’un moteur de jeep, le bruit sourd d’un bombardement, au loin, nous plonge à nouveau dans le cataclysme. De toute part, on vomit des mots violents : vengeance, dictateur, destruction massive, fanatisme, guerre. D’autres part, on nous susurre d’autres mots enragés à l’oreille : Nations Unies, trahison, dissidence, massacre, pétrole. Et je réalise que notre pays ne fait pas que de belles choses.

Et c’est alors, perdu dans tout ces mots de haines, ces images effrayantes, ces barbus qui pointent le ciel, ces moustachus en uniformes, ces mensonges, ces présidents obstinées, que je réalise ce que je souhaite vraiment faire de ma vie. J'ai toujours rêvé en grand : astronaute, médecin… À 21 ans, je réussissais avec brio mes études de médecine. Mais en cette année où je découvre ce que fait notre peuple à ses semblables, je me rend compte que ce n'est plus ce que je souhaite. Je veux vivre pour l'autre. Je veux le faire vivre pour ne pas me battre contre lui. Je veux que le bonheur rayonne, aussi naïf que cela puisse paraître.

J'ai vu le Christ, à nouveau. Après presque 8 ans. Il m'a fait réaliser ce que j'étais réellement : un croyant. Non seulement en lui, mais en la vie qu'il nous a donné, à tous.
Je quitte donc aujourd'hui mes études et mes rêves d'enfant pour devenir celui que je dois être : un porteur de la parole joyeuse. Je deviendrai pasteur.

Août 2010, St Clair Shores, Michigan


Cela fait maintenant deux ans que je suis devenu pasteur après mes études de théologie, et que je me suis installé dans une église de St Clair Shores. Et cela fait un mois que je suis un homme marié, et le plus heureux du monde. Elle s'appelle Maud, et je la connais depuis quelques années déjà. En réalité, il s'agissait d'une amie de lycée. Maud, gérante d'une crèche, est une femme exceptionnelle par sa joie de vivre apparente et sa gaieté inébranlable, tout en restant douce, innocente et merveilleusement attentionnée. Comme moi, c'est une croyante, mais il faut dire qu'elle sait rompre avec les clichés austère de la religion chrétienne ! C'est aussi ce que j'aime chez elle. Cette capacité à vivre comme toute personne ordinaire et heureuse tout en assumant une foi fidèle. Elle est celle qui me fait sourire chaque matin, ma fenêtre sur le ciel.

Bien sûr, une vie, aussi agréable soit elle pour celui ou celle qui en suit le fil, a toujours ses petites parts de tristesse. Ma mère est décédée en 2012, atteinte de la maladie de Parkinson. J’aimais tant cette femme si simple, qui m’avait tout appris, et qui se voulait volontairement toujours si protectrice de sa progéniture. Elle ne s’est jamais opposé à aucun des choix de ses enfants qu’elle considérait comme les deux plus grandes réussites de sa vie. Nous lui avons offert le plus bel office que possible pour son inhumation. Mon père, sorti de prison, ne s'est jamais réellement remis de la mort de son aimée.
Mais le décès des êtres chers doit tôt ou tard arriver. Cela fait paradoxalement partie de la vie. Nous ne faisons que passer en ce monde si vaste, mais la vie, elle, ne meurt jamais, et reste sans cesse la plus belle des inventions de Dieu. Quant à la mort, nous n'avons pas à la craindre, car elle est pour les vertueux la porte ouverte vers le Royaume des cieux.

APOCALYPSE

Août 2014, maison des Clarence, St Clair Shores, Michigan

Mon doigt tapote nerveusement la couverture de ma bible fermée, posée sur mon bureau. Mes yeux inquiets fixent avec instance le téléphone, tandis que je me mordille légèrement la lèvre d'un air dubitatif. Six appel en quatre heures. De nombreux fidèles veulent prendre rendez-vous ces derniers temps. Beaucoup trop. Oh non, je ne me plains pas de savoir les croyants désireux de conseils de pasteur, ce qui m'inquiète est très différent. Les raisons de ces rendez-vous. Madame Shweizer s'inquiète de la disparition inexpliquée de son jeune fils, pourtant jeune enfant très sage et respectueux de la religion. Monsieur Porter semble perdu depuis le décès de son épouse… et ce qui a semblé être sa réanimation soudaine. Une résurrection ? Cela semble bien différent. Corrigeons donc ma phrase… il n'y a jamais trop d'appels pour un pasteur… mais cette fois ci, bien trop d'appel inquiétant. Quelque chose est en train de changer ces derniers jours. Le monde semble devenir fou. Margaret Elvington, une vieille dame très fidèle à notre église, vient de sortir de son rendez-vous. Contre toute attente, cette femme pourtant si pieuse m'a annoncé qu'elle éprouvait des doutes quant à sa foi... Car elle voit autour d'elle le monde venir fou. Madame Elvington pense que Dieu nous a abandonné. Comment en sommes nous arrivé là ? Il suffit d'une maladie, une contagion sauvage et extrêmement rapide, une panique généralisée qui en suit… Et le monde devient fou. La violence prend le contrôle et Dieu semble nous abandonner. C'est qui est en train de se passer. Le monde change. Il sombre dans une inquiétante folie meurtrière… Mais je ne veux pas croire que Dieu nous abandonne. A l'issue de ce rendez-vous, j'ai dit à madame Elvington que ce sont dans des moments difficiles comme celui ci que notre croyance était importante. Elle nous permet de ne pas céder à la folie ambiante que les hommes instaurent eux-même. Seigneur, pourvu que j'ai raison. Mon Dieu, ne nous abandonne pas.

Mi-août 2014. Ma soeur et mon père n'ont de cesse de m'appeler. Les choses tournent mal. En ville, les autorités semblent peu à peu perdre le contrôle… Ils veulent que je les rejoigne. Mon père possède une maison de campagne, achetée à la retraite de mes parents. Ils affirment que nous y seront en sécurité, le temps que les forces militaires rétablissent l'ordre en ville. Mais je refuse. Je ne saurais dire s'il s'agit de zèle ou de dévouement, mais je refuse de quitter mon Église. Dans une période comme celle-ci, plus que jamais, le troupeau des brebis de Dieu ne doivent pas être dispersées. Il est de mon devoir de garder les croyants dans la foi et l'espérance. L'espérance d'un sort favorable. Un miracle. Car seul un miracle pourrait aujourd'hui nous sauver.

28 août 2014, Église du Révérend Clarence, St Clair Shores, Michigan

Il n'aura fallu qu'un mois. Le monde sombre dans la folie. A chaque office que j'ai pu tenir depuis le début de ce mois d'août, j'ai vu grandir dans les yeux des hommes la peur qui envahissait nos âmes. La noirceur semble réduire l'espoir à néant, et tandis que les militaires semblent perdre le total contrôle, je tente naïvement de reprendre mon troupeau en main. Je continue mes offices.
Mais celui ci fut celui de trop : l’Église était bondée. Lorsque la fin est proche, les gens semblent se tourner brusquement vers Dieu, comme pour obtenir leur dernière repentance, s'assurer de leur place au paradis. Instinct de survie étrange, Dieu semble être la dernière chance qui réside lorsque tout espoir est vaincu.

L'office a mal tourné. La panique se faisait ressentir à chaque minute. Un homme affolé, vraisemblablement ivre s'est levé en hurlant, en pleine lecture d’évangile. Il hurlait que la fin était proche et que nous devions tous partir ensemble pour rejoindre le Seigneur. Sa folie lui dictait elle que le paradis se trouverait par une hécatombe ? Il a ouvert le feu le feu dans la foule, tuant plusieurs personnes en déclenchant une terrible émeute. J'ai voulu réanimer quelques victimes, sans succès, tentant vainement de reprendre le contrôle de mon Église sombrant dans la panique généralisée.
Et c'est alors que j'en ai vu un, pour la toute première fois. Le visage crispé, la mâchoire pendante, le regard vitreux. Un râle atroce et une démarche des désarticulée. Un mort revenu à la vie, se ruant sur un innocent pour lui arracher la jugulaire, après s'être pris une balle en plein coeur. J'avais jusqu'à ce jour une toute autre idée de la résurrection de la chair. C'était un cauchemar.

Je voulais rester, je voulais aider ces gens, jusqu'à la mort s'il le fallait. C'était la promesse que je m'étais faite en devenant pasteur. Une balle perdue fusa, en pleine débandade, au milieu des cris, pénétrant brutalement mon épaule. Blessé, c'est Maud elle même qui me traîna hors de l'église, de force, avec l'aide de Phil, l'organiste et très bon ami à moi. Elle refusait de m'abandonner. Mais en faisant le choix de ne pas abandonner mon épouse… je faisais le terrible péché d'abandonner mes fidèles. Seigneur, pardonnez moi. Pardonnez à ce monde.

22 septembre 2014, St Clair Shores, Michigan

Le sang coagulé dessine d'atroces traînées sur le papier peint taché du salon, sous cette affreuse trace rougeâtre dégoulinante qui décore maintenant cette pièce puant la charogne. Immobile, j'observe la scène, tremblant d'impuissance et de tristesse. Et les deux corps face à moi me plonge dans une terrible détresse mentale.

Nous avons réussi à survivre, Phil, Maud et moi. Le destin, aussi terrible soit il, nous a forcé à quitter mon Église pour de bon afin de rejoindre mon père, ma soeur, son mari Patrick et son jeune fils, Oliver à la maison de campagne de mon père. Nous sommes en sécurité. Du moins, un semblant de sécurité.

Le calme était à la fois rassurant et terriblement pesant. Je ne pouvais cesser de m'imaginer le drame qui se déroulait là bas, à l'extérieur, et l'horreur qui en découlait. Je ne vivais finement pas mieux, ici, cloîtré dans notre campagne. Il fallait que je vienne en aide. Il fallait que je sauve des vies. Comment un pasteur pourrait-il ainsi ignorer la vie de ses frères et soeurs ? Non, c'est impossible. Le troupeau s'est éparpillé, j'ai donc maintenant un devoir : je dois retrouver les brebis égarées. Je dois être le sauveur des juste et la providence des innocents perdus dans la brume du mal. Aussi petit soit mon pouvoir, je dois respecter mes conviction et continuer d'aimer mon prochain et de le secourir.

Ma famille avait plutôt tendance à s'opposer à cette idée, y compris Maud qui ne voulait maintenant rien d'autre que ma survie à ses côtés. Mais Phil, croyant loyal et ami fidèle, n'avait de cesse de me soutenir. Nous avons donc décidé de partir secourir le peu de vie que nous pouvions secourir. Nous souhaitions retourner à St Clair Shores, à Detroit, ses alentours, et retrouver ses innocents dans la détresse. Venir en aide aux faibles. Ainsi, nous avons secouru plusieurs personnes, dont un groupe d'enfants orphelins, retrouvés caché dans une cave après le massacre de leur groupe, et un vieil homme, Jeff, directeur retraité d'un stand de tir. Contre ma volonté, Jeff m'a appris à tirer à l'arme à feu, considérant que j'en aurai désormais besoin,  et m'a offert un colt. J'espère n'avoir jamais à m'en servir. Je ne veux pas ôter la vie, jamais.

Le groupe devenant alors trop grand pour la petite maison de mon père, il nous fallut la quitter pour trouver un nouvel abris, plus vaste. Une ferme avoisinant la maison avait été abandonnée : après un vote, nous avons donc décidé d'y élire domicile.

Je suis aujourd'hui parti chercher d'autres survivants en ville, avec l'aide d'autres membres du groupe. J'avais l'espoir de retrouver, parmi d'autres ancien fidèles de l'église, madame Elvington et son mari. Et je les regarde maintenant tous les deux, morts dans leur propre maison. L'odeur de putréfaction commence à s'échapper de leur deux corps figés. Madame Elvington gît dans un fauteuil, la tête à demi éclatée par une cartouche de fusil. Monsieur Elvington est assis dans son canapé, la bouche grande ouverte. Des mouches galopent sur son visage blême. Le haut de son crâne a complètement éclaté sous l'impulsion de la cartouche qu'il s'est lui même tiré dans la bouche. J'ai voulu leur redonner espoir.
J'ai échoué.

25 novembre 2014, Weaver’s farmhouse, Michigan

Le mois de novembre fut un véritable désastre. Au début du mois, nous avons frôlé la mort à la sortie de Detroit, après une expédition. Des bombes au napalm ont rasé le sud de la ville, dernière tentative désespérée des forces de l'ordre. Un échec meurtrier, cuisant et atroce. Le monde a définitivement sombré.

Deux hommes du groupe sont morts à la ferme. Ils réparaient une barrière quand des damnés les ont attaqués. Les damnés. C'est ainsi que je les appelle désormais, ces monstres infernaux qui furent pourtant autrefois des hommes et des femmes comme nous. Que Dieu ait pitié de toutes leurs âmes. Je prie chaque jour pour eux, ces victimes de ce mal affreux et incompréhensible. Il est de notre devoir de ne pas oublier les personnes qu'ils était avant… ce qui est arrivé.
J'ai enterré les deux défunts dans le jardin de la ferme. Les noms de Kenneth Velter et Jeff Grahams sont inscris sur les croix en bois qui surplombent leurs tombes. Oui, Jeff, cet homme qui m'a appris à utiliser une arme est l'une des victime. Ce vieil homme pouvait paraître bourru, mais possédait un véritable coeur d'or. Je l'ai beaucoup pleuré après l'office que j'ai donné au deux victimes. Que le seigneur les accueille dans sa maison.

L'endroit n'était donc pas si sécurisé, c'était un fait. Il nous fallait trouver un nouvel abri. Nous étions donc partis à la recherches d'un nouvel endroit, en ville, quand un drame est arrivé. A notre retour, la ferme était envahi d'une odeur terrible de sang et de poudre, alors que la porte d'entrée avait été enfoncée. Un passage de pillards. Tout ceux qui étaient resté étaient morts, et la ferme dévalisée. Je ne soupçonnais pas encore l'horreur que pouvait commettre les hommes. Je comprend maintenant que le monde n'est pas tout blanc, et comme le disait Thomas Hobbes, que l'homme est définitivement un loup pour l'homme. Que Dieu nous vienne en aide.

Huit enterrements de plus. Ma famille a survécu, mais à quel prix ? Et maintenant que nous faisons nos valises en vitesse, je me pose une question, attardant mon regard sur les dernières pages de ma bible. Serait-ce cela l'Apocalypse ? La fin du monde tel que nous le connaissons, la punition violente de la main de Dieu sur les mauvais et les impurs ? Mais les vertueux et les justes n'étaient-ils alors pas censé être accueilli pour toujours dans le Royaume de Dieu ? Pourquoi sont-ce donc les mauvais qui semblent gagner face aux justes ? Dieu nous aurait-il vraiment abandonné ? L'apocalypse ne serait elle finalement qu'un tissu de mensonges ? Seigneur, je ne cesserai de prier pour que ce ne soit pas le cas. Ne nous abandonnez pas, ayez pitié de nos âmes, et des âmes de tous ces enfants que nous tentons tant bien que mal de protéger.

14 décembre 2014, Detroit, Michigan

Cela fait maintenant 16 jours que nous nous sommes installés dans une école, à Detroit, le lieu étant plus sécurisé et vaste. Nous tentons de vivre une vie normale, malgré toute les horreurs qui tournent autour de nous, grandissantes comme les métastases survoltées d’un cancer inguérissable qui rongerait le monde entier. Certains, dont Maud qui savait bien gérer les enfants, ont prit il y a peu l’initiative d’installer quelques jeux d’intérieur pour les enfants, tandis que d'autres leur offrent des cours, comme pour leur donner un semblant de vie normale en continuant de les instruire, de les faire exister par l’apprentissage, la parole, la curiosité. Les enfants sont l’avenir, ils sont la vie. Je serais prêt à n’importe quoi pour les protéger.

3 janvier 2015, Detroit, Michigan

Aujourd’hui, nous sommes sorti avec Maud. Nous partions simplement dans le froid pour tenter de ramener des vivres à notre refuge, comme d’habitude, à la suite d'un Noël et d'un Réveillon naturellement peu festifs. C’est la première fois que Maud sort avec moi à l’extérieur de l’école, j’avais toujours refusé qu’elle prenne ce risque auparavant. Cette fois, elle a trop insisté pour que je refuse… Pourvu qu’il ne lui arrive pas malheur. S’il se passait quelque chose de grave, je ne m’en remettrai jamais.

Il est huit heures du soir. Nous sommes en retard. Enfin, par bonheur, il n’est rien arrivé à Maud durant notre expédition, et le retour au camp s’est fait sans trop d'encombres…

Un portail entrouvert. Étrange, je l’avais pourtant bien fermé quand nous sommes partis…Et j’avais pourtant dit aux autres de faire très attention aux verrouillage des issues : tout peut dépendre d’une simple petite faille. Phil va m’entendre. Je suppose qu’il a encore dû sortir pour jeter les déchets de la veilles, comme nous avons l’habitude de le faire. Il m’a déjà fait le coup d’oublier de refermer, heureusement que j’étais là pour le faire à sa place. Phil est un homme adorable, mais je crois qu’il ne se rend pas toujours bien compte de la gravité de certaines choses. C’est un tête-en-l’air. Maud venait de monter les escaliers à l’intérieur de l’établissement quand je l’ai entendue crier, devant moi.
Premier signe du drame. Dans la précipitation, j'ai rejoint mon épouse, tétanisé. Ensemble nous avons découvert notre campement totalement ravagé par les rôdeurs. Nous avons vu les victimes, les corps déchiquetés, les ventre ouverts, le sang colorant le sol et tapissant les murs. L'horreur. Seuls restaient dans la bâtiment principal mon père, ma soeur Mary et Grant, rescapé recueilli au temps où nous étions à la ferme, seuls survivants. Grant avait sauvé mon père et ma soeur, et je lui en serai à jamais reconnaissant. Phil, mon vieil ami, avait disparu. Les enfants aussi. Non, je ne pourrais accepter l'idée de fuir sans savoir ce qu'il est advenu d'eux. Nous devons les trouver.
Sans attendre, je me suis précipité dans la direction de l'infirmerie, sous les indications de ma soeur, en forçant les survivants à me suivre. L’infirmerie était située dans un autre bâtiment, adjacent au petit gymnase de l’école. C’est dans ce gymnase qu’avait été organisée la petite salle de jeux des enfants.

Sortant précipitamment du bâtiment, je pris soin de fermer rapidement toute les portes et de les barricader afin d’empêcher tout infecté du bâtiment principal de sortir. Nous reprîmes alors notre course vers le gymnase et l’infirmerie, mon père et ma soeur étant parvenu à reprendre leurs esprits, avec plus ou moins de difficulté.

Le chemin étant plus court, je commençai par me précipiter à l’intérieur du gymnase, dont les portes à double-battant étaient grandes ouvertes. Du gymnase, nous pouvions directement accéder à l’infirmerie.
Il y a du sang sur le sol. Des infectés sont passé par ici et ont du ressortir. Un silence terrible. Désormais, nous ne courrons plus, nous marchons. L’aire de jeu aménagée prend soudainement des airs de sépulture abandonnée. Les jouets sont encore là, immobiles. Un dessin à moitié colorié traîne sur une petite table en plastique. C’est la petite Lena, la fille de Phil qui l’a dessiné, je reconnais bien son coup de crayon. Il y a deux personnages. Ils portent ce qui ressemblent à des fusils et des pistolets. Ils sourient. La petite a écrit “Papa et le révérend Clarence, nos protecteurs”. Pourvu que Lena soit en vie. Pourvu que Oliver soit en vie. Pourvu que tout ces pauvres enfants soient en vie...
J’avance, lentement, comme traversant une église le jour d’un enterrement. Il y a du sang. Des traces de pas. J’avance. La porte de l’infirmerie est juste en face de moi, verrouillée. Je baisse les yeux. Il y a un morceau de papier au sol. Il a été glissé sous la porte de l’intérieur. Doucement, je me baisse pour le ramasser et commence à lire le message qui s’y trouve, écrit d’une écriture tremblante.

« Nous sommes piégés. Je pense que tout le monde est mort. Les petits sont avec moi. On s’est enfermé dans l’entrepôt au sous-sol de l’infirmerie et nous prions ensemble. Il y a une clé dans le placard à désinfectants. Les infectés grattent à la porte. Je ne sais pas combien de temps on va devoir tenir. James, si tu es vivant, j’espère que tu viendras nous chercher. Il faut que tu viennes nous chercher.

Si je dois agir, je le ferais rapidement.
»

La dernière phrase de cette brève lettre me coupa le souffle. Non. Pitié pas ça. « PHIL ! PHIL C’EST MOI, C’EST JAMES ! ON ARRIVE ! » D’un violent coup d’épaule, j’enfonçai la porte de l’infirmerie et me précipitai vers le placard pour m’emparer de la clé du sous-sol et ouvrit la porte de ce dernier, les mains tremblantes de peur. Je descendis ensuite les marches en appelant, en criant le nom de mon ami. « PHIL ! PHIL JE SUIS LA !... Phil ? » Arrivé au milieu de l’escalier, je n’entendais aucune réponse. Le silence régnait, un silence de mort, le pire que je n’avais jamais eu à subir. Je voulais faire demi-tour. Je ne voulais pas voir ce qu’il y avait en bas… Mais il le fallait. Lentement, effrayé, je terminai de descendre les marches, mon père, ma soeur et mon épouse m’attendant au dessus. Je commençai par voir le corps de Phil, assit au sol, contre le mur, la bouche grande ouverte, un 9 millimètres à la main. La trace de sang qui avait taché le mur lorsqu’il s'était tiré une balle dans la bouche s’était transformée en une horrible traînée rouge qui descendait jusqu’à sa tête. Je me mis à pleurer. Brisé par ce qui était en train de se passer, je me tournai lentement au milieu de la pièce. Contre le mur, en face, quelque chose était recouvert d’une bâche. Je m’approchai doucement et m’emparai d’un petit papier abandonné sur la bâche. « ILS N’ONT PAS SOUFFERT » Je compris immédiatement. Je ne veux pas soulever cette bâche. Surtout pas. Plaquant une main sur ma bouche pour m’empêcher de crier de souffrance, j’entends les autres descendre.

Une seule porte entrouverte. Cela avait suffit.
En sortant, nous avons écrit un avertissement sur le mur du bâtiments où étaient enfermés ce qu’il restait de rôdeurs.
Avec moi, il ne reste plus que Grant, mon père, Mary et Maud. Nous sommes les seuls survivants. Je devais tenir Mary pour qu’elle ne retourne pas en arrière en courant pour aller chercher les corps. C’est tout simplement trop dangereux. Elle a perdu son mari et son fils, je ne sais pas quoi lui dire.

Chaque partie de moi même veulent simplement abandonner. Mais il serait si facile de se rendre à ce monde. Je ne peux pas le faire. J’ai trop foi en l’humanité.

J’ai vu que nous sommes encore capable de faire le bien. Nous pouvons le faire. Je dois rester fort… pour eux. Pour ceux que j’aime, et qui restent.

28 janvier 2015, Detroit, Michigan


L’errance dans Detroit était très loin d’être aisée. Au danger constant s'ajoutaient nos esprits blessés divaguant, déroutés par les terribles événements de ces derniers jours. Mais nous avons réussis à survivre tant bien que mal, ensemble, dans une peur constante et un environnement toujours hostile, condamnés à errer de maisons abandonnées à maisons abandonnées.

Le canon froid de l'arme de l'un des voleurs qui vient de nous attaquer dans notre propre refuge menace dangereusement mon pauvre petit groupe affaibli. Ils sont deux à nous avoir attaqué mais assurent que le reste de leur groupe ne tardera pas à arriver. Ils ne veulent rien d'autre que nous voler tout ce que nous possédons. J'ai peur. Mary est à bout de nerfs. Les esprits se sont échauffés, et un drame est arrivé. L'un des deux pillards vient de coller une balle dans la tête de mon père, sous mes yeux, alors qu'il ne présentait en rien une menace.
Le coup de feu fait siffler un instant mes oreilles assourdies et je reste immobile quelques secondes, sous le choc. Et je suis soudainement emporté par une terrible puissance malfaisante. Je veux tuer. Ma foi semble brusquement disparaître. Ces hommes ont tué mon père. Ils m'ont ainsi fait oublié un instant qui j'étais.

Deux coups de feu brusques. Les deux voleurs ne soupçonnaient pas le pauvre pasteur inoffensif. J'ai cédé à la tentation. Pour la première fois, j'avais fait le choix d’ôter deux vies. J'ai abattus les deux assassins de deux balles de revolvers, sans réfléchir, sans conviction, sans foi, avant de fuir avec mon petit groupe avant que les renforts des pillards n’arrivent. Rien d'autre ne m’animait  à l’instant de mon acte que l'envie profonde et incontrôlable de vengeance.

Je suis resté un long moment immobile, pleurant mon défunt père que je tenais dans mes bras. J'ai repensé à mon acte. Je venais de commettre la même faute que mon père, il y avait tant d'années. Le péché capital. Seigneur, pardonne ma soumission impuissante à la tentation du mal...

Je pensais à ce jour que je m'en voudrais pour toujours… mais je sous estimais encore ce à quoi ce nouveau monde allait me contraindre.

24 février 2015, alentours du Boblo Island Detroit docks building, Detroit, Michigan


Maud est tombée malade il y a quelques jours. Grant semble lui aussi commencer à avoir les mêmes symptômes. Intoxication alimentaire, grippe, infection… Je ne parviens pas à trouver de quoi il s'agit, et ce malgré toute mes connaissances en médecine. Je reste impuissant, affaibli, et me voit condamner à la regarder souffrir plus en plus de jour en jour. Cette vision est tout simplement insoutenable. Je tente de la calmer à grand coup d'antibiotiques et autres anti-douleurs trouvés au gré d’expéditions risquées, mais c'est inutile. Rien ne fait. J'ai peur. J'ai terriblement peur.

Nous avons dû quitter notre abris ce soir, une horde menaçant de s'en rapprocher. Il est tard, beaucoup trop tard pour arpenter les rue de manière assez sécurisée. Nous ne trouvions aucun abris correct, nous commencions à perdre espoir lorsque Dieu sembla nous envoyer un cadeau du ciel. Un groupe d'hommes éclaira notre groupe de leur lampe torche déchirant la nuit dans des rayons aux allures de lumière divine. J'ai entendu des voix signaler notre présence. Sans attendre, j'ai appelé à l'aide, demandé un médecin, j'ai crié notre désespoir comme je le pouvais… et au milieu du léger vacarme encore lointain, j'entendis un homme me promettre l'aide d'un médecin. Dieu soit loué.

Mars 2015, alentours du Boblo Island Detroit docks building, Detroit, Michigan

Je crois que nous avons enfin trouvé un nouveau chez-nous. Le groupe qui a eu la bonté de nous recueillir était composé de seize personnes, nous étions donc vingt à notre arrivée. Il est dirigé par Moses, un ancien docker. J’ai rarement une personne aussi bienveillante et altruiste. Moses est le modèle même du bon samaritain malgré ses allures de colosse robuste. A mon arrivée, j’ai vu la joie illuminer son regard lorsqu’il apprit que j’étais pasteur. En effet, Moses était un chrétien fervent et je fus donc rapidement mis en confiance avec lui. Très vite, il ne me considéra plus seulement comme un homme de foi respectable, mais comme un véritable ami, et j’en fis bien entendu de même. Je ne serai jamais assez reconnaissant envers cet homme pour nous avoir recueilli en pleine détresse. Aujourd’hui, après ce cadeau qu’il m’a offert, j’aimerai de tout mon coeur le lui rendre en étant le plus utile que possible et en l’écoutant dès qu’il en aurait besoin, car j’ai pu le constater très vite : malgré sa joie de vivre apparente, Moses cachait un très lourd passé qu’il avait besoin d’exorciser, et la simple prière ne lui suffisait plus.

Notre intégration au groupe fut donc rapide et sans encombre, et je voyais même ce campement installé sur les docks comme un véritable paradis, aussi humble soit il, comparé à ce que nous avions pu vivre. Rapidement, je fus en quelques sortes considéré comme le “pasteur officiel” du groupe, offrant des offices chaque semaine, comme pour redonner un semblant de vie normale aux membres du groupe. Je fus aussi demandé pour aider plusieurs fois, grâce aux études de médecine que j’avais mené, le médecin officiel du groupe, Chad, et son assistante Leana, qui avaient eu l’infinie bonté de sauver Maud et Grant de leur maladie. Deux personnes en or que je voulais tout faire pour protéger et aider.
Maud se montra elle aussi utile au camp : bien qu’il ne comptait pas beaucoup d’enfants, elle participa avec ferveur aux tâches intérieures au campement, tandis que Mary, désireuse de mouvement depuis le décès de son mari, préférait se rendre utile en participant aux expéditions extérieures. Ancien chef de chantier, Grant en fit de même et aida à la solidification du camp et à la construction de quelques barricades. Chacun s’intégra donc sans problème et j’eu même la chance de marier Moses et sa compagne, Gloria, première célébration joyeuse que j’ai pu donner depuis le début de la catastrophe. Il faut dire que ça me change des enterrements incessants.... Mais ce n’était malheureusement qu’une exception.

Mai 2015, alentours du Boblo Island Detroit docks building, Detroit, Michigan

A la fin du mois d’avril, il y a quelques jours, nous avons appris la mort de deux membres du groupe lorsque Vince, l’un de mes amis du camp, rentra seul d’une expédition. Chad et Leana partis chercher des médicaments avaient été pris dans un coupe-gorge et dévorés vifs par un groupe de damnés trop grand pour être neutralisé. Un drame pour le groupe qui se retrouvait désormais sans autre médecin que moi, qui n’étais pourtant pas un professionnel. Ce fut une nouvelle difficile à encaisser pour moi qui perdait les deux personnes qui avaient sauvé la vie de mon épouse, et je fus contraint à travailler beaucoup plus qu’auparavant. Mais je fis toujours de mon mieux, me tuant chaque jour à la tâche. J’avais besoin de travailler, d’être actif, afin d’oublier l’espace de quelques instants toute ces personnes que j’avais eu à enterrer, à regarder mourir, à tuer. Je ne me remettrai pas des deux meurtres commis après l’assassinat de mon père… J’ai comme la sensation de ne jamais réussir à me racheter vraiment aux yeux de Dieu.

On dit cependant qu’un malheur n’arrive jamais seul, et la mort de Chad et Leana ne fut pas le seul drame du mois de mai. En effet, au milieu du mois, un groupe de pillard attaqua violemment notre campement, passant avec une facilité déconcertante les barricades de Grant à grand coup de camion bélier. Je rencontrai ce jour là sans doute l’un des hommes les plus détestable que je n’avais jamais vu : Clint, le chef de pillards, un véritable monstre égoïste et sans pitié. Clint, par sa force de frappe décourageante, parvint à mettre Moses à genoux en moins de deux. Le colosse qu’était notre chef chuta en à peine quelques heures, à la surprise générale. Deux membres du groupe furent exécutées sous les yeux de tous, et Moses refusa que cela n’arrive à qui que ce soit de plus. Il décida donc de se soumettre à l’autorité des pillards qui repartirent vainqueurs, avec la promesse de Moses de leur donner au moment qu’ils voudront tout ce qu’ils voudront. Le diable revenait frapper à notre porte, comme si tout ce cheminement n’était en réalité qu’un cercle nous ramenant immanquablement à lui, Satan, le Grand Malheur.
Ce fut aussi pour moi le début d’une terrible période, puisque je fus obligé de soigner ceux qui avaient tué deux de mes compagnons et mis notre chef dévoué à genoux, étant donné que le groupe de voleurs ne possédaient plus de médecin. Evidemment, je fus traité comme un moins que rien et ne reçus rien en retour de l’aide apportée, mais je ne pouvais faire autrement que d’obéir à ses monstres, Moses nous l’ayant ordonné, pour le bien du groupe.

Mais ce n’est pas fini, et je doutais bien que notre chef ne comptait pas ainsi se soumettre longtemps… Nous préparons une riposte, dans l’ombre. Je vais sans doute devoir tuer à nouveau. Mon Dieu pardonnez moi.

18 juin 2015, alentours du Boblo Island Detroit docks building, Detroit, Michigan

Le campement est envahi par une odeur de poudre et de sang, et on entend encore les cris furieux des pillards s’éloigner de notre chez nous. Le jour de la riposte est arrivé. Il y a quelques jours, nous étions parvenu à trouver un stock d’armes dans le sous-sol d’une vieille maison, aux alentours. Nous avions caché notre butin de la vue des pillards… et à leur dernière venue, nous les avons pris par surprise. La bataille est maintenant terminée, et la pénombre du crépuscule tombe doucement sur le campement dont le silence vient rompre brutalement avec le vacarme terrible de notre embuscade. J’ai dû un temps oublier mes valeurs d’homme d'Église pour prendre part au combat. J’ai réalisé que ce monde ne me permettait plus de survivre sans commettre l’impensable. Je devais tuer. Etait-ce une épreuve que m’imposait le Très Haut ? Je n’étais à ce jour toujours pas capable de répondre à cette question, mais mon coeur dans la tourmente m’envahissait à ce moment précis beaucoup plus que la bataille que nous venions de gagner.

Car le camp fut libéré par notre acte, et je fus dans l’obligation d’ôter la vie de quatre personnes. J’ai pris la décision de garder à jamais chacune de mes victime en mémoire par une marque derrière la couverture de ma bible, pour chacune d’entre elle. Je dois regarder en face ce dont je suis responsable. Même si ils étaient sans doute malveillants, je ne peux m’empêcher de culpabiliser. Qu’étaient-ils avant tout cela ? Des gens comme moi. Mais le monde a changé, et les enfants de Dieu ont eux même pris la décision de s’attaquer à leur frères et soeur.

Ma soeur en a payé le prix. J’ai découvert le corps sans vie de Mary à la fin des affrontements… errant à travers le camp, perforé de plusieurs balles. Une vision d’horreur que j’avais tant prié pour ne pas voir. Je n’ai pas pu observer cette scène atroce d’avantage, et c’est Moses qui eut le courage de donner le repos éternel à Mary.
Nous sommes parvenu à faire sept prisonniers, ils nous serviront de monnaie d’échange et nous garantiront une sécurité relative face à d’éventuelles tentatives d’attaque de la part du groupe de Clint. Moses compte refuser n’importe quel pour parler avec lui, il ne pardonne pas ce dont les pillards sont responsable. Ma propre capacité à pardonner vacille. La mort de mon père, de ma soeur… Je ne crois que je ne parviens plus à les pardonner. Pourvu que ma foi reprenne le dessus.

2 juillet 2015, Boblo Island Detroit docks building, Detroit, Michigan


Les prisonniers sont maintenant captifs depuis presque un mois, enfermés dans le vieux bâtiment délabré qu’est le Boblo Island Detroit docks building. Nous n’avons réussi à leur soutirer aucune information intéressante jusqu’à aujourd’hui, et ce malgré les interrogatoire parfois musclés des membres du groupe. J’ai eu l’occasion d’aller les voir plusieurs fois. Je tentais d’utiliser la méthode douce, le dialogue, la confiance. Je ne cherchais pas à piéger ses personnes, je cherchais à les changer, les faire se racheter. Je cherchais à trouver le moyen de les pardonner. Mais rien ne faisait. Efforts inutiles d’un naïf pasteur en quête d’un dernier espoir de justice et de bonté auquel s’accrocher. Au fur et à mesure que mes dialogues inutiles avec ces hommes déterminés, je sentais peu à peu ma foi s'émietter. Jusqu’à ce soir… ou l’un d’eux fit une simple gaffe qui allait peut-être nous mener à quelque chose. Il évoqua un casino. Lorsque ses camarades semblèrent le corriger dans un mouvement de panique, je compris que ce casino était probablement un endroit crucial. Un repère ? La fatigue des prisonnier finit bien par les faire craquer à un moment ou un autre. Je dois en parler à Moses.

4 juillet 2015, alentours du Boblo Island Detroit docks building, Detroit, Michigan

Un drame inattendu s’est produit aujourd’hui. Ils ont attaqué. Après autant de temps à tenter des pour-parler, des récupérations pacifiques de leurs otages, des arrangements sans violence… Ils ont fait le choix de risquer la mort de sept des leurs par simple désir de vengeance. Clint et ses hommes ont attaqué le camp en pleine nuit, dans une attaque éclair surprise d’une intense violence. Même les prisonniers semblaient s’inquiéter, enfermés dans leur tour du haut de laquelle il pouvait contempler le massacre, attachés. Plus de la moitié de notre camp fut massacré durant cette nuit sanglante, soit sept personnes sur treize. Ce fut pour nous un combat acharné et terriblement atroce. Des hommes, des femmes, des adolescents… massacrés. Les six survivants ont tous été mis à genoux par Clint en personne, qui massacra Gloria à la hache sous les yeux de son propre mari. Elle allait avoir un enfant, et Clint était d’autant plus content de l’apprendre lorsqu’il lui ôta la vie, par simple désir sadique de faire souffrir Moses, avant de le faire lui aussi exécuter sous nos yeux, battu à mort par par le groupe de pillard. Sa tête fut broyée à coup de barre de fer. Clint nomma lui même de force le nouveau chef de notre groupe : Damian, l’un des proches de Moses, certes, mais surtout un couard au charisme nauséabond et à la soumission à l’autorité de Clint totalement déconcertante. Damian n’a jamais été un homme mauvais, mais il n’avait jamais eu l’étoffe d’un chef, et Clint l’avait bien compris. Il voulait en le nommant chef nous obliger à lui obéir à nouveau jusqu’à ce que notre groupe implose, par la faute de Damian et de son incapacité à diriger. Le chef des pillards ne voulait désormais rien de plus que la disparition de notre groupe, après ce que nous avions fait le 18 juin.

Au petit matin, l’ambiance ne fut en effet jamais aussi tendue et apocalyptique au milieu de notre camp dévasté. Clint était reparti sans les otages, pensant que nous avions abattus ceux-ci. Les sept captifs pourraient donc s’avérer être notre toute dernière chance, aussi maigre soit-elle. Seulement, ils s’avérèrent sujet de désaccords. Damian et sa compagne, Kate, pensent qu’il faut rendre les otages sains et saufs et collaborer complètement avec Clint afin de ne plus s’en attirer les foudres. Grant et Maud pensent au contraire qu’il faudrait garder les otages et continuer d’en faire un moyen de pression pour tenter une dernière fois de faire pencher la balance à notre avantage, aussi faibles soient les chances de réussite. Vince, lui aussi survivant, souhaite quant à lui que les sept prisonniers soient tués. Pour lui, le groupe doit partir loin et punir les monstres. La famille de Vince a été massacrée cette nuit. Sa femme et ses deux jumeaux de 17 ans. Je comprend son désir de vengeance. Je comprend chaques désirs de chacuns des derniers membres de notre groupe… Et je ne sais moi même pas quoi penser. Rédemption ou punition, je dois maintenant faire clairement le choix.

Il est bientôt minuit. Je ne parviens pas à dormir dans la caravane qui nous sert de demeure, à Maud et moi. Elle non plus. Elle ne cesse de pleurer. Entre deux tentatives de réconfort, je lui ai dis que j’allais prendre l’air. J’en avais besoin. J’aurais pu choisir de ne m’habiller qu’en civil pour aller marcher, mais je n’en ai pas décidé ainsi. J’ai enfilé ma tenue noire de pasteur, mon col romain, et j’ai saisi mon chapelet. Ce précieux objet qui me sert chaque jour depuis des années. Je suis allé m’asseoir au bord de l’eau, sur les anciens docks. J’ai prié pendant une bonne heure en silence, seul. « Bonsoir, James. » Il était là, près de moi. Le Christ. « Cela fait longtemps que tu m’attends, n’est ce pas ? » « Longtemps, oui. » « Tu as peur de ne plus croire en moi. » « Terriblement, Seigneur. Sauvez moi, je vous en prie, sauvez nous. J’ai besoin de votre amour. » La voix calme de Jésus me rassure, et je le vois maintenant, assis près de moi. « Et bien je suis là James. Il est normal que tu doutes, mais je suis bien ici parce que tu crois en moi. » Je me tais un instant, pensif. « Pourquoi tout cela, Seigneur ? » « C’est une épreuve. Par le cataclysme de Satan, les véritables vertueux surgissent enfin réellement à la lumière, et ils prennent conscience de qui ils sont, de qui ils ont le devoir d’être : des combattants contre le Mal, et non plus des oisifs attendant sagement que l’Eden viennent à eux. Ils doivent désormais aller le chercher. Ta soeur, ton père, tes amis l’ont trouvé, James. » « Alors c’est cela que vous voulez de nous ? Que nous nous battions pour répandre le bien ? » « Le berger doit rassembler ses brebis. » Il me sourit, puis, lentement, disparus dans la brise de la nuit. Je crois avoir compris désormais. J’ai une mission.

D’un pas décidé et calme à la fois, je me dirige désormais vers l’immeuble délabré qui sert de prisons à nos otages. Lentement, je gravis les longs escaliers poussiéreux menant au sommet du building où dorment à même le sol les prisonniers, tous enchaînés dans la même pièce à des poids qui les clouent au sol. Sans un bruit, je les observe, puis contemple le lac Michigan éclairé par la lune, de la large fenêtre de la tour. Le paysage est beau, la nuit très calme. Ma présence réveille soudainement un premier prisonnier, qui réveille à leur tour ses camarades, intrigués et inquiets. « Qu’est ce que tu fous là, le Bondieusard ? » me demande une première prisonnière, d’un ton agressif. « Tu viens encore nous précher ta bonne parole ? Ca t’as pas suffit ce qu’a fait Clint la nuit dernière ? » clame un deuxième. « Vous saviez qu’il le ferait ? » demandai-je simplement d’une voix calme et apaisée, les mains croisées dans le dos. « On savait rien du tout, on a rien demandé nous. »  « D’ailleurs on a toujours du mal à comprendre pourquoi Clint est pas venu nous chercher ! » « Vous ne saviez pas… Mais vous le soutenez. » Un léger silence. Je continue de contempler les étoiles « Ouais… Ouais, on est bien content de ce qu’il a fait. Vous méritiez rien d’autres, bande de raclures. Vous aviez qu’à coopérer et vous avez voulu jouer aux con, eh bah tant pis pour vous ! » Je me tais et les écoute s’énerver. Ils semblent perdre espoirs, eux aussi. Ils sont abandonnés. Mais je ne lui suis pas. Je l’ai compris. Le Seigneur est avec moi. « Et puis… vous allez nous faire quoi maintenant hein ? Nous tuer ? Allons bon, vous allez tous vous faire exterminer si vous faites ça… Nous rendre ? Ouais, pauvre fiotte, je te vois bien faire ça toi, avec tes bonnes manières, hein ? Tu vas aller nous rendre à notre chef pour éviter que tes copains ne se prenne encore une déculottée pas vrai ? Tu sais qu’vous avez perdu, et toi aussi l’cul-béni… Alors vas-y quoi, fais ton devoir ! Après tout, c’est pas ce que tu dois faire ça ? Pardonner aux pécheurs ? » Je souris très légèrement, puis tourne mon regard vers celui qui vient de m’adresser la parole. « Dieu pardonne à ceux qui se repentent par eux-même. » Je marque une pause et me place face aux sept individus. « J’ai compris aujourd’hui que Dieu m’imposait une épreuve. Les justes, en ce jour, ont le devoir de se battre contre les mauvais, et non de les observer réduire l’oeuvre divine à néant. Des hommes se sont sentis supérieurs aux autres et ont fait s’égarer les brebis de Dieu dans la haine. Et vous savez…“Maudit soit l’homme qui disperse mon troupeau” a dit le Seigneur. » Mon sourire s’éteint brusquement, et mon regard s’assombrit. Je sens la peur grandir dans les regards des sept prisonniers, qui ne représentent plus pour moi que les incarnations sept péchés capitaux. Ils comprennent pourquoi je suis ici. J’ai emporté le colt que m’avait offert Jeff, coincé dans ma ceinture. Sans un mot de plus, je le dégaine et le pointe vers un premier otage, chargé. Je lui tire une balle en pleine tête. Les autres me supplient de les épargner, mais je ne les écoute pas. Je n’écoute que la voix du Seigneur, puissante, bien plus puissante que celle des vicieux et des méchants. Chacune des six balles de mon chargeur vient perforer le crâne de six des otages, un à un, et le dernier, qui était aussi le dernier à m’adresser la parole avant mon acte, pleure toute les larmes de son corps, à genoux devant moi. Et tandis que je charge une dernière balle dans le barillet et que j’entend le supplice du dernier prisonnier en vie, je reprend la parole. « “Maudit soit l’homme qui disperse mon troupeau… Car si je ne suis pas le Berger… Je dois être le loup.” » Et sur cette dernière parole, je tire ma dernière balle dans le front du dernier survivant, mettant un terme à ses insupportables supplices.

5 juillet 2015, alentours du Boblo Island Detroit docks building, Detroit, Michigan

Damian a découvert les corps des prisonniers ce matin. J’ai revendiqué leur assassinat. Notre nouveau chef était furieux… Et il tenta de me tuer pour punir mon acte qu’il jugeait insensé et suicidaire. Mais il n’eut le temps que de braquer son arme sur moi… Lorsque le cri de Grant l’interrompit, et que ce dernier abattit brutalement Damian d’une balle dans la tête pour me protéger. Je l’avais sauvé, il y avait de ça plusieurs mois, et Grant refusait de me voir ainsi me faire assassiner… Mais le meurtre de Damian venait subitement de le briser. Le visage déformé par la colère et la rage, les yeux trempé de larme, Grant menaça les survivants. Kate, effondrée, Maud, Vince et moi-même. Il m’en voulait affreusement de l’avoir forcé à faire cela et je m’en voulais aussi, terriblement, même si je ne regrettais pas ce que j’avais fait, cette nuit là. J’avais signé l’arrêt de mort de notre restant de groupe, mais j’avais fait mon devoir. Finalement, ce prisonnier avait sans doute raison… Clint a bel et bien gagné. Notre camp implose.

Grant a forcé tout le monde a partir. Il a quitté les lieux seul, tandis que je suis partis aux côtés de mon épouse et de Vince qui soutenait totalement mon geste. Kate, déboussolée, refusa de suivre qui que ce soit et préféra rester immobile, pleurant son défunt mari, à attendre que la mort vienne elle aussi la chercher.

Nous ne savons pas où s’en va Grant, mais pour nous, le travail n’est pas terminée. J’ai compris mon devoir la nuit dernière… Je dois combattre le mal. Je dois tuer Clint et son groupe.

Septembre 2015, Belle Isle Casino, Detroit, Michigan

Nous avons passé la totalité du mois d’Août à chercher le fameux casino qui aurait pu abriter le groupe des pillards. Durant ce mois de recherche intensive, nous avons recueilli deux personnes, Brett et Wanda, des frères et soeurs afro-américains de 30 et 25 ans. Visiblement eux aussi des victimes fugitives des hommes de Clint, nous nous sommes alliés pour les trouver ensemble et préparer notre vengeance. Nous avons fini par trouver le fameux camp, installé dans le Belle Isle Casino de Detroit. Après plusieurs jours de repérage furtif, nous avons constaté que le groupe de pillard était bien affaibli par les combat qu’il avait mené, son effectif se comptant maintenant au nombre de sept personnes. Un léger sureffectif par rapport à nous, mais rien d’insurmontable. Une nuit, nous avons donc attaqué par surprise le camp des pillards après avoir attiré une horde de damnés vers celui-ci. Discrètement, Brett supprima le garde, et je me chargeai moi même d’ouvrir grand les grilles qui sécurisaient le campement. A ce moment, nous fîmes alors entrer un véhicule à l’intérieur de l’enceinte, les fenêtres grandes ouvertes et la musique à fond afin d’attirer le plus de rôdeurs que possible. Le résultat fut pour nous une réussite : trois hommes furent dévorés vif et seuls restaient deux pillards et Clint en personne. Me considérant comme responsable de la mort de ses hommes dévorés vivant, je fis plusieurs marques de plus derrière la couverture de ma bible. Après l’attaque des rôdeurs, nous sommes donc allés cueillir nous même les survivants restants. Clint était visiblement gravement mordus, et ses derniers mots furent des insultes pleines de rages, juste avant que je ne l’abatte moi-même froidement tandis que les autres se chargeait des deux autres survivants. La mort de Clint me libéra d’un poid, mais ne parvint pas à guérir mon amertume. Je ne devais pas m’arrêter là. Je devais reprendre ma mission, comme au tout début de ces évènements tragiques. Je devais désormais retrouver les brebis égarées.

Spoiler:
 

JODECPrénom : Josselin
Âge : 17 ans
Comment as-tu connu le forum ? : HANNAH what
Autorises-tu le staff a tuer ton personnage en cas de départ ? : Oui
Code règlement :


Dernière édition par James E. Clarence le Lun 3 Juil - 3:46, édité 11 fois
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bienvenu
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Citation :
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WOO MON MARI D'UNE AUTRE VIE ! T'imagines pas comment je suis happy que tu sois là. Cute Je te souhaite bonne chance pour cette fiche beau brun, je sais d'avance que tu vas nous épater. Lala (no pression Razz)
Hâte de te lire ! Joy panties

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and i find it kinda funny, i find it kinda sad. the dreams in which i'm dying are the best i've ever had. i find it hard to tell you, i find it hard to take. when people run in circles it's a very mad world. ⊹ anilah

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Mer 7 Juin - 20:37

Bienvenue Daredevil !
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Aube Callum
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Mer 7 Juin - 20:50

Saaaluuut bonne rédaction
Hâte d'en savoir plus Wink

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Mer 7 Juin - 22:57

Bienvenue par ici, et bon courage pour ta fiche ! Cute

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"I see humans, but no humanity"
On nous apprend à compter les secondes, les minutes, les jours, les années...mais personne ne nous explique jamais la valeur d'un instant. ♛ by endlesslove.

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Mer 7 Juin - 23:44

Meerciii tout le monde ! Yeah
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Knowledge can change our fate
Diana Caldwell
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Jeu 8 Juin - 7:58

Bienvenue monsieur le pasteur Smile
Excellent choix d'avatar au passage ^^

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it’s you and i
we are clumsy newborns with curious hands. we are the stars that caught fire in the cosmos, generations before the earth pressed it’s molten clay together. ▬ once, we were the youngest creatures to ever exist. now, we are poets and landmines. we are volatile and reckless and in love.
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Jeu 8 Juin - 8:54

Arf, James... Tu te fais manipuler par Hannah, le bleu ne te va pas du tout au teint !
Blague à part, j'ai hâte de voir ce que va donner ta fiche, bon courage pour l'écrire et n'hésite pas à me MP si tu as des questions Cute

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Bella luna, my beautiful
You're the ghost of royalty imposing love. You are the queen and king combining everything, intertwining like a ring around the finger of a girl. I'm just a singer, you're the world, all I can bring ya is the language of a lover
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Jeu 8 Juin - 18:43

Oula connaissance : hannah, ça fait peur.

Welcome parmi nous petit !
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Jeu 8 Juin - 19:15

Merci beaucoup vous trois !

Logan > Elle me manipule tellement, c'est affreux what

Taylor > Je vois que la petite s'est déjà faite sa réputation mdrrr
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Jeu 8 Juin - 19:20

Alors je dis ça, je dis rien, mais si je vous dis Quill et Castle les gars, là vous vous reconnaissez ? 8D

Edit ; Oui, je suis manipulatrice ; on m'appelle Satan... Mais ça vous le saviez déjà n'est-ce pas ? What a Face

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and i find it kinda funny, i find it kinda sad. the dreams in which i'm dying are the best i've ever had. i find it hard to tell you, i find it hard to take. when people run in circles it's a very mad world. ⊹ anilah

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Dernière édition par Hannah O'Conor le Jeu 8 Juin - 19:29, édité 3 fois
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Jeu 8 Juin - 19:21

SAINTE MÈRE DE DIEU
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Jeu 8 Juin - 19:50

Nan c'est faux D: ... xD
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Sam 10 Juin - 13:24

Bienvenue chez les bleus, on avait vraiment besoin d'un médecin Very Happy

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Louis Hartmann
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Sam 10 Juin - 13:50

Encore de la bleusaille, ça va finir en équipe de rugby tout ça! Very Happy
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Mar 13 Juin - 18:26

Bienvenue Smile
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Ven 16 Juin - 18:17

Welcome ^^

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Lun 19 Juin - 15:21

Je pense qu'un pasteur va avoir du boulot ici vous le nombre de brebis égarées.
Bon courage pour ta fiche et au plaisir de rp avec toi ;p

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Born to be forsaken
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Old british glory
Alair Wakeman
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Old british glory
Ven 23 Juin - 21:08

Je vous souhaite la plus des cordiales des bienvenues parmi nous mon cher. Veillez prendre note que le thé est servi à dix-sept heure précise. J'espère vous y voir. Et n'oubliez pas bon pied bon œil!

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I walk a lonely road
Billie Drake
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I walk a lonely road
Sam 24 Juin - 10:09

Welcome here pasteur ^^
Bon courage pour la fiche Wink On se retrouvera pour le thé chez le doc Smile

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Uh ... I think we have a problem the dead get up. Is there not a concern in the life cycle ? Fucking instead of amphetamines, he could not do better job, the bearded hippie from the top of his throne.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]lazare.
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Sam 24 Juin - 12:22

Clarence! Very Happy Bienvenue officiellement! :p

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Lun 3 Juil - 2:14

Bousoir mes p'tits amis Embarassed

Tout d'abord, je tiens à remercier tout ceux qui m'ont souhaité la bienvenue car cela me fait vraiment plaisir, et j'espère que mon personnage vous plaira !
D'autre part, j'ai eu un petit problème tout a fait imprévu et très embarrassant... Ayant rédigé ma fiche sur traitement de texte, j'ai fait l'erreur de ne pas faire attention à la longueur maximale de caractère autorisée dans un post par forumactif. Ma fiche s'est alors avérée beaucoup trop longue pour être postée en une fois... N'étant pas parvenu à la raccourcir suffisamment et n'ayant plus beaucoup de temps malgré le délai qui m'a été accordé, je poste donc la suite de l'histoire de James dans ce post même, en spoiler.

Bien évidemment, je comprendrais parfaitement que cela ne soit pas accepté, dans quel cas je prendrais toute les mesures nécessaires pour pouvoir poster ma fiche en une fois (ce qui ne sera malheureusement pas une mince affaire vu la taille de l'excédent), y a pas de raison.
Mais si vous acceptez (et je vous en serai infiniment reconnaissant) que je laisse ma fiche ainsi, alors je vous remercierai du fooond du coeur avec tout l'amour que je pourrais vous donner !
(Je ne vous cache pas d'ailleurs que je suis moi même très très embêté par ce problème Sad )

Bref, trève de bavardage, j'espère au moins que l'histoire de mon Jamesounet saura compenser la longueur de mon texte dont voici la suite :
Spoiler:
 

La bise à vous Coeur
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