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William Ward
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Sam 10 Juin - 3:46

Redemption Road


 

Duel ou alliance?


 
 


 
 
Le cowboy plissa les yeux pour visualiser son objectif de la journée. Plaçant sa main au relief rugueux sur son menton prédominent, l’ingénieur de combat respira en grand poumon l’air sec et chargé de poussière rocailleuse. En fermant les yeux, le vieux briscard aurait pu se croire de retour dans son ranch familial au Texas. Durant ce temps béni, l’ouïe amortie par tant de détonations du vétéran aurait capté le mugissement des Longhorn et le hennissement des mustangs qui galopaient sur les terres familiales. Mais comme à son habitude, lorsque William prenait une seconde, même un minuscule moment pour rêver de son passé, la dure réalité se chargeait de le ramener au présent avec la subtilité et l’empressement d’une claque décroché par un géant fantomatique. Détectant la douce mélopée que produisant le chant de sirène des nouveaux prédateurs de la terre, l’ancien soldat ouvrit les yeux et se prépara autant mentalement que physiquement. Le regard océanique du cowboy balaya la zone autour de lui pour essayer de trouver la localisation du soprano putréfié, mais il n’en vit aucune trace.

Il n’y a encore quelques minutes à peine que le vétéran fût membre d’un trio, mais il avait persuadé les deux survivants de son nouveau groupe qu’il serait plus profitable de se séparer pour couvrir la plus grande superficie. De son ton calme, jumelé par son expertise des situations de patrouilles et d’ancien maraudeur de l’armée, il eut tôt fait de faire taire les objections que le brave jeune homme et son comparse asiatique érigèrent comme un mur de boucliers mal ordonné lors d’une attaque-surprise d’une force ayant planifié leur embuscade avec soin. Le point de rendez-vous fut donné au zénith du soleil près du centre de location des mini-entrepôts non loin de là.

William regardant attentivement l’enceinte de béton redresser qui à passer à un cheveu près d’être leur cairn mortuaire à son comparse et à lui. Cet hôpital maudit où sa dernière lueur d’amour s’était éteint dans une déflation fatale. Il a fallu l’aide providentiel de son collègue pour l’aider à se sortir des griffes glaciales de cette mort imminente. Mais un serrement au niveau de son cœur torturé maintes fois faillit le faire défaillir en voyant un message rempli d’espoir. Les grandes lettres orangées avaient su attiré l’attention du cowboy. Une personne avait espérer de toute son âme qu’une certaine Mary le remarque également. Et les affres des souvenirs berça William quelques instants. Mary son premier et plus grand amour. La jeune métisse pilote d’hélicoptère. Celle qui lui avait appris le Mojave. Et maintenant une certaine rouquine qui avait volé son amitié. Une personne d’exception qui  avait donné le courage au vieux soldat de se lever à chaque matin pour affronter cet enfer. Le vieil homme serait prêt à vendre son âme au démon des croisements si celui-ci apparaissait et lui proposait de ramener la jeune femme saine et sauve et lui donner une vie paisible. William ne se poserait aucune question et il signerait le document maudit avec le stylo de l’être excommunié et déchu comme la majorité des gens respirant encore cet air empuanti. Que vaut réellement sa vie à lui, qui devait approcher de la fin à grands pas et qu’il avait tant vécu d’épreuves et de douloureux souvenirs de toutes sortes? Il préférait laisser la chance de vivre à Maureen qui était aux balbutiements de sa vie et qui avait tellement de grands rêves et d’espoirs dans cette morne existence qu’était rendue leur survie quotidienne. La jeune femme si forte était promise à de grandes choses pendant que les heures de gloire du vétéran étaient loin derrière lui. Il n’existait maintenant que pour permettre de construire un refuge pour son groupe et qui allait réellement le regretter quand la mort allait décider de lui permettre de rejoindre sa famille disparu?

Sachant que l’introspective ne servait qu’à remuer les mauvais souvenirs et augmenter les chances de finir sous la canine de quelques goules ayant une préférence marquée pour la chair tendre et le cuir durci par le temps du Texan, William souleva ses épaules massives et commença à marcher de son pas lent et boitant vers son objectif du jour. Il se devait de trouver des matériaux solides, mais aussi n’importe quoi qui pourrait servir d’offices comme arme ou bien d’autres usages pratique. Car le groupe de Logan manquait réellement de tout. Il ne put que remercier le ciel que ce groupe a bien voulu d’un fardeau de la sorte. Ses bottes soulevèrent des voluptés de poussières qui furent transportées au loin et un observateur des plus curieux aurait pu se croire de retour durant la conquête de l’Ouest par les pionniers. Un solide gaillard, vêtu d’une chemise noire, d’un blue jeans et arborant un stetson brun pâle n’est plus la norme dans cette époque apocalyptique. Le vieux cowboy n’avait  plus autour de ses reins son colt ancestral. Un membre des Punisher lui avait volé lors de sa descente aux enfers. Un couteau de combat bien calé dans le fourreau de sa ceinture. Il s’ennuyait de son vieux colt à simple action. Son arme archaïque semblait quelque peu hors de leurs temps par rapport aux standards de cette époque, mais la solidité et l’adresse que William déployait en maniant ce vieux revolver à simple action à prouver qu’il avait encore sa place dans ce monde. Toute l’histoire des Ward était rattachée à cette relique d’un passé révolu. Pour toute arme de tir, il avait choisi sa M4 doté d’un silencieux et d’un chargeur complet et d'une attache de combat. Son sac à dos contenait quelques victuailles ainsi que de l’eau et une flasque de whisky.

Le vieux briscard avait mal à son genou blessé, boitant autant qu’une jument sur le point de se faire abattre par son propriétaire furieux. Se sentant quelque peu idiot de se promener de la sorte, et ayant une vieille douleur au flanc qui venait de décider de le faire ahaner et de lui imposer quelques affres, il prit un instant pour observer les alentour. Voyant un bâton solide qui pourrait lui faire office de canne improvisée et d’arme encore plus de derniers recours, il s’en saisit et continua son chemin en parcourant le chemin sableux qui conduisait vers les anciennes installations de la construction à ciel ouvert. William avait l’espérance, sinon l’espoir un peu fou de trouver quelques choses un soi peu utile à la survie de son groupe, car la sienne passait loin derrière.

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Jude Monroe
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Dim 11 Juin - 5:09

Elle allait mieux, si on voulait. Ce n’était rien de bien vrai, mais elle faisait avec. Elle était de nouveau seul et ça lui faisait étrange. Elle arrivait à se convaincre qu’elle n’aurait pas dû rejoindre un putain de groupe, surtout pas rempli d’imbécile comme pouvait l’être les suivants de Bruce, mais elle avait fait un choix et maintenant elle le payait amèrement. Elle était détestée des Punishers avant même qu’ils explosent, parce qu’elle était la salope du chef, alors éviter les quelques fuyards étaient le mieux. Elle devait éviter les groupes, sachant qu’ils ne pouvaient pas deviner, mais certain le savait. Il y avait eu des témoins et elle était devenue légèrement paranoïaque avec le temps. Elle n’allait pas baisser sa garde et se laisser avoir, non, jamais.

Elle avait décidé de se cacher vers l’hôpital. C’était con, mais elle avait besoin de trouver un nouveau bandage, elle connaissait le terrain et elle savait qu’ils étaient morts. Les Punishers c’étaient assurés que personne ne puissent réinvestir les lieux. Elle arriverait à y vivre quelques jours, le temps de se reposer encore un peu. Elle avait stationné son pick up plus loin, dans le garage d’une maison. Elle avait sa nouvelle arme à feu à la taille, la batte de Bruce dans son dos comme l’avait fait son amant bien avant elle. Elle ne voulait pas faire de bruit, elle voulait être discrète et avancer, tout simplement.

Sauf que la vie ne lui permit pas. Elle avait évité de justesse une horde, quand elle entendit une première déflagration beaucoup trop bruyante pour elle. Elle entendit la balle lui vriller les oreilles, sans la toucher, mais elle dû se mettre à couvert rapidement. Depuis quand on putain de survivant tirait à vue hein? MERDE ! C’était quoi ce putain de bordel, saloperie. Elle respira, cachée derrière une voiture et sortie le colt. Elle passa derrière une autre voiture, entendant le crétin tirer encore. Personne n’avait fait remarquer à cet imbécile de première que les balles se faisaient rare putain ! Elle voyait rouge et c’est là qu’elle les entendit, les morts… trop de morts. Ils s’approchaient d’eux lentement, mais nombreux. Alors, elle sortit rapidement quand ils s’approchèrent d’eux. Elle n’était plus à couvert, mais elle s’engouffra parmi les morts de l’avant. Une dizaine qui cherchait à la bouffer, mais elle disparut de la vue de l’homme avant de lui tirer une balle de trop loin pour qu’il la voit venir. Elle était une fan de shotgun, elle n’était pas du genre colt, elle n’en avait jamais eu avant et ça l’avait surpris. Elle rangea l’arme, repoussant un mort, lui assenant un coup de coude sur la mâchoire avant de retrouver sa prise sur Gertrude pour fracasser le premier crâne et elle se barra. Elle reconnaissait l’imbécile et elle courrait vers lui pour qu’il se fasse bouffer. Sa ralentirait un peu la horde. Elle augmentait son compteur interne de Punisher tué… elle avait tué, encore un… Elle commençait à s’habituer de tuer des gens, ça devenait redondant avec le temps…

Elle continua sa course, cherchant des yeux un endroit ou se cacher, mais rien à faire. Rien ne semblait adéquat. Son cœur s’arrêta de battre quand elle croisa un autre survivant. Wtf, mais faites-vous bouffer merde. Deux dans la même journée, c’était trop. Elle lui fit un geste pour qu’il se barre, parce que la horde n’allait pas le manquer, elle ne le reconnu pas, elle ne l’avait pas réellement regardé. Sachant simplement qu’elle préférait courir et s’engouffrer dans un édifice non loin. Se cacher, elle devait se cacher. Avec de la chance, la horde s’attarderait au survivant dehors et lui sauverait les fesses… Elle pouvait toujours espérer non?

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William Ward
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Lun 12 Juin - 1:46

Redemption Road


Duel ou alliance?





Tout en se déplaçant avec une précaution innée due par les alinéas de trop nombreuses guerres et d’être le témoin impuissant d’innombrables d’actes de barbaries et d’horreur que seule l’espèce humaine peut infliger à leurs semblables, l’ingénieur de combat vit que l’ancienne enceinte grillagée de la carrière avait été mise au sol. S’arrêtant un instant pour contempler la clôture tressée en losange, William ne put réprimer un frisson lui parcourir l’échine quand son cerveau analytique fit renaître la scène d’horreur qui s’était jouée durant un précédant acte de la grande mascarade sarcastique et tragique d’était rendu la vie misérable des rares êtres à détenir une onze de l’humanité mourante. Des fragments de chaires et des membres pourrissants, laissés aux quatre vents par leurs propriétaires qui n’en avaient plus cure de perdre leurs extrémités, firent comprendre au vieux soldat la forte poussée d’une importante horde sur la mince protection qui commençait à céder à coup sûr. Le regard océanique du vétéran nota plusieurs douilles éparpiller dans le sol semi-sablonneux et de poudreuse et partiellement enterrer par les souffles de Mère Nature.

Il poste sa main rugueuse et toucha son menton et pensivement, le vieux sergent laissant courir son index sur sa barbe de quelques jours. Sentant le relief des jeunes pousses de follicules pileux agresser timidement le mouvement, William compta quelques petits tas de cylindres dorés vides de leurs obus. Les ramassant pour les examiner, le cowboy jugea que c’était des cartouches de 5.56. Il n’eut alors aucune confusion à imaginer un baroud d’honneur d’une unité de soldats essayant de ralentir la terrible marche de la mort. Leur officier criant des ordres, essayant d’ignorer la soudaine compression de sa vessie, camouflant du mieux qu’il pouvait l’épouvante de drainer son courage et de paralyser tout son être. Les quelques soldats qui avaient tenu la ligne, bon nombre de leurs camarades devaient être mort ou bien fuyant pour un salut des plus incertain, beuglant leur rage et expulsant leur terreur aux mêmes rythmes de crescendo de leurs fusils d’assaut. Quand la horde avait réussi à franchir la mince protection, les hommes de rangs étaient tout simplement devenus abouliques et ils avaient laissé se submerger par la terreur la plus primale qui se cachait dans les tréfonds de chaque âme. Certains doivent avoir chargé dans la marée putréfiée en tirant tous azimuts, la folie dictant leurs actes désespérés. D’autres doivent avoir laissé tomber leurs armes au sol et implorer une intervention divine qui n’est jamais venue les secourir. Les derniers ont surement dû courir de toute la puissance de leurs muscles et se cachèrent en ayant un fol espoir d’échapper aux doigts acéré et glacial de la Mort. William le savait parfaitement, car il avait déjà assisté à pareille débâcle de par le passé.

Haussant ses massives épaules, l’imposant Texan dépassa une voiture ayant souvent de la rouille et des frasques d’une explosion certaine. Secouant de nouveau la tête, l’esprit du vétéran imagina sans peine une grenade, échappée des mains agonisantes d’un brave soldat, rouler sous le véhicule et faire de celle-ci une sphère de feu infernale et de shrapnels meurtriers pour tout être ayant le malheur d’être à proximité. À la droite du cowboy se dressaient les restes d’un bâtiment ayant subi le gourou de la bombe improvisé. Contournant le coin en faisant un large cercle pour éviter une mauvaise surprise, le vétéran se dirigea vers des immenses réservoirs. Son ouïe amortie par tant d’années d’exposition aux tirs et d’explosions de toute sorte crut déceler, au travers d’une mélopée mortuaire de plus en plus insistante, un son reconnaissable entre mille. C’était le tir d’une arme de fort calibre. 308 au minimum. William pourrait mettre sa main à couper. S’immobilisant, l’instinct du vétéran analysa toutes les options et différents avenus possibles d’un attaquant. Car sur le coup une embuscade pouvait être envisageable dans ce monde de folie. Mais la raison fit taire sa soudaine montée d’adrénaline. Le vieux briscard devait avoir rêvé tout simplement. Laissant tomber sa main qui venait d’agripper la caoutchouteuse du fusil d’assaut, William fit quelques nouveaux pas vers les cylindres couchés au sol comme des Léviathans mourants d’une époque prospère. Regardant les cadrans cassés et tapotant la surface piquée par la corrosion de la rouille, William n’avait pas à être pyrrhonisme pour avoir la certitude que les contenants de précieux liquides avaient été vidés de tout contenu.

Se redressant lentement William capta un bruit. Plus un phonème pour être précis porter par l’air ambiant, les réflexes de vieux briscard refirent surface et passa sa canne de fortune dans les anses de son jeans, de nouveau la M4 se trouva en position de tir et en fit basculer le sélecteur de tir d’un mouvement du pouce. Planquant sa grande taille dos au mur du bâtiment ayant subi le souffle de la soudaine boule de feu, le vétéran rasa le mur pour se rendre près du coin. Des ergots décharnées frappèrent alors les fenêtres sales.

Flashback


Le vieux cowboy avait décidé de prendre une pause dans ses fonctions de sergent pour permettre à son cœur d’enfant de jaillir l’espace de quelques minutes aux grands plaisirs des enfants présents et de la magnifique Maureen. La marmaille jouait à 1-2-3 Soleil et William fit comme à son habitude rire la galerie avait sa maladresse poussée et ses mimiques des plus rocambolesques. Il pouvait presque toucher du doigt les ondes d’énergie juvénile et si vibrante de joie. Quand la demande du groupe fut finalement transmise au travers de la petite voix flutée de la fillette, à savoir un peu d’harmonicas, l’ingénieur de combat sut qu’il ne pourrait refuser. Et comme récompense voir le sourire sublime de la belle rousse aidait grandement le militaire à s’exécuter. Laissant la magie de l’instrument à vent qui l’accompagnait depuis de si nombreuses années enchanter son petit auditoire, il eut un instant de regret. Son neveu Michael était un jeune virtuose au violon, jouant autant du Vivaldi que des pièces de son cru. Et souvent lors des grands rassemblements de la famille Ward, la jeunesse et la vieillesse laissaient leur talent faire un choc des cultures des plus grandioses.

Fin du Flashback


Un pincement au cœur devant cette soudaine mélancolie provoquée par un souvenir cher, le Texan vit enfin un mouvement erratique à la périphérie de son œil bleuté. Une jeune femme arriva en courant, sa tignasse flamboyante derrière elle comme la queue d’une comète. Estomaquer le vétéran sorti de sa cachette et la survivante lui fit signe de se sauver. Elle semblait à cet instant à un navire de grâce navigant sur les grognements de frustration des abominations qui hantait ce Nouveau Monde chaotique. Passant la moitié de son visage par le côté de sa protection, le vétéran eut alors le souffle coupé par ce qu’il vit. Une agglomération d’être putride et cannibale s’était agglutinée derrière la fuyarde. De ce que son ouïe amoindrie par tant d’années de bruit assourdissant des zombies prisonniers de l’immeuble qui semblaient espérer que la rousse entre dans leur salle de réception morbide. Les branchements cérébraux firent une rapide analyse de la situation. William ne pouvait tout simplement pas éliminer toutes les parodies d’humanités avec ses deux chargeurs de sa M4. Le vieux briscard n’avait tout simplement pas assez de cartouches sur lui. Et il ne se sentait pas l’âme d’un Daniel Boom pour utiliser son Bowie knife et se lancer dans une valse mortelle avec ces représentants de la nouvelle espèce dominante de la chaine alimentaire. Mais le vieux renard avait heureusement plus qu’un tour dans son sac et il avait l’avantage d’avoir reconnu le terrain un peu. La main de la jeune femme allait commettre l’irréparable, soit ouvrir la porte pour que les goules la submerger. L’ingénieur de combat porta ses doigts à sa bouche pour émettre un sifflement strident. Celui qui dressait l’oreille des cheveux et qui fit tourner la tête de la femme.

Le blondinet pointa alors une fenêtre et elle put enfin voir les aberrations qui frappaient à coup redoublés. Faisant un signe de la main pour inciter la femme à le suivre, le vétéran fit un sprint, certes douloureux pour sa jambe folle, mais nécessaire pour contrer la marée déferlante des choses cannibales qui arrivait. Tenant son stetson d’une main, galopant comme un mustang boitant dans un univers apocalyptique, le vieux sergent arriva enfin au contact de la prochaine ruelle. Une échelle d’incendie montait sur le toit d’un bloc appartement de cinq étages, un lieu salvateur. L’ancien militaire releva son arme d’assaut pour couvrir la rouquine qui semblait à bout de souffle. Deux détonations amoindrit par le silencieux crachèrent des projectiles qui passèrent si près de la femme qu'elle dû sentir le déplacement d'air. Deux goules qui pouvaient effleurer le col du manteau de la rousse basculèrent au sol, leur seconde vie effacer par la maitrise des armes du vieux soldat. Les autres chutèrent sur ces obstacles inattendu.

William- Grimper mademoiselle, je vous couvre et je vous suis après…


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Jude Monroe
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Mer 14 Juin - 4:22



Courir. Courir était le mieux qu’elle pouvait faire, malgré la fatigue et la faim, les morts ça ne courraient pas, alors fallait profiter de l’avantage. Elle pouvait s’en sortir, elle devait juste trouver une issue, un endroit loin, hors de portée et quand ils perdraient sa trace, elle pourrait survivre. Elle retournerait à son pick up, elle irait loin. Loin de tout où elle trouverait un endroit sécuritaire. Elle et Gertrude, c’était bien comme plan, mais pour le moment, courir. Heureusement pour elle, elle avait eu un jour le rêve de devenir flic, elle avait donc la santé et la condition physique requise. Elle avait été recalée pour son comportement de merde, mais ça… elle s’en fichait bien aujourd’hui, c’était ce qui la faisait vivre.

Elle allait finalement trouver sa porte de sortie d’urgence quand un sifflement la prit de court. Sérieusement, elle ne s’attendait pas à ça. Il était mort l’autre, non? Pitié… Elle n’aurait pas la force de se tuer plusieurs fuyards… Mais elle trouva rapidement la provenance du son, un mec, il ne lui disait rien, mais il était armé, équipé et il l’avertissait. Un regard devant elle lui fit voir ce qu’il lui avait pointé, des morts… beaucoup. Oh putain…

Elle en serait morte. Elle serait morte de sa propre connerie. Sauf que ce n’était pas le cas, alors… survivre, courir de nouveau vers le petit monsieur et tenter de dire merci, un peu, discrètement… à sa façon… plus tard, beaucoup plus tard. S’ils ne mourraient pas d’ici là. Bref ! Courir, grimper à une échelle d’incendie pour monter jusqu’à un toit. Oh qu’elle appréciait les toits. Bon d’accord, juste s’il était sécuritaire, mais c’était souvent le cas. Elle montait ou pas ? Le temps qu’elle hésite, il lui putain de tirait dessus !?! Saleté de débile, non mais putain ! Il l’avait manqué de peu sale con et… oh. Il venait de tuer deux cadavres ambulants… Ok, elle l’engueulerait après. Pas toute suite. Il la couvrait, alors elle monta. Elle le fit rapidement, ne regardant pas réellement derrière elle, juste assez pour savoir qu’il la suivait. Une fois sur le toit, elle sortit sa batte, juste au cas, courant pour aller vérifier la porte menant à l’immeuble qui était verrouillé solidement. Non vraiment, elle aurait été incapable de l’ouvrir. C’était une bonne chose ou pas ? Elle se retourna finalement vers l’homme qui l’avait aidé, rajoutant simplement :

-La bonne nouvelle… y a pas de cadavre. La mauvaise… pas de cadavres veux aussi dire pas moyen de descendre dans l’immeuble…

Voilà, elle était limite polie ! C’était un excellent début et son regard se posa sur l’homme. Elle se passa une main dans les cheveux et… rien. Il ne lui disait rien. Elle pouvait bien souffler un peu et Dieu qu’elle en avait bien besoin. L’air, c’était un peu important pour survivre. Juste un peu. L’eau aussi et là, elle en avait surement sué un coup malgré son manteau. Survivre, ce n’était pas le truc le plus facile en ce moment, fallait bien l’avouer.
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William Ward
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Mer 14 Juin - 13:25

Redemption Road


 

Duel ou alliance?


 
 


 
 
Le vieux soldat suivit en vitesse la rousse qui escaladait l’échelle de secours pour se rendre sur un toit plat. Une main décharnée saisit la cheville du cowboy. D’une puissante ruade, tel un mustang sauvage, le soldat fit lâcher prise à l’abomination et la goule retomba vers l’arrière sur ses compatriotes décervelés. Une vive douleur traversa son genou fragilisé, celui qui avait souffert le tir ennemi dans le désert durant une guerre ancienne. Grinçant des dents, le vétéran gravit avec difficulté les derniers barreaux. Mais pendant un bref instant le regard océanique mélancolique et triste comme les pierres de l’homme musculeux endeuillé croisa le fessier ferme de la jeune femme. Mais aussi la batte de baseball parsemer de barbelé. Plissant un peu des yeux, les traits de l’ingénieur de combat se firent inquisiteurs. Il connaissait la terrible réputation de cette arme détenue par un chef charismatique mais d’une folie démoniaque. William se demandait comment la femme se l’était procuré.

Le soldat émergea enfin de l’épreuve douloureuse de l’escalade et prit pieds sur le toit. Déposant ses mains sur son genou récalcitrant, il massa doucement pour détendre les muscles et soulager la douleur. Se redressant à demi, le blondinet au visage taillé à la serpe écouta les paroles de la survivante au physique avantageux. Mais pour le vieux briscard, le désir et l’amour s’était éteint lors de la fusillade dans la morgue. Même la guerre contre les ennemies de tous n’avait pas enlevé le goût de cendres dans la bouche du Texan ni son envie de rejoindre Maureen dans l’au-delà. Ils pourront se retrouver et discuter toute l’éternité, danser et s’amuser et s’aimer tendrement. Pinçant le rebord de son stetson avec le pouce et l’index de sa main droite de manière courtoise en guise de salutation, le sourire étincelant sur les lippes du cowboy était sincère et authentique. Le ton lent et trainant, si particulier du Texas, modula la voix calme de William.

William- Bonjour mademoiselle. Tout va? Pas de blessure? Je m’appelle William et vous?

La rouquine releva alors sa tignasse d'une main et enfin l’homme musculeux put contempler les traits délicats, mais dur et débordant de détermination, de la jeune femme. C’est alors que le militaire eut une absence, un moment d’égarement. L’ingénieur de combat plongea dans l’horreur de ses cauchemars qui hantait ses nuits depuis la fin abrupte du groupe de l’hôpital. Luttant contre les nombreux fantômes qui l’accusaient de les avoir laissé mourir de manière horrible. Il revit l’assassin de sa Maureen, la rachitique blondasse aux taches de rousseurs et aux yeux vitreux, signe que le cerveau de la femme était submerger par des narcotiques. Mais celle qui l’avait frappé le plus, comme si sa présence n’encadrait pas dans le portrait des tueurs et des abrutis aux ordres d’un chef tyrannique, la rouquine. Certes elle avait tué Gemme d’une décharge de fusil à pompe, mais elle avait pâlit sur le coup. La femme avait essayé de démontrer des airs de dure à cuire, mais elle semblait effrayer par l’acte qu’elle avait dû commettre. Une innocente qui avait dû accomplir un acte contre sa volonté mais que sa vie était menacer par l’issue. En plus le vétéran de si nombreuses guerres reconnu alors le ceinturon et son arme ancestrale à la hanche de la belle. Mine de rien, la main calleuse de l’ancien soldat se déposa sur la poignée de son fusil d’assaut. Ses yeux se plissèrent, comme si le cowboy venait subitement de se retrouver au milieu de la rue poussière de Dodge City pour un duel.

William- Même si la prote est verrouillée, on peut passer par un autre endroit. Mais j’ai remarqué votre revolver avec le ceinturon d’origine.

Esquivant un pauvre sourire, le vieux briscard continua de parler.

William- Colt SSA de l’époque de la ruée vers l’Ouest. J’avais une arme de ce style, un héritage familial depuis cinq générations. Quelqu’un me l’a pris à l’hôpital alors qu’un groupe de coyote à foie jaune ont assassiné une trentaine de personnes… Hommes, femmes et enfants… Vous voyez ce que je veux dire?

Prêt à tout, le vétéran attendait le prochain mouvement de la femme. La posture du soldat n'était pas menaçante, juste prudente. Si elle s’élançait pour couvrir les quelques mètres pour charger au corps à corps avec sa batte, elle récolterait deux projectiles de 5.556 dans la poitrine et une balle dans la tête. Mais le Texan voulait discuter. Savoir les raisons exacte du pourquoi et du comment de la tuerie. Maureen lui avait dit dans le temps qu’il était un humaniste, un être qui croyait en la nature foncièrement bonne des gens. Il avait récolté sa vengeance et maintenant il tenait à préserver la vie des autres, omis la sienne…

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Jude Monroe
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Lun 19 Juin - 1:16

Elle était en sécurité sur le toit. Bon d’accord, pas tout à fait en sécurité, mais plus que dans la rue, ça c’était pas mal sûr. Elle regardait partout, cherchant si elle pouvait descendre dans le bâtiment, mais non. Les morts ne pouvaient pas monter et eux, ne pourraient pas redescendre toute suite. Ça n’avait rien de rassurant. L’autre lui parlait finalement et elle le chercha du regard pour s’y concentrer. En signe de bonne foi, elle rangea Gertrude, comme le faisait Bruce avant elle. C’était tellement… étrange de ce dire cela. Il était grand, il lui avait sauvé la peau des fesses, mais elle n’était pas réellement du genre remerciement éternel et tout. Il était là, demandant si elle allait et la réponse fut simple :

-Je vais bien, rien de bien grave, toi ?

Voilà, elle répondait, toujours avec le plus grand des sérieux et elle tua le vouvoiement directement. Elle n’était ni une demoiselle, ni une madame, elle était Jude Monroe, rien d’autre, sauf que ça, elle ne lui avait pas dit et pourtant, il c’était présenté. Pourquoi se présenter quand on allait disparaitre dans 10 minutes de toute façon ? Elle aurait bien clos la conversation là s’il ne c’était pas lancé sur un sujet plus compliqué. Il y avait un autre chemin ? Elle observa les alentours, le laissant parler du révolver à sa taille. C’est vrai qu’il était joli. Elle ne répondit rien à ça, l’observant juste se mettre en position plus défensive, il avait déposé sa main sur son arme, elle aussi par pur réflexe, un révolver, ça servait à ça non? Elle sentait la pression augmenter dans l’air, elle allait être dans la merde sous peu… Putain, fallait ce calmer le vieux. Surtout qu’il continuait, expliquant finalement son geste. Il parlait de l’hôpital, sa première mission en tant que leader d’un escadron, elle avait réussi. C’était ça le pire, elle avait eu des bons mots de la part du chef et elle n’avait rien dit de mal contre personne. C’était l’entente silencieuse prise. C’était clairement son pistolet, elle le savait lui aussi. Elle retira donc lentement sa main de sur l’arme, il l’aurait surement tué avant qu’elle ne dégaine réellement. Elle était douée, mais pas assez.  Elle avait de l’expérience avec les armes, surement moins que lui, mais elle savait s’en servir à cause de son métier. Elle n’arrivait pas à atteindre une cible mouvante à 100 mètres, mais là, on parlait d’un homme et de quelques mètres, fallait viser la tête et ça, c’était plus complexe, mais elle y arriverait surement. Sauf que, pas maintenant, pas quand il avait déjà opté pour la posture défensive, c’était du suicide. Alors, elle releva les mains dans les airs, en signe de soumission. Oui bon, Jude Monroe qui se soumet… ce n’était jamais la réalité, mais bon. Il n’en savait rien lui, c’était ça l’important.

-C’est surement la tienne alors, si ça peut te rassuré, j’ai pris qu’une seule balle et c’était contre un Punisher…

C’était franchement pas mal comme façon d’acheter la paix. Elle lui avait pris son arme, mais ça avait tué une personne qui faisait partie du groupe des méchants. Bon d’accord, elle aussi, elle en faisait partie, mais elle ne comptait pas mourir de sitôt. Parce que sérieusement, la mort c’était nulle.

-On va avoir un problème toi et moi, c’est ça ?

Parce qu’elle avait un peu tué son chef, un peu mené à bien la fin de son groupe en dirigeant des gens armés contre toutes les personnes qu’il avait connu. Les gens qu’il avait apprécié en était surement mort et s’il voulait la tête du chef, c’était elle… Ouais, dans la merde, pas a peu près. Elle observait les alentours, cherchant du regard une issue. Peut-être arriverait-elle à se cacher. Trouver le chemin dont il parlait serait aussi une bonne chose. Elle devait juste gagner un peu de temps.
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William Ward
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Lun 19 Juin - 15:17

Redemption Road


Duel ou alliance?





Le cowboy hocha délicatement la tête à la question de la rouquine si c’était son arme. William pourrait reconnaître l’arme ancestrale de sa famille au milieu d’une centaine d’identique. La patine du temps sur la crosse, les petites rayures d’usure sur le métal, le chien finement sculpté. Elle leva ses bras en signe universel qu’elle se rendait, ce qui ne fit en aucun détendre les muscles crispés et prêt à agir du vétéran. Le regard océanique n’était que résolution, dureté et comportait une once d’assurance en lui qui désignait le musculeux militaire comme un homme rompu aux arts de la guerre et le maniement des armes. Les traits coupés à la serpe, séduisants et harmonieux, s’était refermer dans un masque de résolution à l’état pur. Quand l’interrogation de la jeune femme, au corps athlétique et surtout aux courbes dangereuse et féminine à souhait, à savoir qu’un problème pouvait survenir de cette rencontre, un petit rictus se déposa sur les lippes charnues de l’ingénieur de combat. Le ton lent, trainant et même apaisant du texan survola le chœur macabres des goules qui gémissaient pathétiquement après leurs repas envolés de leur mandibules avides.

William- De ma part vous allez en avoir aucun ennui mademoiselle. C’est surtout à vous de savoir si vous voulez en créer un ou non?

Malgré le stress de la situation, de la précarité de ce déroulement, le soldat de rang venait de dire la vérité. Ce qui a eu pour cause de voir une lueur inquisitrice dans les émeraudes de la belle jeune femme aux mains levées au ciel. D’une manière quelque peu autoritaire, mais douceâtre et polie dans l’ensemble, une injonction franchit calmement les dents à l’éclat étincelant du vétéran au stetson brun bien vissé sur son crâne. Un sang-froid exceptionnel, comme si le sang de l’ingénieur de combat n’était que de l’eau glacé, prouvait le sérieux et la détermination de l’homme.

William- Écoutez-moi bien mademoiselle. Vous allez utiliser votre main directrice pour défaire la boucle du ceinturon du colt. Ensuite vous lever la ceinture parallèle au sol pour le déposer au sol. Finalement vous allez vous décaler de trois pas dans le sens opposé de l’arme ancestrale.

Devant la fureur qui venait de naître dans les braises qui servaient d’yeux à la rouquine et du grognement de mécontentement qui s’échappaient de ses lèvres sensuels, le cowboy souleva ses larges épaules en signe d’indifférence.

William- Je crois que si les rôles seraient inversés, vous agirez de la même méthode. Car je sais que vous n’êtes pas une tueuse de sang-froid.

Une esquisse d’un sourire fugace apparut sur les lippes charnues de l’homme au regard océanique triste et calme à souhait.

William- Je ne veux que savoir ce qui s’est passé à l’hôpital exactement. Je vous promets qu’aucun mal ne vous sera fait. Mais si vous tenter de faire un truc stupide, j’avoue que les fantômes de mon groupe qui réclame vengeance durant mon peu de sommeil seront satisfait.

Une aura de confiance en soi, apaisant, d’honnêteté et de sollicitude semblait pulser de l’homme musculeux. Quand ses consignes furent respectées, la tension quitta partiellement les muscles crispés du cowboy. Portant sa main à sa ceinture, la main rugueuse du sergent Ward saisit la gourde. De ses doigts experts, sur et démontrant une dextérité certaine pour les travaux de précision comme désamorcer une bombe, il flippa l’ouverture et but une gorgée. Ensuite William referma la trappe de la bouteille d’eau et parla avec le ton lent, trainant et apaisant du natif du Texas qu’il était.

William- L’eau est pure. Galoper avec des rôdeurs au cul ça donne soif. Ça forge la silhouette je le sais, mais si on peut prendre quelques minutes pour récupérer c’est bien. Tenez pensez vite.

Il lança la gourde vers la jeune femme qui fit preuve de célérité et d’un certain vif-argent pour attraper au vol le contenant. Donc le briscard sut que la rouquine qui venait de baisser les bras était rompue aux corps-à-corps. Hochant la tête avec lenteur, le cowboy ajouta quelques mots.

William- Je ne crois pas que vous souvenez de moi. J’étais le mec en caleçon qui voulait calmer le jeu après que vous avez tiré sur Gemma. J’ai été assommé et je m’en suis sorti de peine et de misère quand les autres se sont transformés.

Un instant de pur horreur, de tristesse et de culpabilité émergea dans le regard océanique de l’homme aux traits taillé à la serpe. La honte d’être un des rares survivants de l’attaque punitive, d’être vivant alors que Maureen, les enfants et des gens de biens étaient morts en vain. Mais il se reconcentra sur la rouquine et demanda simplement une question légitime.

William- Vous n’êtes pas une tueuse comme le reste des coyotes à foie jaune de votre groupe. Vous avez tué Gemma car vous n’aviez pas le choix. Je l’ai lu dans vos yeux. Mais vous pouvez me dire ce qui s’est passé après qu’on m’a assommé? Je voudrais comprendre pourquoi des enfants innocents et des gens qui n’essayaient que de survivre à cette folie ont dû périr…

Le cowboy n’avait pas fini sa phrase, à savoir pourquoi lui était encore en train de respirer cet air quelque peu corrompu par les relents de pourriture que dégageaient les abominations qui infestaient les rues de la ville. À cet instant l’ancien militaire n’était que sincérité et honnête. Il avait prouvé sa bonne foi en ne descendant pas la jeune femme, lui démontrant même que l’eau était pure en buvant en premier.


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Jude Monroe
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Sam 8 Juil - 3:43

Elle était totalement dans la merde, juste le fait qu’il commence à parler de l’hôpital le soulignait. C’était un peu comme allumer une cible vivante au-dessus de sa tête. Comment est-ce qu’il avait pu survivre. Elle avait laissé la gamine se faire bouffer, mais pas un militaire endurcit. Elle n’aurait pas été assez idiote. Il était couché parmi les morts… ses hommes avaient fait le tour des survivants pour tuer le peu qui restait. Il ne restait que des blessés qui se vidaient de leur sang tout au plus. Lui, il semblait bien en forme, un peu trop à son goût. Alors, elle avait levé les mains en signe de reddition. Il était plus armé qu’elle et elle se doutait bien qu’il était plus habile qu’elle au passage. Sauf qu’il disait qu’elle n’aurait aucun ennui. Elle roula des yeux à sa phrase, elle en doutait incroyablement. Non sérieusement… c’était impossible. Elle hocha quand même négativement de la tête pour qu’il comprenne bien que non, elle ne comptait pas mourir maintenant.

Sauf qu’elle n’aimait pas du tout la suite de choses, c’était même franchement désagréable. Il lui demandait de retirer la seule arme à distance qu’elle possédait… non merci? Non mais sérieusement, elle n’était pas suicidaire non plus… Elle grogna, marmonna un juron silencieux et sans aucune bonne humeur, elle ne put qu’obéir pour prouver sa bonne foi.

-Mouais, ça c’est pas prouvé…
Parce que tuer, elle l’avait fait souvent. Elle l’avait fait dès qu’elle en avait eu besoin, pour survivre. Elle continuait de l’écouter dans un silence pesant. L’insulter ne servirait à rien, elle n’était pas en position de le faire et il ne faisait rien qui pouvait pousser à la provocation. Elle avait du mal à cerner cet homme, il fallait bien l’avouer. Qu’est-ce qu’il pouvait bien vouloir merde ? La réponse vint plus rapidement qu’elle n’aurait su espérer. Il lui demandait, comme s’il l’avait entendu. Il voulait des réponses, mais elle n’était pas certaine de savoir ce qu’il voulait comme réponse. Il avait changé de sujet, buvant, lui lançant le liquide salvateur et elle en mourait d’envie et elle l’attrapa sans difficulté. Elle avait ce genre de réflexe. Il avait bu, elle n’allait pas en mourir, elle ne pouvait pas jurer que se soit le cas, mais il le promettait. Pas que sa parole ait une importance aux yeux de Jude, mais… une balle aurait été tellement plus simple que le poison… Alors, elle bu un peu, puis un peu plus. Elle se permit quand même de bougonner un petit :

-Faudra être plus clair sur les questions si tu veux les réponses…

Non mais sérieusement, elle n’avait rien à offrir. Rien de rien. Oui, elle se souvenait de lui. Elle se souvenait de l’avoir vu s’effondré, d’avoir vu Riley le frapper, tirer la première. Il voulait savoir la suite des choses, il voulait comprendre, ça, ça elle le pouvait très bien.

-Riley t’a assommé, elle a tiré la première et tout s’est accéléré. On avait à passer un message. Bruce en avait marre qu’on lui refuse ses demandes, il voulait qu’on marque le coup, qu’on imprègne les esprits et qu’on montre que les Punishers ne rigolaient pas. Gemma ne l’a pas respecté, elle a signé l’arrêt de mort de tout le monde… J’avais à gérer le groupe, prouver que j’arrivais à mener une équipe, j’ai tué la fautive, les autres ont fait le sale boulot. J’avais déjà une sale réputation avant… un peu plus ou un peu moins… ça n’allait clairement pas me tuer. Une autre question comme ça ?

Voilà, il avait eu sa réponse et elle lui demandait par la même occasion s’il en avait d’autre des faciles comme ça. Parce qu’elle n’avait que ça à faire de blablater sur un toit, cherchant des yeux une façon de fuir avant qu’il ne décide qu’il en avait marre d’elle, tout simplement.


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William Ward
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Dim 9 Juil - 13:59

Redemption Road


Duel ou alliance?





Sous le récit de cette nuit trois fois maudites les épaules du vétéran s’effondrèrent comme si toute la culpabilité du monde venait de s’effondrer sur lui. La rouquine énonçait les faits clairement, avec une précision chirurgicale dans les détails qui lacéra l’âme et le cœur du cowboy aussi surement que les ergots tranchants des parodies de vie qui s’agglutinaient aux pieds de leur refuge temporaire. Ce qui ressortait surtout de cet épouvantable histoire d’horreur relaté avec si peu de sentiments fut que la mort de tous ces gens bien, de sa chère Maureen, fut en grande partie à cause du cowboy. Si ce dernier n’avait rien fait, avait encaissé sans broncher le meurtre de Gemma, les enfants et les innocents qui ne demandaient qu’à vivre n’appartenaient pas l’hôpital hanté de leur pas trainant donner en héritage par le virus de cette pandémie. La valkyrie rousse serait encore vivante et ils pourraient observer les étoiles encore et toujours. Leurs lèvres se rejoindraient pour échanger un doux baiser où leur amour naissant pourrait encore et toujours ressusciter le cœur douloureux de l’ingénieur. Mais à cause de son comportement stupide, il était devenu une âme endeuiller à la dérive qui ne désirait que rejoindre les fantômes de cette nuit de cauchemar, de leur implorer leur pardon et d’essayer de faire rédemption de sa fourgue mal placé qui avait causer en réalité le désastre. Le regard océanique croisa les émeraudes brulantes et fières de la Punisher et celle-ci pouvait lire toute la détresse, la douleur et surtout la honte de vivre du vétéran. Il s’avança alors vers la relique tombé sur le sol et il parla. Le ton lent, trainant était maintenant douloureux et remplit d’une peine incommensurable. Les lippes charnues s’ouvrirent à peine, mais le murmure semblaient prendre le pas sur le chœur des goules frustrer d’avoir raté ce repas.

William- Donc si je n’aurais pas agi, les innocents seraient encore vivants si je comprends… Merci de votre explication mademoiselle… Mais vous étiez supposé de tous nous tuer? Les enfants, des gens de biens dont plusieurs médecins et Mau…

De nouveau le nom de celle qui fut arracher trop rapidement de ses bras aimant refusait de franchirent la dentition étincelante du Texan. C’était encore trop tôt pour ce deuil pénible et aussi de la nouvelle compréhension de son rôle dans cette tragédie. À cet instant il aurait voulu recevoir la décharge mortelle qui avait eu raison de la rouquine, de laisser la chance de vivre à l’étoile qui avait illuminé sa vie. Mais ce soir il irait la rejoindre. William placerait le canon métallique de son arme ancestrale enfin retrouvé dans sa bouche, goutant la froideur du métal et allait caresser la gâchette du colt comme un amant laisserait frôler ses doigts sur le corps de sa maitresse du moment. Et enfin il pourrait revoir sa douce Maureen alors que son esprit ira la rejoindre pour leur permettre de danser à l’infini… Ramassant le ceinturon de cuir usé par le passage des années, William l’ajusta autour de sa taille. Dans son trouble il ne tenait même plus sa M4 et Jude aurait pu attaquer et maitriser aisément l’ingénieur de combat. Mais de nouveau sa voix douceâtre et calme s’éleva pour caresser l’ouïe de sa compagne d’infortune.

William- Ce Colt représente beaucoup pour moi vous savez… Il a aidé ma famille durant la conquête vers l’ouest et c’est un symbole pour les miens… Je suis le dernier des Ward maintenant… J’espère que le prochain propriétaire sera heureux de le trouver demain matin…

Le vieux briscard venait d’avouer, à mots couverts, qu’il allait surement mourir cette nuit. Mais de nouveau un acte insensé de charité et de candeur se produisit. Dévoilant une barre de chocolat protéiné de la poche de son manteau, le musculeux cowboy le tendit à la jeune femme doté de courbes aussi sensuelles que dangereuses.

William- Tenez mademoiselle… Vous allez avoir de chaque once d’énergie pour que vous surviviez… Je vais vous aider à vous sortir d’ici et vous ramener à un lieu sûr… Je vous ai dit que je ne voulais pas de mal et je n’ai qu’une parole.

Leurs doigts se frôlèrent, donnant un peu de chaleur humaine à chacun l’espace d’un instant. Mais le contact fut rompu rapidement et l’index du vieux soldat pointa le rebord du toit en arrière de la rouquine méfiante.

William- Regardé par là si on peut atteindre un balcon, moi je vais vérifier en arrière de la porte qui donne accès au toit…


Le pas droit et cadencer, rappel de sa longue carrière militaire de l’ingénieur, emmena le soudard vers l’arrière de l’accès du toit. Il devint alors camoufler totalement du regard farouche et déterminée de Jude. Il venait de se pencher pour regarder les possibles voies de fuite quand un fracas métallique se fit entendre. Aussitôt les instincts du vétéran le propulsèrent dos au couvert le plus près. Il jeta un coup d’œil discret et vit une jeune femme pointant un immense revolver sur la rouquine. Quatre hommes vêtu haillons d’uniformes de soldats ou bien de vêtements civils en loques avait fait un demi-cercle intimidant autour de leur chef. Des armes de corps à corps dégoulinant de fluides noirâtres prouvaient qu’ils s’étaient taillé un chemin sanglant dans les chaires putrides des abominations pour rejoindre le toit. Les couleurs des Punishers étaient bien visibles sur le blouson de la brunette qui semblait posséder par la rage. Celle-ci hurla et fut prise d’un rire haut pencher signifiant que son esprit avait basculé dans la folie depuis la disparition de son groupe.

Femme- Je te retrouve salope! BRUCE ÉTAIT À MOI! À MOI! JE VAIS TE BUTER!!!


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Jude Monroe
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Lun 31 Juil - 1:02

Comment est-ce qu’elle pouvait toujours se mettre autant dans la merde ? Sérieusement ! Elle en était là, désarmé devant ce mec, elle n’avait pas eu droit de garder le flingue, mais au moins, elle gardait sa batte. C’était clairement le plus important dans l’instant.

-Je sais pas, j’aurais pu tenter au moins, mais c’est du passé. On ne pourra jamais le changer.

Elle n’avait pas envie de le démolir plus que de raisons. Les Punishers avaient soif de sang, la plupart avait déjà sauté un câble, alors il n’avait pas à penser au passé. Il avait connu ses gens, mais il en connaitrait d’autres et ceux-là mourraient surement aussi. Parce que c’était sa la vie maintenant. Fallait juste avancer. Il avait baissé sa garde pour attraper l’arme au sol, elle l’avait vu, elle aurait pu, mais elle baissa simplement les mains pour les glisser dans les poches de son jeans. Ils étaient quitte, elle l’avait épargné et lui aussi.

Elle l’écoutait, il était complètement en peine, submergé, elle le sentait. Elle n’allait pas chigner et culpabiliser, elle n’avait rien à voir dans son malheur, mais elle assistait, impuissante à la déchéance d’un homme. Il n’avait plus envie de se battre, il avait baissé les bras. Elle avait récupérer la barre de chocolat, c’était un classique de donner ce qu’on n’aura plus besoin. Pourtant, elle soupira. Qu’est-ce que la parole d’une ancienne Punisher pouvait bien apporter hein? Mais bon.

-Faut pas abandonner comme ça, c’est difficile maintenant, mais ça finira par passer. Tu n’aurais rien pu y changer, moi oui et j’ai rien fait. Les gens avec moi… ils avaient soif de sang, c’est pas ta faute. Je te jure.

Oui, Jude Monroe faisait preuve d’un peu de compassion pour une fois dans sa vie. Elle avait assez de sang sur les mains comme ça, elle n’avait pas envie de recommencer. Elle prenait une petite sabbatique là. Elle avait écouté la suite des choses, partant à la recherche du dit balcon, mais elle n’aimait pas tant les hauteurs la petite dame. Pas qu’elle en avait peur, juste que ce n’était pas quelque chose de plaisant. Encore moins quand elle entendit un grand fracas, elle crut réellement que c’était l’homme qui avait trouvé une façon simple d’ouvrir la porte, sauf qu’à peine le temps de se retourner qu’elle était face à une femme, une femme armée. Eh merde… Elle roula pourtant des yeux quand l’autre parla, comme si elle en avait quelque chose à foutre ?

-Bah oui, c’est ça… et quoi encore… T’es mignonne j’aurais pas dit non de t’avoir dans notre lit… si c’est pas le cas… faut te demander qui n’en voulait pas de ton joli petit cul.

Parce que oui, l’exclusivité, c’était Bruce qui l’avait obligé. C’était Bruce qui lui avait forcé la main pour dormir avec lui, pour rester à General Motors, pour monter les échelons, c’était Bruce qui avait tout fait pour la posséder et il avait réussi, il avait gagné à son putain de jeu et après, il c’était laissé démonter par le bourreau du coin… Il en était mort et elle se retrouvait dans une putain de merde pas possible, sans comprendre à quel moment elle c’était peut-être un peu attacher à ce crétin et que oui, il lui manquait cet imbécile. Alors qu’elle vienne lui en parler comme ça… elle allait la massacrer…

-Je suis peut-être une salope qui a tout fait pour survivre, mais c’est pas moi qui l’ai choisi ce mec, on me l’a imposé. Si tu veux, viens chercher Gertrude, mais si tu tires… elle tombe avec moi, je t’avertis.

Et elle avait reculé encore plus sur le rebord de l’immeuble. Elle avait du front tout le tour de la tête, elle n’avait pas honte, elle avait la rage au ventre, elle aurait pu la tabasser jusqu’à la réduire en purée tellement elle ressentait de la haine en ce moment. Personne ne vivait son deuil pareil, le militaire avait de la peine, Jude de la rage, rien de moins. Et sur ses mots emplis d’amour, elle avait sorti Gertrude de son dos pour bien la montrer à l’idiote de service. Le pire, c’est qu’elle ne s’en souvenait même pas, ça devait faire un sale moment qu’elle ne c’était pas pointé chez les Puni’ … peut-être que Bruce l’avait foutu à la porte avant l’attaque… il n’aurait pas dû si c’était cela qui lui avait sauvé la vie à cette connasse. Elle avait donc son arme en main et elle passait son regard sur les assaillants, espérant réellement que le militaire avait des balles sans son arme. Au moins, elle savait qu’il y en avait dans le pistolet qu’il avait récupéré… Fallait juste attendre et espérer qu’il disait vrai.
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Mar 1 Aoû - 6:12

Redemption Road


Duel ou alliance?





Le texan repensa aux paroles de la rouquine, de cet membre du groupe qui avait littéralement assassiné les gens de l’hôpital. Des femmes, des enfants, des gens pour la majorité avec un bon fond. Des survivants d’une ère violente qui ne désiraient que voir de nouveau le soleil se lever. Mais les mots de cette femme, dîtes sans adages ni délicatesse, avait fait vibrer une corde au tréfonds du vétéran endeuiller. Quelques soient ses actes, ses actions de ce passé révolu, le cowboy n’aurait jamais pu sauver qui ce soit durant cette nuit d’enfer, ce début de chute vers les abimes du désespoir et de la culpabilité. Depuis son arrivé au campement de Fort Hope, l’ingénieur de combat s’était jeter corps et âme dans les tours de garde, les travaux d’agrandissement de l’enceinte sécuriser et tout ce qu’il pouvait faire pour donner une possible intégration à Abigail. Mais lorsque le regard océanique de l’homme se fermait à cause de la fatigue accumulée, les fantômes de cette nuit fatidique et même des adversaires tués lors de ses déploiements en zone hostile ressurgissaient pour gruger son âme et l’inciter à les rejoindre. De franchir le pas et d’enfouir le canon de son arme de poing entre ses lippes charnues, d’apprécier le gout ferreux et sentir l’huile du canon se déposer sur sa langue et de caresser la gâchette avec la même douceur que lorsque sa main calleuse caressait les formes exquises de Maureen. De presser délicatement la quille pour libérer le projectile salvateur qui allait le délivrer de son fardeau, de sa propre déchéance. Mais jour après jour il retardait l’inévitable, s’accordant une journée de plus à respirer cet air éviscérer et luttant pour essayer d’aider son prochain. Comme sa valkyrie aurait voulu que son texan adoré continue de faire. Personne dans le nouveau « foyer » de l’ancien militaire n’avait déchiffré la peine, la solitude et les remords qui habitaient le cœur si généreux de musculeux homme. Il fallait que ce fût l’ancienne ennemie d’autrefois qui lui démontre un peu de compassion. C’était comme si la jeune femme venait de dévoiler, à contrecœur, une facette plus vulnérable d’elle.

De son côté l’ingénieur de combat évalua les possibilités de descendre vers un balcon situer à environ trois mètre du rebord. Il évalua les risques, les techniques approprié lorsqu’un immense claquement fit augmenter le chœur affamé des goules en contrebas. Sur le coup il avait cru que la routine avait réussi, avec un tour de force digne d’un homme fort, à ouvrir la porte d’accès de l’immeuble. Mais une voix hystérique, montant dans les accents de la folie. Aussitôt l’esprit analytique du vétéran se mit en branle, planquant le corps du texan musclé dos au mur pour le faire raser. Il avait bien en main la M4, canon pointé vaguement au sol. Et c’est alors que William vit un acte de force, de détermination et de bravoure qu’il avait juste à maintenant que rarement vue. La jeune femme, cette beauté armée de la batte mystique d’un homme si mauvais, défiait ouvertement ses assaillants de s’en prendre à elle. Elle était farouche, telle une amazone encerclé par l’ennemie et qui avait choisi de combattre et d’en emmener le maximum avec elle dans la tombe. Un mince sourire, premier véritable qui venait de lui et non d’une mascarade qu’il jouait pour ne pas alarmer les gens de son groupe, se déposa sur les lippes charnues du blondinet. Le regard océanique évalua la distance entre les agresseurs, les armements et même la direction probable des projectiles. Le temps de réactions du texan sera plus longue avec son arme d’assaut, mais avec son vieux colt il est imbattable. Laissant prendre son fusil à sa bretelle tactique, le cowboy sorti alors à découvert. Ses paupières se plissèrent et son visage tailler à la serpe devient concentrer et intransigeant. Il était devenu fier et solide, un véritable fils du Texas. D’une voix forte, autoritaire et pressante, l’ancien militaire hurla une directive assez explicite à sa compagne d’infortune.

William- AU SOL MADEMOISELLE!

Le temps sembla alors s’étirer, le sablier divin laissant passer qu’une parcelle de sable à la fois. La jeune femme sembla l’écouter. L’effet de surprise était total pour le duo des plus étranges. Vif comme un cobra attaquant une souris, la main droite de l’ingénieur de combat dégaina le colt ancestral de l’étui dans un geste fluide. Pointant le canon effilé de l’arme de poing sur le premier type à gauche. La main gauche, semblable à un V, s’abaissa alors comme la hache du bourreau alors que l’index droit écrasa la gâchette. Cet art du Far West, pratiquer seulement par des passionner comme William, pouvait vider le barillet d’un colt simple action en moins d’une seconde sur cinq cibles distinctes. Les coups de feu d’une précision incroyable fauchèrent les assaillants de l’ancienne Punisher. Mais le dernier homme, un noir avec une machette et un revolver de calibre 32, eut le temps de pivoter et de faire feu. Une douleur effroyable se fit sentir alors que l’ogive cuivré percuta la veste pare-balle du militaire. Le plomb s’écrasa, mais l’impact fut comme un coup de poing pour le texan. Serrant des dents, William rengaina alors son revolver et prit sa M4. Son agresseur hurla d’effroi alors que le tir du cowboy venait de l’atteindre à l’épaule et bascula vers l’océan d’ergots et de mandibules de la mort putride en contrebas. L’ingénieur de combat se dirigea en souffrant silencieuse vers la femme armée d’un monstrueux revolver, un Raging Bull pour être exact. Celle-ci était morte sur le coup, la balle de calibre 44 avait sectionné la moelle épinière et éclater le cou. Se penchant le cowboy vers la dépouille le colosse texan enleva l’étui de la hanche et l’arme des doigts crispé de la morte. Se redressant alors peine il fit un petit sourire douloureux mais satisfait envers la rouquine. Le ton lent, trainant et sincère du texan s’éleva alors dans les airs avec un essoufflement à coup du coup absorbé par le gilet.

William- Zone dégagé… Tout va bien mademoiselle?

Il se rendit près de la jolie jeune femme et il fit un petit sourire douceâtre mais débordant d’honnête et d’une franchise des plus surprenant. Il tendit alors l’imposante arme de poing et l’étui ou était rattacher les munitions.

William- Tenez… Une bonne arme de fort calibre pour une personne forte et déterminé… Ça vous dis d’attendre un peu dans un logement pour laisser le temps aux chacals d’en bas de se disperser… J’ai de quoi bouffer sur moi si vous avez les crocs…

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