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Jude Monroe
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Dim 11 Juin - 5:13

Cette nuit avait été la pire de sa vie. Tout c’était passé comme tous les soirs. Elle avait passé du temps avec son Fossoyeur et elle y prenait de plus en plus plaisir. Elle avait appris à voir la différence entre Bruce et le chef de groupe intransigeant qu’il était. Elle appréciait l’homme en tête à tête et tentait de ne pas rouler des yeux sans cesse à l’extérieur de leur chambre. C’était un jeu marrant, elle arrivait à suivre et elle avait cassé plus de gueule de Punisher que n’importe qui. Elle était un peu contre-productive, fallait l’avouer. Elle en avait marre et finalement, elle avait accepté son titre de salope du chef. Elle avait accepté que son avenir soit lier au sien et elle y trouvait des façons de s’en sortir.

Sauf que tout avait volé en éclat. Non sérieusement, General Motors avait sauté et certains avaient décidé de combattre et d’autre de fuir. Elle était restée avec Bruce jusqu’à… elle ne savait plus. Tout ce qu’elle se souvenait, c’est d’avoir attrapé Gertrude à un moment, se disant qu’elle ne le perdrait pas comme ça, mais elle l’avait perdu. Il avait disparu, il était surement mort, elle n’en savait rien, mais elle avait la batte en main et elle avait réussi à se trouver son pick up. Elle avait tout dedans, sans trop vérifier. Elle avait tué un homme ou deux à grands coups de batte.  Elle avait la rage aux ventres, mais une fois assise dans son pick up, elle quitta l’endroit. Il n’y avait rien à faire, l’ennemi avait clairement gagné et elle comptait survivre. Sans aucun doute. La survie, c’était ce qu’elle gardait en tête. Toujours.

C’est une fois au volant qu’elle réalisa qu’elle était mal en point. Une lacération à la cuisse. L’épaule gauche calcinée. Sa tête tournait, elle perdait du sang, elle s’endormait, ne sachant plus comment elle en était arrivée là. Elle était partie vers la base ennemie. C’était con, mais s’ils étaient chez elle… ils ne chercheraient pas près de chez eux. Elle s’engouffra plus loin. Elle connaissait l’existence des autres groupes, elle pouvait disparaitre, se cacher. Alors, elle descendit de voiture pour chercher à la cacher le plus possible. Elle marcha un peu, sans trop savoir vers où. Elle avait gardé Gertrude, son couteau, elle vacillait, sa jambe, son corps, tout lui faisait mal.

Elle releva finalement les yeux vers une habitation. Oui, oui, une habitation. Wtf… ça semblait habitué, mais pourquoi ? Par qui ? Il y avait un groupe juste à côté. Peut-être qu’elle était tombée sur quelque chose à eux… Elle décida de s’y engouffrer, son regard ne se posa sur rien d’intéressant jusqu’à croiser un regard. Putain… une vraie personne… vivante… Elle souleva Gertrude d’un air menaçant, la pointant, s’avançant pour pouvoir la défoncer si elle faisait un mouvement vers une arme.

-Bouge pas et il ne t’arrivera rien.

Elle avait sorti son couteau pour rajouter à la menace. Cherchant à ne pas faire remarquer que le monde vacillait violemment. Elle voulait quoi ? Bandage. Arrêter le saignement. C’était le plus important. Voir s’il y avait un débris dans la plaie. C’était surement l’explosion ou une balle… ou les gens. Elle ne savait plus, tout devenait flou.

-Je veux juste un bandage, tissu, qu’importe. C’est où ?

Elle avait le regard dur, mais elle n’arrivait pas à garder le cap, elle souffrait et elle savait que ce n’était pas la meilleure façon de demander, mais on avait tenté de la tuer cette nuit… alors oui, elle était peut-être un peu à cran. Un peu plus qu’à l’habitude quoi…
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Bernadette Mackenzie
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Dim 11 Juin - 6:33

Une journée comme beaucoup d'autres, je suis allée relever mes petits pièges à animaux, cassé la glace du lac pour laisser tremper mes lignes de pêche même si bon... C'est pas la folie en ce moment avec l'hibernation. Les meilleures chances que j'aie, c'est quand je sors avec mon arc et que je trouve des bêtes affaiblies par la faim ou le froid. Sinon, ce sont surtout des petits écureuils et des lièvres qui se sont aventurés hors de leurs tanières. Donc ce soir, c'est pas la joie, mais c'est pas la mort non plus et je file les restes, conséquents volontairement, à Marley avant de faire rapidement ma vaisselle.

Tranquillement, je m'installe dans mon canapé et utilise le bout de ma clope pour lancer quelques bougies supplémentaires avant de sortir un bouquin trouvé dans la maison. La couverture est poussiéreuse mais le titre est sans appel : Racines.

- Hum, un peu d'histoire n'a jamais fait de mal.

Ça me fera du bien de me rappeler le bon vieux temps. Si je ne suis pas allée à Fort Hope aujourd'hui, c'est parce que je savais très bien que je n'y trouverais personne d'enclin à me parler. Aujourd'hui, c'était l'attaque de Logan contre le groupe de Bruce donc Max m'a parlé. Il m'a appelé un peu plus tôt pour m'assurer qu'il allait bien grâce à nos supers nouveaux talkie-walkie et finalement, me voilà à savourer ma cigarettes en tournant attentivement les pages du livre.

Soudain, la porte d'entrée s'ouvre à la volée et une nana ensanglantée déboule dans mon salon armée d'un couteau et de... de... de la batte de Bruce ? C'était quoi son nom déjà ? Roberta ? Ouais je ne risque pas de la confondre, cette batte, je l'ai vu de suffisamment près pour ne pas avoir envie de m'y frotter. Totalement paniquée par cette irruption instantanée et armée dans ma soirée cocooning, je lève les mains, gardant ma clope à droite et le livre à gauche. Mais un cri strident vient de la cuisine et je vois Marley, un os à la main dans une copie mythique de ma scène préférée de 2001 : L'Odyssée de l'espace et braille contre l'intruse. Je tends instinctivement ma main dans sa direction.

- MARLEY !!! CALME !

Grâce au ciel, le singe est suffisamment apeuré par la présence de la jeune femme pour laisser tomber son os d'écureuil au sol et se réfugier contre moi. J'évite de bouger et ne me lève que lorsqu'elle me demande des soins.

- Ok ok ! Pas de souci, tu auras ce que tu veux ! Mais ne touches pas à mon singe. Suis-moi.

Je repose doucement mon livre sur la table avant d'avancer sous la menace de la batte.

- Tout est en haut.

Prenant les devants, je grimpe les marches en colimaçon un peu difficilement je l'admet sans pouvoir me tenir à la rambarde mais je n'ose pas redescendre les mains. La pauvre a l'air en état de choc complet mais je me doute de qui il doit s'agir. Probablement une punisher qui a réussi à s'enfuir, Max m'a assuré que Bruce était mort, c'est pas étonnant de retrouver sa batte dans d'autres mains. On arrive finalement dans le couloir des chambres et je m'arrête devant une porte.

- C'est la salle-de-bain, je vais juste t'aider ok ? Je... tiens à ma vie.

Ça résume plutôt bien la situation. Je ne risque pas de risquer ma peau pour quelques comprimés et un bandage alors que j'ai enfin trouvé des survivants et surtout, que j'ai accepté de m'engager avec Maxwell. Pis qu'est-ce que ferait Marley sans moi ? Peut-être que je devrais lui dire tout ça ? Ouais... non, elle n'a pas l'air loquace, je vais la boucler.
J'ouvre la porte avant de lui montrer le placard derrière la glace où sont rangés ma trousse de secours et mes médicaments. Pourquoi faire compliqué ? J'allais pas les cacher sous mon lit de toute manière...

- Est-ce que... tu as besoin d'aide ?

Après tout, quitte à l'aider, autant ne pas gâcher une bande désinfectée pour la voir revenir demain en réclamer une autre, j'espère juste qu'elle va pas se tirer avec tous mes médocs, je risque d'en avoir besoin et je n'ai pas besoin d'une nouvelle chasse aux infirmeries.

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Jude Monroe
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Mer 14 Juin - 4:20

Oui, entré chez les gens sans cogner ce n’était pas gentil, mais là au moins, elle avait une excellente raison. Elle voulait des soins, elle avait besoin de soin et elle comptait bien se les fournir s’il le fallait. Elle n’allait pas mourir parce qu’elle aurait voulu être poli, à sa non. Elle n’aurait pas cru que la cabane soit habitée déjà, parce que sérieusement… qui pouvait habiter aussi proche d’un gros groupe sans le rejoindre ? Elle fit sérieusement le saut quand un bruit attira son attention. C’était… non? Non. Juste non. Quoi? Hein?

What… the… fuck….

Non sérieusement, what ? Comment ? Quoi ? Hein? Un putain de singe ?


Pendant un instant, elle pensait sérieusement que c’était une blague, mais la femme avait parlé au macaque et il c’était maintenant réfugié derrière elle. Où est-ce qu’elle était tombée ? Parce que c’était irréaliste là. Un chien, ok, un chat… pourquoi pas. Limite, un bébé… mais un chimpanzé? Des soins, demander des soins. Lui fallait des soins. Pourquoi est-ce qu’elle toucherait à son putain de singe ? Il avait surement des puces ou un truc comme ça… une maladie X ? Peut-être une MST vu leur proximité…

Bref, elle la suivit. Elle savait être docile quand elle le voulait la petite Jude. Elle continuait de la menacer de sa batte, par pure principe, mais l’autre semblait tout aussi docile, donc bon. Il y avait un escalier à monter et sa cuisse n’apprécia pas cet état de fait. Elle l’observait, prête à lui fendre le crane à la moindre menace. Elle tenait à sa vie, normal. Un coup de tête pour lui dire d’avancer. Elle voulait voir ce que l’autre avait. Dans la salle de bain, c’était logique et Jude pouvait deviner comment se soigner, ce n’était pas son premier bobo non plus, mais elle était loin d’être médecin. Elle continuait de menacer la femme de sa batte totu en cherchant ce qu’elle pourrait utiliser pour son propre bien. Elle n’en avait aucune idée. Un truc pour sa cuisse, son épaule. Si elle avait besoin d’aide ?

-Pour que tu tentes de me tuer ? Non merci…

Et elle commença à fouiller dans la petite pharmacie. Sauf que menacer, fouiller et se soigner… ça prenait des mains. Alors, en échappant le tout dans levier une première fois, elle se demanda bien comment elle allait faire son compte. Elle tremblait, elle avait du mal. Elle ne savait pas quoi faire. Elle en avait marre de tout, voilà.

-Ok, en fait… ouvre tout ça, lentement et je veux voir tes mains en tout temps… Dit toi que même sans arme, je suis capable de te fracasser le crane d’au moins trois façons juste en ce moment… Alors, ne fait pas l’idiote. Ste plait, j’ai assez vu de mort pour la journée…

Sérieusement, elle était fatiguée. Elle n’avait pas envie de se battre. Elle avait juste envie de ne pas crever de ses stupides blessures. Elle avait été conne de récupérer Gertrude après que Bruce l’ait posé, elle n’aurait pas eu cette entaille à la cuisse. Bref, se concentrer. Retirer son manteau, son débardeur, son gilet pare-balle pour découvrir son épaule cramée, la clavicule, l’omoplate… elle allait en baver, elle le sentait. La cuisse, c’était plus visible, sa saignait. Elle alla donc s’assoir contre la baignoire, toujours à la menacer de Gertrude. Elle voulait juste en finir… survivre aussi, par la même occasion. Sauf qu’elle ne lui faisait absolument pas confiance…


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I walk a lonely road
Bernadette Mackenzie
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I walk a lonely road
Mer 14 Juin - 6:17

Même si c'est cette nana est la plus agressive que j'ai vu de toute ma vie, je suis quand même outrée qu'elle ose soulever l'idée que je la tuerais comme ça. Je lui ai dis que je coopérerais non ? Bon je suppose que c'est ma condition d'otage qui me prédestine à me rebeller même si mon pacifisme m'ôte toute idée vengeresse de la tête. Marley est resté en bas et ça me va très bien, je n'ai pas besoin d'un capucin terrorisé dans les bras et la femme plus jeune que moi de quelques années je pense fini par abdiquer à moitié, me permettant de l'aider histoire d'éviter qu'elle transforme ma salle-de-bain en zone de guerre.

- Ok je te crois. Dis-moi ce que t'as.

Elle me montre son épaule en partie carbonisée et je pousse de gros yeux en voyant la blessure, mon dieu c'est sérieux ! Sans oublier sa cuisse qui saigne depuis tout à l'heure et commence à même à laisser un mince filet de sang se répandre sur le carrelage au sol. J'aurais préféré qu'elle se mette dans la baignoire mais je doute qu'elle accepte. Vu sa manière d'entrer chez les gens, elle ne doit pas être du genre à se soucier de qui va passer la serpillière et je ne veux pas me retrouver avec une batte de baseball enfoncée dans le crâne.
Me voilà donc en train d'ouvrir précautionneusement la trousse de secours devant elle avant d'aligner mes deux boîtes de cachets. Je déplace la paracétamol un peu plus loin, si j'ai des soucis avec la grossesse prévue, ce seront mes seuls médocs et j'en ai rien à foutre qu'elle attrape la crève, en revanche, les antibiotiques peuvent peut-être limiter une infection, j'en sais rien je ne suis pas docteure et ça m'étonnerait grandement qu'elle me laisse sortir de la maison pour aller trouver Wakeman.

- Ce sont des antibios, prends-en deux maintenant au cas où.

En faisant attention de ne pas brusquer la paranoïaque en état de choc, je sors de la trousse le désinfectant, un ciseau que je dépose avec le plus grand soin juste devant elle et des bandes.

- Je suis désolée, j'ai rien pour te recoudre, mais si tu veux, je peux essayer de cautériser la plaie, si tu me laisses faire bien entendu. Le désinfectant va piquer.

De toute manière, nous en sommes encore loin et son épaule me fait vraiment peur. Je me tiens à genoux devant elle qui est assise par-terre et me sens comme une mouche prête à attaquer un hippopotame avec ma petite bombe de spray désinfectant. Mais quand il faut y aller, il faut y aller et je commence à asperger sa plaie avec ma solution alcoolisée en priant pour qu'elle m'envoie pas un coup de poing sous l'effet de la douleur.
La tâche se passe finalement sans trop d'encombre et je finis par entourer son épaule en nouant deux bandages dessus, l'action toujours réalisée avec le couteau de la demoiselle sous la gorge, ou une épée de Damoclès au-dessus de la tête si on veut faire dans le métaphorique. Finalement, Je peux me m'asseoir face à elle pour observer sa jambe. Avant de la manipuler, je pointe du doigt la paire de ciseaux déposée devant elle.

- Hors de question que je touche à ça avec toi qui me menace. Il faut que tu coupes ton pantalon pour que je vois bien la coupure sinon ça risque de s'infecter.

Maintenant, j'attends qu'elle daigne m'aider en utilisant elle même l'objet pointu. Elle me soupçonnait de vouloir essayer de l'assassiner sans que j'ai esquissé le moindre geste pour m'opposer à elle alors il faudra se lever tôt pour me voir tenir des ciseaux devant elle. Je me tiens devant elle, ma bombe de désinfectant en mains et prête à soigner comme je peux le reste de sa blessure. Je sais que mon réchaud est en bas et je lève les mains avant de me pencher en arrière pour passer la tête par l’entrebâillement de la porte.

- MARLEY ! CUISINE ! - puis je me redresse pour faire face à la femme éclairée par la lumière des bougies - Ça va prendre une ou deux minutes, c'est assez lourd.

Finalement, le singe fini par arriver en transportant comme prévu le réchaud ou comme je l'appelle toujours en sa présence afin qu'il l'assimile bien, la cuisine. Il dépose l'ustensile dans le coin de la porte avant de s'enfuir, heureusement qu'il est bien dressé. Au final, il est tellement intelligent qu'il suffit d'obtenir sa confiance pour qu'il m'aide sans poser de questions. Bon je le nourris aussi alors il n'a pas intérêt à m'abandonner à mon sort.
J'attrape le réchaud et le lève au dessus de ma tête avant de le reposer doucement à ma gauche. Mon geste suivant est bien trop osé pour que j'agisse sans son accord et je pose ma question.

- Ça n'arrêtera pas de saigner. J'ai un zippo dans la poche - et désigne la bosse formée par l'objet du doigt - je peux te le donner, il faudra juste que tu fasses chauffer la lame avant d'appliquer et... Je vais être franche tu vas en baver mais tu vivras. Il faut juste que je désinfecte avant.

Au moins, elle ne peut pas me reprocher de ne pas l'avertir de ce que je vais faire et je lui présente toutes les possibilités que je vois qui sont aux nombres de... une par blessure ce qui est un score honorable vu mes qualifications. Et j'espère qu'elle n'a rien de plus grave parce que je suis incapable de régler quelqu'un chose de moins superficiel qu'une brûlure ou une entaille peu profonde. Qu'elle ne me dise pas qu'elle a aussi un couteau planté dans le dos parce que je pourrai vraiment rien pour elle et elle n'aura pas le choix que de prendre en otage le vieux docteur, sa compagne bizarre et Robert mon ami de deux mètres de haut armée en tout et pour tout de sa batte de baseball. Remarque c'est probablement mieux que d'aller frapper à Fort Hope.

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Jude Monroe
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Lun 19 Juin - 1:59

Agressive, agressive, c’était vite dit, Jude n’avait juste pas envie de risquer sa vie auprès d’une petite ermite qui se la jouait courageuse. Elle voulait juste lui faire oublier rapidement l’envie de lutter qui aurait dû être présente. Dire qu’on allait coopérer n’était pas suffisant. Elle disait souvent qu’elle n’allait faire de mal à personne et pourtant… elle en avait tué des gens de cette façon. Ce n’était pas bien joli, mais elle n’avait pas bien le choix. Elle voulait savoir ce qu’elle avait, mais c’était plus simple de lui montrer, parce que sérieusement, elle n’avait pas envie de décrire le problème, elle n’avait même pas envie de le regarder le problème. Oh, Jude était courageuse, parfois, quand il le fallait, mais là… non merci. Avec de la chance, elle ne cicatriserait pas comme Freddy Krueger… Eh merde…

Elle déballait ses trucs avec une précaution qui plut à la blonde. Elle appréciait grandement le geste, c’était limite rassurant, mais pas assez pour qu’elle baisse sa garde. Quand elle lui proposa des antibio, elle s’étira douloureusement pour saisir le flacon et lire ce qui était écrit dessus. Elle n’avait pas envie de mourir, rien n’empêchait d’échanger les médocs, mais est-ce qu’elle prendrait le risque de se taper une infection par prudence ? Elle n’en savait rien. Elle grogna un peu, avalant les deux comprimés qu’elle lui proposait cul-sec, sans eau ni rien. Elle allait devoir avoir un peu confiance, juste un peu. Elle l’observait, hochant la tête en signe d’approbation pour le désinfectant, roulant des yeux et serrant les dents pour oublier la douleur. Ok, elle détestait être blessée, elle détestait avoir mal, sérieusement. Grogner allait finir par devenir une seconde nature chez elle ou quoi ? Elle avait agrippé le rebord de la baignoire, serré pour oublier. Putain… elle n’aimait pas ça.

Et au bout d’une éternité et demie, son épaule était propre et bandé. C’était l’important. Avec de la chance, elle n’était pas brûlée à plus que le second degré, c’était possible. Elle pouvait se persuadée que sa cicatriserait un jour ou l’autre. Sauf que déjà, l’autre observait sa jambe sans oser prendre les ciseaux pour découper son jeans. Bonne fille petite ermite, bonne fille. Alors, Jude déposa sa batte près d’elle, déposant aussi son couteau tout en observant chaque mouvement de la femme. Elle était plus à l’aise avec les armes, elle aurait pu le jurer. Alors, elle prit les ciseaux et son jeans pour le découper. Faudrait qu’elle lui en prenne un nouveau avant de partir, se promener en ville en culotte n’était pas l’idée du siècle quand on y pense. Quelques secondes plus tard, elle tirait sur le tissu pour réellement voir l’ampleur des dégâts et c’était plus petit qu’elle aurait cru. C’était une chance. Elle n’allait pas trop en baver pour cicatriser. Elle l’observait, sans trop savoir ce que l’autre faisait, mais elle parlait… au singe. Il était déjà dans la cuisine, fallait pas le perturber pauvre bête, sauf qu’elle parlait d’un truc lourd… Non, un singe ne pouvait pas amener une pièce complète, ça, elle en était persuadée. Alors, elle parlait de quoi? Et finalement, le singe arrivait avec… avec un réchaud. Dans quelle baraque elle était tombée hein?

Oh… oh ‘tain… la fille était complètement cinglée. Elle voulait que Jude se crame la cuisse ? Sérieusement ? Fallait pas être bien dans sa tête quand même.

-Encore du feu ? J’ai assez donné tu trouves pas ? Je vais passer mon tour…

Et sur ce, elle tenta de se redresser… lamentablement, grognant pour s’aider sans même y parvenir un peu. Elle se retrouva assise exactement au même endroit, de la même façon et elle réalisait qu’elle était dans la merde.

-ok… mais c’est toi qui le fait…

Elle aurait voulu être à l’aise, oser le faire toute seule, ne pas hésiter, mais sincèrement… elle n’aurait pas réussi à se brûler volontairement la cuisse toute seule, pas maintenant. Elle en avait trop, la nuit avait été trop. Elle lui tendit le couteau, mais reprit Gertrude en main comme pour signifier qu’elle la surveillait et c’est ce qu’elle fit. Elle l’observa longuement, chacun de ses gestes étaient mémorisés de peur qu’elle ne retourne larme contre elle, sauf qu’elle n’en fit rien. À la place, elle fut beaucoup trop rapidement prête à lui cramer la jambe. Un faible hochement de tête pour consentir plus tard et Jude hurlait. Ça faisait tellement mal, la douleur, la fatigue, elle souleva sa main comme pour pousser la fautive, mais des points blancs s’élevèrent devant ses yeux, le tournis, la nausée. Plus rien n’allait et finalement, le noir total.
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I walk a lonely road
Bernadette Mackenzie
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mer 21 Juin - 6:35

J’hausse un sourcil à sa remarque sur le feu l’air de dire “C’est le jeu ma pauvre lucette”. Que dire ? J’y peux rien et j’ai eu la décence de ne pas poser la question de pourquoi elle était allée se coller près d’un truc qui explose. Sans déconner ! C’est pas une lumière non plus la fille… Enfin bref elle souffre et je dois être compatissante parce que mine de rien, Gertrude, oui c’est bien ça son nom, me regarde avec un sale sourire ensanglanté et j’aime pas trop ça. Cette arme est diabolique.
Je lui tends un linge que je viens de d’enrouler.

- Tu devrais mordre ça, il paraît que tu peux faire exploser tes dents sinon.

C’est mon producteur qui m’avait expliqué ça pendant une redif’ d’un film culte où on faisait mordre le mec dans un torchon. Après, il était clairement défoncer alors je ne suis pas sûre de la véracité mais ça semble probable. Une fois qu’elle obéit, je sors le couteau de sur le réchaud et l’approche doucement de la cuisse avant de positionner la lame à plat au dessus de la plaie avant d’appliquer.

- Ok on y va à trois, un, deux…

Le trois ne vient pas et j’applique la lame en lui arrachant un hurlement. Bon, c’est une grognasse mais je déteste avoir l’impression de torturer quelqu’un, même s’il me séquestre dans ma propre maison. D’un mouvement de tête, j’évite la batte qu’elle lève par réflexe j’espère et pas par envie de zigouiller mais elle se calme très vite et finit par fermer les yeux.

YES ! It’s my time ! Je me redresse, venant de lui sauver la vie, je me sens en droit de m’occuper d’elle comme il se doit et voyant bien qu’elle est inconsciente, je la traîne dans le couloir puis dans l’escalier, faisant choquer peut-être une fois ou deux sa tête sans le vouloir. Honnêtement ! Une fois qu’elle est allongée sur mon canapé, je file dans la cuisine où se trouve la plupart de mon équipement de survie et récupère ma corde. J’ai jamais pratiqué l’alpinisme, ni le bondage, mais je suis assez fière de mon noeud et une chose est sûre, elle ne risque pas de m’agresser avec les mains ligotées comme ça devant. J’avais une longueur de corde tellement importante qu’on ne voit quasiment plus ses mains mais ça me fait rigoler. Au moins, je ne lui ai pas ligoté dans le dos, elle doit avoir suffisamment mal avec sa brûlure. J’en profite pour déposer Gertrude et son couteau dans le porte parapluie de l’entrée avant de la fouiller, au cas où elle ait quelque chose d’autre. Si je trouve quelque chose (j’ai pas lu l’event encore), je le met avec le reste sans me poser vraiment plus de questions et redescend rapidement le réchaud pour faire chauffer de l’eau.

Le thé est presque infusé lorsqu’elle ouvre à nouveau les yeux et je lève mes mains devant moi en signe de paix.

- Du calme il ne va rien t’arriver ! Tu t’es évanouie mais je pense avoir réussi notre affaire. Je t’ai attaché les mains histoire que tu m’attaques pas à nouveau.

Je lui offre un grand sourire que j’espère réconfortant avant d’ajouter avec une pointe d’humour bien à moi.

- Chez moi, les seuls couteaux autorisés sont ceux utilisés pour cuisiner ! Ahahahah. Mais ne t'en fais pas ! Tu récupéreras toutes tes armes en partant c'est promis. Je veux juste garder une bonne vibe à l'intérieur.

J’aimerais bien la libérer mais je vais lui faire boire son thé avant. J’ai glissé quelques feuilles de mes petites plantes de cannabis. Même si je n’attends aucun effet à cause de l’absence de THC dans les feuilles, ça donne un petit goût rigolo ajouté au pot de thé vert que j’ai récupéré dans un placard et qui était par miracle encore fermé et neuf, probablement la seule chose à peu près acceptable laissée par les anciens propriétaires.
En souriant toute seule, je retirer le petit cube métallique grillagé qui me contient le thé, et la ganja, infusés et le fait couler dans mon propre mug avant de lui tendre sa tasse.

- Bienvenue chez moi. Tu peux m’appeler Bernadette. Ici, je peux te promettre que personne ne t’attaquera tant que tu n’essaieras pas de faire du mal à quelqu’un. C’est comme ça qu’on fonctionne et si tu ne repointe pas d’arme dans ma direction, je te promets que tu pourras profiter de la chambre d’amis avec les deux mains détachées. En attendant, bois ton thé. Tu as faim ?

Je suppose vu son état qu’elle n’a pas pris les trois petits déjeuners que n’importe quel hobbit tel que moi se doit de consommer. Par chance, il me reste du lait offert gracieusement par la chèvre en train de brouter paisiblement dans la jardin dont la clôture est quasiment terminée maintenant. Elle avance moins vite depuis que Robert a rejoint ses nouveaux amis, il faut reconnaître que le docteur est vraiment sympathique ! Elle a de toute manière la table basse à disposition pour poser sa tasse quand elle aura terminé, au trop chaud au mains, je pourrais comprendre qu’elle ait suffisamment cuit pour ne plus être frileuse. Marley reste vers elle au cas où et je le vois lui tendre une clope. Brave singe, il ne perd pas le nord et sait très bien qu’il n’a le droit de fumer qu’avec quelqu’un d’autre et que je ne toucherai jamais au tabac en cuisinant le magnifique morceau de chevreuil que j’ai abattu d’un tir à l’arc dont je parlerai encore dans cinq ans probablement. Le voilà donc en train de profiter de l’occasion pour tester s’il va pouvoir s’en griller une sans moi pendant que je commence à m’activer pour dessaler un coup la viande avant de la faire cuire.

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