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 An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]

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MessageSujet: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Dim 11 Juin - 12:18

23 Février 2016

L'air renfrogné, Logan avançait rapidement en serrant contre lui sa main gauche enroulée dans son écharpe ensanglantée en lançant quelques fois des regards noirs à Juliet qui marchait à ses côtés. D'accord, elle n'y était pour rien dans l'entaille qui creusait un gouffre plutôt profond de la naissance de son pouce jusqu'à son poignet. C'était même totalement sa faute, il avait voulu jouer les curieux tiret maniaque du contrôle tiret emmerdeur de première catégorie en se décidant à la suivre quand il l'avait vu s'enfuir de Fort Hope sans prendre la peine de donner une destination précise sur le registre. Parce que c'était beaucoup plus facile de se la jouer filature que de simplement lui demander ce qui n'allait pas chez elle ou où elle comptait aller ou... seulement de lui parler pour essayer de mettre un terme à la guerre froide qui les occupait depuis quelques semaines. Tellement facile que tout ce que monsieur le génie avait réussi à faire, c'était de suivre son ex jusqu'à un endroit n'ayant absolument rien de spécial, pour finalement manquer de se tuer lorsqu'un couple de rôdeur était sorti de nul part pour lui sauter dessus. Ah si, il avait aussi réussi à chuter en essayant de se débarrasser des créatures, pour finalement se rattraper de justesse à la seule chose qui passait par là : un joli morceau de ferraille bien coupant. Inutile de préciser qu'il avait fait un tel boucan que la partie « passer inaperçu » s'était soldée par un échec, elle aussi.

Son plan vraiment élaboré lui avait donc permis de récolter une jolie blessure qui lui faisait bien plus mal qu'il ne l'aurait admis, une belle engueulade de la part de la brune quand elle avait réalisé qu'il l'avait suivi pendant tout ce temps et des moqueries après qu'elle ait accepté de rentrer avec lui à Fort Hope pour qu'il fasse soigner sa main. Logan, cependant, ne se plaignait pas et supportait chacune des piques envoyées par son ex avec un semblant de dignité qu'on aurait pu facilement confondre avec un mutisme honteux teinté de colère. Il aurait bien voulu passer ses nerfs sur elle, mais bon... Il était en faute et il le savait alors... Il préférait la fermer et la laisser se défouler pour le moment, quitte à supplier Katherine de lui offrir un antidouleur ou cinquante quand ils seraient enfin rentrés, qu'il puisse tomber dans le coma et ne plus rien entendre.

Du moins, s'ils parvenaient à rentrer un jour... Logan reconnaissait de mieux en mieux les maisons bordant les rues dans lesquelles ils avançaient, preuve qu'ils s'approchaient doucement mais sûrement de leur camp, mais ça n'était pas gagné pour autant. Le problème, c'est que l'hiver commençait à s'éloigner tranquillement et avec lui, le froid et la neige dans les rues. Ça commençait déjà à fondre, il ne faisait pas aussi froid que les semaines précédentes et quand le duo arriva à quelques rues des barricades de Fort Hope, la tranquillité à laquelle ils auraient pu s'habituer fut troublée par l'apparition d'une petite horde prête à leur barrer la route. À deux, ils auraient sans doute pu s'en occuper sans trop de mal, mais ils n'étaient pas vraiment deux étant donné que Logan ne pouvait pas utiliser sa main. Et même s'il essayait de se convaincre que Juliet pourrait se débrouiller sans lui contre un peu moins de dix cadavres, il n'était franchement pas prêt à prendre le risque. « On devrait se planquer en attendant qu'ils traversent. » proposa-t-il à la place, de son ton morne d'homme à l'ego blessé. Il regarda autour d'eux les différentes maisons encore en état de les accueillir. Il n'y avait que l'embarras du choix à vrai dire, alors, Logan invita Juliet d'un signe de la main à choisir celle qui lui plaisait le plus et il la suivit jusqu'à une grande bâtisse de style victorien qui dénotait pas mal avec le reste de l'architecture de la rue.

Cela dit, peut-être que cette maison se détachait justement un peu trop du reste du paysage. Parce qu'à peine entré à l'intérieur, Logan eut une étrange impression. C'était... propre. Pas de meubles renversés sur le sol, pas de tâches de sang inquiétantes sur les murs. L'endroit n'était pas parfait, mais il manquait un petit quelque chose au décor... Comme si ce petit coin du monde avait été épargné par l'apocalypse. « C'est bizarre, non ? » demanda-t-il à voix haute, sans vraiment prendre la peine de préciser sa pensée à la jeune femme. Soit elle comprendrait ce qui le dérangeait ici, soit elle lui demanderait des précisions, en fait il s'en fichait un peu. Pour le moment, ce qui l'inquiétait, c'était cet endroit et il sortit son revolver après avoir noué un peu plus sérieusement son écharpe autour de sa main blessée. Il n'était déjà pas le meilleur tireur, mais alors de la main droite, ça risquait d'être vraiment drôle. Ou désastreux selon où l'on se plaçait. Un craquement se fit entendre au bout du couloir et Logan se surprit à espérer sérieusement que l'ombre qui grandissait sur le mur était celle d'un rôdeur.

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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Dim 11 Juin - 21:20

Logan & Juliet


An apple a day keeps the doctor away
Je viens de finir de ranger la seconde chambre à l’étage. Un véritable fouillis qui m’a chagriné au plus haut point soit-dit en passant.  Heureusement que le colosse aux biceps gros comme ma tête est un être adorable qui semble avoir décidé que ma chère Amanda et moi-même méritons une parcelle de son amitié. C’est lui, accompagner de la ravissante Bernadette, qui nous a suggérer cette maison, que dis-je, ce manoir de style Victorien. Ma féline à l’air enchanter du toit extravagant et aux corniches les plus hautes du quartier. À la voir escalader les murs et se placer tel un marin à la vigie, je ne peux m’empêcher d’admirer sa silhouette athlétique et carrément sublime. Je crois que celui qui a écrit « Une chatte sur un toit brûlant » avait l’image de la blonde amazone en tête.  Depuis la perte de mon œil droit je n’ai pas revus le colosse qui est parti en exploration. J’espère sincèrement qu’il va trouver son bonheur. Pour ma part avec la fonde de la neige me vient des idées de sortir de mon lieu de vie. Je dois assembler des médicaments, des premiers de premières nécessités et faire une petite plantation de thé. En parlant de thé, je sors ma vieille montre à gousset. Presque dix-sept heures. L’heure de ma plus vieil, et précieuse habitude. Je sors enfin de la chambre et je marche sur le tapis que j’ai nettoyé des tâches d’hémoglobines la semaine dernière. En passant devant un miroir, qui d’une chance inouïe avoues-le, est encore intact, je regarde mon reflet. J’ai certes un peu maigris, mais ma tignasse et ma barbe sont taillés avec un soin obsessif. Qu’importe si la fin du monde est à nos portes, ce n’est pas une raison de redevenir à l’état sauvage. J’ai la dignité, la sophistication, le flegme et le stoïque qui fait la fierté de mes origines Anglaise.  Le bandeau noir sur mon œil au globe oculaire perforé me donne une touche d’exotisme et d’aventurier. Les lames à ma ceinture doivent faire penser aux gens qui croisent mes pas que je ne suis qu’un dinosaure archaïque. Avoir une rapière et une main gauche peut paraître dérisoire au temps de ces Yankee amateur de poudre noir, mais qui rira le dernier le jour que la dernière cartouche sera tirer je vous le demande? Au moins j’aurais en mains des longues et dures pendant que les autres que des jouets inutiles qui tirent à blanc.

Je continue donc en rigolant de mon humour pince-sans-rire. Grâce à ma chère Amanda, j’ai pu retrouver une grande part de mon agilité et de ma dextérité malgré mon invalidité. Et ma canne et devenu plus qu’un symbole de bon goût. Le cadeau de ma famille m’a bien aidé à m’orienter au tout début. Donc je me rends au premier à la cuisine pour démarrer l’eau à bouillir. Bonté divine que j’adore ce petit réchaud de camping. Je mets l’eau à bouillir et c’est alors que j’entends des voix venir de mon hall d’entrée. Bloody Hell.Un juron familial se faufile hors de mes lèvres crispées. J’ai encore oublié de verrouiller la porte  d’entrée. Mais comme un Anglais ne fuit pas ses obligations d’hôte, même involontaire, je me décide d’investiguer. Ma chère Amanda ne sera pas là avant un certain temps et je dois défendre notre tanière comme elle appelle ce lieu magnifique. Je passe la tête par l’entrebâillement de la porte comme un gamin qui planifie un mauvais tour.  Un être musculeux, à la tignasse noir est accompagné par une jeune brunette. Étant un fin observateur et un être de de bon goût, je crois fortement que ce sont des pauvres hères qui cherchent un endroit pour la nuit. Je décide donc de faire une entrée remarquée et guère subtile pour les alerté de ma présence.

Je me dévoile et je tape un coup de ma canne sur le sol. Je dois attirer leur attention de manière civilisée et empêcher l'hostilité. Mais avant que je puisse me présenter, l’homme au visage souffrant me menace de son pistolet. Il semble sur les dents et c'est normale vu les temps troubles que nous traversons. Tout à coup je décide d'être obéissant et de ne plus bouger pour ma propre santé. Je lève mes mains, tenant tout de même ma canne-épée dans ma paume directrice, en signe d'apaisement. Je recule d'un pas. J'essaie de capter leur regard pour y plonger mon œil. Un contact visuel peut m'apprendre beaucoup de choses. Mais le visage de mon potentiel assassin est masqué par la douleur. Au moins, je suis calme, stoïque et ayant le flegme typiquement britannique comme allié. Je fais un petit sourire qui est rassurant. Bonjour Milady et gentleman. Bienvenue dans mon humble demeure. Il m'en faut plus pour me démonter en fait. Mon timbre de voix ne tremble pas.  Il est même hypnotique et pointu. Charmant, doux et même exotique selon plusieurs Yankees. Je hoche la tête dans leur direction. Je voudrais exercer la bienséance et faire preuve de civilité en vous saluant dignement. Mais je vais m'abstenir pour l'instant. J'espère que vous n'allez pas m'en tenir rigueur. Gentleman à la vie à la mort. C'est mon crédo et je peux facilement faire passer James Bond pour un paysan sans aucune classe. Mais mon regard bleuté d’acier remarque le bandage ensanglanté dans l’échappe du bras de l’homme armé. Le médecin en moi s’inquiète à la seconde. Vous êtes blessé mon cher? Je prends le risque de me présenter. Alair Wakeman. Médecin urgentiste et chirurgien à la retraire depuis peu. Si vous voulez baisser votre arme et me décliner vos identités, je pourrais vous soigner et nous pourrions discuter autour d’une bonne tasse de thé. Il est près de dix-sept heures.

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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Mar 13 Juin - 21:23
L’après-midi venait tout juste de commencer lorsque Juliet avait quitté le camp protégé de Fort Hope, à pieds, décidant de se prendre une après-midi loin de ce qui était désormais son foyer. Elle était restée de longues minutes devant le registre du camp, cherchant ce qu’elle pouvait bien y écrire, avant de lâcher l’affaire : elle-même ne savait pas où elle allait, tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle voulait être ailleurs. Elle indiqua malgré tout qu’elle serait rentrée avant la nuit, puis après un dernier regard aux personnes qui gardaient l’entrée dans leur camp, la jeune femme s’empressa de sortir, comme si elle quittait une sorte de prison, et qu’elle avait peur qu’à tout moment ses geôliers ne lui disent que finalement, elle ne pouvait pas sortir. Fort Hope était sans doute loin de pouvoir être comparé à une prison, mais certains jours, c’était ainsi que Juliet voyait les choses, un peu malgré elle. Et c’était donc sur un coup de tête qu’elle avait décidé le matin-même de s’offrir une petite promenade loin des survivants qu’elle côtoyait tous les jours. Et puis, ce serait l’occasion parfaite d’essayer ce truc rose que Maddie lui avait offert pour son anniversaire, et qu’elle portait à la ceinture. Jules n’avait jamais vraiment porté les armes dans son cœur, et l’arrivée de l’apocalypse et des morts qui se relevaient n’avaient pas encore réussi à totalement la faire changer d’avis sur le sujet.

Quoi qu’il en soit, elle n’avait pas tardé à s’éloigner des palissades du camp, et à marcher seule dans les rues désertes aux alentours. La brune venait tout juste de tourner à l’angle d’une maison, lorsqu’un vacarme inattendu résonna derrière elle. Elle sursaute malgré elle, puis s’avança en courant vers l’origine du bruit, ayant tiré de sa ceinture l’arme offerte par Maddie, dont elle menaça…Logan. Tout d’abord interdite face à la présence de son ancien compagnon, la jeune femme n’avait pas tardé à comprendre que le barbu devait très certainement être en train de la suivre depuis leur camp, espionnant ses faits et gestes. Et autant dire que ça l’avait agacée au plus haut point, tellement, qu’elle ne s’était pas gênée pour l’engueuler copieusement, furieuse qu’il l’ai suivi jusque-là. Cette image qui lui collait à la peau, de fille incapable qui allait se faire bouffer par le premier rôdeur qui passerait par-là commençait sérieusement à lui sortir par les yeux, ce qu’elle ne se priva pas de dire à Logan. Sa présence sonnait comme un manque de confiance, comme une intrusion dans sa vie privée également. En plus de l’avoir suivie sans son consentement, le mécano avait eu la bonne idée de se blesser, et la brune pouvait voir du sang goûter de sa main pour rougir le sol aux pieds de Logan. Elle n’avait pas pu s’empêcher de lever les yeux au ciel alors qu’il lui demandait de rentrer au camp avec elle, pour qu’il puisse faire soigner sa blessure. Jules avait fortement envie de lui rétorquer que c’était lui qui saignait, et qu’il n’avait qu’à rentrer tout seul comme un grand et la laissait continuer son expédition, mais le brun était une telle tête de bourrique que Juliet était certaine qu’il aurait été capable de continuer à marcher dans ses pas, malgré la plaie à sa main. Elle avait donc capitulé, bien contre son gré, avait accepté de revenir en arrière, et de rejoindre leur camp.

Leur trajet était plutôt silencieux, uniquement perturbé par les petits piques que Juliet envoyait parfois à Logan. Le grand sauveur qu’il était s’était bêtement blessé, en s’immisçant dans ce qui ne le regardait pas. Ils ne devaient plus être très loin du camp lorsque Juliet ralentit considérablement le pas, plissant les yeux en voyant les rôdeurs qui se traînaient, non loin de là. Ils ne semblaient pas bien nombreux, du moins telle était l’impression de Juliet, et elle s’apprêtait à sortir son couteau lorsque Logan lui fit comprendre qu’il avait d’autres projets, et préférait retarder leur retour au camp. La brune soupira, ravala la remarque qui lui brûlait les lèvres, prête à lui demander s’il aurait pris la même décision si c’était une autre personne qu’elle qui l’accompagnait à cet instant. Mais elle n’en fit rien, et à la place, elle se contenta de répondre un bref « -C’est toi le chef. », tandis qu’elle haussait une épaule. Lorsque Logan lui proposa de choisir la maison dans laquelle ils devraient se réfugier en attendant le passage du petit groupe de rôdeurs, Juliet désigna la première qui était face à eux, sans chercher plus loin. Elle se moquait pas mal de la maison en question, elle espérait juste qu’ils ne devraient pas y passer trop de temps. Sans un mot de plus, Jules s’engagea dans l’allée, le barbu sur ses talons. La poignée de la porte d’entrée ne leur opposa aucune résistance, tandis qu’ils finissaient par entrer dans la bâtisse, et refermaient derrière eux.

Ils restèrent quelques instants sur le seuil de la porte, la jeune femme posant son regard partout autour d’elle, avant que Juliet ne tourne légèrement la tête vers Logan lorsqu’il annonça qu’il trouvait ça bizarre. La brune plissa les yeux, pas certaine de comprendre où il voulait en venir, tandis qu’elle l’observait sans un mot sortir son arme, et finalement, elle fit de nouveau face au couloir, quand elle entendit un craquement au bout de celui-ci, suivit d’un coup sec sur le sol. Puis face à eux, un homme ne tarda pas à sortir de l’ombre, et à se camper au beau milieu du couloir, les toisant à tour de rôle. Evidemment, de toutes les maisons qui longeaient la rue, il avait fallu qu’elle choisisse celle où un survivant avait justement élu domicile. Ils restèrent là, à se regarder pendant quelques secondes qui parurent durer une éternité à Juliet, avant que l’inconnu ne finisse par prendre la parole, provoquant un froncement de sourcils instantané sur le visage de la brune. Milady et gentleman, sérieusement ? Mais sur qui étaient-ils tombés ? Elle n’avait toujours pas prononcé le moindre mot lorsque l’homme face à eux reprit la parole, utilisant un vocabulaire élaboré que la jeune femme avait très rarement entendu au cours de sa vie. Juliet resta silencieuse encore quelques secondes, ouvrant la bouche pour prendre la parole, mais sans savoir pour autant quoi dire. Le thé, vraiment ? Alors celle-là, elle ne l’avait pas vu venir. Elle glissa un regard sur le colosse à côté d’elle, sans chercher à cacher son étonnement, avant de le reporter sur l’homme au bandage, au bout du couloir : « -Euh…moi c’est Juliet, et lui…Logan. » Elle essaya de faire un petit sourire qui se transforma sans doute en grimace, pas vraiment à l’aise à cet instant. Cet homme, Alair comme il leur avait précisé, ne semblait pas agressif, il s’était même montré souriant et assez accueillant, puisqu’il leur proposait de prendre une tasse de thé. Il avait même été jusqu’à proposer de s’occuper de la blessure que Logan s’était fait. Pour autant, Juliet ne pouvait pas s’empêcher de se montrer méfiante, sachant de quoi l’espèce humaine était désormais tristement capable. Si ça se trouvait, il n’était pas seul, et une fois la confiance de l’ancien couple endormi, les complices du vieil homme leur tomberait dessus, pour prendre leurs possessions, ou peut-être pire encore. « -C’est euh…gentil, pour…le thé, mais… » Juliet hésita encore quelques secondes, ne voulant pas se montrer rude dans ses propos, ne sachant pas comment Alair allait réagir face à ces derniers. « -On devrait peut-être juste faire demi-tour. On ignorait que la maison était habitée… » Une nouvelle fois, elle tenta un sourire poli, pas vraiment certaine cependant d’avoir réussi l’opération. Le bon sens aurait voulu que le duo reparte par là où il était venu, sans imposer plus sa présence à l’homme face à eux, mais à cause des rôdeurs au dehors, Logan et Juliet allaient probablement devoir s’attarder plus qu’ils ne l’auraient voulu.

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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Ven 23 Juin - 14:18
Très lentement, Logan se concentrait sur sa respiration en avançant de quelques pas dans le couloir. L'important, ça n'était pas de savoir vraiment tirer, juste de donner l'impression qu'il était sûr de lui et mesuré et de ce côté-là, il ne s'en sortait pas trop mal, même si l'ordre et la propreté de cet endroit suffisaient à le convaincre qu'ils tomberaient sur un vivant. Et ça ne manqua pas. Il n'eut pas l'occasion de faire plus que quelques pas sur le tapis avant de se retrouver face à un homme pour le moins étrange, dont l'entrée en matière plutôt originale fit froncer les sourcils à Logan, mais ne suffit pas à le convaincre de baisser son arme.

Il resserra même sa prise quand l'homme se mit à parler avec un fort accent que Logan n'avait jamais entendu ailleurs qu'à la télé et qui ne fit qu'augmenter sa perplexité. Il n'était pas idiot au point de se demander de quel endroit exotique ce type pouvait venir, sans compter qu'il n'en avait pas grand chose à faire pour tout dire, mais cette décontraction dont faisait preuve l'inconnu le mettait assez mal à l'aise. Qui était encore sympa à ce point, de nos jours ? Être anglais ne suffisait pas à justifier un tel manque de bon sens face à l'arrivée de deux inconnus sur son territoire. Ou peut-être les habitants de Fort Hope avaient-ils traversé trop de mauvais moments pour réfléchir avec plus de mesure. Dans tous les cas, Logan sauta immédiatement à la conclusion qu'il fallait se méfier et Juliet, sans avoir besoin de le consulter, devait penser la même chose, car elle refusait déjà l'invitation de l'homme à boire le thé. Sérieusement, qui invitait deux inconnus armés à boire le thé après qu'ils soient entrés chez vous sans y être invités ? Seuls ceux qui ne craignaient pas de finir découpés en morceaux dans un coin. Soit ce type était plus combatif qu'il n'y paraissait avec sa cane et son œil en moins, soit il n'était pas seul. Dans un cas comme dans l'autre, Logan n'avait aucune envie de traîner là pour le découvrir.

Malheureusement, entre affronter un grand-père borgne et une armée de rôdeurs... Il fallait faire le choix le moins dangereux pour Juliet et lui. Le barbu se tourna vers la jeune femme, baissant enfin son arme sans la ranger. « On peut peut-être rester le temps que ça se calme dehors, non ? À nous deux on peut le gérer si ça tourne mal. Et s'il est vraiment médecin, ça nous rendra service. On va juste éviter de boire ou manger quoi que ce soit. Ça te convient ? » murmura-t-il à l'adresse de Juliet, aussi bas que possible pour que l'autre homme ne l'entende pas. Non pas qu'il la croyait incapable de se débrouiller face à des rôdeurs, mais une horde c'était toujours plus complexe que deux ou trois cadavres isolés... Du moment qu'ils se tenaient tous tranquille, pourquoi fallait-il que ça se passe mal ? Et puis si ce type pouvait vraiment le recoudre, il serait au moins en mesure de réutiliser sa bonne main au moment de s'en aller. Finalement, il releva les yeux vers le soi-disant médecin, essayant de prendre un air plus détendu à son tour, ce qui n'était pas une mince affaire. « On va rester juste le temps que la horde passe et on repartira d'où l'on vient sans causer de problème, si ça vous va. »

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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Dim 25 Juin - 1:08

Logan & Juliet


An apple a day keeps the doctor away
Je suis peut-être devenu borgne, mais je n’ai pas besoin d’avoir d’yeux pour ressentir toute leur méfiance envers moi. Ma main à couper qu’ils doivent se demander pourquoi cet être plein de charme et de classe britannique, mais certainement fou à lier, les invitent à boire un thé. La réponse est toute tracer et d’une visibilité limpide pour moi. Car il est presque dix-sept heure et c’est une de mes marottes que j’entretiens avec un sérieux digne d’un serviteur de Sa Majesté. Alors que l’homme se retourne, ce Logan, se tourne vers Juliet pour parler, mon esprit fait enfin les connections nécessaire. Il se retourne avec un air pitoyable d’assurance et de calme. Bonté divine je crois que même Robert pourrait sentir que l’homme à la barbe luxuriante est plus à cran qu’un canard qui découvre une sauce à l’orange sous son aile et la mire du fusil du chasseur. Je dois les calmer et c’est un impératif. Noblement, d’un pas assuré et d’une posture droite comme l’exige le protocole du parfait gentilhomme, je m’avance vers la fenêtre. D’un doigt inquisiteur, je boue le rideau. Bloody Hell! Je crois que c’est un bon petit groupe de cannibales putrides qui émigre vers le sud pour l’hiver si vous voulez mon humble avis. Moi et mon humour pince-sans-rire Anglais. Je me retiens pour ne pas esquiver un petit sourire derrière ma barbe taillé avec soin. Je me retourne et je m’incline un peu. Milady Juliet, monseigneur Logan, je suis plus que flatté de vous accueillir sous mon toit pour laisser le temps à ce vent nauséabond puisse quitter mes plate-bande. Je soulève un sourcil broussailleux et je leur fais don d’un sourire apaisant, confiant et d’une classe qu’aucun Yankee ne pourrait produire. Ma chère Bernadette m’a glissé un mot sur vous mon cher et vos exploits. Je comptais vous rendre visite pour vous signaler ma présence comme tout bon voisin a le devoir et l’honneur de le faire. Voyant le sang couler de la plaie à la main, je vais un examen visuel des plus sommaires. Vous n’êtes pas couper avec le Khukur en votre possesion. Non j’opterais pour une blessure accidentelle. Je vous conduis à la salle de repos et je pourrais vous nettoyer la plaie et appliquer quelques points de rapprochement.

J’ouvre la marche, persuadé qu’ils préfèrent me voir devant que derrière eux.  Le claquement du bout ferreux de ma canne est en parfaite symbiose avec mon pas alerte malgré mon âge évident. J’arrive devant une double-porte et je l’ouvre pour conduire mes invités surprise. Après vous milady et messieurs. C’est une pièce bien ordonné, récuré par mes soins et que j’aime appeler ma salle du savoir. Le canard d’eau chaude siffle joyeusement et mon ensemble de thé est disposer avec goût sur une table base. Un vieux gramophone, deux bibliothèques avec une multitude de livres donnant sur une vaste avenue de connaissance. Des souvenirs de la défunte bibliothèque de la ville que j'avais pris lors de mon déménagement. Au centre des pièces quatre fauteuils à haut dossier d’un confort inégalé.  Mais ce qui me fait ressentir une immense fierté et un bonheur tout à fait légitime sont les toiles sur les murs. Prenez place mes chers invités. Je vais me dépêcher d’aller chercher ma trousse de soins. Et le thé naturellement car il est près dix-sept heure. Je vais chercher le doux breuvage qui émet un arôme renversant et je l’apporte près de la table basse près des chaises. Je les vois regarder les œuvres et je bombe le torse en transvidant un peu de fierté britannique dans les tasses. Mon ami Robert et moi nous sommes allés au musée pour sauvegarder un peu de patrimoine pour les générations futurs. Ce brave gaillard adore ces toiles. Il semble m'avoir adopter le bougre.

Mon sac de secours est près de ma chaise et je l’ouvre. Deux claquement sec se font entendre lorsque je mets mes gants de nitrile après avoir désinfecté mes mains avec une lingette stérile. Je ne les vois pas boire le thé et je fais un sourire indulgent et remplis d’apaisement. Un instant mon cher. Je bois dans ma tasse en levant le petit doigt comme l’exige la manière correcte d’ingérer ce breuvage. Le liquide vient de la théière et j’ai fait la préparation. J’espère que ça va les assurer. Sinon je me mets en kilt et je joue de la cornemuse pour prouver ma bonne volonté. Espérons que je n’arrive pas à ces extrémités. J’examine alors la plaie de l’homme et je fais un petit non de la tête. Mon cher ami, vous avez joué avec une fenêtre récalcitrante? Je sens les bouts de verre brisé  à l’intérieur. Je me tourne alors vers la charmante jeune femme et lui fais don d’un sourire remplis de flegme et de charme britannique. Ma chère Juliet, pouvez-vous me donner dans ma sacoche la pince à sourcil je vous prie? Tout est bien noter. Ensuite mon ensemble à suturer est dans la poche juste en avant. Je vous en serais éternellement reconnaissant.

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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Dim 25 Juin - 19:35
Juliet ne parvenait pas à détacher son regard du type au bout du couloir, fixant l’inconnu comme si elle s’attendait à ce que son masque de sympathie et de bienveillance vole en éclat d’une seconde à l’autre, pour ne montrer plus qu’un homme cruel prêt à les découper en morceaux. La brune tourna son visage vers Logan lorsqu’il se pencha légèrement vers elle, et écouta attentivement ses propositions, qui ne l’étonnaient pas vraiment. C’était sans doute la solution la plus raisonnable, celle qui risquait le moins de les mettre en danger. La jeune femme hocha donc simplement de la tête, pour lui signifier silencieusement qu’elle acceptait sa proposition, et que non, elle ne boirait ou ne mangeait rien de ce que pourrait proposer Alair. Le barbu ne tarda pas à faire part de leur proposition à celui qui se disait médecin, qui alla jusqu’à sa fenêtre, comme pour vérifier par lui-même que les deux survivants n’étaient pas en train de mentir, et qu’il y avait bien une horde dans le coin. Comme s’ils allaient inventer un truc pareil. Une nouvelle fois, il s’adressa à eux avec ces titres venus d’une autre époque, tandis qu’il leur confirmait qu’ils pouvaient rester chez lui, le temps que les rôdeurs passent, et qu’ils puissent repartir vers leur foyer en toute sécurité. Juliet le remercia d’un signe de tête, tandis qu’Alair reprenait la parole, prononçant des mots qui titillèrent la curiosité de la brune. Alors comme ça, il connaissait Bernadette ? Ou bien, essayait-il d’endormir leur vigilance ? Juliet n’en savait rien, et elle ne voulait pas se perdre en conjectures. Peu importait qui il connaissait, il n’en restait pas moins un inconnu aux manières un peu trop charmantes qui ne lui inspirait pour l’instant aucune confiance.

Par réflexe, elle posa son regard sur la main de Logan, celle qu’il avait emballé dans son écharpe. Elle eut bien envie de répondre à Alair que c’était surtout une blessure totalement stupide, qu’il aurait pu s’éviter facilement s’il était resté à Fort Hope, mais elle ne fit aucun commentaire, la situation ne s’y prêtait pas. Au lieu de quoi, elle emboîta le pas au médecin, veillant malgré elle à laisser une certaine distance entre eux, sans même savoir pourquoi, même si la présence de Logan à ses côtés avait un petit côté rassurant. Le trio arriva dans une nouvelle pièce, qui semblait être un étrange mélange de bureau, musée et bibliothèque. Tout à fait le genre de pièce dans laquelle Juliet aurait adoré passer un peu de temps. Tandis qu’Alair recommençait à parler de son histoire de thé, qu’elle ne boirait probablement pas, Juliet s’approcha de l’une des toiles accrochées au mur, sans chercher à cacher le ravissement qui montait soudain en elle. De véritables œuvres d’art, des tableaux de toute beauté, qui trouvaient entre ces murs une nouvelle vie. Le sort qui avait été réservé aux tableaux de sa propre galerie d’art lui avait fendu le cœur, et elle ne comprenait pas pourquoi ces morceaux d’histoire sur toile avaient suscité autant de violence et de vandalisme. Pour elle, c’était comme détruire une part de leur humanité, mais il était clair que peu de monde partageait son point de vue. Le regard azur de Juliet passa de tableau en tableau, alors qu’elle avait l’impression qu’une part d’elle-même se retrouvait adoucie de constater que quelqu’un se préoccupait encore de choses qui paraissaient aussi insignifiante que des œuvres d’art. La brune fut tirée de sa contemplation par la voix d’Alair qui retentit une nouvelle fois dans son dos, tandis qu’il expliquait la raison de la présence des tableaux sur les murs de sa maison. Elle essaya d’esquisser un sourire franc, tandis qu’elle tournait le dos aux tableaux : « -C’était une bonne idée. Quelqu’un devrait se souvenir de tout ça… » Son regard engloba l’ensemble de la pièce, des tableaux en passant par les livres, qui lui étaient si chers.

Ses yeux s’écarquillèrent un peu malgré elle lorsqu’elle observa le médecin enfiler des gants, tandis qu’elle se rapprochait des fauteuils, et des deux hommes par la même occasion. Logan avait fini par retirer l’écharpe qui couvrait sa blessure, et Juliet lança un regard, avant de se rapprocher rapidement. « -La vache, tu t’es pas loupé. » Il n’y avait plus de trace de colère dans sa voix, ni même de moquerie, juste une sorte d’inquiétude qu’elle maîtrisait mal. Elle s’en voulait soudainement de s’être montrée si dure avec lui. C’était vrai qu’il l’avait suivi sans son consentement, mais même si Juliet était furieuse contre lui, elle aurait dû se montrer un peu plus compatissante. Elle savait bien pourtant que la colère était une horrible conseillère. Quoi qu’il en soit, elle se tourna vers le doc dès qu’il l’interpella, tandis qu’elle hochait vivement de la tête à sa requête : « -Oui, bien sûr… » Elle n’avait pas fini sa phrase qu’elle était déjà à genoux devant la sacoche, à chercher ce que Alair lui avait demandé. Elle ne mit pas longtemps à trouver l’objet de ses convoitises, et elle tira triomphalement ladite pince à épiler, ainsi que le kit de suture qui se trouvaient là-dedans.

Juliet revint rapidement auprès du médecin et de son patient, jetant un nouveau coup d’œil à la blessure de Logan, avant de glisser un coup d’œil vers le visage du mécano. Elle tendit à Alair son nécessaire, avant de froncer doucement les sourcils : « -Je…si je peux aider de n’importe quelle façon, n’hésitez pas… » Elle n’était pas médecin, encore moins chirurgienne, et les seules blessures qu’elle pouvait se targuer d’avoir soigné étaient les petits bobos qu’Eulalie se faisait en tombant. Rien qu’un pansement avec des petits dessins ne pouvait pas guérir. Là, dans ce cas présent, il n’y avait pas besoin d’avoir la moindre connaissance médicale pour savoir qu’aucun pansement ne viendrait à bout de la blessure de Logan. Une fois le matériel donné au médecin, Juliet fit le tour du duo pour aller s’assoir sur l’un des autres fauteuils. Au passage, elle ne put s’empêcher de serrer brièvement l’épaule de Logan entre ses doigts fins. Son geste fut si bref et léger qu'elle ignorait même si le mécanicien avait pu le sentir au travers de sa veste. Juliet savait bien que ça ne vaudrait sans doute aucune excuse, mais c’était ce qu’elle pouvait faire de mieux à cet instant précis. Elle évita cependant soigneusement le regard de Logan, et se concentra sur les soins que l’inconnu était en train de donner au barbu, essayant de ne pas en louper une miette.

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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Mar 27 Juin - 9:49
Ce type avait définitivement quelque chose d'inquiétant, quelque chose qui mettait Logan sur le qui-vive, transformant peu à peu sa perplexité en véritable inquiétude. Il ne voyait pas comment cette rencontre pourrait se terminer autrement que par un affrontement sanglant entre eux et ce personnage hors du commun. Les Hommes étaient devenus comme ça, tous sans exceptions, même ceux qui voulaient encore jouer le jeu de la sympathie. C'était ce dont Logan avait fini par se convaincre à force de croiser des monstres et de les éradiquer, c'était ce qu'il était devenu aussi par la même occasion et même s'il accepta de suivre l'anglais dans les profondeurs de la maison, rien n'arrivait à le convaincre de se détendre, toujours dans l'attente du moment où la gentillesse et la décontraction de cet homme se retournerait tout à coup contre eux. Pourtant, il venait de faire référence à deux personnes que Logan connaissait personnellement et pas n'importe lesquelles. Deux personnes dont le géant ne se serait jamais méfié, mais qui avaient peut-être un peu trop tendance à faire confiance pour qu'il se contente de cette excuse pour lâcher un peu de pression. Aussi incroyables soient Robert et Bernadette, ils n'étaient pas les plus méfiants de ce monde et cela finirait bien par les desservir un jour.

Le salon dans lequel ils se retrouvèrent à la fin de leur petit périple dans le couloir lui arracha une nouvelle grimace. Peut-être n'était-il pas assez éduqué, trop simple d’esprit et pragmatique, mais le spectacle que le maître des lieux leur présentait ne lui tirait aucune émotion autre que de l'incompréhension accrue. Quelle importance y avait-il à conserver tous ces tableaux et tous ces livres ? La réponse à cette question lui passait totalement au-dessus, lui qui n'avait jamais été particulièrement ouvert à ce genre de choses. En réalité le peu qu'il connaissait d'art et de littérature, il le devait à la jeune femme présente avec eux en ce moment et vers qui il s'empressa de tourner le regard en reconnaissant plus ou moins le style de certains tableaux. Il osa un léger sourire en observant Juliet s'approcher de l'une des toiles. Comme il s'y attendait, elle avait l'air d'apprécier bien plus que lui et il se surprit à sourire un peu plus franchement devant ce spectacle. Elle avait tellement changé et il avait de plus en plus de mal à la cerner en ce moment voir même depuis des années, mais quand il apercevait même brièvement la Juliet qu'il connaissait, il se sentait toujours un peu mieux, rassuré à l'idée que certaines choses ne changeraient jamais. Et c'était bien normal, pas vrai, dans un monde comme le leur, de ressentir le besoin d'un peu de normalité.

Finalement, Logan se laissa tomber dans l'un des fauteuils, ne voyant pas ce qu'il pouvait faire de plus pour le moment jusqu'à ce que le docteur ne s'intéresse enfin à son cas. Il ne perdit pas de temps à rechigner quand l'anglais s'approcha de lui. Du moment qu'il n'amenait pas de seringue avec lui, tout irait bien et le barbu s'occupa donc de défaire l'écharpe qui entourait sa blessure pour la laisser à l'air libre et donner l'occasion au médecin de l'examiner autant qu'il le voudrait. Ça n'était pas très beau à voir, assez profond, il n'avait pas fait attention à ce qu'il faisait et avait mis toute sa force pour se rattraper avant de faire une mauvaise chute, chose qu'il regrettait pas mal en ce moment. Car même s'il faisait un effort pour rester de marbre, ça restait vraiment douloureux. Les sourcils froncés, il laissa Alair examiner la plaie et tout le monde y aller de son petit commentaire. « C'était pas une fenêtre, non, juste... un truc ... » lâcha-t-il en réponse à la question du médecin. Pour tout dire, il n'y avait pas vraiment fait attention, puisqu'à peine avait-il subi cette blessure que Juliet avait remarqué sa présence et il avait eu bien mieux à faire que de s'intéresser à ce qui l'avait blessé. Quelque part dans Grosse Pointe, il y avait désormais un objet particulièrement bien aiguisé, visiblement composé d'un peu de verre, qui devait être tâché de son sang et il se fichait bien de savoir de quoi il s'agissait exactement. Et à vrai dire, maintenant que la situation était plus calme et un peu plus détendu, Logan se trouvait assez ridicule. Pourquoi Diable avait-il suivi Juliet ? En fait, il savait plus ou moins pourquoi et c'était entièrement la faute de Maddie. Pour une raison obscure, il se persuadait que la rouquine connaissait Juliet mieux que quiconque. Sûrement parce qu'elle bénéficiait du label « Meilleure amie » et qu'à part lui, elle était la seule personne que la jeune femme fréquentait depuis aussi longtemps. Il avait laissé la rouquine le convaincre que son ex allait mal, très mal et qu'elle avait besoin d'eux, de leur présence constante, qu'il ne fallait surtout pas la laisser s'éloigner et se replier sur elle-même. Mais puisqu'il n'arrivait pas à trouver comment parler à la jeune femme, il usait de moyens plus que discutables pour continuer à veiller sur elle d'une façon ou d'une autre. Et en ce moment, il le regrettait pas mal et commençait à se dire que Maddie avait tort. En particulier parce que le médecin s'activait un peu plus sérieusement autour de sa plaie et qu'il serrait les dents à l'idée de ce qui allait suivre. Il aurait sans doute besoin de points et il commençait à avoir assez de cicatrices partout sur le corps pour savoir que ce ne serait vraiment pas une partie de plaisir. Au point qu'il envisageait même sérieusement de se laisser tenter par le thé, finalement, en espérant sincèrement qu'Alair aurait vraiment mis un truc dedans pour l’assommer un peu. Mais vu qu'il avait bu de son propre breuvage, les chances étaient sans doute très minces.

« Comment connaissez-vous Robert et Bernadette ? » demanda Logan en fermant les yeux quand le médecin commença à trifouiller la blessure avec sa pince. Parler, s'occuper l'esprit pour tâcher d'oublier la douleur... C'était un plan qui pouvait fonctionner. Bien malgré lui, cette petite séance de torture le ramena bien des mois en arrière, à sa première expérience en matière de soins médicaux post-apocalyptique, lorsque Maxine avait été obligée de recoudre son épaule après sa chasse au lapin ratée. Ça avait été horrible, mais ça avait plutôt bien fini et un petit sourire s'imprima sur ses lèvres, juste le temps d'une seconde quand il repensait à ce qui était arrivé ensuite. De cette toute première blessure, il avait gagné une petite fille magnifique et adorable, mais quelque chose lui disait qu'aujourd'hui, il n'aurait même pas droit à une sucette pour le féliciter d'avoir tenu le coup. Ses doigts se refermèrent brusquement à un nouveau mouvement du chirurgien, manquant de peu de faire valser la pince. « Désolé. » grinça-t-il entre ses dents en se forçant à déplier les doigts et à retrouver son impassibilité. « Ça fait longtemps que vous êtes installé ici ? »

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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Jeu 29 Juin - 14:52

Logan & Juliet


An apple a day keeps the doctor away
Je vous remercie ma chère Juliet. Je dois dans un premier temps extraire les corps étrangers de la plaie. Je fais un sourire remplie de charme et de flegme à la séduisante jeune femme qui me semble préoccupé par la blessure du gaillard qui me fait face. Quand elle se propose de m’assister, mon regard d’acier bleuté se pose sur les traits harmonieux de son visage. Je prends un instant pour considérer le sérieux de la demande, je ne tiens pas à devoir réanimer la charmante brunette si elle tourne de l’œil devant les incisions et les soins où l’hémoglobine peut jaillir comme un geyser sous la pression artérielle. Mais je vois la détermination et surtout un intérêt qui me fait chaud à mon vieux cœur d’Anglais. Ce sera avec une joie immense et surtout un privilège de me faire assister par une personne qui me semble soucieuse et surtout appliquer tel que vous ma chère. Dans ma sacoche il y a un petit carré bleuté qui se déplie pour faire une toile stérile. Avec ma jambe j’approche une table haute pour laisser Juliet préparer un lieu de pratique d’urgence. Elle dépose la toile et délicatement je place la main de Logan dessus. Voilà mon cher. On sera plus à l’aise. Question de protocole médicale, êtes-vous allergique à des médicaments, le nitrile ou bien le plastique? Jehoche la tête et je lui enlève le dernier fragment de verre dans la plaie. Juliet ma chère il y a une bouteille d’eau près du canard avec du savon. Dans le petit bol vous pouvez me faire une eau savonneuse je vous prie.

Pendant ce temps je déballe mon matériel de suture : Un porte-aiguille, des deux ciseaux à disséquer, des ciseaux mayo, pince à disséquer avec griffes et d’autres sans griffes, pince porte-tampon, fils à suture et une fiole avec une seringue. Des cupules de Bétadine jaune, bleu et rouge s’aligne avec une précision chirurgicale près de mes outils. Je travaille toujours avec une économie de mouvement et surtout une exactitude qui va de source avec ma grande maîtrise de mon métier, de ma passion que dis-je. L’eau arrive et je remercie la jeune femme en lui faisant don d’un sourire poli et doux. Je lave la plaie avec l’eau savonneuse et je rince avec de l’eau propre. Je remarque que Juliet espionne chacun de mes faits et geste. L’asepsie doit être centrifuge ma chère. Toujours des bords de la plaie pour envoyer le tout vers l’extérieur. Je prends alors la seringue et je regarde Logan avec un regard tout à fait professionnel. Je déborde de flegme et de stoïque que tout bon serviteur de Sa Majesté possède à la naissance. Je dois vous faire une anesthésie locale pour procéder à la réalisation des points de suture. Je vous jure sur mon honneur que c’est bien de la lidocaine. Ou sinon ce sera à froid, mais je crois que ça vaut le coup de ne pas sentir les points malgré mon expertise dans ce domaine. Je soulève mes épaules et je lui montre la fiole intacte que je compte utiliser. Le temps pour agir sera d’environ cinq minutes et l’effet durera de deux à quatre heures. Je crois qu’il va accepter vu les passages sporadique de la douleur sur ses traits.

Il me donne son accord et je plante avec attention l’aiguille près des berges de la blessure. De nouveau je décris mon attention pour la charmante demoiselle qui semble boire mes paroles. Comme vous voyez ma chère amie, j’injecte la dose près des bords de la plaie dans le derme. Surtout on doit éviter de perforer juste au niveau de la blessure pour réduire le risque de germes. Sinon pour la décence je ne parlerais point des complications qu’il peut se produire. Six injections pour bien contourner la plaie et je suis satisfait du résultat. Voilà nous avons quelques minutes pour discuter un peu et surtout répondre à vos interrogations mon cher Logan. Je vous prie de m’excuser pour n'avoir pas pu porter de lumière à votre lanterne, mais je devais faire la préparation pour parfaire vos soins mon cher. Je m’installe alors dans ma chaise à haut dossier et avec stoïque et classe, je prends ma tasse de thé pour en boire une petite gorgée. Délicieux comme à chaque fois et je claque ma langue sur mon palais. Ma chère avant toute chose j’apprécie votre soif de savoir et votre intérêt pour les arts. Nous pourrions discuter un peu plus tard si vous le désirez naturellement.

Je prends une bonne inspiration et je commence à parler après avoir reçu la réponse de la charmante dame. Bon ma rencontre avec Robert et Bernadette. Je dois vous mettre en contexte. Avant d’être dans ce refuge exquis selon mes critères, j’assurais la présence médicale au sein d’un groupe de survivants domicilié à la bibliothèque de Détroit. Brian et Maggie Rednell étaient les chefs de ce petit groupe composé de gens de toutes les professions et horizon. Je bois une nouvelle gorgée de thé. J’ai quitté sur un coup de tête à cause d’une injustice fait contre une dame qui m’était chère. Je reste de marbre et surtout inflexible dans mon attitude de gentilhomme. Je ne parlerais point des actes lubriques qui ont révolté ma chère Amanda. Alors que je cherchais un lieu pour la nuit, je suis arrivé face à une église. J’ai entré et j’ai pu entendre chanter Robert. Vous l’avez entendu? Je regarde mes deux invités avec un petit sourire. Lorsqu’il chante c’est tout bonnement divin. Enfin bref ils m’ont indiqué cet endroit en me disant que je pourrais être utile à tous les gens de passage pour les soins. Je n’ai jamais pu dire non à une lady, voilà mon talon d’Achille en fait. Je ris de manière polis et distinguer. Mais la réalité me rattrape et je deviens un peu morose, peiné même. Maintenant le groupe est éparpillé à cause d’une attaque qui a détruit littéralement le temple du savoir. J’ai bien été aidé ma chère Leïa, Barry et les autres pour permettre à tous de filer à l’Anglaise. Mais je n’ai que pu perdre mon œil dans l’aventure. Maintenant je dois garder bon pied et bon œil. Je montre d’un mouvement de la tête les bouquins en arrière de mon épaule droite. Les derniers recueils que j’ai emmenés lors de mon déménagement. Ma chère Juliet je crois que j’ai quelques petits bijoux que vous allez adorer. Je bois tranquillement une petite gorgée de thé en attendant que l’un ou l’autre prenne la parole selon le protocole de courtoisie et de civisme qui est si cher à mon cœur Anglais.

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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Dim 2 Juil - 18:43
Une fois ses instruments remis à Alair, Juliet s’était rapprochée pour le regarder dispenser ses soins à Logan. Alors qu’elle lui avait proposé son aide, le médecin la considéra pendant quelques instants, durant lesquels la jeune femme le regarda, assez mal à l’aise, sans trop savoir quoi dire ou faire. Il semblait peser le pour ou le contre pour décider si oui ou non il voulait de l’aide de la brune. Finalement, il accepta sa requête, tandis qu’elle rivait son regard azur sur le vieil homme, haussant malgré elle un sourcil. Evidemment qu’elle était soucieuse, même si elle essayait de ne pas trop le montrer. Elle était censée être fâchée contre Logan, si bien qu’elle préférait éviter de montrer qu’elle s’en faisait plus pour sa blessure qu’elle n’en laissait paraître. Fichue fierté. Juliet ne fit cependant aucun commentaire sur le sujet, et elle retourna farfouiller dans la sacoche du docteur pour en ressortir ce qu’il lui avait demandé. Du moins, elle espérait qu’elle avait vu juste lorsqu’elle tira du sac un petit morceau bleu, qu’elle tendit aussitôt à Alair, qui s’adressait déjà à Logan. La jeune femme assista silencieusement à leur échange, les yeux posés tour à tour sur la plaie à la main du barbu, puis à son visage crispé, et à ses yeux clos. Juliet ne put s’empêcher de grimacer lorsque les doigts de Logan se refermèrent brusquement sur eux-mêmes, sans doute sous le coup d’une douleur plus forte, avant de se tourner une nouvelle fois vers l’anglais, puis vers le lavabo dont il lui parla. Elle s’exécuta sans parler, puis retourna auprès du petit duo, en constatant qu’Alair avait sorti du matériel supplémentaire, que Juliet ne put s’empêcher de fixer quelques secondes en fronçant les sourcils.

Puis le médecin s’activa une nouvelle fois sur la main de Logan, tandis que spontanément, Juliet n’en perdait pas une miette, ce qui ne sembla pas échapper à leur hôte, qui expliquait à la brune ce qu’il faisait tout en le faisant. Jules hocha donc de la tête pour signifier qu’elle avait compris, avant de froncer les sourcils lorsqu’il parla d’injecter une substance à Logan. Il pouvait bien jurer sur son honneur, sur sa Reine Mère, ou même sur le Pape, les deux survivants ne le connaissaient pas, et les bonnes manières d’Alair n’avaient pas suffi à endormir la vigilance de Juliet. Son regard passa de la fiole entre les doigts du toubib au visage de Logan, et la brune ne cacha pas son étonnement lorsqu’elle le vit accepter l’injection proposée, et elle soupçonna la douleur d’être bien plus intense que le mécano n’en laissait paraître. Sans un mot, elle observa l’aiguille entrer et ressortir six fois de la peau de Logan, tandis que le doc en allait de ses commentaires, expliquant à Juliet le moindre de ses gestes. Puis leur médecin d’un jour reposa son attirail pour s’emparer de sa tasse de thé, dont il but une gorgée, tandis que la jeune femme glissait finalement un coup d’œil à sa propre tasse, qui finalement ne devait sans doute rien contenir d’autre que du thé, comme il le leur avait dit. Elle releva ses yeux azurs sur le visage d’Alair, tandis qu’il lui proposait de s’entretenir avec elle, ce qui laissa pendant quelques secondes Juliet incapable de répondre, alors qu’il semblait avoir remarqué son intérêt pour les tableaux à ses murs. La brune n’avait déjà pas l’habitude de fréquenter des personnes au vocabulaire aussi élaboré, aux manières si distinguées lorsque leur monde tournait encore rond, mais désormais, elle devait bien admettre qu’elle trouvait cela étrange, et que ça la mettait même un peu mal à l’aise. Qui s’embarrassait encore de tant de courtoisie quand le monde était à la dérive ? Elle finit par se secouer pour fournir à l’homme la réponse qu’il semblait attendre pour pouvoir répondre aux questions de son ancien compagnon : « -Euh…oui, pourquoi pas. » La brune accompagna sa réponse d’un petit sourire poli, avant d’aller s’assoir sur l’un des fauteuils libres.

Une fois installée, elle releva l’un de ses genoux contre sa poitrine, écouta les explications d’Alair quant au fait qu’il semblait connaître Bernadette, et un autre homme qu’elle-même ne connaissait pas. Elle n’en perdit pas un mot, ne pouvant pas se retenir d’hausser un sourcil lorsqu’il leur mentionna les talents de chanteur de ce Robert, comme si c’était l’information la plus capitale au monde. Elle ne put que constater à quel point il semblait détendu lors de toute sa narration, se laissant même aller à un petit rire, comme s’il parlait à de vieux amis d’une anecdote quelconque, et qu’il ne semblait pas penser une seule seconde que les deux survivants puissent s’en prendre à lui. Décidemment, ce comportement tout à fait détaché et décontracté avait un petit quelque chose qui ne plaisait pas trop à la jeune femme, et aiguisait malgré elle sa méfiance. Le bon médecin sembla retrouver d’un coup son sérieux, tandis qu’il leur parlait de ce qui était arrivé à son ancien groupe, et d’une attaque qu’il avait subi, comme tant d’autres dans Détroit. C’était bien malheureux, et pourtant pas vraiment étonnant de constater qu’en temps de crise, l’homme était devenu un danger pour sa propre espèce. Une nouvelle fois, il s’adressa à elle en lui parlant des livres derrière lui, et Juliet posa spontanément son regard sur les ouvrages. Elle n’aimait pas vraiment cette façon qu’il semblait avoir de penser la connaître, ou de l’avoir cernée si facilement, suffisamment pour qu’il ai l’air de penser qu’elle était appliquée, assoiffée de savoirs, ou encore qu’elle ne résistait pas à un bon bouquin, bien qu’il y ai une part de vrai dans ces constatations. Elle posa ensuite son regard un peu partout dans la pièce, cherchant des indices pouvant répondre à la question qui lui brûlait les lèvres depuis qu’ils étaient arrivés : « -Vous vivez ici tout seul ? » Elle reposa son regard sur Alair, tâchant de se montrer aussi courtoise que possible. Malgré l’accueil qu’il leur avait réservé, le doute persistait toujours chez la jeune femme, qui ne pouvait s’empêcher de rester malgré tout sur ses gardes.

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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Mar 4 Juil - 0:14
Spectateur impuissant, Logan regardait le docteur s'activer sur sa main en essayant de rester calme, de respirer tranquillement et d'ignorer la douleur. Ça ne faisait pas du bien, certes, mais il avait déjà traversé ce genre de douleur plus d'une fois. Il s'était même déjà pris une balle, alors... Bon, d'accord elle n'avait fait qu'effleurer sa jambe et la douleur n'était vraiment pas comparable, mais il faisait ce qu'il pouvait pour se rassurer et pour dédramatiser la situation. Ça lui apprendrait à vouloir jouer les emmerdeurs. On ne l'y reprendrait plus, tiens. Dernière fois qu'il se mêlait de la vie de quelqu'un sans y avoir été invité, et encore. Juliet en tout cas, semblait intéresser pas mal le médecin. Peut-être le besoin de passer son savoir comme il le laissait entendre. Très franchement, Logan n'en savait rien et il était un tout petit peu plus préoccupé par sa blessure que par les deux autres. Il était même un peu agacé à l'idée que monsieur le docteur préfère faire la conversation avec son ex plutôt que de le recoudre vite fait, bien fait.

La douleur le rendait mauvais. Tellement qu'il gardait les sourcils froncés en y allant de ses petits commentaires désobligeants dans sa tête et rapidement, l'homme supposé l'aider était devenu un chirurgien mégalo qui ne pouvait résister à l'envie de se faire admirer par une jolie fille. Ou un mec vraiment louche qui cherchait seulement à endormir leur confiance et à les occuper le temps que le reste de sa petite bande ne débarque l'arme au poing pour leur faire les poches ou pire encore. De toutes manières, ce type devait forcément cacher quelque chose. Personne ne pouvait être aussi gentil et aussi serviable, surtout pas sans rien demander en échange. Tout se payait dans la vie, plus avec de l'argent, ce qui rendait tout un peu plus cher, pas vrai ? Et Logan avait hâte de découvrir ce que lui coûterait ses points de sutures.

Pourtant, quand le médecin lui proposa une injection d’anesthésiant, Logan acquiesça d'un signe de tête après une longue hésitation. La fiole était effectivement fermée et puis... ça faisait vraiment trop mal et ce n'était pas vraiment le moment de perdre la face. S'il se mettait à chialer, ce serait un poil plus compliqué d'être pris au sérieux ensuite s'il fallait affronter le bon docteur. Bon, peut-être qu'il avait tellement mal qu'il se cherchait des excuses pour accepter simplement la piqûre. Avec Logan, il fallait s'attendre à tout.

Après sa piqûre, Logan se prépara sagement à devenir invisible un petit moment. Il aurait sûrement adoré participer à une longue conversation sur la médecine et toutes ces conneries, mais il n'y comprenait rien. Si ça passionnait Juliet, tant mieux pour elle, lui il comptait se faire discret le temps que l’anesthésie fasse effet et sans doute encore après jusqu'à ce qu'il soit enfin chez lui. Mais il releva brusquement le regard vers le docteur en entendant son histoire. Brian et sa sœur ? Robert, Bernadette... Le monde était petit. Vraiment trop. « Brian ? Il est toujours en vie ? » demanda-t-il en ignorant tout le reste. Oui, il avait entendu Robert chanter, dans une église d'ailleurs. Le jour où il avait vu aussi la morsure sur son avant-bras et qu'il avait manqué de peu de le tuer. Mais il se fichait pas mal de la voix du colosse pour le moment. Il commençait à trouver tout cela plus qu'étrange. Quatre personnes qu'il connaissait avaient rencontré cet homme. Peut-être que l'injection le faisait délirer ? Il observa Juliet et Alair tour à tour avant de s'expliquer. « Brian a travaillé avec moi au garage, à Burlington. Je savais qu'il était dans le coin, mais... On ne s'est pas vu depuis au moins un an. »

C'était sans doute idiot, impossible, une preuve affligeante de la paranoïa qui commençait à guetter Logan depuis quelques semaines, mais une étrange idée commençait à germer dans son esprit. Et si cet homme... Il connaissait tous ces gens qu'avait croisé Logan, des gens qui comptaient pour lui d'une certaine façon. Il était gentil, prévenant. Tellement poli. Un ami de Bruce ? Quelqu'un voulant le venger, peut-être. Qui prenait un malin plaisir à le surveiller depuis des semaines, peut-être plus, pour frapper au bon moment. Il se sentait ridicule. Mais toutes ces coïncidences... ça commençait à faire trop. Ses yeux noirs jaugèrent un instant le médecin. Il n'arrivait pas à trouver le petit détail, le petit quelque chose qui confirmerait ses craintes, mais il n'était plus du tout serein sur ce qui se passait dans cette maison. Il serra les dents, ses mâchoires se contractant très visiblement alors qu'il retenait un grognement de s'échapper de ses lèvres. Bruce n'avait pas réussi à le tuer, mais il était parvenu à lui prendre tout le reste. Et comme ça lui arrivait encore trop souvent, presque constamment, le motard armé de sa batte venait de faire son entrée dans le dos du médecin. Visible aux seuls yeux de son ennemi, il souriait en caressant sa batte avec ce regard froid, pervers. Ce n'était pas le moment de se taper une petite hallucination à la Carter. Logan ferma les yeux pour chasser cette image, en vain, et tendit instinctivement une main vers Juliet pour attraper ses doigts qu'il serra un peu trop fort. Il tourna son regard vers elle et se força à le garder posé sur elle. Tant pis si elle le haïssait de tout son cœur. Il avait besoin de se raccrocher à quelque chose de réel et elle était tout ce qu'il connaissait ici. « On peut accélérer ? » demanda-t-il au médecin sans oser le regarder. « Même si ce truc ne fait pas encore effet, c'est pas grave. »

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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Jeu 6 Juil - 14:41

Logan & Juliet


An apple a day keeps the doctor away
Le dos bien enfoncé dans le haut dossier rembourré, ma tasse de thé bien en main, je reste stoïque et débordant de flegme britannique comme l’exige mon pedigree ancestral. J’aimerais, j’adorais et j’espérais même que la discussion se développe un peu plus que des phrases courtes suivis d’un signe d’interrogation. Ma chère Amanda n’était guère bavarde ces derniers temps et à part la visite sporadique de Bernadette et du géant si gentil malgré sa dureté apparente, je n’avais que mes bouquins pour m’évader intellectuellement parlant. Mais à mon grand désarroi Juliet me demande simplement si j’habite seul. Je bois une petite gorgée de mon thé pour cacher ma frustration grandissante. J’aimerais les apprendre à les connaitre un peu plus et ne pas être le seul à meubler une conversation à sens unique. Pour répondre à votre question ma chère, je partage ce refuge avec une jeune femme. Amanda sort pendant plusieurs jours d’affilées et pour tout vous avouer je commence à me faire un de ces sang d’encre. Une réelle lueur d’inquiétude scintille dans mon œil valide et je me permets de faire un petit sourire apaisant. Sinon j’ai comme une sorte de garde partagé de Robert avec cette chère Bernadette. Ce géant est du genre nomade, mais je me force de lui faire entendre la voix de la raison et qu’il se trouve une résidence. Aujourd’hui il viendra pour le thé et aussi dormir sous mon toit. Je bois une des dernières gorgées que ma tasse peut contenir et je hausse les sourcils en entendant Logan sortir d’une sorte de léthargie.

Il semble connaître, à ma plus grande stupeur pour être d’une honnêteté à toute épreuve, Brian Rednell. Je fais un immense sourire complice et je hoche la tête. Pour être honnête mon cher, je connais Brian de l’époque où nous vivions les deux en Angleterre. J’ai été son médecin, son chirurgien pour le soigner en fait, lorsqu’il a eu ce terrible accident de voiture. Je suis tomber sur lui en octobre et nos routes se sont séparer depuis environ un mois. Je dépose alors ma tasse sur sa soucoupe et je soupire doucement. Mon œil recouvert du bandeau me limite plus que j’aimerais. Mais je réapprend à me débrouiller tel est mon nouveau destin. J’ai rencontré aussi Maggie à cette époque si vous désirez le savoir. Elle m’a accompagné plus qu’une fois dans les galas de charité. Disons que j’étais à cet époque son sauf conduit pour exercer son métier de journaliste d’enquête. Mais j’avais la joie d’avoir une cavalière hors pair qui aimait danser… Je ferme un peu mon œil pour me plonger dans ces doux souvenirs, ces valses en passant à des flamencos endiablés. J’ai le rythme dans la peau et je sais bouger les hanches en rythmes quelques soit l’occasion si je me peux me permettre cette petite parenthèse de mes meilleurs épisodes de mon passé libertin. Je voulais alors croiser mes jambes pour patienter les quelques minutes dont l’anesthésie locale devrait prendre pour agir, mais les prochains mots du colosse barbu me fige sur place aussi sûrement qu’un écossais devant une bonne bouteille de Whisky. Quand il prend la main de l’adorable jeune femme, je ne peux m’empêcher de secouer la tête en désespoir de cause.

Comme vous le voulez. J’ai tout fait ce qui était humainement possible pour les mettre en confiance, leur signifier que je n’étais pas un Mister Hyde sous l’apparence noble du Docteur Jekyll. Je me redresse alors et je prends un livre dans le porte-revue près de mon pied. Un manuel sur les soins d’urgence très bien illustrer et surtout annoté de diverses remarques apposé ici et là. Durant mes moments d’ennuis lors de ma rémission pour mon œil lacéré par la lame de mon adversaire dont j’ai trucidé avec une élégance des plus théâtrales, j’ai écrit quelques observations avec ma calligraphies précise et sublime. Je dépose alors le bouquin sur la table basse près jeune femme et je lui fais don d’un sourire qui est à la fois sincère et apaisant. Voilà ma chère pour vous. Je vais devoir procéder en vitesse et vous pourrez suivre les étapes à la page 126 si le cœur vous en dit. Aussitôt je commence à pratiquer mon point de suture sur la main de l’homme qui détourne le regard. Mes gestes sont nets, précis et j’agis avec une économie de mouvement et surtout une expertise que peut me procurer mes trente-cinq ans à pratiquer la médecine. Tout est rapide et les lèvres de la plaie sont cousues de manière telle que je sais qu’il n’y aura pas de cicatrice, ou une minime marque au maximum. Voilà c’est fini. Votre main sera engourdie pour une période de 2 à 4 heures environ. Maintenant je vous prie de m’excuser car je dois aller jeter mes gants et nettoyer mes instruments. Je me relève donc et ma démarche dégage assurance et classe comme l’exige tout serviteur de Sa Majesté.

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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Sam 8 Juil - 22:01
C’était la question qui tournait en boucle dans la tête de la jeune femme depuis leur arrivée : est-ce qu’il vivait seul, ou est-ce que des ennuis n’allaient pas tarder à leur tomber dessus ? Alair avait beau distribuer des sourires avenants, des paroles polies et rassurantes, elle n’arrivait pas à se détendre complètement. Elle restait sur ses gardes, c’était plus fort qu’elle. Le médecin ne tarda pas à répondre à son interrogation, et à ses dires, elle comprit qu’il était seul dans la maison, du moins actuellement. Elle hocha distraitement de la tête, avant de s’aventurer à adresser au médecin un fin sourire poli. Après tout, il les avait accueillis sous son toit, et leur avait donné l’asile le temps que la horde qui passait dans le coin poursuive sa route, et permette aux deux survivants de poursuivre leur route. Il avait même montré sa bonne foi en se lançant dans ses soins, alors qu’il aurait pu tout simplement les mettre à la porte de chez lui, ou les faire attendre devant l’entrée que la voie soit libre. Il méritait sans doute bien plus de reconnaissance que ce que les deux habitants de Fort Hope étaient en train de lui offrir. Tournée vers Logan, Juliet haussa un sourcil interrogatif lorsqu’il parla d’un certain Brian, visiblement le même que celui qu’avait évoqué le médecin un peu plus tôt, et qu’il semblait connaître. Décidemment, ils avaient l’air d’avoir pas mal de connaissances en commun, ce qui était plutôt étonnant. Le mécano ne tarda pas à s’expliquer, tandis que la jeune femme s’installait un peu plus confortablement dans son fauteuil. A son tour, Alair expliqua comment il avait connu Brian, tandis que Juliet se faisait la remarque que c’était étonnant que le médecin et son ancien patient se soient retrouvés, à des kilomètres de l’Angleterre, et que le destin faisait parfois bien les choses. Il suffisait de voir comment il lui avait permis de retrouver Maddie, après des mois sans la moindre nouvelle d’elle.

Tandis que Logan se faisait oublier, le vieil homme sembla finalement se perdre dans ses souvenirs, tandis qu’il évoquait à voix haute des bribes de son passé, et du lien qui l’unissait autrefois avec une certaine Maggie. Il semblait parfaitement à l’aise au milieu de Logan et Juliet, tellement qu’il finit par quitter la pièce, du moins en pensées, tandis que la brune plissait les yeux, sans le quitter un seul instant du regard. Comment pouvait-il leur faire confiance aussi facilement ? Elle était en train de se poser la question, lorsqu’elle sentit la main de Logan se refermer brusquement sur la sienne, et serrer fort ses doigts. Si fort que s’en était presque douloureux. Mais qu’est-ce qui lui prenait ? La jeune femme n’eut cependant pas l’occasion de s’en offusquer, car le regard qu’elle posa sur le mécano la dissuada de montrer le moindre signe de colère. Au lieu de quoi, elle serra à son tour les doigts de Logan entre les siens, sans que son regard ne flanche une seule seconde. Elle ignorait ce qui semblait le mettre dans un tel état de confusion, mais malgré sa rancœur envers lui, elle n’allait pas lui refuser son soutien, si c’était ce dont il avait besoin à cet instant précis. Elle aurait bien le temps de lui en vouloir, plus tard, quand il irait mieux. Jules fronça brusquement les sourcils lorsque son ex demanda finalement au docteur d’agir rapidement, sans attendre que la piqure fasse effet, tandis que la jeune femme questionnait le barbu : « -T’es sûr Logan ? » Elle n’aimait pas vraiment cette idée, ni la perspective de le voir souffrir le martyr, alors que d’ici quelques minutes, le produit ferait sans doute effet, suffisamment pour qu’il sente moins les soins fournis. Mais il semblait déterminé, et le médecin n’attendit pas plus longtemps pour se mettre au travail. Le doc prit encore quelques instants pour déposer sur la table un ouvrage, dont il lui indiqua une page, pour qu’elle puisse suivre ce qu’il faisait. Elle fronça les sourcils, se mordant la langue pour éviter de lui dire qu’elle n’avait plus envie d’entendre parler d’une quelconque procédure pour l’instant, et qu’elle voulait juste qu’il soigne Logan. Elle rapprocha son fauteuil de celui de ce dernier, sans le lâcher, recouvrant sa main valide de ses deux mains à elle, tandis que le regard de la jeune femme faisait l’aller-retour entre la plaie sanguinolente, et le visage du mécano. Elle avait mal pour lui, à chaque fois que l’aiguille entrait, puis ressortait de la peau du barbu, et elle ne se gêna pas pour grimacer ouvertement.

Alair se montrait concentré au possible, alors qu’il n’y avait pas le moindre signe d’hésitation dans ses gestes, et finalement, la jeune femme sentit une sorte de soulagement quand il annonça qu’il avait fini son travail. Elle ne doutait pas qu’il avait fait aussi vite, et aussi bien que possible, mais c’était toujours trop long quand une personne à laquelle on était liée était en train de souffrir. « -Merci…beaucoup. » Son sourire était cette fois beaucoup plus chaleureux, alors que leur hôte se levait finalement en s’excusant. Juliet le regarda s’éloigner, fixant le dos du vieil homme, avant de se tourner vers Logan, à côté d’elle. Elle regarda leurs mains encore quelques secondes, avant de desserrer doucement la pression qu’elle exerçait sur ses doigts : « -Est-ce que ça va ? » Sa voix était douce, réellement concernée, et elle se retint de lui dire qu’elle l’avait trouvé bizarre tout à coup, sans qu’elle n’en comprenne la raison. Une fois ses mains récupérées, Juliet massa machinalement les doigts qui avaient été maltraités par le mécano, avant de glisser un nouveau regard vers Alair, un peu plus loin : « -Vous avez l’air d’avoir pas mal de connaissances en commun…on a peut-être tort de se méfier de lui finalement… » Pourtant, malgré ses paroles, elle ne pouvait s’empêcher de froncer les sourcils, comme si elle-même n’y croyait pas une seule seconde. Son regard se posa sur les tasses de thé, dont ils n’avaient pas bu la moindre gorgée, alors que celle du médecin était désormais vide. Ils n’avaient pas été des invités très coopératifs. «-Ca doit être plus calme dehors, maintenant. On devrait y aller… » Sans être certaine du temps qu’ils avaient passé dans la maison, Juliet imaginait que la horde avait dû continuer sa route depuis leur arrivée, et que la voie devait désormais être libre. Et les deux survivants avaient sans doute déjà bien assez abusé de l’hospitalité du médecin.

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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Dim 9 Juil - 21:34
Il n'était pas sûr, non et le regard inquiet de Juliet le faisait se sentir coupable. Peut-être pas autant que la voix de Bruce résonnant à ses oreilles avec une telle précision qu'il avait du mal à se dire que l'homme n'était pas réellement présent dans la pièce. Il le savait pourtant, il le savait à chaque fois. Mais ça ne changeait rien, hélas.

Il y eut du mieux, pourtant. Dès que le médecin s'empara de son aiguille et la planta dans sa peau encore sensible, la voix de Bruce s'évapora rapidement. La douleur physique l'aidait au moins sur ce point. Chaque nouveau point rendait plus facile de l'ignorer, jusqu'à ce qu'il disparaisse totalement. Logan serrait les dents en tâchant de ne rien lâcher de plus que quelques sifflements douloureux. Il ne regardait plus nul part en particulier, son regard glissant tour à tour sur le travail minutieux que réalisait le médecin sur lui et sur le reste de la pièce. De le voir faire avait quelque chose de... fascinant. C'était étrange, ça lui faisait mal et il aurait du vouloir détourner les yeux pour s'apaiser un peu, mais rien à faire, le barbu finissait toujours par y revenir et par regarder avec une certaine admiration teintée d'horreur cette aiguille s'enfoncer dans sa peau, le fil tirer sur sa plaie pour resserrer les bords...

Il eut sérieusement l'impression que l'opération dura des heures, mais il ne devait pas s'être écoulé tant de temps que ça. « Oui, merci beaucoup. » renchérit-il aux remerciements de son ex, tandis qu'il récupérait sa main blessée et faisait bouger ses doigts pour faire passer quelques fourmillements aux extrémités. « Ça va très bien, oui. » La suture semblait parfaite, même pour un novice dans son genre. Il avait peut-être eu tort de se méfier à ce point de cet homme. Après tout, il ne l'avait pas empoisonné, il avait été remarquablement accueillant et... ses invités s'étaient vraiment mal comportés tout au long de ce moment. De voir sa main rafistolée calma un peu Logan. Il n'avait même plus mal, ce qui prouvait une fois pour toute la bonne foi du médecin. Il n'avait pas menti, c'était bel et bien un anesthésiant qu'il avait injecté au barbu et rien qui ne lui soit finalement préjudiciable. Faisant écho à ses pensées, Juliet lui dévoila la même conclusion à laquelle elle était parvenue, alors que le médecin s'éloignait pour fouiller dans sa bibliothèque. Logan lâcha la main de la jeune femme sans opposer de résistance, réfléchissant à ce qu'elle venait de lui dire. Oui, ils avaient trop de connaissances en commun. Et si la Amanda dont le médecin avait parlé était aussi celle qu'il avait brièvement rencontré... ça n'en ferait qu'une de plus. « T'as raison... Mais, ça fait beaucoup, non ? Beaucoup de coïncidences. » Il avait dit cela sans réellement méfiance. C'était étrange, oui, mais pourquoi pas ? Il ne savait plus tellement, honnêtement. Mais cet homme ne les avait pas trahi, ça valait quand même de faire un effort.

Finalement, Juliet proposa qu'ils s'en aillent et ça semblait être la seule chose à faire maintenant. En dehors de l'activité à l'extérieur, rien ne les retenait encore ici à n'offrir rien d'autre que leur froideur au médecin. Logan ne perdit pas de temps avant de se remettre sur ses pieds, prêt à reprendre la route après avoir lâché quelques formules de politesse et avoir remercié le médecin une dernière fois, mais son regard se posa sur l'homme et il se ravisa. « Jules, tu veux bien aller voir comment ça se passe devant ? Je te retrouve dans une minute. » lâcha-t-il en regardant la jeune femme une seconde. Puisqu'il avait un médecin qui ne soit pas de Fort Hope sous la main... autant en profiter. La jeune femme ne montra pas beaucoup d'entrain à accéder à sa requête, mais elle quitta finalement le salon, laissant les deux hommes seuls. Logan s'approcha du médecin, plus timide qu'il ne l'avait jamais été. « On a pas été très sympa avec vous... Désolé. Vous savez ce que c'est, avec tout ce qui se passe aujourd'hui... Enfin, merci, sincèrement, de nous avoir aidé. » Il marqua une pause, cherchant comment amener la suite. « J'veux pas abuser de votre gentillesse, mais... Je... J'ai quelques problèmes en ce moment et j'peux pas vraiment en parler au médecin de chez moi alors... C'est juste comme... des apparitions, je sais pas vraiment. J'arrive à peine à dormir, à penser. Est-ce que vous pourriez me conseiller un truc à prendre pour ça ? »

Il avait dit tout ça d'une traite, aussi vite que possible pour que Juliet n'entende rien si elle revenait tout à coup. Hors de question que qui que ce soit à Fort Hope ne sache un mot de tout ça. Il emporterait ce secret dans sa tombe et si le médecin ne trouvait rien pour apaiser sa conscience troublée, il vivrait avec sans que personne ne le sache jamais.

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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Mar 11 Juil - 21:22

Logan & Juliet


An apple a day keeps the doctor away
Je sers douloureusement ma mâchoire de frustration et de dépit. Malgré cet environnement hostile, cette fin du monde qui semble être à nos portes, je persiste et je signe pour essayer de garder les bonnes manières et surtout le civisme Anglais au bon goût du jour. Mais mon grand problème à cet instant n’est aucunement des cannibales putrides qui paradent dans les rues, chancelant comme des partisans de Foot qui célèbrent la victoire de leur équipe fétiche. Moins encore les supposés pillards qui veulent mes médicaments. Ceux-là ne savent aucunement qu’il ne faut pas réveiller un vieux dandy Britannique qui est passé maître dans l’escrime et la médecine. D’une simple torsion de mon poignet, je peux faire vider de son sang un individu mal intentionné. Non c’est la méfiance et le manque d’éducation de la plupart des survivants. Mais dans un sens je ne devrais pas me surprendre vu que la majorité n’a pas le flegme et le stoïque, deux qualités que seul un fidèle serviteur de Sa Majesté possède soit-dit en passant, pour rester un gentilhomme en toute circonstance. Je respire un bon coup pour relaxer la tension au niveau de mes trapèzes. Je suis de plus en plus persuader que mon Île bien-aimé n’est point tombée devant cette pandémie. Si je peux garder mon sang-froid et ma maîtrise tout en continuant d’aider autrui alors que je suis seul, je n’ose imaginer la population d’Angleterre dont chaque homme et femme sont forgé dans le même moule.

Je reviens alors vers mes invités de ma démarche noble et assuré. Passant à proximité de ma canne-épée, je la prends machinalement pour que le martellement métallique du bout de mon accessoire sophistiqué suive ma cadence. Je salut courtoisement, en abaissant la tête légèrement et ajoutant le très important milady, la jeune femme qui décide de prendre congé pour vérifier si le danger était enfin déplacer vers d’autres lieux à piétiner que mes plates-bandes enneiger. Bonté divine qu’elle semble des plus éveiller et surtout réceptive aux formes d’arts qui me tenaient particulièrement à cœur. Je sens que le barbu au regard fuyant, est-ce moi ou bien plus que les Yankees sont costauds et volumineux plus que la gêne semble être de mise, va se lever pour rejoindre sa compagne. Stoïquement et débordant de flegme, je m’apprête à reconduire l’homme froid comme un glacier. L’individu qui pénètre dans les maisons comme moi-même dans ma prime jeunesse, à la différence que moi c’était des jeunes dames mais oublions, se retourne vers moi.

Ses paroles sont hésitantes au début, témoignant d’une grande timidité. Mon visage est certes fermer, mais je ne perds aucunement une miette de son monologue. Mon œil d’acier bleuté est conquis, heureux de pouvoir apporter un réconfort et une oreille attentive à mon prochain. Je suis altruiste et je sais que cette qualité pour certain, défaut pour plusieurs, sera ma perte avec mes bonnes manières. Mais à l’âge que je suis, je ne peux changer et mes plis de ma personnalité sont souder à la perfection avec mon être. Je dépose main sur son épaule en signe de sollicitude et surtout de compréhension. Mon sourire est avenant, bienveillant et surtout apaisant comme la majorité de mes patients appréciaient. Vous savez mon cher Logan que vous n’êtes pas le premier ni le dernier qui ne sera pas sympathique avec moi. Mais heureusement pour vous mon ami que vous êtes tombé sur le dernier Britannique qui ne doit pas être des plus rancuniers. Je lui fais don d’un petit rire accompagner d’un sourire pince-sans-rire qui a fait la marque de mon peuple depuis des générations. Mais je redeviens sérieux et je lui fais signe de me suivre vers les armoires de ma cuisine. Je désire maintenir un certain secret et je crois que lui aussi. Je ne suis pas un spécialiste, mais avec les symptômes que vous me dîtes je crois que vous avez un choc post-traumatique ou un évènement vous a affecter au plus haut point. Je vais vous donner deux choses pour vous aider à dormir et surtout baisser votre stress. J’ouvre alors une armoire cadenassé et je marmonne en lisant les posologies et les noms des médicaments. Je repousse les benzodiazépines car elle augmente l’accès aux souvenirs. Un léger somnifère attire alors ma main. Voilà des somnifères qui sont ma foi des plus efficaces. Vous n’avez aucune allergie au moins? Je me décale de deux pas et j’ouvre le tiroir de cuisine qui contient ce qui m’est le plus précieux. Des tisanes, des thés et autres délices que j’ai pu dégoter ou que mon beefeater colossale m’a ramener de ses sorties. Je prends un contenant je lui prodigue un petit sourire. Une bonne tisane de passiflore. Elle calme la nervosité, le stress et les troubles du sommeil liés à l’anxiété. J’en prends à l’occasion et pour mon grand-père qui fut un vétéran de la Royal Gard lors de la seconde Guerre Mondiale se fut une bénédiction. Il voyait les ennemies abattus et ses compagnons d’armes disparus même dans ses songes. Je prends une bonne respiration. Je peux vous les donner, mais je vous impose deux conditions. Je dépose le flacon et le contenant de tisane sur le comptoir. Juliet n’est pas revenue donc je peux me lancer à l’eau. Premièrement suivez la posologie que je vais vous fournir et surtout buvez votre tisane avant que vous jetez sur les médicaments. Je ne sais point si un jour les industries pharmaceutiques vont relancer la production et il va nous rester que les remèdes de nos grands-mères. Je deviens alors sérieux comme un pape. Je flatte même ma barbe taillé avec un grand soin. J’aimerais vous revoir dans une semaine pour prendre de vos nouvelles et qu’on discute. Vous n’avez pas à affronter vos apparitions et problèmes qui peuvent vous faire dépérir peu à peu. Je peux vous aider un peu vous savez. Je lui aurai bien fait un clin d’œil mais j’ai perdu cette faculté depuis peu. Mais je sais que je dégage une confiance et une empathie que m’ont procurées mes nombreuses années de pratiques de médecine. Vous avez le double avantage que je ne vais pas parler avec votre groupe et que je suis lié au secret professionnelle. Alors vous en dîtes quoi mon cher?

J’attends sa décision et selon son bon désir je range ou non une des clefs que Logan a de besoin pour combattre son choc post traumatiques. Je sais que je dois paraître dur, mais c’est pour son bien et je ne veux pas laisser un patient sans soin. Déformation professionnelle quand tu nous tiens. Nous ne devons point faire attendre une lady mon cher. C’est contre la plus des élémentaires règles du civisme. Je passe alors par la bibliothèque et je prends le bouquin sur les soins d’urgence. Je prodigue un sourire radieux et confiant à la jeune femme. Tenez ma chère. Un petit cadeau pour souligner votre visite. De nous jours les gens qu’ils veulent apprendre sont de plus en plus rares. Je lui tends le recueil annoté par mes soins. La connaissance est bénéfique ma chère Juliet et si vous avez des questions ou vous voulez étancher votre soif de savoir, mon bureau vous est ouvert à l’année. Je sors ma montre à gousset. Je vous demande humblement d’attendre l’arrivé de Robert. Je suis persuadé que ce gentil géant se fera une joie de vous raccompagner. Si du sang corrompu tombe sur votre main mon cher Logan, le risque d’infection sera accru. Sinon j’insiste pour vous escorter tous les deux comme tout gentilhomme qui se respecte. Je leur fais un petit sourire pince-sans-rire dont j'ai le secret. Mon œil gauche reluire d’espièglerie. J’espère que la prochaine visite vous allez boire un peu de thé. Il est succulent.


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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Dim 16 Juil - 19:04
Les yeux plissés, Juliet fixait le visage de Logan, avant d’hausser un sourcil lorsqu’il affirma qu’il allait très bien, les traits de son visage démentant pourtant son affirmation. Un petit soupir échappa des lèvres de la jeune femme, qui se trouvait fatiguée de s’adresser à un mur. S’il ne voulait pas lui dire la vérité, et bien tant pis pour lui, elle ferait semblant de le croire, un point c’est tout. Elle se contenta donc de hocher la tête, avant de détourner le regard pour le poser sur le médecin, à quelques pas de là, en train de s’affairer. Elle ignorait si cela faisait tant de coïncidences que cela, leur monde s’était considérablement rétrécit depuis que les humains n’étaient plus si nombreux que ça. Ça aurait pu être problématique si les connaissances en question étaient des personnes que Logan avait en grippe, mais ça ne semblait pas être le cas, ce qui ne faisait que les encourager à penser qu’Alair était bien plus fiable que ce qu’ils avaient pensé en premier lieu.

Lorsque Logan lui demanda d’aller vérifier si la voie était libre, Jules fronça légèrement les sourcils, son regard faisant plusieurs fois l’aller-retour entre le barbu, et le doc, un peu plus loin. Les laisser seuls ne lui disait rien du tout, et elle ne pouvait pas vraiment dire qu’elle était particulièrement emballée par l’idée de quitter la pièce. Pourtant, au bout de quelques secondes, la jeune femme leur tourna le dos, et revenant sur ses pas, elle longea une nouvelle fois le couloir, puis se retrouva bien vite dans l’entrée. Elle pouvait entendre des bruits de voix dans son dos, de plus en plus indistinctes à chaque nouveau pas que faisait Juliet. Bientôt, elle arriva devant la porte close de la maison, qu’elle entrouvrit tout doucement de quelques centimètres, avant de jeter un coup d’œil à l’extérieur. Puisque tout avait l’air calme, la brune ouvrit la porte un peu plus grand, avant de passer la tête, pour avoir une meilleure vision de ce qui se passait autour de la maison. Mais tout avait l’air d’être calme, et le danger écarté, si bien que les deux survivants de Fort Hope ne tarderaient sans doute plus à reprendre la route. Avec autant de discrétion que précédemment, la jeune femme referma la porte, puis commença à faire quelques pas dans le couloir pour aller rejoindre les deux autres, mais elle ne tarda pas à s’arrêter en les entendant venir dans sa direction.

Juliet décida donc de les attendre sagement dans le couloir, relevant la tête à leur arrivée, tandis que ses lèvres s’étiraient dans un sourire en réponse à celui sur le visage du médecin. Aux paroles du docteur, la brune ne put cacher son étonnement, ne s’attendant pas vraiment à ce que sa froideur et la distance qu’elle avait instauré entre Alair et elle depuis son arrivée puisse lui permettre de recevoir quoique ce soit. Elle attrapa cependant le bouquin tendu, en lisant le titre, tandis que leur hôte lui annonçait qu’elle pouvait venir lui rendre une petite visite, à chaque fois qu’elle aurait une question. « -Merci, c’est gentil. J’apprécie votre proposition. » Cette fois, elle lui adressa un sourire sincère, qu’elle espérait un peu plus chaleureux que tous ceux qu’elle avait pu lui offrir jusque-là. La jeune femme profita du fait que le médecin reprenne la parole pour ranger le livre dans son sac, et le remettre sur son dos. Lorsqu’il leur reparla de son thé, dont ils n’avaient pas bu une seule goutte, Juliet se mordilla la lèvre inférieure, se rendant compte du manque de savoir-vivre dont elle avait fait preuve. « -Je vous promets d’y goûter lors de ma prochaine visite. » Si elle mettait vraiment le nez dans le livre qu’il venait de lui donner, Juliet ne doutait pas qu’elle finirait par s’y intéresser vraiment, et que les questions ne tarderaient pas à s’accumuler dans son carnet de note. Par les temps qui courraient, connaître deux ou trois trucs à savoir faire en guise de premiers soins était toujours bon à prendre.

Quoiqu’il en soit, les alentours étaient désormais vides de tout rôdeur, et il valait mieux pour eux qu’ils partent maintenant, sans attendre Robert, ou qui que ce soit d’autre, ça ne ferait que retarder leur départ. Et puis, le camp n’était pas si loin que ça après tout, et en l’absence de tout problème, ils y seraient même assez vite. La brune finit par poser sa main sur la poignée de la porte d’entrée, avant de glisser un nouveau coup d’œil vers le médecin. « -Merci de nous avoir accueilli chez vous…et pour tout le reste, aussi. » Sa gentillesse face à leur comportement, les soins prodigués à Logan, le livre qu’il lui avait donné, il y avait bien des raisons de remercier le médecin. Après un dernier signe de tête accompagné d’un léger sourire, la jeune femme ouvrit la porte, et se glissa par l’ouverture, avant de poser le pied dehors. Juliet avança ensuite de quelques pas dans l’allée du jardin, et s’arrêta juste avant de rejoindre la rue pour attendre Logan. Puisque ce dernier avait été soigné, la brune se sentait un peu moins obligée de rentrer au camp avec lui, et pourtant, dès qu’il l’eut rejoint, ils se mirent en route sans un mot, en direction de Fort Hope, Juliet n’ayant pas envie d’argumenter interminablement pour pouvoir reprendre son exploration en solitaire.

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MessageSujet: Re: An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]   Mar 18 Juil - 14:55
Une fois sa demande formulée, Logan attendit, peut-être un peu plus mal à l'aise que nécessaire, que le médecin ne lui formule une réponse. Il n'aurait pas été surpris de se retrouver face à un refus après la manière dont Juliet et lui s'étaient comportés avec ce médecin , mais ce n'est pas du tout ce que lui répondit l'homme. Logan avait encore un peu du mal à se sentir détendu face à cet homme beaucoup trop gentil pour être vrai. Être anglais ne pouvait décemment pas justifier autant de politesse, pas vrai ? Il refusait de croire que tous les anglais ressemblaient autrefois à cet homme...

Mais le plus dérangeant, ce fut sans doute le diagnostique que lui apporta le médecin. Syndrome de stress post-traumatique ? C'était un truc de soldat revenu du front, ça, non ? Logan ne se considérait certainement pas comme un soldat. Mais ce qu'il entendait avait un certain sens, même s'il avait un peu de mal à s'imaginer que ce soit possible et réel. Il ne s'était rien passé de si dramatique, pas vrai ? Peut-être bien que si, suffisamment dramatique en tout cas, pour que Bruce s'invite dans sa tête vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sans faire d'histoires, Logan suivit donc l'anglais jusqu'à la cuisine et écouta sérieusement les indications qu'il lui donnait. « Pas que je sache, non. » répondit-il au sujet des allergies. De toutes façons, il était prêt à prendre le risque si ça pouvait le débarrasser de son fantôme pour de bon. Mais le bon docteur avait des conditions avant d'offrir son traitement au patient et Logan hésita en observant l'homme un moment. Parler de tout ça... Il n'arrivait déjà pas à s'y résoudre avec les personnes en qui il avait toute confiance, alors un inconnu ? Il n'en était pas certain. Mais ça pouvait certainement aidé, ce ne serait pas pire en tout cas et s'il ne fallait que ça pour dégager son défunt cousin de sa vie pour de bon... Un signe de tête affirmatif accompagna la réponse que le barbu formula à haute voix : « Très bien, dans une semaine. Je serais là. »

Une fois la réponse de Logan donnée, les deux hommes retournèrent dans le couloir pour retrouver Juliet, où de nouveaux mots et remerciements échangés rendirent le géant muet une fois de plus. Il manquait très certainement de savoir-vivre, mais surtout, il n'était pas spécialement doué pour présenter des excuses ou remercier quelqu'un. Pour lui, il n'y avait pas de raison de s'étaler deux heures sur des politesses, s'il rendait service à quelqu'un soit il annonçait clairement son prix dès le départ, soit il le faisait par envie et dans ce cas rien ne justifiait qu'on le remercie sans fin. Il se força quand même, bien conscient qu'Alair aurait pu refuser de les aider, mais qu'il l'avait fait sans rien demander en échange, encore et encore. « Merci beaucoup. On se revoit bientôt. » assura-t-il tandis que Juliet sortait déjà. Il tendit la main pour serrer celle du médecin, signe incontesté de son respect, même s'il ne maniait pas les mots comme un as contrairement à son interlocuteur, et se décida enfin à sortir à son tour, impatient de rentrer à Fort Hope.

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An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]
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