An apple a day keeps the doctor away [Alair & Juliet]



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Dim 11 Juin - 12:18


23 Février 2016

L'air renfrogné, Logan avançait rapidement en serrant contre lui sa main gauche enroulée dans son écharpe ensanglantée en lançant quelques fois des regards noirs à Juliet qui marchait à ses côtés. D'accord, elle n'y était pour rien dans l'entaille qui creusait un gouffre plutôt profond de la naissance de son pouce jusqu'à son poignet. C'était même totalement sa faute, il avait voulu jouer les curieux tiret maniaque du contrôle tiret emmerdeur de première catégorie en se décidant à la suivre quand il l'avait vu s'enfuir de Fort Hope sans prendre la peine de donner une destination précise sur le registre. Parce que c'était beaucoup plus facile de se la jouer filature que de simplement lui demander ce qui n'allait pas chez elle ou où elle comptait aller ou... seulement de lui parler pour essayer de mettre un terme à la guerre froide qui les occupait depuis quelques semaines. Tellement facile que tout ce que monsieur le génie avait réussi à faire, c'était de suivre son ex jusqu'à un endroit n'ayant absolument rien de spécial, pour finalement manquer de se tuer lorsqu'un couple de rôdeur était sorti de nul part pour lui sauter dessus. Ah si, il avait aussi réussi à chuter en essayant de se débarrasser des créatures, pour finalement se rattraper de justesse à la seule chose qui passait par là : un joli morceau de ferraille bien coupant. Inutile de préciser qu'il avait fait un tel boucan que la partie « passer inaperçu » s'était soldée par un échec, elle aussi.

Son plan vraiment élaboré lui avait donc permis de récolter une jolie blessure qui lui faisait bien plus mal qu'il ne l'aurait admis, une belle engueulade de la part de la brune quand elle avait réalisé qu'il l'avait suivi pendant tout ce temps et des moqueries après qu'elle ait accepté de rentrer avec lui à Fort Hope pour qu'il fasse soigner sa main. Logan, cependant, ne se plaignait pas et supportait chacune des piques envoyées par son ex avec un semblant de dignité qu'on aurait pu facilement confondre avec un mutisme honteux teinté de colère. Il aurait bien voulu passer ses nerfs sur elle, mais bon... Il était en faute et il le savait alors... Il préférait la fermer et la laisser se défouler pour le moment, quitte à supplier Katherine de lui offrir un antidouleur ou cinquante quand ils seraient enfin rentrés, qu'il puisse tomber dans le coma et ne plus rien entendre.

Du moins, s'ils parvenaient à rentrer un jour... Logan reconnaissait de mieux en mieux les maisons bordant les rues dans lesquelles ils avançaient, preuve qu'ils s'approchaient doucement mais sûrement de leur camp, mais ça n'était pas gagné pour autant. Le problème, c'est que l'hiver commençait à s'éloigner tranquillement et avec lui, le froid et la neige dans les rues. Ça commençait déjà à fondre, il ne faisait pas aussi froid que les semaines précédentes et quand le duo arriva à quelques rues des barricades de Fort Hope, la tranquillité à laquelle ils auraient pu s'habituer fut troublée par l'apparition d'une petite horde prête à leur barrer la route. À deux, ils auraient sans doute pu s'en occuper sans trop de mal, mais ils n'étaient pas vraiment deux étant donné que Logan ne pouvait pas utiliser sa main. Et même s'il essayait de se convaincre que Juliet pourrait se débrouiller sans lui contre un peu moins de dix cadavres, il n'était franchement pas prêt à prendre le risque. « On devrait se planquer en attendant qu'ils traversent. » proposa-t-il à la place, de son ton morne d'homme à l'ego blessé. Il regarda autour d'eux les différentes maisons encore en état de les accueillir. Il n'y avait que l'embarras du choix à vrai dire, alors, Logan invita Juliet d'un signe de la main à choisir celle qui lui plaisait le plus et il la suivit jusqu'à une grande bâtisse de style victorien qui dénotait pas mal avec le reste de l'architecture de la rue.

Cela dit, peut-être que cette maison se détachait justement un peu trop du reste du paysage. Parce qu'à peine entré à l'intérieur, Logan eut une étrange impression. C'était... propre. Pas de meubles renversés sur le sol, pas de tâches de sang inquiétantes sur les murs. L'endroit n'était pas parfait, mais il manquait un petit quelque chose au décor... Comme si ce petit coin du monde avait été épargné par l'apocalypse. « C'est bizarre, non ? » demanda-t-il à voix haute, sans vraiment prendre la peine de préciser sa pensée à la jeune femme. Soit elle comprendrait ce qui le dérangeait ici, soit elle lui demanderait des précisions, en fait il s'en fichait un peu. Pour le moment, ce qui l'inquiétait, c'était cet endroit et il sortit son revolver après avoir noué un peu plus sérieusement son écharpe autour de sa main blessée. Il n'était déjà pas le meilleur tireur, mais alors de la main droite, ça risquait d'être vraiment drôle. Ou désastreux selon où l'on se plaçait. Un craquement se fit entendre au bout du couloir et Logan se surprit à espérer sérieusement que l'ombre qui grandissait sur le mur était celle d'un rôdeur.

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Dim 11 Juin - 21:20


Logan & Juliet


An apple a day keeps the doctor away
Je viens de finir de ranger la seconde chambre à l’étage. Un véritable fouillis qui m’a chagriné au plus haut point soit-dit en passant.  Heureusement que le colosse aux biceps gros comme ma tête est un être adorable qui semble avoir décidé que ma chère Amanda et moi-même méritons une parcelle de son amitié. C’est lui, accompagner de la ravissante Bernadette, qui nous a suggérer cette maison, que dis-je, ce manoir de style Victorien. Ma féline à l’air enchanter du toit extravagant et aux corniches les plus hautes du quartier. À la voir escalader les murs et se placer tel un marin à la vigie, je ne peux m’empêcher d’admirer sa silhouette athlétique et carrément sublime. Je crois que celui qui a écrit « Une chatte sur un toit brûlant » avait l’image de la blonde amazone en tête.  Depuis la perte de mon œil droit je n’ai pas revus le colosse qui est parti en exploration. J’espère sincèrement qu’il va trouver son bonheur. Pour ma part avec la fonde de la neige me vient des idées de sortir de mon lieu de vie. Je dois assembler des médicaments, des premiers de premières nécessités et faire une petite plantation de thé. En parlant de thé, je sors ma vieille montre à gousset. Presque dix-sept heures. L’heure de ma plus vieil, et précieuse habitude. Je sors enfin de la chambre et je marche sur le tapis que j’ai nettoyé des tâches d’hémoglobines la semaine dernière. En passant devant un miroir, qui d’une chance inouïe avoues-le, est encore intact, je regarde mon reflet. J’ai certes un peu maigris, mais ma tignasse et ma barbe sont taillés avec un soin obsessif. Qu’importe si la fin du monde est à nos portes, ce n’est pas une raison de redevenir à l’état sauvage. J’ai la dignité, la sophistication, le flegme et le stoïque qui fait la fierté de mes origines Anglaise.  Le bandeau noir sur mon œil au globe oculaire perforé me donne une touche d’exotisme et d’aventurier. Les lames à ma ceinture doivent faire penser aux gens qui croisent mes pas que je ne suis qu’un dinosaure archaïque. Avoir une rapière et une main gauche peut paraître dérisoire au temps de ces Yankee amateur de poudre noir, mais qui rira le dernier le jour que la dernière cartouche sera tirer je vous le demande? Au moins j’aurais en mains des longues et dures pendant que les autres que des jouets inutiles qui tirent à blanc.

Je continue donc en rigolant de mon humour pince-sans-rire. Grâce à ma chère Amanda, j’ai pu retrouver une grande part de mon agilité et de ma dextérité malgré mon invalidité. Et ma canne et devenu plus qu’un symbole de bon goût. Le cadeau de ma famille m’a bien aidé à m’orienter au tout début. Donc je me rends au premier à la cuisine pour démarrer l’eau à bouillir. Bonté divine que j’adore ce petit réchaud de camping. Je mets l’eau à bouillir et c’est alors que j’entends des voix venir de mon hall d’entrée. Bloody Hell.Un juron familial se faufile hors de mes lèvres crispées. J’ai encore oublié de verrouiller la porte  d’entrée. Mais comme un Anglais ne fuit pas ses obligations d’hôte, même involontaire, je me décide d’investiguer. Ma chère Amanda ne sera pas là avant un certain temps et je dois défendre notre tanière comme elle appelle ce lieu magnifique. Je passe la tête par l’entrebâillement de la porte comme un gamin qui planifie un mauvais tour.  Un être musculeux, à la tignasse noir est accompagné par une jeune brunette. Étant un fin observateur et un être de de bon goût, je crois fortement que ce sont des pauvres hères qui cherchent un endroit pour la nuit. Je décide donc de faire une entrée remarquée et guère subtile pour les alerté de ma présence.

Je me dévoile et je tape un coup de ma canne sur le sol. Je dois attirer leur attention de manière civilisée et empêcher l'hostilité. Mais avant que je puisse me présenter, l’homme au visage souffrant me menace de son pistolet. Il semble sur les dents et c'est normale vu les temps troubles que nous traversons. Tout à coup je décide d'être obéissant et de ne plus bouger pour ma propre santé. Je lève mes mains, tenant tout de même ma canne-épée dans ma paume directrice, en signe d'apaisement. Je recule d'un pas. J'essaie de capter leur regard pour y plonger mon œil. Un contact visuel peut m'apprendre beaucoup de choses. Mais le visage de mon potentiel assassin est masqué par la douleur. Au moins, je suis calme, stoïque et ayant le flegme typiquement britannique comme allié. Je fais un petit sourire qui est rassurant. Bonjour Milady et gentleman. Bienvenue dans mon humble demeure. Il m'en faut plus pour me démonter en fait. Mon timbre de voix ne tremble pas.  Il est même hypnotique et pointu. Charmant, doux et même exotique selon plusieurs Yankees. Je hoche la tête dans leur direction. Je voudrais exercer la bienséance et faire preuve de civilité en vous saluant dignement. Mais je vais m'abstenir pour l'instant. J'espère que vous n'allez pas m'en tenir rigueur. Gentleman à la vie à la mort. C'est mon crédo et je peux facilement faire passer James Bond pour un paysan sans aucune classe. Mais mon regard bleuté d’acier remarque le bandage ensanglanté dans l’échappe du bras de l’homme armé. Le médecin en moi s’inquiète à la seconde. Vous êtes blessé mon cher? Je prends le risque de me présenter. Alair Wakeman. Médecin urgentiste et chirurgien à la retraire depuis peu. Si vous voulez baisser votre arme et me décliner vos identités, je pourrais vous soigner et nous pourrions discuter autour d’une bonne tasse de thé. Il est près de dix-sept heures.

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We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 13 Juin - 21:23

L’après-midi venait tout juste de commencer lorsque Juliet avait quitté le camp protégé de Fort Hope, à pieds, décidant de se prendre une après-midi loin de ce qui était désormais son foyer. Elle était restée de longues minutes devant le registre du camp, cherchant ce qu’elle pouvait bien y écrire, avant de lâcher l’affaire : elle-même ne savait pas où elle allait, tout ce qu’elle savait, c’est qu’elle voulait être ailleurs. Elle indiqua malgré tout qu’elle serait rentrée avant la nuit, puis après un dernier regard aux personnes qui gardaient l’entrée dans leur camp, la jeune femme s’empressa de sortir, comme si elle quittait une sorte de prison, et qu’elle avait peur qu’à tout moment ses geôliers ne lui disent que finalement, elle ne pouvait pas sortir. Fort Hope était sans doute loin de pouvoir être comparé à une prison, mais certains jours, c’était ainsi que Juliet voyait les choses, un peu malgré elle. Et c’était donc sur un coup de tête qu’elle avait décidé le matin-même de s’offrir une petite promenade loin des survivants qu’elle côtoyait tous les jours. Et puis, ce serait l’occasion parfaite d’essayer ce truc rose que Maddie lui avait offert pour son anniversaire, et qu’elle portait à la ceinture. Jules n’avait jamais vraiment porté les armes dans son cœur, et l’arrivée de l’apocalypse et des morts qui se relevaient n’avaient pas encore réussi à totalement la faire changer d’avis sur le sujet.

Quoi qu’il en soit, elle n’avait pas tardé à s’éloigner des palissades du camp, et à marcher seule dans les rues désertes aux alentours. La brune venait tout juste de tourner à l’angle d’une maison, lorsqu’un vacarme inattendu résonna derrière elle. Elle sursaute malgré elle, puis s’avança en courant vers l’origine du bruit, ayant tiré de sa ceinture l’arme offerte par Maddie, dont elle menaça…Logan. Tout d’abord interdite face à la présence de son ancien compagnon, la jeune femme n’avait pas tardé à comprendre que le barbu devait très certainement être en train de la suivre depuis leur camp, espionnant ses faits et gestes. Et autant dire que ça l’avait agacée au plus haut point, tellement, qu’elle ne s’était pas gênée pour l’engueuler copieusement, furieuse qu’il l’ai suivi jusque-là. Cette image qui lui collait à la peau, de fille incapable qui allait se faire bouffer par le premier rôdeur qui passerait par-là commençait sérieusement à lui sortir par les yeux, ce qu’elle ne se priva pas de dire à Logan. Sa présence sonnait comme un manque de confiance, comme une intrusion dans sa vie privée également. En plus de l’avoir suivie sans son consentement, le mécano avait eu la bonne idée de se blesser, et la brune pouvait voir du sang goûter de sa main pour rougir le sol aux pieds de Logan. Elle n’avait pas pu s’empêcher de lever les yeux au ciel alors qu’il lui demandait de rentrer au camp avec elle, pour qu’il puisse faire soigner sa blessure. Jules avait fortement envie de lui rétorquer que c’était lui qui saignait, et qu’il n’avait qu’à rentrer tout seul comme un grand et la laissait continuer son expédition, mais le brun était une telle tête de bourrique que Juliet était certaine qu’il aurait été capable de continuer à marcher dans ses pas, malgré la plaie à sa main. Elle avait donc capitulé, bien contre son gré, avait accepté de revenir en arrière, et de rejoindre leur camp.

Leur trajet était plutôt silencieux, uniquement perturbé par les petits piques que Juliet envoyait parfois à Logan. Le grand sauveur qu’il était s’était bêtement blessé, en s’immisçant dans ce qui ne le regardait pas. Ils ne devaient plus être très loin du camp lorsque Juliet ralentit considérablement le pas, plissant les yeux en voyant les rôdeurs qui se traînaient, non loin de là. Ils ne semblaient pas bien nombreux, du moins telle était l’impression de Juliet, et elle s’apprêtait à sortir son couteau lorsque Logan lui fit comprendre qu’il avait d’autres projets, et préférait retarder leur retour au camp. La brune soupira, ravala la remarque qui lui brûlait les lèvres, prête à lui demander s’il aurait pris la même décision si c’était une autre personne qu’elle qui l’accompagnait à cet instant. Mais elle n’en fit rien, et à la place, elle se contenta de répondre un bref « -C’est toi le chef. », tandis qu’elle haussait une épaule. Lorsque Logan lui proposa de choisir la maison dans laquelle ils devraient se réfugier en attendant le passage du petit groupe de rôdeurs, Juliet désigna la première qui était face à eux, sans chercher plus loin. Elle se moquait pas mal de la maison en question, elle espérait juste qu’ils ne devraient pas y passer trop de temps. Sans un mot de plus, Jules s’engagea dans l’allée, le barbu sur ses talons. La poignée de la porte d’entrée ne leur opposa aucune résistance, tandis qu’ils finissaient par entrer dans la bâtisse, et refermaient derrière eux.

Ils restèrent quelques instants sur le seuil de la porte, la jeune femme posant son regard partout autour d’elle, avant que Juliet ne tourne légèrement la tête vers Logan lorsqu’il annonça qu’il trouvait ça bizarre. La brune plissa les yeux, pas certaine de comprendre où il voulait en venir, tandis qu’elle l’observait sans un mot sortir son arme, et finalement, elle fit de nouveau face au couloir, quand elle entendit un craquement au bout de celui-ci, suivit d’un coup sec sur le sol. Puis face à eux, un homme ne tarda pas à sortir de l’ombre, et à se camper au beau milieu du couloir, les toisant à tour de rôle. Evidemment, de toutes les maisons qui longeaient la rue, il avait fallu qu’elle choisisse celle où un survivant avait justement élu domicile. Ils restèrent là, à se regarder pendant quelques secondes qui parurent durer une éternité à Juliet, avant que l’inconnu ne finisse par prendre la parole, provoquant un froncement de sourcils instantané sur le visage de la brune. Milady et gentleman, sérieusement ? Mais sur qui étaient-ils tombés ? Elle n’avait toujours pas prononcé le moindre mot lorsque l’homme face à eux reprit la parole, utilisant un vocabulaire élaboré que la jeune femme avait très rarement entendu au cours de sa vie. Juliet resta silencieuse encore quelques secondes, ouvrant la bouche pour prendre la parole, mais sans savoir pour autant quoi dire. Le thé, vraiment ? Alors celle-là, elle ne l’avait pas vu venir. Elle glissa un regard sur le colosse à côté d’elle, sans chercher à cacher son étonnement, avant de le reporter sur l’homme au bandage, au bout du couloir : « -Euh…moi c’est Juliet, et lui…Logan. » Elle essaya de faire un petit sourire qui se transforma sans doute en grimace, pas vraiment à l’aise à cet instant. Cet homme, Alair comme il leur avait précisé, ne semblait pas agressif, il s’était même montré souriant et assez accueillant, puisqu’il leur proposait de prendre une tasse de thé. Il avait même été jusqu’à proposer de s’occuper de la blessure que Logan s’était fait. Pour autant, Juliet ne pouvait pas s’empêcher de se montrer méfiante, sachant de quoi l’espèce humaine était désormais tristement capable. Si ça se trouvait, il n’était pas seul, et une fois la confiance de l’ancien couple endormi, les complices du vieil homme leur tomberait dessus, pour prendre leurs possessions, ou peut-être pire encore. « -C’est euh…gentil, pour…le thé, mais… » Juliet hésita encore quelques secondes, ne voulant pas se montrer rude dans ses propos, ne sachant pas comment Alair allait réagir face à ces derniers. « -On devrait peut-être juste faire demi-tour. On ignorait que la maison était habitée… » Une nouvelle fois, elle tenta un sourire poli, pas vraiment certaine cependant d’avoir réussi l’opération. Le bon sens aurait voulu que le duo reparte par là où il était venu, sans imposer plus sa présence à l’homme face à eux, mais à cause des rôdeurs au dehors, Logan et Juliet allaient probablement devoir s’attarder plus qu’ils ne l’auraient voulu.

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Ven 23 Juin - 14:18

Très lentement, Logan se concentrait sur sa respiration en avançant de quelques pas dans le couloir. L'important, ça n'était pas de savoir vraiment tirer, juste de donner l'impression qu'il était sûr de lui et mesuré et de ce côté-là, il ne s'en sortait pas trop mal, même si l'ordre et la propreté de cet endroit suffisaient à le convaincre qu'ils tomberaient sur un vivant. Et ça ne manqua pas. Il n'eut pas l'occasion de faire plus que quelques pas sur le tapis avant de se retrouver face à un homme pour le moins étrange, dont l'entrée en matière plutôt originale fit froncer les sourcils à Logan, mais ne suffit pas à le convaincre de baisser son arme.

Il resserra même sa prise quand l'homme se mit à parler avec un fort accent que Logan n'avait jamais entendu ailleurs qu'à la télé et qui ne fit qu'augmenter sa perplexité. Il n'était pas idiot au point de se demander de quel endroit exotique ce type pouvait venir, sans compter qu'il n'en avait pas grand chose à faire pour tout dire, mais cette décontraction dont faisait preuve l'inconnu le mettait assez mal à l'aise. Qui était encore sympa à ce point, de nos jours ? Être anglais ne suffisait pas à justifier un tel manque de bon sens face à l'arrivée de deux inconnus sur son territoire. Ou peut-être les habitants de Fort Hope avaient-ils traversé trop de mauvais moments pour réfléchir avec plus de mesure. Dans tous les cas, Logan sauta immédiatement à la conclusion qu'il fallait se méfier et Juliet, sans avoir besoin de le consulter, devait penser la même chose, car elle refusait déjà l'invitation de l'homme à boire le thé. Sérieusement, qui invitait deux inconnus armés à boire le thé après qu'ils soient entrés chez vous sans y être invités ? Seuls ceux qui ne craignaient pas de finir découpés en morceaux dans un coin. Soit ce type était plus combatif qu'il n'y paraissait avec sa cane et son œil en moins, soit il n'était pas seul. Dans un cas comme dans l'autre, Logan n'avait aucune envie de traîner là pour le découvrir.

Malheureusement, entre affronter un grand-père borgne et une armée de rôdeurs... Il fallait faire le choix le moins dangereux pour Juliet et lui. Le barbu se tourna vers la jeune femme, baissant enfin son arme sans la ranger. « On peut peut-être rester le temps que ça se calme dehors, non ? À nous deux on peut le gérer si ça tourne mal. Et s'il est vraiment médecin, ça nous rendra service. On va juste éviter de boire ou manger quoi que ce soit. Ça te convient ? » murmura-t-il à l'adresse de Juliet, aussi bas que possible pour que l'autre homme ne l'entende pas. Non pas qu'il la croyait incapable de se débrouiller face à des rôdeurs, mais une horde c'était toujours plus complexe que deux ou trois cadavres isolés... Du moment qu'ils se tenaient tous tranquille, pourquoi fallait-il que ça se passe mal ? Et puis si ce type pouvait vraiment le recoudre, il serait au moins en mesure de réutiliser sa bonne main au moment de s'en aller. Finalement, il releva les yeux vers le soi-disant médecin, essayant de prendre un air plus détendu à son tour, ce qui n'était pas une mince affaire. « On va rester juste le temps que la horde passe et on repartira d'où l'on vient sans causer de problème, si ça vous va. »

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Logan & Juliet


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Je suis peut-être devenu borgne, mais je n’ai pas besoin d’avoir d’yeux pour ressentir toute leur méfiance envers moi. Ma main à couper qu’ils doivent se demander pourquoi cet être plein de charme et de classe britannique, mais certainement fou à lier, les invitent à boire un thé. La réponse est toute tracer et d’une visibilité limpide pour moi. Car il est presque dix-sept heure et c’est une de mes marottes que j’entretiens avec un sérieux digne d’un serviteur de Sa Majesté. Alors que l’homme se retourne, ce Logan, se tourne vers Juliet pour parler, mon esprit fait enfin les connections nécessaire. Il se retourne avec un air pitoyable d’assurance et de calme. Bonté divine je crois que même Robert pourrait sentir que l’homme à la barbe luxuriante est plus à cran qu’un canard qui découvre une sauce à l’orange sous son aile et la mire du fusil du chasseur. Je dois les calmer et c’est un impératif. Noblement, d’un pas assuré et d’une posture droite comme l’exige le protocole du parfait gentilhomme, je m’avance vers la fenêtre. D’un doigt inquisiteur, je boue le rideau. Bloody Hell! Je crois que c’est un bon petit groupe de cannibales putrides qui émigre vers le sud pour l’hiver si vous voulez mon humble avis. Moi et mon humour pince-sans-rire Anglais. Je me retiens pour ne pas esquiver un petit sourire derrière ma barbe taillé avec soin. Je me retourne et je m’incline un peu. Milady Juliet, monseigneur Logan, je suis plus que flatté de vous accueillir sous mon toit pour laisser le temps à ce vent nauséabond puisse quitter mes plate-bande. Je soulève un sourcil broussailleux et je leur fais don d’un sourire apaisant, confiant et d’une classe qu’aucun Yankee ne pourrait produire. Ma chère Bernadette m’a glissé un mot sur vous mon cher et vos exploits. Je comptais vous rendre visite pour vous signaler ma présence comme tout bon voisin a le devoir et l’honneur de le faire. Voyant le sang couler de la plaie à la main, je vais un examen visuel des plus sommaires. Vous n’êtes pas couper avec le Khukur en votre possesion. Non j’opterais pour une blessure accidentelle. Je vous conduis à la salle de repos et je pourrais vous nettoyer la plaie et appliquer quelques points de rapprochement.

J’ouvre la marche, persuadé qu’ils préfèrent me voir devant que derrière eux.  Le claquement du bout ferreux de ma canne est en parfaite symbiose avec mon pas alerte malgré mon âge évident. J’arrive devant une double-porte et je l’ouvre pour conduire mes invités surprise. Après vous milady et messieurs. C’est une pièce bien ordonné, récuré par mes soins et que j’aime appeler ma salle du savoir. Le canard d’eau chaude siffle joyeusement et mon ensemble de thé est disposer avec goût sur une table base. Un vieux gramophone, deux bibliothèques avec une multitude de livres donnant sur une vaste avenue de connaissance. Des souvenirs de la défunte bibliothèque de la ville que j'avais pris lors de mon déménagement. Au centre des pièces quatre fauteuils à haut dossier d’un confort inégalé.  Mais ce qui me fait ressentir une immense fierté et un bonheur tout à fait légitime sont les toiles sur les murs. Prenez place mes chers invités. Je vais me dépêcher d’aller chercher ma trousse de soins. Et le thé naturellement car il est près dix-sept heure. Je vais chercher le doux breuvage qui émet un arôme renversant et je l’apporte près de la table basse près des chaises. Je les vois regarder les œuvres et je bombe le torse en transvidant un peu de fierté britannique dans les tasses. Mon ami Robert et moi nous sommes allés au musée pour sauvegarder un peu de patrimoine pour les générations futurs. Ce brave gaillard adore ces toiles. Il semble m'avoir adopter le bougre.

Mon sac de secours est près de ma chaise et je l’ouvre. Deux claquement sec se font entendre lorsque je mets mes gants de nitrile après avoir désinfecté mes mains avec une lingette stérile. Je ne les vois pas boire le thé et je fais un sourire indulgent et remplis d’apaisement. Un instant mon cher. Je bois dans ma tasse en levant le petit doigt comme l’exige la manière correcte d’ingérer ce breuvage. Le liquide vient de la théière et j’ai fait la préparation. J’espère que ça va les assurer. Sinon je me mets en kilt et je joue de la cornemuse pour prouver ma bonne volonté. Espérons que je n’arrive pas à ces extrémités. J’examine alors la plaie de l’homme et je fais un petit non de la tête. Mon cher ami, vous avez joué avec une fenêtre récalcitrante? Je sens les bouts de verre brisé  à l’intérieur. Je me tourne alors vers la charmante jeune femme et lui fais don d’un sourire remplis de flegme et de charme britannique. Ma chère Juliet, pouvez-vous me donner dans ma sacoche la pince à sourcil je vous prie? Tout est bien noter. Ensuite mon ensemble à suturer est dans la poche juste en avant. Je vous en serais éternellement reconnaissant.

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