The funfair, or in that case, the fair. ft Rajesh



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Knowledge can change our fate
Arizona Durden
Matricule n°001
Knowledge can change our fate
Dim 11 Juin - 16:42

La jeune femme ne comptait plus le nombre de fois depuis son arrivé dans ce groupe où elle s'était rendue ici. Pour elle qui avait très peu étudié, tout ce qui s'y trouvait semblait provenir d'un autre monde tant elle n'en connaissait rien. Depuis le début de l'infection, Arizona avait pris sa vie en main et avait appris de nombreux trucs pour survivre. Elle s'était surtout concentrée sur des domaines plus "physiques" mais présentement, elle tentait d'augmenter ses connaissances dans un tout autre domaine. Même si elle ne comprenait pas la moitié de ce qu'il tentait de lui expliquer, Arizona adorait passer du temps avec Rajesh au laboratoire. Elle avait le plus grand des respects pour ses facultés intellectuelles et souhaitait apprendre de lui ne serait-ce que d'infimes petites choses. Pourtant aujourd'hui, la brunette avait surtout envie de sortir à l'extérieur. À dire vrai, elle avait du mal à rester en place.

« Raj... C'est l'heure de la pause ! Viens avec moi faire un petit tour, s'il te plaiiit. »

Clignant des paupières de manières absolument exagérées, elle se levait de la chaise prête à le trainer de force si nécessaire ou à faire comme elle faisait toujours avec cette pauvre Hannah, lui inventer n'importe quelle raison bidon pour qu'il se sente coupable de la laisser sortir seule. Sans même savoir s'il avait l'intention de le garder ou de l'enlever, Arizona ne pouvait s'empêcher de lui faire remarquer que son sarrau était d'un blanc bien trop pur pour qu'il revienne dans le même état.

« Je sais que ce que je te demande doit être aussi pénible que de t'arracher un rein, mais il faut que tu retires ton sarrau. Tu risques de l'abimer dehors ou de le salir... enfin surtout que je l'abîme ou le salisse. »

Parce qu'elle était surement bien plus dangereuse que lui a ce niveau. Vérifiant du bout des doigts qu'elle avait bien son colt et son poignard, elle lui fit signe de la suivre à l'extérieur du laboratoire pour se diriger vers la porte de sortie.

« Il y a un pâté de maison que j'ai aperçu l'autre jour, mais j'avais trop traînée pour avoir le temps de m'y rendre avant la tombée de la nuit. J'ai cru voir une drôle de structure de métal et je suis curieuse. Ça te dis d'aller y faire un tour ? »

Ou comment poser une question pour laquelle elle se fous un peu de la réponse puisque qu'il le souhaite ou non, elle avait bien l'intention de l'amener par là quand même ! N'empêche que l'idée qu'il en ait envie aussi lui semblait beaucoup plus amusante et elle espérait au fond qu'il partage son envie ne serait-ce qu'un peu.

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Cut You Down
Well you may throw your rock and hide your hand But as sure as God made black and white What's done in the dark will be brought to the light You can run on for a long time Run on for a long time  Sooner or later God'll cut you down© alaska.  

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Rajesh Manjrekar
Matricule n°001
@ Knowledge can change our fate
Mar 13 Juin - 11:49

Aujourd'hui, et pour la première fois depuis longtemps, Rajesh ne travaillait par sur la pandémie. Oh, il était bel et bien dans sa chambre, assis devant sa paillasse et penché sur du matériel de recherche, mais rien de ce qu'il avait sous les yeux ne concernait l'horreur frappant le monde. Depuis quelques jours, il avait commencé des cultures dans des boites à pétris et maintenant, il attendait tranquillement de voir des résultats apparaître et même s'il devait faire des observations tous les jours, ça ne lui prenait pas assez de temps. Et puis, depuis quelques temps maintenant, le scientifique s'était trouvé une sorte d'apprentie. À dire vrai, il n'avait jamais vraiment l'impression qu'Arizona comprenne réellement ce qu'il tentait de lui expliquer, mais elle passait beaucoup de temps avec lui à le regarder travailler et il aimait avoir un public restreint et parler à voix haute de ce qu'il faisait, ça l'aidait à le concentrer. Pour aujourd'hui, alors que la jeune femme était encore en train de gigoter sur une chaise à côté de lui, il avait décidé de lui montrer comment il pouvait fabriquer de l'alcool à partir de vraiment pas grand chose. Si cette expérience avait semblé intéresser la jeune femme pendant un petit moment, là elle commençait sérieusement à s'impatienter et elle déclara qu'il était l'heure de la pause.

Le chercheur, dans sa naïveté, poussa un soupir en levant les yeux au ciel, mais il ne refusa, persuadé que par « faire un tour dehors », la jeune femme entendait une promenade dans le parc sécurisé par les habitants du groupe. « D'accord, si tu veux, mais... » Mais rien du tout. Il n'avait pas le temps de lui exprimer sa vision d'une balade qu'elle insistait déjà pour qu'il retire sa blouse. Mais... Il ne voulait pas retirer sa blouse... C'était... Oui, comme elle disait, la même chose que de s'arracher un rein. Et puis, comment pourrait-il se salir juste en allant marcher un peu dans le parc ? « Attends, attends... où est-ce que tu veux qu'on aille se balader ? » demanda-t-il, cachant difficilement la panique qui commençait à monter dans son esprit. D'accord, il commençait à sortir de plus en plus souvent, mais.... Mais ça n'était pas une raison pour le faire sans arrêt, pas vrai ? Il pouvait rester dans son labo, à se dire que s'il avait eu envie de sortir, il en aurait été capable, mais décider de ne pas le faire. C'était ce qu'il faisait pratiquement tous les jours et tout se passait treès bien comme ça ! Pourquoi chercher à s'attirer des problèmes ? Il contribuait au groupe d'une autre manière et tout le monde y trouvait son compte !

Pourtant, Rajesh se laissait faire. Il ne comprenait pas pourquoi, mais il s'était levé quand la jeune femme l'avait fait et maintenant qu'elle lui faisait signe de la suivre en lui expliquant leur destination, il marchait près d'elle dans le long couloir menant au hall principal sans même chercher à la retenir, même s'il n'avait pas retiré sa blouse, il suivait le reste de ses ordres sans rechigner. En fait, il essayait surtout d'absorber les informations qu'elle lui donnait et de s'y préparer mentalement. Une drôle de structure de métal. De la simple curiosité. Elle était sérieuse ? Bon, l'indien était carrément mal placé pour donner des leçons sur la curiosité mal placée. Après tout, il l'avait été lui aussi, c'était ce qui l'avait mené sur la voie de la science. Mais il y avait une sacrée différence entre de la curiosité scientifique et vouloir sortir dans l'Enfer qu'était devenu la Terre pour jeter un coup d’œil à il ne savait trop quoi, juste pour voir. D'un autre côté... Rajesh observa la jeune femme, un peu hésitant, partagé. Il avait envie de sortir avec elle, ça pouvait être drôle, non ? Il s'amusait toujours beaucoup avec Arizona et puis, elle faisait partie des gens ici qui s'en sortaient toujours. Ceux capables de passer une journée -ou beaucoup plus- dehors, loin du labo, loin de tout, et revenir le soir sans une égratignure. « D'accord, on va jeter un œil. » concéda le chercheur, plus ou moins persuadé qu'elle ne lui demandait son avis que par pure politesse. La preuve, elle se sortait déjà du bâtiment alors qu'il avait tout juste accepté l'invitation. Il soupçonnait même qu'elle serait sortie en le traînant par la manche s'il avait osé répondre non.

Le jeune indien se lança donc à la suite de la jeune femme, essayant de ne pas la perdre et surtout de ne pas paniquer. « Tu as une idée de ce que ça pouvait être, cette structure métallique ? » demanda-t-il en passant en revu les possibilités dans sa tête. Peut-être un échafaudage pour un bâtiment en construction ? Auquel cas, il n'y avait pas grand intérêt à aller voir, si ? En fait, en pleine ville, Rajesh imaginait mal ce que ça pouvait être d'autre. Preuve, sans doute, que son imagination était loin d'être développée. Du moins, elle ne l'était pas sur les possibilités de leur destination, mais côté dangers et choses qui pouvaient mal tourner, il s'en donnait à cœur joie, imaginant déjà le nombre improbable de malades qu'ils trouveraient une fois sur place, les différents endroits d'où ils pourraient débarquer tout à coup pour leur sauter dessus, la manière dont il mourrait. Mordu, bien entendu. C'était comme ça qu'il finirait sa vie : infecté à son tour, succombant au mal qu'il avait participé à créer. On le laisserait se transformer pour lui faire payer d'avoir brisé la vie de tant de personnes ou alors, il consentirait enfin à utiliser le revolver laissé par l'armée pour mettre fin à ses jours avant de devenir un malade à son tour et d'assumer pleinement sa responsabilité. L'un ou l'autre. Ça arriverait aujourd'hui et il n'était pas prêt à ça. Il n'était même tellement pas prêt qu'il réalisa tout à coup, alors que le duo improbable arpentait les rues dans la direction donnée par Arizona, qu'il n'avait même pas pensé à prendre son arme. Il n'était absolument pas habitué à se balader avec ce pied-de-biche qu'Abel l'avait forcé à adopter. La plupart du temps, la barre de fer restait dans sa chambre et ne bougeait pas du coin de mur contre lequel il l'avait posée. Et il avait enfin réussi à l'oublier...

Pourtant, Rajesh garda cette information pour lui aussi longtemps que possible. Il n'assumait réellement pas d'être un tel cas et encore moins quand il s'agissait d'Arizona. Drôle, d'ailleurs. Pourquoi cela le dérangeait-il tellement qu'elle le voit comme un parfait crétin ? Probablement parce qu'habituellement, elle semblait presque l'admirer. Lui et toutes ses connaissances, son talent imbattable pour la biologie moléculaire... Il aimait ça, que quelqu'un le voit comme une personne intéressante plutôt que comme le taré en blouse blanche. Mais là, il allait vraiment baisser dans son estime s'il parlait. Cela dit, quand la jeune femme s'arrêta et que Rajesh posa enfin les yeux sur la fameuse construction métallique... Tout à coup, il était à la fois un peu excité et totalement effrayé. « Arizona... J'ai oublié mon pied-de-biche au labo. » murmura-t-il en observant l'entrée de la fête foraine avec des yeux ronds.

HRP:
 

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