Je suis l'homme qui tombe à piiiiiiic! Ft Leïa



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I walk a lonely road
Louis Hartmann
Matricule n°001
I walk a lonely road
Mer 14 Juin - 21:06

La journée s'annonçait chaude, au moins 4°C au compteur! Pour un peu Louis en aurait jeté sa veste et couru nu dans les rues désertes. Oupah... On parle de Louis Hartmann là, le gars qui avait agrafé les lèvres d'un ranger qui avait cru drôle de faire une blague sur son "air constipé" en pensant qu'il n'était pas là. Dommage, s'il y avait une vérité éternelle c'était que Louis était toujours là au mauvais moment, pour sa victime du moins. Et donc en ce beau jeudi, ou vendredi de février 2016, pour la énième fois, Louis fut au mauvais endroit et au mauvais moment.

Du bruit avait attiré l'attention de l'ancien militaire, le sortant de sa torpeur du matin. Le genre de bruit qui vous réveillerait un mort... littéralement. Ce n'était pas Rosket, ce dernier était tendu comme un chien de chasse ayant reniflé une proie et attendant le signal. Se déplaçant silencieusement vers la fenêtre de la chambre qu'il occupait, il vit au rez de chaussée une femme qui faisait comme exercice du matin des étirements au sabre ou à l'épée, bref un truc avec une lame, sur des rôdeurs un peu trop curieux.
Ce qui attira l'attention de l'instructeur ce ne fut non pas le combat gagné d'avance de la furie qui faisait du sashimi de zombie, mais le petit sournois qui se glissait entre les maisons.
De là où il était, c'est dire juste au dessus, Louis l'entendait clairement avancer, il avait presque envie d'aller lui tirer les oreilles pour lui apprendre les bases de la discrétion. Vu sa posture et le pied de table clouté qu'il avait à la main, il était clair qu'il n'avait pas d'intention amical à l'égard de la trancheuse à jambon quelques mètres plus loin qui si elle était visiblement très douée pour faire des émincés de cadavre ambulant était peut être un peu trop concentrée pour remarquer le gars qui s'il était bruyant pour un ancien des forces spéciales ne l'était pas forcément pour le reste du genre humain. Aussi, contaminé par Elliot, il se décida à agir, il ne pouvait plus s'en empêcher de toute façon...

On laisse avancer le vil brigand, on se laisse glisser le long de la fenêtre telle une anguille et on s'approche dans le dos du type.

"Dites, vous n'auriez pas vu mon raton laveur?"

Réflexe classique le pauvre bougre se retourne, un peu comme ces chats qui se figent sur la route quand des phares les éclairent la nuit et restent pétrifiés au lieu de galoper jusqu'au bord de la chaussée. Dans son regard la surprise se disputent à la panique d'autant plus que la terreur de Fort Benning arbore son plus sinistre rictus celui qui signifiait "toi, tu vas prendre!" Et il prit, violemment, le maillet tuyau en plein front. Le bruit mat du métal résonnant un peu, celui plus sec et net du crâne qui se brise et s'enfonce, les yeux qui louchent eeeeet blam, il s'effondre en arrière le front enfoncé d'un bon centimètre, le lobe frontal réduit en purée. Le corps s'agite de soubresauts pendant quelques secondes avant de s'arrêter définitivement de bouger.

Il remarque alors que la jeune femme expédie sa dernière pièce de boucherie une moto couchée un peu plus loin, des affaires sont répandues sur la route. Un câble d'acier repose non loin de là. La petite enflure avait donc posé un piège à con, ou à motard, ou cycliste. Soit ce n'était pas la première fois que des motards passaient par là, soit c'était le gars le plus chanceux de... Louis le considéra, là allongé dans l'herbe folle avec le crâne défoncé et louchant stupidement. Non, il n'avait pas été chanceux du tout.
Revenant à la vivante, il applaudit en tapant une main dans l'autre de façon assez moqueuse.

"Je crois que le record de découpe de tranches de salami a été battu, pas de doute. Ca aurait été dommage qu'on vous interrompe hmmm?"

Petit coup de pied dans le cadavre qui ne s'animerait jamais. Rosket attaqua le nez du mort s'attirant lui aussi un coup de pompe.

"Où est ce que tu te crois, sac à puce?! Y a que les rôdeurs qui bouffent des humains."

Malgré tout il ne quitta pas la femme des yeux, le combat était fini, elle était armée et savait se servir de ses joujoux et il n'y a que dans les livres où l'ennemi de mon ennemi est forcément mon ami. Là en l'occurrence c'était une femme dangereuse en face d'une homme qui l'était tout autant. Chacun retint son souffle, sauf le raton laveur qui préférait se gratter une partie de son anatomie que la décence interdit de nommer.
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Ven 16 Juin - 1:14

J'étais en train de traverser une ruelle quand la roue avant de la moto s'est bloquée. Heureusement, les détritus dans la rue limitaient ma vitesse et je me suis juste ramassée la tronche en faisant frotter mon casque et la carrosserie de la moto contre le bitume creusé par les intempéries. Je me relève en retirant rapidement mon casque pour remarquer une corde métallique tendue là. Un piège ? En tous cas, ma glissade a réveillé le voisinage et la milice du silence arrive déjà pour me sermonner. L'épée nagi dans la main, je virevolte pour leur faire face et commence à éliminer les morts qui m'agressent, plutôt mourir que de laisser mes affaires.

J'abats les morts les uns après les autres, profitant de l'allonge offerte par mon épée qui ressemble plus à une lance et le sang commence à se répandre sur le macadam. Les morts sont nombreux mais je fini par en voir le bout et le fait de me battre avec des lames fait qu'une fois les curieux éliminés, il n'y a pas de bruit pour en faire venir d'autres. Un peu essoufflée par le combat, je prends une inspiration avant de commencer à ramasser mes affaires. Mais lorsque je me redresse en tenant le guidon de la moto pour la mettre sur la béquille, une voix se fait entendre. Qui me parle de salami ? J'en veux ! Ah non c'est juste un type à la fenêtre qui a l'air de beaucoup s'amuser.

D'ailleurs, quand je le remarque enfin, il parle à quelqu'un que je ne vois pas et le sermonne au moment où je dégaine mon Beretta pour le mettre en joue quoi que je ne sois pas sûre de mes capacités à cette distance. Au moins, mon bras ne tremble pas et si c'est lui qui a posé ce câble, je préfère ne pas prendre de risque.

- Si tu parles aux type qui a posé ce câble, dis-lui que j'aurai sa tête dans cinq minutes.

Je le regarde et hausse un sourcil appréciateur lorsqu'il balance le corps par la fenêtre. Ce connard est définitivement mort et après un coup de pied bien senti, je rengaine mon arme avant de commencer à rassembler les affaires qui ont glissé d'une de mes sacoches durant la chute. Lorsqu'il arrive devant moi, je me raffermis un peu histoire d'être prête en cas de problème mais je lui tends quand même la main, après tout, il m'a peut-être sauvé la vie j'en suis pas sûre.

- Merci l'ami. Je m'appelle Skywalker.

Pas de raison d'être agressive, je préfère essayer de paraître amicale même si c'est compliqué quand on a plus d'armes que paires de chaussures et des peintures de guerre sur le visage. L'homme face à moi a l'air limite plus normal malgré son allure évidente de survivant. Au moins, je vois bien qu'il ne doit pas faire partie d'un groupe, sinon il serait probablement mieux loti que ça avec une douche et de la bonne nourriture. Non ce type là est un scavenger, tant mieux, il doit avoir l'habitude du troc.

- T'as du stuff à échanger ?

Sans trop perdre de temps puisque je suppose qu'il ne m'a pas tiré d'affaire avec l'embuscade pour me trucider juste derrière, je commence à tirer de sur ma moto une couverture dans laquelle est enroulé un super fusil que je n'ai jamais utilisé. Déjà parce que le connard à qui je l'ai pris a bousillé toutes les cartouches sauf peut-être deux ou trois avant de mourir et parce que je déteste ça. Je pose la couverture sur ma selle avant de déplier le tissu pour faire apparaître ma proposition à l'homme à la posture très militaire, trop pour être naturelle.

- Si ça t'intéresse, je t'en fais un bon prix. Je l'ai récupéré il y a deux jours, je l'ai vu fonctionner mais il reste peut-être juste de quoi le tester à l'intérieur.

Aucune idée du type d'arme que c'est. Ça ressemble à un fusil de guerre militaire mais j'y connais rien et je ne me suis pas embêtée à demander aux gens sur la route. Mais lui, je le sens bien il m'a aidé de lui-même donc je lui fais assez confiance pour sortir mes joujous.

- Je prends tout ce qui a de la valeur et qui n'est pas trop gros, les médocs, les drogues, les clopes, l'alcool.

Tout ce qui peut se troquer contre autre chose en fait. Mais il n'a pas du tout l'air d'avoir des trucs susceptibles de m'intéresser assez pour que je cherche un moyen de les transporter à moins que ce soit petit.

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Sam 17 Juin - 15:25

Elle ne manquait ni de talent avec les lames ni d'assurance, deux choses qu'il valait mieux maîtriser vu l'évolution du monde et des gens. Si elle fut un brin suspicieuse, à raison vu l'allure générale de Louis et de son entrée en scène, elle préféra opter pour la solution amicale, lui tendant la main et se présentant en plus en le remerciant. La politesse n'était pas morte au moins.
Répondant à son salut par une poignée de main ferme, il se présenta à son tour de façon aussi succincte qu'elle l'avait fait.

"Hartmann, toujours un plaisir de fendre un crâne de crapule."

Mais parce que le monde n'était plus aux palabres, dieu merci, Skywalker embraya immédiatement sur ce qui pouvait l'intéresser. Le pragmatisme était une valeur sûre, mais à double tranchant. Louis réfléchit un instant leva l'index de la main gauche et retourna dans ce qui avait été la cuisine de la maison. Le gaillard qui n'avait plus besoin de rien que d'un espace privatif dans un cimetière y avait entassé quelques affaires. En y jetant un oeil et vu ce qu'avait espéré négocier la motarde, il reparut avec quelques prises intéressante.

"Nous avons là un Russel's Reserve de 10 ans d'âge. Si on aime le bourbon c'est très buvable, sinon ça fait un bon antiseptique et on peut aussi dégraisser son matériel avec. Et ce chien galeux avait aussi un sac de couchage, si ça te dit vu que je n'ai rien vu de tel sur ta monture."

Dans l'absolu échanger ces bricoles contre un M1A, il avait presque des scrupules, mais vu l'état des bastos répandues sur le sol et le fait que les armes à feu aujourd'hui avaient un don unique pour attirer la mort rampante, au final ce serait pour l'ex instructeur, qu'un outil de négociation et le cas échéant une matraque de fortune. Les échelles de valeur étaient complètement chamboulée et ce fusil n'était plus une arme à deux mille dollars mais un objet vaguement utile contrairement au sac de couchage.

"Le reste c'est que du bric à brac de clochard. Tu permets que je vérifie le fusil?"

Il déposait les affaires récoltées près de la jeune femme et examinait avec attention l'arme. Etat de la culasse, vérification de l'âme du canon, vérification rapide de l'alignement des organes de visée. L'ancien militaire ne put retenir un soupir, l'ancien propriétaire avait monté une lunette sur une arme prévue pour le CQC, elle pourrait toujours servir de toute façon. Malgré la chute de la moto, l'arme était en parfait état, on ne pouvait pas en dire autant des quelques munitions transportées. On voyait bien par ses gestes qu'il avait l'habitude des armes, le fusil s'était tout naturellement niché entre ses doigts et répondait dans la fraction de seconde aux sollicitations du survivant. Quand il eut fini, il déposa l'arme sur la couverture comme elle s'était trouvée auparavant.

"L'arme est en bon état et n'a pas souffert de l'accident. Si tu as des infos intéressantes sur des groupes de survivants fréquentables, je te propose ça en échange. S'ils avaient des munitions à vendre ou à échanger ce serait encore mieux."

Il avait sorti d'une poche une boîte d'allumettes. Ca pouvait paraître stupide, mais ces petites conneries étaient précieuses maintenant. Ce n'est pas tout le monde qui pouvait se la jouer Bear Grylls et Louis , lui-même avait tellement oublié ses basiques qu'il aurait été bien incapable de jouer au survivant qui part du Pôle nord avec un slip de bain pour tout vêtement, sans une brosse à dent et qui débarque le lendemain après-midi au bord de ta piscine avec un sourire jusqu'aux oreilles et les poches bourrées de pesos. Il espérait que cela motiverait l'amazone à être plus prolixe que jusqu'à présent.
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Mar 20 Juin - 0:06

Je serre sa main avec conviction en retenant le nom de l’homme. Hartmann ? Hmm, inconnu au bataillon mais bon, mon bijou a l’air de l’intéresser et le voilà qui commence à sortir des trucs pour me les montrer. Il sort d’abord une bouteille de bourbon dont je m’empare rapidement pour la déboucher et en vérifier le contenu, je ne compte pas acheter une bouteille d’alcool remplie de pisse. Une fois le contenant vérifié et satisfaisant, je la dépose à mes pieds en attendant la suite. Je le suis ensuite jusqu’au camp sommaire du mort et il me tend un sac de couchage mais je suis incapable de définir vraiment à qui il appartenait, au connard qui m’attendait là ? Probablement et de toute manière, le con n’en aura plus besoin, par contre, un coup de brosse et lessive s’impose parce que c’est hors de question que je dorme là-dedans pour le moment. Mais le sac est de qualité et finalement, je le roule à nouveau avant de nouer la ficelle qui permet de le bloquer dans sa position la plus facilement transportable. Attrapant au passage une bouteille d’eau pour la tirer du sac posé dans le coin, je suis Hartmann jusqu’à la sortie.

Il ajoute ensuite une boîte d’allumettes, je vais donc soit devoir remballer mon fusil, soit accepter son offre. Le voir manipuler l’arme comme s’il s’agissait de sa version lego me rappelle Barry, ce type sait ce qu’il fait et on ne lui a pas balancé un flingue dans les mains il y a un an en lui disant d’apprendre à s’en servir. Du coup, j’ai un peu peur de me faire arnaquer mais finalement, un objet n’a de valeur que celle qu’on lui donne et l’arme est loin d’être aussi intéressante à mes yeux, quitte à faire venir tous les rôdeurs du coin, c’est moins compliqué d’utiliser un sifflet. Au moins, je suis rassurée de voir qu’elle lui convient, j’avais peur de me la traîner deux semaines dans le baluchon mais c’est lourd et il y a bien assez de bordel attaché à la Kawa.

- Deal ? Soldat Hartmann.

Et oui, I know what you are, c’est tellement évident que ce n’est pas un civile. Je tends à nouveau ma main pour accepter sa proposition et finis par m’emparer de mes nouvelles acquisition avant de les poser sur la selle de la moto pour me rappeler de les attacher avant de partir. Je vais faire des heureux avec mon bourbon. Par contre, il est gentil avec ses allumettes et évidemment, je ne dirai jamais non à un moyen de lancer rapidement un feu.

- J’ai les infos que tu cherches.

Avec un rictus, je tends la main devant moi, il sait très bien ce qu’il a à faire. Une fois que j’aurai les dites allumettes, je pourrai lui indiquer la direction du camp du Fantôme, c’est mieux que rien et il seront capable de troquer avec lui. Mais en attendant, motus et bouche-cousue.

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Louis Hartmann
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Mar 20 Juin - 18:33

Louis ne sembla pas spécialement décontenancé qu'on le catalogue militaire. Il était né pour l'être et aurait dû le rester jusqu'à sa mort si la vie ne lui avait pas joué de beaux et vilains tours, il ne se cachait pas non plus. Son passé militaire était tout à fait honorable à ses yeux. Se redressant un peu plus - si tant est que ce fut possible - il eut même une ébauche de sourire et corrigea l'inconnue.

"Sergent Instructeur Hartmann. Et oui, marché conclu."

Certains auraient poussé le jeu jusqu'à faire un salut, mais pas le sergent instructeur Hartmann, il ne saluait pas les civils, un militaire ne devrait jamais saluer militairement un civil, exception faite d'un militaire honorable à la retraite, après tout on restait militaire toute sa vie, même si on ne pouvait plus exercer. Il était un exemple ambulant que même sans uniforme il restait un militaire, son âme était en camo digital et seul le dénuement absolu de l'Apocalypse Zombie l'empêchait d'avoir une apparence réglementaire, celle qu'il avait eu jusqu'à ce qu'il se fasse renvoyer. Après ça avait été la déchéance morale et physique... Mais c'était une période révolue, il reprenait le dessus et avait un but maintenant et ça se voyait.

L'ancien Ranger récupéra le M1A et alla le poser contre la clotûre de la maison quelques mètres derrières pendant que Skywalker Skywalker comme elle s'était présentée avait également rangé ses nouvelles acquisitions sur sa moto. Il claqua sa langue une fois contre le palais et Rosket se dirigea vers le fusil, le reniflant un instant avant de poster devant à côté, jaugeant la jeune femme d'un regard neutre, presque curieux qui donne cette trogne toute mignonne aux ratons laveurs.
Les deux étaient satisfaits du troc, ne restait plus qu'à conclure avec la demande qu'il avait formulé et comme il se l'imaginait, elle ne paierait pas ses infos d'avance. Son rictus "on ne me prend pas pour un jambon" était  clair, elle n'était pas née de la dernière pluie et était une grande pragmatique. Ca tombait bien, lui aussi.
Laissant tomber le paquet d'allumettes dans la main tendue, il ne la quitte pas des yeux, son regard contredit le ton léger de sa réplique, de toute évidence il se tient prêt à toute entourloupe.

"J'en ai de la chance! Il faudra que je joue les bons samaritains plus souvent."

Derrière lui son petit compagnon a cessé de se gratter et sur ses quatre pattes semble à l'affût, sentant cette petite tension dans l'air.
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Mer 21 Juin - 17:01

Wouuuuhou, le militaire est à cheval sur son grade, d’accord monsieur le sergent instructeur… Oh wait !

- T’as pas le même grade que le mec qui traite tout le monde de communiste dans Full Metal Jacket ?

Sans déconner, il a des airs en plus. Mais c’est probablement moi qui fait des analogies comme d’habitude, mon père m’a fait regarder beaucoup trop de films. Je le laisse donc récupérer l’arme comme il se doit et l’observe en prendre possession. C’est évident qu’elle sera plus utile entre ses mains que dans le baluchon accrochée à la moto. Ça me fait du bien de découvrir qu’il y a quand même des gens disposés à faire du commerce comme de bons américains.
Pas que je sois particulièrement fière d’être américaine, Alair m’a bien fait comprendre que rien ne surpasserait son Angleterre natale et j’ai fini par adhérer devant la qualité de son thé. Mais là, c’est le sergeant instructeur Hartmann, plus ricain que ça, tu te promènes avec un chapeau étoilé et une barbe à la Lincoln. Il a le commerce dans les gènes tout comme moi et je commence à bien l’apprécier. Il est tellement direct que je le comprends. Ça me donne presque envie de l’emmener dans la rue pour voir si on marche bien en binôme contre des morts mais je doute qu’il me suive dans cette expérience.

Par contre, le racoon qui se pointe juste derrière lui me fait ultra-flipper sur le coup et je fais un bon avant de brandir ma nagi.

- Attention derrière toi !

Il rigole, se fout de ma tronche même devant ma peur mais je déteste ces bestioles. Ça fouille dans les poubelles et peut te mordre si tu t’approches de trop près. Ne me dites pas qu’il en a adopté un ? Il est complètement con ou bien c’est son animal totem ? Je me calme finalement et range ma lame en surveillant du coin de l’oeil l’animal qui semble pourtant inoffensif.
Il exprime sa joie d’avoir mis la main sur le petit bijou et je ne peux m’empêcher de lui adresser un sourire avant de lui faire une proposition.

- Si tu veux on peut se caler à une fenêtre quelque part pour que tu puisses l’essayer convenablement. Je couvrirai les entrées.

Après tout, je viens quand même de faire un sacré gadin dans la rue et j’aimerais bien ne pas remonter sur mon bolide avant une petite heure histoire d’avoir récupéré toute la force dans mes jambes et que l’adrénaline soit redescendue. Pis il faut bien l’avouer, je crève d’envie de le voir tirer avec ce truc. Alair peut dire ce qu’il veut, les ricains sont bons avec les armes à feu, bon sauf moi mais j’ai d’autres talents heureusement. Quand je vois Barry alignait une cible à cinquante mètres, je l’envie et pourtant ce n’est pas si impressionnant d’après lui. Mais je ne l’ai jamais vu en position de sniper, j’ai juste vu les corps tomber d’où j’étais. Là, je pourrais être aux premières loges afin d’observer le résultat depuis l’oeil d’un sniper si je puis dire. Ça changera.

- Come on ! Et comme ça je pourrai te payer un verre sergeant instructeur Hartmann.

D’un geste de la main, j’agite la sacoche gauche de ma moto et pour faire clinquer les deux tasses à café en métal que je trimballe constamment sur moi. Il ne me faudra qu’une minute pour dégainer la bouteille de bourbon, je lui dois bien ça ne serait-ce que pour m’avoir débarrassée de cette cochonnerie encombrante. Je me doute bien qu’avec son grade, il va essayer de me montrer comme faire mais perso, j’ai juste envie de voir de quoi il est capable, ces choses font trop de bruit à mon goût, mais depuis une bonne position au dessus de la rue avec une voie de sortie…

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Louis Hartmann
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Jeu 29 Juin - 23:21

De toute évidence, la jeune femme était très contente de cette affaire, Louis se dit qu'il aurait peut être dû négocier un peu plus, mais bon, la négociation c'était pas son fort. Faire se pisser dessus un Delta, ça il savait le faire, très bien même, mais bavasser pour faire baisser un prix, il finissait par avoir envie d'écraser le crâne du marchand donc il préférait laisser faire Violetta, elle savait y faire avec les gens pour en pas les brusquer et ne pas leur donner envie de vous planter un couteau dans le dos.

Sa remarque sur son grade et sur un personnage de fiction lui tire un soupir. Il l'a mangée plus de fois qu'à son tour celle là, mais bon, après tout il peut bien laisser passer ça, ils ont fait affaire et elle semble disposée à l'aider pour trouver des groupes de survivants. Donc c'est sur un ton aussi léger que le peut l'individu le plus rigide de la galaxie qu'il lui répond.

"En effet, ce personnage a le même grade de sergent instructeur, mais contrairement à lui j'étais premier sergent. Et je ne traitais pas mes recrues de communistes, mais plutôt de vers de terre et de baiseurs de chèvres consanguins et avec suffisamment de conviction pour qu'ils finissent par y croire. Rien de bien exotique pour un drill instructor en so..."

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que Skywalker se mettait en position de combat, prête à découper... Rosket. Lui aussi s'était retourné partiellement, se mettant à la perpendiculaire de la femme pour le cas où ce serait une entourloupe - on était jamais trop prudent - et il s'arrêta net, regardant le raton laveur, aussi surpris et décontenancé que l'animal lui-même, puis reportant son attention sur la guerrière il lève les mains pour la calmer.

"Holaaaaaa! Tout doux! Cette bestiole est avec moi et je te conseille de vite baisser ton arme, elle comprend ce que ça signifie et elle déteste qu'on la menace. Si tu es... euh... cool, elle sera cool elle aussi."

Remise de ses émotions elle lui proposait de faire un essai avec le M1A. Apparemment, elle voulait la voir action et le voir en action. Lui n'est pas trop chaud, mais bon, il improvisera avec les moyens du bord. Il récupère un tas de balles par terre et en prend trois parmi les moins endommagées. Elles n'ont que le chemisage de rayé, en les polissant doucement il pourra leur redonner un semblant de perfection.

Aussi allant se placer dans ce qui avait été sa planque de la nuit, il s'installe à une fenêtre, pose l'arme, les munitions, va chercher un saladier, le remplit de neige et y trempe les vêtements du macchabée pour les rendre bien humides. Avec sa cargaison curieuse, il revient dans la chambre, se poste à la fenêtre, assis, commence à chercher à l'horizon, épaulant l'arme de temps en temps. Puis ayant trouvé quelque chose d'intéressant déploie le gripod de l'arme et se met en position de tir, chargeant manuellement le fusil directement par la culasse, introduisant la première munition.

"Cible à 12h. Distance... environ 300 mètres." Il couvre le canon et le frein de bouche avec les frusques, émettant un léger grognement de satisfaction quand elles sont convenablement placées afin de ne pas gêner sa visée. "Ca va étouffer le tir." Précise t il avant qu'on lui demande.

La cible est un rôdeur. Dans une autre vie c'était un pompier, là ce n'était qu'un cadavre ambulant qui était trop affairé à boulotter quelque chose par terre, son dernier repas. L'ancien ranger respire tranquillement et expirant avec mesure, laisse partir le coup quand il se sent prêt. La détonation n'est pas le claquement violent et sec d'un fusil, mais une espèce de "plop" sourd, le vêtement se soulève et fume comme s'il sortait de l'eau bouillante, la neige fondue étant vaporisée par la chaleur des gaz, mais ayant permis au tissu de ne pas prendre feu.
Trois terrains de foot plus loin, le pompier gît au sol, la partie supérieure de sa boîte crânienne ayant été soufflée par la balle et l'onde de choc causée par sa traversée du cerveau pourri de sa victime. On entend l'étui rebondir au sol avec un tintement métallique. D'un geste mécanique, le sergent instructeur recharge de la même façon, réarme, replace le tissu, aligne une autre cible, un zombie attiré par le salto de son camarade soulagé du poids de sa tête.

"Même position, même distance."

Le tir fut moins réussi, la balle dévia légère, tombant un peu plus que prévu. L'effet fut tout aussi fatal, mais au lieu de voir le sommet du crâne exploser, ce fut la mâchoire inférieure qui se désintégra et la tête fut promptement détachée du reste du corps. Le cerveau avait été pulvérisé se répandant par le trou béant de la nuque pendant le vol plané de la calebasse trop mûre qui un jour avait été une tête.

"Tu veux essayer la dernière?" Il lui indiqua la dernière bastos. C'était celle qui était la mieux préservée. Au bout du champ de tir, il y avait maintenant une demie douzaine de rôdeurs traînant à proximité de leurs deux compères de horde étalés pour le compte.
Il mouilla le tissu à nouveau pour bien étouffer le tir et éviter l'embrasement et le plaça avec soin.

"C'est simple à cette distance, il n'y a quasiment aucune correction à faire, place la mire juste au sommet du crâne de ta cible. Tu expires calmement et quand tu le sens, tu presses doucement et progressivement la queue de détente. Seul l'index doit bouger. L'autre main tient fermement la poignée avant pour encaisser le recul. Tu ne résistes pas au recul tu l'encaisses et l'accompagne un peu. C'est encore plus simple que... Bref, c'est facile."

Il allait lâcher une de ses remarques désobligeantes dont il abreuvait en permanence ses recrues mais se rappela à temps que ce n'était pas une de ses victimes de drill...
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Lun 3 Juil - 21:31

Ok donc j'ai le sergent-instructeur de Full Metal Jacket accompagné d'un foutu racoon qui me propose de tirer une balle sur un mort. Ça peut être drôle.

- Ok !

Après tout, je serais bête de ne pas me montrer convaincue et c'est vrai que j'aurais bien essayé ce fusil moi-même si je n'avais pas gardé les balles pour le futur acheteur. Assez adroitement, je m'assieds contre la fenêtre comme lui et regarde le groupe de morts. Ils sont quand même drôlement loin et j'attends qu'Hartmann me tende l'arme. Après un dernier regard au fusil militaire, j'aligne le viseur sur la tête d'un monstre et appuie sur la gâchette.

*click*

La balle n'est pas partie et je regarde le sergent d'un regard peu assuré avant qu'il n'arme lui-même le fusil en tirant sur un des morceaux de métal comme j'ai oublié de le faire. Flûte ! Il doit vraiment me prendre pour une conne.
Maintenant prête à tirer, je place de nouveau la mire sur la tête d'un mort et appuie sur la gâchette. La détonation est brutale et je sens ma clavicule taper un coup en arrière tandis que la balle part. La tête du mord explose et je tends à nouveau le fusil à son nouveau propriétaire en me massant l'épaule de la main gauche.

- Ça fait beaucoup de violence dans les articulations pour un seul mort mais je suppose que ça peut être utile. Merci Hartmann.

Ce n'est pas vraiment mon genre de faire du tir au pigeon comme ça mais il faut avouer que c'est vraiment sympa. Par contre je ne m'imagine pas combattre avec ce genre d'arme et même si c'est ultra efficace et précis, ça reste très bruyant et limité par la technologie et l'environnement. Tandis que mon sabre lui ne sera jamais limité par l'un ou l'autre à condition que je l'aiguise régulièrement.
D'un geste rapide, je dégaine mon pistolet et lui montre avant de lui tendre avec confiance, il est déjà armé et je suppose qu'il n'aurait pas perdu tant de temps à attendre ma mort tandis que j'étais focalisée sur la lunette.

- J'ai ça en cas de besoin mais il n'a servi que trois fois, quinze balles utilisées pour trois bonhommes.

Pas supère comme précision mais je dis ça avec humour. La précision n'est pas mon objectif lorsque je sors le Beretta et si j'en viens à de pareils extrémités, il y a de fortes chances pour que l'ennemi en question soit à moins de dix mètres de moi...

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Louis Hartmann
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Mar 4 Juil - 14:41

Skywalker était partante pour faire joujou avec le M1A, tout le monde voulait faire un carton au moins une fois, elle commençait plutôt bien... mais oublia un détail crucial, armer le fusil. Levant les yeux au plafond, il le fit pour elle. Ca aurait été une de ses recrues, elle aurait embrassé la table, mais ce n'était pas le cas et ces méthodes là ne pouvaient plus s'appliquer... enfin pas toutes.
Le tir fut effectif et un autre rôdeur fut soulagé du poids de sa tête. L'expérience avait visiblement moyennement plu. Il faut dire que l'arme tapait sec.

"Tu n'as pas suffisamment accompagné l'arme. C'est un réflexe de débutant, on se crispe et au lieu d'accompagner le mouvement de la crosse, on lui résiste, bilan, un hématome et l'impression d'avoir donné un coup d'épaule à un mur. Et puis la 7.62 OTAN ça a pas mal de patate, dans un canon court le recul est important. C'est pour ça que les fusils d'assaut modernes sont chambrés dans des munitions de plus petit calibre, fallait pas faire peur aux tapettes en uniforme. Avec un peu d'entraînement tu t'y habituerais sans problème.
Et oui c'est utile quand on a en face de soit autre chose que des rôdeurs et qu'on a pas envie de voir s'ils sont bons au maniement du couteau. Même s'ils ont un gilet balistique, une balle dans le buffet et ils sont par terre à cracher leurs tripes ou pisser le sang si c'est pas un III+.
Et avec un bon silencieux, on peut faire de jolies choses sans trop de bruit et sans flamme de départ de feu."


Le fusil fut mis en bandoulière et l'épéiste me présentait un pistolet. Beretta M9, l'arme de poing d'ordonnance de l'armée, sans doute récupérée sur un cadavre de militaire ou dans une réserve, il le connaissait bien ce petit là. tous les militaires le connaissaient bien. Il faisait le job sans avoir de défaut notable et les huiles étaient heureuses car il était pas cher. Louis lui préférait le H&K Mk23, son calibre plus puissant était un gage de létalité et l'arme était littéralement indestructible. L'usage fait par contre lui fait faire la grimace. Cinq balles par cible... Foutre ça avait dû être un vrai festival. Machinalement il rétorqua.

"Une balle dans la poitrine, une dans la tête. Ni plus, ni moins. La première neutralise, la seconde achève. Face aux rôdeurs évidemment, la première sera dans la tête, pas besoin de perdre son temps et des pruneaux à viser ailleurs que la tronche. C'est un des problèmes des armes avec un chargeur confortable, on se dit qu'on a assez de bastos pour se permettre d'en gaspiller. Chaque balle doit être efficace surtout maintenant que les stocks ne sont plus approvisionnés."

Visiblement quand il s'agissait de son domaine, Louis était autant réceptif à l'humour qu'un caillou. Mais il était toujours dans son optique de mentor. Il conseillait, donnait des astuces, expliquait.

Il jeta un oeil sur l'arme, vérifiant qu'elle était bien réglée ce qui était le cas. Surprenant d'ailleurs vu le manque d'expérience de la jeune femme. Elle était bien entretenue, on l'avait graissée et le réglage de mire était positionné à faible portée. Sans doute une acquisition récente et son ancien propriétaire était quelqu'un de versé dans les armes à feu.

Sortant sa carte de son sac, il l'étala sur la table et invita la jeune femme à y jeter un oeil. On avait droit à Detroit, avant la fin du monde.

"Tu m'as dis que tu connaissais un groupe qui serait prêt à commercer et discuter, où peut on les trouver?"
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Lun 24 Juil - 17:12

J'écoute les conseils du militaire puisqu'il semble que je sois tombée sur le seul type dont les déformations professionnelles sont encore ultra-présentes deux ans après la fin du monde. Je me suis toujours demandée si certains militaires étaient des cons de naissance ou si ils étaient tous formatés. Apparemment celui-ci, c'est dans sa nature d'aimer les armes et tirer sur des trucs, il a quand même des airs de Full Metal le Sergent-instructeur Hartmann.

- Ok! Merci pour le conseil Chef !

Il continue ses explications et malgré moi, mes réflexes d'étudiante qui a un ordi avec dix mille logiciels dix fois plus intéressants que ce que mon prof me raconte et mon attention diminue comme une peau de chagrin.

- Tu sais, avec une épée il y a beaucoup plus de sang... Et pour viser ça va tout seul.

En haussant un sourcil, je dégaine ma lame et lui tend en hochant la tête pour lui faire signe qu'il peut. Ça devrait l'intéresser et après tout, je viens d'essayer son fusil. Sa question me fait plaisir, il est dans le même monde pragmatique que moi...

- Il y a plus de gens que tu ne le penses à Detroit. Sur Grosse Pointe t'as le camp du Fantôme, le patelin est pas énorme. Il paraît aussi qu'il y a un labo là-bas qui est habité mais j'y suis pas allée. Sinon si tu croises un viking avec une fourrure, dis-lui que c'est "minette" qui t'envoie.

Mon surnom m'a échappé mais je ne me démonte pas. Au moins il me reconnaîtra et j'agite fièrement ma peau de loup pour lui signifier que c'est au fameux viking que je la dois. Aaaaah, Ice le viking... C'est sûr que si le militaire le croise, ils vont bien s'entendre s'ils ne se battent pas. Je lui donne aussi un petit papier avec l'adresse d'Alair.

- Sinon tu as un docteur établi à Grosse Pointe, voilà l'adresse. Si tu as un souci, demande le docteur Wakeman, il était chirurgien. N'oublie pas de dire que tu viens de ma part, ils te garderont jusqu'à ce que tu sois à nouveau sur pieds. Et je crois que c'est tout, tu voulais autre chose sergent-instructeur ?

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Louis Hartmann
Matricule n°001
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Lun 24 Juil - 19:37

Les armes à feu l'intéressaient autant qu'un discours sur la politique intérieure et elle retourna chez maman comme on disait dans le jargon, lui montrant ce qu'elle appelait une épée. Pour Louis ça ressemblait au fruit d'une union illégitime entre une lance et ces sabres arabes... Ah, oui, les cimeterres! Elle lui tendit l'arme et il s'en saisit. Il se rappelait la posture qu'elle avait adopté au combat et l'imita relativement bien. Il avait eu en main tout ce qui pouvait se faire comme arme de mêlée dans l'armée, du petit karambit au tomahawk, cette arme était presque équilibrée comme une machette utilitaire, mais avec un manche beaucoup, beaucoup plus long permettant une prise à deux mains. Il se fendit de deux attaques d'estoc suivies de deux frappes larges de taille, elle se maniait bien et même s'il n'était pas un bretteur ou même entraîné à l'usage de cette épée on notait qu'il avait l'habitude de ce genre de jouets de mort, peut être même plus encore que du fusil qu'il avait posé à côté.

"Je ne suis pas formé au maniement des épées ou des lances, mais bon, je ne l'étais pas non à celui des maillets... Elle est bien équilibrée et avec assez de force et de précision, vu la lame, on doit pouvoir servir des tranches fines de zombie... ou d'emmerdeur. Je préfère les poignards, comme ton kukri ou ton Ka-Bar. Moins d'allonge, mais la frappe est plus rapide. Après c'est sûr que c'est plus intimidant comme outil de négociation."

Retournant l'épée à sa propriétaire, il l'écouta pendant qu'elle remplissait sa part du marché, opinant du chef brièvement quand elle précisait un point. C'était concis, il appréciait ça, certains détails étaient... hmmm... particuliers, mais s'ils lui permettaient de briser la glace, c'était toujours bon à prendre.

"Ca ira, merci. Tu as rempli ta part du marché. Nous nous reverrons peut être si tu traînes du côté de Grosse Pointe alors. Si jamais tu cherches à améliorer ton ratio de  victimes par balle ou d'autres petites choses, laisse un message dans l'église Saint Peter et Paul à deux pas du Renaissance Center, c'est ma boîte aux lettres morte.
Bonne route, Skywalker."


Le militaire chargea ses affaires sur les épaules, claqua sa langue ce qui rameuta le raton laveur et salua celle avec qui il avait fait affaire d'un geste de la main par dessus son épaule, s'éloignant avant de littéralement disparaître derrière un buisson d'épineux à la croissance non contrôlée depuis presque deux ans.
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