Social Club Ft. Colin



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We have ashes, fire and hope
Samara Gibson
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We have ashes, fire and hope
Jeu 15 Juin - 19:56

C'est ma chanson préférée qui résonne dans mes écouteurs enroulés autour de mon cou. Depuis que Logan et Ice me sont tombés dessus dans une maison, j'évite de les mettre directement dans mes oreilles car si cette rencontre s'est avérée extrêmement positive, il vaut mieux éviter de reproduire ses propres erreurs. Je fais donc un minimum d'efforts pour ne pas faire de bruit en entrant dans cette maison perdue au milieux des bois.

À chaque fois que j'entre dans ce genre d'endroit, je me demande comment les gens d'ici faisaient pour capter internet au milieu de tous ces arbres, mais ce n'était probablement par leur problème le plus important. Je pousse la porte d'entrée et fais un pas à l'intérieur avant que mon odorat ne soit saisi d'une odeur particulièrement dégueulasse. En me pinçant le nez, je me tourne vers le divan du salon dans lequel sont assises deux personnes.

Rien ne bouge, pas même les mouches et je ne vois que deux crânes avec de la peau morte et explosée en partie au dessus. Beeeeuuuurk ! En combattant mon dégoût pour ce genre de truc, je contourne le salon pour me placer face aux deux corps, Aux pieds du plus gros, il y a une espèce de vieille carabine mais je ne m'y intéresse pas, j'ai déjà un fusil au top de la technologie à l'épaule et vu la tronche que tire l'arme, s'il est encore fonctionnel, ce ne sera plus le cas très longtemps. Pis la guerre est finie donc je vais pas m'encombrer avec ça.

D'un geste dont la rapidité a été encouragée par mon dégoût des deux cadavres en état de décomposition avancée, je saisi une feuille pliée en deux déposée sur la table basse et m'affale dans la rocking-chair face à eux pour lire les lignes finement écrites à la main. Ça se voit au style de la maison que les gens étaient vieux et finalement, tant mieux parce qu'une lettre imprimée avec une Cannon n'aurait peut-être pas tenu jusqu'ici. Il y a quand même des zones un peu floues mais le tout est compréhensible.

Code:
Désolée pour tout Angelica,

Tu resteras à jamais dans nos coeurs, mais Dieu nous a oublié. Puisse-t-il nous pardonner. Nous espérons que tu auras réussi à quitter Atlanta, la coupure de téléphone nous a réellement inquiété. Ici, les morts ont commencé à se relever depuis une semaine déjà et les choses empirent.

Nous avons assez vécu, nous voulons partir dignement et cette apocalypse n'est pas la notre, le nouveau monde qui suivra non-plus mais nous te souhaitons d'y participer. Tu vas reconstruire ce monde et ça sera merveilleux !

Nous sommes désolés de ne pas avoir attendu mais dans l'éventualité où ta mère ou moi serait mordue, nous ne voulions pas prendre le risque de nous transformer.

Nous t'aimerons où que nous soyons, ne perd jamais espoir.
Mama y papa.

Hmm, c'est rigolo cette tournure à la fin, des hispaniques ? J'essuie une petite larme avant de reposer tranquillement la lettre à sa place puis me réinstalle dans le fauteuil. L'envie de fouiller la maison m'a abandonné, ces gens se sont préparés et c'est toujours un choc attristant pour moi de réaliser que certaines personnes ne tiennent pas autant à la vie que moi. Mais au moins, ils ont l'air en paix.

- Je suis désolée mes cocos. Je peux pas vous enterrer, si jamais votre fille vient, elle mérite de savoir. - après une courte pause - Pffffffff.... Qu'est-ce que je suis sensée faire ? Angelica ne viendra probablement jamais. T'en penses quoi mama ?

La dite mama garde ses orbites crâniennes tournées vers le plafond et n'a pas l'air plus avancée que moi.

- Y tu papa ?

Le papa non plus n'a pas l'air bourré d'idée.

- Ça vous embête si je fais un petit tour ? Je veux pas déranger mais... enfin voilà quoi.

Je suis pas ici pour faire du social et je ne veux pas rentrer les mains vides. Du coup, je saisi le stylo bic posé sur la table et un bout de papier avant d'écrire une note.

" Je suis tombée sur vos parents. Voulais que vous puissiez dire au revoir. Je me suis permise de récupérer quelques trucs dans la maison, veuillez m'en excuser. "

La politesse est toujours de mise dans ce genre de situation et après avoir glissé ma note dans le pli de la lettre, je me relève pour grimper l'escalier grinçant jusqu'à l'étage où je trouve un couloir dont toutes les portes sont ouvertes, tout est impeccablement bien rangé, comme s'ils avaient préparé la maison pour les prochains occupants. C'est dommage que les fenêtres fermées aient gardé l'odeur mais je suppose qu'ils voulaient éviter les infiltrations d'eau et les insectes qui ont élu domicile dans les murs de beaucoup de maisons désormais. Ça n'a jamais été aussi facile de défoncer une porte.

En passant devant une fenêtre, je remarque un mouvement à l'extérieur mais rien d'inquiétant, probablement un animal vu la taille. Je reprends mon exploration et trouve dans les tiroirs tout un tas d'objets inutiles pour le camp. Mais un truc attire mon attention, un album photos posé en évidence sur la table de chevet de la chambre parentale. Je m'assieds sur le lit avant de prendre le livre entre mes mains pour tourner les pages tout en observant la famille s'agrandir et évoluer, les animaux de compagnie, les anniversaires, les vacances. Ils semblaient si heureux.
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Jeu 22 Juin - 20:03



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À chaque pas qu'il faisait dans cette forêt, Colin se félicitait d'avoir laisser sa camionnette à la lisière du bois. Elle n'aurait jamais passé les arbres, et le sols aurait sûrement eut raison des pneus. Il tricotait avec ses courtes jambes, essayant de ne pas traîner trop loin derrière ses deux compagnons, Nessie et Pooka.

Pooka était une Border Collie, qui avait appartenu à l'éducateur canin avant l'apocalypse. Elle n'avait que trois ans, mais était d'une intelligence remarquable, et bien dressée. Il avait cru la perdre quand les rôdeurs avait submergé sa ferme, mais elle avait survécu. Leurs retrouvailles avaient été chaleureuses, et Colin adorait ses deux compagnons.

Une maison se dessinait, loin devant lui. Avec un sourire, il pensa que tout ça se s'était peut-être pas fait pour rien. Une fois proche de l'habitation, il siffla ses chiens pour les ramener à lui. Une fois l'étrange équipe réunie, Colin commença à donner des ordres.

« Pooka, va voir. »

C'était un ordre plutôt simple, qu'il travaillait depuis la semaine dernière. La chienne devait s'approcher de l'endroit désigné, et revenir si quelque chose ou quelqu'un s'y trouvait. Elle aboyait sinon. Elle se mit en route prudemment, avec Nessie qui trottinait joyeusement pour la rejoindre. Colin tappa contre sa cuisse, et ordonna :

« Nessie, au pied. »

Avec sa mine dépitée, la petite créature retourna dans les jambes de son maître. Il avait beaucoup grandi depuis que Colin l'a trouvé, mais reste quand même un chiot, pour le moment. Selon les estimations de l'éducateur, il allait sur ses quatre mois, soit la période adolescente. Heureusement que Pooka serait là, il risque de refuser d'obéir pendant quelques temps. Colin se pencha vers le chiot pour le féliciter tout en couvant son autre Border Collie d'un regard inquiet.

Elle passa devant la maison, sembla en faire le tour, puis revint vers l'écossais. La maison n'était pas vide, il pouvait en être certain. Le plus discrètement possible, secondé par Pooka et talonné par Nessie, il s'approcha de la porte d'entrée avec son arbalète prête. À l'intérieur, une jeune femme lourdement armée et deux cadavres. Il tenta la diplomatie :

« Bonjour ! Vous pouvez poser votre arme s'il vous plaît ? »


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We have ashes, fire and hope
Samara Gibson
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We have ashes, fire and hope
Ven 23 Juin - 6:36

Un homme entre dans la pièce tandis après que je sois retournée dans le salon. Ne l'ayant pas vu entré, je sursaute lorsque j'entends sa voix et relève immédiatement la tête pour voir de qui il s'agit. C'est un monsieur-de-petite-taille ! Trop cool j'adore la diversité !! J'affiche un grand sourire et attrape le fusil qui reposait sur mes jambes en guise de table pour le déposer sur le sol à côté du fauteuil avant d'écarter les bras en signe de bienvenue.

- Salut !

Je remarque alors les deux chiens dont un jeune qui le suivent avec entrain, incroyable ! Il a une vraie petite troupe ! Je suis stupéfaite et ça doit se voir sur son visage. Mais j'ai toujours eu des chiens et je sais que certains peuvent être protecteurs avec leurs maîtres, et comme j'ai toujours été très démonstrative, je peux leur faire peur.

- Est-ce qu'il sont gentils ? Je peux les caresser ?

Tout en me relevant, je tends la main à l'homme en souriant avant de me présenter dans les formes comme je le fais toujours. La politesse et la bonne humeur, c'est ce qui fait que personne ne me tire dessus avant de m'avoir écouté.

- Je m'appelle Samara Gibson mais tu peux m'appeler Sam. ! Enchantée !

Les nouvelles rencontres c'est mon dada, ma raison d'être et sans cela, le monde serait si morne qu'il n'apparaîtrait à mes yeux qu'en nuances de gris, alors que le nouveau venu et sa meute de deux chiens sont tellement colorés qu'ils soivent lancés des arcs en ciels à l'extérieur... Mais je m'égare et après lui avoir serré la main avec vigueur, je pose un genou à terre pour grattouiller les deux animaux derrière les oreilles en grommelant comme on le fait aux bébés.
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Hier à 2:27

Pour la première fois depuis des mois, Colin croisait quelqu’un qui partageait sa vision des choses. Il avait toujours été gentil envers ceux dont il avait croisé la route, ne récoltant généralement que des regards noirs. Lorsqu’elle lui demanda si elle pouvait caresser les chiens, Colin se tourna vers son Border :

« Pooka, gentil. »

La chienne laissa rapidement de côté son attitude méfiante pour se ranger près de son maître, dans le but non dissimuler de récupérer des caresses, voir pourquoi pas une friandise. Avec un air désolé, il s’adressa à la survivante :

« Je ne peux rien garantir pour Nessie, il n’est pas encore très bien dressé. Par contre, celle-là ne vous fera aucun mal. »

Il ne jugea pas utile de le rajouter, mais la suite allait d’elle-même : tant que vous ne tentez rien contre nous. Il saisit la main vigoureuse que lui tendait la jeune femme, et la serra en se présentait :

« Colin MacFarlane. »

L’écossais la laissa gratouiller derrière les oreilles de ses chiens, estimant qu’elle lui faisait assez bonne impression. Alors que les deux compagnons canins commençaient à se laisser faire, il lui demanda :

« Il y avait des choses utiles ici ? Je suppose que vous n’étiez pas là uniquement pour tenir compagnie aux macchabés. »

Les deux corps aux orbites vides mettaient le petit homme très mal à l’aise, d’autant plus qu’ils étaient plus haut que lui. Il était à peu près sûr que Sam n’avait rien à voir avec leur décès, mais ça restait deux cadavres pourrissants dans un salon vieillot.

« Vous ne voulez pas qu’on les enterre ? Ils seraient peut-être mieux dans une tombe, non ? »

Son poignet commençait à se remettre, et il se sentait assez en forme pour déplacer des corps dans des trous, et même creuser lesdits trous. La dignité humaine l’avait toujours fait se surpasser.


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