Hide and seek ft. Leïa



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Ven 16 Juin - 4:38

Il était une fois, une jeune princesse des plus malignes qui aimait s’aventurer dans des contrés lointaines. Elle n’avait que faire des dires de sa nourrice, elle en avait marre de rester en place. Elle avait donc décidé d’affronter la neige et le froid toute seule, comme une grande. Bon d’accord, la dite nourrice avait décidé de la suivre, mais ce n’était pas bien grave, la princesse avait de l’imagination à revendre et elle arrivait à oublier qu’elle était suivit à la trace.

Dans ce monde lointain peuplé de créatures mesquines assoiffées de sang se cachait plein de petites merveilles abandonnées. Il fallait simplement savoir chercher et notre petite princesse adorait cela. Du moins, jusqu’à ce qu’une créature émerge des ténèbres et la face reculer, reculer rapidement, courir même. Sauf qu’une fois qu’elle courrait, une autre la fit bifurquer et ensuite une autre et ensuite, le calme plat. Elle appréciait le calme, le calme, c’était la vie. Du moins, jusqu’à ce que la petite princesse se rende à l’évidence… elle avait perdu sa nourrice.


Oh oh…

Oui bon d’accord, j’aurais pu trouver mieux à dire que ça, mais sérieusement, elle était où Abby ? Parce que j’avais beau tourné sur moi-même, rien à faire, elle ne se montrait pas. Je n’avais pas couru si vite, non ? Elle était où ? Hésitante, j’avais décidé de rebrousser un peu chemin, mais une créature coincée dans la neige me fit sursauter. D’accord, c’était terminé l’aventure pour aujourd’hui, j’en avais assez eux, je voulais rentrer maintenant. C’était ça le plan : rentrer. Si j’étais séparée d’Abby, fallait que je retourne à notre dernière cache, mais vite comme ça, à nez levé… je ne savais même pas où j’étais. Ça irait, je trouverais. Je n’allais quand même pas demander mon chemin à un mort, il n’allait pas savoir me répondre ou s’il le faisait… je n’étais pas assez morte pour comprendre le mort. Donc… marcher et tenter d’être le plus discrète possible. C’était ça le truc avec les méchants, qu’ils ne vous voient pas, ne vous entendent pas et ne vous sentent pas. Ça irait, tout irait bien… oû pas. Il faisait froid en prime, je n’aimais pas le froid, la faim, la fin du monde… oui bon d’accord, c’est peut-être trop demandé de gérer la fin du monde pour moi.

Je tentais donc de rebrousser chemin, mais en prenant de nouveaux chemins. Parce que j’avais peut-être onze ans, mais je n’étais pas totalement stupide, je venais d’éviter des méchants, je n’allais pas retomber dessus, même si ça voulait dire ne pas croiser Abby toute suite. Au moins, je faisais l’effort de la chercher, tout en sachant qu’elle me cherchait. Elle me l’avait promis. Elle m’avait promis de me chercher si elle me perdait. J’avais quelqu’un sur qui compter. C’était ça l’important dans l’histoire.

Finalement, j’avais enfin trouvé Abby. Bon d’accord, pas exactement, mais j’avais entendu des bruits de pas rapides et ça, c’est pas les méchants, c’est Abby. Parce que les méchants, c’est lent. Sauf qu’une fois le coin de rue tournée, j’étais pétrifiée, stupéfaite, je ne bougeais plus. Parce que oui, c’était des pas de vivants, mais ce n’était pas Abby. C’était une dame, à l’allure… pas très sympa. Non sérieusement, elle avait des cheveux, des yeux, mais elle ressemblait un peu à un homme de Cro-Magnon, mais en femme et sans le pagne, parce que le pagne, c’est ventilé dans les extrémités et qu’il ferait froid pour la dame. Je sais pas comment l’expliquer. Elle était… clairement pas gentille, voilà. Bon, peut-être que si, mais ça ne paraissait pas. Alors, ouvrir la bouche, la refermer. Je n’arrivais plus à parler depuis belle lurette, mais au moins, ma mâchoire fonctionnait ! Fallait vérifier parfois. Je faisais quoi là ? Courir ? Marcher ? Peut-être que si je ne bougeais pas, elle allait partir d’elle-même… Faudrait espérer. Elle était où Abby hein ?
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Ven 16 Juin - 6:39

- Fichue gamine !

Je tourne sur moi-même en transformant la neige à mes pieds en boue. En plus, voilà que je me met à jurer comme une mère trentenaire qui se retient de balancer des insultes à cause de sa sale mioche. Le fait est qu'Aube n'en fait qu'à sa tête et que si je revois ce satané vélo qui lui permet de filer dès que j'ai le dos tourner. Elle a peut-être une lance mais elle sait à peine s'en servir et elle va finir par se faire tuer.

Bref, me voilà plantée au milieu d'une rue de Grosse Pointe que je ne connais même pas à appeler la mioche en espérant qu'elle accepte de se montrer. Il y a un mort qui approche mais il est encore bien trop loin et je préfère le laisser approcher plutôt que de gaspiller des forces à le rejoindre.

- DAAAAAWWWNNN !!!

C'est son surnom et j'espère bien qu'elle va répondre. En attendant, un mort vient percuter la fenêtre de la maison devant moi. Le bougre est coincé à l'intérieur mais en m'entendant, il se frotte contre la fenêtre comme s'il allait la dévorer.
D'un coup de pied rageur, j'envoie voler plus loin un vieux tupperware tombé ouvert dans la rue probablement pendant une exode ou un mouvement de panique. Le morceau de plastique qui aurait pourtant pu être utile vole et percute le mort qui avance toujours inlassablement.

- Qu'est-ce que tu veux à la fin ?

La gamine va vraiment finir par me rendre folle et je ne supporte pas d'attendre comme ça au milieu de la route. Si je pouvais, je quadrillerais la zone à moto en faisant le maximum de bruit pour qu'elle me retrouve facilement mais après ma course poursuite avec l'idiot à bonnet, je ne peux pas me permettre d'autres péripéties du genre.
Finalement, le mort arrive enfin à proximité et je le regarde mettre difficilement un pied devant l'autre. Je sais me montrer patiente mais il faut reconnaître que ce pauvre type est à plaindre. S'il n'était pas en mode déterré, il ne pourrait probablement pas marcher tellement sa jambe est défoncée. Mais il est mort donc il s'en fout et se nourrit d'humain et d'eau fraîche. Par contre, je ne compte pas le laisser me croquer et lorsqu'il arrive à portée, j'élance mon bras armé dans sa direction, la lame de mon épée nagi fend l'air avant de se planter dans sa gorge pour transpercer sa colonne vertébrale.
Coupée du cerveau, le corps s'effondre devant moi et seule la tête continue de bouger, enfin globalement elle more l'air. Je m'écarte de quelques mètres pour éviter de me faire mordre le gros-orteil, ce serait bon pour les Darwin Awards de l'apocalypse.

Après deux minutes d'attente, je refais un tour sur moi-même et m'arrête face à une fillette. Pas la mienne, une autre gamine perdue-là. Il y a combien de pseudo-mères incompétentes dans le coin au juste ? Il faudrait des laisses, même si je doute qu'Aube accepte d'en porter une, le fait est que ça serait bien pratique, ou un de ces colliers pour vache qui t'électrocutent si tu sors d'une zone ? De toute façon, elle ne va pas appeler enfance-maltraitée.
Je détaille du haut vers le bas puis dans l'autre sens la gamine plantée devant moi, elle a des habits de couleurs vives contrairement à mon apprentie qui est toute en noir, comme moi. Histoire de ne pas paraître trop agressive, je laisse pendre mon bras armé et la lame à une dizaine de centimètres du sol.

- Salut.

Je ne sais pas quoi faire et si je continue, dans trois semaines j'ai la tribu d'enfants du troisième Mad Max, ou une équipe de rugby féminine junior.

- Est-ce que tu as vu une fille d'à peu près ton âge habillée en noir avec une lance ?

Chill la description. T'as pas vu "moi" en taille douze ans, même couleur et armement un peu plus cintré ? Oui, j'ai un humour interne exceptionnel. Mon regard se fixe sur le visage de la gamine, attendant une réponse, de toute manière, je ne compte pas la tuer comme ça pour rien. Même en colère, je ne suis pas folle.

[HRP]Deux gamines, deux nounous, la boucle est bouclée Trinque [/HRP]

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Lun 19 Juin - 1:16

L’autre m’avait salué et je la regardais, plus curieuse qu’autre chose. J’aimais bien détailler les gens du regard et celle-là encore plus. Elle était belle, mais elle avait un petit côté sauvage assez rigolo. Je lui offrit un semblant de sourire en réponse à son salut. Elle n’avait pas l’air sympa, elle n’avait pas l’air patiente, elle avait l’air décidé à survivre et c’était cool, mais son arme faisait peur. Bon, en même temps, toutes les armes faisaient un peu peur quand on ne connaissait pas la personne qui l’utilisait. Les gens étaient tellement méchants maintenant, qu’il n’y avait rien de simple. Mieux valait ne pas faire confiance aux gens. Donc, il fallait qu’elle trouve comment s’en sortir. Le mieux était surement de simplement partir. La femme me laisserait surement faire et elle n’appellerait surement pas la police pour enfant perdu, alors… aussi bien retrouvé Abby qui devait être en train de mourir de peur que je me sois fait manger. J’allais finir par la faire mourir, juste avec mes bêtises.

Si j’avais vu une autre fille se promener ? Une fille comme moi ? Une fille habillée tout en noir comme elle ? Une elle, mais version miniature donc ? Hm, non. Alors, j’avais simplement fait signe que non de la tête, assez rapidement pour que le signe soi sans équivoque. Je n’avais rien vu, personne, jamais. Pas même Abby, ce qui était mon problème majeur en ce moment. Donc, cette fille avait perdu sa sœur ? Une enfant du moins, c’était bizarre. Peut-être que l’autre avait rencontré Abby et qu’ils avaient la même conversation que nous, c’était possible. C’était même assez drôle de ce dire que oui. J’allais tenter de demander à Abby plus tard, Abby avait pris l’habitude de me faire écrire mes questions sur un petit carnet. Elle avait abandonné l’idée de me faire parler. Je n’avais pas envie de lui parler, j’avais envie de parler à personne. Quand je parlais, mon père me tapait. Quand je parlais, je m’attachais et les gens mourraient. Je ne comptais plus parler, plus avant très longtemps. Comme quand j’étais petite…

Bref, rien à signaler, sauf peut-être trois morts qui marchaient dans la neige derrière la femme, ils venaient de tourner lentement le coin, sans risquer de la manger encore, mais presque. Dans mon cas, j’aurais commencé à courir maintenant, mais puisqu’elle était là… aussi bien lui pointer les morts du doigt. Comme ça, elle ferait le sale boulot et ça serait trois morts en moins pour le monde. C’était une bonne idée ça ! J’aurais pu lui dire avec des mots, je connaissais les mots, mais rien ne voulait sortir de ma bouche. J’en étais incapable depuis tellement longtemps que je ne prenais même plus la peine de l’ouvrir. Pointer était la solution à tous mes problèmes. Abby ne s’en était jamais plainte elle. Bref, les morts, pointer et espérer que l’autre se bouge. Sinon, je pouvais toujours prendre mes jambes à mon cou sans trop de problème.
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Mar 20 Juin - 6:31

La gamine face à moi fait non de la tête lorsque je lui demande pour Aube, je m’en doutais dans un sens. Il faut reconnaître que quand elle ne veut pas être vue, ma petite guerrière est douée. Par contre je suis surprise qu’elle n’ose pas me parler, ou bien elle est comme ça avec tout le monde ? Faut reconnaître qu’au moins, elle n’est pas malhonnête et pointe du doigt la source des râles que je viens d’entendre. Trois morts vivants approchent lentement mais surement de moi avec l’intention certaine de me bouffer sans cuisson ni épices, au moins, les cannibales ne te bouffent pas toute crue et te font cuire. Hmm, avec des idées comme ça, c’est surprenant que je trouve encore des trucs à raconter à la petite sans lui donner des cauchemars à chaque nuit.

Les monstres arrivent vraiment près et je lève ma nagi en faisant un pas en arrière pour me retourner, dos à la gamine. Je doute qu’elle puisse me faire bien du mal et elle est bien trop jeune pour avoir envie de me tuer comme ça sans raison. La menace principale n’émane pas d’elle. Ma lame vient frapper la tempe d’un des morts qui tombe au sol, le crâne bien attaqué par la décomposition fendu en deux. Il bouscule un second en tombant ce qui m’arrange bien et j’utilise alors ma lance comme outil de perforation, pliant les genoux pour pouvoir remonter jusqu’à son cerveau via la bouche. Je le laisse tomber en arrière, avec la nagi ressortant de chaque côté de la tête et dégaine mon khukuri pour achever celui qui rampe vers moi après être tombé, trop con et trop affamé pour même songer à se relever.

Je me retourne finalement vers la petite à qui je lançais des regards furtifs pour m’assurer qu’elle ne bougeait pas et essuie la lame de mon sabre avec un chiffon passé à ma ceinture avant de le rengainer. Il me faut un effort pour retirer la lance du crâne du déterré mort une bonne fois pour toute avant de la nettoyer de la même manière. Je range le chiffon devenu définitivement rouge, peu importe le temps qu’il passe à tremper dans la rivière, à ma ceinture.

Étant donné que la petite n’a pas l’air ultra loquace, que moi non plus et que Aube fait toujours un silence radio, je porte mon talkie à la bouche pour l’avertir une dernière fois sans être sûre qu’elle soit partie avec l’autre. C’est habituellement Alair qui l’a mais je lui ai dit de lui piquer quand elle sortait seule. J’appuie sur le bouton permettant d’émettre et l’objet lâche une craquement avant de grésiller.

- Dawn, je te promets l’engueulade de ta vie si t’es pas là dans dix minutes !

J’ai dis ça très calmement, mais mon ton froid en dit bien assez long sur la soufflante que je vais lui mettre. Bon, d’un autre côté c’est pas super super grave mais j’aurais largement préféré qu’elle s’en tienne aux entraînements. Moi je n’ai embêté personne à mon arrivée à la librairie. Bon ok ils m’ont retrouvée en train de ramper dans le couloir pour m’échapper en laissant une grosse traînée de sang derrière moi et ont finit par m’enfermer dans la chambre, mais à part ça, au moins je n’ai inquiété personne ! La petite n’a pas l’air rassurée par ce que je viens de dire dans le talkie retourné dans ma veste.

- T’en fais pas, chacune sa discipline hein ?! Tu fais quoi ici ? Il y a bien trop de morts dans ce coin pour une fillette.

Ce n’est pas faux et le temps que je mette Aube en garde via le talkie-walkie, deux autres rôdeurs sont déjà apparus dans la rue. Un regard aux alentours me permet de repérer une maison dont la porte d’entrée est ouverte. Parfait !

- Suis-moi et il ne t’arrivera rien.

Même si elle ne parle pas, je suppose qu’elle n’est pas complètement débile ? Sinon tant pis pour elle, je ne compte pas rester une minute de plus, ma scène et le bruit du tupperware qui a volé a attiré suffisamment de morts pour la journée.
Dans tous les cas, ce n'est pas mon genre de laisser une gamine de dix ans à tout casser dans la merde au milieu d'une rue pleine de morts.

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Sam 8 Juil - 3:19

Non, je ne savais pas pour une autre gamine comme elle, mais comme moi. Donc, aussi bien lui dire non de la tête et passer à autre chose. Genre, lui pointer le méchant qui arrivait lentement. Personnellement, vu ma taille, la course c’était mieux, mais pour elle, armée comme le couteau suisse qu’elle était, elle était clairement apte à tuer tout ça. Du moins, je l’espérais très fort, parce que j’aurais dû courir bien avant sinon. Elle était là à essuyer ses armes et je l’observais. Elle était tellement… dure. Non, pas ça, mais je sais pas. Elle était tellement… pas comme les autres d’avant. J’aimais bien la regarder. Sauf que déjà, la femme sortait un talkie-walkie pour disputer la dite gamine. Au moins, ce n’était pas moi. Valait mieux ne pas trouver de talkie, parce qu’Abby ferait surement pareil en fait. Être l’autre, je ne me serais pas montré vu la tête que la dame faisait. Sérieusement, elle ne semblait pas contente du tout. En même temps, personne n’est heureux de perdre une enfant. C’est plus ou moins là que je me sens super mal pour Abby qui doit encore me chercher, mais qui n’arrivera pas à me retrouver à ce rythme. Faudrait que je rentre pour qu’on se retrouve là-bas et que je m’excuse.

La femme me parlait et oui, il y avait trop de morts pour moi, mais je n’avais pas fait exprès d’être là. Pas beaucoup du moins. Alors, j’avais simplement haussé les épaules. C’était la vie. Oui, il y avait trop de morts, mais j’étais dedans et déjà elle me demandait de la suivre pour éviter de mourir. J’aimais bien l’idée de ne pas mourir, mourir ce n’était pas une bonne chose. Alors, je m’étais approchée pour la suivre. Le temps que la rue ce calme, c’était peut-être pour le mieux. Ensuite, je rentrerais trouver Abby et on bougerait ensemble. Mes pas se faisaient des plus silencieux, faudrait bien que je lui dise un truc, mais je n’avais pas d’inspiration divine, les mots ne voulaient pas. Les deux morts se rapprochaient et je n’avais pas sorti mon couteau, ça ne servait à rien pour le moment, aussi bien se déplacer pour arriver à survivre. Je pouvais tenter de prendre de la hauteur, mais la babysitter furieuse s’occuperait de tout ce petit monde. Elle était douée, aussi bien en profiter un peu maintenant. Je me rapprochais finalement de la maison, passant la porte à la suite de la femme. Les portes fermées avaient toujours quelques choses d’apaisant, même pour moi. Fallait dire quelques choses maintenant… C’était important quand même…

Alors, j’avais pris une seconde pour farfouiller dans ma poche et en sortir un de mes petits papiers à réponse prédéterminés, lui montrant finalement un simple : « Merci » écrit de ma main d’enfant. C’était suffisant pour le moment. Je ne pouvais pas dire plus que cela de toute façon. Il fallait qu’elle accepte ce fait et le petit mot retourna dans ma poche pour sa prochaine utilisation. C’était génial de savoir écrire en fait.
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Mar 25 Juil - 7:04

Nous faisons du bruit en entrant dans la maison où la mousse a commencé a coloniser l'entrée en verdissant la peinture. Deux ans la porte ouverte ne fait pas du bien au placo on dirait. La gamine est silencieuse est obéissance, je devrais peut-être l'échanger contre Aube, ou ramener la mienne au service après-vente, ma petite doit être défectueuse.
Avec précipitation, je referme la porte jusqu'à entendre le verrou claquer et observe le hall. La maison est assez vaste mais je remarque que les portes du couloir sont toutes fermées. Les quelques pas suivants me mènent au salon où un mort se lève lentement du canapé où il semble s'être suicidé.
Un coup de mon épée à deux mains et le monstre à la tête fendue en deux s'effondre sur la table avant de rouler lourdement sur le tapis.

- Ok, on sera en sécurité ici.

Je me retourne vers la petite et la détaille un peu plus. Elle n'a pas l'air de trop souffrir de malnutrition donc elle est accompagnée, si je n'avais pas trouvé Dawn, elle aurait perdu ses dents trois mois plus tard. Et elle semble assez propre donc je pense qu'elle ne manque pas de grand chose.

- Alors, comment on retrouve ta maman ? Je vais t'aider et espérer trouver ma fille. Je suppose que tu as compris que tu avais bien plus de chances d'y arriver intacte avec mon aide ? Et si on croise Aube, je te promet qu'on ne t'abandonnera pas sur le chemin.

C'est pour le moment ma meilleure chance et si jamais sa mère a trouvé Aube, il vaut mieux que je n'arrive pas les mains vides pour la reprendre. Vu ce qui est en jeu, je préfère la jouer finement quitte à garder la fillette comme monnaie d'échange. Se la mettre dans la poche peut aussi être une bonne idée et je m'assieds un peu brutalement c'est certain dans le fauteuil face au divan avant de la regarder en parlant.

- Tu sais écrire ? Tu peux prendre ton temps pour me répondre si tu veux. Tu t'appelles comment ?

Qui sait ? J'aurai peut-être une réelle information. Même si son merci m'a fait chaud au coeur, c'était un message prédéfinis, peut-être qu'elle va m'en montrer un autre avec son prénom dessus qui sait ? En tous cas, on peut dire qu'elle est maligne, c'est une bonne manière de contrebalancer sa timidité.

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Lun 31 Juil - 1:29

Je la suivais encore et toujours. Je n’avais pas mieux à faire et entre cette femme et les morts, je choisissais de la suivre sans hésitation. Elle était entrée la première dans une maison abandonnée. La maison sentait mauvais, trop, c’était désagréable et sa piquait les yeux. Je n’aimais pas ce genre d’odeur, mais il fallait s’y faire. Elle avait fermé la porte derrière moi et je regardais les alentours, j’avais toujours apprécié entrer dans une maison pour y voir les phtos de famille. C’est bizarre dit comme ça, mais les photos de familles montre bien le genre de famille qu’y habitait les lieux. Maintenant, une maison comportant plein de photos, des paysages grandioses ou des photos de familles joviales, c’était un peu triste quand on y pense. J’hochai la tête quand elle mentionna la sécurité. Je n’allais pas en douter, il y avait surement des morts, mais il n’y en aurait jamais autant qu’à l’extérieur. Il fallait simplement être vigilant. J’y arriverais bien, peut-être moins bien que la dame, mais quand même. J’avais mon couteau, j’avais des notions de survie, c’était jouable.

Mon regard s’aventurait dans la pièce quand il dû revenir de force vers l’inconnue puisqu’elle me parlait. J’avais tourné légèrement la tête sur la gauche, comme si je tentais de récupérer les mots qu’elle disait. Retrouver ma mère… elle était morte, impossible donc. C’était même mon père qui l’avait tué. Retrouver mon père… non merci, plutôt me tuer, ça serait toujours moins douloureux. Juste à y penser j’ai un frisson, j’ai mal au ventre, j’ai peur et ma gorge se contracte encore plus. J’hochai simplement la tête. Oui, j’avais compris qu’avec elle, c’était simple survivre, un peu du moins. Parce que si on croisait mon papa… ça ne serait plus la même histoire du tout.

J’ouvre la bouche un instant, la referme rapidement. Du papier ? Ouais, j’avais ça. Un crayon aussi. Je fis glisser mon sac contre mon épaule tout en sortant le petit bout de papier de ma poche avec un « Clarice Jonasson » écrit dessus, tout simplement. Farfouiller dans mon sac était l’épreuve du siècle, surtout pour en sortir une feuille de papier chiffonnée un brin avec déjà des mots d’écrit dessus, des tic-tac-to, des jeux du pendu, un peu de tout. Pour finalement, en trouver un bout de presque propre et un crayon. J’avais pris place près de la table basse du salon pour écrire. Mon sac était maintenant fermée, elle surveillerait les morts, j’en étais sûr, alors je comptais m’appliquer à gribouiller une explication simple : « Ma maman est morte, j’ai perdu Abby et on vit nulle part. Peut-être tenter l’endroit où on a dormi hier. Je sais pas. »

Et je lui montrai la feuille, haussant les épaules au passage. Parce que ce n’était pas si simple. Retourner à notre dernière planque restait la meilleure des solutions, au moins y laisser un mot.


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Jeu 10 Aoû - 23:02

Cette petite fille est de plus en plus intrigante mais au moins, elle ne me pose pas des milliers de questions et ne réclame rien. Pourquoi la mienne n'est pas comme ça ? J'ai l'impression de n'avoir jamais autant parlé que depuis que j'ai trouvé Dawn... Avant, je pouvais passer deux ou trois jours sans adresser la parole à quelqu'un et ça me convenait très bien, maintenant je suis toujours assaillie de tous parts. Elle me montre son morceau de papier avec écrit dessus son prénom et nom de famille et j'hoche la tête.

- Très bien miss, t'es une fille intelligente! Je m'appelle Leïa.

Inutile de donner plus d'information que ça et si je lui dis mon nom, elle risque encore de se foutre de ma tronche. Je fais peur mais pas au point de terroriser une fillette et je ne sais pas si elle a entendu parler de mon massacre. M'enfin, là n'est pas la question.

Elle me tend un second papier que je lis rapidement avant de lui rendre. Super! Elle comprend quand même vite!

- Ok très bien Clarice Jonasson, voilà comment ça va se passer.

Toujours sans la toucher, je m'agenouille devant elle pour être à la hauteur de l'enfant et commence à expliquer la stratégie que j'applique en général avec Aube quand ma fille veut bien.

- Voilà comment ça va se passer : je te tiens par l'épaule, on avance et tu guides vers ton camp. S'il y a une intersection ou un coin d'ombre, je passe devant et si tu vois un monstre, tu recules tout de suite et je m'en occupe. Ça te convient?

Mon khukuri semble être une arme idéale mais sans fourreau pour ranger ma lance, je n'ai pas d'autre choix que de la garder en mains, ce n'est rien, je suis capable de défendre la gamine quand même.

Je la regarde à travers mon maquillage noir et me retiens de sourire en voyant son regard analyser la situation à toute vitesse. Cette petite est impressionnante, c'est dommage qu'elle ait déjà quelqu'un parce qu'elle ferait une amie de choix pour Aube. Heureusement pour elle, je ne suis pas une kidnappeuse d'enfants.

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Ven 11 Aoû - 21:13

Je ne disais rien, mais je connaissais les réponses à ses questions, alors aussi bien lui en parler. Bon d’accord, parler c’était vite dit. J’avais du papier pour tout, ça comptait très certainement. J’avais fini par lui écrire ce qu’elle voulait entendre… ou lire. Bref, j’avais fait de mon mieux et elle semblait satisfaite. Elle disait en prime que j’étais intelligente et je tentai de lui sourire un peu avant de redescendre mes yeux sur mon papier, comme si j’avais besoin de le lire encore. Moi et les compliments, ce n’était pas tout à fait ça, loin de là. C’était même le contraire, ça me rendait souvent triste ou mal à l’aise, je n’avais jamais compris pourquoi.

Du coup, elle s’appelait Leïa, c’était un nom que j’arriverai à retenir facilement, un peu comme Abby. J’observais L’endroit doucement, ramenant mon regard sur elle quand j’entendis mon nom. Elle voulait résumer la suite des choses et j’allais être attentive. Penchant légèrement la tête comme pour accentuer le fait que j’écoutais bel et bien. J’hochai la tête à ce qu’elle avait fini de m’expliquer. Ça m’allait parfaitement. En fait, je n’allais pas sortir une meilleure idée dans l’instant. Ce n’était rien de simple pour moi à l’extérieur, les morts étaient souvent trop grand et la dame, Leïa, se débrouillait très bien, je le savais. Je repris mon crayon, écrivant simplement sur le papier : « Si on retrouve ta fille, on fait quoi de ce plan ? ». Pas que je n’avais pas confiance, mais… un peu de ça. J’avais onze ans, mais je n’étais pas non plus idiote, les adultes étaient du genre menteur et ne tenait que très rarement parole, ne pensant qu’à eux, toujours. Les gens étaient capables de détruire le monde pour aider une personne qu’il affectionnait, oubliant le restant de la population au passage. Alors, j’étais qui moi dans tout ça ? Une gamine complètement paumée dans un monde de dingue. Alors non, je n’avais pas confiance. En plus, outre le fait de manquer de confiance, c’était une question normale ! Si elle avait une façon de faire avec sa fille, aussi bien qu’elle le sache d’avance que de devoir lui expliquer là-bas. Parce que l’extérieur signifiait de se taire pour la plupart du temps.

Je décidai finalement de me relever, ramassant papier, crayon et un livre sous la table basse au passage. Je n’avais même pas prit le temps de voir le titre, c’était du papier et avec moi, le papier était quelques choses d’utile en tout temps. Tant que j’aurais du papier, je n’aurai pas à parler, après… je devrai me forcer et j’angoissais juste à y penser. Une fois mon sac de nouveau sur mes épaules, je m’approche de la porte en silence, fallait y aller non? Elle ne voulait surement pas faire causette avec moi… elle serait déçue à force.



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Ven 11 Aoû - 23:09

- Ok, super!

Au moins, la gamine continue d'être intelligente et je ne suis même pas surprise qu'elle m'arrête avant de sortir de la maison pour me demander ce qu'il va se passer lorsque j'aurai retrouvé ma propre fille. C'est une bonne question et j'admire ça même si la réponse me semble évidente à tel point que je lui rend son papier avant même de répondre, me remettant à sa hauteur, les genoux pliés.

- Si je retrouve ma fille, c'est très bien pour moi mais je te laisserai pas sur le côté ne t'en fais pas. De toute manière on ira jusqu'à ton dernier camp. Et si on ne retrouve pas... Abby? On avisera à ce moment mais si tu veux rester avec moi, rien ne t'en empêchera, je ne laisse pas les jeunes derrière.

Ça au moins, c'est clair. Je ne compte pas abandonner cette pauvre petite en plein milieu d'une zone dangereuse, même si l'ensemble des us est devenu dangereux depuis deux ans. Elle n'a déjà pas la chance d'avoir une enfance heureuse, je ne vais pas la priver de sa vie d'adulte. Encore moins volontairement.

- Allez, on y va maintenant.

Comme prévu, je la place juste devant moi et regarde par le judas afin de checker le pavillon et vérifier qu'aucun mort ne nous attend juste devant la porte. Rien à signaler, j'ouvre la porte et l'entraîne avec moi à l'extérieur. Il n'y a pas beaucoup de morts dans la rue, principalement des cadavres inanimés et déjà quasiment décomposés, morts donc.

- Je te suis Clarice.

Me laissant guider par la fillette, je trottine dans la rue en analysant aussi vite que possible tout ce que je vois. Pour ne pas la perdre, je ne dis rien sur la route que l'on prend et même si je préférerais prendre de petites ruelles, j'ai trop peur qu'elle ne retrouve plus sa route pour l'entraîner là-dedans.

Nous arrivons à un croisement lorsqu'un bruit de moteur se rapprochant parvient à mes oreilles. D'un seul mouvement, j'attrape la petite par le col et je ne suis pas sûre que ses pieds touchent le sol lorsque je l'entraîne avec moi derrière une camionnette. L'avantage avec les muets, c'est qu'ils ne sont pas vraiment bruyants et je n'ai pas besoin de lui faire signe de se taire pour qu'elle le fasse. Mon bras autour de ses épaules, je la garde contre moi pour ne pas qu'elle s'enfuie et risque de nous faire repérer et me rapproche de son oreille.

- Ta nounou a une voiture? Un doigt pour une petite, trois pour un pick-up.

Au cas-où, je n'ai pas le temps de la laisser chercher une feuille pour me raconter la vie de sa gardienne, je veux juste savoir s'il y a des chances que ce soit elle. Je ne connais cependant pas ce bruit donc ce n'est pas un de mes amis.

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Sam 12 Aoû - 0:41

Voilà, tout le monde était d’accord et au courant de la situation, moi comprise. Elle n’allait pas m’abandonner, elle allait m’aider et même après si je ne retrouvais pas Abby, mais j’allais retrouver Abby, c’était obligé, qu’est-ce que j’allais faire sans Abby ? J’avais hoché la tête, signe que je comprenais. C’était suffisant. Elle était prête à me suivre et j’étais prête à avancer, tout était pour le mieux dans cette situation. Elle avait déposé sa main sur mon épaule et j’avais tressaillit, tremblant légèrement. C’était un réflexe, je n’y pouvais rien. J’essayais très fort de me dire de ne pas le faire, mais j’étais nulle au jeu du contact physique, en général, je restais paralyser jusqu’à ce que la douleur cesse. Parce qu’un contact, c’était inévitablement de la douleur.

J’avais fermé les yeux jusqu’à ce que la porte s’ouvre pour m’y engager, je regardais autour, tout était calme. Alors, un pas devant l’autre, je commençais à marcher sur le trottoir par réflexe. Je n’avais jamais aimé marcher en pleine rue, mais sur le trottoir il y avait un truc terrible… il ne fallait pas marcher sur les lignes, sauf qu’avec une grande sur les talons, je ne pouvais pas réellement le faire. J’avais fini par abandonner par principe, marchant finalement sur le bitume abimé de la rue. On allait surement pas se faire frapper par une voiture non ? En plus, c’était une façon plus que simple de traverser la rue et c’était nécessaire à la manœuvre. Je reconnaissais les lieux, les panneaux, je savais ou je me rendais, ce qui était un plus totalement.

Tout allait bien jusqu’à ce qu’on bruit retentisse. Ce qui n’avait rien de bon, c’était une voiture, les voitures ça signifiaient des humains et ça, c’était le mal. Leïa avait eu la même réaction que moi, parce que déjà elle m’entrainait vers le mur, me demandant avec des chiffres la voiture d’Abby. Je devais devenir blanche, parce qu’Abby, elle n’avait pas de voiture. Alors, rapidement je secouai la tête à la négative, ouvrant une main assez loin devant nous pour qu’elle le voie. Une fois la main ouverte, je faisais marcher mon autre main à l’intérieur avec deux doigts en guise de jambes. Le geste était simple, rapide, efficace. Le bruit ne pouvait pas être Abby et sans m’en rendre compte, j’étai terrorisée, j’en tremblais. Parce que si c’était mon père hein? Personne ne pouvait savoir. Je ne voulais pas que ce soit lui, c’était l’angoisse de ma vie. J’osais croire qu’il était mort, mais ça aurait été beaucoup trop facile… Je tente un regard vers elle, qu’est-ce qu’elle comptait faire ? Pitié, pas les rencontrer… pitié, pitié…



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Sam 12 Aoû - 5:01

Je ferme les yeux un instant en comprenant que les habitants du véhicule qui arrive ne sont ni mes amis, ni ceux de la petite. Pas grave, la chance n'entrera pas en compte cette fois puisqu'on est déjà cachées et ma prise sur son épaule se resserre tandis que je lui chuchote à l'oreille.

- Ne bouge surtout pas.

Comme prévu, le moteur au bruit plutôt lourd amène un camion de taille nettement plus impressionnante que la plupart des véhicules que j'ai vu rouler cette dernière année et en regardant dans le reflet d'une fenêtre vacillante en face de moi, je peux me permettre de compter les gens présents sans quitter ma cachette. Deux femmes, quatre hommes, tous armés, et tous avec des fusils qui plus est. Ça va être compliqué de les étendre ceux-là, surtout toute seule, en protégeant une fillette et sans faire exploser leurs provisions sinon à quoi bon. Tant pis, je préfère ne pas bouger. Le camion roule assez lentement et deux personnes l'accompagnent à pied probablement pour éviter d'avoir trop de morts sur les bras et ainsi pouvoir économiser l'essence. Des pas se rapprochent de plus en plus et s'arrêtent juste de l'autre côté de la camionnette avant qu'un bruit métallique aisément reconnaissable se fasse entendre, m'arrachant un sourire amusé.

- Eh Ethan! Qu'est-ce'tu fous?
- Je pisse! J'ai plus le droit?
- Dépêche toi on coupera pas le moteur.
- Ouais ouais... shut up!

Je ne suis pas sûre que le langage convienne à une fillette comme celle que je tiens contre moi mais elle devra bien s'en satisfaire parce que le moindre geste nous ferait repérer. J'attends donc patiemment et lorsque le dénommé Ethan a terminé d'uriner, je peux me permettre un petit soupire étouffé de soulagement et sens la pression se relâcher dans les épaules de la gamine également. Après deux minutes de silence, je me décide à jeter un regard pour les observer tourner dans une rue un bloc plus loin.

- Ok, on peut y aller.

Problème évité, c'est tellement plus simple. Avec Barry, l'effet de surprise aurait suffit à envoyer ad patres les six protecteurs du camion et à s'emparer des ressources si précieuses mais je préfère éviter de prendre des risques. Aube est toujours seule là-dehors et la retrouver ne va pas être facile d'autant que la nuit ne va pas tarder à tomber et que je commence à vraiment m'inquiéter... Finalement, la petite a vraiment du cran et je la félicite en continuant de la suivre avec une main sur son épaule.

- C'est bien Clarice, continue comme ça et on retrouvera... ta gardienne bientôt.

Impossible de me rappeler son nom, il n'est pourtant pas compliqué mais mon cerveau bloque sur les détails que je trouve sans importance, je le retiendrai si je vois la fameuse femme en vie.

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Mar 15 Aoû - 4:15

Je sentais mon cœur battre de plus en plus vite. Je n’aimais pas ce qui se dessinait à l’horizon, des gens, de vrai gens. Je n’aimais pas les vivants, vraiment pas. Pas qu’ils étaient tous méchants, juste qu’ils étaient souvent imprévisible. Je n’aimais pas du tout ne pas savoir comment les gens allaient être, mais je m’en sortais plutôt bien avec cette survivante, il fallait surement laisser la chance au coureur comme on dit. Je n’avais pas besoin de son ordre pour ne pas bouger, encore moins pour me taire. Pouvoir devenir invisible, je l’aurais fait. Encore plus quand le bruit arriva. Les vois, le nom. J’en étais devenu livide, j’avais peur, comme à chaque fois qu’on pouvait croiser le chemin d’hommes. Encore plus maintenant que la voix titillait chez moi la fibre même de mon âme. Oh Dieu, pendant un bref instant, j’étais sur de la connaitre. Oh, pas cet Ethan, mais l’autre là. Un homme, un mauvais, un que je connaissais, un qui connaissait mon père. J’avais cessé de respirer tellement j’avais peur, j’étais pétrifiée, je ne pouvais pas retourner là-bas, j’allais en mourir, je le savais, c’était impossible de lui survivre, comme tonton Abel…

Et ça me prit trois siècle et demi m’en remettre. J’avais eu l’impression de recommencer à respirer quand Leïa mentionna d’avancer. Ça, je pouvais faire ça, je pouvais le faire bien et dans un silence de mort. Elle tentait d’être encourageante et c’était gentil, j’en avais même peut-être de besoin. J’avais besoin de retrouver Abby, elle savait elle, elle comprenait elle. Avec Abby, je n’avais rien besoin d’expliquer, elle avait vu, elle comprenait et je n’avais pas envie de recommencer à zéro. Plus jamais je n’avais envie de reparler de cela, de l’expliquer, ni même d’y penser. Dans mes rêves les plus fous, j’osais croire qu’il était mort dans le feu, sauf que c’était assez impossible. C’était d’insinuer que dans la vraie vie, les gentils pouvaient gagner, mais ce n’était pas vrai. Dans la vraie vie, c’était les méchants qui gagnaient et les gentils qui terminaient dans une mare de sang, comme maman, comme Babel…

Je continuais d’avancer, continuant à observer les alentours de plus en plus flou, de plus en plus pareil. Tout devenait similaire, je n’étais plus certaine de reconnaitre l’endroit, je n’étais plus certaine d’arriver à réfléchir, je… j’étais… complètement perdue, je m’en rendais bel et bien compte. Alors, je m’étais arrêtée, me retournant vers la grande, mon regard devait laisser transparaitre ma détresse, mais oui, j’étais bel et bien perdue, du coup, elle aussi… J’haussai les épaules, déconfite avant de descendre mes yeux à mes chaussures, se tromper, ce n’était jamais bien vu dans la famille, alors je m’attendais réellement au pire. Comme si tous les êtres vivants étaient comme mon paternel, en même temps… c’était possible vu le monde de fou…
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Mar 15 Aoû - 18:19

Nous continuons d'avancer mais la petite semble perturbée depuis qu'on a croisé le camion, plus perturbée qu'à l'origine je veux dire et sans que je ne sache pourquoi. C'est quand même inquiétant et finalement, elle s'arrête sans rien dire avec une expression confuse sur le visage. Même si je préférerais continuer à avancer, l'arrêt semble obligatoire et je suis vraiment obligée de rassurer la gamine, principalement parce qu'elle est quand même ma meilleure chance de retrouver Dawn et ensuite parce qu'avoir une petite qui se fait pipi dessus n'a jamais aidé personne à avancer. Me voici donc à nouveau un genou à terre pour m'adresser à la fillette.

- T'en fais pas, c'est normal de se perdre des fois.

En toute honnêteté, j'en n'ai rien à carrer de ce qui l'a perturbée mais maintenant, il faut l'aider à retrouver son chemin et je regarde les coins de l'intersection devant nous jusqu'à trouver les panneaux des rues.

- Ça te dit quelque chose Crimson Avenue et Jones Street ?

Sait-on jamais, une petite aussi maligne a peut-être checké les panneaux pour se repérer puisque je suis déjà au courant qu'elle sait lire. Personnellement, je suis bien incapable de dire d'où elle vient, je ne suis pas une bonne pisteuse et ne connait pas particulièrement bien le coin. Quelle idée de venir traîner ici aussi ? Dawn ne pouvait pas rester dans Detroit comme les gens intelligents? Il fallait que Doc vienne s'installer ici...

- T'en fais pas, suis-moi le bois est dans cette direction.

Tant qu'a, autant aller en direction de la forêt où il y a des chances de retrouver sa gardienne. Cela devient inutile de la garder devant moi et avant de me remettre en route, je l'informe du changement de plan.

- Nouvelle stratégie, tu me colles aux basques. Tu restes derrière et tu te tiens à moi. Si je m'arrête tu t'arrêtes, si j'avance, t'avances. Si jamais je sors une arme, tu recules de deux pas, ni plus ni moins, et tu reviens quand je te le dis. Si on m'attrape, tu te caches.

Un sourire encourageant plus tard, je lui montre ma ceinture un peu trop grande à laquelle elle peut se tenir pour me suivre sans problème et commence à avancer tranquillement en direction du sous-bois.

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