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Sam 17 Juin - 0:20



ft. Clarice & Abel

Une rencontre me bouleverse au point d’en oublier de rentrer au campement. Samara m’a complétement retourné, comme si quelque chose s’était débloqué en moi. Mais ceci ne faisait que ronger un peu plus ce vide en moi provoqué par l’absence de Clarice. Ma nièce me manquait plus que tout en ce monde. J’avais trouvé refuge dans une espèce de petite cale sèche pour l’entretien des petits bateaux de plaisance de Détroit. Fort heureusement, le lieu était quasiment vide. Deux rôdeurs à abattre et le tour était joué. Je me mis rapidement en quête de bois divers afin de constituer un feu digne de ce nom. Pas trop gros pour éviter de m’enfumer et d’alerter tous les morts et vivants. Mais suffisant pour me tenir chaud pour la nuit. Entre les morceaux de palettes et les coques en bois, j’étais gâté. Rien n’était récupérable de toute manière. Accroupi près de la flamme, je l’observais attentivement, me remémorant notre premier camp à Clarice et moi. Nous étions que tous les deux, attendant mon collègue et sa famille. C’était à ce moment précis que je lui avais tenu un discours sur la nécessité de survivre. Si seulement j’avais su la protéger…

La nuit passe douloureusement. Le froid m’avait forcé à me réveiller plusieurs fois, afin de ranimer la flamme. Et le vague à l’âme me hante perpétuellement. Je ne tarde pas à quitter mon nid, me mettant en quête de trouvailles sur le chemin du retour qui me mène au labo. Les rayons du soleil, filtré par quelques nuages, réveillent peu à peu mon corps. Y compris ma plaie qui me dérange de nouveau. Je maudirai à jamais mon frère pour ce cadeau empoisonné. Je déambule au travers des rues jusqu’à tomber sur l’une d’entre elle plus familière que les autres. Rien n’y a changé. Y compris la voiture où je m’étais caché une fois blessé, lorsque Clarice me fut enlevée. Je m’approche de l’épave. L’une des portières arrières étaient encore ouverte. Ce devait être l’un des membres de mon groupe qui avait fait ça. Sans doute pour m’extirper de là et me ramener chez eux. Sans eux, je serai mort à l’heure qu’il est. Je m’allonge de nouveau sur la banquette arrière, me remémorant ce jour funeste.

Heureusement que je n’ai pas ouvert le feu. Heureusement que je n’ai pas tenté de tirer sur mon frère. J’en avais l’occasion pourtant mais j’aurai sans doute blessé Clarice. Ce petit bout de femme qui représente mon tout. Ce regard de terreur qu’elle me lançait. C’est ce regard qui me hante le plus. Je donnerai ma vie pour la revoir sourire. J’espère qu’il ne lui est rien arrivé. J’entends du bruit au dehors de la voiture. Je me redresse pour observer ce qu’il se trame lorsque je cru la voir. Sans doute une hallucination.

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Lun 19 Juin - 1:15

Dans une contrée lointaine vivait un éléphant énorme, il adorait gambader dans les près encore et encore, jusqu’à rencontrer un… un chat ? Ouais, un chat. Le chat ne semblait en rien sympathique, même un peu déformé, mais un chat quand même. L’éléphant, bien que grisonnant, appréciait le chat, sans jamais réellement l’atteindre, parce que bon, le vent ne soufflait surement pas assez fort et qu’il n’annonçait pas de neiger… Oui bon, revenons à nos moutons ou à notre éléphant, c’est comme vous voulez…

Les nuages étaient nuls ce matin, vraiment. En général, j’arrivais toujours à me raconter une histoire ou deux quand on les regardait, mais là… panne sèche. Rien ne semblait se former dans le ciel pour me faire rêver. J’avais soupiré, manque de bol et de distraction. Je n’étais pas en position pour fermer les yeux et imaginer des histoires, il y avait trop de zone à risque, ce n’était pas prudent. Alors, aussi bien ne pas le faire. J’avais peut-être onze ans, mais je savais un minimum comment survivre et non, fermer les yeux dans une zone à dangereuse ne me semblait pas une bonne idée. Bref, me lever de là avant d’être frigorifié était une bonne option. J’étais seule, complètement. Je m’étais disputée avec Abby et maintenant je prenais l’air. C’était tellement une mauvaise idée, mais ça va, je savais comment rentrer. J’avais juste besoin de me vider la tête un peu et contempler les nuages m’aidaient, c’était juste nul que les histoires du jour ne faisait aucun sens. Peut-être demain.

J’avais repris la route, faisant de grand détour pour éviter quelques morts, je savais où mes pas me menait, je savais aussi qu’Abby m’y retrouverait facilement parce que j’y allais souvent, mais je m’en fichais. J’avais envie qu’elle me retrouve et j’avais envie d’y aller. Ce n’était pas mon endroit préféré, loin de là, mais c’était l’endroit qui me rappelait mon oncle. C’était là où je l’avais perdu et la peur de l’oublier m’inquiétait un peu plus chaque jour. Lorsque mon père m’avait aimé, j’étais en larme, je me débattais et pourtant, l’endroit avait été gravé dans ma mémoire. J’avais mis des semaines à m’en remettre, tout pour faire fâcher mon père encore plus, mais je n’y pouvais rien. Je ne faisais pas exprès d’avoir de la peine.

La première fois que j’étais revenue, c’était après m’être sauvée avec Abby. C’était là que je voulais revenir, peut-être pour le retrouver lui, même mort, mais il n’était pas là. Je l’avais cherché et c’est là qu’Abby m’avait soufflé la raison. Il était surement mort, mais les morts… ça se relèvent maintenant. Il marche maintenant. Peut-être qu’à force de revenir, je tomberais sur lui, même mort, je m’en fichais un peu. Peut-être que simplement lui parler me ferait du bien. En ce moment, mon oncle me manquait, ma mère me manquait, mon école me manquait, tout me manquait et sans trop comprendre pourquoi, j’avais les larmes aux yeux. Je les avais essuyés du bord de ma manche, de peur que mes yeux ne gèlent ou ne collent ensemble pour toujours, mais c’était difficile. Fallait penser à autre chose. Comme à cette voiture que je connaissais trop bien, elle l’observa, elle avait changé non? Oui. Tellement changé qu’il y avait quelqu’un dedans, un vrai quelqu’un …

Oh oh…

Est-ce que je venais de me créer des ennuis ? Surement. Abby serait fâchée. Alors, aussi bien se cacher, se cacher jusqu’à ce que la personne parte. Sauf que la personne, elle n’était pas n’importe qui… la personne… c’était… non. Oui ? Peut-être. Je n’en savais rien. Alors, j’étais de nouveau sortie de ma cachette au bout d’une éternité et demie pour finalement m’avancer craintivement vers la voiture. Je me trompais surement et j’allais surement devoir courir très vite, mais…

Je m’étais arrêtée à quelques mètres de l’homme et de la voiture, assez pour bien le distinguer quand il c’était relevé. Je l’aurais reconnu entre mille, les cheveux, la barbe, ses cheveux. Il était pareil que tonton Abel, pareil, mais vivant. Pareil, mais pas blessé par mon papa. Pareil et debout, là… combien de chance pouvait-il y avoir que ce soit le cas ? Je n’en doutais plus, c’était lui, ça devait être lui, c’était nécessaire. J’en avais besoin. Alors, sans une, ni deux, j’avais couru vers lui pour juste me lancer dans ses bras. Il était l’adulte, c’était à lui de me rattraper, moi, tout ce que je voulais, c’était lui, c’était m’assurer que cette fois, il ne disparaitrait pas et si pour ça, je devais me transformer en koala et m’accrocher à son cou pour toujours, j’allais le faire, il ne fallait même pas en douter.
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Lun 19 Juin - 19:02

Mes yeux devaient me tromper. Ce n’était pas possible que ce soir Clarice… Comment ? Mais lorsqu’elle se rapproche, je réalise peu à peu. Je ne peux rien dire. Mes jambes tremblent. Je me précipite vers elle et la rattrape lorsqu’elle se jette vers moi. L’émotion me scie un peu plus et je tombe à genoux mais la garde tout contre moi, calant ma main contre sa nuque, et la serrant. Je sens les larmes monter. Non, elles font bien plus que monter. Je pleure à chaude de larme. Je n’avais jamais cessé d’y croire, et pourtant cela me semble irréaliste en ce moment même. Je dépose un baiser sur son front et recule mon visage pour l’admirer. « Ma… Ma puce… Tu m’as manqué… » réussis-je à dire d’une voix tremblante. Je pose mon front contre le sien, ramenant ma main sur sa joue et caressant sa chevelure. Qui l’eut cru, qu’aujourd’hui je retrouverai ma nièce, ma Clarice, mon petit tout ? J’emplis mes narines de son odeur. Pour rien au monde je ne veux que cette accolade se rompt. J’aimerai figer le temps pour rester avec elle. Peu importe les rôdeurs, les autres vivants, ou même Ryan. Seul compte qu’elle se tienne tout contre moi. Je sens son petit cœur qui bat la chamade Je ferme les yeux et d’un revers de la manche j’essuies mes larmes avant de déposer de nouveau un baiser sur son front. « Je ne te lâcherai plus jamais, Clarice, je te le promets. Maintenant c’est toi et moi. Je te protégerai… »

Soudainement, je prends conscience qu’aux dernières nouvelles, elle avait été enlevée par son père. Je la relâche qu’elle que peut pour qu’elle puisse atteindre le sol et m’écarte un peu avant de la détailler. « Il ne t’as pas fait mal, j’espère ? Comment as-tu fais pour prendre la fuite ? Tu es toute seule ? Et tu arrives à manger ? » Quel idiot suis-je, gâcher de telles retrouvailles. Nous avons tellement de choses à nous dire, et du temps à rattraper. Seulement, je veux m’assurer qu’elle ne craint rien dans l’urgence, et je veux la mettre à l’abris. Nous sommes exposés ici. Ma raison de survivre est revenue. Je le sens au fond de moi, et reste sur le qui-vive prenant mes précautions pour la protéger.

« Il faut que je te dise, mais nous ne sommes plus seuls Clarice… Il s’en est passé des choses depuis ton absence. Des gens m’ont trouvé dans cette voiture. Ils m’ont ramené chez eux, m’ont soigné et m’ont accueilli comme il se doit. Tu verras, tu seras bien là-haut. Et puis il y a d’autres enfants. En plus, certains pourraient t’apprendre pas mal de chose. » Je lui souris, voulant lui donner de l’espoir. C’est bien sûr inimaginable que j’y retourne sans elle. Mais je voulais vraiment qu’elle y soit en sécurité. Et puis je ne serais plus seul à veiller sur elle. Hannah, Ruth et Rashka s’en donneraient à cœur joie. Je suis presque sûr que Cale l’adopterai plus facilement qu’il ne m’a adopté. Je ne peux toutefois m’empêcher de caresser sa joue ou ses cheveux à tour de rôles, comme pour préserver un contact avec elle, et m’assurer qu’elle soit bien réelle.

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