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 When the dawn rises and the past moves away one step | PV : Robert Smith & Alair Wakeman

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MessageSujet: When the dawn rises and the past moves away one step | PV : Robert Smith & Alair Wakeman   Sam 17 Juin - 3:36


Dernière édition par Heaven Lockwood le Mer 28 Juin - 8:33, édité 1 fois
When the dawn rises and
the past moves away one step
Heaven & Robert & AlairIl paraît que les cauchemars ne sont qu'une réflexion de ce qu'est notre vie. Une représentation loufoque de ce qui nous tracassent ou de ce que l'on a vécu. Parfois on s'en souvient et d'autre fois, tout s'efface au moment même où nos paupières s'ouvrent. Heaven ne saurait comment traduire cette nuit qu'elle a passé dans cette couche pourtant si sécuritaire. Elle sentait la boule de poil qui parfois léchait sa joue quand elle bougeait de trop où que des larmes roulaient sur ses joues pâles autrefois rosie par la vitalité qui occupait encore ses chairs. Des chairs qui semblaient aussi mortes que ces choses qui rampaient et chanter le funeste ballet à la faucheuse. Mais, ce qui est pire que tout, c'est de rêver des êtres qui ne sont plus là et qui semble vous en vouloir d'être mort. L'impuissance que vous ressentez au quotidien et qui vous poursuit, signe d'un deuil qui ne fait que commencer et quand on sait que ce dernier se déroule en plusieurs étapes composées du choc, de la colère, du marchandage, de la dépression et enfin de l'acceptation. Dans le cas de Heaven, la jeune femme se trouvait encore à la première marche et autant dire que cette voie pouvait durer des années. Deux pertes qui se sont succédées ne font qu'allonger le temps à devoir accepter tout cela. Elle allait devoir supporter le poids de cette alliance à présent autour de son cou accompagnant le pendentif de sa jumelle. Mais pire encore, c'était accepté un reflet qui l'emmènera inexorablement à celui de Heather. Devoir composer avec le moindre fait et geste qui la conduira à ces deux êtres qui comblent son être autant de bonheur que de tristesse.

Cette nuit-là a été tellement dur. Trop même. Parce qu'il n'y avait pas que les visages des êtres chers qui hantaient son esprit, mais celui de ses agresseurs également. Dans ce cauchemars, elle revivait ce que ces derniers lui ont fait enduré. La demoiselle ressentant la douleur des sévices encore présent sur sa peau. Les cris poussés par sa sœur et elle n'ont pu que les encourager à aller plus loin dans leur folie. Encore maintenant, elle éprouve tellement de peur, quelle hurle durant son sommeil ne faisant qu'augmenter dangereusement sa température qui était déjà assez importante comme ça. Le choc n'arrangeait vraiment rien à tout cela et rendez-vous également, qu'elle n'a pas pu se nourrir comme il le fallait, l'appétit lui manquant. Parfois, quand les choses ne vont pas, vous avez l'impression qu'une bouchée de nourriture, qu'importe laquelle, soit comparable à celle d'une dinde de Thanksgiving que vous avez dévoré à vous seul. Tout vous reste à l'estomac, les nausées vous menacent, mais rien ne vient. Vous vous dites que le repos vous aidera sans doute. Parfois c'est le cas, mais dans celui de Heaven qui pouvait avoir pire avec ce qu'elle a vécu. La dépression est une maladie méconnue et souvent moquée par la plupart des êtres humains et pourtant, elle vous pourrit la vie en jonchant à certains moments de la journée et même du soir, des crises d'angoisses que vous êtes incapable de contrôler. Cela vient et vous handicape. Personne ne vous comprendre et vous vous retrouver seule dans votre coin à devoir combattre cette crise pour remonter un tant soit peu la pente et avoir des pensées positives. Cela peut être n'importe quoi, comme le rire d'un bébé, la vision d'un chiot et d'un chaton jouant ensemble ou simplement un paysage paradisiaque pour vous.

Heaven a beau se tournait ces choses dans sa tête, se forçant malgré son sommeil à penser positivement, mais rien ne fonctionne. Le mal est si profond et la ronge tellement dangereusement que ses efforts se voient détruits en un claquement de doigt. Et quand vous avez l'impression d'avancer, une chose suffit pour vous faire, faire mille pas en arrière. Après, l'entourage pense que vous n'êtes pas capable de faire des efforts refusant de vous comprendre. Et dans cette marre de souffrance silencieuse, vous vous refusez à aller voir un psy. A quoi bon dépenser de l'argent pour une personne qui vous écoute. Heaven trouve un minimum de réconfort dans la prière se disant que seul Dieu pouvait comprendre ce tourment et l'aider à le surmonter.

La dépression est une maladie pouvant conduire à la mort et Heaven en a fait une odieuse démonstration avant que Bobby ne traverse la rivière des morts pour se poster devant elle afin de la sauver. C'est comme un monceau de lumière qui s'est échappé du ciel pour se poser sur la terre et lui montrer le chemin qu'elle se refusait obstinément à voir.

« TYLER !!!!! HEATHER !!!! » Les hurlements de la jeune femme réveillèrent le pauvre chien qui s'effraya en se demandant sans doute ce qu'il se passait. Heaven avait l'impression de manquait d'air, elle tentait de se calmer. En nage, elle observait partout, se demandant l'espace d'un moment où elle se trouvait. Son regard coula sur ses mains tremblantes, il lui était impossible d'arrêter le mouvement comme une pauvre personne atteinte de la maladie de Parkinson. Son cœur jouait les tambours de guerre et la jeune femme avait l'impression que son organe vitale allait sortir de sa poitrine tellement ce dernier devenait douloureux. Un cœur, c'est parfois lourd à porter tout autant que les sentiments et les émotions qui le traversent. Ne pas en avoir serait sans doute plus facile d'accepter la vie et ces nombreuses tragédies.

« Pardon... Pardonnez-moi... » Elle tremblait si fort qu'elle vit à pleurer. Son angoisse était si grande. Son corps entier lui faisait mal. La jeune femme avait l'impression qu'un étau se refermait sur sa taille tandis que quelque chose voulait en sortir. C'était affreux. Rester assis ou coucher ne faisait qu'éveiller la douleur. Sa respiration se faisait haletante. Elle cherchait de l'air, mais ne semblait pas le trouver.

L'aube s'annonçait au loin et la lumière commençait déjà à lui faire mal aux yeux. En se relevant, doucement, elle tituba jusqu'à la fenêtre pour en fermer le voler, mais elle chuta violemment sur le sol. Tellement faible. Tellement lasse de tout ça. Elle s'était promis de toujours faire de son mieux, mais ça lui semblait impossible. Toutes ses bonnes résolutions parties en fumée. Le regard rendu flou par les larmes, fixait le petit chien qui aboyait et tournait autour d'elle comme pour la protéger et de la rassurer. Elle bougeait à peine. Elle n'avait plus la force de rien.

Une silhouette imposante se fit alors, apercevoir entre deux larmes. Mais la fièvre la faisait délirer et cette dernière ne savait plus vraiment ce qu'elle disait.

« Mon amour... Pardonne pas... Je t'ai promis de vivre, mais sans toi... Sans Heather, c'est impossible... » Doucement, en recherchant les maigres forces restantes, elle tendit la main vers celui qu'elle prenait pour son fiancé. « Pitié... Emmène-moi avec toi... Délivre-moi de cette souffrance... J'en peux plus, j'ai tellement mal que je veux mourir... » Ses yeux se ferment, mais s'ouvrent à nouveau pour ne pas perdre ce délicieux virage. « Tyler... Aide-moi... »

« Accroche-toi sœurette... » Fit une petite voix que seule elle pouvait entendre.

« Heather... J'ai mal... Laisse-moi partir... »

« Hors de question... C'est pas ton moment... »

« Tu aurais dû vivre à ma place... »

« Tu es forte... Alors, accroche-toi... J'ai foi en toi... N'oublie pas ta promesse... »

« Trouver un vaccin. »

« Oui... Et peut-être que le monde se fera petit à petit... »

« Trouver le vaccin... Vivre heureuse. Aimer... Faire de mon mieux. »

« C'est ça accroche-toi... Tout ira bien... »

« Tyler... Quand tu m'embrassais tout allait mieux comme si la douleur navait jamais existé... »

Les aboiements répétés du chien la reconnecta peu à peu à la réalité, comme si la petite créature l'encourageait à tenir bon.

« Bo...bby.... » Elle sourit. « Je... J'ai mal... » Finit-elle par dire avant de s'évanouir.

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MessageSujet: Re: When the dawn rises and the past moves away one step | PV : Robert Smith & Alair Wakeman   Sam 17 Juin - 19:08
Le géant au cœur d’or amis au corps honni de tous n’avait que peu dormi, essayant de lancer des bouées salvatrices à l’âme pure mais blessée de l’ange endormi de l’autre côté du battant. Il venait de s’assoupir enfin, dos appuyer sur le battant de la porte pour protéger l’être fragile et le chiot. Respirant alors la fluidité d’un soufflet de forge, il sursauta alors devant le cri d’horreur à l’état pur. Se redressant de toute sa haute silhouette avec difficulté, le golem de chair ouvrit la porte. Rocky jappait pour essayer de ramener l’être de lumière à la réalité, la triste réalité où  il n’était qu’un monstre de foire ne pouvant rien pour soulager la fièvre ni la douleur psychologique de la belle.

La surprise et l’horreur de la situation sautèrent à la gorge de l’homme à l’armure de chaire si grotesque. Le stress fit crisser l’émail des dents mal aligné du colosse.  Il n’était qu’un mirage, un être cher pour Heaven fantomatique et l’information si précieuse se perdait au niveau de son regard et son cerveau. Un peu comme une émission en direct qui venait de perdre l’antenne et dont l’écran semblait figé sur la dernière image. La respiration se fit sifflante et les muscles de l’homme se tendirent pour commencer à bouger vers la forme allongée sur le lit de souffrance. Bobby ne fut témoin que du monologue à sens unique que la blonde couverte de sueur déclarait avec difficulté. Le cœur de l’homme se figea dans sa poitrine immense et lézardée de cicatrices. Le bras d’Heaven tomba sur le matelas comme au ralenti, ses doigts graciles essayant d’agripper l’air qu’elle devait penser à une main réelle. Aussitôt, Robert saisit la main d’ivoire de la scientifique. Se laissant tomber à genoux près de l’ange, les mains massives et rugueuses de l’homme se plaquèrent avec douceur et tendresse sur les pommettes nobles de la dame. Les paupières s’étaient rabattues sur les abimes d’émeraudes des yeux de l’être divin et la panique gagnant subitement le monstre de foire. La grosse brute s’était attachée à la jeune femme durant ces dernières heures. Elle l’avait soutenu et accepté sa présence. L’être céleste l’avait même touché plusieurs fois la main sans rien demander à retour. Elle parlait d’un baiser qui chassait le mal. Repensant à la phrase qui ne lui était pas destiné fit alors agir d’instinct le colosse. Robert plaça un pouce ayant presque la largeur de la bouche et des lèvres de celle qui semblait profondément endormie. Un souffle de vie caressa le cuir tanné de la main de l’homme. Un soupir de soulagement s’échappa alors de lèvres exsangues de Robert. D’une voix suppliante, où l’espoir et la compassion se mélangeaient allégrement, le monstre de foire caressa la joie douce comme le satin de la femme. Un supplice presque douloureux pour ceux qui entendaient le géant déformé.

Robert- Heaven ça va? Réponds-moi… Euh… Je t’emmène voir un gentil docteur… Euh… Tiens bon s’il te plait.

Croyant les dernières paroles de la belle, il déposa un rapide baisé sur le front brûlant de fièvre. Une délicatesse, une candeur et une douceur semblait se dégager de cet être que tant méprisait. Un serment sans mots que la bête de foire sera toujours là pour l’ange qui avait chuté du paradis et qui s’était retrouver en pleine horreur. Il emballa en vitesse ses possesions, le chiot trouva le réconfort de son sac de transport. Plaçant ses mains, à la fois immenses et toutefois douces, sous les genoux et le dos de l’ange déchu, le colosse fut temporairement gêné. Le rouge gagna son horrible faciès, mais il jeta au loin cette peccadille qu’était son tourment envers les femmes. Soulevant sans peine son précieux fardeau emmitouflé dans une couverture chaude, l’homme difforme sortit alors dans l’air froid de ce début de printemps. Hésitant alors sur les mots qui devraient prononcer, il chuchota comme si le moindre son pouvait réveiller la magnifique blonde dans ses bras musculeux.

Robert- Ne me laisser pas tout seul madame Heaven… Euh… Non juste Heaven désolé...

Il dû se cacher une fois dans un vieux magasin, le temps qu’une horde de goules trébuchantes daignent passer devant les deux survivants à bout de souffle.  Il déposa le corps enfiévrer au sol, mais si beau que même Dieu devait avoir aidé sculpter pareil magnificence. S’agenouillant de nouveau près de l’ange d’albâtre à la chevelure de parcelle de soleil, le monstre de foire déposa délicatement un linge sur le front d’Heaven. Croisant le regard d’émeraude qui sommeillait partiellement durant ce chemin de croix abominable, Bobby fit un petit sourire las et fatigué. Mais de la gratitude luisait dans son regard bleuté comme un ciel d’été. Le ton franc et doux de la voix rocailleuse de l’homme permettait de reconnaître aisément toute la sympathie de l’être de cauchemar.

Robert- On va arriver chez Docteur Alair… Euh… Il est très gentil et vient d’une Île très loin… Euh… Il dit qu’il est chi..chu… Euh… Il opère et il m’a soigné quand j’ai eu un accident quand j’aidais Bernie avec la barricade… Euh…

Avec des gestes d’une telle légèreté qui sembla presque surnaturelle de tendresse et de bonté, Robert essaya la joue ou des petits cristaux d’eau salés s’étaient déposés lors de la souffrance de la belle. Ensuite il redonna la blancheur presque spectrale aux mains dotées d’un don pour apaiser la bête. Chantonnant un air reposant et noble, Bobby essuya délicatement la main d’Heaven. Même Rocky léchait la pommette de celle qui venait de saisir le cœur saturé de cicatrices de l’ancien mineur sans le savoir. Un sourire tendre et bienveillant éclairait les traits atypiques de l’homme et de nouveau il murmura avec une douceur telle que peu de gens pouvaient égaler.

Robert- Heaven je suis là… Euh… Ne me laisse pas je t’en prie.

Un début de rougeur commença alors à colorier les joues mal rasées du mastodonte.  Il espérait de tout cœur qu’il n’avait pas encore dit une connerie monumentale. Reportant son attention sur l’ange déchu à ses côtés, le monstre de foire  continua de fredonner une douce mélopée. Bobby ne pouvait que continuer à tenir la main de celle qui l’avait sauvé plus qu’une fois depuis leur rencontre. Il était sur le point de mourir, de rejoindre ses anges disparus. Mais Heaven avait le rejoint le rang de lumière d’humanité, des êtres que le colosse balafré fera tout pour eux. Qu’il allait la protéger comme Bernadette. Qu’il allait mourir pour protéger les trois êtres divins qui avaient touché son âme émiettée. Les sauvegarder de la folie et de la mort rôdant de ce monde nouveau. Qui allait vraiment pleurer la perte d’un monstre tel que lui de toute façon. Les deux femmes et le vieil homme pouvaient faire une différence dans cette époque troublée.  La dernière aberration continua sa route vers un sombre festin, laissant enfin la chose immonde reprendre son rôle de brancardier e l’apocalypse pour amener l’être si pur vers le docteur chaleureux.

L’homme s’élança alors dans la rue de la ville fantôme.  Robert n’avait jamais aimé la ville, ni la multitude de gens qui y vivaient. Toujours en train de rire de la lie de l’humanité, toujours en train d’essayer de blesser son âme ou bien son être déformé. La rougeur de ses joues ne commençait à peine à s’éteindre. Des voluptés de fumées d’air chaud s’éleva dans la froideur de ce jour alors que les pas démesurer de l’être laid comme le pêché le portèrent vers la sécurité du quartier de ses amis. Il voulait voir les trois personnes en sécurité tout simplement. Une sincérité touchante, une sollicitude et surtout une bienveillance remplissaient les yeux si purs de la chose. Il croyait chacun des mots qu’il avait prononcés envers l’ange. Chaque personne songeait les paroles qu’il allait prononcer. Le géant laissait toujours parler son cœur et les mots projetés par cet être de bonté ne consultaient jamais l’esprit lent de l’homme.  Une pensée vint alors percuter le subconscient de Robert, laissant la tâche de surveiller les environs à son instinct de protection si aiguisé. Souvent c’était les réflexes du géant qui parlaient avant même que ses pensées, si souvent éparpillées aux quatre vents, ne prennent pleinement conscience du danger.

De sombres pensées envahirent l’esprit hagard du monstre de foire. Pourquoi aucune femme ne semblait vouloir de lui comme petit ami? Pourquoi qu’il était au mieux un ami, un protecteur? Même avec la fin du monde qui semblait être aux portes de la déchéance humaine, le colosse aux corps non désirables savait d’instinct qu’il allait mourir sans connaître la douceur d’une femme. Ni pouvoir laisser courir ses mains grossières sur les courbes merveilleuses d’un ange qui serait charitable. Ni connaître ce sentiment fou qu’était l’amour et le désir. La seule  certitude c’est qu’il allait mourir à la place d’un des êtres divins qui avaient accepté sa présence écœurante. Que Bernie, Alair et Heaven pouvait apporter quelques choses aux gens autour d’eux. Robert savait qu’il ne servait qu’à absorber les coups et au besoin faire un rempart de son corps rebutant. Tel était sa contribution pour le monde. Mourir pour que ceux qui le méritent vivent. Qu’un monstre meurt et un ange vit c’est un marché honnête.

Arrivé à un carrefour qui ressemblait plus à une cour de ferrailles qu’une voie au centre-ville, Bobby couvrit de son mieux la couverture sur la femme jeune femme parcouru de fièvre. Mais la tristesse pesait lourd sur les épaules massives de la lie de l’humanité. Son regard bleuté, pur comme les profondeurs d’un lac calme, détaillait chaque tragédie humaine qui s’était passée dernièrement. Un drap avec les mots « Helps Us » flottant à une fenêtre donc les carreaux était givré.  Cette fenêtre qu’on voyait facilement les marques de mains ensanglantées.  Des carcasses carbonisées qui semblaient essayer de se mouvoir, emprisonnées dans des linceuls d’acier. Des corps étendus sur le bitume, commençant à se recouvrir de givre et dont le sang se cristallisait du au froid. Un nuage de vapeur soulignait l’écart de température entre le corps massif et chaud de l’être  repoussant et la température ambiante. Il continua juste au moment que son ouïe perçut râles de faims des abominations.  Le géant vit un regroupement d’une trentaine de personnes trépassées, d’un stade plus ou moins avancé de décompositions, les bras en l’air autour d’un magasin d’armes.

Un air inquisiteur passa sur le visage de l’homme à la musculation si développé. Pourquoi  les morts-vivants semblaient si fascinés par ce lieu qui semblait fortifié? Regardant en hauteur, il vit une silhouette solitaire, un peu comme le dernier combattant du fort d’Alamo.  Levant une main démesurée en guise de salut et de compassion, car l’individu semblait en triste posture, le regard de l’homme devint alors fixe.  Un point rouge semblait se balader un peu sur son torse et ensuite descendit pour rejoindre la tête de l’ange niché près de son cœur. Associant la position du tireur, qui semblait viser le duo mal assorti, et le point rouge baladeur, le visage austère de la brute au cœur d’or perdit quelques couleurs. Bobby se souvenait d’un film ou le méchant avec un fusil avec un genre de rayon rouge qui l’aidait à mieux viser. Une foule de questions se propulsa dans l’esprit encombré de l’erreur de la nature, mais les réflexes parlèrent avant  les neurones du mastodonte. Poussant avec douceur malgré l’urgence de la situation l’être céleste à l’abri d’un camion à proximité, le point annonciateur de morts enveloppa le flanc vulnérable de la chose presque humaine. Une détonation étouffée, grâce à un silencieux fixé à l’arme, se perdit dans l’immensité du cantabile collectif du groupement macabre. Une cuisante douleur se propageant dans le côté de Robert, lorsque le projectile pénétra dans la chair et le gras présent à ce niveau. Pour prouver qu’un ange gardien semblait surveiller le simple d’esprit,  aucun organe vital ne fut touché et le projectile létal ressorti à l’extérieur, frappant le bitume d’un coup sec et sonore. Le côté de l’homme s’engourdit quand il se jeta tout près d’Heaven à l’abri. Grimaçant sous la brulure, semblable à de la lave en fusion, qui se propageait par le trou fait par la balle de plomb, Robert prit une grande respiration. Un masque livide s’était déposé sur le visage toutefois résolu de l’homme. Il ne voulait aucunement que l’être de lumière ne se préoccupe de lui. Il devait serrer les dents et ignorer la douleur cuisante. Accomplissant un prodige d’endurance, il parla alors, laissant l’inquiétude coulée dans sa voix rocailleuse.

Robert- Ça va? Euh… Moi j’ai mal un peu à la main. Tomber dessus. On doit aller par là non?

Comme pour détourner l’attention de la jeune femme sur la blessure douloureuse, mais heureusement bénigne, Bobby pointa les véhicules stationnés sur le bas-côté. Une couverture décente et surtout une voie de sortie pour esquiver ce champ de tir mener par un fou furieux. Encore quelques centaines de mètres et le duo sera à l’abri. Appuyant sa main immense sur son flanc pour faire une pression formidable, le monstre de foire allait un arrêt rapide pour désinfecté sa blessure avec du moonshine et du ruban gris en guise de pansement de fortune. Mais à cet instant, toute la volonté du géant était tournée vers l’ange qu’il devait ramener en sécurité. Alors là si la mort voulait cueillir son âme, le mastodonte se laisserait faire avec joie. Il réussit à sortir de ce traquenard et se rendit près de la rue de ses amis. Bernie, si elle était à la maison, verrait son massif ami chanceler sous la douleur et son précieux fardeau.

Robert- On est arrivé Heaven… Tiens bon petit ange…

Des rigoles de joies coulant de ses yeux complètement ahuris, le mastodonte parla. Sa voix rocailleuse était cassée par le déluge d’émotion. De la surprise, de la joie, un peu d’appréhension et aussi une touche d’inquiétude. Sans le savoir, la prestance de l’homme s’était décuplée, le courage et ce sentiment inconnu de Robert qu'était l’amour semblaient gonfler ses muscles déjà si imposants. Une aura apaisante se dégagea de la silhouette grossière de l’être, heureux d’avoir réussi à portée l’ange à la chevelure dorée chez le médecin. Le faciès monstrueux s’était transmué en de la résolution pure, conscient de la charge de travail qu’il devra déployer pour mettre celles qui sont pour lui en sécurité. Il déposa le corps magnifique de la femme où le vieux docteur lui dit et avec difficulté il s’assit à l’extérieur de la pièce, reprenant la position de la gargouille de granite qui gardait ce qui était saint à son regard océanique. Alors le colosse balafré repensa à sa vie alors que le fluide vital inondait petit à petit le sol près de lui.

Bobby s’était battu depuis les premiers jours de cette époque sanguinaire qui était maintenant la leur. Au début Robert se voulait de lever sa hache couverte de sang noirâtre vers d’autres personnes, mais même son esprit lent et ayant des carences intellectuelles avait compris que les infectés n’étaient plus vivants. Comme un humain pouvait vivre avec les tripes à l’air, les bras arrachés ou bien le cou cassé dans une position bizarre? La puanteur de la mort et de la décomposition accompagnait les pas trainants et chancelants de ces êtres dotés d’un appétit douteux en quête de chair fraiche. Chaque coup de hache était maintenant rendu mécanique et tristement mortel. Et même si morts-vivants les plus « frais » représentaient des différences avec les goules plus anciennes, Robert pouvait comprendre qu’un individu ensanglanté qui court vers lui en criant et les yeux blancs comme l’écume d’une rage incontrôlable ne voulaient pas lui faire un câlin. Mais comme un vieux proverbe que la mère de l’erreur de la nature aimait dire : « Même le plus idiot peut paraître sage si aucune parole ne franchit ses lèvres. ». Et il se taisait la majorité du temps. Comme pour l’état de sa blessure. Il ne valait pas la peine de déranger les gens avec ses problèmes.

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Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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MessageSujet: Re: When the dawn rises and the past moves away one step | PV : Robert Smith & Alair Wakeman   Mer 21 Juin - 14:38

Heaven et Robert


When the dawn rises and the past moves away one step
La bouilloire chante son refrain et je me dépêche d’enlever le canard sur le réchaud. Une petite partie de l’eau chaude sera pour le thé, mais la grande partie sera utilisée pour ma salubrité corporelle. Les premières notes de la Sonate au clair de luneenchantent mon ouïe. Que le propriétaire de ce lieu magnifique avait bon gout en matière de musique et surtout d’appareil pour apprécier ces chefs-d’œuvre. Comme de raison, le vieux phonographe n’est pas de la dernière technologie, mais il fonctionne avec régularité digne d’un maestro et surtout sans électricité. Je ne peux m’empêcher de faire mon éternel sourire pince-sans-rire lorsque je songe que les vieux artefacts de nos ancêtres soient encore utilisés par les nouvelles générations, surtout durant ces temps troubles.

Je lève mes mains pour suivre le tempo de la douce mélodie. Un peu comme un chef d’orchestre qui agite sa baguette vers son orchestre pour procurer un orgasme auditif aux spectateurs subjuguer. D’un mouvement souple je prépare la table pour le thé. Je m’avance vers la porte de la maison victorienne tout en prenant soin de claquer avec soin ma canne sur le parquet de bois franc. D’un coup de chiffon j’enlève un peu de poussière sur le manteau du foyer dans ma salle de repos. Être un maniaque de la propreté est devenue une manie pour un chirurgien qui doit opérer dans les meilleures conditions de salubrité qui soit. Mon œil valide, reflet brillant d’acier bleuté bourré d’intelligence, parcoure ma fierté du moment. Celle-ci est remplie de tableaux de maîtres, d’œuvres d’arts et de bouquins que j’ai pu sauvegarder de l’imbécilité des Yankees et de la dévastation causé par ce fléau. Je sais que je dois regarder l’avenir avec un bon œil, j’ose espérer simplement que c’est avec celui que j’ai d’intact que je regarde.

On toque à la porte et comme si l’apocalypse n’était qu’un mythe, j’ouvre la porte après avoir vérifié par le Judas du battant bien évidement. Mon sourire est au beau fixe et mon œil valide étincelle de joie. La montagne ambulante, le géant qui m’a aidé pour mon excentrique visite au musée, viens prendre de mes nouvelles. Il est un chouïa protecteur envers moi, mais qui ne rêve pas d’avoir un second beefeater loyal et de surcroit serviable? Bien le bonjour mon cher Robert. Quel bon vent vous emmène? Pile poil pour le thé mon ami. Je ne suis que flegme et dignité. Mon ton est lent, chantant et des plus apaisants comme tout bon britannique qui se respecte. C’est une de mes habitudes, mais à dix-sept heures c’est l’heure du thé et j’y tiens mordicus. Mais c’est alors que je remarque la forme dans la couverture qu’il tient dans ses bras immenses, démesurer même. Il me parle de sa voix rustre et rocailleuse. Mais j’ai eu l’honneur, que dis-je le privilège, d’entre ce géant pousser la chansonnette. Calmez-vous mon cher. Je vais aider votre protégé naturellement. Vous pouvez l’emmener sur le brancard de ma salle de soin je vous prie?

Malgré l’urgence de la situation, surtout convaincu par le babillage de la masse de muscle sympathique et les aboiements de son adorable chien, je reste de marbre. Je suis un médecin d’expérience et comme tout bon serviteur de Sa Majesté, j’ai du sang-froid à revendre. Robert dépose avec une grande délicatesse mon patient sur le brancard découvert dans une ambulance abandonné. J’aurai jamais cru voir un être aussi imposant être aussi doux pour tout vous avouez. Je n’ai pas le loisirs de rajouter la moindre observation que ce cher Bobby disparait pour aller se cacher dans le couloir à proximité. Son berger allemand le suit en agitant la queue. Je devrais l’aider plus tard avec sa piètre estime de soi. Mais avant cette franche discussion, je dois ausculter cette personne qui semble avoir été emmitouflé par une mère protectrice. J’écarte les pans de la couverture et je sens que mon cœur rate un battement. Heaven? Je ne peux que murmurer le prénom de ma nièce favorite avec une voix presque éteinte. Une multitudes de questions se bouscule en rafales dans mon esprit. Mais que fait-elle ici? Loin de notre Angleterre bien-aimé? Où est sa jumelle? Pourquoi diantre n’est-elle qu’en sous-vêtement? Je me secoue la tête pour reprendre le contrôle de la situation et je vois une légion de contusions, de petites plaies et de la saleté en abondance. Je prends son pouls. Bonté divine! Je suis soulager de sentir qu'il est régulier et lent. L’inconscience à accueillit en son sein ma chère nièce. Je vais alors un examen visuel pour évaluer les dégâts physiques que la condition de survivance doit avoir apporté à la jeune femme blonde. J’analyse les blessures et alors je la place de côté pour contempler l’étendue des dégâts dans son dos. Des griffures et des bleus me fait craindre des sévices que ma nièce à endurer. Je baisse légèrement sa culotte et mon masque stoïque tombe en morceaux. Mon œil d’acier bleuté lance des éclairs de rage pure. Elle a subi le pire assaut qu’une dame pouvait endurer. Un viol, voire plusieurs selon les tons de couleurs de ses contusions. Je ne veux que rencontrer ces résidus de branlettes unicellulaires, ces déjections d’amphibies, pour les écorcher vifs de ma lame. Je leur ferais grand mal, une souffrance à chaque zone sensible de leurs corps immondes. Je voudrais leur…

Je m’auto-inflige une claque mentale retentissante pour me concentre sur le sujet de mon intervention. Bloody hell! je dois me calmer! Je respire et j’expire pour me calmer. La musique m'adoucit les nerfs et je redeviens enfin mon même. Mon flegme légendaire et mon stoïque sont revenus au beau fixe et maintenant je redeviens un britannique pur et dur. J’entreprends alors de nettoyer l’épiderme d’Heaven à la débarbouillette et à l’eau tiède. Heaven? Vous m’entendez? C’est moi votre oncle Alair. Vous êtes en sécurité. Je lui parle sans arrêt pendant ma séance d’ablution et ensuite en soignant chacune de ses plaies. J’enduis de pommades ses contusions. Ensuite je prends une couverture propre et je l’emmitoufle tendrement. Je m’assoie alors dans mon fauteuil et je guette son réveil avec une impatience frôlant l’indécence en fait. Avec l’apparition surprise de ma chère nièce, j’ai complètement oublié mon ami qui semble attendre avec angoisse dans le couloir.


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MessageSujet: Re: When the dawn rises and the past moves away one step | PV : Robert Smith & Alair Wakeman   Dim 16 Juil - 12:31
When the dawn rises and
the past moves away one step
Heaven & Robert & AlairDans les tréfonds de notre subconscient, on se laisse malheureusement emporter par les tracas que nous subissons au quotidien. Dans des images illogiques et étranges, on voit une interprétation surprenante de ce que nous vivons et endurons. C'est lourd et étouffant de devoir trouver une explication plus compréhensible pour ce genre de chose afin d'en tirer une conclusion. Mais de toute manière, à quoi cela sert-il quand on sait que lorsque nos yeux s'ouvrent à nouveau, on ne se souvient plus de ce que l'on a rêvé. On n'y prête tout simplement plus d'attention, on continue de vivre et faire ce que l'on fait habituellement jusqu'à ce que nos yeux se referment. Mais Heaven ne voulait plus fermer les yeux, cela serait se confronter à ce qui s'est produit jusqu'à présent. Subir à nouveau la souffrance. Elle ne voulait plus tout simplement fermer les yeux, mais son corps ne suivait pas son désir la condamnant inexorablement à cet état de faiblesse avancée. Elle se haïssait à un point que l'on ne pouvait comprendre. Ne considérant pas comme logique que ce soit elle qui soit encore envie. Si elle avait pu choisir son sort, elle aurait la victime et aurait rejoint son fiancé dans la mort tout en priant depuis les cieux pour que sa sœur puisse survivre encore et encore dans ce monde tout en y trouvant le bonheur. Pourquoi ne pourrait-on pas choisir son destin ? Pourquoi au final n'a-t-on pas ce droit de libre arbitre ? Tout ce qui se passait ou avait pu se passer autour d'elle n'avait que peu d'impact ou encore pas la moindre importance comparé à la douleur physique et mental qui vibraient affreusement en elle.

Puis soudainement, quelque chose de frais sur sa peau. Des gestes doux. Des souvenirs qui lui sont encore très lointain. D'où cela vient-il encore ? Qui s'était déjà montré aussi tendre avec elle ? Elle n'arrivait plus à mettre un visage ni un nom sur cette tendresse quasi paternelle.

Combien de temps, cet état de semi-conscience a-t-il duré ? Heaven l'ignore, mais pour une fois qu'elle a un sommeil sans aucun rêve, elle n'a pas envie de le quitter. Elle veut simplement rester là, dans ce profond silence. Dans cette sensation sécurisante. Ne plus voir le monde tel qu'il est aujourd'hui. Le fuir aussi longtemps qu'elle peut. A-t-elle le droit de demander à être dans le coma ? A coup sûr, au bout d'un moment, elle viendrait à mourir et à s'effacer du monde. Mais, dans cet esprit qui est le sien, ce serait comme abandonner le combat avant même de l'avoir commencé.

Où suis-je ?

Quelle douce chaleur venait de l'étreindre. Ce qu'il s'était passé avant, elle n'en avait que de vague souvenir désormais. Heaven se souvient d'une course, du bruit de ces choses errantes. Mais, le mal la poursuivait sans relâche comme un amant trop empressé et n'ayant aucune conscience des règles de bienséances et des convenances. Il lui semble se souvenir de la voix de Bobby, douce et réconfortante. Elle se souvient de son chant, cette capacité à entrer dans votre âme et la guérir tout doucement. Bougeant doucement, mais souffrant au moindre mouvement comme si son corps entier était couvert de bleu, la jeune femme ne put s'empêcher de laisser un soupire de douleur se faire entendre. Bien que faible.

Au bout d'un moment qui lui parut une éternité à force de combattre Morphée qui lui offrait des cauchemars horribles tel un amant vengeur insatisfait de la réponse de la femme qu'il convoite depuis trop de temps. Entité divine pouvant être bonne ou mauvaise, mais qui pour la jeune femme était loin d'être tendre. Difficilement, la demoiselle ouvrit les yeux, mais la clarté de la pièce lui fit mal. C'est comme si ses pupilles allaient exploser et que son crâne se compressait.

« Heather... J'ai fait un horrible cauchemars... J'ai cru que Tyler et toi étiez morts... Et que vous me laissiez seule. »

En voyant la pièce, elle avait encore du mal à savoir où elle se trouvait. Sa voix était faible, mais on pouvait parfaitement discerner les mots qui en sortaient. Tout était encore très flou et au fur et à mesure que les secondes passaient, la jeune femme vit la réalité la gifler mentalement avec une force plus douloureuse que ce que pouvait lui donner cette fièvre. Serrant faiblement les poings, elle tentait de se dire que tout ceci n'était qu'un cauchemars, une réalité qui n'en était pas une. Heaven souhaitait à tout prix se réveiller véritablement et retourner dans cette vie qu'elle chérit plus que tout. Cette vie où rien n'avait changé et où elle préparait tranquillement son mariage tout en prenant plaisir à étudier. Tout était si simple avant tout cela. Une vie qui doucement se rangeait et pouvait réaliser son rêve de bonheur, elle, la petite fille rêveuse qui avait finalement trouvé son prince charmant.

Tournant la tête, Heaven vit une silhouette qu'elle pensait reconnaître. Cependant, sa logique lui disait que c'était encore une mauvaise blague de la fièvre qui tentait toujours de gagner du terrain, faisant un effet yoyo plutôt désagréable. Cependant, le tic tac de la pendule l'enchaînait à ce qu'elle tentait de fuir depuis un moment. Réalité quand tu nous tiens, tu ne souhaites plus nous lâcher.

Sa bouche s'ouvre puis se referme. Quelle sensation désagréable que d'être tenaillé par la soif. « Oncle... Alair... » Cela ne pouvait pas être vrai. C'était impossible pour elle, Heaven le croyait perdu comme beaucoup de membre de la famille. Ce chaos ne faisait absolument aucun cadeau, elle le sait largement pour y avoir été confronté à plusieurs reprises. « Je... Ne rêve pas... » Les larmes lui montaient menaçant de couler à tout moment et bien entendu, au bout de quelques secondes, ce fut le cas. « Mon oncle... » Elle tenta de lever son bras, mais, elle se sentait bien trop faible. Décidément, la jeune femme sera toujours collé à cette piètre catégorie.

Cependant, soudain, elle se crispa et donna un coup d'œil circulaire. « Bobby ? Où est-il ? Mon oncle... Ne me dites pas que... A cause de moi, il s'est blessé... » Elle se mit à tousser. Son abdomen lui faisait atrocement mal comme si elle avait été obligé de subir de longue séance de musculation sans possibilité d'espérer d'avoir de pause.

Consciemment, elle souhaitait ne pas répondre aux éventuelles questions de son oncle. Elle savait qu'il en souffrirait autant que Heaven. De plus, la jeune femme ne sentait pas vraiment prête à devoir dire aussi facilement et surtout admettre une bonne fois pour toute que sa jumelle et son fiancé sont morts. Pire que tout, que leur père les a abandonné alors que ses propres filles se trouvaient en danger. Il n'y a rien de pire que de se souvenir des malheurs, mais le bonheur fait tout aussi mal parce que jamais il ne revivra.

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MessageSujet: Re: When the dawn rises and the past moves away one step | PV : Robert Smith & Alair Wakeman   Mer 19 Juil - 14:31
Le chiot s’était posé la tête sur la cuisse ayant la circonférence d’un tronc d’arbre mature de Bobby. Tristement, comme si l’instinct aiguisé du quadrupède comprenait parfaitement l’état physique et psychologique de son maître monstrueux, Rocky leva des yeux piteux. Les oreilles du berger allemand étaient abaissées, comme un drapeau qu’on met en berne, et la queue de l’animal était immobile. Le gladiateur de l’apocalypse avait déposé, avec une tendresse qui aurait dû être honni de ce corps disgracieux qu’était le sien, la sublime apparition céleste sur son lit de souffrance et laisser le médecin la soigner. Ensuite il s’était sauver de peur que sa laideur corrompe l’aura aveuglant de douceur et de sainteté de la magnifique jeune femme. Il avait laissé son dos glissé sur le mur du couloir pour tomber assis à même le sol. La respiration de Robert était laborieuse, sa résilience prodigieuse avait trop que sollicité durant les dernières heures. L’adrénaline était tombée, laissant libre cours à la douleur d’envahir l’esprit lent et pathétique de la lie de l’humanité. La blessure à son flanc était mal panser, le fluide vital de la bête de foire s’égouttait petit à petit. Une main immense et rugueuse essaya de colmater la brèche sanglante. Néanmoins un mince sourire écorcha alors les lèvres exsangues de la chose à peine humaine.

Il avait réussi contre toute attente de transporter Heaven, prénom destiné pour un ange à la beauté si lumineuse et aux qualités si nombreuses, hors de l’enfer putride et mortel de ce monde chaotique. Avec une grande douceur, la grande main suturée de cicatrices dues à une vie de maltraitance et de rejet flatta la petite tête du chiot. Celui-ci lécha de sa langue rugueuse la paume de Bobby qui rit faiblement sous la chatouille. La voix caverneuse, mais aux mots tendresse, sorti avec peine de la gorge desséché et râpeuse du géant au cœur d’or.

Robert- Merci… d’être… toujours… là… Rocky…


Les heures passèrent alors que le vieux médecin veilla sur le sommeil agité de la belle. La bête quant à elle était plongée dans des souvenirs doux-amers. Un peu comme une biographie d’une vie presque raté d’un être que peu de gens désirait connaître. Depuis sa naissance il ne vivait que dans l’espoir un peu fou d’être accepté, d’être considéré comme un humain et non une monstruosité et un simplet bon qu’à trimer dur. Souvent il était la chose, la bête de foire que les autres enfants fuyaient comme la peste. De cette période de l’enfance, même la mère de Robert avait traité son petit de tous les noms, il n’avait eu que deux rayons de soleil. Une fillette dont le père était pasteur avait défendu le géant en devenir. Mais comme les enfants sont bêtement méchants entre eux, le petit ange avait reçu le sobriquet de la fiancée de la créature de Frankenstein. Pour ne pas blessé l’être de lumière qui avait su discerner la beauté derrière la répugnance, Bobby avait cessé d’aller à l’école. Les seules autres lueurs d’humanité d’avant cette fin du monde fut sa sœur Rosalie et sa nièce Sandra. Ils les aimaient tellement. Avant leur fin atroce, Rosalie avait fait une demande des plus surprenantes au colosse balafré. Elle était enceinte d’un nouveau petit prodige céleste et elle désirait que son ignoble frère devienne le parrain. Robert avait refusé à l’instant, ne voulant pas traumatiser le nourrisson. Il avait demandé un moment de réflexion. Réponse qu’il a dû donner sur leurs tombes creusé par ses soins. Quelques personnes, des âmes pures et lumineuses comme le soleil levant, avait traversé sa vie pathétique et dénuer de valeur. Charlee, Alyana, Emma, Charlie, Santana et Billie. Maintenant il ne restait que Bernadette et Alair qui semblaient tolérer la présence indésirable de la gargouille de granite à peine sculpté. Heaven semblait aussi ne guère se soucier de l’apparence cauchemardesque de l’ancien mineur, mais Bobby se doutait que la fièvre et la douleur pouvait altérer les sens de l’ange à la chevelure doré et au regard comparable aux cieux.

L’état de conscience de Robert était devenu comateux, hébété lorsque le chiot se leva subitement et jappa avec joie. Une certaine urgence même comme si Rocky demandait de l’aide à une ombre qui venait d’envahir la vision de plus en plus floue du géant. Une voix lointaine, se mélangeant avec une voix spectrale, demanda un petit effort à un Bobby complètement groggy.

Alair- Bloody Hell! Mon chère Robert je dois vous soigner. Mais vous devez vous relevez et me suivre car je n’aurais pas la force de vous traîner

Sandra- Oncle Bobby… Relève toi je t’en supplie… Tu dois lutter pour les gens de bien… Heaven et Alair sont des bonnes personnes je le sais et tu le sais… Allez nounours un pas après l’autre… Fais-le pour moi…

Docilement, un peu comme un bébé qui apprend à marcher, trainant des pieds et un équilibre des plus précaires, le colosse affaibli au-delà du supportable réussit à suivre la voix. Celle de l’homme l’encourageait, mais l’erreur de la nature n’entendait que celle de sa nièce bien-aimée.

Alair- C’est bien Robert vous pouvez vous allonger sur la seconde civière?


Sandra- Couche-toi mon oncle… Tu pourras te reposer promis… Je t’aime tellement mon gros béta…

Dans un état second, le goliath des temps moderne ne sentit aucunement qu’on lui enleva sa chemise, que des mains experte sutura sa plaie immonde et des regards choqués firent enfin ce que l’armure de tissus cachait depuis si longtemps. Des centaines de cicatrices, de marques de cigarettes et de brulures suggérant une torture. Des sévices atroces sur une poitrine large comme une barrique doté de muscles d’acier et surdéveloppé. Mais ce qui devait susciter des regards inquisiteurs furent les trois traces de morsures sur sa peau tanné comme le cuir. Des marques de dents, de chairs arrachés et qui avaient guérit. Des traces que le survivant devrait être mort au moins trois fois par le virus maudit. Et par un miracle sans précédent il respirait toujours. On lui mit une couverture sur ses plaies horrible et il sombra dans un sommeil ou des images de sa famille infectée, des Punishers rigolant des tortures infligés et des anges qu’il n’avait pu sauver. Au moins Bobby se dit qu’il avait mis à l’abri Heaven et qu’il pouvait rejoindre en paix les siens. Un ange survit et un monstre meurt, un marché honnête….


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Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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MessageSujet: Re: When the dawn rises and the past moves away one step | PV : Robert Smith & Alair Wakeman   Ven 21 Juil - 14:44

Heaven et Robert


When the dawn rises and the past moves away one step
Je surveille ma chère nièce comme un dragon Anglais qui couve avec une attention farouche les bijoux de la couronne. Je ne peux m’empêcher de songer à cet instant que le hasard est des plus heureux que le colosse qui semble tant fuir le contact des autres, cet homme que j’apprécie au plus haut point, ait un cœur si immense pour protéger des inconnus. Je n’ose pas imaginer les tourments qu’Heaven ait enduré et ne pas voir Heather à ses côtés me font craindre le pire. Maintenant l’une des jumelles est en sécurité et rien ni personnes ne pourront lui faire du mal à nouveau. Comme on dit si bien en Angleterre, les potentiels agresseurs vont devoir marcher sur mon cadavre chaud pour atteindre ce qui m’est cher. Personnellement j’aimerais bien mieux que ce soit une charmante dame qui me passe sur le corps. Mais à cet instant je m’administre une claque mentale magistrale. J’ai des pensées lubriques et des désirs qui devraient être enfouies au plus profond de mon être vieillissant alors que je devrais me faire des mauvais sangs. En fait je me serais rendu à me ronger les ongles, que dis-je les coudes, si je ne serais un homme stoïque et débordant d’un calme olympien.

Pour passer le temps, et aussi songer à autre chose que je pourrais faire à ces enculeurs de mouches qui ont aussi agresser de la sorte un de mes nièces favorites, je songe au temps passé avec Heaven et Heather. Je ne veux aucunement me vanter, je relate des faits, mais c’est un peu grâce à moi que les jumelles ont su développer un amour inconditionnel pour les sciences. Je me revois encore il y a une décennie de cela leur expliquer les bases de la physique et de la biologie. Des promenades dans les landes anglaises et écossaises et le nombre de conquêtes que j’ai eu grâce à la charmante présence des fillettes. Les dames semblaient en admiration pour le dévouement presque paternelle que je portais à mes jumelles adorées. Et me revoilà sur la pente glissante, lubrifiante des pensées lubriques. Mais mon œil d’acier bleuté s’agrandit subitement alors que la soudaine reprise de connaissance d’Heaven me ramène subitement dans ce présent un peu chaotique faut-il avouer. J’aurai bien aimé continuer à présenter mes hommages à une certaine brunette qui était gymnaste et adepte du Kama Sutra. J’ai pu expérimenter les limites de la flexibilité du corps, surtout du mien, lors de cette séance de remise en forme libératrice. Aussitôt je me relève d’un bond et je me rends près de la civière où repose le corps brutalisé de ma chère nièce. Oui c’est moi ma chère. Vous voulez que je vous redresse le dos pour être plus à votre aise? Je tournoie la petite manivelle et je la borde de nouveau avec une couverture chaude en laine écossaise. Naturellement je me place pour n’être que de mon profil gauche. C’est pour camoufler ma nouvelle blessure de guerre et tuer dans l’œuf ses questionnements somme toute légitime. Je crois que nous aurons tout le temps voulu de parler de cette époque qui suivit notre dernière rencontre en date. C’est alors que les mots de ma nièce trouvent enfin mon attention. Robert? Il semblait épuiser et soucieux de votre état. Il s’est passé quelque chose dont il n’a pas informé ce fier coquin?

Quelques mots, une possible agression armée ou un tir, me laisse perplexe. Je vais investiguer ma chère. Reposez-vous. Mon pas alerte et surtout remplit d’un flegme aristocratique me fait sortir de mon cabinet de fortune. C’est alors que le voit le géant affaisser dos au mur avec sa petite boule de poil sympathique qui jappe en me voyant. Une petite mare de sang s’est former au sol et je songe au nettoyage que je vais devoir réaliser. Je repousse cette pensée parasitaire loin de moi et je regarde les signes vitaux de mon nouveau beefeater. Le pouls est lent mais régulier. Un possible état de choc et un épuisement du la perte de son sang. Je tapote alors sa joue qui est plus grande que ma main pour essayer de l’émerger du brouillard qui semble l’avoir envahi son esprit. Bloody Hell! Mon cher Robert je dois vous soigner. Mais vous devez vous relevez et me suivre car je n’aurais pas la force de vous traîner… C’est alors que Robert, cette force de la nature, se relève avec difficulté tout en se tenant sur le mur. Docilement, un peu comme un bébé qui apprend à marcher, trainant des pieds et ayant un équilibre des plus précaires, le géant suit ma voix. Je l’encourage à avancer. Je dois l’avouer, il me surprend de jour en jour cet individus. C’est bien Robert vous pouvez vous allonger sur la seconde civière? Il se couche avec mon aide. Il est installé près de ma nièce et Rocky le petit chiot semble énerver au maximum. Heaven ça vous dérange de tenir compagnie au chiot de Robert pendant que je m’occupe de son maître? Je prends le petit berger allemand et je le couche sur les cuisses de ma nièce quand j’ai son consentement. J’enlève alors le ruban qui sert de pansement de fortune au colosse et je grimace. Une perforation par projectile au niveau de son flanc gauche.

Je me lave alors les mains et j’enfile mes gants de nitrile. La chemise de coton imbibé de sang tombe au sol et c’est la première fois que je vois le désastre qui se cachait dessous. Des services résultant de tortures diverses, d’innombrables cicatrices et surtout des signes de morsures sautent à mon œil d’acier bleuté exorbité. BLOODY HELL… Heaven… Robert présente trois plaies de morsures dont la plus récente doit être âgé d’au plus de deux semaines… Comme est-ce possible? Ma nièce me ramène alors à l’ordre et je pratique rapidement les soins approprié. Des points de sutures faites avec mon doigté presque légendaire dans le milieu médical. Ensuite je borde le torse de l’homme avec une couverture et laisse les brancards côte à côte à la demande d’Heaven. Comme si ma nièce désirait veiller un peu sur son massif sauveur. Pour ma part je commence à faire bouillir l’eau pour faire un thé. Je crois que le liquide chaud sera bénéfique pour tous.



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MessageSujet: Re: When the dawn rises and the past moves away one step | PV : Robert Smith & Alair Wakeman   Jeu 17 Aoû - 14:57
When the dawn rises and
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Heaven & Robert & AlairMême dans le chaos le plus profond, on se pense bien en sécurité quelque part. Loin du danger qui peut encore sonner à chacun de nos pas. Même si l'on reste vigilant dans une certaine mesure, l'espoir réside dans nos chairs. C'est stupide, mais c'est le seul mot qui nous pousse à continuer. L'espoir de revoir des jours meilleurs. L'espoir que ce cauchemars trouve enfin une fin, un renouveau si l'on peut dire. Après tout, les choses ne peuvent pas rester indéfiniment de la sorte ? Il y a bien un vaccin qui ne cherche qu'à se faire découvrir. Mais, encore faut-il trouver la bonne formule. Encore faut-il avoir étudié le virus et son développement dans le corps des êtres humains. Oh bien sûr, vous allez me dire que depuis le début, Heaven a largement pu constater ces faits au fur et à mesure de son voyage chaotique et toutes les notes utiles sont dans sa tête, mais dans l'état présent, il lui est fort difficile de penser à cela. Égoïste envers le monde, la jeune femme ne pense qu'à elle et à ce qu'elle perdue. Avait-elle pu le faire avant ? Non, absolument pas, la demoiselle a dû se formaliser dans la survie uniquement ou bien à s'enfermer dans son propre monde alors, qu'on la dépouillait de sa fierté restante alors qu'on la brutalisait et la violait encore et encore. Blessée au plus profond de son être comme jamais elle ne l'a été auparavant, Heaven a dû se construire une carapace si immense qu'il lui semble parfois impossible de s'en défaire. Elle sombre dans une certaine folie, là où rien n'est arrivée. Là où sa jumelle et son fiancé sont encore bel et bien vivants. Là où tout ceci n'est qu'un triste cauchemars que même Freud serait incapable d'analyser.

Dans le tumulte de ces songes bien funestes, Heaven réussit malgré tout à sortir de son inconscience pour reprendre contact avec la lourde réalité qui lui semble que trop étouffante. Si elle en avait le pouvoir, la jeune femme resterait à jamais endormie telle une belle au bois dormant loin de la version des Grimm qui est plus équivoque à l'horreur qu'à la beauté que Disney a bien voulu construire pour la douce imagination des enfants.

L'endroit où la jeune femme se trouvait lui était complètement inconnu. Elle ignorait encore si cette dernière devait céder à la panique ou bien rester calme pour ne pas se mettre davantage en danger. Sa vue encore floue, elle cherchait une bouée de sauvetage ou plutôt un géant au grand cœur avec lequel elle se sentait parfaitement en sécurité même si cet homme restait encore un inconnu pour Heaven. Cependant, avoir risqué sa vie pour la sauver mérite que ce dernier se voit offrir son amitié et sa pleine confiance n'est-ce pas ? Oublions l'aspect physique qui peut en effrayer plus d'un, ce qui au fond serait logique, mais il faut gratter à la surface pour découvrir le trésor qui se dissimule en certaine personne. Cette fois-ci, Heaven ne croit plus que la bonté réside chez les humains. A présent, la jeune femme sera plus méfiante et sélective dans sa façon de faire. Offrir son amitié ne sera pas aussi rapide que d'habitude. Mais bon, elle pense ainsi, mais peut-être agira-t-elle autrement demain. Rien était jamais sûre avec la plus douce des jumelles, Heather elle, avait toujours été plus radical et plus froide quand les circonstances l'exigeaient. C'était la plus surprenante et la plus déconcertante également puis qu'on ne savait jamais sur quel pied danser avec cette dernière.

Quand enfin son regard se posa sur une silhouette qui s'approchait, la jeune femme prit peur, mais quand cette dernière se définit pleinement, un soulagement immense la submergea dans son entièreté. L'oncle Alair. Probablement l'homme qui s'approchait le plus d'un père et qui a toujours été le modèle à suivre pour les jumelles. A la vision de ce dernier, un sourire et des larmes coulèrent sur les joues de la jeune femme alors, qu'elle prononça un nom qu'elle pensait devoir également effacer de sa mémoire. Et pourtant, il était là, toujours aussi fringuant malgré l'apocalypse régnant à l'extérieur, digne et fier représentant de sa majesté. Si Heather était encore de ce monde, nul doute qu'elle lui aurait sauté dans les bras et ce serait laissé à verser quelques larmes de soulagement contre cet homme qui a partagé avec les deux demoiselles l'amour de la science.

Oui c'est moi ma chère. Vous voulez que je vous redresse le dos pour être plus à votre aise?

Inclinant positivement simplement la tête, Heaven répondit à la question du médecin et celle-ci se retrouva dans une meilleure position pour pouvoir apprécier une réalité qui pour la première fois depuis longtemps se montrait magnifique. Heaven s'était pourtant dite que le monde ayant changé, elle ne pourrait plus trouver un membre de sa famille et il faut avouer que son père, elle s'en moquait comme de sa dernière chaussette. Cet homme n'était plus qu'un étranger ayant agi en lâche envers qui elle posa toute la faute. S'il avait agi en vrai père alors, peut-être que les jumelles n'auraient pas connu ces multiples agressions sexuelles. Peut-être que Heather serait toujours bel et bien en vie. Pour la survivante, il n'était plus qu'une ordure qu'elle regrettait d'avoir appelé père tout au long de sa vie. Dans la difficulté, il ne s'est aucunement comporté de la sorte.

Malgré toutes les interrogations qui seraient plus que légitime de la part de Heaven, celle-ci s'enquérait plutôt de la santé de son sauveur qu'elle ne voyait aucunement dans la pièce. Soudainement, la demoiselle craignait le pire pour son nouvel ami.

Robert? Il semblait épuiser et soucieux de votre état. Il s'est passé quelque chose dont il n'a pas informé ce fier coquin?

« En fait, je n'en suis pas très sûre... J'étais à peine consciente, mais j'ai clairement... Tout du moins plus ou moins entendu un coup de feu durant notre trajet et je crois me souvenir que Bobby m'a dit qu'il s'est blessé en tombant... J'arrive pas à m'en souvenir, mais je t'en prie oncle Alair va le voir... Je suis inquiète... » Fit-elle en prenant la main de cet homme qu'elle pensait ne plus revoir à cause des changements conséquent que la planète subissait depuis... Deux ans ? Moins ? Plus ? Comment le savoir alors, que la notion du temps n'est plus que secondaire dans la vie à présent.

Je vais investiguer ma chère. Reposez-vous.

Soupirant de soulagement, la jeune femme s'installant à son aise sur le brancard de fortune puis ferma un instant les yeux pour se calmer et il faut dire que la fatigue restait malgré tout omniprésente dans son corps. Il lui faudrait longtemps avant de totalement récupérer. Pendant un moment, la jeune femme resta seule avec les fantômes de ces multiples pensées qui lui traversaient l'esprit. Si ces derniers venaient à prendre forme alors, nul doute qu'elle se retrouverait comme ces victimes dans les films paranormaux. Elle en tremble rien que de penser la vision que ces pensées si sombres pourraient avoir si ces dernières prenaient une forme plus ou moins humaines, mais très déformées malgré tout.

Quand du mouvement et du bruit se firent entendre, Heaven ouvrit les yeux pour voir un spectacle qu'elle avait imaginé quelques secondes plus tôt. Effectivement, Bobby était bel et bien blessé et le pauvre parvenait à peine à trouver de la force pour avancer. Un immense pincement au cœur la prit en songeant que cela était de sa faute. Pour l'aider, il avait failli perdre la vie, cependant, elle tenta d'aller au-dessus de tout cela pour laisser son oncle s'occuper de ce brave homme prêt à sacrifier sa vie pour celle des autres. Ce qui était une attitude très noble de sa part, en fait, Bobby valait toute une armée de membre de la noblesse anglaise.

Heaven ça vous dérange de tenir compagnie au chiot de Robert pendant que je m'occupe de son maître?

« Oui bien sûr, je m'en occupe mon oncle... »

Une fois le chiot sur ses cuisses, celle-ci n'eut qu'à faire un mouvement et à quelques paroles douces pour calmer la pauvre bête inquiète envers son maître blessé. Rien de bien d'anormal quand un lien indéfectible s'est formé entre deux êtres. On ne peut le détruire malgré tous les efforts que l'on veut bien déployer.

Caressant la tête du petit berger allemand, la jeune femme priait intérieurement pour qu'il n'y ait aucune complication durant cette opération. Après tout, le matériel restait primaire loin de tout ce que son oncle a pu connaître par le passé.

BLOODY HELL… Heaven… Robert présente trois plaies de morsures dont la plus récente doit être âgé d'au plus de deux semaines… Comme est-ce possible?

Portant son regard sur le corps remplit de blessures diverses nouvelles comme anciennes, la jeune femme écarquilla les yeux sous la vision de ces morsures. Elle-même ignorait ce qu'elle pouvait bien dire. Jamais, la jeune femme a été confronté à ce genre de situation. Selon toute logique, Bobby aurait dû devenir depuis bien longtemps un zombie avide de chair et de sang. Alors, cette situation était un mystère de plus dans ce monde.

« Je l'ignore mon oncle... Je n'ai jamais été confronté à cela. En toute logique, le virus gagne rapidement du terrain et on devient l'une de ces choses. »

Heaven ne pouvait pas apporter de réponse, dans le même cas que son oncle, Bobby devenait un mystère pour la science et la recherche dans son intégralité. Cependant, soudainement, Heaven se dit que l'espoir résidait en cet homme blessé et qui n'avait pas été gagné par le virus. Son ADN comportait peut-être les réponses tant attendues depuis que tout ceci a commencé.

Cependant, bien trop lasse de penser à toutes ces éventualités, Heaven invita son oncle à poursuivre les soins. Les réponses étaient-elles là ou encore bien enfoui dans le mystère trop pesant ? La solution semble avoir été cachée dans un abîme sans fond et la retrouver se révélera du parcourt du combattant. Quand Alair en a terminé plaçant les deux pauvres âmes côté à côté, Heaven regarda le colosse endormit et posa sa main sur celle géante de Bobby pour la serrer tout doucement. Un pincement au cœur se fait sentir en songeant aux blessures multiples que son corps possède. Comment pouvait-on être aussi horrible ? Comment pouvait-on faire du mal gratuitement à une personne dont l'âme est si généreuse.

« Oncle Alair... » Fit-elle en serrant la main de Bobby comme pour se donner du courage. « Heather est.... » Elle avait du mal à le dire. La souffrance était horrible a devoir prononcer ce mot. « Heather est... morte... en me sauvant. » Fermant les yeux aussi forts qu'elle le pouvait pour ne pas verser de larme, elle entendait simplement la respiration de Bobby et de son oncle. La sienne semblait comme inexistante. Pour dire vrai, Heaven ne se sentait pas si différente de ces choses errantes et sans véritable but.

C'est alors que dans un long monologue, Heather lui expliqua ce qu'il s'est passé. Parfois dans les détails, d'autre fois restant évasive. L'envie de rejoindre l'Angleterre avant que cela ne dégénère davantage, mais l'impossibilité de rejoindre l'aéroport à cause des monstrueux embouteillage. Leur vie de nomade à ne se poser nulle part et partout à la fois. La mort de son fiancé qui s'est sacrifié pour les sauver, l'abandon de leur père en plein danger. Puis finalement, leur enlèvement par ces individus complètement fous. Le plus possible, Heaven n'en a pas dit davantage parce qu'elle avait bien trop honte de ce qui s'est produit. Bien qu'elle ne soit en aucun cas fautive, il n'empêche qu'on ne pouvait lui retirer ce sentiment qui la souillait de l'intérieur bien pire que le mal qui tuait des gens à chaque seconde qui s'écoulait. Le pire de tout, c'était de lui raconter la fin horrible de Heather qui encore une fois avait préféré se sacrifier pour sa jumelle.

« Elle est devenue une de ces choses... » Termina-t-elle dans un souffle si faible. Les larmes la menaçaient avec tellement de violence, qu'elle ignorait si elle allait y succomber ou non. Mais, on pouvait lire la douleur qui résidait dans le corps frêle de la jeune femme dont la seule force semblait le contact avec la main du géant reposant à ses côtés.

« Le pire dans tout ça... C'est que c'est elle qui devrait se trouver à ma place. J'aurai été bien mieux avec Tyler... » Son regard se perdit alors, devant elle. C'était comme si ce dernier pouvait à la fois voir tout, mais aussi contempler un vide absolu. Un vide qui emplissait son cœur d'une façon trop horrible et injuste. Bien sûr, vous allez me dire qu'elle n'est pas la seule dans ce cas-là, mais dans ce genre de moment, l'égoïsme devient aussi existante qu'écrasante.

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MessageSujet: Re: When the dawn rises and the past moves away one step | PV : Robert Smith & Alair Wakeman   Dim 20 Aoû - 20:31
Le déchet de l’humanité, le monstre de foire dont bon nombre de personnes se sont gaussé et ridiculiser semblait flotter dans un monde cotonneux. Un plan d’existence où il pouvait revoir sa sœur et sa nièce adorée. Un monde ou le gémissement plaintif des goules, la méchanceté des survivants et la sauvagerie des bienpensants étaient éclipser par la beauté et la douceur céleste. Car à la grande joie de la chose immonde, l’esprit lent et pathétique venait de contempler ce que son instruction chrétienne lui avait promis depuis le début de sa foi formidable il y a bon nombre d’année de cela : le paradis. Se retournant à demi, le géant au cœur d’or que peu de gens avait essayé de voir discernait un fil argenté qui reliait sa forme ectoplasmique à son corps honni de tous. De son regard émerveiller, océan qui tournait à la fois à la tristesse à la joie de revoir sa famille disparu, il pouvait discerner le chirurgien montrer à l’ange doté d’une chevelure qui rendait terne le soleil les multiple morsures et cicatrises que sa condition particulière lui avait valu. Soulevant ses larges épaules qui était devenu semi-transparente d’une résolution fataliste, sentiment gagner par les multiples rejets de par une apparence cauchemardesque, Robert savait ce qu’il allait se passer sous peu. Le canon froid et mortel d’une arme de poing allait se poser sur le front du crâne en forme d’œuf de ce Quasimodo horrible. Le britannique allait écraser la gâchette pour empêcher que le mastodonte devienne un cannibale putride à la force titanesque. Mais rendu où il était, Bobby s’en foutait pas mal de ce qui pourrait arriver à ce réceptacle grotesque, cet enveloppe charnel qu’aucun ange ne pouvait aimer. Seule déception de son prochain départ sera de laisser la petite boule de poil. Le chiot qu’il aimait tant et dont le lien semblait si fort, presque fraternel. Au moins Rocky sera avec l’être de lumière qui semble le consoler en lui flattant l’encolure. Des larmes translucides firent échos à celles bien réel et salé qui se déversaient sur les joues mal rasées et couvertes de crasses du colosse balafré. Les instruments chirurgicaux farfouillaient dans les chairs de l’homme difforme, mais son âme trop pure et lumineuse pour ce monde chaotique et apocalyptique.

L’être fantomatique, décharnée et translucide se retrouva dans le parc où il adorait faire du camping avec Rosalie et Sandra. Les deux seuls anges qui l’avaient pleinement accepté l’attendaient auprès du feu de camp. Dans un premier temps le géant à l’armure de chair resta interdit, n’osant pas aller vers ce mirage tant désirer de peur que l’illusion sublime se dissipe. Mais la jeune femme qui avait vaincu la leucémie se leva et sauta dans les bras du géant totalement sous le choc. Des baisers sur les joies et des rires furent comme les clairons divins qui séparer la noirceur des nuages pour laisser entrevoir la pureté des cieux. Chancelant sous l’émotion, l’ancien mineur s’avança alors vers le cercle de pierres et sa sœur lui donna une branche avec une guimauve à griller. S’assoyant alors la délicatesse qu’un pachyderme qui se laissait tomber au sol, Robert voulut parler. D’exprimer son incompréhension de ce moment qui semblait être hors du temps et de l’espace. Le ton de l’homme, autrefois rocailleux, était devenu comme lorsqu’il chantait. Une voix toute en beauté, en douceur et mélodieuse à souhait s’éleva au lieu du concert de pierres qui s’entrechoquaient. Un éclat de rire cristallin parachevait la surprise de l’homme confus encore plus que la normale. Tapant affectueusement sur le bras ayant la circonférence d’un tronc d’arbre, Rosalie expliqua ce prodige au colosse qui avait souffert pour remplir au moins douze vies.

Rosalie- Bobby tu es à la croisée des chemins frérot. Le voile de la vie et de la mort est si mince que tu peux nous parler. On est ici pour t’aider à choisir entre laisser la misère que tu as vécue loin derrière ou de retourner sur terre.

Sandra, le soleil de la vie du géant et celle qui l’avait tant poussé à essayer de s’épanouir, prit la parole.

Sandra- Ici tu es le reflet de ton âme. Attend.


Elle sorti un petit miroir de maquillage et le tendit au colosse qui le prit en soupirant de résignation. Il savait ce qu’il allait voir. Un crane en forme d’œuf, des traits atypiques, des cicatrices, une oreille manquante et des lèvres exsangues. Tout pour qualifier l’homme en question de monstre de foire et de laideron pour les anges qui semblaient dégouter par le corps honni de tous. Mais l’image était tout autre. Robert était devenu magnifique, sublime et un don du ciel de par la perfection de ses traits faciaux. Une chevelure blonde cendré peigné avec diligence, des yeux océaniques respirant douceur et bonté. Tout le contraire du mastodonte. Il bégaya et trembla de confusion. Ses mains ne portaient plus de cicatrices et sa musculation semblait être dessinée par un artiste qui s’était inspiré par les dieux de la Grèce antique. Il n’était plus un monstre de foire, la créature de Frankenstein. Il était devenu le fantasme de bien des femmes.

Robert- Que…Euh… Pourquoi?


Des éclats de rires cristallins remplirent alors l’atmosphère paisible des lieux.

Sandra- C’est simple Nounours. Moi et maman on t’a jamais vu comme les autres tu sais. Tu as toujours été un chevalier servant et un homme d’une grande beauté d’âme pour nous. Ici c’est l’âme qui prime.

Sans mot dire le colosse autrefois cauchemardesque plongea sa guimauve près des cendres rougeâtres des flammes pour doré la sucrerie à souhait. De nouveau sa sœur parla avec les accents de la sincérité que Bobby lui connaissait depuis toujours.

Rosalie- Tu as beaucoup accompli frérot depuis si longtemps. Tu as redonné la foi, la volonté et surtout la détermination à plusieurs de continuer de lutter pour réapprendre à vivre dans ce nouveau monde.

Un petit rire s’échappa des lippes devenues charnues du blondinet.

Robert- Je ne pense pas Rosalie… On m’a plus utilisé qu’autre chose. Et je m’ennuie tellement de vous deux mes anges…

À cet instant les deux esprits bienveillants firent une étreinte à l’homme tourmenté. Des bras translucides certes, mais débordant de bienveillance et d’amour. La petite voix de souris de la nièce bien-aimée de la bête qui était devenu pour un battement de cœur un homme à part entière caressa l’ouïe de la candeur réincarné.

Sandra- Tu as changé la vie de Charlee, de Santana, de Charlie, de Mathilde, d’Alair et maintenant tu as touché du bout des doigts la destinée d’Heaven. Si tu serais si inutile, tu crois qu’elle ferait cela? Que le Docteur Wakeman continuerait à essayer de te ramener près d’eux?

Au milieu des flammes dansantes une image de la dure réalité se focalisa à la grande surprise du géant. L’être de lumière, la beauté et la douceur incarnée en une seule femme tenait de sa main gracile la paluche répugnante de la chose immonde que Bobby était. Au lieu de le tuer simplement, et par le fait même d’enlever un abruti congénital qui est un boulet pour tous de la circulation, le vieil Anglais finissait avec une certaine bonhomie de faire les points de suture de la nouvelle plaie qui allait décorer le corps cauchemardesque du géant. Cet acte de bonté isolé, trop peu décerner à la chose honni de plusieurs, fit monter des larmes de reconnaissances à Robert. Rosalie essuya délicatement les diamants salés et lui fit un sourire réconfortant. La douce voix que Robert ne pouvait qu’entendre dans ses rêves le toucha directement en plein cœur.

Rosalie- Ici nous sommes bien Sandra et moi. Mais ces deux personnes ont besoin de ta force, de ton courage et de ta bonté pour retrouver foi en l’humanité. Ils ont besoin d’un protecteur, d’un fils et d’un ami pour les aider à passer à travers de ces terribles épreuves. Tu te crois insignifiant et inutile, mais tu es une des clefs de la survie de tous sans le savoir.

Le visage aux traits réguliers et parfait de l’homme se tourna vers la nièce qui commençait à l’étreindre avec amour.

Sandra- Tu as le choix Nounours. De rester avec nous ou de les rejoindre. Quelques soit ta décision nous allons t’attendre ici avec patience. Car tu as le choix de finir ta vie ici ou de la continuer un peu.

Le choix fut déchirant pour le colosse. Rester avec ceux qu’il aimait par-dessus tout ou bien donner une dernière chance à des gens pour essayer de s’intégrer. Mais la détresse et la peine qu’il pouvait voir dans le regard d’azur de l’ange chuter du paradis, de la douceur dans l’œil intact du médecin fit surgir son côté protecteur. D’une voix mal assurée, l’homme posa une simple question.

Robert- Vous êtes bien ici? Vous allez continuer à venir me voir même si je pars?

La réponse des esprits fut unanime. Un oui retentissant. Alors l’homme à la perfection céleste se leva et les larmes plein les yeux il retourna vers la laideur et l’immonde corps qu’il devait habiter de force. Cet enveloppe charnel honni de tous et chacun. Il fut projeter douloureusement dans ce réceptacle dégoutant et dont la souffrance de sa blessure semblait en réalité à de la lave incandescente. Il serra alors délicatement la main de l’ange à la chevelure doré et essaya de faire un mince sourire de remerciement. De la bonté et de la bienveillance luttait contre la douleur dans le regard océanique si pur de Bobby. De sa voix caverneuse, haletante, il parla avec les accents de son cœur labourer de cicatrices mais doré de candeur.

Robert- Merci de m’avoir… Euh… Sauvé. Heaven… Euh… Si je n’aurais pas croisé toi… Euh… Je serais surement mort… Euh… Je voulais rejoindre ma famille… Euh… Sœur et Nièce… Euh… Mais tu m’en as empêché… Euh… Tu es un ange j'en suis certain... Car personne ne m'a tenu la main comme cela à part des anges...

D’une main tremblante il essaya de remonter la couverture sur le désastre qu’était devenu son corps immonde.

Robert- Merci Doc… De ne pas avoir voulu me tuer à cause… Euh… Morsure… Euh… À date les gens qui le savent veulent me faire mal… Euh… Merci d’avoir soigné… Au lieu de blessé…

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Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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MessageSujet: Re: When the dawn rises and the past moves away one step | PV : Robert Smith & Alair Wakeman   Mar 5 Sep - 16:16

Heaven et Robert


When the dawn rises and the past moves away one step
Je m’attelle à la tâche de préparer le thé pour redonner un peu de vigueur tout à fait britannique à ma chère nièce. Et je vous mentirais si j’affirmais que je n’allais pas déguster ce breuvage béni des Dieux pour me remettre sur les rails. Car j’ai honte de l’avouer, moi un noble serviteur de Sa Majesté renommé pour son stoïcien et son flegme légendaire, je commence à sentir que je vais perdre contenance. Je suis sur le point de faire comme la vessie trop pleine d’un supporteur de Manchester United, résultat d’une cuite pour abréger ses souffrances d’avoir vu son équipe manger la raclée du siècle lors de la grande finale, je vais avoir des fuites et pleurer comme un enfant. Mais je dois me ressaisir car un gentleman n’a aucune raison de se laisser aller de la sorte en publique, et encore moins devant sa famille immédiate. Les gestes maintes fois exécrer de par ma vie libertines et de tous les jours m’aide grandement et reprendre le contrôle et redevenir solide comme un roc dresser de Stonehenge. Et naturellement je ne fais pas d’allusion à mon sobriquet de ma jeunesse « Longue et Dure », quoique certaines de mes conquêtes aient pu attester de ma libido plus que solide pour un homme de mon âge. Mais cessons de nous éparpiller et je me redresse alors avec le plateau de service pour emmener ce liquide qui me réconforte toujours autant. Je dépose le cabaret tout près de ma chère nièce alors qu’elle commence à me parler. Mon œil bleuté d’acier remarque, pauvre lui il doit compenser pour ma maladresse et mon inattention lors de mon dernier duel en date, que le chiot semble apaiser. Surtout qu’un lien presque instantané semble avoir naquit entre Heaven et mon nouveau beefeater qui semble se débattre dans les bras de Morphée pour nous rejoindre. Bonté divine que ce gaillard est une force de la nature. Survivre à tous ce qu’il a enduré, même un Anglais ne pourrait tout simplement pas y songer. Silencieusement je m’avance un siège pour m’assoir près de la silhouette alité d’une des deux jumelles dont j’appréciais passé du temps à lire et discuter de tout et de rien.

La révélation qu’elle me fait me souffle malgré mon observation des plus judicieuses. Je me doutais de la perte d’Heather, la plus rebelle des deux jumelles. Elle s’est sacrifier pour permettre à Heaven de survivre et par conséquent pour que Robert puisse la ramener auprès de moi. Je reste de marbre comme l’exige mon éducation poussé en savoir-vivre et surtout je dois me montrer fort pour épauler ma nièce qui semble alors sur le point de défaillir. Je me permets alors de lui apporter mon soutient en lui tenant sa main de libre. Je m’informe alors si ces déjections d’amphibies qui l’avaient séquestrée étaient encore vivantes ou non. J’ai des honneurs à venger, car honni soit mal qui peut penser s’en prendre à ma famille sans que je ne lève le petit doigt. Je le ferais grand mal et je n’aurais aucune honte de le faire. Mais les cannibales putrides ont réalisé ma vengeance légitime à ma place. Sarcastiquement je songe que ces pauvres êtres à l’appétit immonde ne méritaient pas un repas aussi pathétique et qui allait surement les rendre malade si c’était possible pour eux. Quand elle affirma alors qu’elle aurait dû rejoindre son fiancé et laisser vivre sa jumelle, je me redresse. C’est un véritable coup de mouflet que je viens de recevoir. Je m’apprête à lui dire, de ma verbe si particulière certes, mais direct ma façon de penser alors que le géant revient de ce monde. J’en profite alors pour tendre une tasse de thé à ma chère nièce histoire qu’elle se connecte sur notre situation et non rêvasser d’un bonheur perdu et qui allait surement la manger si leur chemin se croisait de nouveau.

Je laisse ce chère Robert parler avec sa difficulté coutumière pendant que je laisse le breuvage divin couler au fond de ma gorge. Je claque ma langue à mon palais de satisfaction et ensuite je donne un peu d’eau à mon patient format familiale. Quand les deux êtres alités ont fini de parler, c’est maintenant à mon tour de pénétrer dans la discussion. Et comme dans toutes les facettes de mon existence, j’y mets du cœur à l’ouvrage. Maintenant ma chère Heaven vous allez m’écouter. Mon ton de voix est calme, apaisant et surtout hypnotique comme tout bon britannique qui se respecte. Je sais que c’est dur, mais vous devez combattre pour vous ressaisir et faire honneur à Heather et son sacrifice, Elle l’a réaliser car elle vous aimait de tout son cœur et vous laisser aller va rendre inutile l’acte qu’elle a fait à votre encontre. Je saisis alors la balle au bond que Robert m’a si gentil lancer en babillant un peu n’importe quoi. C’était écris que vous devez vivre pour me revoir et m’apporter un peu d’espoir. Vous avez permis à Robert de ne pas se tuer de manière outrageuse et maintenant on sait que ce monsieur est immunisé. Je sais que vous êtes un génie en matière de recherche ma chère et votre destin est lier à mon cher Robert pour trouver une façon de combattre ce fléau. Je m’adoucis et je la serre dans mes bras pour la réconforter et surtout lui apporter une chaleur humaine.

Vous savez qu’Elisabeth Kübler-Ross a élaboré un modèle sur le sujet du deuil qui est très diffusé, sans qu'il ait été cependant démontré scientifiquement. Il fait l'objet de nombreuses transpositions et adaptations très contestées. Il s'agit d'un cycle théorique composé de cinq étapes. Mais je crois que vous devrez les affronter et naturellement je serais à vos côtés. Je lève un doigt à chacune des étapes. Je redeviens alors son vieux professeur qu’elle avait plaisir à écouter alors que j’étalais mon vaste éventail d’éducation devant son regard réjouis. Le choc ou bien le déni. Vous avez dépassé cette courte phase du deuil ma chère. C'est une période plus ou moins intense où les émotions semblent pratiquement absentes. La personne affectée peut s'évanouir et peut même vomir sans en être consciente. C'est en quittant ce court stade du deuil que la réalité de la perte s'installe. Je prends une gorgée de thé et je continue à battre le fer pendant qu’il est chaud. Je ne reste que flegme et stoïque comme l’exige mon éducation de gentleman. La colère et le marchandage sont étroitement liés. La culpabilité peut s'installer dans certains cas. Période de questionnements et surtout de "si je pourrais prendre sa place". Vous êtes selon moi dans cet état d’esprit. Je prends une bonne respiration et je continue, car voici la pire de toute à annoncer. Ensuite vient la dépression. C’est une phase plus ou moins longue du processus de deuil qui est caractérisée par une grande tristesse, des remises en question, de la détresse. Les endeuillés dans cette phase ont parfois l'impression qu'ils ne termineront jamais leur deuil car ils ont vécu une grande gamme d'émotions et la tristesse est grande. Je sais je l’ai vécu et étant médecin j’ai été confronté plus qu’une fois à ces moments. Mais je serais là pour être votre pilier ma chère. Je dépose alors ma tasse et je lui annonce la dernière phase avec un petit sourire rassurant. La dernière est l’acceptation. C’est l' étape du deuil où l'endeuillé reprend du mieux. La réalité de la perte est beaucoup plus comprise et acceptée. L'endeuillé peut encore ressentir de la tristesse, mais il a retrouvé son plein fonctionnement. Il a aussi réorganisé sa vie en fonction de la perte. Je lui prends de nouveau la main pour lui apporter soutien et réconfort. Juste pour lui démontrer que je suis là et que jamais je n’allais l’abandonner comme mon couard de cousin. Nous allons franchir tous ces moments ensemble ma chère et nous allons nous en sortir je vous le promet.

Je regarde alors le géant et lui serre la main avec diligence et surtout reconnaissance. Vous avez tellement fait pour moi Robert que je serais éternellement votre débiteur. Soyez assurer que mon amitié et ma loyauté vous est acquise et que nul que ne peut briser ce serment que je viens de faire. Car il est de notoriété publique que la famille Wakeman n’a qu’une parole et que rien ne peut les faire revenir en arrière. Ceci est la devise de mon clan et j’y tiens autant que la prunelle de mes yeux ou bien encore à mon thé quotidien. Comme on dit, on nait homme mais on devient gentleman et britannique par conviction et par choix.


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MessageSujet: Re: When the dawn rises and the past moves away one step | PV : Robert Smith & Alair Wakeman   Jeu 12 Oct - 23:12
When the dawn rises and
the past moves away one step
Heaven & Robert & AlairLe destin est un être bien comique. Il met sur la route des situations parfois cocasses d'autre fois moins et surtout des personnes aussi différentes les unes que les autres. Heaven a malheureusement dû faire face à des gens peu recommandables. Sa sœur autant qu'elle ont souffert des pires maltraitances que l'homme peut donner. Bien que cela ne soit qu'au bas de l'échelle étant donné que des atrocités bien pires doivent naître dans l'esprit des hommes soit disant encore saint, on peut considérer que la jeune femme a été chanceuse. Bien que mal nourrit, elle a encore assez de force si l'on oublie cette maudite fièvre et cette sensation de désagréable sur le corps, comme si elle était recouverte d'ecchymoses et qu'un simple touché lui faisait vraiment mal. La scientifique prenait sur elle-même, ne disait rien, mais n'en pensait pas pour autant et maintenant que cette dernière était parfaitement consciente de qui se trouvait devant elle, Heaven a pu constater un œil manquant sur le visage de son oncle. La bienséance lui empêchait de poser une question sans doute délicate pour son oncle, mais en y regardant de plus près, cela lui donnait un charme supplémentaire, lui qui a toujours été très beau à son regard. En effet, Heaven avait ce don de voir la beauté en chaque chose et d'accepter tout le monde à leur juste valeur. Néanmoins, on lui reconnaissait aussi un côté plus sombre, celui où elle pouvait détester quelqu'un si fort et faire preuve d'une rancune sans limite. Mais, il fallait déployer beaucoup de méchanceté pour naître ce côté de sa personnalité. Un côté que sa jumelle pouvait au contraire montrer chaque jour parfois avec une virulence inouï.

Le chien sur ses jambes, la jeune femme regardait son oncle faire les soins à son sauveur tandis que son esprit analytique réfléchissait à une question essentielle sur l'état physique de ce pauvre Robert. Comment peut-il être encore humain alors, qu'il a clairement été mordu et ce, à plusieurs reprises. Du domaine scientifique, la chose était impossible, la plupart des gens mordu finissait par dépérir et devenir l'une de ces choses errantes ne vivant que pour manger de la chair humaine. Nous savions que le seul moyen d'en finir, c'était de donner un coup sec et précis dans la tête. Au moins, cela évitait de gaspiller de l'énergie et des balles pour rien. L'information essentielle étant bien présente.

Serrant un peu plus la main du blessé, Heaven ne pouvait que constater davantage l'étendue de la haine qu'on a pu avoir à son égard. Ce mastodonte possède un cœur d'or et pourtant, la vie et les gens ont décidé de l'écraser et de le rendre à l'état de loque. La jeune femme comprenait un peu mieux pourquoi il s'effaçait en sa présence et pourquoi il se prenait pour une personne bonne à rien hormis à se sacrifier et à foncer tête baissée. Même si elle le connaît depuis très peu de temps, la scientifique a eu assez de temps pour tenter de comprendre ce pauvre Robert, l'être effacé du monde et pourtant prêt à tout pour lui. Parfois le sort est injuste pour certaine personne et cet homme faisait partie du lot tout comme son oncle et son œil manquant et pourtant, l'un et l'autre composé avec. Voilà que Heaven se sentait bien misérable à devoir se plaindre et afficher sa détresse et son impuissance alors que ces deux êtres allaient au-dessus de tout cela.

- Merci de m'avoir… Euh… Sauvé. Heaven… Euh… Si je n'aurais pas croisé toi… Euh… Je serais surement mort… Euh… Je voulais rejoindre ma famille… Euh… Sœur et Nièce… Euh… Mais tu m'en as empêché… Euh… Tu es un ange j'en suis certain... Car personne ne m'a tenu la main comme cela à part des anges...

La voix de son sauveur résonna à nouveau alors que l'opération était terminée. Une nouvelle blessure s'inscrivait sur le tableau de ce corps qui en avait déjà tellement vue déjà.

L'intonation de sa voix était comme cassée, brisée par une émotion qui se faisait oppressante et de plus en plus présente. Il semblait se retenir toutes les émotions qu'il était en droit d'exprimer. S'interdisait-il autant que cela ?

« Ce n'est pas être un ange de tenir la main de quelqu'un Robert... C'est être humain... » Heaven était loin de se croire un ange et elle tentait de lui faire comprendre à demi-mot, chose que son oncle pouvait aisément comprendre, mais peut-être pas Robert à qui l'on a restreint tellement de chose jusqu'à présent.

- Merci Doc… De ne pas avoir voulu me tuer à cause… Euh… Morsure… Euh… À date les gens qui le savent veulent me faire mal… Euh… Merci d'avoir soigné… Au lieu de blessé…

Une nouvelle fois, la jeune femme se contenta de serrer l'immense main de son nouvel ami comprenant parfaitement ses paroles, mais ayant du mal à saisir l'ignominie qu'on pu commettre toutes ces personnes ayant voulu faire du mal à ce pauvre Bobby. Pourquoi ? Alors, qu'il était clairement l'image même d'un espoir pour la trouvaille d'un vaccin ! Un homme qui survit à plusieurs morsures sans devenir un zombie était au-dessus de tout et de tout le monde. Un trésor pour la science et le commun des mortels.

Maintenant ma chère Heaven vous allez m'écouter.

La jeune femme tourne sa tête vers son oncle, alors que ce dernier avait rapporté du thé, une boisson chère à son cœur depuis toujours. L'oncle ne manquait jamais l'heure du thé et Heather l'enquiquinait en lui disant qu'il était aussi pointilleux que Mad Hatter.

Je sais que c'est dur, mais vous devez combattre pour vous ressaisir et faire honneur à Heather et son sacrifice, Elle l'a réaliser car elle vous aimait de tout son cœur et vous laisser aller va rendre inutile l'acte qu'elle a fait à votre encontre.

Oh bien sûr que Heaven savait cela. Elle se le répétait sans cesse même. Une boucle de paroles qui ne finissaient jamais. Mais, ce, et si, était toujours présent dans un détour de son esprit, dans une bifurcation d'une de ces nombreuses cellules grises. Des réponses qu'aucuns scientifiques ne pourraient offrir malgré des années de recherches. C'est un domaine hors d'atteinte même pour une personne aussi brillante et intelligente que Heaven.

C'était écris que vous devez vivre pour me revoir et m'apporter un peu d'espoir. Vous avez permis à Robert de ne pas se tuer de manière outrageuse et maintenant on sait que ce monsieur est immunisé. Je sais que vous êtes un génie en matière de recherche ma chère et votre destin est lier à mon cher Robert pour trouver une façon de combattre ce fléau.

« Mais... Oncle Alair.. » Il n'y avait pas de mais avec ce cher oncle, avec des mais, on peut refaire le monde n'est-ce pas ? Elle poussa un long soupire portant son regard d'un homme à l'autre sans trop savoir quoi faire. Heaven n'était que simple étudiante en biotechnologie, elle était loin d'avoir des connaissances d'un scientifique expert. Oh bien sûr, elle était avec sa jumelle, une excellente élève, mais le domaine d'étude était long, très long même. Cependant, le fait que son oncle la prenne dans ces bras l'apaisa quelque peu, il savait comment s'y prendre pour atténuer les craintes de sa nièce.

Il mentionna par la suite les étapes du deuil que la jeune fille ne connaît que trop bien pour avoir fait un devoir là-dessus au lycée. C'était étrange de connaître les mots, mais de ne pas reconnaître la situation dans laquelle on se trouve quand cela nous touche réellement. Oh bien sûr, Heaven l'écouta, mais à force de parler du malheur qui s'acharne autant sur son cœur que celui de ce pauvre Bobby qui lui aussi connaît la douleur du deuil, ce n'était pas aisé de retenir les larmes qui la menaçaient facilement et nous connaissons bien l'émotivité de cette pauvre Heaven.

Ensuite vient la dépression. C'est une phase plus ou moins longue du processus de deuil qui est caractérisée par une grande tristesse, des remises en question, de la détresse. Les endeuillés dans cette phase ont parfois l'impression qu'ils ne termineront jamais leur deuil car ils ont vécu une grande gamme d'émotions et la tristesse est grande. Je sais je l'ai vécu et étant médecin j'ai été confronté plus qu'une fois à ces moments. Mais je serais là pour être votre pilier ma chère.

« Je... sais... » Dit-elle alors, que sa voix était coupée par l'émotion qui se faisait de plus en plus menaçante.

La dernière est l'acceptation. C'est l' étape du deuil où l'endeuillé reprend du mieux. La réalité de la perte est beaucoup plus comprise et acceptée. L'endeuillé peut encore ressentir de la tristesse, mais il a retrouvé son plein fonctionnement. Il a aussi réorganisé sa vie en fonction de la perte.

Les pupilles d'émeraudes se posèrent sur la main de son oncle qui venait de prendre la sienne pour apaiser la jeune femme. Heaven se sentait certes mieux, mais elle restait plongée dans un tourbillon d'émotions incontrôlables où elle pensait que jamais elle ne sortirait.

Nous allons franchir tous ces moments ensemble ma chère et nous allons nous en sortir je vous le promet.

« Comment fait-on pour s'en sortir... J'ai perdu ma jumelle et j'ai perdu l'homme avec qui je voulais terminer ma vie.... Dites-moi comment en finir avec ce chagrin... » Elle pose son regard sur Bobby. « Dites-moi comme Bobby peut sortir de son propre chagrin... S'il y a un remède, donnez-le nous que nous puissions reprendre notre vie... Parce que là, même si je crois en tes paroles, j'ai dû mal à trouver du réconfort pour l'instant... »

La tristesse fait dire tellement de choses. Les mots peuvent paraître méchants, mais c'est ainsi. C'est un moyen d'expression à la hauteur des émotions qui traversent le corps de cette pauvre femme qui a été écrasé par des pertes qui se sont accumulés et par des sévices qui lui feront faire des cauchemars tout au long de sa vie.

Finalement, Heaven prit la tasse de thé, un brin tremblante, la force lui manquant encore un peu et le chiot bien que petit était un peu lourd pour son corps prisonnier d'une fièvre qui était encore présente. Le genre de fièvre qui vous faisait croire que vous étiez remplit de bleus ici et là alors, que ce n'était guère le cas. Les muscles se plaignent... Mais, cela finira sans doute par s'estomper au bout de quelques jours et avec beaucoup de repos.

Vous avez tellement fait pour moi Robert que je serais éternellement votre débiteur. Soyez assurer que mon amitié et ma loyauté vous est acquise et que nul que ne peut briser ce serment que je viens de faire. Car il est de notoriété publique que la famille Wakeman n'a qu'une parole et que rien ne peut les faire revenir en arrière.

« Tu en fais un peu trop mon oncle... Un simple merci suffit... » Un premier sourire face à l'élocution pointilleuse de son cher oncle face à un Robert blessé et dissimulant autant que possible son corps de peur sûrement de faire naître l'horreur sur le visage de Heaven ou d'Alair. Mais, pour la jeune femme, ce n'était pas le cas, en fait la décence l'empêchait de trop regarder Robert d'une part pour ne pas le mettre mal à l'aise et de l'autre part parce que cela ne se fait pas. « Mais, c'est vrai qu'oncle Alair a raison... Nous te sommes très reconnaissant et moi la première. Je serai vraiment heureuse si tu acceptais d'être mon ami... Non... Mon meilleur ami. Tu as fait beaucoup alors, que tu ne me connaissais pas. Tu as risqué ta propre vie pour sauver la mienne. Alors... Quoi que tu ais besoin Bobby, n'hésite pas à me le demander. »

La jeune femme laissa le silence s'installer en prenant plaisir à goûter à ce thé, un délice qui a été plus que rare depuis le début du chaos.

« Bobby ? » Fit-elle au bout d'un moment chasseur le silence impérieux. « Me permettrais-tu de faire des recherches sur ton sang ? Tu détiens peut-être en toi la clé de toute cette histoire. Peut-être que grâce à ton immunité, je pourrais trouver un vaccin... Cependant, il me faudrait des outils... Des livres sur la recherche cellulaire, les virus et j'en passe. Je dois tout savoir sur le virus de son commencement à son apogée... Le moindre détail est important... » Heaven leva les yeux vers son oncle. « Je sais que je suis de guérir de mon deuil, mais j'ai juré à Heather de trouver un vaccin et je le ferai...Qu'importe le temps que je passerais à étudier ou à faire des recherches... Une Lockwood ne brise jamais un serment. » Elle sourit à son oncle. « Noblesse oblige. »

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MessageSujet: Re: When the dawn rises and the past moves away one step | PV : Robert Smith & Alair Wakeman   Ven 13 Oct - 20:20
Le golem de chair saturer de cicatrices horrifiantes et immondes luttait de peine et de misère pour remonter la mince couverture sur son corps difforme. Une masse de muscles puissants certes, mais disproportionner et horrible pour le commun des mortels. Mais pour rien au monde le géant au cœur d’or ne voulait laisser la main gracile de l’être divin. Un déluge de mots abasourdi alors la stupide créature, être à l’intellect si limité. Robert essaya de suivre la conversation entre la nièce et l’oncle, mais comme à son habitude il sombra dans le lunatique et se laissa bercer par ces timbres de voix si agréables pour son ouïe amoindrit. L’audition de Bobby fut doublement amputer autant par le bruit des explosions dans les mines alors qu’il était un ouvrier et aussi par la perte de son oreille gauche par le tir d’une arme de poing. Mais à cet instant la gargouille à peine sculpté, rassuré que sa honte son cacher au regard des êtres de lumière si bons avec lui, semblait déconnecter de l’emprise de ce monde trois fois maudits. Qu’importe tous ces syllabes, ces mots et ces phrases alors qu’il se sentait pour une des rares fois un être humain. Pas un sous-membre de la société ni un parias ignoble qui causait des traumatismes aux innocents qui le voyait. Mais les questions d’Heaven et les remerciements du vieux médecin prirent de court la pauvre bête de foire. Ses yeux roulèrent dans ses orbites et son horrible faciès atypique devient alors incertain et hésitant. Serrant avec une douceur absolue la main sublime et qui semblait en soie de par sa pureté, la créature issue de l’esprit dément d’un savant fou parla avec son ton rocailleux et surtout sincère.

Robert- Je ne peux être l’ami de personne… Euh… Moi monstre et vous humains comme le disait maman… Euh… Je n’apporte que le malheur et la mort maintenant… Euh… Chaque personne qui m’a dit être mon ami est plus là… Euh… Seul au monde… Euh… Sauf Rocky qui reste avec moi… Euh… Je ne veux pas que vous soyez en danger avec moi près de vous… Euh… Je porte la poisse… Pas été là pour aider les gens qui comptait pour Heaven ni pour Alair… Euh… Pour ma sœur et ma nièce… Euh… Et tous les autres…

Laissant à contrecœur le duveté de la main de l’ange près de lui, ne voulant pas provoquer sa mort par sa malchance habituelle et l’aura de corruption qui accompagnait chacun de ses pas, le golem de chair rapiécé soupira doucement. Les larges épaules de la bête s’effondrèrent sous l’effet du dépit et de la honte. Le chiot, empathique et lié avec l’humeur de son maître, comprit à la seconde le désarroi du géant et gémit doucement. Le gladiateur de l’apocalypse comprenait qu’il serait encore le faire-valoir, l’outil jetable d’un autre groupe de personnes. Qu’il allait bêtement faire ce que les gens voulaient et ensuite le colosse sera mis de côté. De nouveau la voix semblable au frottement de deux pierres qui s’entrechoquent furieusement.

Robert- Euh… Je ne veux pas que vous sentez obliger d’un truc vers moi… Euh… N’importe qui aurait fait pareil… Euh… Heaven tu peux faire un remède? Euh… Car j’ai peur des piqures… Euh… J’aime pas ça… Euh… Mais si ça peut aider je vais le faire… Euh… J’aime aider… Euh… Demain juste me dire ce que vous avez besoin et je vais y aller… Euh… Veut pas que vous allez dehors, c’est dangereux… Euh… Mais je suis fatigué… Euh… Je vais aller dormir dans la cave ok?

Avec difficulté le colosse balafré se leva de son lit de souffrance et grimaça sous la douleur qui serpentait son flanc. Pudique, le géant essaya de faire une armure de tissus pour cacher sa laideur chronique et marcha de son pas gauche et maladroit vers la porte de sortie. Au moins dans son antre le monstre de foire gagnait en sécurité, pénombre providentielle pour le paria de la société.

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Perdre les gens qu'on aime vous affecte en profondeur. La douleur est ensevelie dans votre corps, votre âme et votre cœur. Et en résulte alors un énorme gouffre de souffrance et de douleur. Ce gouffre peut transformer un être de lumière en ténèbres...


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MessageSujet: Re: When the dawn rises and the past moves away one step | PV : Robert Smith & Alair Wakeman   Mer 18 Oct - 14:33

Heaven et Robert


When the dawn rises and the past moves away one step
Bonté divine je me demande dans quel pétrin je viens de mettre les pieds joint à cet instant. Mon vieux cœur de gentleman se serre davantage face à la tristesse et la souffrance de ma chère nièce. Avec humanité, humilité et surtout avec tendresse je dépose ma main sur la sienne. Comme je le faisais autrefois pour réconforter mes patients ou des parents de ceux-ci pour leur apporter un apaisement. J’ai dansé trop souvent avec la mort lors de mes années en urgence et j’ai dû faire au deuil sous toutes ses formes. Mon œil unique, survivant d’un duel pour préserver la vie de ma fille adoptive face à un malotru de la pire espèce, est le reflet de ma compassion et de mon affection que je peux lui fournir à l’infini. Malheureusement ma chère, la médecine moderne ne peut qu’aider que sur le point de vue physique et guérir les blessures corporels. Pour les plaies morales et psychologiques seulement le temps, la volonté et l’affection des proches peuvent aider à s’ouvrir de nouveau à la vie. Je fais alors don d’un sourire rassurant et surtout sincère. Nous sommes trois à habiter sous ce toit et au grand jamais je ne vais laisser tomber l’un de vous. Mes paroles semblent avoir quelques effets, mais ce gaillard au cœur d’or me surprend alors avec ses déclarations désastreuses. Il se lève alors en chancelant pour rejoindre la cave, lieu d’une noirceur compacte qui semble apprécier. Pendant un instant je reste interdit, soufflé par les mots que celui que je vois comme un ami vient de prononcer. Mes traits aristocratiques se referment alors complètement, masque de stoïque à l’état pur de la quintessence britannique.

Mes lèvres sont étirer et je dépose une main douce remplis de tendresse sur la joue de ma nièce. Un gage de l’amour presque paternel et inconditionnel que je lui porte depuis sa tendre enfance et elle sait que je ne fais pas laisser cette mascarade de mon gigantesque ami sans rajouter mon grain de sel. Je me relève alors de mon fauteuil et je bloque le passage au géant. Bonté divine je me sens comme David face à Goliath! Mais en ce cas précis je n’ai que ma verbe légendaire et mon flegme Anglais comme arme et non une fronde si dérisoire. Je me tiens droit comme un I, fier et aussi noble qu’un membre de la famille de Sa Majesté. Robert vous allez vous recoucher à l’instant sur le lit ici-même. Sinon je vais devoir me résoudre à utiliser la force. Quelle force exactement je rajoute in petto. Autant essayer de souler une montagne à mains nues ou de faire comprendre les règles du crickets à un Yankee. Mais le ton autoritaire que je venais de rajouter à ma voix, habituellement calme et apaisante, semble avoir suffi. Mon cher géant se tourne sur lui-même et je l’aide du mieux que je peux pour l’aliter confortablement. Je prends même le chiot des genoux de ma nièce pour le déposer sur le torse musculeux de l’homme. L'animal semble l'apaiser et je dois jouer toutes les cartes que je peux avoir en mains pour le faire réfléchir.

Voilà qui est bien. Vous savez que le savoir-vivre et le civisme oblige un gentilhomme à s’excuser et demander la permission au maître des lieux et aux dames avant de quitter une pièce? Je lui fais alors un sourire pince-sans-rire dont j’ai le secret. Vous allez m’avoir comme précepteur en bonne manière et en maintien en société mon cher! Vous allez gagner en confiance et surtout en estime de soi. Je le borde, laissant tout de même un bras, membre aussi grosse que ma cuisse que j’ai pu constater en passant, hors de la couverture. Mes sourcils se froissent un peu pour la suite de mes paroles. Bloody hell! Robert nous avons fait le choix d’être près de vous. Rien ne sert de se replier à la moindre faute ou bien erreur imaginaire. Un peu de rigueur que diable! C’est l’époque qui est sans pitié mon cher et non vous. Elle prend nos êtres chers et nous devons, non nous avons le devoir, de lutter en leur mémoire et pour eux. Je prends de nouveau délicatement la main d’Heaven. Vous croyez à tort que vous portez la poisse alors que c’est complètement absurde. La preuve. Vous venez de me permettre de revivre en me ramenant ma chère nièce. Je crois parler au même titre qu’Heaven en affirmant que nous voulons développer des liens d’amitiés avec vous. Je les regarde chacun à tour de rôle, maudit soit ma condition de borgne, et je continue sur ma superbe lancée. À cet instant je rajoute de la classe, de la sophistication et mon flegme anglais comme tout fidèle serviteur de Sa Majesté sait le faire de naissance. Nous allons traverser ces épreuves la tête haute et unis comme une famille. Maintenant que vous êtes près de moi, je ne vous lâche plus d’une semelle. Aussi je compte sur vous deux pour vous supporter mutuellement. Me voilà comme un prédicateur Yankee qui sollicite des dons à la télévision. Je me tais et je les regarde avec le plus grand sérieux. Encore quelques minutes et je vais devoir vous chanter un berceuse car vous avez besoin de sommeil pour refaire vos forces! Un nouveau sourire pince-sans-rire, mais cette fois paternelle envers les deux jeunes gens qui me font face. Peut-être que mes nièces et Leïa ont raison tout compte fait. J’aurai pu être un bon père de famille si j’aurai pu dénicher la perle rare qui avait su ravir mon cœur.



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MessageSujet: Re: When the dawn rises and the past moves away one step | PV : Robert Smith & Alair Wakeman   Ven 10 Nov - 17:27
When the dawn rises and
the past moves away one step
Heaven & Robert & AlairAlair avait raison. La médecine actuelle n'est qu'en mesure de soigner les plaies physiques. Mais, pour celles qui sont morales, il n'y a rien de mieux que le temps et le fait d'être entouré par des gens capables de vous faire soulever des montagnes. Cependant, il reste un fait non-négligeable, même si Heaven voit son entourage doubler lentement, cette dernière doit faire preuve de courage pour surmonter son deuil. Deuil qui tiraille et lancine son être comme si cette dernière se retrouvait dans le cœur d'un volcan prêt à exploser. Pauvre âme sacrifiée injustement pour quelque chose de plus grand. Elle ne se voyait pas autrement pour le moment, mais la jeune femme se sentait idiote de penser à cela en sachant que ceux qui l'avaient quitté sont plus à plaindre qu'elle encore. Ces derniers méritaient tout autant de vivre encore et encore, mais sa sœur et son fiancé ont choisi Heaven pour continuer de vivre et apporter sa connaissance à ce monde que trop décadent. C'était sans doute cela qui faisait mal à Heaven, qu'on ait choisi à sa place alors, que la jeune femme aurait fait sans hésiter le même sacrifice pour sa jumelle, si forte et si prompt à avancer même dans la douleur avec cette hargne que tout le monde lui connaissait. Même Alair ne pouvait contredire ce fait, Heather a toujours été plus téméraire et frondeuse que sa jumelle qui, elle semblait plus sage et plus à l'image de ce que l'on pouvait s'attendre d'elle. Néanmoins, il n'empêchait que Heaven fût capable de se laisser accuser pour couvrir sa sœur et c'est une chose qu'elle a toujours fait sans même se plaindre. La jeune femme se souvient encore que sa jumelle et elle ont inventé un langage bien à elle pour se faire comprendre. Des mots que personne d'autre qu'elles pouvaient comprendre. Peut-être que Heaven l'utilisera dans le cadre de ses recherches, sait-on jamais. On n'est jamais assez sur ses gardes et le monde de la science aurait dû en user plus souvent sans doute que ce désastre n'aurait jamais eu lieu.

Mais à quoi bon penser à tout cela. Rien ne changera par des mots et encore moins des actions étant donné qu'aucune machine à remonter dans le temps n'a été inventé à ce jour. Et pourtant, au fond, cela pourrait être d'une grande utilité surtout lorsque l'on produit d'aussi grande erreur capable d'éradiquer des vies humaines. Vous imaginez un peu à quoi pourrait servir ce genre de machine. Cependant, il y aura toujours de mauvaises personnes pour s'en servir à de mauvaises fins.

Reconnaissante envers Bobby, Heaven souhaitait offrir son amitié à ce dernier qui se laissait prendre la main sans chercher à s'en défaire. La jeune femme voyait là une sorte de rapprochement qui lui permettait de faire. Cependant, il y a des choses qui vous sont incompréhensibles et les paroles de cet homme défiant le commun des mortels par sa simple carrure en sont une. Comment Heaven aurait-elle pu imaginer que ce dernier se réduisait à si peu de chose en des mots si poignant. Empathique à souhait, la jeune femme remarqua que le monde a été si ignoble envers lui que Bobby a fini par croire aux venins que les autres ont pu déverser sur son passage ou simplement en le regardant avec horreur et dédain. Mais où est la méchanceté chez Bobby ? Certes, il pouvait paraître intimidant, c'est le lot de tous les hommes ayant un physique aussi important, mais quand un mot doux et sincère se fait entendre alors, on change rapidement d'avis. Après tout, n'y a-t-il pas deux adages à suivre dans ce genre de situation ?

Ne pas se fier aux apparences.
L'habit ne fait pas le moine.

Deux bonnes leçons de vies que cela soit envers les bonnes ou les mauvaises personnes. Totalement dépitée par son comportement, la jeune femme ne savait plus quoi dire et il faut dire que la pauvre était encore assez faible pour esquisser ne serait-ce qu'un mouvement de trop. Après tout n'avait-elle pas fait de grands efforts jusqu'à présent s'obligeant à avancer alors qu'elle ne désirait que baisser les bras. La voix de son oncle lui permettait d'entrevoir quelque chose de plus lumineux pour son avenir sachant pertinemment que ce dernier sera le pilier nécessaire à son nouveau combat dans cette existence qui lui paraissait si futile ces derniers temps. Pourtant, avant que tout cela n'arrive, la jeune femme n'a pas que fait de mauvaise rencontre, il y a eu de bonne personne pour les aider ou encore les abriter pour un court instant avant que les jumelles ne reprennent leur route à la recherche de quelque chose. Oui, mais quoi ! Que cela soit Heather ou Heaven, aucune des deux ignoraient ce qu'elles cherchaient vraiment, les deux femmes avançaient simplement tout en tentant d'éviter le plus possible ces rôdeurs sans âmes et putrides. Mais bon... C'était une chose quasi-impossible puisque même les petites routes comptaient ces monstres comme si ces derniers sont munis d'un certain instant pour barrer les avancées des survivants de cet enfer de Dante, gelé par la mort et ces pairs.

Voyant le désarroi de sa nièce, Alair vient l'apaiser en une douce caresse sur sa joue et immédiatement la jeune femme passe son regard de son sauveur à celui de son oncle. Le médecin put lire l'impuissance et l'incompréhension dans les yeux clairs de celle-ci. Heaven avait déjà bien dû mal avec l'incohérence de ses pensées et des agissements qu'elle ne parvenait pas à saisir cette radicalisation de ce pauvre homme qui semble avoir vécu une vie faite uniquement de malheur.

En guerrier plein d'assurance malgré la différence de taille et de force, Alair se place se place devant le mastodonte au grand cœur. Et généralement, dans ce genre de cas, il ne valait mieux pas tenter une discussion avec ce dernier, le médecin restait toujours planté dans ces positions et le charisme de ce dernier ne permettait pas d'aller à son encontre.

Robert vous allez vous recoucher à l’instant sur le lit ici-même. Sinon je vais devoir me résoudre à utiliser la force.

Passant une main sur la tête du chien qui émettait une plainte de tristesse en totale connexion avec celle de son maître, Heaven ne pouvait que constater la profondeur de la peine du géant et surtout la prudence avec laquelle il regardait le monde. Prudence oui, mais aussi une grande naïveté acceptant qu'on lui crache au visage parce sa vie valait bien moins que celle des personnes croisées sur sa route. Mais était-ce une juste réaction ? Heaven ne le pensait pas, mais en même temps, cet homme était une énigme à lui seul.

C'est avec un soulagement certain que la jeune femme alitée voyait son oncle ramener son sauveur à la raison afin de l'allonger sur ce lit de fortune cachant son corps hormis un bras. Heaven vit le chien la quitter pour que ce dernier soit posé sur le ventre de Bobby et ce dernier semblait mieux s'en sortir pour le soulager et lui offrir un timide sourire éphémère.

Voilà qui est bien. Vous savez que le savoir-vivre et le civisme oblige un gentilhomme à s’excuser et demander la permission au maître des lieux et aux dames avant de quitter une pièce?

« Oui... Sans doute à l'époque victorienne, oncle Alair... » Fit-elle pour détendre l'atmosphère. « Mais vois-tu Bobby, mon oncle est l'unique représentant de la plus belle époque de notre belle Angleterre et le monde a bien besoin de ce genre d'homme. »

Vous allez m’avoir comme précepteur en bonne manière et en maintien en société mon cher! Vous allez gagner en confiance et surtout en estime de soi.

Posant son regard sur celui de Bobby avec un léger sourire, la jeune femme poursuivit calmement, mais avec une certaine qui se lisait dans sa voix. « Je te souhaite bonne chance Bobby. Oncle Alair est très exigeant sur l'étiquette et les règles de bienséances. » Est-ce que cela rendrait réellement service à Bobby ? Heaven en doutait un peu parce qu'il y avait un immense travail à faire sur son sauveur. Après tout, c'est une attitude de toute une vie qui demandait à être changé et celle-ci semblait lui coller comme une seconde peau.

Bloody hell! Robert nous avons fait le choix d’être près de vous. Rien ne sert de se replier à la moindre faute ou bien erreur imaginaire. Un peu de rigueur que diable! C’est l’époque qui est sans pitié mon cher et non vous. Elle prend nos êtres chers et nous devons, non nous avons le devoir, de lutter en leur mémoire et pour eux. À son tour, Heaven serra délicatement la main de son oncle qui recommençait à s'exprimait afin de faire comprendre une évidence à Bobby, bien que celui-ci semblait être convaincu d'apporter la malchance. Nous allons traverser ces épreuves la tête haute et unis comme une famille. Maintenant que vous êtes près de moi, je ne vous lâche plus d’une semelle. Aussi je compte sur vous deux pour vous supporter mutuellement.

Heaven ne lâcha pas la main de son oncle qui était chaude et réconfortante permettant à la demoiselle de retrouver un peu d'espoir, de courage et de couleur dans les tons monochromes qui avaient bercé sa vie depuis quelque temps.

« Oui, tu fais parti de notre famille maintenant Bobby et tu n'as plus à avoir peur de quoi que ce soit. Tu ne portes pas la poisse, tu as juste été une victime de la médisance de mauvaise personne et c'est dommage que ce soit ta maman qui te l'a fait croire en premier. » A quoi ressemblait une mère et comment elle devait se comporter, la jeune femme l'ignorait totalement. Par pure détresse et fragilité, la sienne s'était donné la mort après la naissance de sa sœur et elle. Avait-elle imaginé que la vie de ces deux filles finirait de la sorte. Naïvement, Heaven se disait que Heather l'avait rejoint dans un monde meilleur avec Tyler et que paisiblement, ils l'attendaient et veillaient sur elle en espérant que la survivante reprendrait sa vie en main et décide de choisir le bonheur que le regret et les doutes qui ne cessent de la submerger.

- Euh… Je ne veux pas que vous sentez obliger d’un truc vers moi… Euh… N’importe qui aurait fait pareil… Euh… Heaven tu peux faire un remède? Euh… Car j’ai peur des piqures… Euh… J’aime pas ça… Euh… Mais si ça peut aider je vais le faire… Euh… J’aime aider… Euh… Demain juste me dire ce que vous avez besoin et je vais y aller… Euh… Veut pas que vous allez dehors, c’est dangereux… Euh… Mais je suis fatigué… Euh… Je vais aller dormir dans la cave ok?

« Je ne vais pas prétendre que je peux faire un remède. » Finit-elle par dire alors que Bobby avait repris la parole, bien qu'il se sous-estimait une nouvelle fois. « Mais, je peux effectuer des recherches et mon but sera de la trouver, j'ai fait une promesse et quelqu'un ici m'a appris qu'il fallait toujours tenir parole. » Dit Heaven en portant un regard à son oncle tandis que celle-ci embrassa avec respect le dos de la main de ce dernier.

Encore quelques minutes et je vais devoir vous chanter un berceuse car vous avez besoin de sommeil pour refaire vos forces!

« Oui tu as raison. Nous avons eu trop d'émotions pour aujourd'hui. » Heaven rendait déjà les armes. En parlant et en réfléchissant, la jeune femme venaient de livrer ses dernières forces et il lui fallait récupérer. Ses blessures la faisaient souffrir maintenant que son esprit n'était plus accaparé par la conversation et les réflexions. « Reposons-nous... » Fit-elle en serrant la main du docteur et refusant de la lâcher pour le moment, c'était comme si elle craignait que ce dernier ne disparaisse si jamais elle finissait par la lâcher. « Dor...mons... » Fut le dernier mot prononcé par la jeune femme qui s'était endormie.

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