Nos amis les animaux



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Mer 21 Juin - 16:51

C’est une belle matinée d’hiver qui se profile, la neige a fondu sans que cela ne gèle par-dessus, c’est nadouilleux mais pas façon patinoire. Pour moi, ça ne veut dire qu’une chose : c’est un bon moment pour faire une sortie avec Gisèle prévoir une razzia au magasin de comics et surtout trouver des croquettes pour chiot.

Tequila semble gagné par mon enthousiasme à l’idée de faire une balade sauf que je suis moyen chaud pour l’embarquer avec moi. Déjà je ne sais pas ce que ça donnerait sur une moto, ensuite l’interaction moisis/chien a beau être un mystère je ne suis pas pressé de le découvrir avec ma petite chienne.

Mais la laisser toute seule me fend littéralement le cœur… Ava est occupée, je n’ose rien demandé à la famille Carter de peur que ça ne finisse par vraiment exploser avec Joy et qu’elle me foute dehors pour de bon… du coup, il ne me reste que deux personnes a qui demander. Le hic c’est que l’une d’entre elle a été vraiment catégorique lors de notre dernier échange sur son envie de revoir ma sale gueule.

J’ai écouté Maddie, le pire c’est qu’elle n’a peut-être pas capté que ça a été plus que dur pour moi d’emballer les affaires d’Eulalie. En fait, dans une partie de ma tête, elle était toujours vivante, quelque part.… mais là, plus possible de me mentir en mettant tout dans des cartons à monter dans leur grenier. Elle était partie pour de bon.

Ma seule chance sur cette journée effroyable était que personne n’était là quand j’ai rangé ses petits vêtements, ses jouets et ses affaires… j’ai pleuré comme je ne pensais pas être capable de le faire. Je pense que je vivrais jusqu’à la fin de ma vie avec le poids du regret de ne pas être rentré avec Logan pour la voir encore vivante. Je n’arrête pas de me refaire l’histoire avec des « et si » qui me conduise toujours vers la guérison de ma petite sœur. Et on ne peut pas dire que mes seules confidentes, à savoir Gisèle et Tequila, soient d’une grande aide sur ce coup-là.

J’avais pensé avoir trouvé une certaine forme de réconfort en découvrant Godiche sous un autre angle. J’arrive mieux à comprendre pourquoi Logan a pu tomber fou de cette nana au point de passer des années à espérer. En tout cas s’était chouette de pouvoir parler avec elle.

Sauf que comme d’hab’ j’ai tout fait foirer. En fait après le rangement des affaires de la petite j’étais vraiment mal. Quand Juliet est arrivée furibonde en me hurlant dessus je ne savais juste plus ou me mettre. J’ai pas cherché à protester quand elle m’a dit de dégager et de ne je mais revenir.

En même temps, chacun sa place, avec l’apocalypse j’oublie souvent la mienne. Dans notre ancienne vie, sans Logan, elle n’aurait même pas dû avoir à poser ses yeux sur moi et à avoir à supporter ma présence autrement qu’en redoutant de se faire voler son sac ou vider sa maison.

Tequila doit sentir mon malaise car elle jappe tristement contre ma botte. Je lui fais un triste sourire.

« Mais qu’est-ce que je vais faire de toi ! »

Je la prends dans mes bras avant de la déposer sur Gisèle. Tequila se met presque en position de chien surfeur en battant joyeusement de la queue. Au moins elle s’amuse. Je pousse la moto vers la maison des filles en escomptant sur le fait que Maddie fasse encore sa concierge a la fenêtre et qu’elle va venir à moi sans que j’aie à m’approcher trop de la maison. Je n’ai pas envie d’aggraver mon cas avec Juliet et j’escompte vraiment sur Maddie pour garder Tequila.

Malheureusement la tornade rousse ne bondit pas hors de la maison comme elle sait pourtant si bien le faire. Je me retrouve comme un con sur leur trottoir a hésiter. Au bout de quelques minutes je commence a me résigner a faire demi-tour.

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Mer 21 Juin - 22:45

Juliet s’était couchée tôt la veille, pas vraiment parce qu’elle était morte de fatigue, mais plutôt parce qu’elle essayait toujours d’éviter Maddie, et que se terrer dans sa chambre restait le meilleur moyen qu’elle avait trouvé jusque-là. Comme les soirs précédents, elle avait gribouillé quelques petits trucs dans son carnet à dessins, des croquis, essayant de renouer avec cet art qu’elle avait si bien maîtrisé autrefois. La nuit était déjà bien avancée, mais cela ne suffisait pas à convaincre la jeune femme d’éteindre la lumière, et de songer à dormir. Malgré le temps qui passait, la brune devait bien admettre qu’elle éprouvait toujours quelques difficultés à s’endormir, ou à faire de longues nuits de sommeil. Maddie lui avait bien trouvé des somnifères, mais ils étaient sagement rangés dans la table de nuit de Jules, qui s’obstinait à ne pas vouloir les prendre. Elle continuait de répéter qu’elle allait bien, et qu’elle n’avait pas besoin de ces conneries pour aller s’en sortir. Il suffisait simplement d’attendre, de patienter jusqu’à ce que la fatigue se fasse vraiment sentir, et que l’épuisement l’emporte, lui permettant enfin de se reposer un peu. Il devait être le milieu de la nuit, lorsque Juliet avait fini par émerger de son sommeil, un réveil qui dura de longues minutes, de trop longues minutes sans doute. A chaque fois que ça arrivait, elle ne pouvait pas s’empêcher de faire des tours sur elle-même, tournant sans cesse à gauche, puis à droite, avant de recommencer, s’énervant un peu plus à chaque fois, ce qui éloignait bien sûr encore un peu plus le sommeil à chaque seconde qui passait.

Alors elle avait fait ce qu’elle faisait souvent dans ces cas-là, elle était descendue au rez-de-chaussée, avait allumé la lampe de la table basse, et avait poursuivi la lecture de son livre du moment. En général, elle restait là quelques temps, parfois pas loin d’une heure, et lorsqu’elle sentait que le sommeil commençait à guetter, elle retournait dans sa chambre, s’enfouissait sous la couette, et ne tardait plus à se rendormir. Mais pas cette nuit. Non, cette nuit-là, recroquevillée à un bout du canapé, une large couverture sur elle, Juliet n’avait pas vu les signes pourtant évidents : les paupières lourdes, qui se fermaient de plus en plus souvent et longuement, les bâillements à répétition, les yeux qui picotaient et finissaient par larmoyer, et sans même qu’elle ne le voit venir, elle s’était endormie sur le canapé, la lumière allumée, le livre échouant au sol.

Il devait être tôt le matin, lorsque Juliet se réveilla en sursaut du canapé, regardant autour d’elle d’un air hagard. Merde alors, elle s’était endormie dans le salon. Elle regarda un instant la porte d’entrée, à l’autre bout du couloir, les sourcils froncés, persuadée que quelqu’un avait toqué quelques instants plus tôt, et que c’était ce qui l’avait réveillée. Mais tout était silencieux, et elle douta d’elle-même pendant quelques instants, pensant qu’elle devait avoir simplement rêvé. Mais les coups à la porte retentirent une nouvelle fois, tandis que Juliet rejetait la couverture pour se lever du canapé. La maison était silencieuse, Maddie devait sans doute dormir encore, et la brune ne tarda pas à remonter le couloir vers la porte d’entrée, en se demandant qui pouvait bien venir toquer à leur porte de si bonne heure. Elle étouffa un long bâillement tout en ouvrant la porte, son regard azur tombant sur Isha. Juliet se passa une main dans les cheveux, resserrant son gilet sur sa poitrine. Elle n’avait pas vraiment prévu de tomber sur le jeune mécano au réveil. L’air frais de l’extérieur lui permit d’émerger un peu plus rapidement, tandis que la brune glissait un coup d’œil sur le jeune homme, et s’arrêtait sur le chiot un peu plus loin. Elle fronça les sourcils face à cette vision, mais ne fit aucun commentaire sur le sujet, puis elle remonta son visage vers Isha : « -Maddie dort encore. » Elle avait la voix encore endormie, et elle se passa une main sur le visage, comme pour essayer de se réveiller un peu plus. Il n’était pas là pour elle, elle le savait bien. Il fallait dire qu’elle ne s’était pas montrée très tendre avec lui la dernière fois qu’ils s’étaient vus, lui qui avait sournoisement aidé Maddie à vider la chambre d’Eulalie, sans l’accord de Juliet, qui n’avait toujours pas vraiment digéré ce qu’avait fait sa meilleure amie. « -Tu peux attendre qu’elle se réveille à l’intérieur. Enfin, c’est comme tu veux, je m’en fous ! » Elle haussa une épaule, et sans attendre la réponse d’Isha, elle retourna sur ses pas, s’engouffrant de nouveau à l’intérieur de la maison, où il faisait bien meilleur.

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Jeu 22 Juin - 0:04

Ouai je ne m’attendais pas à un super accueil, mais là je suis plus que désarmé. En fait, j’aurais préféré qu’elle me gueule dessus, limite qu’elle essaye de me frapper. Mais là c’est presque comme si je n’existais pas. Comme si je n’étais rien à ses yeux.

*ce qui est surement le cas*

Je devrais m’en foutre. Depuis que je suis gosse je commence à avoir l’habitude de ce genre de situation, enfin de celle où je suis de trop. Mais visiblement, là je l'encaisse mal au point de même pas savoir faire un mot d’humour pour dédramatiser le truc. J’essaye de me secouer, ce n’est pas le premier rejet que je me prends dans la tronche, ce n’est pas le dernier. Ça me blesse parce que je pense que j’ai cru a ses bêtises sur la famille et à celle d’Eulalie sur le pardon. Mais au fond, je ne suis rien de plus que l’enfoiré qui a planqué les affaires de sa fille morte. Elle allait pas me sauter au coup alors qu’elle avait été claire, elle ne voulait plus me voir roder autour de la maison.

En fait j’aimerais bien lui parler, lui expliquer les arguments de Maddie qui ne sont pas si débile que ça si on y pense bien. J’aimerais aussi savoir si elle a eu ses cadeaux d’anniversaire ? Si ça s’est bien passé ? Pourquoi elle a une gueule aussi enfarinée ?… C’est vrai qu’elle a une sale tronche maintenant que j’y pense.

Merde un vieux doute me prends quand je me souviens de ma vieille. Elle aussi avec le regard creux et une façon inouïe pour ne plus s’intéresser au réel. Mais ça me parait extravagant d’imaginer Juliet prendre de la drogue, déjà je ne la vois pas fumer ou boire autre chose que son pisse mémé. A tous les coups je me fais un délire parce que j’encaisse mal qu’elle me méprise autant.

Je reste un moment comme un con devant cette porte ouverte avant de me résigner. Je ne vais pas entrer dans cette maison et je ne viendrais plus. Je vais laisser Juliet tranquille et…
Putain…

« Tequila ! »

Tequila visiblement n’en a rien a foutre de mes décisions et a pris la porte ouverte de Juliet comme une vraie invitation. Sans se poser plus de question, il bondit de Gisèle et entre joyeusement à la suite de la brune.

Merdeu.

Je pense savoir le rattraper rapidement en m’engageant sur ses pas dans la maison. Mais le chiot, avec ses grosses pattes, arrive a me semer à sauter sur Juliet avant que je ne puisse faire quoique ce soit.

C’est pas ma journée.

Et ce pataud prend ses aises, tranquille quoi.

« heu .. Désolé, il est encore petit je vais juste le récupérer et rentrer… »

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Jeu 22 Juin - 12:27

Sans un regard de plus pour Isha, Juliet retourna à l’intérieur de la maison sans faire attention si le jeune mécano la suivait ou pas. Elle marcha jusqu’à la cuisine, en bâillant une nouvelle fois, puis attrapa un élastique qui se trouvait là, sans même savoir s’il était le sien ou celui de Maddie, et Juliet s’attacha les cheveux, avant de faire bouillir de l’eau. Elle sortit une tasse, ainsi que du café soluble, dans lequel elle plongea une petite cuillère, avant de s’arrêter net quand elle sentit un petit choc au niveau de ses mollets. La brune baissa les yeux, qui se posèrent sur la boule de poils qui se trouvait encore quelques instants plus tôt sur la moto d’Isha.

Elle se pencha pour attraper le petit chiot, et le porta dans ses bras tandis qu’il essayait de lui lécher le visage. Juliet s’éloigna légèrement, avant de gratouiller la bestiole entre les oreilles : « -Téquila, hein ? » Elle continua de caresser le petit chien, qui semblait bien plus intéressé par le fait de lui léchouiller les doigts, faisant grimacer la jeune femme. « -Je sens qu’on va bien s’entendre tous les deux ! » Avec un nom comme ça, il ne pouvait pas en être autrement. Juliet et la téquila avaient une longue histoire ensemble, et elle lui devait la plupart de ses cuites. Elle se souvenait de cette soirée où Maddie et elle avaient bu tout un tas de cocktails à base de téquila, et au cours de laquelle elles avaient fini par se faire tatouer, le tout premier tatouage de Juliet. Quoiqu’il en soit, la brune finit par reposer le chiot au sol, au moment où Isha, qui s’était lancé à la poursuite de son chien, arrivait à son tour. Aux paroles du brun, Juliet releva son regard vers lui, hochant simplement la tête. « -C’est pas grave. » Il n’y avait rien de dramatique en soi. Juliet avait toujours adoré les animaux de toutes façons, bien qu’elle n’en ai jamais eu par le passé, parce que papa Whitman était contre, et ce n’était pas comme si elle allait prendre le chiot pour le balancer par la fenêtre.

L’eau termina de bouillir au moment-là, et la brune tourna le dos à Isha pour finir ce qu’elle avait commencé avant que Téquila ne fasse son entrée. Elle glissa plusieurs cuillérées de café soluble dans une tasse, puis y fit couler l’eau chaude tout en remuant, fermant brièvement les yeux quand l’odeur du café se fit sentir. C’était vraiment une drogue à laquelle Juliet avait du mal à résister. Elle huma la bonne odeur en serrant la tasse entre ses doigts, avant de se tourner une nouvelle fois vers Isha, qui n’avait pas bougé. Jules se hissa sur l’un des tabourets, avant de prendre une longue gorgée : « -Si tu veux un café, tu peux te servir. » Elle montra d’un signe de tête la bouilloire, et le café en pot, juste à côté. Pendant de longs instants, Juliet se contenta de garder le silence, ne lâchant pas Isha du regard, tandis qu’elle buvait tranquillement sa tasse de café. C’était un moment particulier, presque sacré aurait pu-t-elle dire, qu’elle préférait généralement passer en silence. Pourtant, ce matin-là, Juliet fit une exception : « -Pourquoi t’es là ? » Son ton n’était pas agressif, pas vraiment curieux non plus, il était assez neutre, un peu comme si elle lui avait demandé le temps qu’il faisait dehors.

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Jeu 22 Juin - 16:03

Je reste un peu immobile face au regard inquisiteur de Godiche. Elle me fait penser a ces matons de centre de délinquants qui arrivent a tout vous faire cracher juste en gardant le silence. Ça me rend nerveux. Je suis plus habitué aux cris et au désintérêt. Me faire dévisager comme ça, tout en sachant qu’elle a pas envie que je m’occupe de sa vie sexuelle, ce qui implique qu'elle n'a pas un regard flatteur, c’est vraiment pas agréable.

Tequila n’est d’aucun soutien, nous seulement c’est un peu lui qui m’a foutu dans cette merde, mais en prime, il continue de lui faire la fête le plus joyeusement du monde. Moi qui pensait que les chiens avaient une sorte de 6e sens, ou 7e … je ne sais plus, mais enfin bref, qu’ils sentaient quand il y avait des tensions. Il faut croire que mon pauvre compagnon va non seulement rester petit, mais qu’en prime il sera aussi intuitif qu’un mec défoncé en fin de soirée bière à moitié prix.

J’arrive a peine a déglutir en faisant non de la tête pour le café. Non seulement je ne suis pas en état d’avaler quoique ce soit, mais vu sa colère de a dernière et son calme anormal, j’aurais trop peur qu’elle me foute du gros sels dedans.

C’est d’une voix presque éteinte qu’elle me demanda :

« Pourquoi t’es là ? »

Woooooh paix joie et amour sur toi aussi Godiche. Au moins elle a brisé ce silence lourd de tensions et ça réveille en moi ma vieille copine la colère, qui pour le moment s’est autant dressée que le sexe d’un eunuque devant un dictionnaire. Mais bon, ça reste suffisamment mou pour que je puisse la canaliser tout en étant assez fort pour me sortir de cette espèce de torpeur craintive qui m’entrave.

Après tout, au point où en sont les choses, je peux faire pire ?

*Tu sais toujours faire pire. *

« Et bien pour tout te dire j’étais venu voir si Tequila pouvait rester chez vous le temps que j’aille faire des courses, et vu que je ne suis pas le complet crevard que tu penses que je suis, je pensais même vous demander si vous aviez des courses à faire. Mais je crois que je tombe au mauvais moment et que j’avais oublié tes consignes quant à cette maison… donc je vais aller voir ailleurs si j’y suis et tant pis pour les courses et les croquettes ! … Bon Tequila tu viens !? »

Ce chien est vraiment contrariant et visiblement il a l’air de préférer jouer plutôt que de me soutenir.

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Juliet I. Whitman
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Ven 23 Juin - 16:23

Pas de café pour lui ? Pas de souci, ça arrangeait sans doute même un peu Juliet, qui pourrait boire un café de plus au final. Elle n’avait pas pu s’empêcher de se demander ce qu’il fichait là, après tout, c’était plutôt légitime comme question, c’est lui qui était venu toquer à la porte de chez elle après tout. Elle avala une nouvelle gorgée de café, avant de s’arrêter subitement, la tasse encore en l’air, un air plus que dubitatif sur le visage face à la réaction d’Isha. Jules ne fit cependant aucune remarque, pas dans l’immédiat du moins, et elle préféra rester silencieuse, tandis qu’elle le laissait blablater, pour lui expliquer, plus ou moins, ce qu’il faisait là.

Finalement, Juliet reposa sa tasse, avant de prendre une inspiration, en réprimant un sourire qui était venu malgré elle : « -Sérieusement ? C’est toi qui est énervé et blessé ? Quelqu’un est venu en douce chez toi virer les affaires de la personne qui comptait le plus au monde pour toi ? » Elle n’avait pas pu s’empêcher de se montrer sarcastique, parce que malgré elle, c’était de cette façon qu’elle réagissait quand elle avait mal. C’était instinctif, primitif même. Juliet serra les poings, et prit une inspiration, comme pour se calmer toute seule. Elle n’avait pas besoin d’entendre les paroles d’Isha sur le sujet, ce n’était qu’une question rhétorique qui n’appelait à aucune réponse. La brune termina d’une traite son café, puis redescendit du tabouret pour aller déposer la tasse au fond du lavabo.  Elle tâcha de prendre sur elle, et du se mordre la lèvre inférieure, fort, pour éviter de dire tout ce qui lui passait par la tête, et qui risquait de faire potentiellement des dégâts. Elle était fatiguée de toujours devoir se battre avec les gens de son entourage, et de voir ses relations se dégrader à vue d’œil. Et dire qu’encore quelques temps plus tôt, Isha et elle arrivaient à se parler comme n’importe quels individus. Juliet sentit un nouveau sourire étirer ses lèvres, ce qui était plutôt paradoxal au vu de la situation : « -Je parie qu’elle t’as même pas fait part de son plan de génie, et qu’elle a oublié de te dire que j’étais pas au courant, pas vrai ? » La brune secoua la tête d’un air amusé, sans cacher le dépit qui pointait malgré tout. Elle n’arrivait toujours pas à croire que Maddie lui avait fait ça.

Au final, Isha n’avait été qu’un pion dans le plan de Maddie, qui n’avait visiblement pas pensé aux conséquences de son acte, ou à la réaction que pourrait avoir sa meilleure amie. Juliet mentirait certainement si elle disait qu’elle ne s’en était pas voulu d’avoir réagi comme ça fasse au jeune mécano, avec qui il était devenu de plus en plus aisé de passer du temps. A vrai dire, elle n’avait pas contrôlé sa réaction, et la douleur avait agi à sa place, laissant place à une colère qui n’avait que peu diminué depuis. Juliet retira finalement son gilet, celui dans lequel elle avait dormi, avant de reprendre en fixant Isha : « -Reste-là. » Puis sans même attendre une réponse, elle grimpa à l’étage en tâchant de faire le moins de bruit possible, parce que réveiller Maddie ne servirait pas son plan, puis une fois en haut, elle tâcha de se débarbouiller comme elle le pouvait dans leur salle de bain, avant de se glisser dans des vêtements propres, de se faire une tresse sur le côté, et d’enfiler un bonnet. Sa veste et ses bottes étaient en bas, elle n’avait donc plus rien à faire d’autre dans sa chambre, si ce n’était récupérer son sac à dos, ce qu’elle fit en une seconde avant de redescendre comme si de rien était. A peine fut elle arrivée dans le salon que Téquila vint gambader joyeusement dans ses jambes. Au moins quelqu’un dans cette maison était ravi de la voir. Tandis qu’elle farfouillait dans l’un des tiroirs de la table basse, Juliet reprit à l’intention d’Isha : « -T’as qu’à confier Téquila à Maddie. Et nous…on va faire un tour. » Elle s’arrêta devant lui pour lui fourrer dans les mains un petit carnet sur lequel il pourrait laisser des instructions à Maddie, puis la brune passa devant lui pour aller enfiler ses bottes, puis sa veste, avant de se tourner vers Isha : « -Tu m’en dois une, alors ne t’avises même pas de me dire non ! » Elle le fixa d’un air déterminé, comme pour le mettre au défi de lui dire qu’il était hors de question qu’il accepte qu’elle vienne avec lui. Juliet avait envie de quitter cette maison où elle tournait en rond. Elle en avait besoin. « -Et puis…imagine la tronche de Maddie quand elle se réveillera et ne trouvera qu’un petit chien, et pas de Juliet ! » Elle le fixa en haussant les sourcils, regrettant presque de ne pas pouvoir être là quand Maddie, encore ensommeillée, tomberait sur Téquila, tout joyeux, sans savoir ce qu’il se passait. Ça aurait presque pu être risible.

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Sam 24 Juin - 14:32

Je reste un peu bouche bée devant ce qui vient de se passer. En fait je ne suis pas sûr d’avoir compris ce qui vient de se passer. Je cherche du regard Tequila, mais, à part si essayer d’attraper maladroitement sa queue avant de se vautrer pourrait être un signe, ce chien ne m’est d’aucun secours pour deviner comment Juliet en est passé de "je suis en rogne après toi" à "Allons faire un tour en moto ". Finalement c'était vachement plus reposant de vivre qu'entre mecs.

En tout cas pour le coup j’ai pas envie de la défier. Je ne sais pas pourquoi mais je sens qu’elle peut etre pire qu’Ava quand elle en pétard et je n’arrive toujours pas à dire laquelle est la plus effrayante entre la fausse calme de Juliet et la vraie folle de Maddie.

Je suis un peu figé à rester à la voir jubiler de son idée. Bon, même si son raisonnement m’échappe complétement, au moins ça a l’air de lui faire plaisir. Et puis, après tout, je ne vois pas de problèmes à avoir du monde avec moi. J’ai pas prévu de me faire une descente en enfer, juste aller chercher des comics et des croquette. Rien de folichon ni d’hyper dangereux. Et y'a pire comme compagnie que l'ex de mon tuteur.

« Bon bah du coup j’imagine que la bonne réponse est forcement "oui je le veux". Par contre couvre toi et si t’as des lunettes, prends-les, c’est super désagréable de rouler sans. Et bien sûr, je t’embarque pas sans arme. Je t’attends dehors. Enfin si tu m’autorise à le faire. »

Je lui dis ça avec humour pour souligner son petit côté autoritaire. Je fais une étreinte moyennement virile à ma petite Tequila en lui recommandant d’être sage et, avant de partir, je laisse discernement un mot à la rousse, histoire de ne pas me faire descendre à notre retour.

Dehors je prends le temps de m’en griller une en attendant princesse Godiche. Adossé sur Gisèle je réfléchi par où commencer pour éviter de mauvaises rencontres. Je suis à la moitié de ma clope quand elle revient. Je lui souris avant d’écraser ce qui reste de ma clope et d’enfourcher mon bébé.

« Bon Juliet, c’est toi qui me dis, tu préfères la balade 3e âge ou une plus sportive ? Je peux m’adapter, mais y’a juste un truc, accroches toi derrière toi mais surtout pas à moi… j’ai… je ne supporte plus qu’on me touche et c’est le meilleur moyen qu’on se plante. Ça te va princesse? »

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Sam 24 Juin - 16:14

De retour en bas, il n’avait fallu que quelques instants à Juliet pour enfiler ses bottes, puis son manteau, et être enfin prête pour leur petite sortie. Elle revint se planter devant Isha sans attendre, le gratifiant d’un regard faussement blasé lorsqu’il tenta, du moins ce fut ainsi qu’elle l’interpréta, de faire une pointe d’humour. Non, il n’avait pas vraiment le choix. Il sortait, et Juliet avait furieusement envie de sortir elle aussi, ce qui tombait plutôt bien. Elle garda cependant précieusement les informations dictées par le jeune homme dans un coin de sa tête, avant de relever son visage vers lui quand il parla d’arme. Elle avait bien l’arme offerte par Maddie, mais la brune ne doutait pas un seul instant qu’Isha allait se moquer allégrement de ce machin rose qu’elle trimballait désormais partout avec elle. Et puis, elle avait toujours son fidèle couteau, celui qui l’accompagnait depuis le tout début, et avec lequel elle s’en était toujours sorti, du moins jusqu’à maintenant. La jeune femme ne se priva pas pour lever les yeux au ciel face aux paroles d’Isha, alors qu’elle terminait de se préparer en lui lâchant un « -Ouais, ouais, t’as ma bénédiction. » lorsqu’il sembla lui demander la permission de pouvoir sortir de la maison. Ce n’était sans doute qu’une pique de la part du jeune mécano, une de plus, mais que Juliet préféra ignorer.

Tandis que le gamin finissait par quitter la maison, en la laissant seule, Juliet farfouilla dans la table basse pour récupérer ses vieilles lunettes, celles qu’elle devait mettre quand ses yeux fatiguaient trop, à l’époque où elle passait de longues heures penchées sur des bouquins, à potasser ses cours. Ça faisait longtemps qu’elle ne les avaient plus mises, elle n’en voyait pas vraiment l’intérêt, mais elle préférait se fier à l’instinct d’Isha sur ce coup, pour la simple et bonne raison qu’il avait bien plus l’habitude de faire de la moto qu’elle. Avec ses lunettes et son sac à dos, Juliet eut l’impression de faire un bond dans le passé d’une douzaine d’années, et de se revoir, un matin parmi tant d’autres, juste avant d’aller à la fac. Il ne lui fallut pas plus de quelques minutes avant d’être définitivement prête, et de quitter à son tour la maison. Isha était toujours devant, l’attendant contre sa bécane, et la brune le rejoignit en quelques enjambées. Elle l’observa faire sans broncher tandis qu’il s’installait, avant de feindre d’être offusquée au possible quand il lui proposa d’y aller molo : « -3e âge ? Tu me prends pour une mamie, ou quoi ? » Elle secoua légèrement la tête, avant de poser son regard sur ce à quoi elle était censée s’accrocher. Jules trouva étrange qu’il la mette en garde sur le fait qu’elle ne devait visiblement le toucher sous aucun prétexte, mais elle ne posa aucune question. Après tout, s’il n’avait donné aucune précision, autre que cette directive, c’était probablement qu’il n’avait pas envie d’en dire plus, tout simplement.

La brune s’avança de quelques pas, jusqu’à arriver juste devant la moto, avant de hausser un sourcil face aux nouvelles paroles d’Isha, et à ce mot qu’il venait d’employer : « -Princesse ? » Elle plissa les yeux, puis secoua la tête en fronçant le nez : « -Ne m’appelle pas comme ça. Plus jamais. Je suis pas une princesse, je suis une guerrière, tu te souviens ? » Elle n’était pas une pauvre petite chose en détresse, une jeune femme paumée qui avait besoin d’être sauvée. Elle n'avait besoin d'aucun chevalier sur son destrier blanc pour la secourir d'un monstre quelconque. La seule personne qui puisse la sauver, c’était elle-même. Mais comme Isha précédemment, Juliet s’arrêta là dans ses explications, parce qu’il n’y avait rien de plus à ajouter. Elle s’installa derrière le jeune homme, et s’accrocha exactement là où il le lui avait dit. Isha démarra, et ils partirent en direction de la palissade, où il dut s’arrêter une nouvelle fois, le temps que Juliet aille s’emparer du registre. Elle y inscrivit leurs deux prénoms, puis attendit que le mécano lui indique leur destination pour la noter à la suite. Puis la brune grimpa une nouvelle fois sur la bécane, et tandis que les portes de Fort Hope s’ouvraient pour les laisser passer, la moto redémarra, les éloignant enfin des fortifications du camp.

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Dim 25 Juin - 16:11

Je ne peux pas m’empêcher de rire devant l’air outré de Godiche. De toutes les filles que j’ai appelé princesse, c’est bien celle qui mérite le plus ce sobriquet.

« Comme tu veux même si princesse guerrière ça claque aussi »

Je traverse Fort Hope tranquillou avec Juliet derrière moi, au moins elle a capté le truc pour se tenir. Ça va le faire. Je note scrupuleusement la zone que je comte visiter dans le registre. Avec Logan je préfère longer les murs et filer doux plutôt que de risquer qu'il me foute dehors.

C’est pas très loin de la ville, là où il y avait tous les champs agricoles. La taille gigantesque des exploitations a fait qu’il y avait peu de monde quand c’est partie en vrille, donc peu de moisis au mètre carrés. Il y a pas mal de marginaux qui ont tenté leur chance, voir qui sont restés dans les environs, et parient leur survie sur le « pour rester vivants vivons seuls ». Bref, un bon endroit pour trouver de la bouffe pour des animaux et pour éviter de faire de mauvaises rencontres. Car il est hors de question que j’embarque le p’tit cul de la prunelle des yeux de Logan en plein centre-ville pour récupérer des BD.

« Je sais pas si tu à l’habitude des balades en deux roues, mais juste en cas où, p’tit rappel, tu m’accompagnes dans les virages, tu serres les genoux, t’essayes de rester dans mon axe, tu poses surtout pas les pieds a l’arrêt tant que j’ai pas coupé le moteur et si t’as besoin que je ralentisse un petit coup sur l’épaule et je décélère si je peux, ça te va ? »

J’attends de m’assurer qu’elle a tout capté avant de lui faire un grand sourire :

« Bon bah maintenant on va savoir si t’es une mamie ou pas ? »

Je pars plein gaz. En temps normal il me faudrait moins d’une heure de route pour arriver à destination, sauf qu’il faut passer par un des derniers ponds encore praticables. Autant dire que c’est sportif, que l'on perd du temps, et que, même avec une moto, ce n'est pas un jeu d'enfant de slalomer entre les bagnoles arrêtées et les moisis qui se sentent toujours obligés de venir squatter ces putains de pont. A croire qu’il y a un quota minimum de cadavres affamés à laisser sur ces incontournables ponts.

Heureusement, je gère, j’ai tellement arpenté cette ville avec Gisèle que ça n’est qu’un parcours d’obstacles comme un autre. Je sais quand accélérer et où exactement je peux espérer grimper sur le trottoir ou descendre dans perdre une burne dans la manœuvre. Ma seule nouveauté et de le faire avec une passagère arrière.

Elle voulait des sensations, pour le coup, elle est gâtée, je ne lui épargne rien de mes virages en épingle et du passage plutôt angoissant du pont surencombré. Ça peut paraitre effrayant, mais là, on freine, on est mort, il faut y aller a font les grelots si on ne veut pas se faire pécho par des mains mortes. C’est le seul vrai risque en moto, que les morts arrivent à nous faire basculer.

Le passage, bien que sportif, se fait sans plus de difficultés qu’a l’accoutumé. Je réalise que je ne suis pas vraiment sûr que Juliet ait l’habitude de ce genre d’exercice ou de sortie. Une fois le danger bien derrière nous je ralentis un peu pour m’arrêter pas loin d’une ferme.

Avant de faire quoique ce soit d’autre, je pose un pied à terre, choppe mon arc et tire deux moisis non loin qui ne nous avaient pas encore repérés. Puis je me retourne vers ma passagère, un peu inquiet de voir si elle tire la tronche ou pas. Au moins elle s’est accrochée.

« Ca va derrière ? »

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Juliet I. Whitman
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Lun 26 Juin - 11:54

En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, ils se retrouvèrent hors de Fort Hope, pour la plus grande joie de Juliet. Elle veillait à ne pas toucher Isha, tout comme il le lui avait demandé, tout en s’assurant d’être bien installée. Lorsqu’il se sentit obligé de lui répéter quelques règles de base, la jeune femme écouta ses conseils en hochant de la tête, avant de ponctuer ses paroles d’un « bien chef ! » légèrement ironique. Finalement, il devait vraiment la prendre pour une godiche, ça ne faisait plus aucun doute. Et peut-être qu’il était temps de rétablir la vérité sur qui était réellement Juliet au fond. Lorsqu’il sembla la taquiner une nouvelle fois, la jeune femme leva les yeux au ciel, avant de secouer la tête : « Tu risques d’être surpris ! » Et il le serait, s’il s’imaginait qu’elle allait le supplier de rouler doucement, pour l’épargner. Elle se cramponna un peu plus fort à l’arrière de la moto, et ce fut le début de leur périple.

Isha ne semblait pas vouloir la ménager, et ce n’était pas plus mal. Il roulait vite, mais il avait l’air de savoir ce qu’il faisait, comme si le mécano et sa moto ne faisaient plus qu’un. Il semblait connaître le chemin par cœur aussi, et il n’avait pas l’air d’hésiter une seule seconde quand il tournait, ou empruntait une rue plutôt qu’une autre. Ça avait un petit côté rassurant malgré tout, et Juliet n’était pas vraiment inquiète, pas même lorsqu’ils traversèrent un pont qui n’augurait rien de bon. Mais ils passèrent sans encombre, et continuèrent leur chemin sans rencontrer de problème. La brune se surpris à fermer les yeux plus d’une fois, comme pour profiter plus pleinement du froid sur son visage, du vent, de cette sensation de liberté qui grandissait en elle. Un fin sourire étirait ses lèvres, le genre de sourire qu’elle avait l’impression de ne pas avoir eu depuis une éternité.

Mais le voyage semblait toucher à sa fin, et Isha commençait déjà à ralentir, avant d’arrêter définitivement la moto. Tandis qu’il butait deux rôdeurs qui se trouvaient non loin d’eux, Juliet fit glisser son regard sur les alentours, jusqu’à poser ses yeux sur un bâtiment, au loin, qui paraissait assez vaste. Elle plissa les yeux, se demandant de quoi il s’agissait, avant que le mécanicien finisse par l’interpeller une nouvelle fois. « -On recommence quand tu veux ! » Elle lui adressa un petit sourire en coin, tandis qu’elle lui lançait un regard plein de défi. A son tour, la jeune femme descendit de la moto, réajusta ses vêtements et le sac sur son dos. Elle huma à pleins poumons l’air frais, avant d’enfoncer un peu plus le bonnet sur ses oreilles : « -Bon, on y va, ou t’as l’intention de passer la journée ici ? » Elle se tourna vers Isha, les mains sur les hanches, réellement prête à se mettre en route.

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Jeu 29 Juin - 22:02

Je ne sais pas trop ce à quoi je m’attendais. Juliet apeurée ou vomissant tripes et boyaux. Voire pâlotte essayant de donner le change. Mais visiblement, j’avais tout faux ! Elle est super enthousiaste et ça fait plaisir surtout que je ne l’ai pas ménagée. Une vraie gamine qui sort d’une montagne russe.

En fait j’explose juste de rire quand elle me demande si je compte rester a poireauter, style c'est moi le vioc qui traine. Je comprends mieux les soirées déprimes de Logan de l’avoir paumée. Il est vraiment couillon de ne pas être avec elle. Ça doit pas être simple pour Joy de passer après ce phénomène.

« Sans déconner, tu vas pas me faire croire que Logan aurait laissé filer une nana comme toi. Déjà après ses soirées moral en berne parce que t’étais partie, c’était bof crédible, mais là je ne te crois plus quand tu dis que c’est pas toi qui l’a lâché. »

Je dis ça sur le ton de l’humour, mais je connais assez mon père pour le penser. D’ailleurs c’est un peu merdique de ma part de lui avoir autant crachée dessus, avant, sans savoir qu’en fait, elle était vraiment top pour lui. Mais je sens quand même qu’on part dans un sujet un peu compliqué, du coup j’enchaine sur un truc moins lourd.

« Je ne savais pas que t’aimais la moto, j’ai presque fini d’en bricoler une a Fort Hope, c’est une Harley Davidson Dyna Street Bob. Si ça t’intéresse elle est à toi ! Et j’imagine que ça te plaira plus que la vieille croute que je t’ai ramené pour ton anniversaire.»

Sur ce coup là Maddie m’avait vachement foutu dans la merde. Sans déconner, qui aurait voulu d’un truc aussi vieux et moche qu’un machin de foin délavé que même moi j’aurais pu peindre. Le truc qui devait pas valoir un clou. Alors qu’une moto c’est classe et utile. C’est pas le moment de se déconcentrer et de faire des conneries.

Je cale Gisèle avec sa béquille et descends de ma précieuse moto pour rejoindre Godiche en plissant les yeux pour mieux voir la petite ferme. Je ne suis pas trop sûr de moi, mais elle a l’air en plutôt bon état. Pas assez pour dire qu’il y a encore des gens dedans, mais elle ne donne pas l’impression d’avoir été abandonnée depuis des mois non plus.

« Je vais juste jeter un coup d’œil, j’ai jamais pris le temps de fouiner ici mais si j’arrive à trouver un truc qui ressemble à des croquettes pour chien c’est le jackpot. J’imagine que je te propose même pas de rester là à te faire une manucure pendant que je passe devant?»

Je lui souris avec un petit air de provoc en me doutant bien que Xena n’est pas du genre à rester à faire le plancton derrière. Moi-même je suis prêt à me lancer vers la petite ferme au loin et la grande grange qui me plait moyennement. Il faut dire que la campagne, ce n’est décidément pas mon truc. C’est on ne peut plus oppressant de ne pas voir de buildings où grimper ou de dédales pour semer les moisis en cas de mauvaises surprises.

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Juliet I. Whitman
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Dim 2 Juil - 19:38

Fixant Isha les sourcils haussés, les mains sur les hanches comme pour feindre l’impatience, Juliet avait fini par demander au jeune homme ce qu’il attendait désormais pour bouger. Cette balade en moto était bien sympa, mais il devait bien y avoir un but derrière tout ça après tout, non ? Au fur et à mesure que le jeune mécano parlait, l’expression de la brune s’assombrissait peu à peu, tandis qu’elle semblait se renfrogner à vue d’œil. Sérieusement, il fallait vraiment qu’ils parlent de Logan, là, maintenant ? Elle n’avait pas la moindre envie de parler de son ex, ni même de penser à lui. C’était bien trop pénible. Le ton amusé avec lequel Isha s’était exprimé lui laissait même penser qu’il n’avait pas pensé à mal, pas une seule seconde, et pourtant, elle ne put s’empêcher de froncer les sourcils en serrant la mâchoire, comme pour lui montrer silencieusement qu’il s’aventurait sur une pente glissante. Mieux valait ne pas se lancer sur le sujet de la rupture entre Logan et elle, qui était effectivement entièrement de sa faute, et le jeune brun sembla le comprendre de lui-même, puisqu’il reprenait bientôt la parole, abordant un sujet bien plus léger.

Juliet tourna son regard azur vers lui, plissant les yeux à ses paroles, tandis qu’elle l’écoutait lui parler d’une moto qu’il possédait, et qu’il semblait disposé à lui donner. La brune fronça les sourcils, prête à lui répondre, lorsque les nouveaux mots prononcés par Isha la laissèrent quasiment offusquée. Il aurait pu sortir le pire des blasphèmes, toute une floppée d’injures plus gratinées les unes que les autres, elle n’était pas certaine qu’elle aurait eu l’air moins choquée. « -La vieille croûte ?! » Elle le fixa d’un air incrédule, en reprenant ses mots, avant de secouer la tête quelques secondes : « -Cette vieille croûte, comme tu l’appelles, est un Monet. Il vaut plusieurs millions de dollars. T’imagines même pas le nombre de Harley Davidson Bob machin chose que tu pourrais t’acheter avec ça ! » Parfois, Juliet en venait à oublier que ce qui la passionnait tant, elle, n’intéressait que très peu d’autres personnes. En l’occurrence, l’art, la peinture, ce beau tableau qui trônait désormais fièrement dans son salon. Elle préféra ne pas en dire plus sur l’œuvre d’art à Isha, sur ce peintre qu’elle avait toujours admiré, tandis qu’elle marmonnait une nouvelle fois « vieille croûte… » d’un air désespéré à voix basse. Elle leva les yeux au ciel pour faire bonne figure, tandis qu’Isha finissait par descendre de sa bécane, et qu’elle se tournait vers lui : « -J’en ai jamais roulé. Des motos, je veux dire. » Se sentit-elle obligée de préciser bêtement, en repensant à la proposition d’Isha, en se disant que oui, ça pourrait peut-être lui plaire. Et puis, il fallait bien dire qu’elle avait du temps à revendre ces temps-ci, et qu’elle pourrait sans doute utiliser une partie de ces heures-là pour apprendre un nouveau truc.

La jeune femme suivit finalement le regard que le jeune mécano posait sur les bâtiments un peu plus loin, avant de lui faire part de ses intentions, auxquelles elle répondit d’un hochement de tête. Puis lorsqu’il tenta de faire une nouvelle fois preuve d’humour, en insinuant qu’il ne proposait pas de la laisser attendre gentiment son retour, Juliet le gratifia d’un regard blasé, du moins en apparence, tandis qu’elle finissait par se mettre en route, et s’avancer vers la ferme droit devant eux. Elle avait beau tendre l’oreille, elle n’entendait rien d’autre qu’un silence profond tout autour d’elle, uniquement perturbé par le bruit de leurs pas sur le sol gelé. Ça aurait presque pu être agréable, s’il n’y avait pas cette menace omniprésente des rôdeurs avec laquelle ils devaient désormais tous vivre. Ils arrivèrent sans encombre aux abords de la bâtisse, dans ce qui avait du être autrefois une grande cour. Juliet fit un tour sur elle-même en essayant de découvrir les lieux, avant de se tourner une nouvelle fois vers le gamin à ses côtés. Elle avait sorti son couteau, juste au cas-où, et avait fini par se diriger vers la ferme, à quelques pas d’elle. Les carreaux étaient couverts de poussière, mais ça n’empêcha pas Juliet de les frotter du plat de la main, avant de coller son nez dessus, les mains de chaque côté de son visage, en essayant de voir à l’intérieur. La pièce n’était pas très bien éclairée, mais elle crut discerner ce qui ressemblait à une cuisine, une cuisine vide. Juliet se dirigea donc vers la porte à quelques pas de là, dont elle ne tarda pas à tourner la poignée…qui résista sous ses efforts. La porte était close, peut-être fermée à clés. Elle fronça le nez, avant de se tourner vers Isha en désigna le battant clos d’un geste du menton : « -C’est fermé. Y’a peut-être une autre entrée de l’autre côté. »

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Mar 4 Juil - 0:44

Je suis plutôt concentré à mon exploration ou plutôt sur ce hangar menaçant. D’un côté j’ai envie de dire que je ne le sens pas, de l’autre, dans le trou du cul de la campagne, y’a pas grand-chose que je sens. Sans déconner, les mecs qui vivaient ici, ils ont dû être les derniers informés que les morts revenaient avec l’odeur de fumier qui devait régner quand la ferme était en activité. Je n’ai jamais compris cette lubie des agriculteurs de foutre des trucs qui puent la merde partout.

J’ai tellement l’habitude d’être seul, et je suis un peu tendu par notre environnement, que je sursaute à moitié quand Juliet m’interpelle concernant la porte verrouillée.  Je lève les yeux au ciel avec humour, en grognât sur le fait que Xena, c’est plus ce que c’était, avant d’aller la retrouver près de la fameuse porte. Même pas une serrure trois points… lamentable. C’est en lui souriant et en la regardant dans les yeux que je la crochète en quelques secondes.  

« Pourquoi s’arrêter à une porte close ? Je t’aurais bien dit après toi, mais je me sens pas très galant avec les moisis »

Je rentre avec précaution dans ce nid a poussières qui pue le renfermé mais pas la putréfaction. Je passe devant rapidement pour m’assurer qu’il n’y a pas de mauvaise surprise. Ce n’est pas que je ne fais pas confiance à Xena, mais rien que de la façon ou elle tient son couteau, faudrait pas qu’on se tape un vrai combat au corps à corps. Au pire elle fera p’être fuir les moisis en leur faisant ses yeux noirs. J’ouvre toutes les portes avec soin, l’arc à la main, la lampe torche frontale allumée pour être sûr de voir chaque recoin.

« Je pense que l’on peut fouiner tranquillou… »

Mon regard se pose vers le hangar. J’en reviens toujours vers lui.

« Ecoutes, je vais juste m’assurer qu’on a pas de grosses merdes surprises dans le machin là-bas et je reviens. Et si ça merde et que tu te sens pas de conduire une moto seule, tu t’enfermes ici. Avec l’adresse du registre, Logan viendra forcement de cette route et il ne pourra pas louper Gisèle. Donc t’auras qu’à attendre. Mais bon, s’il y avait vraiment une horde dans ce bâtiment, on l’entendrait. Pas de bêtise Xena ! »


Sur ces mots je pars un peu moins confiant que j’en donne l’air. Je reste attentif au moindre signe et je prends mon temps. Il est verrouillé de l’extérieur.

C’est pas rassurant. C’est vraiment grand comme machin. On dirait une sorte de grange, sauf que je n’est pas de vocabulaire pour les constructions agricoles. En tout cas c’est ouvert en haut du bâtiment et moi, j’aime pas rester au sol. Je fous mon arc en bandoulière et grimpe sans problème la façade vers les ouvertures. D’en haut on peut voir toute le bâtiment, du moins ce que la pénombre veut bien me laisser percevoir. Le truc est tellement vaste que c’est pas ma lampe torche qui me permet de voir grand choses. Ca pue c’est horrible, le foin moisis, la merde… j’aime pas ça, fait chier.

Je regarde au sol, je vois des véhicules qui me semblent intéressant, dont un qui date de l’antiquité de Logan. Avec un peu de bol je trouverais des pièces pour Rooney. Je me laisse prudemment retomber au sol. Malgré le bruit, tout reste calme. Je respire normalement et va vers le véhicule avant de capter un mouvement. ; Il y a un truc immense, blanc et pas rassurant qui me fonce dessus avec une vitesse qui n’a rien à voir avec des moisis.

C’est aussi là que je m’entends gueuler avant de me vautrer et de rouler sous une caisse.

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Juliet I. Whitman
Matricule n°001
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Lun 10 Juil - 14:07

C’était bien leur chance, être venus jusqu’ici pour se retrouver face à une porte close. Peut-être qu’ils en trouveraient une autre de l’autre côté, ou qu’ils réussiraient à casser une des fenêtres pour pouvoir entrer dans la maison. Ce n’était sans doute pas la solution la plus discrète, mais c’était toujours mieux que de faire demi-tour bredouille. Juliet avait fini par appeler Isha, à quelques mètres d’elle, qui l’avait rejoint en un instant. Elle l’observa sortir quelque chose de sa poche, puis se mettre à bidouiller la serrure sans même y jeter un coup d’œil, se contentant de fixer la brune dans les yeux, avec un sourire sur le visage. Jules haussa un sourcil en le regardant faire, avant de lever les yeux au ciel lorsque la serrure céda, et que la porte s’ouvrit : « -Pfff…frimeur ! » Il avait fait ça avec une telle aisance qu’elle ne doutait pas qu’il devait être un expert en la matière, ou quelque chose du genre. Sans même qu’elle n’ai le temps d’en placer une, Isha annonça qu’il passait devant, tandis que la jeune femme lui ouvrait la voie d’un signe du bras : « -Après toi ! » Elle n’avait pas envie de discuter pendant trois heures sur sa capacité à réagir si des rôdeurs se trouvaient dans le coin. Sagement, Juliet resta donc derrière Isha, tandis qu’il vérifiait chaque pièce, pour s’assurer qu’aucun ennui n’allait leur tomber dessus.

Mais les lieux étaient déserts, inhabités depuis bien longtemps sûrement. Juliet posa son regard tout autour d’elle, avant de commencer à aller fouiller les tiroirs, et les placards. Elle n’avait pas commencé depuis plus de quelques minutes lorsque la voix d’Isha la fit se retourner vers lui, tandis qu’elle l’écoutait dire qu’il allait fouiller l’autre bâtiment qu’ils avaient vus. Par réflexe, le regard de Jules se posa à son tour sur ledit bâtiment, avant qu’elle ne fasse de nouveau face à Isha en fronçant légèrement les sourcils. Elle n’aurait pas besoin de s’enfermer en attendant les secours, parce que les choses iraient bien, point. Néanmoins, la brune hocha de la tête, avant de dévisager le jeune mécano pendant quelques brèves secondes : « -Sois prudent, d’accord ? » Puis elle le laissa vaquer à ses occupations, tandis qu’elle reprenait la fouille des lieux. Les minutes passaient, sans pour autant que les trouvailles ne s’accumulent. La seule chose sur laquelle elle avait réussi à mettre la main, c’était un petit miroir, qu’elle avait posé en plein centre de la table de la cuisine. C’était plutôt maigre comme découverte. Elle laissa échapper un petit soupir en espérant trouver mieux dans les autres pièces.

La jeune femme n’avait pas fait plus de trois pas vers le reste de la maison, quand un cri dans son dos la fit se retourner brusquement. « -Isha ? » Elle prononça son prénom à voix haute, fort pour qu’il l’entende, mais seul le silence répondit à la jeune femme. Récupérant son couteau, Juliet quitta la maison en courant, jusqu’à rejoindre la bâtisse, où il lui avait dit qu’il se trouverait. Une fois devant les portes, la brune eut beau s’acharner, elles restèrent hermétiquement closes, barrant tout accès à l’intérieur. De rage, ou peut-être par peur de ne pas savoir ce qui était arrivé à Isha, elle frappa des poings sur la porte, et tant pis pour le bruit : « -Isha ? Tu m’entends ? » Elle commençait à s’impatienter, et ne pas avoir de réponse l’inquiétait au plus haut point. Elle laissa échapper un juron, avant de se reculer de quelques pas, pour détailler le bâtiment. Il semblait ouvert sur le dessus, et elle s’imagina tout de suite Isha en train d’escalader pour pouvoir entrer. Sauf qu’elle, elle n’était pas une experte en la matière, et elle préférait ne pas tenter le diable pour éviter de se casser un bras, ou autre chose. Elle appela une nouvelle fois le jeune homme, avant d’entreprendre de faire prudemment le tour du bâtiment, comme si elle espérait trouver une autre entrée quelque part. Mais aucune porte dérobée ne l’attendait, prête à s’ouvrir sans résistance pour ses beaux yeux, et Juliet revint rapidement à son point de départ, bredouille. Il lui fallut encore de longues secondes, et beaucoup d’observation, pour remarquer une planche en bois de la façade, en plus mauvais état que les autres, rongés par des insectes qui avaient fragilisé sa structure. Sans y réfléchir plus longtemps, la jeune femme s’acharna sur la planche, tirant dessus de toutes ses forces, pour essayer de l’arracher du reste de la charpente. Le bois résista, longuement, mais Juliet finit par en venir à bout, non sans effort. Elle balança la planche entre ses mains un peu plus loin, sans cérémonie, avant de plonger son regard à l’intérieur du bâtiment, mais l’obscurité y était trop présente, si bien qu’elle n’y voyait pas grand-chose. Jules tira donc sa lampe torche de sa poche, éclairant du faible rayon de lumière l’intérieur du bâtiment, à la recherche du jeune mécano : « -Isha ? » Elle avait beau essayer d’éclairer les lieux, elle ne trouvait aucune trace du jeune homme, nulle part.

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Dim 16 Juil - 9:35

Le truc blanc percuta la voiture en dessus de laquelle je m’étais planqué avec peu de de délicatesse. Quoique cela soit, c’était pas du tendre. Putain, fais chier bordel de merde. Comment si on avait pas assez d’emmerdes avec les macchabées et les tarés, faut aussi que des monstres s’y mettent. Je ne peux m’empêcher de penser à des conneries que mes frères me racontaient quand j’étais mômes, sur les wendigo ou autres saloperies d’esprits incarnés qui n’ont rien d’autres à foutre que de venir faire chier les gens. Bref que des trucs pas réjouissants qui trainent en campagne et que le citadin que je suis n’a pas envie de croiser. Je me risque un œil pour vaguement apercevoir les pattes blanches du truc qui venait de m’agresser et de percuter la voiture.

C’est moi ou ça a des sabots ?

Je rampe un peu plus vers le bord de la bagnole pour mieux voir le machin. Putain, j’en ricane presque: c’est un canasson, juste un canasson tout blanc. Du genre que les petites filles aimeraient coller une corne au milieu de la tête et faire des tresses partout où ça a des poils longs. D’ailleurs je pense déjà à une "grande fille" qui serait plus que ravi si elle avait ce cheval. Je me sens hyper nigaud d’avoir autant flippé et je m’extirpe de ma cachette avec un rire gêné de mon coup de trouille.

Heureusement, y’avait personne pour voir ça et je ne suis pas sûr que je me vanterais de m’être presque pissé dessus face à "juste un cheval". Je suis à peine debout je le vois souffler comme un taureau furieux et je le vois faire un truc zarbe, genre piétiner le sol tout en me regardant avec ses yeux noir pas très expressifs.

Putain c’est pas censé être gentil un cheval ?

J’ai pas le temps d’y penser qu’il me charge et que je dois décaniller en sautant sur une voiture. Je le vois s’acharner à mettre des coups de sabots et des coups de tête dans le véhicule. Merde. Finalement ces gens qui achetaient des poneys ou des canassons à leurs gosses étaient finalement des monstres.

Je choppe une corde et essaye de faire un lasso pour l’attacher et le calmer. Mais voilà, c’est plus simple dans les films. Je vois ma corde qui tombe piteusement au pied du cheval. Il reste à regarder ce qui aurait pu être un truc classe si je savais faire comme les cowboys puis il relève la tête vers moi et je recule sur le toit de mon véhicule avec la chair de poule. Je vois bien dans son regard qu’il est décidé à en finir avec moi comme dans ses films d’horreurs sur les castors ou les moutons tueurs.

J’entends un gros bruit avec la voix de Juliet qui m’appelle. Lui aussi l’a entendu parce qu’il tourne la tête vers elle. Merde.

« Barres toi Juliet, on a un canasson fou tueur !!! »

Le voyant esquisser un geste vers Godiche, la case de mon cerveau rationnelle qui me dit souvent des trucs intelligents genre "Ne sniffe pas du poivre, ça va te faire mal. Ne provoque pas cette montagne de muscles, ce n’est pas raisonnable. Ne saute pas dans une horde, c’est dangereux… " est de nouveau ignorée. En même temps, elle doit commencer à avoir l'habitude celle là. Avec une impulsion stupide, je saute sur le dos du cheval pour donner du temps a Juliet de fuir. Il n’apprécie pas la manœuvre et commence à me secouer comme un prunier, sauf que je m’accroche parce que ça me dit rien de finir sous ses sabots.


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Mar 18 Juil - 18:38

Le faisceau lumineux de la lampe de poche de Juliet n’éclairait pas grand-chose de l’intérieur de la bâtisse, et à cause de l’obscurité, elle n’arrivait pas à trouver où se trouvait Isha. Dire qu’elle était inquiète à cet instant était un euphémisme, d’autant plus que le jeune mécano ne daignait donner aucune réponse à ses interrogations. Le sang de la brune battait fort à ses oreilles, son cœur dans sa poitrine s’était emballé, et elle n’était pas vraiment très à son aise dans cette situation. Merde, merde, merde. Ça n’était pas censé se passer comme ça. Elle recula finalement son visage de l’ouverture qu’elle venait de faire, et s’acharna sur la planche à côté, jusqu’à lui réserver le même sort qu’à celle qui se trouvait déjà sur le sol. Puis elle répéta sa manœuvre une troisième et dernière fois, insensible aux picotements dans ses mains, ou à l’acharnement que cela lui demandait. Heureusement, le bâtiment avait été laissé à l’abandon pendant longtemps, et sans entretien, les planches avaient considérablement perdu de leur résistance.

Finalement, une fois l’ouverture faite, la jeune femme se glissa prudemment à l’intérieur du bâtiment, puis fit quelques pas, en balayant les lieux de sa lampe, à la recherche du jeune homme. Elle ne pouvait exprimer à quel point elle fut rassurée d’entendre sa voix, même si ses sourcils se froncèrent instantanément aux paroles qu’il prononçait. Comment ça, un canasson fou tueur ? Elle courut vers le centre du bâtiment en se fiant aux bruits qu’elle pouvait entendre, puis Jules s’arrêta net en voyant la scène sous ses yeux : Isha, en train de faire du rodéo sur le dos d’un cheval. Pendant quelques secondes, elle fut tout bonnement incapable de faire autre chose que de rester là, bêtement, à regarder la scène d’un air incrédule, tandis que le cheval continuait à ruer, et à se cabrer pour se débarrasser de la présence d’Isha, sur son dos.

Jules s’avança encore de quelques pas, avant de s’arrêter de nouveau, ne voulant pas empirer la situation. Il fallait trouver un moyen de calmer la bestiole, avant qu’elle ne finisse par massacrer le jeune mécano, si possible. « -Isha ! Descends de là, tu fais que l’énerver davantage !! » Il n’y avait pas à dire, le cheval était tout sauf heureux de se retrouver avec un passager clandestin sur le dos, et Juliet ne pouvait que saluer l’exploit d’Isha d’être parvenu à rester sur la bête aussi longtemps malgré ses ruades. Le brun finit par se retrouver par terre, sans que Jules ne sache vraiment si c’était de sa propre initiative, ou si c’était parce que le cheval avait finalement eu raison de lui. Quoiqu’il en soit, elle se précipita pour l’aider à se relever, alors que la bête s’était éloignée à quelques mètres d’eux. Sans même s’en rendre compte, Juliet agrippa la manche du mécano, et le tira un peu brusquement pour le mettre derrière elle, puis elle posa son regard sur le cheval, qui ne semblait pas avoir dit son dernier mot.

La brune n’était pas des plus à l’aise dans cette situation, et si ça ne tenait qu’à elle, elle n’était pas certaine qu’elle aurait voulu rester plus longtemps dans cette espèce de grange. Pourtant, elle fit doucement quelques pas vers la bête, avant de s’arrêter de nouveau. Et maintenant ? Elle n’en était pas vraiment certaine, mais elle n’était pas contre le fait d’essayer. « -Hé…doucement… » Elle s’approcha encore davantage de l’animal, alors que ce dernier secouait la tête, d’un air que Juliet ne trouvait pas forcément engageant, même si elle tâcha de prendre sur elle pour ne pas le montrer. « -Doucement…voilà. On te veut aucun mal… » Elle ne quittait pas le cheval des yeux, tandis qu’elle s’avançait encore un peu, le canasson n’étant plus qu’à quelques pas d’elle. Juliet ne pouvait pas nier que la peur lui tordait toujours le ventre, pourtant, elle se rapprocha encore, lorsqu’elle eut l’impression que la bête s’était un peu calmée. Lentement, elle avança doucement la main, jusqu’à ce que ses doigts se posent sur l’animal, qu’elle finit par gratouiller gentiment. « -Hé bah voilà…tu vois que c’était pas si compliqué… » Jules prit davantage confiance, et se laissa même aller à caresser les flancs de l’animal, sans geste brusque.

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Mer 19 Juil - 15:56

Le machin me secouait dans tous les sens mais hors de question que je le laisse aller piétiner Juliet. Je me mets à jurer comme un charretier en entendant la voix de la brunette s’approcher. Mais bordel de sa mère la pute ! elle veut se faire tuer ?!!!
Même si je ne lui dirais pas, il était juste hors de question à la base que je lâche l’espèce de cheval taré, sauf que voilà, je me suis retrouver le cul par terre et j’ai dû rouler rapidement sur le côté pour ne pas me manger un coup de sabot dans la tronche. Je hais cet animal. Juliet arrive pour m’aider à me relever et elle profite que je sois déséquilibre pour se foutre entre moi et le danger. Mon ego en prend un sacré coup. Je vais la bousculer pour me refoutre devant quand le silence me frappe. Le cheval est immobile devant nous, le souffle de ses naseaux me fait vraiment penser a une créature infernale prête a nous buter. Le fait qu’il gratte le sol avec son sabot n’est pas du tout rassurant.

Faut qu’on se barre. Tant pis pour Avalohn, je ne veux pas que Juliet crève à cause d’un canasson. Mais Godiche fait le truc le pus con du monde, au lieu de se replier elle avance et elle commence a causer avec le machin. Mais sans détonner…. Elle me fait quoi là ? Elle en a marre de vivre ? Si elle veut se suicider qu’elle ne compte pas sur moi pour la laisser faire.

Je sors mon arc et le bande. Ça me ferait chier de devoir le tuer, même si c’est une menace, c’est aussi un animal encore vivant que j’ai pas envie de buter. Sauf qu’au moindre mouvement brusque vers Juliet il s’en prend une entre les deux yeux.

Je suis plus tendu que ma corde pendant qu’elle s’avance. Le cheval pour le moment bouge pas trop. Mieux que ça, au bout de quelques minutes qui me semblent durer des plombs, il se penche presque pour qu’elle le caresse.

« Putain de merde… mais t’as fait ça comment ? »


Elle a l’air fière d’elle, moi je suis partagé entre la vexation, l’humiliation et la tombé des nerfs que je suis en train de me manger tellement que j’ai flippé qu’elle se fasse piétiner par ce truc. Bref je suis plutôt grognon et c’est un peu sec que je l’apostrophe.

« Tu te rends compte que ce truc aurait pu te tuer. »

Je sursaute à nouveau à nouveau au point de presque bondir sur une voiture quand je sens des trucs me passer entre les jambes.

« Bordel !!! C’est quoi ça !!!? »

Le cheval réagit a mon cri mais ne bouge pas trop quand je comprends ce qui vient de passer contre moi. Des poules…. Des poules vivantes. Je regarde un peu mieux l’endroit. Y’a encore des animaux vivant ici. C’est avec un sourire de gagnant que je me retourne vers Juliet :

« Je crois que là on a tiré le gros lot ! Enfin, si tu penses qu’on va savoir ramener tout ça a Fort Hope. »

Parce que je ne sais pas si elle le voit, mais autant pour regarder si je trouve un véhicule assez grand pour embarquer tout ça, je peux faire, autant je ne suis pas vraiment à l’aise avec ces créatures.

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Mer 19 Juil - 19:54

Debout devant le cheval blanc, Juliet lui caressait doucement la tête, puis entre les deux yeux, en affichant un petit sourire en coin. Elle entendit les pas d’Isha dans son dos, avant que la voix du jeune homme ne brise le silence de la grange. Jules leva une épaule, avant de tourner son visage à moitié vers le jeune mécano, qui lui demandait comment elle avait réussi à calmer la bestiole : « -Franchement ? Aucune idée. » Elle ne savait pas comment elle avait réussi à apaiser la bête, et à réussir à le calmer assez pour qu’elle puisse suffisamment l’approcher. Le canasson était désormais plus docile, et pourtant, la brune ne put s’empêcher de se renfrogner un peu à la nouvelle remarque d’Isha, qui semblait trouver important de souligner le fait qu’elle s’était montrée imprudente, et qu’elle aurait pu y passer. « -Ouais, je sais. On va tous mourir un jour. » Son ton était las, et Juliet se retint bien de lui dire qu’elle préférait encore finir sous les sabots d’un cheval agressif, plutôt que bouffée par des rôdeurs, préférant garder le silence à la place.

Jules était toujours occupée à caresser le cheval, lorsqu’Isha sursauta, provoquant un froncement de sourcils de la part de la jeune femme. Qu’est-ce qui lui prenait de nouveau ? Elle suivit le regard du gamin, avant que ses sourcils se lèvent d’étonnement, et que ses yeux azurs suivent le parcours de la bestiole qui continuait sa route au sol…des poules. Alors celle-là, elle ne l’avait pas vu venir ! Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, en réponse à l’enthousiasme d’Isha, sourire qui se fana pourtant assez rapidement. Merde, le gamin n’avait pas tort. C’était bien beau d’avoir trouvé toutes ces bêtes, mais ils risquaient effectivement d’avoir quelques problèmes pour toutes les ramener à Fort Hope, surtout considérant le fait qu’ils étaient venus jusqu’ici en moto. Il y avait peut-être des cages, quelque part, mais ça ne réglerait qu’une partie de leur problème. Juliet plissa les yeux tout en réfléchissant, avant de relever le visage vers le mécano…dont le regard ne semblait pas vraiment rassuré. Quoi ? C’étaient les animaux qui le mettait dans cet état ? « -Tu devrais aller voir dehors, si tu trouves quelque chose. On est peut-être passé à côté d’un truc utile ! » La brune était quasiment certaine qu’il se serait sans doute montré plus à l’aise face à des rôdeurs que là, au beau milieu de la bâtisse. Mais elle n’allait certainement pas lui en faire la remarque.

Au lieu de quoi, Juliet dispensa une dernière gratouille au cheval, avant d’entreprendre de faire le tour de la grange, doutant qu’Isha ai eu vraiment l’occasion de le faire. Il aurait remarqué les animaux en un coup d’œil sinon, non ? Quoiqu’il en soit, la brune parcourut le bâtiment, avant de sentir une pointe de déception s’emparer d’elle. A part de vieilles bagnoles qui traînaient là, il n’y avait rien susceptible de les aider à ramener toutes ces bêtes jusque chez eux. Les bras ballants, Jules repassa par l’ouverture qu’elle avait créée, avant d’aller à la rencontre d’Isha, un peu plus loin : « -Y’a rien là-dedans. » Malgré sa bonne résolution, la brune n’avait su cacher le ton défaitiste de sa voix, et elle espérait que le jeune mécanicien avait eu plus de chance qu’elle. « -Au pire, si on trouve rien, on s’arrange pour refermer l’ouverture dans la grange, et on revient plus tard, mieux équipés… » Au fond, ce n’était pas vraiment un drame s’ils ne parvenaient pas à tous les ramener aujourd’hui, les poules et le cheval avaient survécu jusque-là, ils survivraient sans doute une nuit de plus en attendant le retour des survivants.

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Jeu 20 Juil - 15:45

Je mets un certain temps a trouver ce que je cherche. Vous avez remarqué comme des fois y’a des putains de journées de merde et d’autre fois c’est juste de pures journées ? Ben là c’est une journée que je tripe pour la première fois depuis que Bruce est mort, depuis qu’Avalohn m’a jetée, depuis que je n’ai pas de poudre pour m’aider a oublier la merde…

Non ce ne sont pas que les animaux qui me font dire que la vie est belle, mais juste ce que je viens de trouver sous une bâche. Une camionnette, le genre à faire entrer tous les bestiaux du mec avec un bateau dont je me souviens plus du nom.

Immédiatement j’ouvre le capot et inspecte. C’est une allemande, je connais bien ce modèle… il est presque nickel. La batterie est à plat, il y a peu d’essence, un pneu est sous gonflé et faudra prévoir une vidange, mais sinon je suis à la limite de bander tellement que ce machin c’est de la balle. Non seulement on va pouvoir ramener tous les animaux à la maison mais en plus pour aller ramasser des trucs après, ça va juste changer notre vie.

Je retourne à la rencontre de Juliet avec un sourire en coin et l’œil pétillant. Je jubile d’autant plus de lui annoncer la nouvelle qu’elle semble résignée à juste abandonner les animaux ici.

« Juliet, si je te dis qu’on ne saura jamais autant équipé qu’aujourd’hui ? »

J’ai l’impression d’être déguisé en père noël dans un orphelinat un 24 décembre tellement que je ne crois pas au cadeau de fou qu’on vient de dénicher ici. En fait je ne sais pas comment lui annoncer alors je la chope par la main pour la conduire vers l’endroit derrière la ferme où il y a la camionnette. Je me sens presque émue de ce spectacle.

« Regardes ça ! »

Je lache sa main pour aller vers cette petite merveille. Et lui montrer avec fierté ma trouvaille. je me sens comme un type qui vient de gagner a un jeu télé.

« Une Volkswagen, avec presque rien au kilométrage, putain… je crois que je vais verser une larme tellement que c’est incroyable d’avoir ce modèle presque neuf… non seulement on va ramener tous les machins a poils ou a plumes mais en plus on pourra récupérer carrément plus de trucs quand on fera des sorties…»


Je suis obligé de faire une pause tellement que c’est beau, que c’est intense… Bon par contre j’ai pas l’impression que Godiche soit aussi transportée que moi… étrange.

« Si tu me laisses une heure je vais siphonner de l’essence dans les autres véhicules et je gère la batterie. Tu te sentiras de conduire ce petit bijou sur le retour ? »

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Juliet I. Whitman
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Aujourd'hui à 0:26

Après tout, quelles étaient les chances que quelqu’un d’autre tombe sur cet endroit et embarque tous les animaux, alors que les lieux semblaient à l’abandon depuis si longtemps, sans que personne ne s’y intéresse vraiment ? Juliet était convaincue que les poules et le cheval n’allaient pas s’évanouir dans la nature, et qu’ils seraient toujours là lorsqu’ils reviendraient les chercher. Mais à peine eut-elle soumis l’idée à Isha que ce dernier lui répondait qu’ils n’auraient finalement peut-être pas à laisser les bêtes derrière eux. Elle le fixa un sourcil haussé pendant une brève seconde, se demandant de quoi il pouvait bien parler, mais avant même qu’elle ne puisse poser la moindre question, le jeune mécano l’avait prise par la main, pour la traîner elle ne savait où. Trop surprise de ce geste pour réagir, Juliet se laissa entraîner sans opposer de résistance, tandis qu’Isha l’emmenait à l’arrière de la ferme, où elle ne tarda pas à découvrir une espèce de camionnette.

Le gamin lui lâcha finalement la main, avant de s’approcher du véhicule, dont il ne tarda pas à vanter les mérites, avec un air vraiment emballé…qu’elle ne comprenait pas forcément. Ouais, il avait trouvé une voiture, et ça allait bien leur rendre service, mais est-ce que ça méritait un tel engouement ? Juliet ne fit rien pour gâcher le plaisir d’Isha, allant même jusqu’à feindre un enthousiasme qui n’arrivait sans doute pas à la cheville de celui du jeune homme, posant un sourire qu’elle espérait ravi sur son visage. Bon, elle n’était sans doute pas autant emballée que le brun par cette découverte, mais elle ne pouvait nier que cela allait leur sauver la mise. Isha lui exposa la suite de ses idées, tandis que le regard de la brune passait finalement de son visage jusqu’à la camionnette. « -Bah…j’imagine que ça doit pas être plus compliqué que de rouler une voiture, non ? » De toutes façons, elle n’avait jamais roulé de moto, alors ce n’était pas comme s’ils avaient beaucoup d’options à portée de main. Elle laissa donc Isha à son travail, tandis qu’elle retournait à la première maison, celle qu’elle avait commencé à fouiller avant d’entendre le cri du jeune mécanicien. Mais comme ça avait été le cas un peu plus tôt, Jules fit chou blanc, ne trouvant rien d’intéressant qu’ils puissent ramener à Fort Hope, pas même les fameuses croquettes convoitées par Isha.

Lorsqu’elle eut terminé, revenant bredouille, Juliet retourna vers la camionnette, au moment-même où Isha en fermait le capot. Timing parfait. « -Tu veux bien la rapprocher de la grange ? Je vais commencer à faire sortir les poules. » Elle le laissa là, tandis qu’elle se faufilait une nouvelle fois à l’intérieur de la grange, et se mettait à chasser les bêtes au sol, dans le but de les attraper. Elle fut bien contente que personne ne puisse assister à sa démonstration de maladresses, tandis qu’elle courrait dans tous les sens pour attraper les bestioles récalcitrantes. Lorsqu’elle ressortit, en tenant l’une des poules à bout de bras, la camionnette était juste là, les portes arrière ouvertes, et Juliet la déposa, avant de refermer rapidement. « -Je peux le faire si tu veux. Chacun sa besogne comme ça. » Il avait sursauté en sentant les bêtes lui passer entre les jambes, elle ne savait pas s’il se sentirait vraiment à l’aise à l’idée de chasser de la poule. Quoiqu’il en soit, Juliet commença les allers-retours entre la camionnette et la grange pour attraper les quelques bêtes qui se trouvaient là. Celles-là étaient chanceuses, bien plus que tous les cadavres et ossements qu’elle avait trouvé en fouillant les lieux. Bien des bêtes étaient mortes dans cet endroit, ce n’était pas vraiment étonnant au vue des conditions à l’intérieur de la grange, et Jules ne se faisait aucun doute sur le sort qui aurait été réservé aux autres animaux si Isha n’avait pas tenu à visiter les lieux.

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