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Lun 26 Juin - 18:59


ft. Leïa && Declan


Un silence absolu, le noir complet, des adieux précédents cette absence de tout, un rôdeur pour seule compagnie qui a finalement réussi à me faire tomber. Suis-je mort ? Une quinte de toux dû à la poussière réveille en moi une vive douleur aux côtes. Apparemment non. Et je commence à le regretter vu l’odeur. Je me redresse et passe ma main à tâtons sur le sol. Un corps gît à côté de moi. Aube ?! Vu la taille, sûrement pas. Mince, Il n’y voit rien là-dedans. Je parviens tant bien que mal à me redresser et prends appuie sur ce qui semble être un fauteuil pour me relever. Si seulement j’y voyais clair. J’avance jusqu’à heurter un meuble avec les pieds. Je tente d’en ouvrir les portes et passe ma main dans ce dernier, dans l’espoir de trouver un truc pouvant m’éclairer. Au lieux de ça, je tombe sur un manche en caoutchouc digne d’un marteau ou un autre outil. Je le tire et en passant ma main sur l’objet, je découvre avec joie qu’il s’agit d’un couteau. Et pas du plus petit gabarit. Je le garde. Ne sait-on jamais… Je continue ma fouille et de mon toucher, je parviens jusqu’à ce qui semble être une cheminée. Allé ! Je vais bien trouver un truc ! Je passe ma main sur la pierre offrant un rebord de rangement à bibelot et tombe sur ce qui semble être un briquer à essence. Hallelujah !

Je l’allume et y voit tout de suite plus clair. Je me tourne vers mon rôdeur. Vu l’état de son crâne, empalé sur un morceau de bois, je me dis que j’y ai échappé belle. J’ai dû le faire tomber en arrière en glissant sur lui. Ç’aurait pu être moi… J’avise la pièce et découvre qu’il y a eu un suicide familial dans cette maison. Vu l’état de décomposition avancé des corps, ils ont dû le faire quand toute cette merde a commencé. Je retiens difficilement mes tripes de déverser leurs contenus dans l’âtre de la cheminée. J’avise le couteau que j’ai encore dans la main. L’étui en cuir offre une accroche pour le disposer à la ceinture. Et le lacet permet de fixer ce rangement à la cuisse, pour éviter qu’il ne se balade çà et là. Je le dispose et me dit que ça en jette. Je regarde mon flanc et estime que la douleur finira par disparaître, sûrement provoquée par un mauvais coup. Je m’approche du lieu de mon atterrissage vaseux et lève les yeux, découvrant le trou dans le plancher supérieur et dans le toit sur lequel Aube et moi nous trouvions.

Mon sac dépasse de ce trou. Apparemment vidé de la vie qu’il contenait : Dante. Je bondis, attrapant le peu de prise que m’offrait les planches. Je me balance quelque peu et arrive à glisser un pied à l’étage supérieur. Très vite accompagné du second. Je me roule pour me hisser entièrement à cet endroit. J’avise mon sac. Il ne manque que Dante et les photos que j’avais d’Aube. Je place le briquet dans celui-ci et le glisse sur mes épaules, après avoir retiré mon arc. J’accroche mon arc dans le dos, juste au-dessus du sac. Je me glisse sur le toit de la même manière que pour arriver à cet étage. Elle est partie. Je m’approche du rebord, jetant un regard dans la rue. Aucun signe de vie. Eh mais non ! Y’a de la vie ! Et pas n’importe qui ! C’est la fille qui accompagnait Aube, lorsque je l’ai repéré. Elle doit la chercher. Je me dirige à l’escaliers de secours et descend jusqu’à attendre une ruelle. Je rejoins l’axe principale, en tenant mes côtes d’une main, faisant un signe de main de l’autre. « Eh ! Par ici ! » lui dis-je, en espérant qu’elle ne me prenne pas pour une menace.
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Mar 27 Juin - 4:24

Encore une nouvelle journée gâchée à courir après Aube. Je crois que je vais finir par l'attacher, ou la mettre en laisse comme les anglo-saxons, avec ça elle arrêtera de gambader partout comme si le monde n'avait pas arrêté de tourner même si elle risque moins de croiser des pédophiles maintenant... Je suis dans une rue un peu pourrie de Detroit où je soupçonne ma fille de s'être rendue pour une nouvelle raison obscure dont elle ne m'a jamais parlé. De toute manière, je ne suis pas ici pour comprendre ses raisons et j'achève un mort d'un coup de nagi avant de commencer à traverser la rue pour rejoindre l'autre côté, il y a deux carcasses de voiture en travers de la voix et ce sera mon chemin pour traverser sans me faire voir des nombreux morts dans la rue. Du bruit a dû les attirer tout comme moi.

Je commence à traverser à l'ombre des autos, mes chaussures de combat s'enfonçant dans la neige et je relève la tête lorsqu'un homme m'appelle. Il a l'air blessé, crado mais pas de transpiration ou de boue, crado de poussière comme s'il était tombé dans un vieux grenier. C'est sa posture avachie sur le côté qui me fait dire qu'il est blessé et je dois reconnaître que pour le moment, son invitation est le seul moyen que j'ais pour retrouver la piste de Dawn, et puis un bâtiment qui s'effondre, ça ne peut être que ma fille !
Je prends de l'élan et saute sur la voiture avant de m'agripper à l'échelle de secours pour finalement rejoindre l'archer encapuchonné qui m'attends sur son perchoir.
Je n'ai pas le temps pour les présentations d'usage et ne suis pas venue me faire un nouvel ami, j'en ai trois, c'est suffisant. Je fonce donc droit vers mon objectif et ne m'encombre pas de la courtoisie de base.

- Je cherche ma fille, dizaine d'année, cheveux bruns et peintures de guerre bleues. Tu l'as vu ?

J'ai déjà la main sur la garde de mon épée, prête à dégainer pour lui trancher la tête si jamais il m'annonce qu'il est responsable d'une attaque contre ma protégée. Elle commence à savoir se défendre et je me demande même si ce n'est pas à cause d'elle qu'il a mal aux côtes. Je vais être prudente, je suis arrivée avec Dawn, elle est obligatoirement encore dans le coin.

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Mar 27 Juin - 21:15

Comme j’aurai pu m’en douter, elle cherche Aube. Je remarque la main sur son épée et me dit qu’elle n’a pas à s’inquiéter. La seule chose que nous voulons actuellement, c’est mettre la main sur Aube. Mais qui était-elle pour l’appeler « ma fille » ? Je suis presque sûr que je n’ai pas couché avec cette femme il y a treize ans… « La dernière fois que je l’ai vu, je venais de sauver son chien avant de m’écrouler dans ce trou, en compagnie d’un rôdeur. » Je lui montre d’un signe de main le trou béant sur le toit du bâtiment. « J’ai perdu connaissance à ce moment-là. Elle a dû croire que j’étais mort et a déguerpis… » Je m’assieds sur le rebord du toit, dépoussiérant mon visage après avoir ôté mon gant. Je regard l’horizon et soupire un moment. Il lui faut sans doute plus d’explication. « Je vous suis depuis un moment. Je voulais voir si elle était en sécurité avec toi. Puis je l’ai vu s’éloigner, profitant d’un instant d’inattention de ta part pour se tirer. Je l’ai suivi jusque dans cette ruelle. » Je lui montre la dite rue, au loin « Elle était suivie par deux rôdeurs. Je les ai tués. Elle allait se précipiter vers une horde lorsque je l’ai convaincu de continuer notre course par les toits. Là encore, elle s’est fait attaquer et à paniquée. Elle commençait à devenir dangereuse pour elle-même lorsqu’elle a vu que j’avais des tas de photos. Depuis sa plus petite enfance jusqu’il y a deux voire trois ans. Elle est devenue folle de rage et m’a prise pour un danger. » Je pouvais presque entendre le bruit d’une lame que l’on tire de son fourreau. Je ne savais si j’aurai le temps de finir de conter mon histoire avant de me faire décapiter. « Avant que je tombe dans ce trou sans fond, je lui ai dit. » Je relève les yeux vers la jeune femme, attendant patiemment son courroux. Je devais profiter qu’elle n’ait pas encore pris son temps de parole pour lui expliquer. « Je lui ai dit qui je suis pour elle. Je suis son père. »

Je baisse les yeux à nouveau vers la rue, attendant son jugement. Mon corps tombera-t-il dans le vide, en avant ? Ou s’écroulera-t-il comme une merde en arrière ? C’étaient les seules questions qui traversaient mon esprit. Il aurait fallu que je me taise et que je rentre dans son jeu, mais bas les masques. J’en avais finis de ce jeu stupide du mensonge. Elle devait savoir que je n’allais pas lui nuire car quoi qu’il en coute, je veux retrouver cette petite. Et plus on perd de temps à essayer de comprendre, plus elle s’éloigne. Elle devait savoir dans quel état elle se trouve, et savoir que je suis sans doute le dernier vivant à l’avoir vu. Plus tôt nous recouperons nos informations, plus tôt nous établirons une piste à suivre. Lorsque j’ai un objectif, je fais tout pour l’atteindre. Je ne suis pas encore mort. Je ne sais pas trop si c’est un bon signe ou pas.
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Jeu 29 Juin - 5:54

Mes yeux papillonnent lorsqu'il termine sa phrase et si mon cerveau me crie "DANGER ! DANGER !" je baisse inconsciemment mon arme devant le géniteur de ma fille. On se croirait dans un mauvais trip religieux, le père de ma fille que je n'ai jamais vu avant... ouais ! ouais ! T'en as trop pris ma fille ! Et puis... un détail plus qu'important me revient en tête.

- Dawn a tué son père dans les premières semaines de l'épidémie, elle a eu raison de t'envoyer chier mon gars, tu traques la mauvaise fillette, ne t'approches plus d'elle.

Je fais confiance à Aube pour s'en être tiré, cette petite est pleine de ressources et maintenant que je l'ai armée et qu'elle suit un entraînement régulier, elle se renforce petit à petit. En revanche, mon bras ne m'obéit plus lorsqu'il s'agit d'abréger les souffrance de cet idiot d'archer. J'ai quand même un doute et finis par plisser les yeux comme pour mieux détailler ses traits avant de les écarquiller en reconnaissant ce regard. Ces yeux.

- Non. Non c'est pas possible. C'est vraiment Aube...

Il y a une sorte de besoin qui me pousse à le dire à haute voix pour l'imprimer dans son esprit. Mais si ce type est le père d'Aube alors...

- Comment ? Aube pense qu'elle a tué son père, que ses deux géniteurs sont morts.

Je n'aime pas ça. Ça me pousse dans la même position d'instabilité qu'Aube a dû ressentir. Comme si ce sur quoi reposaient les deux dernière semaines risquait de s'envoler à tout instant pour nous exploser dans les mains avec ce type venu nous séparer pour reprendre sa fille "légitime".

- Elle s'en tirera sans encombres tu peux me croire. En revanche, il y autre chose qui m'inquiète. Pourquoi tu la cherches ?

J'ai envie de dire qu'elle n'est plus sa fille, si elle l'a été un jour puisqu'elle ne l'a pas reconnu.

- Et surtout, pourquoi elle ne t'a pas reconnu ? Ma fille est capable de reconnaître son alcoolique de père.

J'hausse le menton pour appuyer ses dires, non seulement parce que je suis fière d'avoir pris Aube sous mon aile et qu'elle me considère comme sa mère mais aussi parcque je ne changerai pas ma façon de l'appeler et ensuite parce qu'elle m'a raconté le lien qu'entretenait celui qui l'a éduqué avec l'alcool. J'ai dis oui au tatouage et je sais qu'elle va probablement trouver le moyen de s'en faire un mais pas à l'alcool probablement à cause de ça. Et s'il faut que je tranche la gorge de cet homme aussi séduisant soit-il pour qu'elle ne subisse plus ses démons, je n'hésiterai pas une seule seconde. Mais il faut que je sois sûre.

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Sam 1 Juil - 2:14


Pourquoi ne suis-je pas encore mort ? Les yeux fermés, attendant ma juste sentence, rien ne me paraît réel. Et pourtant. En rouvrant les yeux, je regarde la condensation s’évader de ma bouche au rythme de ma respiration. J’entends ses questions, ses réactions, et ne peux y répondre. Je ne m’attendais pas à reprendre la parole, après tout, mais bien à y passer. Je me lève pour faire face à Leïa. « Arrête de parler et fait le bordel ! Fait le ! » J’attrape sa main qui tient l’arme et place la lame sous ma gorge pour la tenter. « Cette fillette me croit mort et c’est mieux pour elle ! C’est ce qui lui faut. Je n’ai pas pu l’assumer il y a treize ans. Ça va donner quoi à l’heure actuelle ? Alors… Fait le. » je ravale ma salive. Pourquoi elle ne le fait toujours pas ?! Je baisse la tête et écarte son arme de mes doigts avant de reprendre mon discours.

« Je veux juste la protéger. Je n’ai pas été là pendant trop d’année et elle s’en tire bien mieux que je ne l’aurai fait. Mais elle reste cette petite fille pour quoi je ne peux m’empêcher de ressentir une forme de responsabilité. Un peu comme un ange gardien. Si elle ne m’a pas reconnu c’est que je n’étais tout simplement pas là. Par contre, sa tante a continué de m’envoyer des photos d’elle. » Si je voulais être le meilleur dans tous les domaines, c’était rappé pour le père de l’année.

Je relève les yeux vers elle, attendant une réaction de sa part. Je ne lui demandais pas de comprendre, simplement d’écouter mon histoire. « Lorsque j’ai connu la mère d’Aube, je venais de finir le lycée et voulais faire le tour des U.S.A.. Elle était déjà mariée et nous avons eu une relation. Lorsqu’elle m’a dit être enceinte, je ne me voyais pas devenir père. J’avais peur. J’ai fui. Je pensais que ce serait mieux pour Aube de toute manière. Elle devait s’épanouir dans une famille aimante, avec des parents qui devaient l’aimer. Lorsque j’ai appris le fin mot de l’histoire, c’était déjà trop tard. J’aurai détruit bien plus de vie. » Je suis vraiment naze sur ce coup.
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Lun 3 Juil - 21:49

Incapable de réprimer un éclaircissement de gorge, je lâche un "hm" moitié approbateur et moitié ironique avant de lui dire la vérité aussi cruement qu'il la mérite.

- Dawn pense avoir tué son père il y a deux ans. L'alcoolique est mort et si elle ne veut pas de toi, c'est probablement parce que t'as pas été foutu de lui offrir la vie qu'elle méritait.

Je range mon arme, de toute manière, il est bien trop faible pour me faire quoique ce soit et ressens comme l'envie de me casser juste comme ça pour le laisser avec des démons qu'il est seul à percevoir.

- Je ne te ferai rien. Ta mort appartient à Aube.

C'est vrai. C'est à elle qu'il a causé du tord pendant des années en restant à l'écart. Je ne me permettrait pas de décharger sa tête du reste en prenant une vengeance à ma protégée.

- Dawn est ma fille maintenant. Il faudra t'y faire. Elle est en sécurité, heureuse et elle apprend à survivre. Ce n'est pas à moi de forcer Aube à t'accepter, je ne t'empêcherai pas de la voir non-plus, elle est libre. Mais si tu la met encore une fois dans une situation dangereuse, je te promets qu'on ramassera tes morceaux et que tout ce qu'il restera tiendra dans une boîte à mouchoirs.

Ça me semble plutôt clair comme menace et il mérite quand même la vérité, au moins parce que sans lui, je n'aurais jamais eu Aube. Ça me fait vraiment drôle de devoir considérer un type que je n'ai jamais vu de ma vie comme le père de ma fille. Par contre il y a un truc qui m'inquiète maintenant que je sais tout ça, c'est sa blessure.

- Tu vas crever demain si on ne fait rien. Attends-moi là je ne serai pas longue.

Aucune idée de s'il va reste ou non mais j'espère. Dawn m'en voudra de ne pas avoir sauvé son géniteur et comme je l'ai dis, c'est elle qui a le droit de le tuer, personne d'autre et si je dois le soigner pour le garder en vie, je le ferai. Sans demander mon reste, je saute à l'échelle et redescends dans la rue pour partir en courant. Mon bolide n'est pas très loin et j'arrache la trousse de soins avant de revenir derrière le bâtiment pour attraper l'échelle me permettant de remonter.

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Mar 4 Juil - 20:25

J’entends les paroles de la jeune femme. Etonnement, elles ne m’atteignaient qu’à moitié. Voire pas du tout. J’avais déjà fort à faire avec les propres vacheries que je pensais sur mon compte. Mais si elle croit que ma mort appartient à quelqu’un, elle se trompe. Et là, je ressens comme une force invisible me regonfler et renforcer mon âme. Et elle pense que j’ai mis Aube dans une situation dangereuse ? Je lui ai sauvé la vie à plusieurs reprises, et qui plus est, je lui ai donné les moyens de fuir, elle et son chien. Elle était où, Leïa, pendant ce temps-là ? Je ressens la colère monter petit à petit. Et la voici en quête de vouloir me soigner. Elle s’éclipse. Je ne bouge pas d’un poil, à genoux, au bord de ce bâtiment, serrant dans mes mains mon arc. J’inspire. J’expire. J’entends au bruit des barreaux qu’elle remonte.

Je ne prends pas la peine de jeter un œil dans sa direction. Je la sens à proximité. Je me concentre pour capter sa respiration. Même si l’effort physique était moindre, elle est plus forte que d’ordinaire. J’en détermine son origine. Elle est à portée. Elle pense sincèrement que si je ne l’avais pas voulu, elle aurait eu une chance de me tuer ? Je relève la tête, inspirant pleinement avant d’agir. D’un mouvement rapide, je glisse mon arc derrière ses jambes. D’un coup sec, je le ramène vers moi, la faisant tomber sur le dos. Il n’y a pas un seul instant à perdre. Je profite qu’elle soit vulnérable et légèrement sonner pour attraper ses mains et les maintenir au-dessus de sa tête. A l’aide de mes jambes, j’écarte les siennes et glisse mon bassin contre le sien, dans le seul but de l’empêcher de me frapper dans mes parties sensibles. Je plante mon regard dans le sien, un sourire en coin. « Ma mort n’appartient qu’à moi. Si Aube veut me tuer, alors elle devrait être assez rapide et assez forte pour le faire. Il faut qu’elle s’en montre digne. Et si je meurs demain, soit ce sera mon choix, soit à cause de mes erreurs. A moins qu’elle soit plus forte que je l’ai jamais été. Quant à toi, ne profère pas des menaces envers celui qui a non pas mis en danger « ta fille » mais qui l’a sauvé à plusieurs reprises. » Je suis presque sûr qu’elle est en colère et qu’elle n’a qu’une envie : arracher le cœur de ma poitrine. Il existe pourtant bien des façons de se haïr.

Et l’une d’elle, consiste à aimer pour ignorer. Sans doute la pire des tortures. Toujours le sourire en coin, je l’embrasse d’une fougue certaine. Il n’y a pas de mal à profiter de la situation, pas vrai ? Après-tout, nous étions dans une pose on ne peut plus lubrique, et elle était la mère de mon enfant… Autant savoir quel est le goût de ses lèvres…
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Mer 5 Juil - 6:20

À peine j'ai eu le temps de reprendre mon équilibre en haut de l'échelle qu'il me fait voler. Je lâche la trousse de soin sur le coup mais ma main se fait attraper avant d'avoir glissé sur un couteau et il m'immobilise sur le sol grillagé de l'escalier de secours. S'il se croit capable de survivre c'est très bien, mais je suis sûre et certaine qu'Aube serait tout à fait capable de mettre fin à ses jours. Moi aussi si j'arrive à bouger mais j'ai beau me cambrer dans tous les sens, cette position rend ma force ridicule et je n'ai pas le temps de l'envoyer chier qu'il m'embrasse.

Je garde les yeux ouverts et sur le coup je me sens totalement humiliée, mais je tiens ma voie de sortie. Jouant le jeu, j'enroule ma langue autour de la sienne et attends le moment opportun. Lorsqu'il relâche un peu la pression autour de mes poignets, je passe à l'acte et tire ma main droite de son emprise tout en tenant le couteau dans ma manche entre deux doigts. Avec tout l'habileté qu'on me connait, la lame glisse entre mes doigts jusqu'à être maintenue par une poigne ferme au moment où elle arrive en place sous la gorge de l'archer.

- Libère-moi ou je boirai ton sang. Au sens littérale.

Parce que vu comme je suis placée, si je tranche sa jugulaire j'ai droit à une fontaine rouge qui promet d'être des plus déplaisantes. D'un autre côté, je ne compte pas passer une minute de plus dans cette position, totalement vulnérable en dessous de lui avec une main emprisonnée et les deux jambes immobilisées. Ma pression sur sa gorge se fait de plus en plus insistance à mesure que je commence à perdre espoir. Je ne veux pas le tuer et cette situation me donne des sueurs froides le long de la nuque. Je dégluti en sentant son souffle contre mon visage et j'accorde une concession.

- Ok ! Ok ! J'organiserai une rencontre. S'il te plaît.

Je cesse de m'agiter et de me contorsionner pour lui prouver mon honnêteté et vais même jusqu'à décaler un peu la lame de mon couteau sans toutefois le déposer au sol. Je me remémore le moment où il m'a embrassé en sondant son regard, était-ce juste pour l'expérience ? Je ne suis pas du tout du genre baiser volé mais c'est drôle d'avoir un contact proche avec le père d'Aube. Dans un sens, sa présence mais fait terriblement peur, il a plus le droit que moi de revendiquer une quelconque autorité sur Aube même si la fillette fera ce qu'elle voudra comme toujours. Je me sens mal, tuer le père de Dawn est exclu, mourir aussi et en s'appuyant sur moi, il a ravivé ma morsure qui me fait encore mal.

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Mer 5 Juil - 20:44


Elle se débat la demoiselle, mais ma force vaut et surpasse la sienne, c’est un fait. Surtout que dans la position où je suis, je peux la déployer pleinement, tandis quand sa posture, elle ne peut faire grand-chose. Je sais très bien que mon baiser n’a aucune chance de perdurer dans le temps, surtout lorsque je décide de relâcher mon emprise, maintenant ses deux mains d’une seule. L’autre avait lentement glissée à mon carquois pour en extraire une flèche discrètement que je ramenais le long de ses côtes, prêt à lui perforer au moins un poumon, voire le cœur selon la force que j’y mettrai. Bien entendu, comme je m’y attendais, elle profite de cet prise affaiblis pour sortir un couteau et le mettre sous ma gorge. Un large sourire entaille mon visage de part et d’autre. Sa phrase me donne envie de rire plutôt qu’autre chose. Nous étions les seuls adultes en ce monde à se soucier d’Aube, et nous étions sur le point de nous entretuer.
« Tranche moi la gorge, et je te promets que dans mon dernier souffle, je t’emmènerai avec moi. » Ma flèche se colle un peu plus à son haut pour se faire ressentir au travers de ses vêtements. Je pouvais remercier ma chance. Elle avait une cotte de maille, mais l’un des rares endroits qu’elle devait ne pas couvrir était une partie son flanc gauche, puisque j’avais réussi à passer en dessous. Elle reprend la parole pour m’annoncer qu’elle organiserait une rencontre, relâchant sa prise. « Je ne compte pas arrêter de la rechercher tant qu’elle ne sera pas en sécurité. Et je crois que si tu veux garder sa confiance, il vaut mieux pour toi que j’organise cette rencontre moi-même. » Je range ma flèche et me relève en lui tendant la main pour l’aider à faire de même.

Une fois tous deux debout, je lui fais face. Est-ce le baiser qui faisait que nous nous tenions si proche l’un de l’autre, ou bien le fait que nous ne voulions pas faire plus de bruit pour ne pas attirer les rôdeurs ? Quoiqu’il en soit, malgré le contact physique précédent, je ne peux m’empêcher de penser à mon espace vitale et me recule d’un pas, retirant la capuche de ma tête, révélant la peinture de guerre que j’avais pour coutume de faire autour de mes yeux. « Ne crois pas que je sois venu te la reprendre. Ce serait bien la dernière chose dont elle aurait besoin, et gérer une adolescente en colère me mettrait bien trop en danger. Après tout, c’est en la sauvant plusieurs fois en si peu de temps que j’ai bien failli y passer… Je veux juste son bien-être. Et je sais qu’il est trop tard pour m’annoncer en tant que père mais les faits sont là. Je l’aurai bien gardé pour moi, mais elle l’a découvert accidentellement. Je ne pouvais pas non plus paraître comme étant un vieux pervers auprès d’elle… Je lui devais au moins cette vérité. Surtout que je pensais mourir… » Mon dernier geste sur cette terre aurait dû être une prise de conscience suivi d’une vérité maladroite. Au lieu de ça, une force inconnue m’avait autorisé une chance. Mais une chance de quoi ?

Devais-je tuer l’ancien Declan pour devenir quelqu’un d’encore meilleur ? Etait-ce là, le but de cette nouvelle chance ? J’en doute fortement. Ce n’est sûrement qu’une coïncidence. « Je veux juste pouvoir garder un œil sur elle de temps à autre, m’assurer qu’elle aille bien. Et m’assurer qu’elle ne se mette pas trop en danger. Je sais qu’à tes yeux tu es son seul parent. Et si elle n’accepte pas cette réalité, alors soit ! Je garderai mes distances. Mais j’ai fait suffisamment de tort à cet enfant. Je lui dois bien de tenter de les réparer, pas vrai ? »
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