Un objectif en commun



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Lun 26 Juin 2017 - 18:59


ft. Leïa && Declan


Un silence absolu, le noir complet, des adieux précédents cette absence de tout, un rôdeur pour seule compagnie qui a finalement réussi à me faire tomber. Suis-je mort ? Une quinte de toux dû à la poussière réveille en moi une vive douleur aux côtes. Apparemment non. Et je commence à le regretter vu l’odeur. Je me redresse et passe ma main à tâtons sur le sol. Un corps gît à côté de moi. Aube ?! Vu la taille, sûrement pas. Mince, Il n’y voit rien là-dedans. Je parviens tant bien que mal à me redresser et prends appuie sur ce qui semble être un fauteuil pour me relever. Si seulement j’y voyais clair. J’avance jusqu’à heurter un meuble avec les pieds. Je tente d’en ouvrir les portes et passe ma main dans ce dernier, dans l’espoir de trouver un truc pouvant m’éclairer. Au lieux de ça, je tombe sur un manche en caoutchouc digne d’un marteau ou un autre outil. Je le tire et en passant ma main sur l’objet, je découvre avec joie qu’il s’agit d’un couteau. Et pas du plus petit gabarit. Je le garde. Ne sait-on jamais… Je continue ma fouille et de mon toucher, je parviens jusqu’à ce qui semble être une cheminée. Allé ! Je vais bien trouver un truc ! Je passe ma main sur la pierre offrant un rebord de rangement à bibelot et tombe sur ce qui semble être un briquer à essence. Hallelujah !

Je l’allume et y voit tout de suite plus clair. Je me tourne vers mon rôdeur. Vu l’état de son crâne, empalé sur un morceau de bois, je me dis que j’y ai échappé belle. J’ai dû le faire tomber en arrière en glissant sur lui. Ç’aurait pu être moi… J’avise la pièce et découvre qu’il y a eu un suicide familial dans cette maison. Vu l’état de décomposition avancé des corps, ils ont dû le faire quand toute cette merde a commencé. Je retiens difficilement mes tripes de déverser leurs contenus dans l’âtre de la cheminée. J’avise le couteau que j’ai encore dans la main. L’étui en cuir offre une accroche pour le disposer à la ceinture. Et le lacet permet de fixer ce rangement à la cuisse, pour éviter qu’il ne se balade çà et là. Je le dispose et me dit que ça en jette. Je regarde mon flanc et estime que la douleur finira par disparaître, sûrement provoquée par un mauvais coup. Je m’approche du lieu de mon atterrissage vaseux et lève les yeux, découvrant le trou dans le plancher supérieur et dans le toit sur lequel Aube et moi nous trouvions.

Mon sac dépasse de ce trou. Apparemment vidé de la vie qu’il contenait : Dante. Je bondis, attrapant le peu de prise que m’offrait les planches. Je me balance quelque peu et arrive à glisser un pied à l’étage supérieur. Très vite accompagné du second. Je me roule pour me hisser entièrement à cet endroit. J’avise mon sac. Il ne manque que Dante et les photos que j’avais d’Aube. Je place le briquet dans celui-ci et le glisse sur mes épaules, après avoir retiré mon arc. J’accroche mon arc dans le dos, juste au-dessus du sac. Je me glisse sur le toit de la même manière que pour arriver à cet étage. Elle est partie. Je m’approche du rebord, jetant un regard dans la rue. Aucun signe de vie. Eh mais non ! Y’a de la vie ! Et pas n’importe qui ! C’est la fille qui accompagnait Aube, lorsque je l’ai repéré. Elle doit la chercher. Je me dirige à l’escaliers de secours et descend jusqu’à attendre une ruelle. Je rejoins l’axe principale, en tenant mes côtes d’une main, faisant un signe de main de l’autre. « Eh ! Par ici ! » lui dis-je, en espérant qu’elle ne me prenne pas pour une menace.
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Mar 27 Juin 2017 - 4:24

Encore une nouvelle journée gâchée à courir après Aube. Je crois que je vais finir par l'attacher, ou la mettre en laisse comme les anglo-saxons, avec ça elle arrêtera de gambader partout comme si le monde n'avait pas arrêté de tourner même si elle risque moins de croiser des pédophiles maintenant... Je suis dans une rue un peu pourrie de Detroit où je soupçonne ma fille de s'être rendue pour une nouvelle raison obscure dont elle ne m'a jamais parlé. De toute manière, je ne suis pas ici pour comprendre ses raisons et j'achève un mort d'un coup de nagi avant de commencer à traverser la rue pour rejoindre l'autre côté, il y a deux carcasses de voiture en travers de la voix et ce sera mon chemin pour traverser sans me faire voir des nombreux morts dans la rue. Du bruit a dû les attirer tout comme moi.

Je commence à traverser à l'ombre des autos, mes chaussures de combat s'enfonçant dans la neige et je relève la tête lorsqu'un homme m'appelle. Il a l'air blessé, crado mais pas de transpiration ou de boue, crado de poussière comme s'il était tombé dans un vieux grenier. C'est sa posture avachie sur le côté qui me fait dire qu'il est blessé et je dois reconnaître que pour le moment, son invitation est le seul moyen que j'ais pour retrouver la piste de Dawn, et puis un bâtiment qui s'effondre, ça ne peut être que ma fille !
Je prends de l'élan et saute sur la voiture avant de m'agripper à l'échelle de secours pour finalement rejoindre l'archer encapuchonné qui m'attends sur son perchoir.
Je n'ai pas le temps pour les présentations d'usage et ne suis pas venue me faire un nouvel ami, j'en ai trois, c'est suffisant. Je fonce donc droit vers mon objectif et ne m'encombre pas de la courtoisie de base.

- Je cherche ma fille, dizaine d'année, cheveux bruns et peintures de guerre bleues. Tu l'as vu ?

J'ai déjà la main sur la garde de mon épée, prête à dégainer pour lui trancher la tête si jamais il m'annonce qu'il est responsable d'une attaque contre ma protégée. Elle commence à savoir se défendre et je me demande même si ce n'est pas à cause d'elle qu'il a mal aux côtes. Je vais être prudente, je suis arrivée avec Dawn, elle est obligatoirement encore dans le coin.

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Mar 27 Juin 2017 - 21:15

Comme j’aurai pu m’en douter, elle cherche Aube. Je remarque la main sur son épée et me dit qu’elle n’a pas à s’inquiéter. La seule chose que nous voulons actuellement, c’est mettre la main sur Aube. Mais qui était-elle pour l’appeler « ma fille » ? Je suis presque sûr que je n’ai pas couché avec cette femme il y a treize ans… « La dernière fois que je l’ai vu, je venais de sauver son chien avant de m’écrouler dans ce trou, en compagnie d’un rôdeur. » Je lui montre d’un signe de main le trou béant sur le toit du bâtiment. « J’ai perdu connaissance à ce moment-là. Elle a dû croire que j’étais mort et a déguerpis… » Je m’assieds sur le rebord du toit, dépoussiérant mon visage après avoir ôté mon gant. Je regard l’horizon et soupire un moment. Il lui faut sans doute plus d’explication. « Je vous suis depuis un moment. Je voulais voir si elle était en sécurité avec toi. Puis je l’ai vu s’éloigner, profitant d’un instant d’inattention de ta part pour se tirer. Je l’ai suivi jusque dans cette ruelle. » Je lui montre la dite rue, au loin « Elle était suivie par deux rôdeurs. Je les ai tués. Elle allait se précipiter vers une horde lorsque je l’ai convaincu de continuer notre course par les toits. Là encore, elle s’est fait attaquer et à paniquée. Elle commençait à devenir dangereuse pour elle-même lorsqu’elle a vu que j’avais des tas de photos. Depuis sa plus petite enfance jusqu’il y a deux voire trois ans. Elle est devenue folle de rage et m’a prise pour un danger. » Je pouvais presque entendre le bruit d’une lame que l’on tire de son fourreau. Je ne savais si j’aurai le temps de finir de conter mon histoire avant de me faire décapiter. « Avant que je tombe dans ce trou sans fond, je lui ai dit. » Je relève les yeux vers la jeune femme, attendant patiemment son courroux. Je devais profiter qu’elle n’ait pas encore pris son temps de parole pour lui expliquer. « Je lui ai dit qui je suis pour elle. Je suis son père. »

Je baisse les yeux à nouveau vers la rue, attendant son jugement. Mon corps tombera-t-il dans le vide, en avant ? Ou s’écroulera-t-il comme une merde en arrière ? C’étaient les seules questions qui traversaient mon esprit. Il aurait fallu que je me taise et que je rentre dans son jeu, mais bas les masques. J’en avais finis de ce jeu stupide du mensonge. Elle devait savoir que je n’allais pas lui nuire car quoi qu’il en coute, je veux retrouver cette petite. Et plus on perd de temps à essayer de comprendre, plus elle s’éloigne. Elle devait savoir dans quel état elle se trouve, et savoir que je suis sans doute le dernier vivant à l’avoir vu. Plus tôt nous recouperons nos informations, plus tôt nous établirons une piste à suivre. Lorsque j’ai un objectif, je fais tout pour l’atteindre. Je ne suis pas encore mort. Je ne sais pas trop si c’est un bon signe ou pas.

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Jeu 29 Juin 2017 - 5:54

Mes yeux papillonnent lorsqu'il termine sa phrase et si mon cerveau me crie "DANGER ! DANGER !" je baisse inconsciemment mon arme devant le géniteur de ma fille. On se croirait dans un mauvais trip religieux, le père de ma fille que je n'ai jamais vu avant... ouais ! ouais ! T'en as trop pris ma fille ! Et puis... un détail plus qu'important me revient en tête.

- Dawn a tué son père dans les premières semaines de l'épidémie, elle a eu raison de t'envoyer chier mon gars, tu traques la mauvaise fillette, ne t'approches plus d'elle.

Je fais confiance à Aube pour s'en être tiré, cette petite est pleine de ressources et maintenant que je l'ai armée et qu'elle suit un entraînement régulier, elle se renforce petit à petit. En revanche, mon bras ne m'obéit plus lorsqu'il s'agit d'abréger les souffrance de cet idiot d'archer. J'ai quand même un doute et finis par plisser les yeux comme pour mieux détailler ses traits avant de les écarquiller en reconnaissant ce regard. Ces yeux.

- Non. Non c'est pas possible. C'est vraiment Aube...

Il y a une sorte de besoin qui me pousse à le dire à haute voix pour l'imprimer dans son esprit. Mais si ce type est le père d'Aube alors...

- Comment ? Aube pense qu'elle a tué son père, que ses deux géniteurs sont morts.

Je n'aime pas ça. Ça me pousse dans la même position d'instabilité qu'Aube a dû ressentir. Comme si ce sur quoi reposaient les deux dernière semaines risquait de s'envoler à tout instant pour nous exploser dans les mains avec ce type venu nous séparer pour reprendre sa fille "légitime".

- Elle s'en tirera sans encombres tu peux me croire. En revanche, il y autre chose qui m'inquiète. Pourquoi tu la cherches ?

J'ai envie de dire qu'elle n'est plus sa fille, si elle l'a été un jour puisqu'elle ne l'a pas reconnu.

- Et surtout, pourquoi elle ne t'a pas reconnu ? Ma fille est capable de reconnaître son alcoolique de père.

J'hausse le menton pour appuyer ses dires, non seulement parce que je suis fière d'avoir pris Aube sous mon aile et qu'elle me considère comme sa mère mais aussi parcque je ne changerai pas ma façon de l'appeler et ensuite parce qu'elle m'a raconté le lien qu'entretenait celui qui l'a éduqué avec l'alcool. J'ai dis oui au tatouage et je sais qu'elle va probablement trouver le moyen de s'en faire un mais pas à l'alcool probablement à cause de ça. Et s'il faut que je tranche la gorge de cet homme aussi séduisant soit-il pour qu'elle ne subisse plus ses démons, je n'hésiterai pas une seule seconde. Mais il faut que je sois sûre.

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Sam 1 Juil 2017 - 2:14


Pourquoi ne suis-je pas encore mort ? Les yeux fermés, attendant ma juste sentence, rien ne me paraît réel. Et pourtant. En rouvrant les yeux, je regarde la condensation s’évader de ma bouche au rythme de ma respiration. J’entends ses questions, ses réactions, et ne peux y répondre. Je ne m’attendais pas à reprendre la parole, après tout, mais bien à y passer. Je me lève pour faire face à Leïa. « Arrête de parler et fait le bordel ! Fait le ! » J’attrape sa main qui tient l’arme et place la lame sous ma gorge pour la tenter. « Cette fillette me croit mort et c’est mieux pour elle ! C’est ce qui lui faut. Je n’ai pas pu l’assumer il y a treize ans. Ça va donner quoi à l’heure actuelle ? Alors… Fait le. » je ravale ma salive. Pourquoi elle ne le fait toujours pas ?! Je baisse la tête et écarte son arme de mes doigts avant de reprendre mon discours.

« Je veux juste la protéger. Je n’ai pas été là pendant trop d’année et elle s’en tire bien mieux que je ne l’aurai fait. Mais elle reste cette petite fille pour quoi je ne peux m’empêcher de ressentir une forme de responsabilité. Un peu comme un ange gardien. Si elle ne m’a pas reconnu c’est que je n’étais tout simplement pas là. Par contre, sa tante a continué de m’envoyer des photos d’elle. » Si je voulais être le meilleur dans tous les domaines, c’était rappé pour le père de l’année.

Je relève les yeux vers elle, attendant une réaction de sa part. Je ne lui demandais pas de comprendre, simplement d’écouter mon histoire. « Lorsque j’ai connu la mère d’Aube, je venais de finir le lycée et voulais faire le tour des U.S.A.. Elle était déjà mariée et nous avons eu une relation. Lorsqu’elle m’a dit être enceinte, je ne me voyais pas devenir père. J’avais peur. J’ai fui. Je pensais que ce serait mieux pour Aube de toute manière. Elle devait s’épanouir dans une famille aimante, avec des parents qui devaient l’aimer. Lorsque j’ai appris le fin mot de l’histoire, c’était déjà trop tard. J’aurai détruit bien plus de vie. » Je suis vraiment naze sur ce coup.
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Lun 3 Juil 2017 - 21:49

Incapable de réprimer un éclaircissement de gorge, je lâche un "hm" moitié approbateur et moitié ironique avant de lui dire la vérité aussi cruement qu'il la mérite.

- Dawn pense avoir tué son père il y a deux ans. L'alcoolique est mort et si elle ne veut pas de toi, c'est probablement parce que t'as pas été foutu de lui offrir la vie qu'elle méritait.

Je range mon arme, de toute manière, il est bien trop faible pour me faire quoique ce soit et ressens comme l'envie de me casser juste comme ça pour le laisser avec des démons qu'il est seul à percevoir.

- Je ne te ferai rien. Ta mort appartient à Aube.

C'est vrai. C'est à elle qu'il a causé du tord pendant des années en restant à l'écart. Je ne me permettrait pas de décharger sa tête du reste en prenant une vengeance à ma protégée.

- Dawn est ma fille maintenant. Il faudra t'y faire. Elle est en sécurité, heureuse et elle apprend à survivre. Ce n'est pas à moi de forcer Aube à t'accepter, je ne t'empêcherai pas de la voir non-plus, elle est libre. Mais si tu la met encore une fois dans une situation dangereuse, je te promets qu'on ramassera tes morceaux et que tout ce qu'il restera tiendra dans une boîte à mouchoirs.

Ça me semble plutôt clair comme menace et il mérite quand même la vérité, au moins parce que sans lui, je n'aurais jamais eu Aube. Ça me fait vraiment drôle de devoir considérer un type que je n'ai jamais vu de ma vie comme le père de ma fille. Par contre il y a un truc qui m'inquiète maintenant que je sais tout ça, c'est sa blessure.

- Tu vas crever demain si on ne fait rien. Attends-moi là je ne serai pas longue.

Aucune idée de s'il va reste ou non mais j'espère. Dawn m'en voudra de ne pas avoir sauvé son géniteur et comme je l'ai dis, c'est elle qui a le droit de le tuer, personne d'autre et si je dois le soigner pour le garder en vie, je le ferai. Sans demander mon reste, je saute à l'échelle et redescends dans la rue pour partir en courant. Mon bolide n'est pas très loin et j'arrache la trousse de soins avant de revenir derrière le bâtiment pour attraper l'échelle me permettant de remonter.

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Mar 4 Juil 2017 - 20:25

J’entends les paroles de la jeune femme. Etonnement, elles ne m’atteignaient qu’à moitié. Voire pas du tout. J’avais déjà fort à faire avec les propres vacheries que je pensais sur mon compte. Mais si elle croit que ma mort appartient à quelqu’un, elle se trompe. Et là, je ressens comme une force invisible me regonfler et renforcer mon âme. Et elle pense que j’ai mis Aube dans une situation dangereuse ? Je lui ai sauvé la vie à plusieurs reprises, et qui plus est, je lui ai donné les moyens de fuir, elle et son chien. Elle était où, Leïa, pendant ce temps-là ? Je ressens la colère monter petit à petit. Et la voici en quête de vouloir me soigner. Elle s’éclipse. Je ne bouge pas d’un poil, à genoux, au bord de ce bâtiment, serrant dans mes mains mon arc. J’inspire. J’expire. J’entends au bruit des barreaux qu’elle remonte.

Je ne prends pas la peine de jeter un œil dans sa direction. Je la sens à proximité. Je me concentre pour capter sa respiration. Même si l’effort physique était moindre, elle est plus forte que d’ordinaire. J’en détermine son origine. Elle est à portée. Elle pense sincèrement que si je ne l’avais pas voulu, elle aurait eu une chance de me tuer ? Je relève la tête, inspirant pleinement avant d’agir. D’un mouvement rapide, je glisse mon arc derrière ses jambes. D’un coup sec, je le ramène vers moi, la faisant tomber sur le dos. Il n’y a pas un seul instant à perdre. Je profite qu’elle soit vulnérable et légèrement sonner pour attraper ses mains et les maintenir au-dessus de sa tête. A l’aide de mes jambes, j’écarte les siennes et glisse mon bassin contre le sien, dans le seul but de l’empêcher de me frapper dans mes parties sensibles. Je plante mon regard dans le sien, un sourire en coin. « Ma mort n’appartient qu’à moi. Si Aube veut me tuer, alors elle devrait être assez rapide et assez forte pour le faire. Il faut qu’elle s’en montre digne. Et si je meurs demain, soit ce sera mon choix, soit à cause de mes erreurs. A moins qu’elle soit plus forte que je l’ai jamais été. Quant à toi, ne profère pas des menaces envers celui qui a non pas mis en danger « ta fille » mais qui l’a sauvé à plusieurs reprises. » Je suis presque sûr qu’elle est en colère et qu’elle n’a qu’une envie : arracher le cœur de ma poitrine. Il existe pourtant bien des façons de se haïr.

Et l’une d’elle, consiste à aimer pour ignorer. Sans doute la pire des tortures. Toujours le sourire en coin, je l’embrasse d’une fougue certaine. Il n’y a pas de mal à profiter de la situation, pas vrai ? Après-tout, nous étions dans une pose on ne peut plus lubrique, et elle était la mère de mon enfant… Autant savoir quel est le goût de ses lèvres…

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Mer 5 Juil 2017 - 6:20

À peine j'ai eu le temps de reprendre mon équilibre en haut de l'échelle qu'il me fait voler. Je lâche la trousse de soin sur le coup mais ma main se fait attraper avant d'avoir glissé sur un couteau et il m'immobilise sur le sol grillagé de l'escalier de secours. S'il se croit capable de survivre c'est très bien, mais je suis sûre et certaine qu'Aube serait tout à fait capable de mettre fin à ses jours. Moi aussi si j'arrive à bouger mais j'ai beau me cambrer dans tous les sens, cette position rend ma force ridicule et je n'ai pas le temps de l'envoyer chier qu'il m'embrasse.

Je garde les yeux ouverts et sur le coup je me sens totalement humiliée, mais je tiens ma voie de sortie. Jouant le jeu, j'enroule ma langue autour de la sienne et attends le moment opportun. Lorsqu'il relâche un peu la pression autour de mes poignets, je passe à l'acte et tire ma main droite de son emprise tout en tenant le couteau dans ma manche entre deux doigts. Avec tout l'habileté qu'on me connait, la lame glisse entre mes doigts jusqu'à être maintenue par une poigne ferme au moment où elle arrive en place sous la gorge de l'archer.

- Libère-moi ou je boirai ton sang. Au sens littérale.

Parce que vu comme je suis placée, si je tranche sa jugulaire j'ai droit à une fontaine rouge qui promet d'être des plus déplaisantes. D'un autre côté, je ne compte pas passer une minute de plus dans cette position, totalement vulnérable en dessous de lui avec une main emprisonnée et les deux jambes immobilisées. Ma pression sur sa gorge se fait de plus en plus insistance à mesure que je commence à perdre espoir. Je ne veux pas le tuer et cette situation me donne des sueurs froides le long de la nuque. Je dégluti en sentant son souffle contre mon visage et j'accorde une concession.

- Ok ! Ok ! J'organiserai une rencontre. S'il te plaît.

Je cesse de m'agiter et de me contorsionner pour lui prouver mon honnêteté et vais même jusqu'à décaler un peu la lame de mon couteau sans toutefois le déposer au sol. Je me remémore le moment où il m'a embrassé en sondant son regard, était-ce juste pour l'expérience ? Je ne suis pas du tout du genre baiser volé mais c'est drôle d'avoir un contact proche avec le père d'Aube. Dans un sens, sa présence mais fait terriblement peur, il a plus le droit que moi de revendiquer une quelconque autorité sur Aube même si la fillette fera ce qu'elle voudra comme toujours. Je me sens mal, tuer le père de Dawn est exclu, mourir aussi et en s'appuyant sur moi, il a ravivé ma morsure qui me fait encore mal.

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Mer 5 Juil 2017 - 20:44


Elle se débat la demoiselle, mais ma force vaut et surpasse la sienne, c’est un fait. Surtout que dans la position où je suis, je peux la déployer pleinement, tandis quand sa posture, elle ne peut faire grand-chose. Je sais très bien que mon baiser n’a aucune chance de perdurer dans le temps, surtout lorsque je décide de relâcher mon emprise, maintenant ses deux mains d’une seule. L’autre avait lentement glissée à mon carquois pour en extraire une flèche discrètement que je ramenais le long de ses côtes, prêt à lui perforer au moins un poumon, voire le cœur selon la force que j’y mettrai. Bien entendu, comme je m’y attendais, elle profite de cet prise affaiblis pour sortir un couteau et le mettre sous ma gorge. Un large sourire entaille mon visage de part et d’autre. Sa phrase me donne envie de rire plutôt qu’autre chose. Nous étions les seuls adultes en ce monde à se soucier d’Aube, et nous étions sur le point de nous entretuer.
« Tranche moi la gorge, et je te promets que dans mon dernier souffle, je t’emmènerai avec moi. » Ma flèche se colle un peu plus à son haut pour se faire ressentir au travers de ses vêtements. Je pouvais remercier ma chance. Elle avait une cotte de maille, mais l’un des rares endroits qu’elle devait ne pas couvrir était une partie son flanc gauche, puisque j’avais réussi à passer en dessous. Elle reprend la parole pour m’annoncer qu’elle organiserait une rencontre, relâchant sa prise. « Je ne compte pas arrêter de la rechercher tant qu’elle ne sera pas en sécurité. Et je crois que si tu veux garder sa confiance, il vaut mieux pour toi que j’organise cette rencontre moi-même. » Je range ma flèche et me relève en lui tendant la main pour l’aider à faire de même.

Une fois tous deux debout, je lui fais face. Est-ce le baiser qui faisait que nous nous tenions si proche l’un de l’autre, ou bien le fait que nous ne voulions pas faire plus de bruit pour ne pas attirer les rôdeurs ? Quoiqu’il en soit, malgré le contact physique précédent, je ne peux m’empêcher de penser à mon espace vitale et me recule d’un pas, retirant la capuche de ma tête, révélant la peinture de guerre que j’avais pour coutume de faire autour de mes yeux. « Ne crois pas que je sois venu te la reprendre. Ce serait bien la dernière chose dont elle aurait besoin, et gérer une adolescente en colère me mettrait bien trop en danger. Après tout, c’est en la sauvant plusieurs fois en si peu de temps que j’ai bien failli y passer… Je veux juste son bien-être. Et je sais qu’il est trop tard pour m’annoncer en tant que père mais les faits sont là. Je l’aurai bien gardé pour moi, mais elle l’a découvert accidentellement. Je ne pouvais pas non plus paraître comme étant un vieux pervers auprès d’elle… Je lui devais au moins cette vérité. Surtout que je pensais mourir… » Mon dernier geste sur cette terre aurait dû être une prise de conscience suivi d’une vérité maladroite. Au lieu de ça, une force inconnue m’avait autorisé une chance. Mais une chance de quoi ?

Devais-je tuer l’ancien Declan pour devenir quelqu’un d’encore meilleur ? Etait-ce là, le but de cette nouvelle chance ? J’en doute fortement. Ce n’est sûrement qu’une coïncidence. « Je veux juste pouvoir garder un œil sur elle de temps à autre, m’assurer qu’elle aille bien. Et m’assurer qu’elle ne se mette pas trop en danger. Je sais qu’à tes yeux tu es son seul parent. Et si elle n’accepte pas cette réalité, alors soit ! Je garderai mes distances. Mais j’ai fait suffisamment de tort à cet enfant. Je lui dois bien de tenter de les réparer, pas vrai ? »

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Lun 24 Juil 2017 - 16:44

Aïe, il m'arrache un soupir de douleur en s'appuyant en plein sur ma blessure à peine refermée et le soulagement de ne plus sentir la lame contre mes côtes font que je prends une seconde pour souffler avant de me relever. Il peut dire ce qu'il veut, Dawn fera tout pour le tuer à mon avis et il devrait accepter mon aide. Mais de toute manière, je n'ai pas particulièrement envie de l'aider, ça a l'air d'être un sacré connard. Dommage qu'il ait l'immunité du sang...

- Je SUIS son seul parent, je suis sa mère et je lui ai offert plus que tu n'as fait dans toute sa vie en quelques semaines. Elle avait besoin de quelqu'un de fort, ceux qui l'ont élevé en étaient loin.

C'est impossible de ne pas lui en vouloir et si je crache mes mots comme du venin, il s'agit quand même de lui faire comprendre qu'il a merdé et qu'il ne faut pas trop en vouloir.

- Tu peux voir Aube, tu peux lui parler et si elle l'accepte, tu peux lui présenter tes excuses. Cependant, je te préviens : si je te vois rôder autour de notre camp, si tu la poursuis à nouveau ou si tu l'enlève, tu seras mort avant d'avoir touché le sol.

Le fait de le menacer me rassure en même temps que cela fixe mes conditions de sa rencontre avec Aube. Il n'a pas le droit de lui imposer quoi que ce soit et de toute manière, qu'il le veuille ou non, je parlerai à ma fille de cette rencontre, il le faut ! Puis quand on y pense, si elle a réussi à échapper à ce fou dangereux, elle mérite que je ne garde aucun secret. Rapidement, je ramasse ma trousse de secours et lui tends.

- Si tu veux vraiment faire tout ça, évite de mourir d'une infection.

Son maquillage me rappelle étrangement... le miens en fait. Sauf que sa peinture est verte et qu'il ne fait pas de symbole avec. Ce type est le prototype de l'utilitarisme en fait. Toute valeur est jugée en fonction de l'utilité de ce qui est jugé et rien d'autre. Tu m'étonnes qu'il se soit tiré sans connaître Aube. Je comprends aussi un peu mieux le caractère de ma fille là...

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Sam 29 Juil 2017 - 18:42

Leïa n’était pas de celles qui se laissaient faire. Ça me plaît. Elle sait ce qu’elle veut. En revanche, qu’elle me menace alors que je venais de sauver Aube de sa propre folie, et ce à plusieurs reprises, c’était un peu abusé. Je ne l’avais pas fait pour Leïa, bien sûr, je ne voulais pas voir la seule enfant que je ne connaîtrai jamais mourir. Mais un peu de reconnaissance, serait-ce trop demander ? Elle me donne une trousse de soin. J’apprécie le geste. Et je commence à apprécier la personne qu’elle est. Je retire ma veste et mon t-shirt, exposant mon torse au froid de l’hiver. Je me suis bien éraflé au niveau des côtes. La peau est ouverte à de multiples endroits, dû à la friction de mes vêtements. Ils ont su résister. Ç’aurait été bien pire sans eux. J’extirpe de sa trousse de quoi me désinfecter et grimace un peu en appliquant le produit autour de la plaie. Ce n’est pas facile de se soigner les côtes soi-même. Mais je n’allais pas non plus lui demander un coup de main.

Je la regarde de nouveau, seulement à moitié soigné, tant atteindre cette zone de mon corps est plus compliqué qu’il n’y paraît. « Je ne veux pas m’imposer dans sa vie, Leïa. Si je vous ai suivi, c’était uniquement pour m’assurer qu’elle aille bien. Mais tu ne m’y reprendras plus. Du moins pas sans que j’ai une bonne discussion avec Aube. Mais je ne compte pas t’en priver. De toute façon, j’ai toujours été un piètre père pour elle… Il n’y a qu’en la protégeant que je peux lui rendre au minimum ce que je lui dois… Si j’avais su pour ses parents… » Je soupire, désolé de ne pas avoir su ce qu’il se passait réellement dans la vie de ma fille. C’est dire à quel point sa tante ne m’a pas donné toutes les informations, j’ignorais complétement que sa mère – sa véritable mère- était morte. Je grimace en reprenant mes soins, me contorsionnant comme je pu. « Tu es une personne forte. J’avais besoin de savoir ça. Je me sens moins coupable de laisser Aube entre tes mains… Et je sais que je n’ai aucun droit sur elle. Elle est libre de faire ce qu’elle veut. »

Lorsque j’atteins une zone vive avec la compresse, je ressens une douleur intense, comme si on me poignardait. En nettoyant cette zone, je découvre un clou, enfoncé de biais. Fort heureusement, il n’est entré que dans la chair et n’a touché ni muscles ni organes. Mais ça ne retire rien à la douleur. J’attrape le clou et commence à l’extirper dans un hurlement étouffé de douleur. Je me mis à mordre mon poing et relâche le clou. Une sueur froide vient perler mon corps. Je devais être assez pâle à voir. Tout compte fait, mon vêtement en cuir n’a pas su retenir le clou. Et là, je ne peux plus rien faire moi-même. Je manque de m’écrouler sur le sol. La journée a été plus que mouvementé. Ce froid et la fatigue n’aidant pas, j’étais à bout de souffle.

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Dim 30 Juil 2017 - 23:18

Une sorte de fierté mal-placée fait que je bombe le torse et redresse la tête lorsqu'il me complimente. C'est probablement le fait que les paroles sortent de la bouche d'un combattant expérimenté qui m'a immobilisée au sol sans que je ne puisse rien faire qui me rend fière du compliment de l'homme qui en semble pourtant assez avare. Cependant, alors que je savoure ma victoire difficilement gagnée, il se soigne et essaie de retirer un morceau de métal de son abdomen sans y parvenir, poussant un cri de douleur qui me remue les entrailles.

- Attention!

En une fraction de seconde, je suis sur lui, une main dans son dos et l'autre sur son torse en passant mon épaule sous son propre bras pour le supporter et lui éviter de tomber. Je sens son coeur battre à pleine vitesse, cet homme est vidé de toutes ses forces et c'est rien de le dire. Si je ne le soigne pas maintenant, il mourra probablement. J'essaie de le faire s'asseoir mais ce dernier est bien trop fier et je suis incapable de lui faire entendre raison.
Je l'aide à s'appuyer sur la barrière derrière lui et repousse ses épaules en arrière pour orienter son bassin naturellement vers l'avant et dégager de derrière ses bras sa blessure et l'énorme clou. J'ouvre des yeux gros comme des billes en voyant la plaie mais me reprends assez vite.
Même après plusieurs secondes passées à observer la blessure sous toutes les coutures en touchant pour voir la sensibilité, je crois que c'est évident qu'il a raison et que la seule solution et de dégager le morceau de métal de son corps.

- Ça va faire mal. Un. Deux. Trois!

À trois, j'arrache le clou d'un coup sec et le soutiens avant qu'il ne s'effondre. Eh merde, je suis bloquée avec un type à l'article de la mort sur un escalier de secours tout pourri. Au moins, le fait qu'il ne gigote plus me rend service et je finis très vite de désinfecter ses plaies et de les bander. Il ouvre faiblement les yeux après une petite dizaine de minutes et je le regarde en lui offrant un de mes rares sourires.

- Tu es en vie. Tu vas avoir mal et j'ai rien refermé mais c'est désinfecté et protégé donc je suppose que tu pourras trouver un médecin d'ici à ce que le bandage ne tienne plus...

Je ne sais pas trop quoi dire qui ne soit pas complètement ridicule pour le coup, maintenant que j'ai repris ma place sous son bras avec une main de chaque côté de son torse pour l'aider à se maintenir en place, notre proximité fait que je préfère me taire et le laisser reprendre ses esprits. Je dois reconnaître que j'ai de la pitié pour ce pauvre homme qui mérite son sort même s'il est odieux.

- Si tu veux, je peux plaider pour toi avec Aube. Je ne peux pas te promettre qu'elle m'écoutera mais au moins, je serai entendue.

C'est le mieux que je puisse faire pour lui et ce n'est pas rien. C'est probablement la meilleure proposition qu'il ait entendu aujourd'hui. Je le regarde dans les yeux en cherchant à savoir à quel point il risque de tomber à nouveau.

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Lun 31 Juil 2017 - 22:36

Je manque de m’évanouir tant la douleur est vive. Elle-même semble la ressentir et se précipite sur moi. Je m’accroche à la mère de ma fille comme je le peux. Elle m’y aide bien plus que je ne le veuille, glissant mon bras sur son épaule. Lorsqu’elle m’annonce la couleur, je ne parviens à me préparer à temps qu’elle arrache le clou. Un second cri s’échappe de mes lèvres. Chancelant, je manque de tomber en avant. Elle finit de me soigner et me parle. Elle me dit des choses mais je n’entends rien. Sûrement trop sonné par tout ça. La douleur. La chute de deux étages. La fatigue. L’émotion de retrouver ma fille. Les efforts physiques. Elle me parle de médecin. Elle m’aide à tenir en place. Plaider pour ma fille. J’ouvre les yeux en grand et lui annonce dans un élan de panique « Je… J’ai besoin de… De l’air… » J’enjambe comme je peux le petit rebord pour revenir au milieu du toit et m’appuies sur mes genoux. Le froid me saisit mais mon état de faiblesse généralisé me fait ignorer tout ça. Je prends de grandes inspirations jusqu’à ce que…

Je me sens partir. Je tombe en arrière. Mon dos se plaque sur la toile goudronnée de la toiture. Mon bras pendouille au-dessus du vide du trou par lequel je suis tombé un peu plus tôt. La neige, encore présente, vient se coller sur ma peau. Je tente de maintenir les yeux ouverts mais tout tourne autour de moi. Je crois entendre Leïa, mais sa voix est si lointaine. Mon esprit me donne l’impression de me quitter. Je ferme peu à peu les yeux. Un long tunnel noir, obscure, mais étonnement accueillant s’ouvre à moi. En son bout, mes proches. Ceux que j’ai un jour aimé. Ceux que j’ai finis par abandonner. Ceux qui sont morts par ma fautes. Alors au lieu de ressentir ce bien-être, comme le disent ceux qui reviennent, on ne ressent que la culpabilité. Cette sensation d’être oppressé par autant de remords. Et ces âmes qui me pardonnent. Seigneur non… Je le sais. Le paradis n’est pas fait pour moi.

Je rouvre les yeux et me redresse, comme après un mauvais rêve. Je sens les sueurs froides m’assaillir. La peur est dans mes veines. Le doute fait m’envahit. Il faut que je me rachète si je veux sauver mon âme. Mais… Comment ? Je n’ai sûrement plus que Aube sur cette foutue planète. Et encore, la petite voulait ma peau, à la fin. Alors… C’est tout ? Je vais finir dans un purgatoire ? Je réalise que Leïa est non loin et l’appelle à l’aide de mon regard.

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Mer 9 Aoû 2017 - 1:06

Eh merde! C'est la première réaction que j'ai quand le géniteur d'Aube tombe comme une masse, pas loin de glisser du toit. J'essaie de le porter mais il faut se rendre à l'évidence, jamais je ne descendrai l'échelle avec un cheval mort sur le dos. Et je ne peux pas non plus l'abandonner comme ça. Cet idiot va mourir si je ne fais rien et je me sens un peu forcée de le sauver même si la logique me dicterait de ramasser ma trousse de soins et de repartir à la moto.

Tant pis pour ma soirée tranquille avec ma fille... je fais doucement passer l'homme sur mon dos et le porte tant bien que mal jusqu'à l'intérieur avant de faire l'inventaire de ce dont je vais avoir besoin. Dix minutes plus tard, je suis de retour vers lui et étends mon sac de couchage pour le recouvrir jusqu'aux épaules avant d'utiliser ma pierre à feu pour lancer quelques braises sur un petit tas de bois réalisé par mes soins sur une taule. Le feu démarre et je dépose une casserole remplie de neige dessus pour faire chauffer de l'eau ainsi que mon couteau de combat dans les braises avant de revenir vers lui. À genoux au dessus de lui, je retire délicatement sa veste puis son T-shirt pour observer la blessure franchement moche du clou que je suis tout bonnement incapable de soigner efficacement. Tant pis, il est déjà évanoui et ne sentira rien. Je prends une bouteille de désinfectant et asperge sa plaie en vidant la moitié de la bouteille.

La lame du couteau est maintenant rouge et je sais ce que j'ai à faire même si c'est dégoûtant. La chair fait un bruit étrange en brûlant et je cautérise la plaie comme je peux, à défaut de la recoudre. La cicatrice ne sera pas belle, mais au moins il vivra. Par chance, il y a de gros pansements dans ma trousse et l'un d'eux permet de couvrir entièrement la blessure. Après l'avoir appliqué, je m'arrête un instant pour observer les multiples cicatrices qui parsèment son torse avant de le couvrir à nouveau avec le sac de couchage pour ne pas qu'il prenne froid.

Grognant contre les idiots incapables de prendre soin d'eux et les pères incompétents, je mâche un morceau de viande de loup séchée en observant l'homme au coin du feu.
Finalement, je me décide enfin à le fouiller et m'approche discrètement de lui avant de glisser ma main dans ses poches pour les vider les unes après les autres avant de tout aligner à la lumière du feu. J'ai donc trois condoms, un portefeuille et une alliance en plus des flèches et du couteau que je lui ai pris et qui sont maintenant rangés plus loin avec ma lance. Son arc, je lui ai laissé puisqu'il ne peut pas me faire grand chose avec...

En premier, je ramasse l'alliance et l'inspecte un peu sous tous les angles. C'est surprenant qu'il l'a porte autour du cou mais elle est peut-être morte. Il y a une inscription dedans mais je ne doute pas qu'elle soit à lui. Inconsciemment, je la glisse dans ma poche plutôt que de lui remettre, j'ai toujours aimé ce qui brille et son alliance rejoint les deux chevalières de la mafia russe ainsi que les petites pierres précieuses ramassées. Son portefeuille maintenant.

Tous les papiers se ressemblent et je renifle en constatant qu'il n'a pas son passeport, dommage c'est le plus intéressant. Je retire donc son permis de conduire de l'étuis en cuir et dépose le reste à côté de lui avant d'aller lire dans mon coin. C'est bien lui sur la photo même s'il est dix fois plus séduisant quand il ne manque ni de sommeil, ni de nourriture. Declan Traeger, Aube s'appelait Greer mais il l'a abandonné donc ce n'est pas étonnant. Sa date de naissance lui donne à peu près trente et un ans ce qui correspond à mes estimations. Je balance son permis vers lui avec dédain, pourquoi garder ses papiers quand ce qu'on était n'existe plus? À moins qu'il prétende ne pas avoir changé? Avec quelques regrets, je mets un reste de riz dans la casserole d'eau bouillante et superpose une deuxième poêle dans laquelle je fait chauffer un morceau de cerf ramassé sur la route hier. Il est encore bon et si je me le réservais, il semble qu'il ait plus besoin de viande que moi et je devrai donc me contenter de mes tranches de loup fumées. Je continue de mâchouiller en attendant qu'il se réveille, ça ne devrait pas être long il a l'air quand même résistant.

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Dim 13 Aoû 2017 - 22:08

Je peux sentir le froid se saisir de moi. Il neige. Mon corps en est recouvert. J’ai beau avancé dans la glace, avec ce blizzard, je ne sais même plus où je vais. Une peau de loup recouvre mes épaules, et ma nuque. Des haillons me servent de vêtements. La capuche sur ma tête n’est plus la même que celle que je portais au début de cette épidémie. Les flocons se piègent dans ma grande barbe grisonnante. La main serrée sur l’arc, je tente encore d’avancer, mais cela m’est impossible. Je longe ce qui fût, il y a fort longtemps, une boutique quelconque. Les devantures n’évoquent plus rien dorénavant. Et tout a tellement été visité, qu’on ne sait même plus ce qu’ils vendaient. Seul la caisse enregistreuse témoigne de l’utilité de cet endroit. Je m’assieds en tailleur dans un coin sombre de cette dernière, allumant un feu avec ce que je peux trouver. Une quinte de toux de ma part me fait cracher du sang que je récupère dans la paume de ma main. Je suis si fatigué. Je ne sais pour combien de temps je vais encore en avoir. Je fixe les flammes et ressent cette solitude omniprésente. Si seulement je n’avais pas été si égoïste. Je ne serai pas là, tel un vieux loup solitaire, à attendre sagement la mort.

Je m’allonge près de la légère flamme. L’obscurité gagne du terrain. Bientôt ils seront de sortis : ce qu’il reste des vivants, à moitié devenus fous. Et ces morts qui n’ont toujours que le même objectif : se repaître de chair humaine. La mienne n’est plus tellement fraîche. Je ne suis même pas sûr que les morts veuillent encore de moi. Je sens l’oxygène me manquer, mais je reste serein. Je n’ai aucun doute que mes derniers instants sur terre sont en train de s’écouler, lentement, mais sûrement. Je n’ai plus la force de me battre.


Je me redresse en recherchant mon souffle, posant ma main sur l’emplacement de mon cœur. Effectivement, la neige et le froid sont au rendez-vous. La panique me gagne. Je cherche du regard quoi que ce soit qui puisse m’aider à me repérer. Je vois Leïa, penchée au-dessus d’un feu. Je respire rapidement pour me réoxygéner. Je tousse légèrement. Je réalise que pendant mes divagations spirituelles, dû à mon évanouissement, mon cœur s’est arrêté de battre un instant. Je tente de me lever. Elle n’a pas l’air de m’avoir vu. Mais la force me manque. Je regarde mes vêtements et tente de parler. Mais ma gorge est si sèche. Aucun son valable n’en sort. Je ravale ma salive pour la réhydrater, mais l’effort est peu suffisant. Je parviens tout de même à émettre un son : « Le… Leïa… » Peu suffisant pour qu’elle m’entende. Je la regarde de nouveau. Je parviens à prendre appui sur le sol pour tenter de me relever. J’avance vers elle de la même manière que les morts, maintenant mes côtes. Je tombe à genoux à côté d’elle, frissonnant. J’attrape mon sac qui était près d’elle, ne prêtant même pas attention à mon permis et mon portefeuille au sol. Je fouille dedans pour trouver une bouteille d’eau. En vain. Je tousse de nouveau, relâchant mon sac à côté de moi, regardant videment la nourriture.

Je mériterai de mourir. Je ne le savais que trop bien. Mais depuis quand suis-je ce genre de pleurnichard ? Je la regarde avec cette fatigue et cette faiblesse généralisée au fond de moi, et pourtant une certaine détermination était palpable. « De l’eau… » lui dis-je tout aussi fort que la première fois. Je comptais sur la proximité pour qu’elle comprenne. Voyant que ma voix doit avoir une portée de quelques centimètres, je reprends, presque en hurlant « De l’eau ! » Portée augmentée d’au moins deux mètres. Elle a entendu.

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Lun 14 Aoû 2017 - 4:08

Je suis en train de somnoler quand la voix de Declan me parvient aux oreilles. Pourquoi ce j'entends ce type alors que je joue au tennis et que... Eeeeeeh merde!!! Je me réveille en grommelant et essaie de me ressaisir alors qu'il me demande de l'eau. Le blessé est quand même en sale état et j'attrape vite ma gourde avec de l'aider à se redresser en position assise en le soutenant dans le dos avant de porter le goulot à ses lèvres.

- Tiens, bois.

L'homme est quand même sévèrement déshydraté et je ne m'offusque même pas de voir la quasi-totalité de mon eau partir dans sa gorge, le reste coulant le long de son menton puisqu'il est trop faible pour boire et tenir la gourde par lui-même. Je l'aide à s'allonger à nouveau et remplis à nouveau ma gourde avec de la neige avant toute chose. Puis, je reviens vers lui et, de peur qu'il ne prenne froid, le recouvre avec ma propre fourrure de loup, à regret je dois l'avouer.
Une main sur l'épaule de l'homme, je m'assieds contre le mur à côté de lui et décide de rester là, qu'il sache au moins que quelqu'un veille sur lui.

- T'en fais pas, tu t'en sortiras. Tu reverras Aube.

Quelle promesse à la con. C'est vraiment nul de ma part de lui dire ça mais je ne sais pas vraiment comment le motiver autrement. Au moins, j'ai sa fille comme moyen de pression et je doute qu'il ait envie de crever maintenant. J'ai encore de la nourriture mais ce n'est pas la plus facile à manger et de ma main libre, je fouille dans mes sacoches à la recherche de quelque chose pour lui jusqu'à tomber sur une conserve d'haricots au sirop d'érable encore comestible. Ni une ni deux, j'ouvre la conserve d'un coup de couteau et la vide dans une tasse avant de me tourner face à lui et de sortir une fourchette.

- J'espère que tu aimes le sucré salé, c'est soit ça, soit du loup fumé et même si le goût est pas mal, c'est dur à mâcher.

Et me voilà comme une espèce d'infirmière post-apocalyptique à nouveau, nourrissant mon patient comme si c'était un oisillon, une portion à la fois, lui emmenant jusqu'au bec pour ne pas qu'il ait à faire le moindre effort non-obligatoire. Une fois la conserve terminée, je nettoie rapidement mes ustensiles avec de la neige et les range à leur place dans une sacoche avant de reprendre ma place à ses côtés.

- Je te réveillerai pour ton tour de garde.

Même si c'est une connerie et que je ne compte pas le laisser en prendre un dans son état, j'ai envie de lui faire croire qu'il n'est pas totalement inutile. Et puis à cette hauteur, je ne crains ni morts, ni animaux et les vivants se font rares dans ce coin.

[Si tu veux faire une ellipse de la nuit ou même du lendemain histoire d'être plus en forme ça me va Wink]

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Ven 25 Aoû 2017 - 22:01


Leïa m’aide à boire et m’installer confortablement pour que je ne prenne pas froid. Mon regard la remercie, laissant mon orgueil de côté et, pour la première fois de la vie, ressentant une forme de honte. Et pourtant elle ne semble pas me juger, me promettant même que je retrouverai ma fille. Elle a su mettre ses rancœurs de côtés pour faire preuve d’humilité et de générosité envers moi. Elle ne fait pas état de tout ce qu’elle m’offre. Et pourtant, elle en a plus fait pour moi en quelques heures que je n’en ai jamais fait gratuitement durant toute une vie. Si j’avais pu, je lui aurais dit merci. Au lieu de cela, me voici à déguster ce qu’elle m’offre comme un infirme. Je pose ma main sur la sienne, alors qu’elle approche une cuillérée de haricots prés de ma bouche et plante mon regard dans le sien. « Mer… Merci… Merci. » Je ferme les yeux avant d’avaler la bouchée qu’elle me présente. Elle m’annonce qu’elle me réveillera pour mon tour de garde. J’esquisse un sourire en coin avant de sombrer peu à peu dans mes songes. Juste avant de perdre complétement conscience j’écarte doucement la fourrure de moi et lui dit d’une voix faible -quoique bien plus en forme grâce à ses soins. « On craint rien sous ce toit… Et… On pourra se tenir chaud pour éviter le froid… » Je n’ai même pas le temps de finir ma phrase que je me mets à bailler et m’endors comme une masse.

Je ne sais combien de temps j’ai dormi, mais les premiers rayons du soleil venaient déjà réchauffer mon visage. Je me redresse avec étonnement, cherchant Leïa du regard. Elle est assise un peu plus loin. J’écarte la fourrure sur mon buste pour enfiler mon t-shirt, déposé soigneusement près de moi. Je prends ma veste en main et ne la mets qu’une fois à ses côtés. Je me place en tailleur et la regarde, un peu gêné de ne pas m’être réveillé pour mon tour de garde, s’il y en eut un. « Salut. Tu as veillée toute la nuit ? » Je baisse le regard et me dit qu’elle a perdu son temps avec moi. Elle aurait pu dépenser ce temps à rechercher Aube et la protéger. Et vu que « notre » enfant n’a toujours pas l’air d’être là, je me doute bien qu’elle est toujours sans nouvelle. « Toujours aucune nouvelle de Aube… ? » Une inquiétude vient teinter mon regard. Dieu sait que je préfèrerai la savoir saine et sauve. Elle n’a nul besoin de me répondre que je sais ce qu’il en est, laissant s’échapper un soupire.

Je redirige de nouveau mon regard vers celle qui fût mon ange gardien. Les rôles se sont inversés il faut croire. Combien de fois les ai-je suivis dans le plus grand des silences, et leur ait évité d’être suivies par des cadavres ? Mais ce serait vraiment trop bizarre de lui dire ça, alors qu’il semblerait que nous soyons en passe d’enterrer la hache de guerre. « Je te remercie pour tout ce que tu as fait pour moi, vraiment. Et je suis désolé d’avoir été une perte de temps. Je ne dis pas que c’est ce que tu penses, bien sûr, mais sache qu’à mes yeux ça l’aurait été… Je te dois une fière chandelle… Et compte sur moi pour régler mes dettes… Je me sens beaucoup mieux ce matin. » Je me redresse après avoir fouillé mon sac pour en tirer deux barres aux céréales. Je lui en tends une. En refermant ma veste, je me rends compte qu’il me manque un truc. Le genre de chose qui pendouille après le cou, et sur lequel j’avais accroché mon alliance. Je me lève d’un bond et me mets à chercher partout. « Merde… ! Tu n’as pas vu mon alliance ? Elle… Je l’avais autour du cou… »

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Lun 4 Sep 2017 - 20:34

Toute la nuit? J'hoche la tête à la négative avec l'air de lui dire qu'il est parano quand il me demande ça. J'ai dormi comme un bébé pendant au moins deux ou trois heures, probablement parce que son corps était en train de luter contre ses blessures et qu'il produisait assez de chaleur pour que je me sente bien. Dans tous les cas, je me suis écartée dès que le soleil m'a réveillée et à sa question à propos d'Aube, je ne peux pas m'empêcher de laisser échapper un rictus.

- Aube sait se débrouiller. Elle est probablement déjà rentrée à l'heure qu'il est.

Quelques braises s'agitent encore dans le feu tandis que je pose quelques débris supplémentaires et m'agenouille pour souffler dessus et raviver des flammes petit à petit pendant qu'il reprend ses esprits.

- Bouge pas trop. On reparlera de ta dette plus tard.

De toute manière, je ne vois pas vraiment ce qu'il pourrait m'offrir que je n'ai pas à l'heure actuelle et je ne peux pas vraiment lui dire de ne plus s'approcher d'Aube. Je mets de l'eau à bouillir tandis qu'il commence à s'agiter et chercher quelque chose. Je sais déjà ce que c'est bien entendu mais je ne peux m'empêcher de le laisser chercher un peu. Le pauvre homme me demande alors si j'ai vu son alliance et il faut faire un choix entre avouer mon vol ou m'en tirer sans rien dire. Malgré tout, je suis une voleuse honnête et je n'ai pas peur de lui. Sans dire un mot, je sors son alliance de ma poche et l'observe encore une fois avant de lui montrer.

- Je... ça semblait être un beau cadeau pour Aube.

C'est faut bien entendu je comptais lui donner dans l'éventualité où nous n'aurions plus de nouvelles de lui pour qu'elle ait quand même un souvenir. Avoir un objet comme ça permet de le charger en émotions et de faire son deuil plus vite d'après moi. Maintenant en revanche, je me sens moins fière même si je n'en montre rien et commence à me demander si c'était une bonne idée. Dans tous les cas, je n'ai absolument pas envie de lui rendre.

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Ven 22 Sep 2017 - 21:19

Elle me montre l’objet que je cherchais, lorsqu’elle me dit que ça ferait un beau cadeau pour Aube. Je grimace en songeant à bien des choses, mais préfère me taire, saisissant mon alliance qu’elle laissait pendouiller. Je suis blessé, mais loin d’être démunis de ma rapidité et de mes reflexes. Je la glisse de nouveau autour de mon cou. « ça doit être le karma, pas vrai ? Je veux dire cette alliance… C’est celle de mon mariage. Avant que tu ne me le demande, ça n’est pas la mère d’Aube, la femme avec qui j’ai prononcé ces vœux. Quoiqu’il en soit, elle était enceinte, quand tout ça a commencé. Oh on en savait rien encore, tout ce que je voulais, c’est le meilleur pour elle. Je l’ai mise dans un avion direction Malibu, pour l’accouchement. Je devais la rejoindre avant bien sûr. Puis… La fin du monde… Et me voilà à moitié blessé, sur la piste de ma fille… » Je soupire regardant les braises s’agiter.

J’attrape mon sac et fouille dedans pour en tirer mon portefeuille. Je l’ouvre et en tire une petite photo, format photo d’identité. Je l’ai toujours cachée aux yeux de tous, mais il ne faut pas oublier que la mère d’Aube est avant tout mon premier amour. « Je pense que si tu veux lui offrir un truc idéal pour elle, ceci aura bien plus d’importance à ces yeux… » Je lui tends la fameuse photo. Dessus, c’était sa mère et moi. J’étais âgé d’à peine 18 ans, et j’avais les cheveux longs à l’époque. Méconnaissable. Par contre, sa mère, elle était radieuse, un grand sourire aux lèvres. « C’est sa mère, sur la photo. Je crois que je n’ai plus vraiment le droit de garder cette photo… » Je me redresse après avoir rangé mon portefeuille.

Je m’assure que tout est bien à sa place en termes d’équipement et vêtements et rabats la capuche sur ma tête. « Je crois qu’on a pas finis de se croiser. Si tu retrouves Aube avant moi, veille bien sur elle. » J’esquisse un sourire et me dirige vers l’escalier de secours d’un pas quelque peu claudiquant. Les premières douleurs finiront vite par se dissiper, une fois que je serais échauffé. Alors que je commence à descendre, je m’arrête et jette un dernier regard à la jeune femme « Et prends soin de toi, Leïa. » Je lui fis un clin d’œil avant de disparaître pour de bon.
HRP:
 

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