Le chat et la souris. Mais qui est qui?



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I walk a lonely road
Benjamin King
Matricule n°001
I walk a lonely road
Jeu 29 Juin - 0:03

Je suis bien assis dans mon fauteuil en train de dessiner les prochains plans pour un piège des plus ingénieux. Une sorte d’hybride entre le billot de bois primitif jumeler avec la férocité du nouveau prédateur sans âme qui arpente la terre. Je suis un peu biaisé de l’avouer, mais je ne suis pas l’être le plus insensible et meurtriers des environs. Le virus résurrecteur, celui-là même des transforme les gens ennuyeux et ordinaires en abominations amateurs de chaires sanguinolente, remporte la palme de la placidité morbide. Mais sincèrement je crois qu’en étant horriblement logique, n’ayant aucune compassion et de colère, je pourrais facilement tirer mon épingle du jeu et profiter du désespoir des gens pour me procurer ce que je veux. Comme cette Lyuba, cet être infecte et remplit d’une haine qui est presque délectable pour un individu de ma trempe. J’agite un appât bien appétissant, en l’occurrence les plans pour concevoir une véritable forteresse flottante digne d’un Bismarck, et cette écervelée de Russe fonce tête première dans la direction que je décide. Pathétiquement savoureux et utile à souhait. Mais comme n’importe quel engin de destruction, cette être que je pourrais qualifier de femme vient d’atteindre une certaine limite qui la rend aussi dangereuse qu’un missile lancer à l’aveuglette. Je dois débuter une partie de chasse, une traque intellectuel raffiné qui me procure un semblant d’excitation dans ma vie dépourvue de sentiment. La connaissant elle fera un assaut direct sur mon antre, ce que je vais m’ennuyer de la voir se casser les dents sur les quelques surprises que j’ai ajouté à ce lieu.

Dans le premier temps j’ai Hector quatrième du nom. Il m’a dit son nom, mais ce costaud insignifiant que je nourris pour être un chien de garde à peu près acceptable ne mérite aucune considération de ma part. Le premier homme que j’ai dégoté lors que le ciel semble avoir tombé sur la tête du commun des mortels, pour moi c’est une aire de jeu pour affuter mon intellect supérieur, s’appelait Hector. Un gros bras typique, mais des plus intéressants de par sa vivacité d’esprit et sa combativité. Nous avions des discussions sur la littérature et la philosophie. Malheureusement une horde nous a pris en chasse et le lui ai perforé la cuisse d’un coup de baïonnette sournois. Il m’avait regardé et j’ai cru déceler une lueur de compréhension. Je savais qu’il n’aurait pas hésité un instant à me faire la pareille sournoiserie pour sauver sa couenne. Mais le vieil adage à fonctionner à merveille. Mieux vaut lui que moi. Les autres hommes de mains que j’ai dégotées ne valaient malheureusement pas cet homme des plus cultivés. Je passe ma main sur ma chevelure léché en arrière pour dévoiler mes traits indifférents. Mon esprit supérieur avait calculé les chances de réussite cet Hector, un latino armer d’un fusil à pompe et portant un gilet pare-balle, contre Lyuba à 19%. Malgré les couverts disponibles, l’idiot congénital restera sûrement planté pour faire feu sur l’intrus qui va entrer dans ma boutique de prêt sur gage.

Mes lèvres exsangues s’étirent alors en un sourire reptilien et sans âme. L’escalier qui même à mon sanctuaire est piéger. Pour rajouter au suspense, des marches en nombres aléatoires sont relié à un système d’explosif, des claymores, camouflées dans les murs et les plafonds. Une tempête de shrapnels qui devrait faire taire cette menace bégnine. Au mieux Hector réussit à la liquider, au pire je vais avoir du steak haché dans mon escalier. Quoi qu’il arrive je vais avoir la joie d'avoir de la viande en quantité pour tenir un régime riche en fer pour un certain temps. Et si par miracle elle réussit à se rendre à ma porte, je file par l’escalier escamotable et je l’entraine à ma suite dans les environs. Territoire hostile que je connais comme ma poche. Pauvre Lyuba, elle qui croit être la prédatrice alors qu’elle n’est qu’une parmi tant d’autres proies potentielles de mon génie. Comme un appel aux armes, le bruit strident d’une moto annonce le début des réjouissances.

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La folie, c'est la mort avec des veines chaudes.
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Ven 30 Juin - 6:22

Kirasir m'a parlé de ce type vraiment spécial, King si j'ai bien compris, aucune idée de si c'est son vrai nom ou un titre qu'il s'est donné et alors il est encore plus spécial que je ne le pense. Me voilà donc de bon matin en train de rouler en laissant une trace de roue dans la neige immaculée. Le bled dans lequel se terre le type est pas très loin de Detroit et à force de traîner ici, mes repères sont revenus. Je ne me suis absentée qu'un an après tout, même si beaucoup de choses ont changé. Je gare la moto à deux rues de la boutique histoire de ne pas arriver et de me faire fusiller sur place. Il paraît que je suis attendue et qu'il y a toujours un garde. Qui s'encombre encore d'un garde ? À la limite un bouffon je comprendrais mais un garde... Je suis entrée par l'arrière du bâtiment qui fait face à la boutique de prêteur sur gage et observe l'entrée à travers la vitrine. Il y a bien un gorille qui m'attend et je décide de me montrer patiente. Il faut savoir prendre le temps d'accueillir sa victime.
Il finit par avoir envie de pisser et sort de la boutique pour aller uriner un peu plus loin contre la façade.

- Gros porc.

Je murmure ça pour moi même, pour un éventuel spectateur que je n'ai pas. Enhardie par mon dégoût de la personne qui fait ses besoins à deux pas de sa porte, je sors discrètement de la boutique où je suis pour m'approcher de lui, passant ma nagi dans ma main gauche pour brandir le poignard de chasse avec dextérité. L'homme se rend compte de ma présence lorsque ma lame sectionne les liaisons de colonne vertébrale et qu'il s'effondre dans sa propre urine. Je me baisse pour planter ma lame dans sa tempe avant de me redresser face à la boutique en rangeant ma lame dans son étuis.
À nous deux Mr King. Je pénètre dans la boutique et observe ce nouvel environnement. Lyuba m'a parlé d'un escalier, ça doit être celui devant moi, mais je ne fais pas confiance aux indications de mon amante. Elle a beau être incroyablement sexy quand elle fonce dans le tas comme un char d'assaut, ça peut être intéressant d'analyser la situation et alors que je marche en direction de l'escalier menant au bureau du malade, je remarque une marche bizarre. C'est pas qu'elle soit d'une couleur différente ou quoi... juste que de mon point de vue, elle est de travers alors que les autres sont droites.

Il ne m'en faut pas plus pour me méfier et dans une boutique de prêteur sur gage, les accessoires pouvant servir de perche sont nombreux. J'attrape un genre de fusil à mousquet qui ne doit plus fonctionner depuis des lustres et le dépose délicatement contre la marche avant de poser l'autre bout au sol. Donnez-moi un levier et un point d'appuis et je soulèverai le monde disait Archimedes. Le mousquet placé de cette manière, je peux appuyer dessus avec la pointe de ma nagi. Je peux concentrer ma force et au bout d'un moment, j'entends un déclic suivi d'une explosion. Ça ressemble à une grenade je crois et des morceaux de métal volent dans l'air et un percute ma lame qui me vrille un coup le bras. C'est vicieux, je m'attendais à un piège plus type pics avec des pointes. Bon... ça va me prendre du temps mais ça devrait le faire, petit à petit, je commence à remonter l'escalier en utilisant divers objets pour faire levier sur les marches les unes après les autres. Une fois qu'on a compris l'inclinaison des mines, on peut avancer et je progresse allongée dans les marches, utilisant une main pour transporter mon levier et progresser et l'autre pour tenir mon beretta en main au cas où il ait l'idée d'ouvrir la porte. Vu le salopard, je préfère lui coller une balle entre les deux yeux pour pouvoir redescendre en paix.

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