Breathe Me



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We have ashes, fire and hope
Callie L. Prikes
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We have ashes, fire and hope
Jeu 29 Juin - 23:55

Il fallait avancer. Il n'y avait rien d'autre à faire. Avancer.

La douleur lancinante sur son bras lui faisait parfois perdre la raison. Ses yeux se voilaient par moment, et elle voulait dormir. Oh, elle n'allait pas mourir, ça elle en était sûre. Ce n'était qu'une blessure sans gravité, enfin à condition qu'elle ne s'infecte pas. Si elle était soignée à temps, elle savait qu'elle n'avait pas à s'en fair. Mais bordel, qu'est ce que ça lui faisait mal !

Dans sa tête tournaient les images qui la hantaient. Elle, tranquille dans le chalet qu'elle avait occupé un moment avec son mari – enfin ex-mari – et Sean. Ce petit chalet qu'ils avaient acheté avec leurs économies et un emprunt, et qu'elle avait terminé de payer seule grace à l'héritage de ses parents. Et pourtant, tout n'avait pas été rose, surtout depuis qu'elle s'y était réfugiée. Il avait fallu le protéger, repousser les rôdeurs qui arrivaient à passer les pièges qu'elle avait posé consciencieusement. Elle avait classé les reserves, par type, par date de péremption, pour ne pas risquer de gacher. Elle avait appris à poser des collets aussi, comme le lui avait appris Dorian pendant les étés où ils étaient venus vivre au chalet. C'est comme ça qu'elle avait réussi à survivre jusque là.

Et pourtant ils avaient tout gâché.

Elle avait fait attention pourtant, elle avait pris soin d'éteindre les bougies avant que le jour ne tombe, pour ne pas risquer de se faire remarquer de l'extérieur. Puis elle avait vérifié les barricades des fenêtres du rez de chaussée, et fais glisser la commode de l'entrée derrière la porte. Et puis, lorsque la nuit était finalement venue, elle avait passé un petit moment au salon, plongée dans ses pensées, avant de monter à l'étage pour se coucher sur son lit, dans son duvet – parce que ça commençait à faire un moment que ses draps n'étaient plus assez propres pour qu'elle dorme dedans -.

C'est au milieu de la nuit qu'elle avait été réveillée. Et le bruit n'était pas venu de dehors, ou du rez de chaussée. Non, c'était à l'étage que rôdait une présence qui lui filait des sueurs froides. En silence, elle s'était levée, et avait attrapé la hache qui ne la quittait pas. En se glissant dans le couloir, elle les avait entendu parler. Ils étaient trois, et fouillaient la chambre de Sean. Trois hommes sans doute affamés, assoiffés, en manque de dieu sait quoi. Elle ne ferait pas le poids, elle en était persuadée. Il fallait qu'elle s'éclipse discrètement.

Tremblante, elle avait descendu l'escalier. Arrivée en bas, elle s'en foutait. Elle avait presque faite valdinguer la commode qui bloquait la porte, ce qui évidemment avait fait bouger à l'étage. Aussi, une fois la porte débloquée, elle s'était échappée. Seulement, elle n'avait pas fait dix mètres que le coup avait retenté, précédé par une douleur perçante dans son biceps gauche. Et un « On va la choper cette garce » presque victorieux qui l'avait faite courir. Une longue course en avant.

Elle ne connaissait qu'un seul endroit où elle pouvait se réfugier. Elle avait déjà eu quelques contacts avec la communauté, mais avait choisi de rester seule. Elle savait où ils étaient mais ne s'autorisa pas à prendre le chemin le plus direct, au cas où les pilleurs la suivrait. Elle cherchait de l'aide, pas à attiser le danger. Elle ne s'était permis de ralentir que lorsqu'elle avait été sûre d'être seule.

C'est pour ça qu'elle était fatiguée. Qu'elle avait bien trop marché, et qu'elle n'avait plus vraiment la force de continuer. Enfin, les palissades de Fort Hope se dressaient devant elle. Arrivant au pied d'un point de garde, elle finit par s'effondrer, épuisée.
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Ven 30 Juin - 11:21


Be my friend, hold me, Wrap me up, unfold me, I am small, I'm needy, Warm me up and breathe me

1 Mars 2016 — C'était l'un de ces moments que Logan détestait le plus. Un moment silencieux et vide, où la fatigue accumulée depuis des mois lui revenait soudainement en plein visage alors qu'il n'avait rien de mieux à faire, rien pour occuper son corps et son esprit en même temps, simplement assis sur une chaise au confort discutable, en haut de la tour de garde. Pour regarder l'extérieur de leur camp, surveiller les alentours, les gens qui auraient pu approcher ou les rôdeurs un peu trop curieux. Il aimait ça, à une époque. Faire le guet. Être seul, tranquille. Mais plus maintenant. Plus aujourd'hui. Ça lui laissait tellement de temps pour penser, trop de temps pour penser. Pour faire le compte des gens qu'il avait tué au cours de sa vie, aux difficultés qu'il rencontrait dans sa vie personnelle. À tout ce qu'il y avait de détestable dans son existence. Et, dans ces moments-là, il arrivait enfin à toucher du doigt le sommeil qui lui échappait depuis si longtemps. Pourquoi n'arrivait-il pas à dormir quand il était couché dans son lit, au chaud, entouré de sa famille, mais qu'il luttait pour rester éveillé ici ?

Il était le chef d'une large communauté maintenant. Et un genre de héros de guerre, craint et respecté à la fois. Méprisé et admiré en même temps. Il aurait pu se permettre d'échapper à ce genre de tâche. Après tout, il faisait les plannings et personne n'aurait osé venir l'emmerder s'il oubliait de mettre son nom dans celui des gardes. Mais il y tenait. Il ne voulait pas être le chef d'une large communauté, pas plus qu'un héros de guerre. Il voulait seulement être Logan Carter. Le mec du Vermont, sans histoire, dont la vie n'avait rien de passionnant. Ça lui manquait. Travailler comme n'importe qui l'aidait à se raccrocher à qui il avait été, qui il était réellement. Ça empêchait les autres de dire qu'il prenait la grosse tête alors qu'il aurait plutôt occupé ce temps à se remettre en question et à regretter ses méfaits.

« Ah, Logan, Logan... Regarde-toi, mon pote. Tu es ridicule. Tu penses que tu vaux mieux que moi, pas vrai ? Juste parce que tu as gagné. » Le barbu sursauta et son regard se posa sur le visage amusé, hautain de son ennemi. Il faisait toujours ça. Dès que Logan baissait la garde, Bruce en profitait pour se pointer. Le Fantôme hanté par un fantôme. Cette ironie ne le lâchait plus jamais. « Tire-toi, Cameron. » grinça-t-il entre ses dents. Personne n'était là, heureusement. Personne pour entendre Logan parler tout seul, perché sur sa tour de garde. Le rire moqueur de Bruce lui vrilla les tympans. Mais personne d'autre ne pouvait l'entendre. « Tu sais ce qu'on dit, Logan.. Ce sont les gagnants qui écrivent les livres d'Histoire. Mais toi et moi, on connaît la vérité. » Il ferma les yeux, essayant de chasser cette vision. Il savait, il savait parfaitement que Bruce n'était pas là. Mais il était là. Réel. Aussi réel que pouvait l'être un vrai fantôme, en tout cas. Et Logan refusait de lui répondre. Ils avaient parlé suffisamment, ces derniers jours. Sans arrêt. Dès que le géant se retrouvait seul, en fait. Pas cette fois. C'était terminé pour lui, Bruce était mort et il voulait récupérer sa propre vie. Mais ça n'était jamais aussi simple, pas avec le Fossoyeur. Il restait planté là, à sourire à Logan, qui ne lui répondait que par un regard noir, les mâchoires serrées à s'en éclater les dents. « Casse. Toi. » Ce rire. Dieu ce qu'il pouvait haïr ce rire. Il avait l'impression qu'il l'entendrait toute sa vie, que ce serait même la dernière chose qu'il entendrait avant de mourir. Comme un immense doigt d'honneur de la part de la vie. Tiens, prends ça, Carter. Fuck you. « Logan, ne sois pas comme ça, voyons...  Qu'est-ce que tu espères prouver exactement, en m'ignorant ? Tu peux faire le fier, mais on sait tous les deux que tu n'as pas les tripes de faire ce qu'il faut ou d'assumer le boucher que tu es au fond de toi. T'as vu comme ils te regardent tous, maintenant ? Ils savent que tu es un monstre, un cafard qui veut se faire passer pour une légende. Le nouveau Fossoyeur qui tire avant de réfléchir et qui se prend pour un saint. Mais on connait la vérité, tous les deux, on sait ce que tu veux leur cacher, pas vrai ? Ose me dire que tu n'as pas pris plaisir à me saigner. Ose me dire que tu n'as pas seulement envie de leur faire du mal à eux aussi. Ta famille. Ohana mon cul ! Si tu pouvais leur tourner le dos, là, maintenant, tu le ferais pas vrai ? Joy... »

Le monologue du Fossoyeur fut brusquement interrompu par un bruit sourd qui fit trembler légèrement la tour. Logan se releva dans un bond, attrapant son fusil posé à côté de lui, plus par réflexe qu'autre chose. L'apparition s'évapora, sans nuage de fumée, sans effets spéciaux hollywoodiens et le géant se pencha par-dessus le rebord de son point d'observation, pour regarder ce qui venait de lui sauver la vie, en quelques sortes.  La silhouette repliée, mal en point, couchée contre la tour était difficile à manquer. Un rôdeur ? Le premier réflexe de Logan fut de pointer le canon de son Browning dessus. Il essayait de retrouver son calme, de faire disparaître les tremblements dans ses mains. Le corps était soulevé doucement, avec une certaine régularité. C'était à peine visible, à peine réel. Le barbu baissa finalement son arme et lança un regard autour de lui, comme s'il s'attendait encore à trouver Bruce. Mais rien. Alors, sans perdre plus de temps, il reposa son arme sur le sol et fonça vers l'échelle qu'il dévala assez aléatoirement pour retourner sur la terre ferme.

Quelques minutes plus tard, il avait ouvert la porte et s'agenouillait aux côtés de la silhouette devenue une véritable femme. Il posa ses doigts glacés dans son cou. Elle respirait encore. Il sentait le léger palpitement sous sa peau. Il la secoua doucement, aussi doucement que possible. « Hey ! Hey ! Vous m'entendez ? » Il voyait le sang sur ses vêtements, mais aurait été bien incapable de dire si la blessure était grave ou non. Et il était encore si tôt... Il n'y avait qu'une chose à faire. Logan retourna la jeune femme et la prit dans ses bras pour la ramener à l'intérieur. Elle ne pesait pas grand chose et il n'eut pas tellement de mal à l'emmener jusqu'à la première maison vide derrière les palissades, où il la déposa sur le canapé du salon, avant de se mettre à inspecter sa blessure. Un petit trou suintant de sang. Une balle ? Ça y ressemblait, mais il ne s'était pas pris tellement de balles que ça, à vrai dire. Il fallait qu'il aille chercher un médecin, n'importe qui qui puisse l'aider, mais avant, il voulait seulement s'assurer qu'elle tiendrait jusque là. Si elle mourrait le temps qu'il lui faudrait pour aller jusqu'à la maison de Katherine, à quoi bon ? Il se releva finalement et disparut dans la cuisine, où il ramassa une casserole dans l'un des placards. Commencer par nettoyer la plaie, il savait faire. Essayer de la ramener, de lui prodiguer les premiers soins, au minimum. Il préparait tout son petit barda avec application, tendant l'oreille au cas où elle se réveillerait dans la pièce d'à côté.

hors jeu:
 

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Dernière édition par Logan Carter le Ven 30 Juin - 16:41, édité 1 fois
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Callie L. Prikes
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Ven 30 Juin - 13:58

Tout était devenu noir, quelqu'un avait éteint la lumière. Elle avait lâché prise en voyant la palissade. Elle savait qu'il y avait toujours quelqu'un qui montait la garde ici, et que forcément on la trouverait. Alors son corps avait relaché les dernières soupapes, et ses muscles avaient laché à l'unisson. Ce qui s'était passé après, l'arrivée de Logan, son transport jusqu'à la maison vide et tout ça, elle n'en savait rien, plongée dans une inconscience qui, étrangement, lui faisait du bien, tant le repos soudain était général.

C'était étrange, cet état de stase, ce moment intense où plus rien n'existait autour, où, plongée en elle-même, comme une introspection forcée. Allongée sur ce canapé, elle ne réalisait pas du tout ce qui se passait. Non, au contraire, elle était dans un rêve, dans un monde ailleurs, au creux duquel rien n'était désagréable.


- Callie ? Bah dis donc, t'étais fatiguée hein...
- Dorian ? Qu'est ce que tu fais là ?

Callie ouvrit les yeux, difficilement, mais suffisamment pour voir la silhouette de son ex mari se dessiner au milieu du salon du chalet. Le soleil caressait sa peau glacée, et semblait la réchauffer par tous les pores que ses rayons pouvaient atteindre. Qu'est ce que ça faisait comme bien de pouvoir se sentir vivante, de profiter de ce halo chaud qui l'englobait comme une couverture douillette.

- On a dit qu'on passait les vacances de Pâques ensemble au chalet. Pour Sean. Tu as changé d'avis ?

La rousse se leva du sofa, pour s'approcher de l'homme en face d'elle. Elle n'arriva pas à l'atteindre, dans la mesure où son cerveau stoppa ses jambes lorsqu'elle vit entrer l'adolescent. Son fils, son Sean, voilà qu'il se tenait dans l'embrasure de la porte, appuyé sur le chambranle, son téléphone dans les mains, avec toute la nonchalance et l'arrogance passive des jeunes de son âge. Il était beau, son fils, sa merveille, son unique.

- Non non, je n'ai pas changé d'avis, je suis heureuse de vous avoir tous les deux.

Dorian la dévisagea un instant. Son ex-femme avait-elle pris un coup sur la tête ? Evidemment, ils n'étaient pas en mauvais termes, ils avaient fait de leur mieux pour Sean. De là à être heureuse de l'avoir à ses côtés, c'était peut être un peu abusé. Il lui sourit quand même, comme un sourire protecteur à quelqu'un pour qui on garde un lourd secret. Elle s'avançait vers lui, et le prit dans ses bras. Il eut un léger mouvement de recul, déboussolé par l'attitude de son ex femme.

- Callie, j'te jure que tu commences à me faire flipper, qu'est ce qui se passe ? T'as un soucis ? T'es malade ?
- Arretes de dire des conneries Dorian, j'suis juste heureuse. Heureuse d'être avec vous, heureuse d'être là, heureuse de vous savoir en vie.
- Mais qu'est ce que tu dis ?
- Maman ? Maman ?!

Callie tourna la tête vers son fils qui l'appelait, et étouffa un cri d'horreur. Lui qui était si beau, si frais... Son visage semblait s'effondrer en une grimace infame, et un lambeau de chair découvrait l'orbite de son œil, pour pendouiller au niveau de sa joue. Il baissa la tête, et en releva un regard éteint, alors que sa bouche se déformait en une grimace horrible. Un râle puissant s'elevait de sa bouche, et il traina de la patte pour avancer vers elle.

- Sean ? Oh mon dieu, Sean ! Dorian ! Aide le !

L'etreinte de son ex-mari n'était plus la même, et elle fronca les sourcils en tournant la tête vers lui. Il n'était plus le même. Lui aussi s'était transformé, et déjà il avancait sa mâchoire décharnée vers elle pour la mordre...

Elle ouvrit les yeux à nouveau, dans un sursaut. Plus de Dorian, plus de Sean. Seulement cette douleur qui ne la lâchait pas, et un environnement qui lui était inconnu. Le souffle court, encore sous l'emprise de ce rêve, elle observa autour d'elle, et entendit du bruit dans la pièce à côté. Elle n'avait pas peur, elle se rappelait être arrivée à Fort Hope...


- Il... Il y a quelqu'un ?
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Dim 2 Juil - 10:25

Aussi rapidement qu'il le pouvait, Logan préparait ce dont il aurait besoin. Dans une casserole, il avait versé une bonne quantité d'eau qu'il avait ensuite mis à chauffer sur le gaz, pas très longtemps, juste qu'elle ne soit plus aussi glaciale que quand elle sortait des tuyaux. Il tendait toujours l'oreille pour voir si la jeune femme dans la pièce d'à côté allait se réveiller ou non, espérant quand même très fort qu'elle le ferait, en surveillant régulièrement la température de l'eau à l'ancienne : en osant mettre son doigt dans l'eau toutes les trois secondes en espérant que ça irait.

La présence de la blessée l'avait comme réveillé. Il peinait à garder les yeux ouverts et à se concentrer, mais toutes ses pensées allaient vers elle et délaissaient enfin les doutes qu'il traversait en ce moment. C'était exactement ce dont il avait eu besoin, ce dont il avait besoin sans arrêt en ce moment : être occupé, tout le temps. Ça gardait Bruce au loin et toutes les choses horribles qui venaient avec lui aussi. Même surveiller une casserole d'eau parvenait à l'occuper assez. Ce n'était pas tant la casserole que l'idée que la moindre erreur de sa part pourrait être fatale à cette femme qu'il ne connaissait certes pas, mais qu'il refusait de voir mourir. Un mort de plus à son compteur n'aurait peut-être pas fait une grande différence d'un point de vue purement mathématique, mais elle en aurait fait une pour Logan, même s'il n'avait pas tiré lui-même cette balle.

Il venait de retirer la casserole de l'eau et de trouver une serviette à mains dans l'un des tiroirs de la cuisine quand il entendit enfin la voix faible de sa patiente appeler dans le vide. Elle remuait depuis un petit moment, mais elle semblait enfin avoir repris conscience. Le géant s'empara de la casserole et retourna rapidement dans le salon, allant se planter devant le canapé où il avait abandonné la jeune femme. Il posa la casserole sur la table basse et tendit un bras vers la victime. « Restez allongée, ne bougez pas. » l'intima-t-il d'une voix aussi douce que possible. Ce n'était jamais une mince affaire pour lui de sembler inoffensif dès les premiers mots. Sa voix rocailleuse et sa silhouette imposante allaient mal avec l'intention d'être sympathique et doux. Il ne savait pas ce que cette femme cherchait en venant ici, ni même si elle savait quoi chercher exactement, alors il se recula d'un pas pour éviter de lui faire peur. Qui aurait aimé se réveiller blesser dans une maison, seul avec un géant au visage peu avenant, sans personne autour ? « Comment vous vous sentez ? » demanda-t-il en l'observant. Il n'aurait pas su dire avec exactitude si elle allait bien ou non. Parler, ouvrir les yeux, c'était un bon début, mais est-ce que ça suffisait pour dire qu'elle s'en sortirait ? Il allait parier sur un oui.

Logan n'aurait vraiment jamais pu faire une carrière dans le domaine médical. Il n'avait aucun talent, aucune facilité pour se faire accepter par un inconnu le rencontrant pour la première fois. Il n'arrivait même pas à se forcer à sourire, gardant ses sourcils froncés et sa grimace sur les lèvres alors qu'il s'asseyait à son tour sur la table basse pour être un peu plus à la hauteur de sa patiente. « Vous savez où vous êtes ? » demanda-t-il. « Vous pouvez me dire ce qui vous est arrivé ? »  Il jouait avec la serviette pour essayer de calmer son esprit et de se détendre un peu mieux. Et il réalisa tout à coup qu'il avait peut-être oublié de faire preuve d'un minimum de politesse avant de faire passer un interrogatoire à une femme blessée. « Je m'appelle Logan, excusez-moi. Je ne vous ferai aucun mal, d'accord ? Mais il va falloir que vous me laissiez voir votre bras. »

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Dim 2 Juil - 21:11

Ses yeux s'étaient refermés. Juste une seconde, juste une minute. Elle n'avait pas pu lutter plus longtemps, bien trop fatiguée. Et puis une voix était parvenue jusqu'à elle, et elle avait papillonné des paupières avant de les ouvrir à nouveau, pour tomber sur le visage d'un homme. D'abord, elle avait eu un sursaut, et un léger mouvement de recul qui la fit grimacer fortement, à cause de sa blessure au bras.

Puis elle l'avait observé un peu mieux, et n'avait pas senti de menace émanant de l'homme très – trop – grand, qui avait reculé d'un pas, sans doute ayant senti qu'elle était relativement effrayé. Lorsqu'elle s'était apaisée, il lui avait demandé comment elle se sentait, mais très honnêtement, elle avait été incapable de répondre tout de suite. Elle avait mal, elle était fatiguée. Et surtout, elle était perdue. Elle savait bien qu'elle était arrivée à Fort Hope, et se doutait bien qu'elle avait été ramenée dans l'enceinte du camp. Mais cet environnement lui était inconnu, et c'était une source de stress supplémentaire.

Il continuait les questions, et elle en comprenait bien le but, malgré l'épuisement. Il fallait la faire se situer dans le temps, l'espace, faire marcher son cerveau et ses fonctions sensorielles pour être sûrs que tout aille bien. Sa blessure au bras était loin d'être mortelle, mais la fuite et la peur l'avaient lessivée.

Le géant se présenta, et elle grava dans un coin de sa tête son prénom : Logan. C'était un joli nom, et c'est même le premier que lui avait proposé Dorian, lorsqu'ils attendaient leur fils. Mais elle avait préféré Sean, et elle se demandait maintenant si elle avait choisi le bon prénom. Peut être qu'il aurait survécu s'il s'était appelé Logan ? Non. C'était ridicule, et c'était clairement la fatigue qui la menait à de tels raisonnements stupides. Avec douceur, elle tendit son bras vers lui. Etait-ce parce qu'il l'impressionnait, ou au contraire parce que ses airs d'ours la rassurait, mais en tout cas, elle sentait qu'elle pouvait lui accorder sa confiance.

- Callie. Prononça-t-elle de sa voix fragile, je m'appelle Callie.

Elle s'autorisa à lui adresser un sourire. Un sourire doux, presque rassurant, ce qui était drôle dans la situation puisque c'était elle qui revenait d'une situation de danger, qui était parée d'une blessure par balle, dans un environnement nouveau.

Je suis... Fatiguée Logan. J'ai beaucoup marché. Je pouvais pas... Ils m'auraient rattrapée. Et j'ai fait des détours, beaucoup. Pour pas les mener à vous...

C'est vrai ça, elle avait pensé à eux plus qu'à elle, finalement, en passant par des chemins de traverses alors qu'elle aurait mis moitié moins de temps à venir directement.

J'étais chez moi et... Ils sont entrés. Ils étaient trois... Ils voulaient piller le chalet, évidemment. Et moi. J'étais toute seule Logan et... J'aurai pas survécu, pas vrai ? Son discours se mêlait un peu, et l'angoisse reprenait possession de son regard petit à petit. J'ai voulu m'enfuir. Je cherchais pas les problèmes. Je leur ai laissé mon... Notre chalet. Mais ils m'ont tiré dessus quand même...

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Mar 4 Juil - 10:19

Rivant son regard à la jeune femme, Logan osa enfin s'approcher pour poser tout ce qu'il avait dans les mains sur la table basse et s'asseoir dessus. Callie. Il n'était pas certain de savoir s'il était censé la connaître ou pas, mais il écouta son histoire avec toute l'attention du monde tandis qu'il plongeait la serviette dans la casserole d'eau chaude pour se préparer à commencer ses soins. Elle semblait mal en point physiquement, mais pas trop mal moralement. Il n'aurait pas pu le jurer, mais bon, elle arrivait à sourire et c'était déjà un grand pas, n'est-ce pas ? Il ne voyait plus tellement de sourires qui soient sincères et aussi doux que celui de la jeune femme devant lui. Même si les gens étaient bien ici, il ne faisait plus attention à ce genre de détail, tout ce qu'il voyait c'était celui que sa femme se forçait à lui adresser quand ils se retrouvaient à la fin de la journée. Et il sonnait si faux que ça lui brisait le cœur à chaque fois. Logan fit quand même un effort surhumain pour tenter de lui rendre la pareille.

« Vous avez fait ce qu'il fallait. » lui assura-t-il d'une voix très calme, essayant de se montrer compatissant. À sa place, il n'aurait pas tourné le dos une seule seconde et ces hommes seraient tous les deux morts, même s'il avait du en finir avec eux. Mais il n'était plus vraiment le genre d'homme à réfléchir avant de sortir sa lame et de blesser les autres. « Ça va aller, maintenant, on va s'occuper de vous. » Il comprenait quand même ce qu'elle devait ressentir. Du moins un peu. Laisser derrière elle l'endroit où elle avait vécu, un genre de vestige de son passé. C'était un sacré coup dans un monde qui en filait déjà assez. Certaines personnes n'avaient plus aucune trace de mesure ou d'humanité.

« Il y a des médecins qui vivent ici. » lui expliqua-t-il gentiment. « J'irais chercher l'un d'eux dans quelques minutes, d'accord ? Mais d'abord, je vais nettoyer un peu la blessure. Vous pouvez enlever votre pull ? » C'était... hum, peut-être un peu étrange, mais il voyait à peine la plaie avec ses vêtements et ça ne servirait à rien de continuer comme ça. Il attendit qu'elle s'exécute en restant aussi neutre que possible, bien qu'il relevât les yeux vers le plafond par un drôle de réflexe, pour éviter de la regarder. Quand elle fut plus accessible, Logan récupéra la serviette imbibée d'eau et s'approcha doucement de la blessure pour essuyer le sang. Il osa poser un doigt sur la peau de Callie et appuya doucement, pour essayer de voir si la balle était toujours à l'intérieur. Ça saignait pas mal, mais il n'arrivait pas à dire avec certitude si oui ou non il faudrait enlever quoi que ce soit là-dedans. Cette constatation lui arracha une petite grimace, d'autant plus que ça devait être douloureux pour elle, mais il se força à recommencer. Il était relativement concentré sur sa tâche et c'était une très bonne chose pour lui, même s'il en perdait un peu ses manières et restait très silencieux.

Quand il réalisa qu'il n'avait rien dit depuis un moment, il se racla la gorge en reposant son regard sur les yeux de la jeune femme. « Comment vous connaissez Fort Hope ? » demanda-t-il d'un ton neutre. Ce fait l'étonnait toujours autant, pourtant elle était loin d'être la première à arriver ici en sachant très exactement ce qu'elle cherchait, que ce soit Fort Hope ou le Fantôme en personne. La moitié des survivants s'étant installés ici après sa petite guéguerre avec Bruce venaient dans ce but précis : obtenir sa protection à lui personnellement ou simplement profiter de ce qu'il avait accompli dans cet Enfer. Le petit camp composé d'une dizaine de ses proches était désormais une place sûre comptant une bonne trentaine d'habitants. C'était énorme, assez incroyable, mais il ne le réalisait pas tellement. Pour lui, tous ces gens représentaient une menace, un poids supplémentaire sur ses épaules déjà bien fatiguées de devoir en portant autant.

En attendant sa réponse, il avait appuyé une nouvelle fois sur sa peau, plus près du petit trou suintant de sang cette fois, en se mordant la lèvre rien qu'à imaginer la douleur qu'il devait lui infliger. Mais il sentit enfin un petit quelque chose beaucoup plus dur que la normale à l'intérieur. « Je crois que la balle est toujours là... » murmura-t-il, plus pour lui que pour elle. Pour ça, il n'allait pas pouvoir être très utile. « Notre chirurgienne devrait pouvoir vous la retirer sans trop de mal. » Du moins l'espérait-il. Pour le découvrir, il n'y avait qu'une seule solution : se rendre à l'infirmerie rapidement et laisser Katherine s'en occuper. « Vous pensez pouvoir marcher quelques mètres ? »

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Mar 4 Juil - 15:43

Il y avait des médecins. Voilà une nouvelle qui était rassurante, parce que même si elle ôta son pull avec confiance face au géant, elle sentait bien qu'il ne savait pas trop quoi faire face à une blessure par belle, et que de fait, il se contentait de faire de son mieux – ce qui, au demeurant, était déjà énorme face à une sombre inconnue dont il ne savait pas si elle était ou non inoffensive. L'eau chaude sur son bras la soulageait grandement, mais il posa sa main par la suite, et elle grimaca à nouveau, serrant les dents pour ne pas l'insulter. Forcément, une plaie, par balle de surcroit, c'était douloureux, alors quand on pressait dessus... Il était tellement silencieux qu'elle le sentait concentré, et qu'elle n'osait pas le déranger en parlant.

Pourtant ce fut à lui de rompre le silence, en lui demandant comment elle connaissait Fort Hope. Après tout, elle comprenait. Une nana blessée, qui débarque comme ça, de nulle part, visiblement ayant avancé droit vers le camp, c'était possiblement suspect. Ou peut être était il juste curieux, et pas suspicieux ? Elle n'arrivait pas à le savoir, et n'arrivait pas non plus à se concentrer, tant la douleur était forte, avant qu'il ne lui annonce que la balle était toujours logée dans son biceps. C'était donc pour ça que le mal semblait se raviver à chaque fois qu'elle bougeait le bras.

Bonne nouvelle, non seulement ils avaient des médecins, mais aussi une chirurgienne. Et ca, c'était clairement bon à savoir, parce qu'elle avait elle même un métier dans le médical et qu'elle pourrait compter sur quelqu'un pour tenir le bistouri en cas de problème, ce que Callie ne savait pas faire elle même.

Elle se redressa doucement, et tendit sa main valide vers sa veste trouée. Elle n'aurait ni la force, ni le courage de passer son pull, mais elle ne voulait pas non plus sortir sans être un minimum habillée. Déjà qu'elle ne connaissait personne, ce n'était pas en plus pour faire mauvaise impression dès le départ. Suppliant Logan du regard pour qu'il l'aide à se rhabiller, elle finit par lui sourire derrière une grimace en essayant de passer sa manche, abandonnant finalement l'idée, laissant simplement la veste l'englober en se posant sur son épaule. Puis elle se leva, encaissa un léger vertige, avant de le suivre à petit pas, se tenant à son bras. 

- Mon chalet n'est pas très loin d'ici. A une journée de marche à peu près. Du coup j'ai déjà croisé une ou deux personnes de chez vous, on m'a déjà proposé de venir ici... Mais j'étais bien, là bas, j'avais besoin de rien, je n'embêtais personne. Je voulais pas vous rajouter une bouche à nourrir, alors que je me débrouillait très bien toute seule.

A nouveau elle lui adresse un sourire, plus franc cette fois. Depuis son divorce avec Dorian, elle s'était toujours débrouillée seule, et, jusqu'à aujourd'hui, l'apocalypse n'avait rien changé à ça.

- J'imagine que c'était un peu utopique, de croire que je pourrais passer au travers de tout ça. On en sort pas indemne, finalement, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur, dit-elle en jetant un regard à son bras. - Mais parfois, les blessures intérieures sont les plus vives je crois.

Evidemment, elle pensait à son ex-mari, à son fils. Ils lui manquaient terriblement, au point de la hanter souvent, dans ses rêves, perturbant ses nuits. Mais désormais, elle savait que trois hommes supplémentaires, inconnus au bataillon, la hanteraient eux aussi, alors qu'ils divaguaient à leur guise dans SA maison. Elle irait les en déloger un jour. C'était clair et net.
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Mer 5 Juil - 12:22

Il n'y avait plus qu'une chose dont Logan était capable pour aider cette femme et c'était de reconnaître sa propre impuissance pour se tourner vers un médecin qui soit compétent. Raison pour laquelle le géant finit par se lever à son tour pour essayer d'aider la jeune femme à remettre quelques vêtements sur son dos. Il s'assurait de faire attention, de faire en sorte qu'elle ne souffre pas trop, se demandant pendant ce temps quelle personne ici pouvait avoir parlé de Fort Hope avec quelqu'un à l'extérieur. Il le faisait presque chaque fois qu'il rencontrait quelqu'un dont il était sûr qu'il serait un atout pour le groupe plutôt qu'un problème. Mais on lui lançait bien plus souvent un regard mauvais quand il revenait au camp avec un nouveau qu'il était encore le seul à avoir approuvé, même si techniquement... Il était supposé être le seul à avoir son mot à dire dans ce qui se passait entre les murs de ce camp. Enfin, quelque part, il trouvait ça bien. Et puis cette femme ne lui paraissait pas avoir un mauvais fond. Elle parlait avec tant de douceur, elle avait un sourire tranquille et qui semblait aussi sincère que possible dans ce monde. Peu importe qui lui avait dit de venir ici, cette personne venait probablement de lui sauver la vie.

Un sourire triste plus loin, Logan se détourna sans rien ajouter. Il aurait sûrement eu à parler pendant des heures de ce qu'elle appelait les blessures intérieures. Il se sentait concerné et touché par cette douleur là plus que par une plaie par balle, mais il n'avait pas vraiment envie d'en parler. À quoi bon ? La souffrance resterait, d'autres épreuves viendraient. Il préférait ramasser les affaires de la jeune femme et les siennes et venir ensuite passer un bras sous celui de la jeune femme pour la soutenir alors qu'il l'emmenait à l'extérieur.

Il faisait encore un peu froid dans le Michigan et Logan fut traversé d'un frisson quand il mit le pied dehors. Il serra les dents en essayant de ne pas accélérer le pas pour éviter à sa patiente de perdre le rythme, même s'il rêvait de retrouver un peu de chaleur rapidement. L'infirmerie avait été déplacée suite à l'installation de tant de nouvelles personnes dans le groupe, et pendant une seconde, Logan manqua de descendre Grand Marais Street par réflexe, avant de se souvenir de tout ce qui avait changé ici en l'espace de quelques semaines. « Vous savez... Parfois, j'aimerais bien m'isoler dans un chalet au bout du monde, moi aussi. » avoua-t-il après quelques secondes à longer Essex Drive en silence. Aussi vrai cet aveu soit-il, il ne savait pas trop pourquoi il l'avait fait. Peut-être parce qu'il sentait sa détresse et que ça lui parlait un peu trop. « Mais, on est pas si mal ici. C'est confortable et...ça fait du bien parfois, de ne pas être seul, vous voyez ? » Il aurait pu faire une meilleure publicité pour le travail que ses amis et lui avaient accompli ici. C'était peut-être même ce qu'il aurait du faire, en tant que leader de cette communauté. Lui parler de l'électricité, des maisons, des défenses. Tout pour la convaincre qu'elle se sentirait mieux dans cet endroit que dans un petit chalet isolé et sans confort. Mais il n'avait aucune envie d'être Logan le chef de Fort Hope en ce moment et il ne lui disait que ce qui le convainquait encore de ne pas prendre la fuite. Les gens, être entouré et aimé malgré tout. C'était ce qui comptait vraiment, au final, non ? « La solitude, ça peut vite devenir difficile à supporter. Ici, une fois que les gens vous ont adopté, vous êtes comme un membre d'une grande famille et on vous retient quand vous manquez de tomber. »

Ils avançaient assez lentement et c'était plutôt frustrant pour un géant habitué aux grandes enjambées. Il eut l'impression de mettre des heures avant d'arriver enfin devant la maison qui leur servait d'infirmerie et plus encore à monter les marches du perron pour entrer dans la demeure. C'était calme, comme souvent. Quand il n'y avait pas de guerre ou d'épidémie de grippe, les survivants ne nécessitaient pas beaucoup de soins médicaux. Logan accompagna Callie jusque dans la petite pièce qui servait de salle d'intervention et l'abandonna là le temps de se mettre à la recherche de Katherine qu'il trouva occupée avec une patiente à l'étage. Il lui fit un rapide point de la situation avant de descendre avec elle retrouver la rouquine.

« Callie, je vous présente Katherine, c'est notre chirurgienne. Elle prendra soin de vous mieux que je ne l'aurais fait. » assura-t-il d'une voix tranquille tandis que la brune saluait sa nouvelle patiente et s'approchait pour ausculter la blessure. « Je vais vous laisser entre ses mains d'experte, mais on se recroisa sûrement dans le camp. Enfin, si vous voulez rester parmi nous, bien sûr. » Il lui adressa un sourire avant d'ajouter. « Si vous avez envie de parler un peu, n'hésitez pas. Je suis facilement repérable dans les rues. »

_________________


Makau mea naʻaupō. Pela ka mihi nui ihola
Keep calm and let Logan handle it

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