Around a drink--- Adrian and Juliet



InformationsContact
avatar
Messages : 56
Points : 163
Date d'inscription : 30/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 3 Juil - 13:17

Collision ?Adrian et Juliet Je sors précipitament et claque avec force la porte d’entrée de ma maison
Je n’avais aucunement envie d’affontrer la tornadre nommé Lyana
De toute façon on se réconcièllie très facilement à coup de petit truc pas très catholiques mais ça c’est une autre histoire
Franchement je l’avais un peu chercher
Cette femme était génial, mais bon sang qu’elle est possesive sur les bords
J’entends encore résonner dans ma tête c’est qui cri percant
J’essaye de chasser ces affreux souvenirs
Je peux vous jurez que si j’étais une minutes de plus mes tympans aurait saigner et je serais mort de ça
Elle doit être une ****** de soprane
Mais bref, je longe Essex Dr.
Les mains dans les poches, la culpabilité me rongeant à petit feu.
Franchement, j’avais besoin d’un remontant.
Qui me fasse devenir une larve, incapable de parler et de bouger.
C’est décidé ce soir, je bois comme un trou .
Et le lendemain, je dirais que rien ne c’est passé .
Le plan parfait .
Mais le petit problème .
C’est que l’accès de ma maison doit être farouchement gardé.
J’avais besoin de quelqu’un avec de l’alcool assez gentil pour le partager.
Mais je ne connais personne dans le camp .
Assez gentil pour faire ça .
En même temps depuis mon arrivée, je n’avais parlé à personne et j’en subis les conséquences actuellement
Il faut que je parle aux autres .
Que je rigole.


Je me sens seul dans ma maison
Ressaisis-toi Adrian !
Bon sang, t’es en train de devenir émotif ou philosophe ?!
Fonce comme tu le faisais avant
Je ne nous reconnais plus !!!
Notre force, c’était notre intrépidité et là ?
Tu fous quoi à réfléchir à ta vie qui est en passe de devenir une VDM pure et dur.
Je chasse toutes ces pensées de « liberté » de ma tête .
Mais elle continue de me triturer .
Peut-être avait-elle finalement raison ?
Je continue en passant par Grand Marais St .
J’entends les gens rentrée chez eux après une dur journée de labeur.
Ils avaient bien raison.
Alors moi un peu embarrassé puisque je n’avais pratiquement rien fais aujourd’hui.
Je regarde le sol.
Évitant in-extremis les rares personnes passant à côté de moi.
J’observe les maisons .
Elles sont toutes propres, ce qui est un exploit par les temps qui courent .
Soudain, je sens un choc devant moi.
Je me ressaisis .
Et regarde ce qui a causé ça .
Je vois une femme à vous couper le souffle, mais réellement
Je ne vais pas tester, mais si vous restez à la contempler comme je le fais là, il est possible qu’on vous retrouves dans une tombe, mort d’asphyxie .
Je vois ses affaires éparpillées par terre .
Je m’empresse presque par instinct de les ramasser .
Et les lui tends.
-Je.....je
Bon sang, elle me fait perdre tous mes moyens
Ressaisis-toi, c’est peut-être ta seule chance de pas être seul ce soir.
-Désolé pour ça ! Dis-je en désignant les affaires que je m’étais empressé de lui redonner.
Je passe ma main derrière ma tête.
Les femmes post-apo on-elle vraiment tout le don de nous faire perdre tous nos moyens ??
C’est à envisagé très sérieusement.
-C’est pas trop mon habitude de percuter les gens ! Dis-je avec un sourire taquin.
Je la dévisage peut-être un peu trop que la plupart des gens.
-Moi c’est Adrian, bon ben, j’y vais, je dois boire comme trou pendant toute la nuit et pleurer autant que la pluie en Automne .
Je me détourne d’elle .
Ah la vielle technique de l’homme malheureux mais gentil avec les femmes un classique.
Ne me juger pas !
Je ne veux pas me retrouver seul .


Dernière édition par Adrian M. Graham le Jeu 20 Juil - 20:18, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 814
Points : 1828
Date d'inscription : 08/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Lun 3 Juil - 19:34

Cela faisait un peu plus d’un mois que Juliet se rendait fréquemment au domicile d’Alair, dans le but d’y apprendre deux ou trois petits trucs plutôt utiles en cas d’apocalypse. Il fallait bien dire que c’était toujours pratique de savoir quoi faire face à une vilaine blessure, puisqu’il était prouvé que la panique n’arrêtait pas le sang de couler. Quoiqu’il en soit, les petites leçons que lui dispensait le docteur étaient très intéressantes, et la brune essayait d’en retenir le plus possible à chaque fois, notant les divers dires d’Alair sur un carnet, qu’elle amenait avec elle lors de leurs petites séances. Aujourd’hui, leur rencontre fut un peu plus courte que les autres, et Juliet ne tarda pas à ramasser ses affaires pour retourner sur ses pas, et regagner Fort Hope, où se trouvait sa maison.

La brune ne mit pas bien longtemps pour se retrouver devant les palissades, et une poignée de secondes plus tard, elle foulait le sol protégé du camp. Les bras chargés du livre de médecine qu’elle lisait en ce moment, de son bloc-note, et d’un paquet, qu’elle tenait serrés contre sa poitrine, la jeune femme observa d’un air distrait les quelques survivants qui déambulaient un peu plus loin. Fort Hope était un peu plus animé depuis l’arrivée des nouveaux habitants qu’ils avaient accueilli, quelques temps plus tôt. Et ce n’était pas vraiment pour déplaire à la brune, qui même si elle n’avait pas pris le temps d’aller se présenter à chacun, n’en appréciait pas moins leur arrivée. Juliet était tellement distraite par ces visages inconnus qu’elle n’avait pas fait attention où elle mettait les pieds, et son manque d’attention l’avait finalement conduite tout droit…dans un autre survivant.

Sous le coup de la surprise, Jules en lâcha ce qu’elle avait dans les bras, tandis qu’elle avait un mouvement de recul, un peu malgré elle. Son regard étonné tomba le visage d’un habitant qu’elle n’avait jamais rencontré, et qui la dévisageait désormais d’un drôle d’air. Un peu mal à l’aise, la brune ne sut comment réagir pendant quelques brèves secondes, n’ayant pas vraiment l’habitude que quelqu’un se fige subitement en tombant sur elle. Néanmoins, l’inconnu finit par reprendre contenance, et se baissa pour ramasser les affaires à terre de la jeune femme, avant de balbutier subitement quelques paroles qui firent froncer les sourcils de Juliet. Elle haussa un sourcil en fixant le jeune homme, récupérant ses affaires par la même occasion : « -Merci. » Le jeune homme avait l’air gêné, pour une raison qui échappait totalement à Juliet, qui finit par lâcher un petit sourire : « -C’est pas grave, t’en fais pas. Je regardai pas vraiment où j’allais moi non plus… » Elle haussa une épaule d’un air désinvolte, comme pour essayer de lui signifier que ce n’était pas vraiment un drame, et qu’il ne fallait pas en faire toute une histoire.

Le jeune homme finit par se présenter, puis après une dernière tirade, il tourna le dos de la jeune femme, provoquant un froncement de sourcils de sa part. Elle trouvait étrange qu’il se présente, même aussi brièvement, sans lui laisser l’opportunité d’en faire autant. Après tout, ils allaient vivre dans la même communauté, ce n’était sans doute pas plus mal qu’ils apprennent à faire au moins un peu connaissance. Si bien qu’avisant le dos du jeune homme, Juliet finit par relancer bien vite, alors qu’il n’avait fait que quelques pas : « -Tu sais…il paraît que ça fait un peu mec déprimé de boire, et de pleurer tout seul. Et je serai pas contre un verre en plus de ça. » Elle le gratifia d’un nouveau sourire, tandis qu’elle avançait de quelques pas pour arriver à sa hauteur. « -Il y a une salle commune, un peu plus loin, si jamais tu veux de la compagnie ! » Et comme si elle avait décidé de lui montrer le chemin, Juliet se mit en route vers la maison dont elle parlait, à peine quelques secondes plus tôt, et à laquelle tout le monde avait accès, sans même vérifier s’il la suivait ou non.

_________________
"I see humans, but no humanity"
On nous apprend à compter les secondes, les minutes, les jours, les années...mais personne ne nous explique jamais la valeur d'un instant. ♛ by endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 56
Points : 163
Date d'inscription : 30/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 3 Juil - 22:41

La sérénadeAdrian et Juliet Elle me rattrape .
Un sourire triomphant se dessine sur mon visage que je fais aussi disparaître aussi vite qu’il est apparu
Je pouvais me réjouir sans la vouloir, j’ai enfin trouvé mon partenaire de beuverie
Je remercie silencieusement le destin, la chance ou le hasard qui m’a fait un cadeau des plus appréciables .
Elle me propose avec douceur de venir dans la salle commune ?
Hein quoi ?
Les seuls endroits que je connaissais ici, c’était mon lit et la banquette arrière de ma Mercedes.
Elle part d’un pas léger vers cette salle commune.
Je la suis pas très rassurée .
Elle a l’air toute joyeuse, complétement le contraire de ce que je suis en ce moment même.
Sitôt arrivé à la maison qui n’avait pas l’air très accueillante de l’extérieur .
Je prends les devants passant doucement devant-elle .
Je rentre .
Mes yeux s’accoutument peu à peu à la soudaine lumière .
Je papillonne des yeux pendant quelque seconde.
Un peu étonnée, je découvre les fauteuils, table et tout, c’est truc comme ça .
Disposée un peu partout.
Moi qui croyais Fort Hope rustre et pas disposé à la détente, je me fourrais le doigt dans l’œil.
Je m’assois à une petite table avec que deux places dans le fond.
En l’attendant, je tape des mains sur la table .
Dans un rythme de plus en plus effréné .
Tout en chantonnant .
♪Avant hier, les querelles ont mis la frontière
Entre les parois de la chambre et celle du palier
La concierge ferme doucement la paupière
L'épouse volubile s'éloigne de plus en plus de la maisonnée♪

Assez ironique dans ma situation, vous ne trouvez pas ??
Elle doit me prendre pour un fou comme ça .
Mais c’est comme ça que je suis.
Musicien en peine sur les bords.
Percussionniste au bord de tomber du côté des métalleux
Bref je suis un musicien multi-genre
Cette idée me fait légèrement sourire
Je continue .
♪Ces jours-ci ta joue épouse le bar, Des sourcils se pose sur tes bourellets♪
Cela n'a aucun sens mais je vous déconseille d'essayer de comprendre le raisonnement
Je chantonne assez fort pour qu'elle l'entende

Je la vois finalement s’asseoir.
Aussitôt un peu fébrile.
Je n’avais pas eu beaucoup de contact à part Lyana depuis deux ans.
-C’est quoi ton petit nom ?
Je l’observe .
Je dirais qu’elle a dans la trentaine .
Et qu’elle a l’air d’être quelqu’un d’important dans le camp .
Vu sa connaissance des lieux et son assurance à ce qui semblerait à toute épreuve.
Je m’adosse à ma chaise.
Elle n’est pas très confortable, mais ces mieux comme ça .
Je lui demande essayant de parler avec une voix assurée comme avant.
-Ce n'est pas tout, mais où sont les fameuses bouteilles qui vont me permettre d’avoir une migraine affreuse demain
J’essaye de dire ça avec un ton assuré .
Mais j’ai peur de choquer celle qui se tient devant moi.
Je sais pertinemment que l’alcool fait faire de ces choses aux hommes et tout particulièrement à moi.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 814
Points : 1828
Date d'inscription : 08/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mer 5 Juil - 11:41

Juliet ne tarda pas à être rejointe par le jeune homme, Adrian, comme il le lui avait dit, et ils firent la route jusqu’à la salle commune ensemble, côte à côte. La jeune femme avait trouvé l’idée de cette salle vraiment chouette, elle qui permettrait aux survivants de pouvoir se rencontrer et discuter peut-être un peu plus facilement. Qui plus est, le lieu était assez grand, et permettait à un nombre assez important d’habitants de pouvoir s’y retrouver en même temps, ce qui était bien plus convivial. Quoiqu’il en soit, le petit duo ne tarda pas à arriver devant ladite maison, tandis qu’Adrian passait devant elle pour y entrer et découvrir les lieux. Jules lui emboîta finalement le pas, entrant à son tour dans la vaste pièce, avant de déposer ses affaires près de l’entrée, où elle les récupérerait en sortant.

Le regard azur de la jeune femme fit le tour de la pièce, vide, tandis qu’elle fronçait doucement les sourcils en entendant celui qu’elle avait accompagné jusqu’ici se mettre soudainement à parler tout seul. Elle l’observa en silence pendant quelques instants, se demandant ce qui lui prenait tout à coup, avant que l’ampoule ne s’allume enfin dans sa tête : il tapait des mains sur la table, dans un rythme qui n’appartenait qu’à lui, et Juliet en déduisit donc qu’il devait être en train de chanter…ou peut-être de rapper, elle n’en était pas vraiment certaine. Les paroles la laissèrent un peu confuse, mais elle préféra ne poser aucune question, tâchant de masquer la surprise qui s’était emparée d’elle. Elle finit par s’avancer jusqu’à la table qu’il avait choisi, au fin fond de la pièce, et s’installa à son tour, tandis qu’il arrêtait son petit numéro.

Juliet adressa un sourire poli à Adrian alors qu’il finissait par lui demander comment elle s’appelait. C’était vrai qu’elle n’avait pas pensé à lui dire son prénom lorsqu’il s’était lui-même présenté, quelques minutes plus tôt. A croire que ses bonnes manières avaient disparu en même temps que la quasi-totalité de la population mondiale. « -Je m’appelle Juliet. » Elle l’observa se mettre à son aise en silence, avant de lever un sourcil lorsqu’il demanda où il pouvait trouver de quoi se mettre la tête à l’envers. La brune esquissa un sourire en coin, avant de hausser une épaule, lui répondant comme si c’était la chose la plus naturelle du monde : « -Si tu veux picoler, il va falloir que tu trouves ta picole tout seul. L’alcool se fait rare de nos jours, et les survivants n’aiment pas forcément partager leurs bouteilles… » Tournée vers lui, elle le fixait dans les yeux, se demandant ce qu’il avait cru trouver dans leur salle commune. S’attendait-il à y trouver un bar, et un serveur prêt à répondre à ses besoins ? Pas de chance, il devait être sacrément déçu. Jules le fixa encore quelques secondes en silence, avant de détourner le regard quelques brèves secondes : « -Ça fait longtemps que t’es arrivé à Fort Hope ? T’étais où, avant ça ? » Après tout, si elle voulait qu’ils fassent un peu connaissance, ils allaient devoir parler d’eux. Du moins, un peu.

_________________
"I see humans, but no humanity"
On nous apprend à compter les secondes, les minutes, les jours, les années...mais personne ne nous explique jamais la valeur d'un instant. ♛ by endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 56
Points : 163
Date d'inscription : 30/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 5 Juil - 13:01

Regard ardentAdrian et Juliet Je vois la femme avec une expression gênée s’asseoir à côté de moi.
Bon, je pense qu’on va laisser un temps la musique.
C’est sûr que le rap ne plaît vraiment pas à tout le monde même en temps d’apocalypse .
Elle me dit qu’elle s’appelle Juliet.
-Tu as un joli nom ! Dis-je avec un sourire sincère pour une fois.
Elle m’explique que pour trouver de l’alcool, j’allais devoir le trouver tout seul.
Ce que je comprends .
Je hoche la tête et dis.
-Si l’accès de ma maison n’était pas farouchement gardé par une tornade humaine, je serais en ce moment même seul avec mes pauvres bouteilles , mais le hasard fait bien son travail non ?
J’appuie mes coudes sur la table .
Des gouttes de sueur perle sur mon front .
Je ne sais pas avec quoi il chauffe leur bâtiment officiel .
Mais c’est très efficace.
Je relève les manches de mon sweat-shirt gris à rayures noir .
Laissant apparaître les deux roses l’une noir et l’autre bleu sur mon poignet gauche et droit .
Je me souviens encore du pourquoi je mettais fais marquer ça .
La noire pour la fin d’une période de ma vie confuse et la bleu mon renouveau en rencontrant Amy et ma fille cachée
Je chasse aussitôt leur visage qui commençait à se dessiner dans ma tête.
Je sais que je vivrais toujours avec ce poids sur le cœur, mais pas la peine de rouvrir la plaie à chaque fois que j’évoque mon passé.
Elle me demande si ça fait longtemps que je suis là .
Je ne fais plus beaucoup attention au temps maintenant que ça ne sert à rien sauf peut être à l’agriculture
Et vous me voyez ramasser des carottes à 7 heures du matin.
Franchement non.
-Je suis arrivé vers fin janvier, mais le temps m’importe peu, vaut mieux ne plus pensé au passé et ne pas prévoir le futur par ces temps, avant j’étais sur la banquette arrière de ma voiture, perdue au fin fond du Michigan, mais bon avoir pour seule compagnie une voiture ce n'est pas franchement très bien, alors je suis là !
Je me tais pendant quelque instant observant avec attention ses réactions .
Je n'ai pas trop envie de passer pour le pestiféré du fort .
Même si avec ma poussée d’inspi de tout à l’heure, j’ai l’air d’être très mal parti.
Je croise son regard.
J’essaye d’y lire dedans .
Je sais ça peut paraître très bête .
Mais les services secrets utilisent des méthodes comme ça et peuvent déduire à partir d’un sourcillement de sourcil ou un microscopique mouvement de l’iris ce que l’interrogée pense.
Alors je tente de savoir ce qu’elle faisait avant .
Mais bon, puisque je n’ai pas eu une dizaine d’années d’entraînement dans ce domaine ça ne fonctionne pas très bien pour moi.
Je détourne embarrassé mon regard, tout en mordant le bas de mes lèvres.
-Avant j’étais un chanteur, compositeur !
Je prends une pause
-M’enfin tout dépend de l’avis des gens sur mon style de musique sur ce point-là ! Et toi tu faisais quoi avant ?


HRP:
 


Dernière édition par Adrian M. Graham le Jeu 20 Juil - 20:19, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 814
Points : 1828
Date d'inscription : 08/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mer 5 Juil - 22:43

Juliet ne pouvait pas vraiment prétendre qu’elle était une grosse curieuse de nature, qui adorait mettre son nez où on avait pas besoin d’elle. Elle respectait le fait que chacun puisse avoir son petit jardin secret, qu’il refusait de partager avec qui que ce soit, et dont il gardait farouchement l’accès. Elle-même n’était pas une grande bavarde quand il s’agissait de parler de sa vie, ou de son passé, et elle avait tendance à ne lâcher que quelques bribes d’informations par-ci, par-là, mais sans jamais faire de longues confessions. La seule personne au monde pouvant se targuer de tout connaître de la jeune femme était sans doute Maddie, car Juliet devait bien avouer que se confier était toujours nettement plus facile à faire par écrit que face à une personne dont elle pourrait jauger toutes les réactions. Quoiqu’il en soit, elle n’avait pas vraiment cherché à se montrer envahissante avec ses questions à destination d’Adrian, juste à essayer de le connaître un peu mieux. La brune ne put s’empêcher de froncer les sourcils lorsque le jeune homme lui révéla qu’il avait rejoint leur communauté en janvier, alors même qu’elle ne l’avait jamais vu jusque-là. C’était bizarre, car même si leur camp était assez grand, les deux survivants avaient parfaitement réussi à s’éviter soigneusement pendant près de deux mois, sans même le faire exprès. Jules écouta la suite de ses mots, hochant simplement d’un signe de tête, en se demandant si elle partageait réellement son point de vue.

Juliet allait enchaîner, voulant lui demander comment il trouvait le camp, et sa vie dans les lieux, quand l’attitude d’Adrian la coupa net dans son élan. Il se mit à la regarder droit dans les yeux, pendant de longs instants, de façon de plus en plus insistante, sans que la jeune femme ne comprenne vraiment ce qui lui prenait subitement. Il la fixait longuement, sans sourciller, sans prononcer le moindre mot, et ça commençait presque à devenir un brin dérangeant. D’autant plus que les yeux de son interlocuteur étaient assez troublants, bien qu’elle tâchait de ne rien en laisser paraître. Malgré son inconfort face à cette situation assez inhabituelle, Jules ne baissa pas les yeux pour autant, elle qui d’ordinaire était si douée au jeu de « celui qui tiendrait le plus longtemps avant de baisser les yeux ». De toutes façons, Adrian cédait déjà, et détournait le regard, l’air gêné, fuyant soudainement le regard azur de la jeune femme, avant de confesser qu’il était un chanteur. « -Chanteur ? Ah…bah ça explique ton petit show de tout à l’heure ! » Elle essayait de se montrer amicale, peut-être pour éviter qu’il ne se sente encore plus mal à l’aise qu’il ne semblait l’être à cet instant précis, se laissant même aller à esquisser un petit sourire.

Finalement, Juliet du se faire une raison, et se dire qu’elle n’aurait pas droit à son petit verre, ce qui lui arracha une petite moue déçue. Elle avait travaillé longuement chez Alair, et estimait qu’elle méritait un petit remontant pour l’occasion. Tant pis, elle attendrait d’être rentrée, et proposerait peut-être même à Maddie de partager une bouteille avec elle. Après tout, il était peut-être temps que les deux jeunes femmes songent à se réconcilier. Ou plutôt, que Juliet accepte de reparler à sa meilleure amie. La jeune femme eut un léger soupir à cette simple pensée, avant de finalement répondre, enfin, à la question qu’Adrian lui avait posée. « -J’étais propriétaire d’une galerie d’art, avant tout ça. » D’un regard, elle engloba la pièce, mais bien sûr, elle pensait surtout au monde au-delà de ces murs, de ces fortifications, et aux rôdeurs qui peuplaient désormais leurs rues. Elle aurait aimé, un jour, pouvoir dire qu’elle était une artiste, une peintre plus ou moins reconnue, peu importait au final, tant qu’elle faisait ce qu’elle aimait pour vivre sa vie. Mais le destin en avait décidé autrement, et Juliet avait laissé ses rêves de peinture de côté pour élever sa fille, sans jamais le regretter. Elle haussa finalement les épaules, tandis qu’elle finissait par croiser les jambes : « -Maintenant, je suis plus qu’une survivante parmi tant d’autres. »

_________________
"I see humans, but no humanity"
On nous apprend à compter les secondes, les minutes, les jours, les années...mais personne ne nous explique jamais la valeur d'un instant. ♛ by endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 56
Points : 163
Date d'inscription : 30/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 6 Juil - 0:29

Jazzy, my lady !!Adrian et Juliet



-Ça avait l’air bien !
Je la dévisage pendant moins d’un seconde.
L’esquivant son regard.
Bon sang arrête Adrian !
La partie romantique et poétique qui sommeille en moi que je ne veux absolument faire émerger de la carapace émotionnelle veut se perdre dans la mer de couleur dont ses yeux sont dotés.
Je sais, c’est très imagé hein ?
Je ne peux pas m’en empêcher, c’est comme ça .
Je suis sûrement une âme en peine errante .
Elle me dit avec de la peine dans sa voix.
Qu’elle n’est plus qu’une survivante comme une autre.
Je réfléchis à ces paroles pendant quelque instant .
J’avais peut-être tort tout à l’heure ?
Finalement, il faut accepter ce qui nous définit et en tirer un avantage même dans des moments comme ça .
Mais bon vu comment je viens de mettre une vitre à l’épreuve des balles entre moi et Juliet pas question de commencer à refaire le monde à grand coup de slogan hippie .
Je lui demande tout de suite intéressé .
-Et tu peignais des trucs  ?
J’attends sa réponse avec une impatience non cachée .
Je ne sais pas grand-chose de la peinture.
Ma piètre culture sur ça se résume à Léonard de Vinci et la peinture Contemporaine.
Mais bon au point où j’en suis arrivé.
-Et tu avais quoi comme style ? Dis-je avec un sourire éclatant
J’écoute avec attention buvant pratiquement ses paroles comme un junkie devant un petit sachet.
Je ne pensais pas que la peinture pouvait être aussi intéressante .
De toute façon avec l’éducation que j’ai reçue, je ne connaissais pas tout ça.
Pour moi pendant mon adolescence l’art, c’était juste un truc de bourgeois déconnecté de la réalité qui s’extasiait devant des tâches .
Mais finalement, c’était tout autre chose
D’un ton passionné, je lui dis .
-Ben ça alors je ne pensais pas que la peinture, c’était si intéressant ( je baisse les yeux vers la table un peu honteux de mon passé ) quand on passe autant de temps avec la police aux trousses, ou a essayé de pas mettre ses parents en colère et avoir comme seule raison que l’école, c’est bien ennuyant, on n'a pas le temps de passé du temps à contempler ceux qu’on a juste devant ses yeux.
Je mets sous silence mon ancien avis sur la question.
J’ai l’impression d’être un bout de métal entre le marteau et l’enclume.
Martelé, écrasé devant l’aura de Juliet finalement la soirée allait finir à qui rend l’autre le plus embarrassé .
Je me lève essayant de reprendre mon assurance perdue .
-Tu veux écouter le peu de musique que je connais ?
Je lâche mon sourire le plus sincère, gentil, éclatant bref remplis d’adjectif « bon » que je pouvais lui donner.
Peut-être ça allait dissiper la tension qui c’est installée entre nous deux peut être pas si punitive que ça .
Je m’empresse d’aller vers la sono et tout le matériel qui va avec.
Je le trifouille pendant quelque seconde à la vitesse de la lumière et sort un disque où je garde mon disque le plus précieux et important à mes yeux.
« What a wonderful world » de Louis Armstrong .
Je joue très vieux jeux et certains de mes fans les plus assidues et qui sont sûrement réduit à l’état de cadavre à ce moment même ne me reconnaîtrait pas.
Les premières paroles de la musique s'élève me transportant dans  le passée

I see trees of green, red roses too
I see them bloom for me and you
And I think to myself what a wonderful world
I see skies of blue and clouds of white
The bright blessed day, the dark sacred night
And I think to myself what a wonderful world

Nostalgie toi qui me prends
Je reviens vers Juliet d’un pas assurée et gentleman comme diraient mes confrères britanniques
-Alors ça ( dis-je un peu gêné, je n’avais pas l’habitude de l’écouter avec quelqu’un d’autre ) ne te fait pas trop saigner les tympans ? Dis-je avec un rictus pour appuyer cette blague un peu lourde je l’avoue .



HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 814
Points : 1828
Date d'inscription : 08/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Sam 8 Juil - 17:36

Finalement, Adrian avait détourné le regard, arrêtant de la fixer de cette façon aussi insistante qu’il le faisait jusqu’à cet instant, tandis que la jeune femme finissait par lui révéler à son tour ce qu’elle faisait avant la fin du monde. Il réagit instantanément, en lui répondant que son boulot avait l’air bien, et Juliet répondit par un hochement de tête enjoué. Evidemment, lorsque l’on avait fait de sa passion, l’art en l’occurrence, son métier, ça ne pouvait qu’être bien. Et puis, pour être honnête, certains jours, la brune n’avait même pas l’impression de travailler réellement tellement elle aimait ce qu’elle faisait à l’époque. Elle ne put s’empêcher d’avoir un petit sourire nostalgique à la simple évocation de sa galerie, qui lui avait demandé beaucoup d’efforts et de sacrifices, mais dont elle avait été également très fière. La jeune femme fut arrachée à ses pensées par une nouvelle question d’Adrian, alors qu’instinctivement, Juliet tournait son regard vers lui. « -Oui, je peignais, avant. Beaucoup, même. Mais j’ai jamais exposé mes tableaux. » Elle ignorait combien de temps elle avait pu passer devant une toile, sa palette dans une main, ses peintures éparpillées sur la table à côté d’elle. Juliet peignait tellement qu’elle avait fini par transmettre sa passion à Eulalie, sa fille, qui se débrouillait elle-même comme une chef avec un crayon ou un pinceau. Les moments que la mère et la fille avaient partagé ensemble dans l’atelier à l’arrière de la galerie resteraient parmi les préférés de Juliet. Gravés à jamais dans sa mémoire, et dans son cœur. Elle lui expliqua ensuite qu’avec la fac, elle avait eu l’occasion de s’essayer à plusieurs styles de peinture, au réalisme, au romantisme, et même au pop style, mais qu’elle avait toujours eu une préférence pour les tableaux réalistes, sans une tonne de fioritures. Elle aimait les choses simples, au fond, même si la simplicité ne faisait plus partie de leur vie depuis une éternité maintenant.

C’était fou comme le fait de parler de quelque chose que l’on aimait vraiment, pouvait faire du bien. Parler d’art avait toujours eu cet effet là sur elle, ça la rendait très bavarde, et elle en devenait vite intarissable, au point de parfois monopoliser la parole, sans même s’en rendre compte. Néanmoins, Juliet finit par s’arrêter de parler, non sans avoir un dernier petit sourire. Peut-être que c’était ça la clé du bonheur, parler de peinture toute la journée. Adrian profita de ce silence pour prendre la parole à son tour, tandis que la brune l’écoutait en penchant doucement la tête. Elle ne le connaissait pas, mais à ses paroles, il n’avait pas eu l’air d’avoir eu une vie facile, avant que leur monde ne s’écroule. Elle acquiesça malgré tout à ses paroles, comprenant parfaitement où il voulait en venir. Elle savait bien qu’elle avait eu une enfance dorée, qu’elle n’avait jamais manqué de rien, et qu’elle avait même eu plus que ce dont elle avait besoin. Mais elle savait bien que ce n’était pas le cas d’autres personnes. L’art la passionnait, elle, mais pour d’autres, il n’était qu’une perte de temps, pure et simple. Heureusement, Adrian semblait réceptif à ses paroles, ou au moins, si elle le soûlait, il avait la délicatesse de ne pas en faire part, et de feindre à la perfection d’être intéressé. En revanche, elle estima qu’il valait peut-être mieux attendre encore un peu pour lui demander pourquoi la police était si intéressée par lui. Même demandé sur le ton de l’humour, ça risquait de jeter un certain froid. De toutes façons, elle n’était pas du genre à poser des questions indiscrètes.

Lorsqu’Adrian proposa finalement de mettre de la musique, Juliet hocha d’un signe de tête, avant de l’observer se lever. Elle l’entendit farfouiller, puis les premières notes de musique s’élevèrent, emplissant la salle commune. Sans même s’en rendre compte, la brune finit par fermer les yeux, se laissant totalement porter par cette musique d’une autre époque. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas écouté de musique, si longtemps qu’elle ne se rappelait même plus de la dernière fois en question. Ce n’était sans doute pas la chanson qu’elle aurait choisi si on lui avait donné le choix, mais ce n’était au final pas si mal que ça. C’était même…agréable. Le jeune chanteur ne tarda pas à revenir s’installer, tandis qu’en l’entendant prendre la parole, Jules rouvrait les yeux, pour les poser sur son visage. Elle esquissa un petit sourire amusé, sans même avoir à se forcer, avant de lui répondre enfin : « -J’ai l’impression que la chanson n’est plus vraiment d’actualité… » En effet, on ne pouvait plus vraiment dire de leur monde qu’il était merveilleux. Il était devenu dangereux, impitoyable, merdique, horrible. Mais certainement plus merveilleux. Mais comme cette phrase sonnait bien trop fataliste, Juliet reprit presque aussitôt : « -Mais ça reste une belle chanson. Et ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas entendu de musique. » finit-elle par confesser. Elle aurait pu rester là des heures, à écouter de la musique. Bon, pas forcément cette musique-là, et encore moins en boucle, mais c’était sans doute mieux que rien.

_________________
"I see humans, but no humanity"
On nous apprend à compter les secondes, les minutes, les jours, les années...mais personne ne nous explique jamais la valeur d'un instant. ♛ by endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 56
Points : 163
Date d'inscription : 30/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 8 Juil - 20:34

Aristote JrAdrian et Juliet -T’a pas tort, elle est sortie, je crois bien avant que je naisse ! Après, c’est sûr qu'en ce moment, la joie de vivre ne court pas les rues .
Avec un regard triste, je regarde au loin .
Ça me fait chaud au cœur qu’elle aime cette chanson .
Peut-être que cette conversation ne va pas être un désastre pire que l’apparition des mort vivants .
-La musique me manque terriblement, même entendre les joueurs de guitare dans les rues !
Pensif, je réfléchis, je ne vais pas me mettre à divaguer et sortir des paroles qui pourraient m’enfoncer jusqu’au cou dans la boue.
-Certaines personnes carburait grâce à leur famille, en ces temps d’autre en trucidant des métalleux, la plupart à cause de la peur constante, moi je carburais avec la musique, c’est ce qui me permettait de me lever tout les jours d’affronter le regard des autres, la pression permanente et depuis tout ça là, on se croirait dans un monastère à ciel ouvert, on s’en réjouis un peu au début du calme, comme si on était dans la campagne à cultiver ses champs du matin au soir alors qu’on est en pleine ville, mais après quelqu’un tout ça te manque, le voisin qui crie contre un passant, les klaxons des taxis bien trop pressée de se remplir leur poches de billet vert, le décollage d’un avion, les spectacle, les anciens sur un banc à discuter du sport aujourd’hui .
Hou là Ad tu devrais arrêter de parler avant qu’elle te prenne pour un retourné du cerveau .
-Bref, la musique me manque !
Un bref moment de silence passe .
Un peu comme dans les Western quand le shérif et le truand locale s’affrontent du regard avant de daigainer leur revolver huilé tout les jours avec soin.
J’ai été bercer par ça !
Que voulez-vous !
-Manque plus que la botte de foin qui passe entre nous et l’illusion d’un mauvais film du « Far West » serait parfaite ! Dis-je pour briser le silence .
Je regarde la table vide qui nous sépare .
Décidément alcool, tu dois venir à notre secours .
-Je vais voir si j’ai un peu d’alcool dans ma voiture ou essayer de m’infiltrer tel un ninja dans ma maison, ça te dérange de rester là ?
Je m’en veux à mort de là laisser en plan comme ça .
Pendant que je franchis la porte, je m’attends à entendre sa chaise crisser sur le parquet ciré.
C’est ce qu’il arrive .



HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 814
Points : 1828
Date d'inscription : 08/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Lun 10 Juil - 17:49

La musique continuait de se déverser depuis l’enceinte, emplissant la pièce, tandis que Juliet bougeait le bout du pied en rythme. Elle hocha vivement d’un signe de tête aux paroles d’Adrian, se souvenant qu’elle entendait déjà cette musique lorsqu’elle était gosse et qu’elle accompagnait son père à ses après-midis au golf, dans le but d’épater tous ses prétendus amis de l’époque. Son regard azur n’avait pas quitté le visage du jeune homme, tandis qu’elle aussi se faisait la remarque que la musique lui manquait vraiment, elle qui avait l’habitude d’en mettre, à la moindre occasion : sous la douche, quand elle se préparait le matin, quand elle peignait, dans la voiture, bien sûr…ils étaient rares les moments de réels silences dans la vie de Juliet. Que n’aurait-elle pas donné pour réentendre sa chanson préférée, une dernière fois. Au moins, elle avait toujours les moyens de pouvoir continuer à exercer son art, et ce n’était pas si mal, elle n’avait vraiment pas à se plaindre sur le sujet.

Prise dans ses souvenirs, la jeune femme réfléchissait à la dernière fois où elle avait entendu de la musique, mais elle avait beau fouiller sa mémoire, elle était tout simplement incapable de s’en rappeler. La voix d’Adrian la rappela à la réalité, tandis que la jeune femme l’écoutait parler, un long monologue qui lui fit légèrement froncer les sourcils. Oui, leur vie avait changé, personne dans ce monde ne pouvait le nier. Mais elle n’était pas vraiment certaine que le mot « calme » soit celui qui convenait le mieux. Les dangers, les râles des morts qui s’étaient relevés, Juliet ne trouvait pas ça vraiment calme. Sa vie d’avant lui manquait à elle aussi, bien sûr, mais elle était prête à vivre toutes les apocalypses imaginables juste pour revivre une seule journée comme avant, tant qu’Eulalie en faisait partie. Mais elle savait bien que c’était impossible, tout comme elle commençait à douter qu’il soit possible pour eux de retrouver un jour un semblant d’humanité, ou de société. La fin du monde leur avait tout pris.

Lorsque le jeune musicien renchérit en lui répétant que la musique lui manquait, Juliet esquissa un petit sourire en coin : « -Oui…tu m’as l’air bien nostalgique… » Et elle le comprenait parfaitement, c’était difficile de ne pas regretter leur ancien monde, aussi imparfait était-il. De nouveau, un certain silence s’étira entre eux, tandis que la brune replongeait dans ses souvenirs, à des kilomètres de la salle commune. Et la jeune femme était quasiment certaine de sentir son humeur se renfrogner de seconde en seconde, et si la tendance ne s’inversait pas très vite, c’était une bonne soirée de déprime qui s’annonçait. Si bien que lorsqu’Adrian se leva en annonçant qu’il allait à la recherche d’alcool, Jules ne tarda pas à se lever à son tour : « -Je t’accompagne. » Ça ne la dérangeait pas vraiment de rester seule dans la salle, mais elle préférait éviter d’avoir pour seule compagnie ses pensées. Au moins, au côté d’Adrian, elle n’aurait pas à repenser à toutes ces choses mélancoliques. Ils regagnèrent donc côte à côte les rues de Fort Hope, tandis que la jeune femme saluait d’un geste de main les survivants qu’ils croisèrent. Elle laissa le jeune rappeur prendre les devants, alors que ses paroles lui revenaient en tête : « -Pourquoi tu dois t’infiltrer en douce dans ta maison, au fait ? » Elle se souvenait aussi de l’évocation d’une tornade chez lui, qui semblait garder farouchement l’entrée, empêchant le jeune homme d’y avoir accès comme il l’aurait souhaité.

_________________
"I see humans, but no humanity"
On nous apprend à compter les secondes, les minutes, les jours, les années...mais personne ne nous explique jamais la valeur d'un instant. ♛ by endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 56
Points : 163
Date d'inscription : 30/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 10 Juil - 19:47

Cher BelgiqueAdrian et Juliet Elle se lève et me prévient qu’elle m’accompagne sans me retourner, je lui dis :
-Je ne garantis pas que tes oreilles sortent indemnes de cette excursion en territoire hostile .
Je ne pense pas que si je ramène Juliet même sans arrière pensé chez moi, Lyana et elle devienne pote comme cochon je vois plutôt leur rencontre par un combat de chignons et de coups de talons dans ta face ou un truc du genre .
Et moi penaud en train d’observer la scène .
Je décide d’aller à la maison en premier et à la voiture en dernière nécessité .
Elle me demande pourquoi je dois m’infiltrer dans ma maison.
-C’est une habitude chez moi avant j’étais de la CIA, tu sais, j’ai été renvoyé à cause d’une sale histoire de cookie ! Dis-je pour détendre l’atmosphère .
Oui, j’ai un humour légèrement puéril et je détestais notre gouvernement même s'ils nous auraient bien servis par ces temps .
Et j’assume complètement ce que je dis.
Je vois qu’elle sérieuse.
Pourquoi je suis sensé me démener pour pas plomber cette soirée toutes les secondes
-Euh, c’est-à-dire que....j’ai eu un différend avec ma colocataire et je me suis fait chassé à coup de balais
Je regarde le sol avec honte .
-Bref, il l’heure de savoir si elle rôde toujours .
Je m’avance doucement vers la porte d’entrée .
Je regarde à travers le joudas tout est nickel .
Les éclats de verre sont enlevés quand je vous disais une tornade qui détruit tout sur son passage .
Je n’exagérais rien .
Je dresse mon pouce vers le haut .
Honnêtement, on ne c’était même pas concerté avant et je ne sais même pas si elle me suit .
Je tourne avec douceur la poigne .
M’attendant à voir à tous moment son visage rouge et furibond.
Mais pour mon plus grand bonheur son visage n’apparaît finalement pas .
Je rentre dans le salon passe à côté des canapés .
Je vois son dos dépassé à un rythme régulier .
J’admire ce beau brin de femme qui a été une authentique amazone du moins le temps de notre violente dispute
Je me dirige vers la cuisine où sont entreposé les précieuses bouteilles .
Je fouille jusqu’à trouvé deux bouteilles de bière venue tout droit des usines belges
Je me demande comment est l’Europe est en ce moment !
J’penses pas qu’ils se soit aussi bien sortit vu le taux d’arme au USA dans l’Avant
-Bingo, venez par ici mes petites ! Dis-je avec un sourire dissimulé en prenant les bières
Je repars le pas guilleret et pratiquement en sifflotant .
J’ignore si Juliet m’a attendue dehors ou m’a suivie j’étais trop occupé à dénicher ces petites merveilles .
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 814
Points : 1828
Date d'inscription : 08/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mer 12 Juil - 13:49

Finalement, il ne leur fallut que quelques instants pour quitter la salle commune, et retrouver les rues de Fort Hope. Elle ignorait où habitait Adrian, il fallait dire qu’avant leur rencontre un peu plus tôt, elle ignorait jusqu’à son existence, si bien qu’elle le suivit sans se poser de question. En cours de route, les paroles que le jeune chanteur avait prononcé un peu plus tôt lui étaient revenues en tête, si bien que spontanément, Juliet lui avait demandé pourquoi il devait s’infiltrer en douce dans sa propre maison. A la réponse du survivant, elle glissa lentement un regard en biais vers lui, en fronçant doucement les sourcils. A ses mots, la brune se demanda si elle n’avait pas mis les pieds où il ne fallait pas, ou avait abordé un sujet problématique. Car c’était la seule manière d’expliquer les propos étranges du jeune musicien. Ah moins que…quoi, c’était de l’humour ? Décidément, ça devait faire bien longtemps qu’elle n’avait pas rigolé franchement. « -Hm…je vois… » Elle plissa les yeux, sans savoir quoi répondre d’autre. Il fallait dire qu’il l’avait un peu prise de court. Mais Adrian reprenait déjà, lui expliquant finalement les véritables raisons de ses gestes. « -Ah…les joies de la colocation…Je suis sûre que tu sauras te faire pardonner ! » Elle lui adressa un petit sourire sincère, repensant à sa propre colocataire. Elle avait la chance incroyable qu’il s’agisse aussi de sa meilleure amie, ce qui réduisait sans doute les scènes du même genre que celles entre Adrian et la fille avec qui il vivait. Même si, au fond, les choses n’étaient pas très roses entre elles en ce moment.

Sur les pas d’Adrian, Juliet finit par arriver devant une maison, à laquelle elle n’avait jamais vraiment fait attention jusqu’alors. Elle ne put retenir un petit sourire amusé en voyant toutes les précautions que semblait prendre le jeune homme, comme s’il craignait vraiment que sa colocataire ne lui retombe dessus, pour lui faire passer à nouveau un mauvais quart d’heure. Mais la voie semblait libre, et après quelques nouvelles hésitations, le rappeur finit par rentrer chez lui. Après une brève seconde à se demander ce qu’elle devait faire, Jules finit par lui emboîter le pas, et par entrer à son tour dans la maison, refermant la porte derrière elle. Sauf que lorsqu’elle se retourna, Adrian avait disparu, et la brune ne se sentait pas vraiment de se lancer à sa recherche dans une maison où elle n’avait jamais mis les pieds. Si bien qu’elle l’attendit sagement dans l’entrée, en regardant tout autour d’elle pour s’occuper. Cette maison ressemblait pas mal à la sienne, mais ce n’était pas vraiment étonnant, toutes les maisons du quartier avaient dû être pensées de la même manière. Heureusement, elle ne resta pas seule bien longtemps, et le locataire des lieux refit son apparition, deux bouteilles en main.

Juliet riva son regard vers le visage d’Adrian, avant d’aviser le salon, pas très loin de là. « -Est-ce qu’on peut squatter ton canapé, ou ta coloc risque de sortir les griffes ? » Elle préférait poser la question, plutôt que de s’installer tout de suite comme si elle était chez elle. Autant dire que la brune n’avait aucune envie de se retrouver au milieu d’une quelconque dispute, elle avait largement eu son compte ces derniers temps. A mieux y réfléchir, elle s’était même assez pris la tête pour toute une vie, et elle n’aspirait désormais plus qu’à une vie tranquille, sans cri, si possible.

_________________
"I see humans, but no humanity"
On nous apprend à compter les secondes, les minutes, les jours, les années...mais personne ne nous explique jamais la valeur d'un instant. ♛ by endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 56
Points : 163
Date d'inscription : 30/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 12 Juil - 20:39

C'est que du mytheAdrian et Juliet Je la vois dans l’entrée à attendre, je me sens un peu bête avec mes deux bouteilles devant cette femme .
Elle me dévisage puis regarde le salon.
-Bien sur.....[le fait que Lyana est sur le dit canapé arrive jusqu’à mon cerveau] euh non enfaite [je passe de nouveau ma main dans mes cheveux] elle y a élu domicile justement pour guetter mon arriver et me taper avec un balais ou un truc du genre ! Dis-je avec un sourire malicieux...
Je me creuse la tête à la recherche d’une idée .
-On pourraient s’asseoir sur les marches de la porte d’entrée et regarder le soleil décliner progressivement ?
Je sais, c’est l’idée la plus ringarde de l’année et de loin.
-Ça fait un peu roman à l’eau de rose non ?
Embarasé par son regard je décapsule ma bière prématurément, j’en bois une gorgée aussitôt .
Le liquide jaunâtre dégouline sur mon menton, je l’essuie rapidement avec la manche de mon sweat .
L’alcool commence à faire effet, je me sens plus libre, moins stressé.
Je regarde de nouveau Juliet elle a l’air d’être plus belle comme si une équipe de maquilleurs hystérique là ceux que je détestais par-dessus tout quand je fais un concert, lui avait fait un brushing et tous ces trucs de fille
L’image de ma Mercedes traverse mon esprit déjà embrumé .
Non-mauvaise idée .
J’ouvre doucement la porte d’entrée et m’assois sur les marches m’adossant au mur, les maisons brillent comme des phares dans l’obscurité grandissante .
Je suis un poète ! Vous l’aviez déjà oublié ?
-Comment on est arrivé à faire tout ça là ! [je désigne du doigt les maisons et la palissade au loin] On dirait le jardin d’Eden en enfer, ou l’île pour les héros en Enfer dans la mythologie grecque là !
[je tente tant bien que mal de me remémorer le nom de cette foutue île] c’est sûr que moi, j’irais comme tout le monde dans les prairies infini où on perd la mémoire...le Pré de l'Asphodèle, je crois, [ elle m'adresse un regard supris ] eh oui le seul prof sympa avec ses élèves et le seul dont je n'ai pas mené la vie dure était un passionné d'histoire antique, et il vivait dans notre quartier le soir quand il sortait les poubelles et qu'il me voyait jouer avec un ballon de foot il venait me voir plus me raconter la mythologie [j'inspire un grand coup en me remémorant ces instants si agréable] , les plus optimiste ou naif diront qu’on est tous des héros, mais franchement piller des magasins et voler des affaires dans les voitures, fuir le monde et toute ces CENSURE là ça n’a rien d’héroique.

Je prends une nouvelle gorgée .
-Bon sang, je ne pensais pas qu’une bière pouvait être aussi bonne .

Je fais un signe de la tête vers sa bouteille qu’elle tient fermement entres c’est mains .
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 814
Points : 1828
Date d'inscription : 08/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Dim 16 Juil - 19:03

Heureusement, Juliet ne resta pas seule bien longtemps dans l’entrée, et Adrian ne tarda pas à l’y rejoindre, avec deux bouteilles à la main. Elle avait proposé qu’ils aillent se poser un peu sur le canapé, pour se détendre et discuter, mais le jeune homme ne tarda pas à lui apprendre que sa colocataire s’y trouvait, et il ne semblait pas vraiment mourir d’envie d’aller l’y retrouver, par peur de se faire passer un savon. Pourtant, elle avait bien dû entendre leur arrivée, un peu plus tôt, et il n’y avait toujours aucun signe d’une nana furax armée d’un balai prête à les accueillir. Mais la brune décida de croire Adrian, et tandis qu’il lui proposait une alternative, Juliet tourna le regard vers le chanteur, avant d’acquiescer d’un signe de tête. Il semblait gêné par sa propre proposition, si bien que la jeune femme lui adressa un petit sourire rassurant : « -Non, c’est une bonne idée. Le monde est assez pourri comme ça, il faut bien profiter de chaque petit plaisir de la vie. » Elle finit par attraper sa bouteille, puis suivit le survivant hors de la maison, avant de prendre place à son tour sur les marches.

Une fois assise, Jules en profita pour ouvrir sa bouteille de bière, et en avaler une longue gorgée en fermant les yeux. Un coucher de soleil, et une bouteille de bière, on n’aurait pas pu rêver mieux, pas vrai ? C’était paisible, agréable même, et la brune puisa dans cette vision presque idyllique un peu de réconfort. Elle était en train de porter une nouvelle fois la bouteille à ses lèvres lorsque la voix d’Adrian brisa le silence entre eux. Regardant droit devant elle, tandis qu’il s’exprimait, Juliet finit par le fixer une nouvelle fois, non sans cacher sa surprise face aux mots qu’il employait, mais elle ne fit rien pour l’arrêter. Elle n’était pas certaine d’être une héroïne, loin de là même, elle n’était que Juliet, survivante, sans rien de particulier. Elle n’avait jamais rien fait de remarquable dans sa vie, elle n’avait sauvé personne, et personne ne se souviendrait d’elle quand elle aura rendu son dernier souffle. Mais ce n’était pas bien grave, et Juliet l’acceptait volontiers.

Elle était en train de boire une nouvelle gorgée, lorsqu’Adrian la tira de ses pensées, et qu’elle esquissait un sourire en réponse. « -C’est vrai…l’alcool n’a jamais fait autant de bien que depuis le début de l’apocalypse. » Lorsque la dure réalité de leur nouvelle vie devenait trop pesante, il leur suffisait d’abuser un peu sur la bouteille, pour oublier, le temps de quelques instants, que tout partait en vrilles autour d’eux. Non pas que ça lui soit arrivé récemment, même si ce n’étaient certainement pas les occasions qui avaient manqué. La brune resta silencieuse encore quelques instants, regardant tout autour d’elle pour profiter du déclin du soleil sur Fort Hope. Au bout de quelques secondes supplémentaires, elle ramena l’un de ses genoux contre sa poitrine, avant de tourner son regard bleuté vers Adrian : « -Je me demandais…t’as toujours été aussi bavard, ou ça date de l’apocalypse ? » Elle essaya de garder un air sérieux pendant quelques secondes, mais les coins de ses lèvres se relevèrent bien vite dans un petit sourire amusé. Il n’y avait rien de méchant dans les propos de la demoiselle, au contraire, elle trouvait le musicien assez sympathique, même si elle ne comprenait pas toujours où il voulait en venir.

_________________
"I see humans, but no humanity"
On nous apprend à compter les secondes, les minutes, les jours, les années...mais personne ne nous explique jamais la valeur d'un instant. ♛ by endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 56
Points : 163
Date d'inscription : 30/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 17 Juil - 12:26

My DoooleeerAdrian et Juliet -Plutôt de l’apocalypse, tous les soirs, j’aime bien parler à nos amis les goules ! Dis-je en souriant de toutes mes dents
Je reprends encore une gorgée, ce liquide si nocif, soit-il me berce.
Je détaille son visage m’attardant sur ses fines lèvres .
*Adrian ! Ressaisis toi là, t’a vraiment envie de te retrouver avec deux coquards l’un de Lyana et l’autre de l’avion de chasse devant toi, moi en tout cas non*
Je continue de boire tout en observant, je me sens comme un oiseau, plus confiant, plus fort.
-Je ne pensais pas que j’allais passer la soirée en compagnie d’une jolie femme .
Nul ? En effet, vous pouvez me maudire et tout ça, je ne vous en voudrais pas .
De toute façon, je n’ai aucune chance avec elle.
Moi le petit rappeur enfin pas si petit que ça, mais ça plus d’importance face à la femme pleine de ressources ?
C’est statistiquement impossible .
-Bref ! T’es arrivé comment ici ? [dis-je sur un ton curieux] Moi, j’ai passé deux ans au moins à fuir la réalité....tu dois me trouver bien nostalgique, mais je n’ai même pas eu le temps de faire le deuil de notre monde et aussi de....de ma fille...
Je me voûte, regarde le sol, les larmes me monte aux yeux .
-J’aurais dû y passer pour au moins qu’elle survive plus longtemps !
Je caresse mon pendentif avec sa photo inscruté dedans
-Elle s’appelait Mathilde, c’était ma version en mieux ! Talentueuse en tout même avec les math ! J’ai dû me battre avec les nombres relatifs pendant des années mais pas elle ! Dis-je pour relativiser en me forçant à sourire
-C’est elle....
Je me sépare à regret du pendentif et le lui tends
-Le pire c’est quel ne connaissait pas sa mère, elle aurait pu, peut être qu’elle aurait vécu mieux avec elle, mais sur le moment je voulais l’élever même si je n’étais pas l’exemple parfait en matière d’éducation,,,,c’était la chair de ma chair...le sang de mon sang et rien ne comptais plus à mes yeux, si je pouvais j’échangerais ma place avec elle, quitte à vivre l’éternité dans le brouillard de la mort....
Les larmes finissent par briser ma coquille.
Je les essuie rageusement et bois une nouvelle gorgée, elle glisse dans ma gorge me réconfortant un peu plus
-Je viens de gâcher l’ambiance, désolé !
Je la regarde les yeux encore rougis, elle a l’air si calme si sure d’elle-même si on disait qu’elle livre un combat .intérieur .
-Je devrais peut-être te laisser et affronter les conséquences de ce que j’ai fait ! Dis-je en pointant du doigt la porte .
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 814
Points : 1828
Date d'inscription : 08/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Mar 18 Juil - 20:50

Juliet le fixait en biais, en lui adressant un sourire amusé. C’était peut-être un peu fort de dire qu’ils avaient plus parlé ensemble cette dernière heure que Juliet avait pu parler à d’autres survivants, mais c’était presque ça. Il semblait du genre très bavard, à ne plus s’arrêter quand ça touchait un sujet qu’il appréciait. La réponse du jeune musicien agrandit encore un peu plus le sourire de Juliet, qui regarda une nouvelle fois à l’horizon, ravie de cette vue qui s’offrait à elle. Pourtant, elle ne tarda pas à se tourner une nouvelle fois vers le jeune homme, un peu brusquement, en levant un sourcil dubitatif face à ses paroles. « -Euh…merci. » Elle essaya de lui lancer un petit sourire, mais il n’était pas compliqué de voir à cet instant qu’elle était un peu gênée par cette situation. Juliet n’était jamais vraiment très à l’aise face aux compliments, et la plupart du temps, elle ne savait même pas comment réagir.

Elle ignorait si Adrian avait senti le léger malaise de Juliet, ou s’il se sentait lui-même soudainement mal à l’aise, mais il sembla bien vite changer de sujet, au plus grand soulagement de la brune. Il lui posa une question à laquelle elle n’eut tout simplement pas le temps de répondre, alors qu’il se lançait lui-même dans l’histoire de sa survie, depuis le début de l’apocalypse. La brune se tourna une nouvelle fois vers lui, posant sa tête sur son genou, prête à écouter son histoire. Mais Adrian n’avait pas prononcé plus de quelques mots que la jeune femme sentit un nœud se former dans sa gorge, alors qu’elle entendait de la bouche du rappeur ce qu’elle-même pensait, au sujet du décès de sa propre fille. Juliet aurait préféré mourir mille fois, dans les pires souffrances possibles, si cela impliquait qu’Eulalie soit encore de ce monde. Elle ne pouvait que comprendre la douleur et la culpabilité qu’il ressentait au quotidien, sans doute parce qu’elle traversait les mêmes que lui.

Malgré elle, Juliet ne put s’empêcher de se figer en voyant les larmes briller dans les yeux d’Adrian, elle qui ne savait pas vraiment comment consoler quelqu’un. Lorsqu’il lui adressa un sourire triste, la brune lui envoya un sourire similaire, mélancolique, puis elle tendit la main pour attraper le pendentif qu’il lui tendait, un pendentif qui contenait une photo de sa gamine. Instinctivement, Juliet passa son index sur la photo, avant de murmurer : « -Elle est mignonne ! » C’était difficile d’en parler au passé, et elle doutait qu’un jour, la douleur s’apaise enfin. Une fois encore, les mots d’Adrian firent écho à ce qu’elle-même ressentait, à ces mots qu’elle se répétait souvent, dans la solitude de son lit. Cette fois-ci, Juliet ne pouvait plus faire semblant de ne pas voir les larmes sur le visage d’Adrian, pas alors qu’elles coulaient sur ses joues, et qu’il les essuyait d’un geste fébrile. Oui, l’ambiance avait changé, c’était indéniable. Pourtant, lorsqu’il lui proposa qu’ils en restent là, la jeune femme porta une nouvelle fois la bouteille à ses lèvres, avant d’inspirer doucement : « -Je suis désolée pour ta fille. » Elle savait que ces mots étaient bien creux, elle avait malheureusement eu l’occasion de s’en rendre compte par elle-même, à chaque fois qu’on le lui répétait, comme si ça pouvait alléger la peine.

Il s’était ouvert à elle comme s’ils étaient de vieux amis, et Juliet s’en voulait un peu de ne pas réussir à en faire de même. Elle avait toujours eu du mal à se confier aux autres, à faire confiance aussi, sans doute, et c’était peut-être l’un de ses pires défauts. Elle avala une nouvelle gorgée de bière, comme si ça pouvait lui donner un peu de courage : « -Je… » Elle s’arrêta rapidement, se demandant même par où commencer pour expliquer sa présence ici. Elle avait rejoint le groupe pour Eulalie en premier lieu, dire le contraire serait mentir, pour que la petite et Logan puissent toujours faire partie de la vie l’un de l’autre. Maintenant que la gamine n’était plus là, elle avait eu l’occasion de partir des tas, et des tas de fois, et pourtant, force était de constater qu’elle était toujours là. « -Ma famille est ici. Alors…moi aussi. » Elle haussa une épaule, avant de tourner son regard azur vers Adrian. Les gens auxquels elle tenait, sa meilleure amie, le père de sa fille, Lïnko, tous vivaient ici, ce qui expliquait sans doute encore la présence de la brune à Fort Hope. Juliet commença à gratter l’étiquette de sa bouteille, avant de porter le goulot à ses lèvres : « -Toi aussi tu finiras par les considérer comme ta famille. » Parce qu’au fond, c’était un peu ce qu’ils étaient, non ? Une petite communauté qui devait se serrer les coudes, et survivre côte à côte. Et cela, qu’on le veuille ou non, ça forgeait des liens.

_________________
"I see humans, but no humanity"
On nous apprend à compter les secondes, les minutes, les jours, les années...mais personne ne nous explique jamais la valeur d'un instant. ♛ by endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 56
Points : 163
Date d'inscription : 30/06/2017
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 19 Juil - 21:06

My DoooleeerAdrian et Juliet Elle me dit qu’elle est là parce que ça famille est là .
-Je n’ai pas eu cette chance....
Je baisse la tête, je suis maudis par les dieux c’est ça ?!
Je savais pas qu’elle était mineure !
Et puis me punir pour ça c’est un peu violent non ?
J’étais sensé savoir qu’elle avait 15 ans, alors qu’elle en faisait 18  ans avec ses bref, vous m’avez compris.
Je l’entends dire que moi aussi je les considérerais comme ma famille .
J’éclate de rire, mon fardeau déserre son étreinte .
-Alors je suis mal partis ! Entre les voisins qui me regarde d’un œil bizarre quand je sors faire du jogging, balançant la tête devant en arrière comme si j’étais à un concert de rock, les autres qui m’ignore royalement, et d’autre qui me foute les jetons, je ne connais personne à part toi et la lionne à l’intérieur...tu dois avoir pleins de personne en amis vu ta gentillesse .
Je lui fais un clin d’oeil , tout sourire .
-Je pense que les gens croivent que je n’ai pas encaisser la fait que je ne puisse plus me pavaner avec des chaines en or, et des femmes en bikini, qui veulent juste avoir assez d’argent pour partir en road trip avec leur copains junkiee.
Je reprends une gorgée, je vois à travers le verre que la bouteille est vide à regret je la pose à côté de moi .
-Désolé je parle trop ! Je souris de nouveau l’alcool doit m’avoir rendue tout d’un coup guilleret
Je lorgne sa bouteille, finalement je vais en prendre une autre .
-Je reviens, une bouteille de bière c’est pas assez pour avoir une migraine qui me clouera au lit demain.
Revenue dans la maison, je me mouvoie avec discrétion jusqu’à la cuisine, prends deux bouteilles
Je les décapsules.
Si elle en veut tant mieux, pour elle et si elle n’en veut pas tant mieux pour moi .
Je suis gagnant dans tout les cas .
Je dépose la bouteille à côté d’elle .
Et prendre de nouveau une gorgées .
Les formes commence à se faire plus flou, tout d’un coup j’ai envie de faire un truc plus disons personnel avec elle...
Une partie de moi me hurle que faire des trucs avec même avec une innocence feinte  va aggravé mon cas auprès de Lya’ mais la partie alcoolisé remporte finalement la partie
-Tu veux danser ?
Revenir en haut Aller en bas
InformationsContact
avatar
Messages : 814
Points : 1828
Date d'inscription : 08/03/2017
Voir le profil de l'utilisateur
We have ashes, fire and hope
Juliet I. Whitman
Matricule n°001
We have ashes, fire and hope
Jeu 20 Juil - 22:01

Elle avait eu beau retourner la situation dans tous les sens, et se demander encore et encore pourquoi elle restait à Fort Hope, la réponse avait semblé s’imposer d’elle-même. C’était chez elle ici, et les gens auxquels elle tenait se trouvaient ici. De toutes façons, Juliet savait très bien que si elle décidait de claquer la porte au camp, et de faire sa vie de son côté, Maddie la suivrait sûrement, et il était hors de question que la jeune femme la mette en péril de cette façon, la poussant à quitter la sécurité que leur offraient les palissades. Alors Jules restait, en espérant que de meilleurs jours se profilent à l’horizon. Elle avait fini par tourner son visage vers Adrian, plissant les yeux lorsqu’il lui adressa un clin d’œil. « -On s’en fout de ce que pensent les autres. » Sa voix était un peu plus dure qu’elle ne l’aurait voulu, et Jules ne tarda pas à lâcher un léger soupir, prête à tempérer ses propos. « -Je vois pas qui pourrait encore se vanter d’être exactement le même qu’avant tout ce merdier. On a tous changé, qu’on le veuille ou non. » Et elle la première, sans doute.

Elle resta immobile tandis qu’Adrian finissait par se lever, lui annonçant qu’il retournait à l’intérieur se chercher autre chose, en prétextant que cette bière seule ne suffirait pas à le mettre complètement à l’envers. La brune hocha de la tête, persuadée qu’il en faudrait sans doute beaucoup plus que cela-même, bien qu’elle préféra garder sa remarque pour elle. Elle resta donc seule sur les marches de la maison, admirant la vue qui s’offrait à elle. C’était apaisant, et elle regrettait presque de ne pas prendre un peu plus de temps pour profiter de moments aussi simples que celui-là. Cependant, Adrian revint bien vite, avec deux bouteilles à la main, dont l’une qu’il posa à côté de la jeune femme. Elle le remercia avant de lui offrir un petit sourire, terminant la première bouteille qu’elle avait entre les mains.

La jeune femme eut tôt fait de la reposer à côté d’elle que la voix d’Adrian la fit se tourner rapidement, tandis qu’elle s’autorisait un petit rire amusé. « -Danser, vraiment ? On pourrait avoir besoin de musique pour ça, tu crois pas ? » Juliet n’était déjà pas une fine danseuse, elle se débrouillait pas trop mal tout au plus, mais autant dire que sans musique sur laquelle se caler et trouver un rythme, elle était certaine qu’elle ne ferait que lui marcher sur les pieds. « -Et puis…ta tornade de colocataire risque pas de mal le prendre, si elle te voit danser avec une autre nana ? » Elle lui offrit un sourire amusé, avant d’attraper la bouteille pleine, et de la porter à ses lèvres. Il jouait avec le feu, sachant qu’il suffisait à la demoiselle de risquer un coup d’œil par la fenêtre pour voir ce qu’ils étaient en train de faire. Et autant dire que Juliet ne se sentait pas forcément à l’aise dans le fait de se mettre à danser en pleine rue avec un presque inconnu. Ce garçon était…étonnant, tout comme l’était cette proposition de danse, alors que cela faisait sans doute à peine une heure qu’ils se connaissaient. Mais plutôt que de se braquer, Jules avait préféré le taquiner un peu, sans aucune méchanceté.

Juliet sirota sa bière encore quelques instants en silence, avant de finalement tourner ses yeux vers Adrian. « -Tu devrais peut-être te réconcilier avec ta coloc tant que t’es encore plus ou moins sobre ! » Elle lui adressa un sourire amusé, prête à lui raconter à quel point ce n’était pas marrant de devoir vivre avec quelqu’un à qui on ne parlait plus, ou qui vous en voulez. Ça rendait l’ambiance carrément pesante, électrique à souhait. Pas très vivable, au final. Elle lui adressa un sourire encourageant, avec de terminer les quelques gorgées qui restaient dans la bouteille. « -Merci, pour les bières. » La brune se releva au bout de quelques instants, avant de s’étirer légèrement. « -La prochaine fois, on fera ça chez moi. J’habite au 13, sur Grand Marais Street. Et je te montrerai c’est quoi, un vrai alcool qui te file la migraine. » Elle lui adressa un sourire taquin, avant de redescendre les quelques marches du perron, et de rejoindre la rue. Puis après un petit signe de main, la jeune femme s’éloigna rapidement, passant par la salle commune pour récupérer ses affaires, avant de regagner la familiarité de la maison qu’elle partageait avec Maddie.

_________________
"I see humans, but no humanity"
On nous apprend à compter les secondes, les minutes, les jours, les années...mais personne ne nous explique jamais la valeur d'un instant. ♛ by endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas

Nouveau
Répondre

 Sujets similaires
-
» Adrian Mutu
» Roxy Juliet Montgomery ☆ Si vous avez des larmes, préparez-vous à les verser.
» Drink me (Solo, Duo, Groupe)
» Adrian Aucoin
» Université de Boston - Adrian dans son bureau...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum