Lighthouse or plane ? [Pv Louis]




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Lun 3 Juil - 16:35

Je m’étais levé ce matin-là avec un sérieux mal de bloc, comme si un marteau m’avait fracassé le crâne toute la nuit. Probablement la mauvaise nuit de sommeil que j’avais fait qui se répercutait dans ma tête avec des douleurs chiantes. Je pinçai l’arête de mon nez avec l’espoir, pendant quelques instants, que la douleur s’estomperais mais non. C’est en soupirant puis en me massant les tempes que je me relevai, m’habillant au passage de ce qui s’apparentais le mieux à des vêtements descends, plus ou moins à ma taille. Fallait vraiment que je me prenne du temps pour trouver deux trois morceaux ajustés à ma taille éventuellement. J’avais maigri plus que je ne l’avais imaginée et c’est en portant des vêtements de moyenne taille beaucoup trop grands que je m’en rendais compte.

Je pris mes effets personnels, en espérant que mon mal de tête disparaisse au fur et à mesure que la journée avancerait. Paré sur mon vélo pour une nouvelle expédition, j’avais vue à ma dernière visite, dans une boutique de souvenir sur Grand Boulevard, de petite carte postale désignant des endroits de Détroit propice à des visites. L’une d’entre-elles avaient attiré mon attention désignant un bord de l’eau et un phare le Miliken State Park Lighthouse. Un magnifique phare blanc, dans un parc gigantesque en bordure de la rivière détroit et de la limite Canadienne.
De quoi faire rêver n’importe quelle touriste, Je voulais le visiter de Un, parce qu’un phare n’était pas nécessairement un endroit très fréquentés Et de deux qu’il était assez petit pour offrir une surveillance descente, quoi de mieux qu’un toit vitré pour observer tout autour ce qui pouvais approchés?

Je pédalai temps bien que mal par-dessus ce qui restais de neige fondu, redoublant de stabilité pour ne pas tomber en cours de route. Le parc était vaste et offrais une longue traverser pour se rendre au phare, de par un long trajet en pavés unis. Je voyais le phare mais il était encore beaucoup trop loin pour que je m’y rendre aisément à pied. Cependant plus je m’enfonçais sur la route des piétons et plus la neige était abondante. Comme si de grand vent avait envoyé de la neige supplémentaire sur la piste où je me situais à l’instant. Je me devais de laisser mon vélo avec un léger pincement au cœur je l’appuyai sur les rambardes en le saluant, comme à un ami.

Je décidai de marcher les derniers mètres plus rapidement que j’aurais cru. Je me devais d’être prudente malgré l’endroit qui semblait désert. Le phare se trouvait maintenant à ma droite contournant un bout de terre qui menait d’avantages en bordure de la rivière.

Mais je ralentis alors qu’à ma gauche mon regard se posa sur ce qui semblait un peu plus loin dans un semi-boisé, être les débris d’un écrasement d’avion. Mitiger entre les deux je me proposai mentalement de regarder ce qu’aurait pu offrir le phare avant de m’aventurer vers l’engin métallique. Mes pas me guidant donc vers le bout de terre un peu plus éloigné, mes sens aux alertes.

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Louis Hartmann
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Mar 4 Juil - 0:01

Le soleil vient de se lever, encore une belle journée et il va bientôt arriver l'ami ri... Ok, le soleil s'était bien levé, la journée s'annonçait plutôt clémente pour un début de mois de Mars, mais dans ce monde on avait pas d'ami qui arrivait le matin ça c'était certain.
Mais alors pourquoi Louis avait il entendu du bruit en bas? Jetant un coup d'oeil discret par la fenêtre de l'étage, il remarque alors une silhouette qui s'avance furtivement - ou du moins essaie - entre les arbres. Entre le bruit de ses pas dans la neige et ses vêtements arborant des couleurs qui tranchaient trop avec l'environnement, la femme était pour l'ancien ranger aussi visible que le nez au milieu du visage.
Il en aurait levé les yeux au ciel si cela avait été une de ses recrues avant de la malmener comme il se devait. Là, il se préparait à l'accueillir ou plutôt la cueillir. Il n'aimait pas qu'on le surprenne au saut du lit, en plus le phare "miniature" était tellement pratique comme planque pour la nuit.
Son seul défaut étant le manque de sorties de secours pouvant le faire passer d'abri agréable à souricière mortelle, mais pour ça il aurait fallu qu'on sache qu'il y avait quelqu'un et Louis était un vrai fantôme dans Detroit. Il l'avait presque bien aménagé après avoir inspecté les lieux la première fois, son pied de biche lui donnant un sacré coup de main pour débloquer la porte coincée... et ensuite pour estourbir les quatre rôdeurs qui avaient été attirés par le bruit.

Profitant de l'hésitation de l'inconnue, il débloqua la porte et se prépara à l'entrée de son invitée. Cette dernière arriva, lentement. Elle était prudente, c'était déjà ça, mais sa respiration n'était pas assez régulière, trop forte à cause de la tension, elle marchait lentement pour amoindrir le bruit de la neige qui se tassait sous ses pas, mais ne savait pas comment faire pour ne pas la faire crisser. Plein de petits détails qui trahissaient la nature de l'inconnue, une simple survivante, assez chanceuse ou douée pour échapper aux rôdeurs et aux crevures de pillards... A moins que ce ne soit qu'une éclaireuse. Dans tous les cas elle allait en avoir pour son argent.
La porte lui résista quelques secondes, puis avec un léger grincement elle céda et laissa passer l'intruse. Comme prévu elle regarda du côté de sa main directrice... et senti dans la seconde le métal froid d'un canon de fusil se poser sur l'arrière de son crâne.

"Tu poses gentiment ton artillerie sans faire de geste brusque sinon la dernière chose qui va te passer par la tête ne sera pas une idée."

Le cache flamme du SOCOM II ne laissait pas de doute quand à la nature de ce qu'elle avait collé juste au dessus de la nuque. De même que la voix de l'instructeur. Il n'était pas le plus fort, le plus rapide, le plus endurant, le plus beau ou le plus intelligent, mais il avait ce don pour refroidir les ardeurs des plus braves, peu de gens pouvaient foutre autant les miquettes que lui et ce n'est pas pour rien qu'il pouvait mater des militaires d'unités d'élite. Sa voix calme mais chargée d'une froide et funeste promesse pouvait glacer le sang et son regard l'envie d'aller se cacher sous un caillou ou de s'enterrer vivant.
Il accompagnait du bout du fusil chacun des mouvements de sa captive jusqu'à ce qu'il perçoive le profil du visage. Il retira alors son canon et lâcha son soupir exaspéré. Quand il s'adressa de nouveau à elle, ce n'était pas le bourreau, mais l'instructeur irrité qui parlait.

"Bonjour, Bess. C'est le hasard qui te remet sur ma route ou bien tu as décidé de me traquer pour que je mette fin à ton existence, tellement tu manques de discrétion?"

Il s'était reculé pour donner du champ à Béatrice, et aussi pour parer à toute velléité de rancœur, la crosse composite de son arme pouvant très bien apaiser les accès de colère.
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Mar 4 Juil - 4:44

Mon entrée dans le phare était presque trop beau, tout en prudence j’avais réussi à ouvrir la porte mieux que je ne l’aurais espéré et pour le moment, il n’y avait ni traces à l’extérieur, ni âmes qui vivent et cela me ravissait au plus haut point.
La porte avait grincé me laissant pénétré dans l’embrasure et sur ma nuque, un métal froid vint se poser stoppant net mon avancé. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine et pendant un moment je me demande s'il s’est arrêter, je ne sais même plus si je respire en fait.

Je suis fait comme un rat, y’a pas à dire. Je me mords la lèvre inférieure me maudissant intérieurement pour cette erreur monumentale, j’aurais dû aller vers l’avion finalement. Mon mal de crâne toujours présent rien pour m'aider. J'ai presque du mal a réfléchir.


"Tu poses gentiment ton artillerie sans faire de geste brusque sinon la dernière chose qui va te passer par la tête ne sera pas une idée."


La voix fuse et me raidis les nerfs, je prends une grande respiration avant de me pencher et de lâcher ce qui me sert d’arme. Je lève les mains en l’air, prise aux pièges. Du coin de l’œil je vois son visage doucement s’avancer puis ce qu’il me dicte cette fois me laisse béat.

"Bonjour, Bess. C'est le hasard qui te remet sur ma route ou bien tu as décidé de me traquer pour que je mette fin à ton existence, tellement tu manques de discrétion?"


Bon sang Louis….
Je mets une main sur mon cœur, soulagé ou pas je n’en sais rien, je ne le connais pas vraiment mais un visage familier et une arme baisser est toujours mieux que le canon du fusil sur ma nuque. C’est capacité de combat et de discrétion je les avais déjà vues à l’œuvre et a comparé à moi, il avait le droit de me réprimander. Un long soupir se fait entendre de ma part.

Fuck,  Ne me fais plus jamais ça ! Toi qu’on n’entend jamais croupis dans un coin sa fais deux fois !! Je vais crever d’une crise de cœur par ta faute ! Je suis certaine que tu le fais exprès…! dis-je en respirant plus normalement cette fois.

Je suis navré, c’est un pur hasard en fait et niveau discrétion je sais… je suis pathétique mais qu’est-ce que tu veux que je fasse ? dis-je laissant un sourire plané sur mon visage. Regardant autour un bref instant je poursuit, Tu vie ici ? Tu t’es trouvé un bon petit logis dis donc…

Je souris à nouveau, inclinant la tête toujours dans l’embrasure de la porte. Je m’étais finalement retourné vers lui, lui faisant dorénavant face. Je le détaille plus en détail cette fois mais subtilement continuant de converser, espérant alléger l’atmosphère.

Hey dis moi ? J’ai vue qu’un avion avais crashé depuis bel lurette. Tu as déjà été la fouiller ? Question de ne pas m’aventurer dans un endroit déjà vide et risqué ne sait-on quelle danger je préférais demander.
Si jamais sa te dit de m’accompagner, je te promets que je ferai plus attention et essayé d’être plus silencieuse… Enfin sinon tu m’apprendras, j'écoute et apprend rapidement tu sais !  Dis-je dans un clin d’œil.
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Louis Hartmann
Matricule n°001
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Mar 4 Juil - 14:10

Il se rappelait maintenant que Bess était plutôt de bonne composition aussi le fusil fut rapidement mis en bandoulière. Pendant qu'elle lui parlait il détaillait la tenue de la survivante. Comme un peu tout le monde ce n'était qu'un patchwork de vêtements en plus ou moins mauvais état et accumulés pour maintenir sa chaleur corporelle. Au moins Louis avait une tenue adaptée et en bon état même si elle était d'une propreté douteuse après tout ce temps. Avec ses vêtements de randonnée en woodland, il pouvait passer inaperçu au milieu de la végétation. Ce n'était pas le camouflage militaire, mais les tons de marron et de vert s'entrelaçaient bien, son sac quand à lui était véritablement camouflé.

Attiré par le bruit, Rosket fit son apparition, un rat entre les crocs. La chasse était bonne par ici pour lui, il y avait de bonnes chances qu'elle le soit aussi pour eux. Son repas étant plus important qu'une humaine, le raton laveur s'esquiva, sans doute pour entreprendre son rituel de nettoyage avant de s'envoyer son casse-croûte.

Remise de ses émotions la jeune femme lui reprocha d'avoir manqué de la faire mourir de peur ce à quoi il répondit par un rictus typique. Visiblement il lui avait foutu la pétoche de sa vie. Et c'était une bonne chose, peut être que maintenant elle redoublerait de vigilance. Dans sa lancée elle lui parla de son nouvel abri mais surtout du DHC-8 crashé un peu plus loin. Il avait dû se planter au décollage car il n'était pas si abîmé que ça... pour un avion qui avait servi de tondeuse à gazon dans un parc boisé évidemment! Il haussa un sourcil quand il entendit la chanceuse lui demander de lui apprendre à être discrète. La pauvre, elle ne savait pas quel genre de génie elle avait fait sortir de sa lampe...

"Je ne suis là que depuis hier, j'ai un peu aménagé les lieux pour servir de planque occasionnelle, mais ce n'est pas mon abri. Vu la situation, il est important d'être capable de bouger et d'être imprévisible. Avec une planque trop régulière, tu peux être pisté et te retrouver avec le canon d'un fusil sur la nuque au retour d'une expédition.
Et tu es une sacrée chanceuse, tu aurais eu affaire à quelqu'un d'autre ta cervelle décorerait le mur ou on t'aurait égorgée, c'est plus silencieux, mais il est plus probable si cela avait été un homme qu'il aurait joué avec toi pendant un moment. Les distractions ne courent pas les rues tu sais..."
Encore ce "sourire" , oui, il se moquait d'elle. Pas méchamment selon ses propres critères, mais lui et les amabilités... "Tu dois savoir être mobile, trouver un coin où dormir une nuit, repérer des lieux de repos potentiels et dans la mesure du possible éviter de revenir deux fois au même endroit dans un court intervalle de temps. Tu ne pourras pas être pistée. Bon, y aura toujours la possibilité que quelqu'un vienne te réveiller en se disant qu'explorer ton abri d'un soir serait une bonne idée, mais là c'est la faute à pas de chance, seule tes compétences en matière de survie et de combat diront si c'est pour le visiteur ou toi.
cet endroit est sympa, mais il manque de sorties de secours pour évacuer discrètement ou rapidement si trop d'hostiles arrivent, vivants ou pas. Tu as l'entrée et une fenêtre qui ne laissera passer qu'un jeune enfant. Si on bloque la porte, tu es foutu."


Il lui indiquait à chaque fois les points abordés, se comportant depuis sa demande en instructeur, bientôt elle aurait un avant goût de l'instructeur militaire.

"Et pour tout te dire je n'ai pas encore eu l'occasion de jeter un oeil à l'avion, vu son état il pourrait y avoir des choses intéressantes autour et dedans. Par contre il est dans une zone bien enneigée donc oui, il va vraiment falloir que tu apprennes à marcher avec plus de discrétion qu'un éléphant. Un rôdeur t’entendrait sans problème à plus de cinquante mètres, j'ai pour ma part entendu les freins de ton vélo grincer, puis tes pas à la légèreté pachydermique ce qui m'a donné le temps de te préparer ce petit accueil." Il passa devant Bess et sortit, pas besoin de lui faire signe de le suivre, pour lui ça semblait naturel, l'entraînement commençait maintenant. "Ramène tes miches flasques par ici, je vais te montrer comment marcher discrètement dans la neige. Après ça tu rejoindras l'arbre là bas à environ cinquante mètres et je ne veux RIEN entendre."

S'exécutant il fit quelques pas devant la jeune femme, donnant l'impression qu'il enfilait un chausson de neige plutôt que de marcher. Le bruit produit était celui d'un léger froissement de neige, sûrement inaudible au delà d'une dizaine de mètres et avant cela pas facile à remarquer si l'on était pas aux aguets.
Quand il eut finit, il récupéra un tuyau plastique flexible d'environ un mètre de long et fouettant l'air avec, produisant un son de mauvais augure il se tourna vers sa vict... recrue avec un "sourire" qui ne laissait aucun doute quand à l'usage de ce nouveau jouet.

"Rappelle toi, je ne veux RIEN entendre." Et il se plaça à côté d'elle, sa badine improvisée battant la mesure. Forcément elle ne pouvait faire un sans faute dès le départ, et elle eu droit son premier coup de badine découvrant que la moindre exclamation entraînait un nouveau coup. Elle était suffisamment adroite et maline pour apprendre vite, elle n'avait pas menti. "La douleur est la meilleure des instructrices. Concentre toi. Si tu te laisses distraire par un simple coup de badine, tu ne pourras restée cachée avec des crampes plein les jambes, tu couineras comme une pucelle et finiras violée ou bouffée, voire les deux et pas forcément dans cet ordre! La douleur est ton amie, elle te rappelle que tu es en vie. Ecoute là, mais garde la à sa place, c'est toi qui est aux commandes, tu endures, mais tiens bon. Quand ce sera fini, tu seras un fantôme."

Et pour ponctuer chacune de ses phrases, un petit coup de badine. Douloureux, mais ne blessant pas. Au bout du parcours on pourrait sans doute la prendre pour une adepte de BDSM vu les marques qu'elle aurait sur les fesses, les bras et les jambes, mais une chose sautait aux yeux, il ne s'intéressait pas à son physique, quand il lui parlait il la regardait dans les yeux, la traitait comme une recrue et ne manifestait pas le moindre plaisir à la flageller. Il la poussait à se dépasser, tel l'instructeur maniaque de la perfection qu'il était. Il lui parlait pour qu'elle ait ce lien intangible auquel se raccrocher quand la morsure de la badine se faisait sentir sans crier gare. Par chance l'endroit était désert, au moins pour le moment.
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Ven 7 Juil - 16:19

Je me savais bonne élève il n’y avait pas de doute là-dessus, j'étais persévérante et endurante mais maladroite. Bien que mes pas soient posés avec les consignes assignées des bruits de neige qui grinçais sous mon poids signalais ma présence à tous les gens environnants, si gens il y avait. Recevant les coups de badine en serrant les dents. Parfois je tentais plutôt habilement d'esquiver le petit fouet au lieu de marcher sans bruit. Je devais retrouver ma concentration et recommencer mainte et mainte fois.

Je réussis a quelques reprises mais que dires des erreurs bon nombre de fois le bruit avais été perceptible dix milles à la ronde. Voyant comment Louis me donnais les instructions et comprenant qu'il avait accepter ma demande sans hésitation. Je n'avais plus de doute quant à ces origines militaires. Je n’avais même pas besoin de lui demandé, c’était une copie conforme de mon oncle voir même pire…
Je me promis intérieurement de les présentés un de ces jours.

Me rappelant à l'ordre il m’intimait de me concentrer sur le silence total a exécuté relatant des faits plutôt étranges sur ce que des gens pourrais me faire... Je ne fus pas troublé par ces mots mais l'ordre dans lequel le meurtre et le viol pourrais être commis et dont il précisa me fit tiquer je le regardai avec une grimace en me demandant ce qu'il avait bien pu voir dans sa vie pour penser à cela. Et si c’était de lui qu’il parlait ? Des gens fuckés il y en avait partout, peut-être que Louis était nécrophile ? Sortant de ma rêverie je reçu une nouveau coup de badine.

Plusieurs minutes avaient passé voir heure et je ne perdais pas espoir je m'entrainerais chaque jour s'il le fallait. Je me frottai légèrement, je n'avais pas mal mais je ressentais un petit engourdissement au niveau de la cuisse et la fesse. Je reprenais de plus belle, tâchant de posé mes pieds dans la neige sans bruit. Mes tentatives furent plutôt désastreuses il y avait du boulot y'avais pas à dire. Je ne voulais pas décevoir mon nouveau mentor alors je redoublais sans cesse d'effort. Heureusement que j'étais agile et mes mouvements fluides je manquais seulement de finesse pour alléger mes pas avec précautions. Et que dire de ma maladresse, ça par contre je n’étais pas certaine que ce pouvais être un problème qui soit réglé, mais je gardais espoir quelque part au fond de moi.

Tout ce que Louis me disais-je l'assimilait en prenant chaque fois conscience de mes erreurs précédentes afin de ne pas les répétés mais c'était plutôt ardu comme exercices. Gardant espoir en mes propres capacités, je jetai un regard vers le maitre de la discrétion avec interrogation.

On y va visiter l’avion avant la nuit ? Dis-je alors que je recevais de nouveau la badine sur le postérieur que cette fois j’esquiva en faisant un salto arrière sans effort aucun. Affichant un sourire je m’était redressé stoppant mon apprentissage pendant quelques instants, mes yeux bleu posé sur Louis.

Je positionna mes doigts entre le soleil et l'horizon en comptant combien de temps il nous restait avant qu'il se couche. Il nous restait plus d'une heure, si je comptait bien.
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Louis Hartmann
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Sam 8 Juil - 14:03

La bleusaille à défaut d'être parfaite était persévérante et cherchait à faire de son mieux. Notamment pour se soustraire aux coups de badine ce qui lui valait généralement de s'en prendre un second pour s'être plus concentrée sur un moyen de s'esquiver que de faire le moins de bruit possible.

"La seule chose qui compte c'est le bruit de tes pas. Tu ne veux pas tâter de la badine, tu ne fais pas de bruit, c'est simple non? Même une femme peut comprendre ça normalement."

Ahhhh, Hartmann et ses vacheries, sexistes, homophobes et racistes... Ca lui manquait tiens, à ses victimes sans doute pas.
Elle avançait inexorablement, mais lentement. En même temps ce n'était pas un exercice facile surtout pour une civile visiblement inexpérimentée. Mais aux vues de ses progrès ça pourrait être prometteur avec de l'entraînement.
Le prenant au dépourvu dans le sens où il ne s'attendait pas à la voir faire ça, la brunette lui offrit un petit spectacle acrobatique pour clore son supplice. Sa question était légitime, son comportement un peu cavalier lui donnait par contre envie de la faire valser.

*Non Louis, rappelle toi, nous ne sommes plus à Fort Benning! Si tu l'exploses contre un arbre, tu devras l'achever parce qu'il n'y aura pas de médics pour la prendre en charge.*

Poussant un soupir exaspéré, il posa sur Bess un regard sévère d'instructeur prêt à la réprimander comme seul un drill instructor avait le talent de le faire, à vouloir en disparaître sous la neige voire creuser à main nue dans la terre pour se mettre à l'abri des deux braises ardentes qu'étaient ses yeux à ce moment là et menaçaient de la transpercer. Mais branlant du chef il préféra répondre d'un ton visiblement serein et calme.

"Tu étais dans un cirque avant tout ce bazar?"
Question purement rhétorique, simplement destinée à piquer au vif l'ancienne informaticienne. "Oui nous avons à tout casser une heure, une heure et demie en utilisant de l'éclairage artificiel. Et j'espère que tu te rappelles que la dynamo ne s'utilise pas pendant l'exploration." Il avait bien mis l'accent sur "pendant" façon de lui rappeler leur première rencontre et la raison d'icelle. "Dégourdis toi les muscles cinq minutes, fais des étirements, je vais chercher mes affaires et mon parasite."

Il partit récupérer sa couverture, son sac et Rosket ce dernier paresseusement allongé sur la couverture, les quatre fers en l'air à digérer la proie exhibée peu avant. Cela arracha un sourire à l'ancien militaire qui ébouriffa les poils du ventre du raton laveur pour le réveiller.

"Allez on s'active fripouille."

En réponse un trille aigu du petit carnassier qui vint tourner autour des jambes de son compagnon pendant qu'il récupérait leurs maigres affaires... mais bon, mieux valait ne pas se charger de nos jours. Le nécessaire et seulement le nécessaire. De l'entrée il regarda la jeune femme faire ses étirements d'un oeil critique.
En s'approchant, il lui demanda de son ton d'instructeur.

"Que faisais tu avant comme métier? Une citadine qui prenait soin d'elle j'imagine. Y a une bonne base, tu es souple et agile, et tu es persévérante, mais tu te laisses déconcentrer non seulement par l'extérieur, mais aussi par tes pensées. Et c'est comme ça que tu fais des bourdes. Avec moi ça vaut des coups de badines et généralement une bonne gueulante, avec la vie en général ici à Detroit ça te vaudra de finir en cadavre ambulant si quelqu'un n'a pas l'amabilité de d'éclater la cervelle. La concentration c'est ce qui fera la différence entre la vie et la mort dans presque toutes les situations. Le reste c'est une affaire d'entraînement. Et de matériel aussi, il faudra qu'on fasse quelque chose pour tes vêtements ou au moins la couche extérieure, trop visible. Là tu serais à poil avec marqué "buffet gratuit" sur les miches que ça serait plus discret. Je sais on prend ce qu'on trouve, mais en l'occurrence, ça ne t'aide pas à passer inaperçue."

Le raton laveur pendant ce temps là tournait prudemment autour de cette inconnue, la reniflant et la lorgnant de ses petits yeux suspicieux. Reconnaissant finalement l'odeur, il la laissa tranquille, se focalisant sur le reste du parc. C'était le signal qu'attendait Louis.

"Allez, prends tes affaires, on a un avion à fouiller."

Il fit tourner la dynamo de sa lampe frontale, vérifia que les LEDs fonctionnaient, l’éteignit et la plaça sur son front. A la main, le maillet improvisé il ouvrit la marche tranquillement mais sans pour autant faire de bruit autre que ce léger déplacement de neige. Arrivé à une vingtaine de mètres de l'appareil, il se baissa et avança d'un rythme plus lent, cette fois étant aussi silencieux qu'un fantôme. Le raton laveur l'avait précédé et ressortit du flanc éventré du liner régional se dressant sur ses pattes arrières et lâchant un petit couinement. Dans la foulée, l'instructeur fit signe à sa disciple de circonstance de le rejoindre. Quand il lui parla ce n'était qu'un murmure pour autant toujours chargé de cette autorité intimidante.

"Rosket a repéré des rôdeurs à l'intérieur. Est ce que tu sais te battre contre eux? Je ne veux pas de craques, regarde moi dans les yeux et réponds moi par oui ou par non. Il n'y a pas de mal à ne pas savoir, par contre je dois être sûr de pouvoir compter sur toi une fois dedans ok? Ce sera un environnement exigu donc on ne pourra pas se déplacer librement pour les éviter, il faudra frapper avant eux. La bonne chose c'est qu'ils ne pourront pas attaquer à plusieurs de front, les DHC-8 n'ont qu'une allée centrale étroite.
Regarde où tu mets les pieds, certains ne seront peut être pas entiers, d'autres seront encore accrochés à leur siège. Dans le doute n'hésite pas à fendre un crâne, sauf le mien, merci. Est ce que tu t'en sens capable?"


Le trou dans le flanc était suffisamment grand pour les laisser passer à quatre pattes, la porte avant de leur côté n'était pas ouverte et c'était par celle arrière en partie arrachée et enfoncée qu'ils pourraient passer. De l'autre côté les portes n'étaient pas ouvertes non plus. De toute évidence ceux qui avaient survécu au crash n'avaient pas pu sortir de l'appareil. Il devait y avoir à l'intérieur au moins une dizaine de zombies, avec de la chance la majorité seraient attachés à leur fauteuil. Ca s'annonçait comme une sordide besogne. Mais en tant qu'américain et soldat de surcroît il se devait d'accomplir son devoir envers ses concitoyens et leur offrir le repos éternel. Il espérait juste de tout coeur que l'avion n'était pas plein au moment du crash.

*Pour l'amour de Dieu, faite qu'il soit presque vide. Un appareil de ce genre ça doit pouvoir contenir plus de cinquante personnes!*

L'idée d'éclater autant de boîte crâniennes lui donnait presque la nausée.
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Mar 11 Juil - 0:02

Le ton exaspéré de mon nouvel instructeur me ne me ravie pas. J'avais essayé d'appliquer à la lettre ce qu'il m'avais demandé mais c'était plutôt difficile.

Tu était dans un cirque..? J'avais émis un rire en secouant négativement la tête.

Disons que j'aimais faire du parcours...
Avais simplement lâcher avant d"acquiescé a ces informations et sa préparations. Exécutant un étirement convenable avant notre départ.

Il revint donc avec sa petite créature.. Je sourit simplement en pliant les genoux pour me faire sentir.

J'étais ingénieure informatique... Une geek quoi!! dis-je un sourire en coin. Et non merci pour l'étiquette je n'était pas du genre a passer des heures pour me faire jolie je ne suis pas comme ça..

Comme demandé si gentiment je repris mes effets personnels et replaça mes armes fin prête a reprendre la route. En y repensant bien d'ailleurs je ne me souvenais pas de la dernière fois où je m'étais pomponner pour sortir.

Quoiqu'il en soit sur certain point Louis avais raison je devrais prendre du temps pour me trouver des vêtements convenable. J'avais consentis a devoir me faire une nouvelle garde robe. Pour l'heure les explications face a notre prochaine exploration me rendais nerveuse.

Qui sais le nombre de personne il y avaient lors du crash et combien avais réussis a sortir de l'avion... Ça c'est si ils avaient réussis a sortir. Je regardais l'engin avec distraction tentant de voir dans l'un des hublot si on ne pouvais pas avoir une idée du nombre de mangeur de chair à l'intérieur.

Louis me parla et demanda si j'étais capable de me battre contre eux.. Je supposais que si l'on ne savais pas ce battre contre eux on ne vivait pas très longtemps non ?? J'acquiesçai signalant que oui je savais me battre.

Il n'y a pas place à l'erreur de toute façon et dans ces cas là j'anticipe bien généralement.

Je ne mentait pas jusqu'à​ maintenant je n'avais jamais vraiment eu de difficulté avec les morts ambulants sauf une fois avec Andy où le cadavre zombifiés avait été férocement difficile a tuer et le double de la grosseur régulière il n'était pas comme les autres.. Bref c'était une toute autre histoire.

Quoiqu'il en soit a moins d'avoir des morts qui sortent de nulle part, mes chances était plutôt avantager j'étais rapide il n'y avais pas de doute et sur cela j'étais assez confiante. Par contre le fais de ne pas savoir combien de mort se trouvaient a l'intérieur me faisais redoublée de prudence.

Si ils sont trop nombreux n'hésitons pas on sort et on se tirent!! Avais-je lancé le regardant pour être sûr d'être sur la même longueur d'onde. D'un regard entendu je le suivis marchant a tâtons, usant des apprentissages précèdent pour me mouvoir sans bruit derrière lui. Jusqu'à je ne m'en sortait pas trop mal.. Mais nous n'étions que dans l'entrée.
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Louis Hartmann
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Mar 11 Juil - 15:00

Une informaticienne... Elle faisait partie de cette liste de personnes qui étaient en chômage total depuis la fin du monde. Un militaire pouvait utiliser ses compétences martiales régulièrement, sa formation physique l'aidait également, mais informaticienne, avec l'absence de courant, d'ordinateur aussi et le fait qu'on en avait pas spécialement besoin quand l'essentiel de sa journée était de chercher à se nourrir et ne pas servir de repas. Pas de bol pour la demoiselle, mais elle le sport ça par contre ça lui servait tous les jours. Il ébaucha un sourire quand il la vit réagir à sa petite remarque sur le fait qu'elle prenait sans doute soin d'elle. Il avait voulu dire qu'elle faisait de l'exercice, et par réflexe elle avait pensé à l'archétype de la godiche qui passe sa vie devant un miroir. Sans doute lui avait on souvent balancé au visage car force était d'avouer qu'elle était belle, même après le régime Apocalypse zombie qui lui avait fait perdre du poids, tout comme à lui d'ailleurs. Les deux nageaient un peu dans leurs vêtements et elle avait l'excuse d'avoir pris ce qu'elle avait pu, lui c'était ses propres affaires!

Elle semblait confiante et pour autant avait la tête sur les épaules, elle se sentait capable de neutraliser des zombies, mais elle n'avait pas envie d'aller au carton avec un groupe complet. Là il ne put s'empêcher de sourire en repensant à Elliot et son comportement face aux rôdeurs quand il les avait attiré. Ces deux là n'étaient pas du tout pareilles et d'un côté fort heureusement, Detroit ne serait sans doute pas remise d'avoir ce genre de jumelles.

"Nous verrons bien une fois dedans. Nous ne sommes pas une équipe de suppression. Si les choses ne se présentent pas bien tu te replies et je te rejoindrais quand je pourrai évacuer sans me faire bouffer, ne t'étonnes donc pas si je ne sors pas de suite après toi. En cas de pépin tu files sans te retourner, pas besoin de t'en faire pour moi."

Il s'arrêta en la regardant droit dans les yeux, quêtant visiblement quelque chose que les mots ne pouvaient ou ne voulaient exprimer. Il n'avait pas envie qu'elle tergiverse à ce sujet si cela tournait mal il pourrait sans doute faire en sorte qu'elle évacue l'avion. Après, ce serait un tête à tête avec la Mort. Pas que l'idée l'enchanta outre mesure, mais c'était lui le militaire et c'était son devoir.

"Et rappelle toi, il n'y a qu'une allée centrale assez étroite donc les déplacements se feront lentement, y compris pour eux. Prends le temps de vérifier l'état des occupants des sièges et dans le doute, frappe. Là dedans y aura sans doute pas mal de fringues on pourra donc revoir ta garde-robe et sans doute la mienne aussi, il me faudrait un costume blazer bleu."

Il vérifia une dernière fois ses affaires, façon de se concentrer et d'entrer dans le bain. Un petit rituel qu'il avait comme la plupart des militaires et anciens militaires. Puis il s'accroupit et passa par la brèche.

A lueur de sa lampe frontale l'intérieur de l'avion se livra sans fard. Contrairement à l'extérieur, l'intérieur avait beaucoup souffert... Des rangées de sièges s'étaient arrachées et s'étaient encastrées de l'autre côté, le sol était défoncé par endroits avec des trous béants, le militaire ne s'était pas attendu à un tel chaos. Bien entendu, il y avait des rôdeurs, trois étaient droits comme des "i" immobiles comme des statuts, facilement une douzaine étaient attachés à leur siège. Ca promettait d'être intéressant... ou pas.
Le sol était stable pour le moment, aussi il put avancer et laisser de la place pour Bess, lui envoyant en morse avec sa lampe qu'elle pouvait venir, qu'elle le comprenne ou pas elle verrait le signal. Une fois cette dernière à l'intérieur il fit un topo rapide de la situation en chuchotant littéralement à son oreille. Ah, les mots doux d'Hartmann...

"Trois sont debout vers l'avant. Au moins onze sont accrochés aux sièges. Attention, le sol est traître et la structure a souffert."

Et l'informaticienne de constater quand il éclaira l'habitacle que Louis pouvait aussi maniait l'art de la litote avec le brio d'un politicien. L'habitacle n'avait pas souffert, il était en morceaux. A certains endroits il y avait de la place vu que les sièges étaient allés s'encastrer dans ceux d'à côté, mais à d'autre ils ne pourraient pas avancer furtivement. Au moins ils purent faire quelques mètres dans un silence relatif.
Mais là il tombait sur un rôdeur sanglé à son siège, siège qui quand à lui était désolidarisé de la structure, un escargot zombie en somme, Louis lui planta le pied de biche dans la tempe droite. Sa voisine réagit immédiatement en gémissant ce qui alerta plus ou moins tout l'appareil de sa présence.

"Ok, concentre toi sur ce qui pourrait venir du sol et de sièges, s'ils nous chopent les jambes ou nous agrippent  nous sommes cuits, je m'occupe du steward et des deux hôtesses!"

Il ne cherchait plus à se dissimuler maintenant aussi sa voix résonna t elle puissamment pour se faire entendre au dessus du concerto en râle majeur des rôdeurs. Il en profita pour asséner un violent et gratuit coup de son arme sur le crâne de la fautive, la réduisant au silence pour de bon avant de se mettre en position pour accueillir les trois personnes qui avant lui auraient proposé un verre de whisky plutôt que de servir de repas improvisé. Dans cet espace confiné, ça allait être aussi pénible pour lui que pour eux... Et peut être même un peu plus que ce qu'il avait imaginé.
Alors qu'il réceptionnait la première charge, éclatant la mâchoire de ce qui avait sans doute été une très belle femme, sa jambe droite passa au travers du sol dans un grincement métallique. Le métal mordit sa chair, son mollet était pris dans une nasse barbelée et il en ressentit toute la résistance quand essayant de se dégager, les barbelures de métal entrèrent dans la chair quand elles ne s'y enfonçaient pas un peu plus, lui arrachant un cri de rage plus que de douleur. Il était à genou face à deux zombies... Ah non, trois, un passager avait pu se dégager, sans doute les sangles avaient trop souffert d'un an de fluides corporels à les ronger, Louis avait donc un rôdeur avide de papouilles accroché à son sac à dos en plus des deux hôtesses très câlines et dont il s'efforçait de repousser les avances. Seule sa jambe gauche le portait et l'empêchait de se blesser l'autre jambe plus gravement et avec le poids de l'encombrant dans son dos et les assauts répétés des deux harpies devant, il sentait qu'il ne tiendrait pas longtemps.

"Rosket, STRIKE!"

Cria t il et en réponse la petite boule de poil jaillit d'entre les décombres pour sauter à la gueule d'une des deux hôtesses avec une agressivité dont on ne l'aurait pas cru capable. Le but était juste de faire reculer la créature, le militaire et surtout le raton laveur avaient conscience de l'impact limité que cette attaque aurait sur des rôdeurs,  l'animal ne faisait pas le poids, au sens littéral.
Le deuxième rôdeur distrait, Louis n'avait droit qu'à un bref répit avant de se retrouver au même point, avec un peu de fatigue en plus. Sa vie était au sens propre entre les mains de celle à qui il avait dit de se carapater si les choses tournaient mal, un peu comme en ce moment quoi et une partie de lui priait pour qu'elle ait un profond rejet de l'autorité.
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Mer 12 Juil - 20:34

J'étais entré a la suite de Louis prenant d'assaut en commençant une femme et un homme en costard attacher solidement a leurs sièges. Les gratifiants d'une mort rapide a coup de pioche, leurs mouvements cessèrent immédiatement.

De nouveaux râlent retentit et le cri de Louis vers son animal de compagnie me fit regarder en arrière cherchant des yeux où il se trouvait je fronça les sourcils en le voyant enfoncés plus bas dans le plancher visiblement la jambe pris. Ne pas assurer ces arrières ?  m'avait-il dit... Comme le parfait macho remplis de testostérone, il m'avais clairement dit ne pas me soucier de lui et de continuer.

Depuis quand écoutais-je les ordres et l'autorité?  Toute mon enfance je l'avais passer dans un gang de rue ainsi que des maisons de corrections pour jeune mineur. La rébellion était mon fort et Louis en aurait la preuve dans un instant. Tant pis pour les coups de badine me disais-je.

Laissant en plan les rôdeurs dans leurs siège de mon côté, j'accourus vers mon nouvel instructeur en grimpant sur les banc de l'avion plus ou moins stable. Sautant de l'un a l'autre avec agilité. Traversant le bolide plus rapide ainsi, ma pioche fendit l'air sans crier gare et s'abattit sur la femme morbide dont Rosket ne s'occupait pas pour le moment, se plantant dans son visage tel une hache de lancé.

Je mis donc mon dernier dévolu sur celui qui s'agrippait solidement a Louis. La ceinture trainant derrière le cadavre ambulant ,je redescendit des sièges et agrippant la ceinture qu'il laissait traîner derrière lui , je la passa plusieurs fois autour du cou du marcheurs. Serrant de toute mes forces, des craquements d'os se faisait entendre,  la chair se fendit dans des bruits horrible se séparant du reste du corps déjà en putréfaction heureusement. Ce qui m'avais sans doute permis de séparé le membres du zonards avec tant d'aisance.

Je sortit mon karambit et planta le couteau a trois reprise dans la tête qui roula bredouille enfin.

Je me remis debout soufflant un peu et avant que Rosket ne subisse des dégâts majeurs,  je sauta par dessus Louis toujours pris dans le plancher puis vint achever cette dernière avec une regard meurtrier cette fois.

Rosket attention!! dis-je en espérant qu'il comprenne que je prendrais maintenant d'assaut cette mangeuse de chair .. Sans me faire prier je la plaqua contre le sol et vint planter mon petit couteau dans son oeil avant de me relever essouffler.

Gardant une position défensive, sur le qui vive..  Je posa mon regard sur Louis a nouveau après m'avoir assuré que rien ne s'approchait de nous a ce moment.

Tu peu te relever ? Lui demandais en tendant mon bras enduit de sang comme pour offrir mon aide, espérant pouvoir l'aider a se sortir de ce mauvais pas avant que d'autres ne parviennent jusqu'à nous. Observant le trou dans lequel sa jambe semblait coincé je n'était pas certaine qu'il puisse s'en sortir indemne. Le métal crochus semblait presque pointu au point de perforés la jambe du soldat.

J'espère que tu as ta piqûre de tétanos.. Avais-je dis a son intention sans m'attendre a une réponse dans l'immédiat.

Je repris ma pioche dans une giclé de sang puis vint poser mes yeux sur lui avec un sérieux apparent. A moins qu'il réussisse a retirée lui même sa jambe de là je ne voyais pas trop ce qu'il pouvait faire de plus. Devrait-il compté entièrement sur moi ? Ouf un coup pour l'Orgueil...

Tu me fais confiance ? Avais-je demandé avant d'exécuter mon idée, sans être certaine que sa allais fonctionner,sans le blesser...
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Louis Hartmann
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Dim 16 Juil - 13:48

La situation était critique, mais contrevenant à ses conseils péremptoires - histoire de ne pas dire ses ordres - Bess avait décidé de rester et non seulement rester, mais gratifier l'assemblée des bouffeurs de chair d'une prodigue distribution de gnons. Sans doute sous le coup de l'adrénaline, il avait vu la jeune femme sauter par dessus les siège, s'occuper des deux rôdeurs essayant de lui bouffer les bras avant de régler son compte au collant qui s'agrippait à son LWAP.
Il dut malgré tout se concentrer pour éviter de partir en arrière et s'empaler la cuisse sur une "dent" de métal, lui arrachant un grognement douloureux. Et aussi retenir son raton laveur qui n'avait visiblement pas apprécié l'intervention de la petite furie. Deux claquements de langues suffirent à tenir le fauve de poche en laisse, mais les petits yeux brillants étaient animés d'une animosité certaine, il n'aimait pas être pris par surprise. Bon, aucun animal n'aimait l'être, l'homme y compris.
Pour autant Louis n'était pas animé par une quelconque rancoeur d'avoir été secouru, son amour propre n'était pas bouffi au point de ne pas être reconnaissant envers la geek qui l'avait tiré de ce mauvais pas... au sens propre.

Elle vint immédiatement après pour lui demander s'il pouvait sortir de son piège improvisé dédicacé par Murphy, la réponse tomba dans la foulée, il ne pouvait même pas bouger, la jambe droite prise au piège de façon très étroite, la gauche avait les muscles raidis par les efforts consentis malgré son organisme affaibli par la sous nutrition.

"Non, je ne peux pas bouger, la jambe est coincée, et l'autre totalement tétanisée par l'effort. Si j'essaie de bouger là, je vais juste me foutre un peu plus dans la mouise."


Elle voulait tenter quelque chose pour le déloger de son trou, son regard se fit aussi incertain que l'étaient ses pensées quand à cette perspective. Ok, elle était douée pour aplanir - une fois de plus - l'encéphalogramme de zombies, mais sortir sa jambe de ce merdier...

"Ok, mais si tu m'esquintes je te lâche Rosket sur les fesses et crois moi, c'est un cavalier hors pair, il en faudra pour le désarçonner!"

Un peu d'humour pour dédramatiser la situation, mais il n'en menait pas large, sa jambe était coincée dans une nasse barbelée aussi il joua avec son pied de biche pour dévier les dentelures qu'il avait à portée et laissa la jeune femme s'occuper du reste.

"Si on élargit le trou avec ça je devrait pouvoir m'en tirer avec quelques écorchures et de la couture à faire. Ma jambe est entre tes mains, ma vie donc."

Là, plus d'humour du tout, l'ex instructeur s'en remettait à elle pour le sortir du trou, il n'avait plus vraiment la force de s'en extirper sans risque après avoir dû lutter comme un forcené pour éviter de succomber aux assauts combinés des trois rôdeurs. Ok, c'était peu être pas la meilleure façon de dire les choses pour ne pas trop lui mettre la pression, mais ça avait le mérite d'être vrai et sincère.
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Ven 21 Juil - 19:07

Le temps nous étaient compter façon de parler puisque les rôdeurs pour l'heure était, semblait-il plus loin dans l'avion. Louis se fiais maintenant a mon aide ce qui me mis encore plus de pression. Je savais ce que j'avais a faire pour le sortir de là, heureusement. Ne restait plus qu'à espéré que cela fonctionne.


J'étais ingénieur informatique et bien que sa semblait peut être stupide des plans d'avions j'en avais vue quelques fois puisque mon travail consistait parfois a restauré le système de commande pour ces engins volants.

Si on était chanceux dans notre malchance, Louis se serais pris les pieds dans une partie souple, le métaux soit l'aluminium était coupant mais entièrement malléable donnant plus d'aisance pour le sortir de là. Le seul problème c'est que je me devais de me séparé de lui pour aller sous l'appareil.

Mon regard se posa sur Louis avec un sérieux plus apparent.

Je dois t'emprunté ton pied de biche je te l'échange contre ma batte si tu veux on se voit tout a l'heure dis-je ... Sois prudent avais-je ajouté en lui déposant un léger baiser sur le front et quittant vers le début de l'avion où un autre trou se trouvais. Je jetai un dernier regard a mon comparse et disparu sous l'appareil.

Deux rôdeurs se trouvais a proximité l'un d'eux était empaler sur une barre transversale en métal et souhaitais tant bien que mal réussir a se détaché de là pour me dévoré.D'ailleurs la vue de la chair abdominale qui se détachait dans des bruits atroces en laissant les trippes ressortir, me fit grimacer. Ayant entre les mains le pied de biche de Louis, je planta l'outil dans le cerveau du mangeur de chair avec force. Attirant le second qui marchais en titubant sur les débris environnants. Finissant sa course vers moi en rampant finalement. Je refis la même manoeuvre et acheva le cadavre ambulant dans un craquement d'os.

Je me devais maintenant de remonter jusqu'à ce que j'aperçoivent la jambe de Louis dans le plancher. Je dû user un peu de mes talents acrobatiques pour me frayer un chemin entre les rochés et les arbres brisés qui obstruaient parfois le passage. J'étais bien heureuse de ne pas être dodue a ce moment précis puisque le chemin n'était pas très large. Je m'était même coupé sur une roche a mon dernier passage serré, mon bras recevant ainsi une bonne entaille ensanglanté que je me dépêchait​ de serrer avec un bout de tissu de ma chemise a carreau déjà en lambeau.

J'arrivai​ finalement a apercevoir la jambe de mon instructeur, et m'y rendit en soufflant un peu vue l'effort encouru pour y parvenir.

C'est moi sous toi o.k... Dis-je avant qu'il ne cède a la panique croyant qu'il s'agissait d'un mort sous lui.

Je toucha la jambe de Louis, posant et attachant ce qui me restais de chemise a carreau pour y mettre autour de sa jambe bloquant un peu le passage afin de poser le pied de biche et plier le métal vers l'extérieur de sa jambe. Ouvrant d'avantages le passage pour lui permettre de retiré sa jambe en toute sécurité.

Concentré dans ma tâche du moment et réussissant le pourquoi j'étais venu jusque là. Une main agrippa ma jambe soulevant de ma voix un cri d'effroi.. Je tomba sur le dos, la créature par dessus moi, maintenant, le pied de biche me séparant de la bouche du macchabée, je tentais tant bien que mal de me sortir de ce faux pas.. Fermant parfois la bouche sous le sang qui dégoulinait de la bouche du mort pour me gicler au visage. Les dents pourries et noircies il ouvrait la bouche où je pouvais voir des petit vers blanc gesticuler. Je me retenait de ne pas fermer les yeux mais des hauts le coeur m'envahissait. Je dû a deux reprises le frapper du pied pour réussir a culbuter vers l'arrière pour me retrouver a nouveau debout. Mais des râlent a ma gauche attira mon attention, une dizaine de zonards se rapprochait de moi.

Je pris mes jambes a mon cou et courut dans la direction opposé revenant dans l'appareil pour retrouver Louis. M'entaillant de nouveau, la joue cette fois, sur un débris de métal m'arrachant une légère plainte de douleur. Sans chemise a carreaux je n'avais plus grand chose sur le corps, sauf un soutien-gorge noir et deux bras avec lesquels je me couvrait tant bien que mal. En toute franchise c'était le moindre de mes soucis... Sauf pour le froid ambiant.

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Louis Hartmann
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Dim 23 Juil - 19:52

Quand Bess lui demanda son pied de biche, le sergent instructeur lui tendit sans mot dire, faisant non de la main quand elle lui proposa sa batte, il avait son maillet et il ne voulait pas priver la jeune femme de tout éventuel outil de défense, surtout sachant qu'il ne pourrait intervenir. Être prudent? Un peu tard pour dire ça, mais l'intention était louable. Il ne fit aucun commentaire, juste un petit hochement de tête. Pas besoin de lui dire de l'être également de son côté, elle n'en ferait qu'à sa tête et il n'avait aucun moyen de... faire quoique ce soit de toute manière, il était prisonnier, littéralement enraciné dans la carlingue déglinguée de l'avion.

Il s'écoula une ou deux éternités avant qu'il sente qu'on touchait à son pied. Forcément sa première réaction fut de vérifier - vainement - ce qui lui tripotait la jambe, mais la voix de sa samaritaine se fit entendre lui précisant qu'il s'agissait d'elle. Ca lui éviterait de lui coller sa ranger dans la tronche par pur réflexe... Elle commença à dégager le passage et entre ce qu'elle faisait et le travail qu'il avait déjà accompli il put assez rapidement récupérer sa jambe. Le pantalon n'avait pas si souffert que ça au final, un peu de couture et ce serait réglé, et pour sa jambe, c'était plus ou moins pareil. De simples plaies superficielles, le genre qui pique, saigne un peu, mais n'est pas grave... si on s'en occupe correctement.
Plutôt douée la gamine pensa t il, en remarquant les morceaux de chemise qu'elle avait enroulé autour de sa jambe.

Louis entendit de l'action vers l'extérieur ce qui le tira de ses pensées et le temps qu'il se rende vers le trou dans le fuselage, Bess rentrait précipitamment, manquant de lui tomber littéralement dans les bras. Sa tenue lui fit hausser un sourcil jusqu'à ce qu'il se rappelle qu'il avait sa chemise enroulée autour de la jambe. Vu les bruits et les humeurs nauséabonde qui dégoulinait le long de son cou et de sa poitrine, elle avait eu de la visite et les rôdeurs n'en avaient pas eu assez.

"Il semblerait que ton spectacle d'effeuillage ait attiré des amateurs de jeune femme en petite tenue. " Il lui sourit et lui tendit les guenilles pour qu'elle se débarbouille puis retira sa veste pour la couvrir avec. "Enfile là, on prendra soin de vérifier dans une des valises s'il y a quelque chose d'intéressant, mais plus tard, là je crois qu'on va devoir décevoir tes fans et leur éclater la tête plutôt que de la leur faire tourner. Regarde s'il y en a qui essaieraient pas de passer par un autre endroit et profite en pour te reposer un coup."

Il se mit en position devant le trou, maillet prêt à écrabouiller le premier crâne qui passerait, mais avant ça, il tourna la tête vers elle et le plus sérieusement du monde ajouta. "Merci".

Le petit mot fut ponctué d'une rapide et efficace frappe de maillet sur la trogne d'un ancien policier. Louis tira le cadavre devenu inanimé afin de permettre aux autres de passer et entreprit de liquider chaque rôdeur. Après le premier, il les laissait entrer entièrement et leur broyait le crâne impitoyablement. La pile de cadavre fut des plus correcte. Louis avait les bras un peu raides, mais il se sentait bien vivant.
L'alerte était passée ils pouvaient tous les deux souffler un coup, qui ne serait pas de trop, l'adrénaline avait coulé à flot en cette fin de journée.

"Tu n'es pas blessée? Laisse moi vérifier."

La procédure classique, voir s'il n'y avait pas eu de morsure ou de griffure. Le ton était péremptoire, mais c'était dans leur intérêt à tous deux de vérifier, ça leur éviterait de finir en cadavre ambulant. Mieux valait prendre quelques minutes pour s'en assurer que mal finir...

"Tu t'es mise dans un sale état, jeune fille." Ajouta il en examinant les multiples coupures et écorchures qu'elle s'était faite en le dégageant. Chose assez surprenante eu égard aux charmes de la donzelle, il ne manifesta ni la moindre gêne, ni le moindre désir - fusse dans le regard -  il aurait examiné un mannequin de bois que cela n'aurait pas été différent. Quand on connaissait l'instructeur on savait qu'il était insensible à ce genre de choses - seule Violetta ayant fendu sa carapace. Pour lui ses recrues n'avaient pas de sexe, pas de race, pas de religion, pas de parti politique. Elles n'étaient que des recrues qu'il allait transformer en soldats.

"Quand nous en aurons fini dans l'avion, nous irons au phare, histoire de se reposer et nettoyer toutes ces plaies. Si ça te convient évidemment."

Elle avait du bon boulot, aussi il était très satisfait et il avait même l'air moins contrarié que d'habitude. Le raton laveur vint les rejoindre, un gros rat dans la gueule, se débattant pitoyablement jusqu'à que le prédateur miniature lui écrase la moelle épinière entre ses mâchoires dans un petit crac sinistre, récoltant une petite tape sur le crâne en guise de récompense.
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Mar 8 Aoû - 4:29

Tout avais été si vite mon retour précipité tombant presque dans les bras de Louis. Il me tendit une chemise que j'enfilai précipitamment en riant légèrement de la blague qu'il venait de me faire concernant mon accoutrement du moment et l'alléchante proie que je faisais pour les rôdeurs environnants. Reprenant mon souffle rapidement leurs éclaté la tête serais maintenant une bonne chose me lança t il en me proposant de vérifier les autres entrées possible. Comme à sa demande je m'exécutai observant les autres entrée propices à une invasion de créature sanguinolente.

Je rencontra une femme au long cheveux grisonnant prise dans une ouverture métallique. Son torse semblait transpercer par une pièces de métal coupante. En me voyant elle s'agita de plus belle, un bruit de déchirement, et d'os brisé, me signala que le haut et le bas de son corps allait bientôt se séparé la laissant de nouveau libre pour ramper. Je ne lui laissa pas cette chance prenant mon couteau je le lui enfonçait dans le crâne la laissant inanimé dans l'embouchure de l'entrée. Au moins son cadavre servirait a bloqué le passage ci-dessous pour quelques instants. C'est ce que je croyais en voyant une main passer pour m'agripper le collet et m'attirer vers la tête que je voyais dans l'embrasure de l'ouverture. Il m'attirait a lui plus férocement que d'habitude, la bouche grande ouverte prête a accueillir un bout de ma chair. Je tenta de me relever mais m'appuya contre le bout pointu de l'appareil volant, et m'entailla l'intérieur de la main plus profondément que je l'aurais souhaiter. Me laissant échapper un léger grognement d'inconfort, forçant de ma seconde main pour me sortir de ce mauvais pas ma dague vint finalement se ficher dans la tête du macchabée avec satisfaction. un soupir de soulagement s'échappant de ma bouche je m'assied un moment pour reprendre mon souffle et mes forces. Je vint observer ma main qui saignais plus que je ne l'aurais espéré je fit un bandage de fortune avec une bout de tissu puis revint vers Louis qui s'était merveilleusement bien débrouiller en accueillant les ravageurs avec son maillet. Le remerciement de Louis était rester en suspens, je n'avais pas su quoi répondre parce que venant de lui , cela m'avais surprise.

Comme si prise au dépourvu, j'avais simplement hocher la tête. La sincérité avait été percevable dans son regard plus que dans ses paroles mais avais monter un cran ma confiance en moi et en mes capacités. Je servais peut-être a quelques choses au bout du compte.

Je ne m'étais pas vraiment vue dans un miroir et avec l'adrénaline du moment je ne ressentais pas encore la douleur de mes blessures. En entendant parler de mes vilaines plaies je supposa que je ne devais pas être jolie a voir. Retourner au phare pour se reposer ne ferais pas de tort et j'avais acquiescer a cette idée en silence comme trop épuisé sans doute. Dû je suppose a l'entraînement et le combat engendrer l'un à la suite de l'autre.

Je ne me ferais sans doute pas prier pour dormir. Nous firent le tour de l'avion s'assurant de l'inactivité complète puis je me dirigeai vers les portes bagages. Me dénichant des vêtements adéquats et confortable. Qui plus est, à ma taille pour une fois. Le pantalon de style camo foncé rappelant un uniforme de l'armée était parfait et semblais avoir un tissu particulièrement hydrofuge ce qui serais a la hauteur de multiples température différente.

Quant a la camisole elle s'ajustais comme il le fallait a mon corps et s'harmonisais avec le pantalon. En farfouillant un peu plus loin je trouva un léger manteau de cuir noir pour femme que je mis sur mes épaules. Je me sentais beaucoup plus a l'aise avec un ensemble du genre. Je revint auprès de Louis prête a repartir vers le phare mais mes jambes tremblais. Je regarda un moment le sol comme pour reprendre mes esprits, mon souffle était toujours plus rapide, je pris appuis sur un banc de l'avion encore en état de me supporter. Du moins c'est ce que je cru alors que mes jambes fléchis et que ma vue s'obscurcit.

Je ne me sent.. pas... dis-je d'un ton a peine audible

Lourdement ma dague glissa au sol dans un bruit métallique et mon corps sans retenu tomba mollement dans un fracas plutôt audible pour une si petite personne. Je venais de tomber dans les pommes a cet instant précis
.
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Louis Hartmann
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Mer 9 Aoû - 10:31

Le pire était derrière eux, les rôdeurs avaient eu leur content de gnons et étaient allés se faire voir ailleurs... Et Louis en était bien content! Tous ses muscles le brûlaient, le moindre effort lui arrachait un grognement d'une douleur ma foi presque bienvenue car elle lui rappelait au moins qu'il était vivant.

Pendant que Bess se trouvait une nouvelle garde-robe, Louis reprit son souffle puis inspecta lui aussi l'habitacle à la recherche de quelque chose d'intéressant, mais ne put trouver que ce qui restait d'un assortiment de couteaux rangés à l'origine dans un container, ce dernier ayant explosé à l'impact lors du crash et répandu sa cargaison un peu partout. Il trouva un couteau à steak avec une lame qui pourrait faire du vilain. L'ustensile était miraculeusement intact et pourrait lui servir non seulement à tailler un bon gros rumsteck, mais éventuellement à refroidir les ardeurs d'un agresseur, ou le refroidir tout court même.

Après leur pêche miraculeuse, mais épuisante. Il se retourna en entendant la voix mal assurée et faible de la jeune femme, il s'élança pour la rattraper quand il comprit qu'elle allait s'évanouir, mais entre la distance, le foutoir au sol et sa jambe blessée, il ne put qu'empêcher qu'elle ne se cogne lourdement la tête contre une pièce de métal.

"C'est pas ta journée hein, petite..."

L'ancien militaire récupéra les affaires qu'ils auraient pu laisser traîner dans l'avion et entreprit d'extraire la jeune femme de l'épave avec la plus grande douceur. Par chance elle ne s'était empalée sur rien en tombant, il avait son kit de premiers secours, mais dans les conditions d'éclairage actuel ce serait pas vraiment la joie de devoir jouer les urgentistes.
Il prendre quelques minutes pour dégager un espace suffisant afin de passer en tirant la jeune femme contre lui non s'en envoyer Rosket monter la garde histoire d'éviter une mauvaise rencontre alors qu'il serait à genoux et les bras autour de Bess.
La malheureuse était bien légère, mais malgré tout, la prenant dans ses bras pour la porter, Louis respirait lourdement, ses réserves étant également dans le rouge depuis un moment. Le phare miniature lui semblait à des kilomètres et même s'éloigner un peu plus à chaque pas qu'il faisait, le froid ne faisait que rendre le supplice que plus intolérable et c'est uniquement grâce à sa volonté qu'il arriva jusqu'à son repaire d'un jour.
Il bloqua la porte d'entrée en y plaçant son pied de biche, si quelqu'un poussait la porte, l'outil se ficherait entre elle et le sol, la verrouillant solidement. Puis il s'occupa de leur repos.

Une fois à l'intérieur, grelottant de froid, il prit le pouls de l'informaticienne et fit la grimace, non seulement ce n'était pas la joie, mais elle était gelée, il n'avait pas pensé à refermer son manteau...

"Bon, je suppose que je n'ai pas le choix. Au moins ce sera plus pratique pour la soigner."

Avec un soupir de résignation, l'instructeur installa sur le vieux matelas qui lui servait de couche la belle au bois dormant, puis la déshabilla ne lui laissant que le strict minimum et fit un check-up rapide. Des coupures, certaines plutôt moches, mais aucune causée par un rôdeur. Il les nettoya et les pansa rapidement car même ici à l'abri la température n'était pas terrible et il ne pouvait pas faire de feu, déjà il lui aurait fallu du bois... Le chauffage ce serait lui.

Retirant ses propres vêtements il sortit sa couverture en laine du 5 Days et recouvrit Bess avec, puis il se glissa sous les draps et se blottit contre la jeune femme. Le contact le fit frissonner mais pas de froid, il le renvoyait vers un passé aussi heureux que douloureux à revivre, la seule femme qu'il avait tenue serrée contre lui de la sorte était Violetta. Un contact doux et apaisant. Qui l'attirait irrémédiablement vers la brume du sommeil. Il tenta de résister, en se disant qu'il fallait être là au cas il se passerait quelque chose, qu'il devait rester conscient, mais c'était peine perdue, il s'abandonnait avec un bonheur inavouable à un sommeil plus que bienvenu pour son organisme exténué par les efforts et les privations.


Dernière édition par Louis Hartmann le Mer 9 Aoû - 11:11, édité 1 fois
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The Death
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Mer 9 Aoû - 10:31

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'Loot aléatoire' :
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Ven 22 Sep - 13:46

Je suis au beau milieu de la forêt, seule, entrain d'essayer de me réchauffer sans la moindre flamme. Parce que non je ne voulais pas en allumer un, encore moins m'en occuper pour me tenir au chaud. J'en avais peur et je préférais mourir de froid que d'en allumer un. L'image de mon frère repasse sans cesse dans ma tête, les remords m'envahissent a nouveau.

Je grelotte et je sens dans tout mon corps un soubresaut et un claquement audible de mes dents l'une contre l'autre. Était-ce la réalité, un rêve ou une fièvre ? Difficile de le dire, mon corps était faible comme mes paupières. J'entrevit le visage de Louis un bref instant avant de sombré dans un sommeil profond. Le froid continuais de m'envahir mais soudain laissa doucement place a une chaleur confortable. Était ce un feu qui me rechauffais de la sorte? Ma tête prenais panique mais je ne pouvais bouger, comme pétrifier, je me laissa voguer dans une nuit sans rêve. Dans un souffle régulier.

C'est le soleil et le chant des oisillons qui me sortit de mon sommeil. Je papillonnai des cils pour retrouver​ la vue puis découvrit que je me trouvais dans le phare en sécurité, plutôt nue et a proximité de Louis qui semblait tout aussi dévêtu que moi, coller contre moi.

Je tentais de refaire le casse tête dans ma tête , afin de rassemblé les événements mais c'était le néant total. Entre l'avion et maintenant je ne sais pas comment Louis c'était débrouiller mais je lui était reconnaissante. Mes blessures semblait avoir été panser, m'étais-je aperçut alors que mes doigts tâtaient un bout de bandage humide de sang sans doute.

Mon regard se portant sur mon hôte, il dormais bien, je n'osais pas bouger de peur de le réveiller, mon regard poser sur lui un moment, détaillant ces traits. Je me glissa finalement en dehors de ce qui nous servaient de couverture. Puis revêtit les vêtements que j'avais trouver, grimaçant en ressentant une douleur a l'abdomen. Ma main frôlant un bandage je me recouchait​ sur le dos, prenant de grande respiration. La douleur était plutôt forte et je serrais les dents en finissant de me vêtir du mieux​ que je le pouvais.

Il n'y avais pas de doute je me devais d'aller voir le doc pour me faire rafistolé. Je bailla un grand coup en observant autour encore endormis ou faible, je n'était plus certaine de ce que je ressentais a ce moment précis. J'avais l'impression qu'un immense char d'assaut m'avais rouler sur le corps et que j'en ressentais la douleur en ce jour précis.

Mon ventre me tenaillait m'indiquant que j'avais sans doute faim, farfouillant​ ma bourse je n'y vit rien de nutritif. J'étais a sec et probablement depuis un bon moment. A vrai dire je ne me souvenais pas de la derniére fois que j'avais manger.

Je me promis intérieurement que je me devais d'aller chasser un moment donner pour refaire le plein.

J'étais maintenant assise sur le bord des fenêtres du phare a observer ce qui auparavant aurais été une vue époustouflante. Pour l'heure, les immeubles et les maisons détruites, de nombreux débris parcourant les eaux et plusieurs cadavres déambulant dans les rues de la villes lui enlevais tout son charme. Je soupira légèrement puis me retourna vers Louis qui semblait s'agiter dans le lit de fortune. Mes yeux parcourant le corps qu'il me faisais découvrir alors que la couverture ne semblait plus le caché a mesure qu'il s'étirait et bougeais.

Je sourit en coin et fut surprise par le "body" qu'il cachait sous ces vêtements habituels. Pour l'heure je profita du spectacle en silence en observant simplement. J'avais bien droit de me "rincer l'oeil", pensais-je en rapprochant les genoux de ma poitrine pour prendre appuis avec mes bras sur ceux-ci.

Bon matin Lançais-je d'une voix qui me surpris moi même rauque presque inaudible visiblement déshydrater. Je toucha mes lèvres en ressentant au bout de mes doigts quelques gercures de sécheresse et de froid mélangé.
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Louis Hartmann
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Sam 23 Sep - 11:10

Pendant que la demoiselle matait le corps sensiblement amaigri de l'ancien soldat et voir entre les tatouages - dont l'inratable du 75th Ranger sur son bras gauche - et les stigmates de son passé de combattant que son compagnon avait eu une vie assez mouvementée, ce dernier était prisonnier de Morphée.

Louis détestait les rêves heureux, ils lui rappelaient ce qu'il avait perdu et qu'il ne pourrait plus jamais retrouver aussi se revoir chez lui avec Violetta et Carole, cette dernière jouant avec ce grincheux de Rosket. Sa femme repeignait la cuisine, ajoutant encore des tulipes bleue au milieu des marguerites et des vignes grimpantes, lui expliquant que ça rendait la pièce plus vivante, plus nature. Il avait depuis longtemps abdiqué devant les goûts aussi originaux que bien campés de sa moitié et il se revoyait lever les deux mains en signe de reddition non sans argumenter sur les goûts douteux qu'elle avait. Ca avait l'occasion d'une petite bataille de peinture à l'eau avant de finir dans la petite piscine sous les rires de leur fille qui en profiter pour les arroser.
C'était affreusement paisible et doux. Affreusement parce qu'il savait au fond de lui que ce n'était pas réel, qu'elles n'étaient plus là.
Par chance la fin de ce doux rêve fut aussi raccord que le début ne l'était de son ancienne vie. Après un petit tour au paradis, il était de nouveau en enfer. Il avait quitté la piscine, il sortait de l'épave de sa camionnette, la tête douloureuse. Il savait ce qui l'attendait au bout du chemin et ne fut pas déçu. Ses rêves n'avait pas cet aspect onirique que certains décrivaient, il n'y avait rien pour altérer ses souvenirs, juste la froide et implacable vérité marquée au fer rouge au plus profond de son être. Il s'était réveillé, pas en sursaut, mais un brin hagard, son esprit cherchant à replacer cet environnement dans ce qu'il venait de vivre.

"Violetta?... Que..."

Le ton était incertain, embrumé par le sommeil, tout comme son regard, ébloui par la lumière du petit matin passant par la petite fenêtre. Il cligna des yeux et secoua la tête comme pour se remettre les idées en place. Regardant la jeune femme en plissant les yeux, lui donnant un instant une expression farouche et dangereuse, il lâcha un soupir qu'on aurait su dire, soulagé ou déçu.

"Bess?... Comment vas tu?"

Il se redressa, constatant qu'elle s'était rhabillée mais ne s'attarda pas sur ce détail, le principal était de voir qu'elle allait mieux qu'hier soir... ce qui n'était pas dur.

"Il faut que j'examine tes blessures voir si ça se présente bien et changer les pansement si besoin. Et aussi que tu reprennes des forces. Et ce n'est pas discutable."

Le sergent instructeur s'était visiblement enfin réveillé à voir le ton calme mais catégorique employé et son regard avait retrouvé son éclat métallique de sévérité et détermination.
Il se leva et enfila ses vêtements à la hâte car la matinée était on ne peut plus fraîche, même dans leur abri. Il déballa des affaires de son sac, affichant une rigueur méthodique proche du TOC et également de quoi manger. Un peu de viande séchée, des crackers et une conserve de fruits au sirop.

Jouant au auxsan, il commença par s'occuper de la main de l'informaticienne. Retirant le pansement, il l'approcha très près de son visage à la lumière d'abord pour regarder de plus près la plaie, mais aussi pour la renifler. Une fois cela fait, il nettoya un peu les saignements et posa un nouveau pansement dessus

"Tu as donné tout ce que tu avais hier soir et je t'en remercie. Je ne serai pas sorti de cet avion si j'avais été seul. Mais il faut également que tu apprennes à doser ton effort. Nous avons eu de la chance d'avoir un abri tout près sinon il y aurait sans doute deux cadavres gelés de plus ce matin." Il prit sa gourde et bu une gorgée avant de la tendre à sa "patiente" pour porter un toast de survivant. "Un jour de plus. Qu'il y en ait beaucoup d'autres."

Pendant qu'elle profitait de ce petit déjeuner cinq étoiles, lui inspectait les plaies. Même si aucune ne semblaient avoir été faite par un rôdeur, elle aurait pu être contaminée par leurs fluides putrides ou quelque chose du genre et il ne voulait prendre aucun risque, autant pour lui que pour elle d'ailleurs. Mais non. Pas de plaie purulente comme il avait pu le voir à quelques reprises de victimes de rôdeurs ayant survécu à une attaque. Elle était griffée et coupée d'un peu partout, mais ça allait. Elle était juste sous alimentée et avait fourni un effort surhumain.

"Je ne sais pas si tu avais quelque chose de prévu au programme, mais le médecin te conseille vivement, comprendre que tu n'as pas le choix, de te reposer, prendre des forces et l'écouter pérorer sur ce que doit faire un bon survivant pour voir se lever le soleil le lendemain."

Le ton était catégorique et toujours aussi sévère, mais le rictus qu'il avait aux lèvres donnait l'impression qu'il essayait d'être prévenant à sa manière. Le résultat était assez particulier, un gamin aurait sans doute fui ou commencé à pleurer, certains adultes aussi d'ailleurs. Non, décidément, Louis ne devrait jamais sourire...
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Mar 26 Sep - 18:16

Un prénom resta en suspens dans le petit abri ensoleillé où nous nous trouvions... Un prénom féminin et un ton de voix que je n'avais jusqu'à présent, jamais entendu de la bouche de Louis. Empreint de douleur et de solitude ce n' était pas ma fièvre qui me faisais halluciner, mais le soupir de désespoir qui s'en suivis en disait long. Du moins c'est l'atmosphère dans laquelle je planais lorsque Louis s'aperçut que c'était moi qui se trouvais devant lui et non pas quelqu'un d'autres. Je me pinça les lèvres l'une contre l'autre comprenant ce sentiment. Combien de fois m'étais-je éveiller sans voir ni mon frère, ni thomas a mes cotés. Le sentiment d'un vide qui s'installait en me rappelant chaque jours et chaque soir que je survivait. Je me remettais d'ailleurs souvent en question vis-a-vis mon appartenance a ce nouveau mode de vie. Quoiqu'il en soit,je ne me sentais pas assez près de mon instructeur pour osé quelconque question a ce sujet, sans doute délicat, du moins pas maintenant.

Je protesta d'un roulement de yeux vers le ciel et m'installai pour me refaire panser et observer. Comme un docteur envers sa patiente. Lorsque je me coucha sur le dos pour me laisser examiner une grimace de douleur me fit serrer les dents, empêchant quelconque son de douleur de sortir de ma bouche. J'avais crispé les poings et pris une bouffée d'air. Bien que je ne voulais pas l'admettre un jour de repos ne pourrait être que bénéfique.
Mes bandages ayant absorber du sang des plaies que j'avais. Le ton autoritaire ne m'avais pas donner d'autre choix ni option je m'étais donc laisser faire sans trop broncher acceptant avec désolation de devoir rester cloîtré un jour de plus.

Lorsqu'il me remercia pour mon aide je fit simplement un acquiescement de la tête, lui indiquant "de rien" simpliste. Je sourit doucement et fit oui de compréhension lorsqu'il m'indiqua quelques conseils pratiques.

Je te remercie aussi.. Et navré.. Je ne voulais pas être un fardeau , avais ajouté comprenant que mes effort bien que réussis fût aussi nuisible que bon au bout du compte. Il avais raison, apprendre a écouter mes propres capacités, ne pouvais être que plus prudent. Je remerciais Louis d'avoir trouver la force de me traîner jusqu'ici.

Je soupira bruyamment... Alors qu'il venais d'achever son travail. Un seul jour de repos pas plus... On ne peu se permettre de rester trop longtemps au même endroit. Ajoutais-je le regardant m'assurer que nous venions de conclure un semblant de marché. Du moins dans ma tête c'était inconcevable de rester ici plus longtemps.

Je ne sais pas pourquoi ni comment mais le silence qui planais était lourd pendant un instant. La seul idée qui me vint en tête était de parler. A quoi bon partager ma journée avec quelqu'un si je ne le connaissais pas? Il m'avais sauver la vie après tout.

Où te trouvais tu quand l'épidémie a commencer ? Demandais-je en posant mes yeux couleur de glace sur lui. Me positionnant le plus confortablement possible.
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Louis Hartmann
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Mer 27 Sep - 10:48

Même si elle regimbait, Bess s'était laissé faire  et Louis avait pu changer ses pansements, vérifier l'état de ses blessures, soulagé de voir qu'il n'y avait rien de suspect. Elle était assez amochée, mais avec du repos et quelques médicaments pour éviter les infections ça devrait aller.

Il secoua la tête quand elle parla de fardeau, ce n'en était pas un, elle lui permettait de se remettre le pied à l'étrier, d'être à nouveau un instructeur ce qui était toute sa vie, d'autant plus maintenant.

"Si tu avais été un fardeau je ne serai pas là. Et toi non plus d'ailleurs, tu serais morte depuis belle lurette. Tu apprends. Et quand on apprend on commet des erreurs, la différence avec avant c'est qu'aujourd'hui, se tromper peut coûter la vie. Mais ça ne t’empêchera pas de continuer à en faire, d'y survivre, et d'avancer car c'est en se trompant qu'on apprend, en recommençant encore et encore. Si tu veux t'excuser de t'être plantée, apprend de cette erreur et survis aux prochaines, c'est tout ce que j'attends de mes recrues, et l'excellence aussi. Parce que si on fait quelque chose, on le fait bien, ou on ne le fait pas. Aussi il faut s'entraîner jusqu'à être excellent, et continuer après pour le rester." Il laissa échapper un petit rire presque moqueur à la remarque de l'informaticienne sur le temps passé au même endroit. "Joli coeur, c'est ma religion, jamais plus d'une nuit au même endroit. Mais si tu n'es pas en état de supporter plusieurs kilomètres de marche il faudra bien se résoudre à passer ici une deuxième nuit. Je préfère patienter plutôt que devoir te porter et tabasser des rôdeurs attirés par tes mollets, donc si tu veux bouger, va falloir manger, te reposer et aussi prendre ça."

Tout en parlant il avait récupéré un comprimé d'antibiotique large spectre dans son sac. C'était préventif, mieux valait quelques médicaments consommés qu'une infection à traiter en urgence.
Le ton de l'ancien ranger était sans appel et le regarda qu'il portait sur la jeune femme était celui qu'il dédiait à ses recrues, autrement le regard qui faisait baisser les yeux et dire "oui sergent" aux DELTA, SEAL et autres Rangers. Peut être devrait il l'essayer sur les zombies d'ailleurs, ça pourrait marcher...

Mais il se fit plus avenant dès que l'informaticienne obtempéra. Il ne se faisait pas d'illusion, elle voudrait partir avant la fin de la journée, lui aussi d'ailleurs car même si le petit phare était assez excentré par rapport aux voies de passage, il attirerait forcément les curieux et l'attrait d'une épave d'avion serait également fort. Attrait qui se changerait en convoitise sitôt que l'on verrait les traces laissées par terre, surtout les traces de sang...

"Il y a d'autres petites planques que je me suis fait dans le secteur, plus proche du centre ville notamment une près d'une pharmacie. Il y a de la nourriture, et de quoi se pieuter au sec. Et Rosket tient à distance cafards et rats, tu as juste besoin d'être capable de tenir sur tes jambes et éventuellement courir sur un à deux cent mètres. Là pour le moment je t'en vois pas capable, si tu te reposes bien aujourd'hui, sans doute que je réviserai mon jugement. Marché conclu?"

Il rangeait ses affaires en silence, réfléchissant quand à ce qu'il pourrait bien faire ensuite. Il avait décidé de former la jeune femme presque sur un coup de tête et maintenant qu'elle avait accepté il était de sa responsabilité de lui prodiguer la meilleure des formations, elle comptait sur lui et niveau moyens, là il était un peu limité... C'était peu de le dire! Mais il pourrait toujours l'aider à se déplacer plus discrètement, apprendre à écouter, savoir quoi écouter, savoir quand se déplacer, comment, être plus à l'écoute de son corps pour éviter de se retrouver vidé  au plus mauvais moment, et aussi, comment tuer, tant les rôdeurs zombies que les vivants.
La tête dans ses réflexions, la question que Béatrice posa le cueillit comme une fleur. Seule sa volonté et sa discipline mentale l'empêchèrent de se retrouvé projeté un an et demie en arrière, devant les corps de ses deux amours. Il marqua un arrêt, posa son sac et se retourna pour faire face à la jeune femme, elle avait visiblement besoin de parler, il aurait donné cher pour qu'elle veuille parler d'autre chose, mais bon dans la vie on avait pas toujours ce que l'on voulait.

"Au tout début de l'épidémie quand c'était une espèce de rumeur qu'on voyait sur certaines chaînes, parlant d'une sorte de fièvre hémorragique, ou de cas isolés de folie meurtrière, j'étais à Colombus, en Georgie. Et quand tout a commencé à partir en quenouille je suis parti pour Detroit, il y avait des gens importants pour moi ici." Il n'avait pas besoin d'en dire plus, il avait tenté de rejoindre des gens, elle l'avait vu seul, à deux reprise. Non, pas besoin d'en dire plus... Pas spécialement envie non plus après les rêves de cette nuit passée. "Et toi? Tu es de Detroit ou comme moi, naufragée de la fin du monde?"

Ce n'était pas simplement une diversion pour éviter de continuer à parler de lui, même si cela avait été assez lapidaire, il avait répondu en toute honnêteté et désirait lui aussi connaître.
Tout en l'écoutant il commença ses étirements et une série de pompes, puis d'abdominaux, ça réchaufferait ses muscles, le réchaufferait tout court d'ailleurs et il prenait toujours le temps pour faire une petite demie heure d'exercice le matin. La douleur dans la jambe lui permettait de se centrer.
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Mer 27 Sep - 15:09

J'avais écouter tout ce qu'il avais a me dire avec attention et compréhension. Anticipant la suite des événements comme un repos mérité ou plutôt obligatoire pour mieux poursuivre notre route.

Je savais bien que si nous voudrions bouger nous le ferions en hâte et je me devais de retrouver un peu de force pour y parvenir. J'avais pris mon vélo pour venir, me serait-il plus aisé de rouler a vélo ?

J'ai un vélo appuyer sur la rambarde du quai en bas. Advenant le cas ou la course me serais difficile peut être que pédalé pourrais être une option envisageable... Avais-je lancé en le remerciant lorsqu'il me tendit le medicament que je pris sans broncher.

Puis j'écouta la réponse a la question que je lui avais posé. N'osant pas lui en demander davantages puisqu'il me retourna la question finalement.

Je suis de Cleveland en fait , j'était dans mon appartement quand cela a commencer... J'attendais que mon coloc revienne mais après 3 jours j'ai penser au pire et j'ai décidé de quitter l'immeuble avec ce que j'avais sous la main. Ma destination première était le canada vers la demeure de mes grands-parents mais j'ai rencontré des gens qui m'ont parlé de détroit et ... Enfin je suis venu ici et j'ai retrouver un membre de ma famille, mon oncle.

Repensant a tout ce que j'avais endurer durant mon voyage, je garda un moment le silence. Parce que non ma route ne fut pas aisé et encore moins plaisante. J'était au bord de la mort je n'avais que la peau sur les os. Je commencais à peine a reprendre du mieux. Il y avais de l'espoir de survie ici, je n'osais penser a mes grands-parents, ni a thomas ne sait-on quelle sort ils avaient subi.

Mon regard se pose de nouveau vers mon mentor..

Ouais c'est un vrai merdier cette vie ! Avais-je lancé en observant les pansements propres.

Merci Louis.. Pour tout ça ! Dis-je un brin gêné, pourquoi me sentais-je timide ? Je n'en savais trop rien, en fait si.. Je savais, je n'aimais pas dépendre de quelqu'un et cela m'intimidais, d'autant plus que j'étais plutôt inutile dans le moment présent. Je soupirai puis tant qu'à faire je sorti mon calepin de dessin et entama le portrait de Louis avec son habituelle faciès inexpressif mais intriguant, ajoutant rosket dans le dessins.

Le dessin pour moi était une des meilleure thérapie pour faire le vide dans ma tête. Celà m'apportait un once de bonheur le temps de ma création.
Dessiner me faisais oublier tout le malheur qui régnais autour. Finalisant, Après plusieurs minutes de concentration, mon art, je lança ces quelques informations.

J'ai une voiture planqué dans un garage a environ 10 km d'ici si jamais on peu toujours aller la chercher.. Par contre... J'ai besoin d'essence, mais je crois savoir où en trouver.

Je replongea mon regard sur Louis continuant de faire mon croquis.
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Louis Hartmann
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Mar 3 Oct - 12:08

Louis réfléchit un instant, s'il fallait bouger, le vélo serait pour elle mieux que la marche, il irait le chercher un peu plus tard.

Il l'écouta partager son expérience de l'Apocalypse, elle aussi avait échoué à Detroit. Elle était certes d'une ville voisine, mais on lui avait fait miroiter un quelconque eldorado, cela dit cette ville fantôme n'était qu'un mouroir comme il devait y en avoir un peu partout sur le territoire américain. Elle avait au moins retrouvé quelqu'un ce qui n'était pas un mince exploit! Sujet à creuser.

Elle le remercia, visiblement gênée de la situation ce à quoi l'ancien militaire répondit par un simple haussement d'épaule.

"Dis toi que c'est un juste retour des choses et comment vais je t'apprendre les bases de la furtivité si tu es agonisante ou morte? Nous sommes des survivants, et nous sommes du même bois, celui de ceux qui ne s'étripent pas à vue, normal de s'entraider."

Il la regarda sortir son carnet, haussant un sourcil et soupira en comprenant ce qu'elle mijotait. Il avait eu l'habitude à une époque, Violetta l'avait littéralement harcelé pour qu'il pose pour elle une journée afin qu'elle réalise un croquis pour un tableau. Il ne supportait pas cette peinture parce qu'il estimait qu'elle gommait cette part sombre de sa personne, là, avec la petite Carole dans les bras, leurs yeux rivés l'un sur l'autre. Il n'avait pas vu le temps passer, le résultat lui déplaisait parce qu'il l'humanisait, il était un soldat, avait tué et était une machine à briser des gens pour les façonner à son image, se voir ainsi, ne lui rendait que plus amère sa nature.
Cette introspection avait au moins pour avantage de le laisser immobile, le regard dans le vide, du pain béni pour la jeune femme qui avait plus que son temps pour le croquer.
Les paroles de Bess quand à sa voiture, le sortirent de ses pensées, avec une certaine inertie, il lança un regard au carnet, ne dit rien cependant, après tout si cela lui permettait de se concentrer sur autre chose que la mort à laquelle ils avaient échappé la veille, ce n'était pas cher payé. Et puis le fait de se sentir redevable la rendait mal à l'aise, c'était visible, même pour lui, pas le moment d'en rajouter.

"J'ai également un véhicule. Tu te souviens sans doute de notre première rencontre à l'usine. C'est là que j'y ai mis la main dessus. Je ne l'utilise que si le besoin s'en fait sentir. C'est une grosse cylindré, un vrai puits sans fond et comme tu l'as remarqué, le carburant n'est plus si facile d'accès. Si tu connais un dépôt encore utilisable ce serait pas mal, des véhicules motorisés ça peut toujours ser... Aïe! Sale teigne!"

Rosket s'était en douce faufilé près de son compère bipède et lui avait chipé le morceau de cracker qu'il avait dans les doigts... en fourrant le tout dans sa gueule. C'était sa façon de réclamer de l'attention. Ca lui prenait une fois par jour, généralement au réveil, il venait se frotter contre Louis et l'enquiquiner puis après quelques minutes à se faire gratter le crâne et ébouriffer le poil il filait chercher son petit déjeuner.

"Tu ne sais vraiment pas te tenir, sac à puces..." Retournant à sa conversation avec Béatrice, non sans laisser une main harceler le raton laveur, il continua. "S'il y a du carburant en bonne quantité, je prendrais mon pick-up, on fourrera ton vélo derrière et on ira chercher ta voiture... Au fait tu as dit que tu avais retrouvé ton oncle, il ne t'accompagne pas dans tes vadrouilles ou tu aimes faire ton shopping toute seule?"
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Mer 4 Oct - 21:27

Louis avait raison s'entraider entre survivants était la moindre des choses cependant pas l'avis de tous malheureusement.

J'avais croisé bon nombre de survivant qui n'avais qu'une idée en tête dans ce monde, le pouvoir. Quant à d'autres la folie les avaient gagnés et leurs faisaient faire des tas de stupidités plus horribles les unes que les autres. La fois où avec Leïa nous avions rencontré des cannibales, il n'était pas question pour moi de côtoyer ce genre de sauvage ou de me faire dévorer.

Je souris a ces dires et me concentre sur mon croquis. Que je termine après plusieurs minutes. Il ne dit rien et son faciès toujours aussi inexpressif j'aimerais parfois savoir ce a quoi il pense.

Il me parle de notre première rencontre à l'usine et j'acquiesce à la référence du tacos métalliques qu'il y avais trouvé. Décidément on serait vite repérée avec ce bruit de carrosserie, ce serais sans doute plus vite pour atteindre ma voiture par contre.
Louis me posa des questions sur mon oncle.

Je souris légèrement, avant d'entamer
Mon Oncle est souvent pris il a d'autres priorités j’imagine. Je me la joue solo parce que je veux aider à ma façon. S'il savait que je t'ai demandé de m'entraîner plutôt qu'à lui il serait déçu. Mais je sais qu'il n’a pas beaucoup de temps, du moins j'ai cette nette impression.

Je soupirai avant de rajouter; et puis je préfère m'entraîner en cachette et ne pas être un fardeau si je décide de faire une expédition en sa compagnie. Je me mets de la pression, je sais, mais un oncle militaire ça ne peut-être qu'intimidant surtout dans mon cas. En fait c'est le mari de ma tante et bon nombre de fois j'ai solliciter leurs aides par le passé.

Je me racle la gorge, être un fardeau je sais ce que c'est, il y a longtemps, je consommais énormément, je suis orpheline et les seuls qui s'occupaient de moi c'était mon oncle et sa famille. Donc, je ne sais pas, je ne veux plus être un poids.  Je leurs ai fait endurer moulte fois, un calvaire plutôt atroce. Je pense qu'il mérite que je lui montre de quoi je suis capable.

Je fis un autre soupir en réfléchissant à ce que je venais de dire, puis je ressentais une pression en moins sur mes épaules. Comme si parler avais libéré un peu de stress qui me tenaillait les tripes. Bien que je ne voulais pas l'admettre l'idée que ce faisais mon oncle de moi était excessivement importante. Il ne me restait que lui et je ne voulais pas le décevoir. Je me devais de lui prouver qu'il pouvait être fier à mon égard.

Y a t-il des gens dans votre vie auxquels vous teniez ne pas décevoir ?


Cette question avait fusé comme un couteau à la lame tranchante. Je l'avais posé sans réellement attendre de réponse en retour. Je supposais en tant que milicien que Louis avait toujours su se montrer ferme et autoritaire. Mais en réfléchissant bien, il avait bien commencé quelques parts ? Il n'était pas né ainsi... Pendant un moment je réfléchissais à ce qui l'avais transformé dans sa jeunesse mais je n’osai aucune question à son intention.

Je revins au sujet initial, sortant de ma rêverie.

C'est peut-être la raison de mes constantes promenades extérieures en fait, moins je suis présente moins les chances de faire des erreurs en sa compagnies sont grandes. Si l'on peut dire parce que je fais encore des erreurs sa s'est certain ajoutais je en souriant me remémorant quelques incidents de parcours.  

Je réouvris mon carnet de dessin retournant dans les premiers croquis réalisés. Mon oncle était dessiné sur l'une des pages, je la montrai à Louis. Peut-être l'aura-t-il déjà côtoyé ? Ne sait-on jamais. Vraisemblablement cet endroit était plus petit que l'on pouvait le croire et j'avais fait ici les plus grandes rencontres qui soit.
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Louis Hartmann
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Jeu 5 Oct - 16:16

De toute évidence, Bess était obsédée par le fait de ne pas être un poids pour ses proches, pour les autres en général. Son passé pesait sur sa conscience et l'amenait à s'éloigner de son oncle pour ne pas s'imposer comme une charge. Louis comprenait parfaitement ce genre de raisonnement, mais il le savait biaisé et générateur de problèmes. C'est avec ce genre de pensées que l'on faisait parfois des choses qui conduisaient à la mort. En voulant prouver qu'on est pas inutile qu'on tentait le diable une fois de trop.

Quand il parla son ton comme à l'accoutumée était calme, teinté de sévérité, il revêtait ses oripeaux de drill instructor dès le petit matin.

"Bess, avant toute chose, ce passé dont tu n'es pas fière, il est derrière toi. Savoir d'où tu viens, ce que tu étais avant, ce que tu as fait avant te permet simplement de voir les progrès accomplis, pas à te flageller parce que tu n'étais pas la fille parfaite. Cette énergie passée à ça est perdue pour les choses qui en valent la peine. Ce qui compte c'est qui tu es maintenant et qui tu seras demain, qui tu voudrais être. Tu ne veux pas être un poids pour ton oncle, lui montrer que tu peux être utile, et bien soit. Mais ce n'est pas en le fuyant que tu pourras lui montrer une jeune femme dont il serait fier et vu le monde d'aujourd'hui, à rester éloignée de lui tu perds un temps précieux à partager, chaque jour passé est un jour de moins passé ensemble..."

Il laissa sa phrase en suspens. Il savait de façon très précise ce que l'on pouvait ressentir à ne plus pouvoir partager du temps avec ceux que l'on aime, que trop bien même. Il n'en souffrait plus car son deuil était fait, mais penser à elles n'en était pas moins sans conséquence sur son humeur et depuis son rêve il n'était pas spécialement joyeux. Pas comme s'il était d'habitude cela dit.

"Crois moi, la vie se chargera de te faire comprendre quand tu commets une erreur de ce genre.
Maintenant, si tu ne tiendrais pas dix secondes sur un champ de bataille ou lors d'une mission d'insertion derrière les lignes, tu fais une survivante suffisamment douée pour avoir survécu jusqu'à aujourd'hui et en t'entraînant tu n'en deviendras que meilleure alors arrête de te voir comme un fardeau. Pour progresser il faut se concentrer sur ce que l'on veut devenir, sur ses forces, avoir un mental d'acier parce que je vais t'en faire baver comme jamais tu auras dégusté dans ta vie et tu préféreras parfois te faire bouffer par un rôdeur que de continuer. Mais au final tu sera devenue une personne sur qui on peut compter, une survivante qui n'aura plus à penser à son passé et qui sera un pilier de sa communauté. Ou tu seras morte en essayant."


Le pire dans tout ça était le ton et le regard mortellement sérieux de l'instructeur, cette espèce d'aura inquiétante qui émanait de lui dès qu'il parlait  de son entraînement. Même pas besoin de mots pour savoir qu'elle allait dérouiller, il suffisait de voir l'ex sergent instructeur pour comprendre qu'il n'était pas du genre gentil coach sportif.

Il prit une gorgée d'eau et se redressa.

"Mais j'ai pas l'intention de te laisser calancher facilement. Et avant de rendre ton oncle fier de toi, c'est toi que tu devras rendre fière. C'est en étant conscient de sa valeur, conscient de la réalité de ses compétences et qualités que l'on peut véritablement s'améliorer.  Je ne le dirai qu'une seule fois alors ouvre bien tes esgourdes, tu es suffisamment douée pour que je te consacre du temps, de l'énergie et des ressources. Alors c'est la dernière fois que je veux entendre le mot fardeau quand tu parles de toi. Le seul qui a le droit de te rabaisser et te traiter comme de la merde dans cette pièce c'est moi."

Et vu le regard noir de l'homme debout devant elle, la nouvelle recrue ferait bien d'obéir. On avait limite envie de lui répondre par un "sergent oui sergent!" fort et clair et se coller au garde à vous.

Pour autant son ton se radoucit quand il parla de celui qui lui avait transmis sa fibre patriotique celui qu'il avait eu en modèle et qui avait instillé cette passion aux tons camouflages.

"Je suis né dans une famille ou tous les aînés finissent sous les drapeaux, à servir la nation dans l'Army. Mon père a servi, mon grand père, son père avant lui et ainsi de suite depuis leur arrivée et même avant ça mes aïeux servaient dans l'armée prussienne. D'aussi loin qu'on s'en souvienne, la famille Hartmann a toujours servi son pays. Mon père et ma mère m'ont élevé pour être un soldat dont la nation serait fière.
Si mon père était relativement secret quand à ses engagements en Corée et au Vietnam, mon grand-père me racontait souvent des anecdotes sur son déploiement en Asie lors de la Seconde Guerre Mondiale. Il n'édulcorait pas ses histoires comme le font certains, j'ai donc appris ce qu'il fallait avoir comme qualités pour être un bon soldat.

Evidemment, je ne voulais décevoir ni mes parents, ni mon grand-père, mais plus que tout je ne voulais pas me décevoir moi. Je savais que je voulais devenir un soldat, défendre mon pays. Je n'étais pas assez studieux cependant pour faire une école d'officier. Malgré tout ce que l'on pouvait me dire, passer mes journées à potasser des bouquins plutôt qu'à m'entraîner me paraissait stupide. L’imbécillité de la jeunesse. Ne pas sortir d'une école d'officier était une déception pour ma mère qui rêvait de me voir afficher autant de médailles qu'un général nord coréen, mais mon père fut satisfait de mon voir entrer dans les rangers, pour lui ça valait tous les galons du monde.
Mais plus que tout c'est ma femme que je ne voulais pas décevoir et je ne l'ai découvert que le jour où c'est arrivé.

Tôt ou tard on déçoit toujours quelqu'un. Parfois c'est une personne très proche. Ce qui compte ce n'est pas d'essayer de ne pas en arriver là car autant arrêter une rivière avec tes mains nues, mais ce que tu fais après pour t'amender SI tu as à le faire. Parce que parfois, tu as beau avoir déçu quelqu'un, ce que tu as fait ou dit était juste et il n'y a rien à se reprocher."
Louis regarda le portrait qu'avait dessiné Bess et fit un non de la tête. "Jamais rencontré. Et oui, tu vas encore faire des bourdes, des erreurs, te planter, et à chaque fois tu vas progresser, ou mourir. Je ferai en sorte que l'on reste sur la première option, toi tu vas te bouger les fesses pour être une recrue dont on peut être fier, tout oncle ou instructeur qu'on soit. C'est pigé la bleusaille?" Il avait récupéré sa veste, le couteau et le maillet, se préparant visiblement à sortir. Il pointa du doigt le fusil. "L'arme est chargée n'hésite pas à t'en servir si besoin. Rosket restera là à surveiller la porte aussi. Je pars en reconnaissance alentours et je ramènerai ton vélo. J'en ai pour une heure grand maximum. D'ici là, récupère, mange, bois et ne t'endors pas. En revenant on commencera ton entraînement avec quelque chose qui ne demande pas d'être en parfaite en santé. Tu vas adorer."

Ca, rien n'était moins sûr vu le programme qu'il avait en tête, mais qui sait, peut être Bess était une masochiste qui s'ignore...
Claquement de doigt, un index qui indique une zone et le raton laveur se met en position dans un coin discret.

"Surtout n'essaie pas de faire copain copain avec Rosket, c'est une teigne et il pourrait te bouffer les doigts de la main avec laquelle tu voudrais lui donner à manger et laisser la nourriture. Il n'est pas dressé pour être un animal de compagnie."

Sans autre mot, il se glissa discrètement hors du phare. Par la fenêtre on pouvait le voir se déplacer furtivement d'arbre en arbre, s'arrêter, inspecter les environs et reprendre sa progression.
Bess avait l'occasion de suivre les indications de son instructeur ou de fuir à toutes jambes, parce qu'il fallait quand même admettre que pour vendre son enseignement, l'ancien militaire ne valait pas tripette.
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Ven 6 Oct - 0:25

Les paroles de Louis était tranchantes et inquiétantes mais ô combien lourde de bon sens. Elle me faisais réfléchir et même la sévérité a laquelle il me lançais cela me faisais parfois sourire.

J'acquiesçais de la tête régulièrement m'imprégnant de ces dires comme d'un de mes croquis réalisé. J'aimais bien Louis et sa façon de me secouer durement pour mieux me réveiller et me faire voir ce que j'avais fait ou dit qu'il ne considérais pas à sa façon. Il avais entièrement raison sur bien des points, je ne répondais rien car j'avais totalement conscience de mes torts. Que ma façon de vivre devrait changer, il fallait je m'endurcisse.

M'éloigné de mon oncle était une bien grande bourde et il me le fit comprendre sans démontrer la moindre émotion. J'enviais ce talent de son parfait contrôle émotionnel, Mais cela le rendais bien moins humains me disais-je. Car en parole il savais exactement quelle mots étaient juste et remplis de sens cependant il manquais parfois de.. D'humanité , de coeur. Dans mon cas cela me renforçait et je ne détestais pas cela.

Il me parla de mon entrainement mais cela ne me faisais pas reculer je voulais réussir, je voulais le faire pour mon propre estime personnel. Bien que les dire de Louis aurait pu être tranchant et épeurant. Au point où j'en était je ne reculerait devant rien.

Il se leva alors et je commenca a m'agiter à mon tour supposant que j'aurais pu quitter aussi mais Louis dirige mon regard vers un arme a feu poser près du lit et me donne quelques instructions. Je me retient fortement pour ne pas rouspéter et montrer mon désaccord mais je me ravise. Évitant sans doute des repercussions désastreuses durant mon prochain apprentissage.

Louis quitta donc laissant un lourd silence peser dans l'endroit.

Tel maître tel animal hein? Rosket ton minois est beaucoup trop mignon pour le comportement que tu as..

Je soupira fortement et tenta de me redresser un peu. Pas question de rester allonger je risquais de m'endormir c'était certain. M'asseoir était plutôt pénible mais tolérable heureusement la majorité de mes plaies semblait moins douloureuses. Ma main gauche cependant beaucoup moins active avais toujours besoin de repos. Heureusement que j'étais droitière !

Je regarda par la fenêtre suivant le parcours de mon "prof" avec un intérêt particulier. Admirant la finesse, la souplesse et la discrétion utilisé. J'étais plus que déterminer a réussir. Je me leva finalement, prenant une grande respiration je marcha quelques pas lourd et faible pour voir comment mon corps réagissait.

Ouais bah j'ai juste l'impression qu'un foutu camion m'est roulé dessus .. Arggh !

Je pris appuis sur une fenêtre du phare et repris le sens inverse pour marcher. Je faisais mon propre entraînement personnelle pour pouvoir bouger d'ici avec Louis. Courir était fortement en option et rouiller comme j'étais ce ne pourrais être possible a moins de travailler un peu mes muscles.

Je mangea et but beaucoup d'eau pour m'aider a me remettre sur pied, m'étirant tranquillement pour reprendre mes forces. J'envoya a rosket un bout de nourriture sans réellement vérifier qu'il allait le bouffer.

Les minutes passaient plus rapidement que je ne l'aurais penser, disons qu'en me tenant occuper le temps avaient passer plus rapidement.

Je revint m'asseoir sur le lit de fortune rapatriant mes effets dans mon sac ainsi que mes armes. Dès que Louis reviendrait je serais prête a partir. Pensais-je en souhaitant que Louis soit d'accord avec cette idée.
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Louis Hartmann
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Jeu 12 Oct - 7:47

Comme on pouvait s'y attendre le raton laveur avait reniflé la nourriture lancée et l'avait aussitôt dédaignée, il n'acceptait la nourriture que de la main de son dresseur, de Louis, Violetta ou de Carole, et de tous, il ne restait plus que Louis.

Le soleil brillait entre les nuages bas, des flocons tombaient mollement, Louis détestait la neige, c'était le pire des environnements pour ceux qui veulent ne pas se faire suivre, on laissait des empreintes, forcément, le tout était de réduire leur ampleur, de leur donner une apparence trompeuse. Et puis ce froid glaçant engourdissait les muscles et dans leur état de sous alimentation chronique ce n'était pas à prendre à la légère, une bonne partie de leur énergie était simplement consommée pour leur éviter de geler sur pied.

Après ce qui avait dû paraître une éternité pour la jeune femme "condamnée" à attendre le retour de l'ancien ranger, ce dernier finit par montrer le bout de son nez. Il avait porté le vélo sur une épaule pour ne pas laisser de marque dans la neige.
Quand il s'était approché de l'ancien phare, le raton laveur avait entendu son approche et s'était mis en embuscade derrière un carton.
Son comportement avait changé quand son compagnon était arrivé au niveau de la porte, l'animal s'était visiblement détendu et avait reprise son apparente sieste. Le survivant solitaire était alors entré sans mot dire et avait posé le vélo contre un mur. Il avait aussitôt retiré sa veste et s'était frotté les mains, soufflant dessus pour les réchauffer. Au bout d'un petit moment il finit par s'adresser à Bess de son ton habituel si amical et prévenant.

"Il n'y avait pas de trace suspecte au sol, pas de rôdeur dans les environs ni de guetteur autour de ton vélo. C'est déjà ça." Il la détailla de la tête aux pieds, s'attardant sur son regard quand il lui posa la question fatidique. "Comment te sens tu? Tu te sens capable de marcher sur plusieurs kilomètres? De courir s'il le faut et de te battre en cas de nécessité? Réfléchis bien car c'est non seulement ta vie que tu mets en jeu, mais la nôtre également."

Ce regard inquisiteur... Il donnait l'impression de vous sonder jusqu'aux tréfonds, de chercher chaque vilain petit secret, et plus gênant encore, de les voir quand bien même on les pensait bien tassés au fond du placard. C'était une des choses que l'on détestait le plus chez lui avec son côté froid et cassant.

"Le mieux serait d'attendre la fin d'après midi, avant que le soleil ne soit trop bas pour se rendre à ma deuxième planque. Ce n'est pas trop loin et on sera tout aussi bien qu'ici, même mieux vu qu'il n'y a pas qu'une seule issue et qu'il y a mon pick-up là bas. Mais si tu es remise, on peut partir maintenant et récupérer ta voiture dans la journée.

Dans tous les cas, on ne va pas partir avant une ou deux heures le temps de t'apprendre deux ou trois choses, notamment comment bien tenir son arme, c'est un miracle que ton poignet ne soit pas en miettes, ou ton arme."

Il lui fit signe de lui passer son poignard si spécial. Les lames karambit était particulières, on pouvait les tenir comme de simples couteaux, mais c'était perdre l'essentiel de leur capacité létale. Il avait toujours préféré les armes blanches aux armes à feu. Ces dernières avaient le côté pratique de pouvoir souffler une vie à plusieurs centaines de mètres, mais elles étaient généralement encombrantes et ou bruyantes, demandant des munitions... Un bon poignard était un ami fidèle capable de faire un travail tout aussi efficace, mais en silence et en maîtrisant du début à la fin du processus non seulement son action, mais aussi sa cible. Ce n'était pas simplement une silhouette dans un viseur, c'était une personne qui s'agitait dans son étreinte pendant que la lame lui perforait le coeur. On sentait la vie quitter sa victime et on en pesait toute la responsabilité. Prendre une vie ne devrait jamais être facile à faire, facile à vivre.

"Les karambits sont faits pour être utilisés ainsi." Il inséra son index dans l'anneau, referma les autres doigts puis l'index et le pouce. "Pointe vers l'extérieur. Tu peux ainsi porter des coups de taille bien plus efficaces, les plaies causées sont plus larges. Et contre les rôdeurs, ça reste toujours une arme médiocre vu le manque d'allonge, peu importe la façon dont on le tient. La pointe enfoncée dans la tempe, au niveau de l'oreille ou à la base du crâne au niveau de la nuque sont les endroits les plus sûrs pour pénétrer l'os et atteindre le cerveau.
Avec un peu d'entraînement tu peux t'en servir pour sectionner des ligaments, tendons ou muscles et ainsi paralyser ta cible, qu'elle soit vivante ou morte. Les cibles privilégiées sont les genoux et le coude. Même un rôdeur peut être affecté, il est peut être un cadavre, mais il utilise toujours ses articulations et ces dernières ont besoin de tendons et ligaments pour tenir. En les sectionnant tu limites leur capacité de mouvement.
Je sais que cela peut paraître futile contre eux, mais le jour où tu tomberas sur un rôdeur motard comme ça m'est arrivé, tu seras heureuse de pouvoir lui scier les jambes. Et contre les vivants c'est efficace quand on cherche à capturer ou à punir un vilain garçon ou tout simplement si on ne peut pas achever un adversaire en un coup, tu l'affaiblis d'abord avant de porter le coup de grâce.
Parlant de coup de grâce, as tu déjà tué quelqu'un? Un vivant je veux dire. Pour les rôdeurs, j'ai eu ma réponse hier. Si c'est le cas, qu'as tu ressenti une fois l'adrénaline du combat retombée?"
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