You're the One that I want - Ishalohn



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Lun 3 Juil - 20:59

Avalohn était tranquillement installée sur la petite terrasse de sa maison. Ses cheveux étaient ramenés en une longue tresse qui tombaient dans son dos. Le regard perdu dans son carnet, elle écrivait doucement avec de l’encre noir ses mémoires perdues. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas étalé ses sentiments dans ce petit havre que Romwell lui avait offert il y a quelques années. Un énorme calepin au cuir noir, des inscriptions psychédélique gravées dedans. C’était un cadeau lorsqu’elle avait fini ses études, il avait été tellement fier… Elle ne s’en était jamais séparée, le remplissant de dessins, des phrases philosophiques, de photos, de chansons, de poèmes et de phrases en français. Il l’avait incité à vomir ses problèmes et ses pensées, à coucher ses peines et ses bonheurs entre les lignes des feuilles pour se décharger des émotions trop fortes qui l’habitaient. C’était sa manière à elle d’évacuer, au lieu de tabasser des petits jeunes ou voler une vieille dame.

Lobos dormait sous ses pieds. Il recommençait à faire beau et sortir n’était plus un supplice. Le chien profitait de l’air frais et c’est le ventre à l’air qu’il couinait pour attirer l’attention de sa maîtresse. Elle ne lui avouait pas, mais elle était fière de lui. Elle l’avait éduqué à la dure, lui avait appris un dressage strict. Et aujourd’hui il était devenu vaillant, fidèle. Elle avait toujours rêvé d’avoir un chien comme lui.

C’est concentrée sur ses écritures qu’elle pencha un bras sous la table pour caresser le ventre de cet idiot d’Husky, qui bavait de bonheur. Elle souriait en terminant son texte, des Polaroïds étalés tout autour d’elle. Il y avait sa famille, Roméo et Taiyo. Romwell, sa femme et ses enfants. Ses anciennes amies, Ethan et quelques mecs qui avaient partagés sa vie après sa rupture douloureuse, rien de vraiment sérieux.

Sa vie d’avant lui manquait. Beaucoup. Parfois. Son petit appartement dans le quartier d’Astoria, le bruit des klaxons dans New-York, le goût d’un café Starbuck avant de partir au travail, les gens bizarres dans le métro, les boutiques aux milles couleurs, Central Park, les hot-dogs… Oui, son petit train quotidien la rendait nostalgique.

Et une idée passa dans sa tête très furtivement. Elle n’avait pas de photos d’Isha dans son carnet. Une angoisse lui prit à la gorge, pensant qu’un jour, si quelqu’un trouvait ce carnet, il n’y aura pas de photos sur ses récits. Pas de visage, pas ses beaux yeux noirs, ni sa fossette, ni ses cicatrices, ses cheveux en batailles, ses pommettes saillantes, son air de gros dur… Elle se mordait la joue, regardant la bague qui ne l’avait pas quitté depuis la demande. Elle n’osait pas l’enlever, de peur de briser quelque chose. Il ne lui avait pas adressé la parole depuis cette soirée qui avait tourné au vinaigre. Elle avait calmé ses nerfs mais son égo lui refusait d’aller s’excuser. Elle n’avait eu aucun tort, à part celui d’avoir gâché une tarte au citron.

Elle soupira en rangeant ses photos, regardant son frère lui sourire à travers un papier. Comme il était beau, comme il pouvait lui manquer… Du fond de son coeur elle l’espérait vivant. Qu’il aille bien, son fils aussi…

Avalohn se figea en un instant, remarquant quelque chose qui avait bougé non loin d’elle. La peur lui bloquait tout mouvement, et elle mit un temps considérable à prendre la fuite. Elle regardait cette chose abominable s’approcher d’elle. Sa tête s’enflammait et le mode survie était enclenchée. En une seule seconde, elle renversa sa chaise, dérangeant le chien dans sa béatitude, elle commença à hurler de toutes ses forces lorsque la chose sauta vers elle d’un bond. Dans un coin de la terrasse, elle cacha son visage, paralysée par la peur. Le chien regardait sa maîtresse avec nonchalance, devant son hystérie. Elle n’avait aucun moyen de se défendre et le supplice de voir ce monstre se rapprocher d’elle l’angoissait au plus haut point.

Elle entendit quelqu’un arriver en courant sur les planches en bois, priant pour qu’Harvey débarque pour la sauver. Elle pointa son index droit juste devant elle, sur le sol.

- LÀ ! LÀ Y’A UNE SAUTERELLE !!!

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Mar 4 Juil - 0:21

Je galère a planter ce foutu arbre. Ça caille, le sol est gelé… c’est pas que je n’aime pas la nature, c’est plus que c’est elle qui ne m’aime pas.

Comme à son habitude Tequila est toute contente que je sois dehors avec elle. Cette chienne est vraiment super facile à vivre. J’ai le sentiment qu’elle est toujours contente de vivre. Je devrais prendre exemple sur elle. Sauf que même après quelques semaines, je n’ai toujours pas encaisser cette putain de soirée de saint Valentin. Je suis pas sur que j’y arriverais un jour d’ailleurs. Ava n’imagine même pas à quel point j’encaisse et je douille. Mais bon, je me suis suffisamment donné en spectacle, du coup, je ravale ce que je ressens, je file doux, je travaille autant que je le peux. Je suis pas mauvais pour les ravitaillements. Après, ça reste quand même tendu pour ma tronche ici. A part Juliet et Maddie, y’a pas foule pour aller en sortie avec un ex Punishers.

Je regarde le résultat de mon dur labeur. Merde, le citronnier est de travers. Je ne sais même pas pourquoi je le plante si ce n’est pour me lamenter à chaque fois que je poserais les yeux dessus. J’essaye de le refoutre droit mais je manque de me le reprendre dans la tronche.

« Bordeleeeeuuuuuh ! »

Un hennissement m’oblige à regarder vers le pool house qui sert actuellement de résidence au canasson que j’ai ramené. Lui c’est pas mon copain et j’ai bien l’impression qu’il est en train de se foutre de ma gueule. Je lui bourre un regard noir qui n’a pas l’air de lui faire beaucoup d’effet.

« Ouai fait ton malin ! »

Je suis vraiment un gros naze, un citronnier, un cheval, tout ça pour une nana qui ne me calcule même pas. J’ai attendu, j’ai espéré qu'elle revienne... en vain. L’espoir, ouai parlons-en, le machin qui fait que le matin tu te lèves quand même et que le soir tu te couches encore plus mal que la veille. Sauf que même si tu comprends au fils du temps qu’elle ne reviendra pas, tu gardes en tête un « et si » qui t’empoisonne et te détruit à petit feu.

Je n’ai pas le temps d’épiloguer plus quand j’entends un cri d’effroi d’une voix que je reconnaitrais entre mille. Je ne réfléchis plus et je saute la haie à vitesse grand V en manquant de me vautrer. Les aboiements de Lobos me stressent encore plus. Putain, Ava… Les pires scenarios se bousculent dans ma tête, entre un connard qui s’est décidé à s’en prendre à elle parce que c’est une ancienne Punishers ou des moisis qui ont su entrer dans Fort Hope. Je passe comme une fusée dans le jardin des Carters avant de sauter dans celui de la maison de la Louve.

J’arrive avec une pelle à la main, bien décidé à dessouder n’importe qu’elle menace. Je vois Ava qui a l’air tétanisée, Lobos qui est tout hérissé et... heu... pas de moisi, pas de taré… putain je mets un certain temps à suivre le doigt d’Ava et à repérer la pauvre sauterelle qui n’a pas l’air bien vivace avec ce froid.

Pfff… la pression redescend et je me sens un peu con d’avoir déboulé comme un sauvage la pelle a la main. C’est vrai qu’elle m’avait dit qu’elle flippait devant ces insectes. Je chope sans difficulté la p’tite bête et la jette derrière la haie le plus loin possible. Mon amusement s’éteint immédiatement que je réalise que je suis devant Avalohn.

« Je crois que toute menace est écartée… »

J’aurais pu dire ça sur le ton de l’humour, sauf que c’est sorti de façon hyper grave genre je viens vraiment de massacrer une armée de morts. Je sais qu’il faut que je me barre et vite avant que ça ne me re explose à la gueule. Mais au lieu de ça je continue sur ma lancée.

« … a moins qu’il y ait autre chose que j'ai loupé, si on oublie le taré avec sa pelle qui vient d’envahir ton jardin ? »

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Mar 4 Juil - 1:21

Se cachant les yeux, elle entendit quelqu'un s'approcher vivement, et au bord de la crise de panique, elle poussa des petits cris d'urgence. Elle écarta ses doigts pour remarquer qu'Isha toisait l'insecte d'un oeil assez ahuri. Il la prit dans entre ses doigts et une vague de dégoût donna la nausée à Avalohn. Comment pouvait-il toucher cet insecte dégoûtant. Il le balança au loin, loin, loin. Mais un gros coup de pelle et le brûler aurait été préférable, pour ensuite prier le Satan de sauterelle d'exterminer cette race diabolique.

« Je crois que toute menace est écartée… »

Mal à l'aise de sa faiblesse devant cet homme, elle rougit en se relevant, époussetant son short trop petit et tirant sur son haut trop court. Elle bougonnait en faisant une moue. Si il voulait se moquer ce n'était pas le moment. Cela faisait une éternité qu'ils ne s'étaient pas revu, et malgré le fait qu'elle l'épie un peu chaque jour pour voir qui vient faire ses affaires avec lui, la proximité lui paraissait bizarre.

« … a moins qu’il y ait autre chose que j'ai loupé, si on oublie le taré avec sa pelle qui vient d’envahir ton jardin ? »

Elle pensait très fort à beaucoup de chose qu'il avait loupé, qu'ils étaient entrain de louper en se faisant la tronche aussi longtemps. C'était débile, mais l'histoire du plus gros égo était en jeu. Et Skye était sur le point de céder en voyant ses adorables yeux noirs sous sa chevelure. Elle se gratta la nuque en essayant de ne pas trop rougir devant lui.

- J’écrivais un peu quand je me suis rendue compte que le truc voulait sauter sur moi. J'ai paniqué. Merci d'être venu.

Elle marcha quelques pas vers la table, rassurant son chien par une caresse sur le front, plus intéressé et heureux de voir Isha débarquer. Oui, eux aussi ne s'étaient pas vu depuis trop longtemps. Il lui faisait une fête d'enfer, aboyant fort et sautillant partout salissant le pantalon du jeune homme.

Elle rassemblait ses photos en souriant à la scène.

- Tu lui manques beaucoup. Rien que quand je prononce ton prénom il va gratter à la porte pour savoir si tu rentres ou non.

Elle prit le carnet sous son bras, essayant de caler tout son bazar pour ne pas qu’il tombe. Elle regardait Isha avec ses yeux bleus, la mine toujours un peu boudeuse et capricieuse. Elle joua avec la bague à son annulaire gauche, la faisant tourner avec son pouce. Il lui manquait. Beaucoup. Sur les coups de nerfs c’était à celui qui gueulait le plus fort, qui souffrait le plus, qui argumentait le plus. Mais au final, plus ils étaient séparés, plus ils voulaient se retrouver. Comme deux aimants. Elle s’approcha silencieusement de lui, beaucoup trop près au final, attrapant par deux doigts le collier du chien pour l’éloigner. Elle déposa ses lèvres sur sa joue, restant quelques secondes pour profiter de son odeur, sa chaleur, sa présence. Elle ferma ses grands yeux, immobile.

- Ça me rappelle le jour où tu m’as trouvé le cinéma. Où tu m’as sauvé. Et même des mois plus tard tu continues à être mon héros.

Elle recula un peu, pour sourire doucement à Isha.

- Et ça serait bien que le héros se transforme en mari un jour ou l’autre.

Elle avait soufflé cette phrase tellement doucement qu’elle se demandait si il l’avait entendu. Oui, c’était ses excuses à elle. Sa bouche n’arrivait pas à dire « pardon », et elle était toujours un peu en colère contre lui. Elle le regardait d’en bas, ses grands yeux de biches papillonnant à son égard. Elle fit un mouvement de tête, montrant la baie vitrée, l’invitant à entrer si il le souhaitait.[/color]

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Mar 4 Juil - 15:39

Lobos me fait une fête de tous les diables. Moi aussi je suis content de voir cette boule de poils et je le câline vigoureusement. C’est sûr que ce n’est pas le même gabarit que Tequila que j’entends japper d’ici parce qu’elle ne doit pas réussir à me suivre jusqu’au jardin presque voisin. C’est vrai que c’était bien quand on vivait tous ensemble, dire qu’on devrait être sous le même toit…

Je suis un peu surpris quand Ava, vient contre moi m’embrasser sur la joue. Ça fait du bien de la sentir si près mais cela reste douloureux qu’elle me fasse plus un baiser d’amitié que d’autre chose.

Je ne peux m’empêcher froncer les sourcils en faisant plus attention à sa tenue légère, elle va attraper la mort à être si peu couverte par ce temps. Et puis cette manie de mettre des hauts trop petits!! Je lui en avais trouvé des à sa taille pourtant. Peut-être ne veut-elle pas les mettre justement parce que ça vient de moi. Cette idée est une aiguille de plus qui s’enfonce dans ce qui reste de mon cœur devenu un véritable Hérisson pour le coup.

Quand elle me rappelle notre rencontre j’ai un triste sourire. Oui le héros aurait tellement aimé être son mari. Tout à l’heure je maudissais la nature de ne pas fournir des arbres à planter avec le mode d’emploi, mais en fait le seul manuel qu’il me faudrait pour être heureux, c’est celui de la Louve. Elle peut être douce, amoureuse et passionnée, pour devenir moqueuse, brutale et en colère la minute suivante. Je ne sais jamais sur quel pied danser avec elle. C’est peut être comme ça qu’elle m’a ensorcelé au point que je veuille faire ma vie avec elle et personne d'autre.

Je lui attrape avec précaution le bras et la fait basculer par surprise contre moi. C’est peut-être un peu brusque, un peu rapide, mais je ne suis pas en état de penser. Je ne peux que suivre mon instinct. Sans dire un mot j’enlève mon manteau et lui mets sur les épaules avant de la serrer dans mes bras. Cette place a toujours été la sienne. Je sens son cœur battre contre ma poitrine, j’ai mon visage dans ses cheveux et je peux respirer son odeur. Je ne sais pas combien de temps je reste juste comme ça, avec celle qui devait être ma femme dans mes bras, à la réchauffer contre moi. Je savoure ce silence craignant de tout gâcher avec un seul mot.

Je sens le froid qui profite que je n’ai plus de manteau pour venir me titiller, c’est pourtant à contre cœur que je libère mon visage pour briser ce moment. C’est pourtant un peu tristement que je lui dis.

« Peut être que tu as plus besoin d’un héro que d’un mari, Princesse… »

J’aimerais lui dire qu’elle me manque. Que je viens d'avoir la peur de ma vue en croyant qu'il lui était arriver un autre drame. Que j’aimerais l’embarquer tel un pirate dans mon antre. J’aimerais beaucoup de choses en fait, mais je sais que je lui ai déjà fait beaucoup de mal a cause de ma manie de toujours vouloir la dominer et lui imposer mes choix. Alors je n’ajoute rien et je ne bouge pas attendant que ca soit elle qui marque la fin de cette étreinte.


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Mar 4 Juil - 21:52

Avalohn fut assez surprise qu'Isha lui attrape le bras d'un coup. Il la ramena contre lui avec la force qu'elle aimait. Cette force qui disait qu'elle était à lui. Qu'ils s'appartenaient. Qu'ils s'aimaient. Il fourra son visage dans ses cheveux, pendant qu'il lui enfilait son manteau sur ses épaules. Il la réchauffait bien plus que possible… La dernière fois qu'il l'avait prise dans les bras de cette manière, c'était chez les Punishers. C'était leur manière. Elle ferma les yeux pour savourer ce petite moment, se rappelant à quel point tout pouvait être beau quand ils s'aimaient sans se prendre la tête.

Elle eut un moment de faiblesse où ses doigts saisissaient le dos de son tee-shirt. Elle s'accrochait à lui en souriant secrètement son nez fourré contre lui.

« Peut être que tu as plus besoin d’un héro que d’un mari, Princesse… »

Son visage se figea contre lui. Pourquoi tout devait être aussi compliqué… Elle resta encore un peu de temps contre lui, à le tenir et le retenir pour ne pas casser ce beau moment. Elle soupira doucement en prenant le temps de se décoller de lui, son visage proche du sien, regardant le sourire triste qui s'affichait sur son visage.

- Et peut être que j’ai simplement besoin de toi, Isha Cornwell.

Elle remit la veste d’Isha sur ses bras athlétiques. Elle posa sa main sur sa joue en le regardant avec de grands yeux de biche. Elle souffla par le nez en caressant sa pommette avec douceur. Elle était fatiguée de se battre contre celui qu’elle aimait. Et pour quoi, au final? Elle n’en savait rien.

- Et je sais que tu as besoin de moi.

Elle s’était imaginée, pendant ces jours où ils ne s’étaient pas parlé, venir avec ses sacs et ses affaires, pisser sur la porte pour marquer son territoire, refaire toute la décoration à son image, venir embêter Isha dans son travail, refaire la peinture, gribouiller des trucs sur les murs… Elle en mourrait d’envie. Mais elle ne savait pas comment lui expliquer, lui dire qu’il lui manque, qu’elle ne veut pas le lâcher une seule seconde, qu’elle veut s’endormir avec lui, le faire chier, l’aimer, l’adorer, à chaque seconde. Mais c’était trop difficile. Beaucoup trop.

Elle arrêta son geste en laissant tomber son bras sur ses hanches, le cahier toujours calé sous son biceps. Elle se racla la gorge, voyant arriver la petite Tequila à toutes pattes, la langue pendante mais l’air contrarié. Elle jappa en voyant Lobos, qui se rua vers elle en sautillant. Ils se faisaient mutuellement la fête, la petite chienne aboyant avec un cri aigüe contre Isha. Elle devait lui en vouloir de s’être barré sans elle.

Lobos lui faisait ça aussi lorsqu’il était petit. C’était un chiot capricieux qui lui déchiquetait ses vêtements quand elle s’absentait trop longtemps. Avalohn souriait en voyant les deux chiens se courir gentiment après.

- Je me suis engagée à devenir ta femme. Et que tu le veuilles ou non, je le deviendrais.

Cette phrase était sortie d’elle même, du plus profond de ses entrailles. Cette affirmation résonnait entre ces deux jeunes gens. Elle voulait partir d’ici, avec lui. Maintenant.

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Mar 4 Juil - 23:16

Je la resserre contre moi. Je suis juste bien comme ça. Je ne veux pas la perdre, je ne veux pas repartir sans elle. Oui j’ai besoin d’elle. Là-dessus je suis tellement d’accord, sauf que je n’arrive pas à comprendre la plupart de ses colères, de ses envies. J’anticipe des besoins qu’elle n’a peut-être pas. Et ca fout la merde a chaque fois.

Je ne suis pas sûr de la suivre dans son raisonnement, mais là je m’en fous. Je veux juste qu’on l’on se prenne plus la tête, qu’on soit une équipe, que l’on se soutienne et que l’on soit toujours là l’un pour l’autre… même en cas d’invasion de sauterelles. Je lui fais un petit sourire amusé quand elle déclare qu’elle me prendra pour mari même contre mon gré. Je ne sais pas trop si elle blague ou si elle est sérieuse car c’est un peu elle qui a fuit la dernière fois non ? Alors, est-elle sérieuse ? Le « et si » qui me torture tant revient à la charge. Si on oublie le fait que je souhaite bien du courage à qui que ce soit qui voudrait me forcer à faire un truc que j’ai pas envie de faire, n’était-elle pas en train de me dire que finalement elle voulait vraiment revenir avec moi?

Je sens bien qu’il faudrait que je dise quelque chose sauf que je suis tellement paumé pour le coup que je ne sais juste rien dire d’intelligent. Plutôt que de risquer de tout bousiller encore, après un léger silence, je passe mon bras sous ses jambes et je la soulève, en abandonnant ma pelle dans son jardin.

« Faut que je te montre un truc… »

Je fais attention qu’elle reste au chaud dans mon manteau et je retourne vers chez moi, en passant par le chemin le plus conventionnel. A priori elle ne me tabasse pas, je prends ça pour un signe positif. J’essaye de ne pas trop penser à ce que Logan ou sa gonzesse peuvent imaginer s'ils m'ont vu débouler dans leur jardin avec une pelle pour aller à celui d’Ava avant de repasser devant leur maison avec Ava dans mes bras.

J’arrive dans l’enoooooorme jardin dans lequel je m’esquintais tout a l’heure, Lobos et Tequila sur les talons. Je la dépose devant l’arbre qui est normalement un citronnier. Avec l’hiver il ne ressemble pas à grand-chose mais je me le suis pas confirmer par plusieurs personnes, c’est bien un putain de citronnier.

« Voilà pourquoi il faut que tu viennes vivre avec moi…. Bon ok, la maison a plus la gueule d’un château qu’un chalet, mais regardes, t’as un citronnier et puis, y’a aussi tondeuse qui t’attend. »

Je lui montre le pool house où le cheval blanc nous regarde avec peu d’intérêt en même temps qu’il broute les mauvaises herbes à sa porter.

« Viens s’il te plait… on pourrait être heureux ici… »

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Mar 4 Juil - 23:53

« Faut que je te montre un truc… »

Isha passa ses bras sous ses jambes et la portait comme il aimait le faire avant. Elle passa ses bras autour de son cou sans prononcer aucun mot, le carnet encore contre. Elle le regardait de près, silencieuse et sérieuse. Sa natte se balançait dans le vide alors qu’il marchait solennellement. Une pensée furtive passa dans la tête d’Avalohn : il avait mûri. Beaucoup mûri. Être ici, à Fort Hope, avait été bénéfique pour lui. Près de Logan, de sa petite soeur. Il avait beaucoup de chance d’avoir encore ses liens du passé. Elle l’enviait beaucoup, et elle était heureuse pour lui. Elle ne décrochait pas le regard de lui, de sa mâchoire, de sa peau matte, de ses yeux qui regardaient droit devant.

De jour, la maison paraissait beaucoup plus belle. Elle était gigantesque, avec pas mal de fenêtres, et surtout un garage privé où des pièces démontés jonchaient le sol et des tables bancales en bois. Isha devait être comme un fou de vivre ici. Cette pensée agréable la fit sourire, arrivant dans un jardin énorme.

L’homme la déposa au pied d’un arbre aux branches clairsemées de petites feuilles vertes, le bois clair et l’air pas très fier. Elle s’approcha un peu pour toucher l’écorce du bout de ses doigts d’encre. Elle pencha la tête sur le côté en souriant bêtement.

« Voilà pourquoi il faut que tu viennes vivre avec moi…. Bon ok, la maison a plus la gueule d’un château qu’un chalet, mais regardes, t’as un citronnier et puis, y’a aussi tondeuse qui t’attend. »

Elle tourna le visage vers Isha, trottinant pour le rattraper. Elle lui saisit sa manche de pull comme une enfant. Elle retint son souffle, s’attendant à voir une vraie tondeuse électrique. Isha était passionné par tout ce qui pouvait rouler… D’ailleurs, elle redoutait le moment où il allait lui passer un savon sur l’entretien désastreux de son van aménagé. Mais cette pensée fugace s’envola en voyant le cheval blanc brouter doucement dans un petit enclos. Ça n’arrivait pas souvent, mais la mâchoire d’Avalohn tomba, ses grands yeux de biches ahuris, elle pointa son doigt vers l’animal, tirant sur le vêtement de son partenaire.

« Viens s’il te plait… on pourrait être heureux ici… »

Elle le regarda bouche bée. Elle ne savait plus quoi répondre. N’était plus Avalohn, ni Skye, ni une Inverness, ni cette fille du Bronx. Elle était juste sa femme. Elle se mit à piétiner sur place en poussant un petit cri de godiche. Elle enlevait sa carapace, cassait son mur de glace, retirait sa peau de louve. Elle n’était plus qu’une jeune fille. Parmi les autres. Pendant cet instant, elle trouva une place dans ce monde. Oui, sa place, c’était là. Avec lui. Elle en était sûre. Persuadée. Certaine.

Elle s’impatientait trop et entraîna Isha vers le cheval blanc qui releva la tête. Elle trottinait comme une jeune fillette vers un rêve d’enfant. Elle s’approcha doucement de la bête qui ruminait encore un peu. Ses oreilles se levèrent à leur attention, s’approchant en tendant le museau vers eux. Il était calme et cherchait le contact. Skye passa une main sur son encolure, doucement, pour caresser son poil blanc. Il était doux et son odeur l’enivrait d’anciens souvenirs. De bons souvenirs. Elle souriait comme une enfant. Le silence planait quelques minutes, le cheval reprenant sa tâche ingrate de se remplir la panse comme un bien-heureux. Elle le laissa faire en retournant vers Isha, passant ses bras autour de son cou, s’accrochant à lui comme la première fois.

- Oui. Je veux que tu sois heureux, avec moi. Ici.

Elle le serra fort contre elle, plissant les yeux, comme si il pouvait disparaître d’une seconde à l’autre. Elle ne le laisserais plus s’enfuir, partir. Elle ne pouvait plus.

- J’veux plus passer une seule journée sans toi. J’veux qu’on s’marie, j’veux qu’on fasse pleins d’bébés, j’veux qu’on vieillisse tout les deux et qu’on perde nos dents ensembles…

Elle le serra encore plus, en caressant l’arrière de sa tête, les yeux vers le ciel azur.

- T’es d’accord pour que je te pourrisse la vie avec mon caractère de chiotte? Et que je fasse n’importe quoi dans cette maison à tout les deux…? Dis, tu veux bien?

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Mer 12 Juil - 11:40

Je me laisse entrainer vers Tondeuse pas vraiment rassuré de la voir si près de cette chose qui a déjà failli me becquer plusieurs fois. Je ne me laisse pas duper par son œil inexpressif. Je sais bien que ce cheval nous guette pour mieux nous filer un coup de boules comme il n’arrête pas de me le faire. Combien de fois ce connard m’a fait trébucher ? C’est une créature qui aurait eu toute sa place dans un gang. Sans déconner, je ne vois pas pourquoi on a fait chier des clebs alors que ce machin, c’est vraiment vachement plus dangereux. Je résiste à l’envie de me mettre entre Avalohn et lui quand elle veut le toucher. Comment elle peut flipper devant une sauterelle et pas devant un cheval ? Mais, à ma grande surprise, il ne lui donne pas un coup de tête ou il ne la mort pas, il tend encore plus la tête vers elle pour se faire papouiller… comment elle fait ça ? Y’a un truc que j’ai pas vu ? Un bouton caché pour changer le mode du cheval de connard en gentil ? Déjà que je l’aimais pas trop celui-là, mais si en plus il arrive à me rendre jaloux, on va être encore moins copain.

Avalohn désamorce mes envies de steack de cheval en me prenant dans ses bras. C’est un geste simple, spontané, naturel, tendre…. Cela fait un bien fou et ça me fait oublier tout le reste du monde. J’aime la voir aussi heureuse. J’ai juste peur que cela ne dure pas et qu’elle me fuit comme la dernière fois.

« Oui. Je veux que tu sois heureux, avec moi. Ici. »

Je la serre dans mes bras. Avec elle je ne peux qu’être heureux. Ces derniers jours sans elle ont été un enfer qui me prouve bien que j’ai besoin d’elle pour être heureux. Je ne peux même pas imaginer de réussir un jour à faire plus que simplement survivre sans qu’elle soit dans ma vie, quel que soit l’endroit. J’aime tellement sa présence, son odeur, de ses coups de gueule, de ses moments tendres, de ses doutes comme de ses certitudes, de tout ce qui fait que c’est elle.

« J’veux plus passer une seule journée sans toi. J’veux qu’on s’marie, j’veux qu’on fasse pleins d’bébés, j’veux qu’on vieillisse tous les deux et qu’on perde nos dents ensembles…T’es d’accord pour que je te pourrisse la vie avec mon caractère de chiotte ? Et que je fasse n’importe quoi dans cette maison à tous les deux…? Dis, tu veux bien? »

Ces mots font tellement échos à mes propres pensées que j’ai presque peur de me réveiller, triste et seul, dans mon garage. Qu’elle ne soit qu’un doux rêve pour apaiser ma peine de l’avoir perdue. Je la soulève presque dans mes bras pour l’embrasser. Je ne doute pas qu’elle attendait une autre réponse. Mais j’ai besoin de la sentir réelle, j’ai presque la sensation que je n’arriverais plus jamais à la lâcher. Il fallut attendre que je sois rassasié de ses lèvres pour que je puisse enfin lui répondre.

« Plus jamais je ne te laisse partir loin de moi… c’est trop dur d’essayer de penser que c’est possible de vivre sans toi. Et ne t’inquiète pas, je compte bien être sourd quand je serais vieux je ne t’entendrais plus râler après mes bêtises, par contre je ne te garantis pas que mon caractère a moi s’arrange en vieillissant »


Je laisse un peu d’espace entre nous sans la laisser quitter mes bras, pour lui faire un petit clin d’œil. Oui on est tous les deux un "peu" sanguins, on a dû mal à se comprendre, mais au final, on s’aime, alors le reste on s’en fout non ?

Je peux m’empêcher de laisser ma main caresser tendrement se ventre que j’ai si souvent rêver rond. Est-elle en train de me dire qu’elle partage se rêve de famille avec moi, qu’elle pense que je serais à la hauteur pour élever et protéger nos enfants ?  Si elle savait à quel point cette idée me touche et me transporte de bonheur. J’ai presque les yeux qui brillent en imaginant nos enfants dans cette maison. Et puis, Octavia serait certainement ravie de grandir avec d’autres bébés.

« Je compte bien sur toi pour arranger cette maison comme il le faut pour accueillir toute notre famille… et quand tu te sentiras prête à vivre avec nos "boites à caca" comme tu le dis si bien, je ferais mon possible pour être un papa à la hauteur de leur maman. »

Je lui caresse doucement le visage. Elle est si belle, si parfaite, que je n’arrive pas encore à réaliser que cette déesse est vraiment là avec moi.

« Et si tu veux vraiment me rendre encore plus heureux que tu ne viens de le faire, demande moi d’aller chercher toutes tes affaires dès maintenant pour t’installer dès ce soir chez nous…. Moi aussi je ne veux plus passer une nuit sans toi dans mes bras. Et promis, si tu as besoin que je garde le pantalon, je le garderais autant de temps qu’il le faudra… et cette fois on ira qu’à ton rythme d’accord ? »

Je lui souris vraiment décidé à ne plus la bousculer ni à lui imposer mes envies. Je lui laisserais les rênes et l’espace qu’il faut pour qu’elle puisse s’épanouir, pour qu’elle se sente bien au point de pouvoir tout affronter avec moi à ses côtés. Toutefosi je ne peux m’empêcher d’ajouter avec un poil de malice.

«Par contre je te préviens, je ne te libère que si tu me demandes d’aller tout de suite chercher tes affaires pour que tu emménages dans notre maison… »


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Jeu 13 Juil - 20:52

Avalohn posa ses mains sur les joues d'Isha en fermant ses grands yeux d'enfant, pour croire encore à ce petit bout de paradis qui lui était permis dans cet Enfer où elle suffoquait chaque jour. Elle souriait comme une abrutie. Comme ces abrutis d'amoureux, comme ces abrutis de couple qui ne se lâchaient pas d'un petit doigt. Elle les avait injurié tellement de fois, balancé ses bouteilles de bière en pleine face, avait craché sur leurs chaussures il fût un ancien temps. Elle devenait ce qu'elle avait toujours envié et détesté.

Oui, il fût un temps où elle était passée par là, et n'y avait plus cru au bout d'abandon.

« Plus jamais je ne te laisse partir loin de moi… c’est trop dur d’essayer de penser que c’est possible de vivre sans toi. Et ne t’inquiète pas, je compte bien être sourd quand je serais vieux je ne t’entendrais plus râler après mes bêtises, par contre je ne te garantis pas que mon caractère a moi s’arrange en vieillissant »

Il lui offrit un de ses sourires et un de ses clins d'oeil. Elle souriait, ses pommettes rondes remontant, ses fossettes apparaissantes. Un vrai sourire, celui qui donnait tout son essence à la vie. Celui qui disait que ça allait certainement bien aller. Qu'elle allait se battre contre ses démons, qu'elle allait enfin faire une dernière bataille. En sortir écorchée vive ou rester à vivre des jours à peu près paisible ici, à Fort Hope, avec Isha, Harvey, Lobos et Tequila.

Il caressa du bout du pouce le ventre d'Avalohn avec douceur et précision. Elle eut un tic en se mordant la lèvre inférieur, se rappelant de ces espoirs de pouvoir avoir des enfants. Elle ne savait même pas si elle pouvait en avoir avec toute sa vie de caïd derrière elle. Elle baissa les yeux perplexe.

« Plus jamais je ne te laisse partir loin de moi… c’est trop dur d’essayer de penser que c’est possible de vivre sans toi. Et ne t’inquiète pas, je compte bien être sourd quand je serais vieux je ne t’entendrais plus râler après mes bêtises, par contre je ne te garantis pas que mon caractère a moi s’arrange en vieillissant »

Elle remonta ses yeux vers lui en riant. Oui, ils allaient s'entretuer au bout de quelques jours de vie commune, mais ça valait le coup d'essayer. Au moins un peu, encore un tout petit peu.

« Je compte bien sur toi pour arranger cette maison comme il le faut pour accueillir toute notre famille… et quand tu te sentiras prête à vivre avec nos "boites à caca" comme tu le dis si bien, je ferais mon possible pour être un papa à la hauteur de leur maman. »

Elle allait protester que c'était "boite à vomi" et l'idée de devoir essuyer des fesses effaçait la belle idée de famille qu'elle se faisait. De toute façon, elle se doutait bien qu'après avoir été en gestation pendant 9 mois, avoir mis bas et remise de ses émotions, Skye n'aurait presque pas le droit d'approcher le bébé. Isha serait certainement un bon père, mais elle, en mère… Elle déglutit silencieusement.

« Et si tu veux vraiment me rendre encore plus heureux que tu ne viens de le faire, demande moi d’aller chercher toutes tes affaires dès maintenant pour t’installer dès ce soir chez nous…. Moi aussi je ne veux plus passer une nuit sans toi dans mes bras. Et promis, si tu as besoin que je garde le pantalon, je le garderais autant de temps qu’il le faudra… et cette fois on ira qu’à ton rythme d’accord ? Par contre je te préviens, je ne te libère que si tu me demandes d’aller tout de suite chercher tes affaires pour que tu emménages dans notre maison… »

Elle passa ses mains dans la chevelure d'Isha, le regardant en souriant doucement, passant ses boucles entre ses doigts tatoués, gominant négligemment ses cheveux vers l'arrière. Il était si jeune et pourtant trop sûr de lui. Ils vivaient sur un petit nuage qui allait éclater en orage dans peu de temps. Avalohn le savait, de par son âme, de par son être.

- Tu es trop pressé. On a du temps devant nous. On rattrapera tout ça très vite. Laisses moi ce soir pour faire quelques sacs et aider Harvey avec ses affaires. Puis je dois te ramener mon van. Et je crois que tu vas pas être content, il est dans un état pitoyable…

Elle retira un cil sur la joue du jeune homme avec son pouce, caressant sa joue avec tendresse.

- Je pense qu'on… Qu'on a besoin de se connaître une nouvelle fois avant de passer à l'action directement. J'ai confiance en toi, mais j'ai besoin de savoir que c'est bien toi. Isha. Pas Robin.

Elle baissa les yeux en se raclant la gorge. De toute façon, peu importe d'entamer la discussion maintenant, Isha prendrait la fuite en changeant de sujet et ne voudra jamais régler le problème. Avalohn avala cette pilule douloureuse : quoi qu'il arrive, dans les disputes ou les souvenirs, la jeune femme devrait vivre avec le fait qu'ils étaient différents, et que tout allait dans le sens de son petit-ami. Elle se pinça les lèvres avant d'embrasser le bouche d'Isha en souriant.

- Attends moi, juste une nuit. Je ne vais pas m'envoler, c'est promis. Merci pour tout ça. Le citronnier, la grande maison, le cheval, toi…

Elle déposa un autre baiser sur le coin de ses lèvres en fermant ses cils, respirant son odeur, comme pour la première fois.

- Je suis fière de toi. De tout ce que tu accomplis, de tout ce que tu es aujourd'hui.

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Sam 15 Juil - 11:00

Je me raidis un peu quand elle me dit qu’elle me dit qu’elle a peur que Robin repointe le bout de son nez. J’essaye de garder un sourire détendu, mais la magie vient d’en prendre une sacrée baffe. Officiellement Robin est parti, Robin n’était que ce qui m’a permis de survivre auprès du Fossoyeur. Mais je sais qu’il est toujours là, qu’il attend sournoisement je ne sais qu’elle moment de faiblesse pour essayer de reprendre les commandes. Pour l’instant ce n’est qu’une voix, ma voix, qui se contente de me faire des remarques désagréables et je me débrouille pour me convaincre que ça ne sera jamais plus que ça. Cela fait des semaines que j’attends qu’elle parte toute seule sans grand espoir. Je sais que je devrais peut-être lui en parler, mais je ne peux tout simplement pas pour les pires raisons qui soient : je suis lâche et égoïste. J’ai trop peur qu’elle fuie si je lui explique ce qui se passe dans ma tête. Et je ne suis incapable de renoncer à elle pour ce qui, je l’espère, n’est qu’un problème passager qui va vite se régler.

Malgré ses gestes de tendresse, je grogne quand elle me demande de la patience. Je me doute bien qu’après le traumatisme qu’elle a vécu, elle a besoin d’y aller le plus doucement possible. Et vu comment j’ai été pressant à la saint valentin, elle a certainement peur que je lui saute dessus sans vraiment l’écouter dès que l’on sera dans un lit. Je peux comprendre ses peurs et je n’arrive même pas à lui en vouloir si elle doute de moi, mais je suis bien décidé à passer le temps qu’il lui faudra en me la gardant derrière l’oreille.

J’ai tellement le sentiment que je ne survivrais pas à une nuit de plus sans elle, que si elle part, il y aura un nouveau coup de théâtre qui va nous séparer qu’il est juste impensable pour moi de juste envisager que l’on va se dire « au revoir à demain ».

Au moins le fait qu’elle me dise qu’elle soit fier de moi me touche sincèrement, elle doit bien être la seule dans ce bas monde à le penser. C’est peut-être pour cela que l’on est fait l’un pour l’autre, on n’attend pas l’inatteignable de l’autre, on sait ce que sait que de trébucher, qu’être cabossé par la vie c’est pas toujours simple. Et puis, c’est peut-être la seule ici qui peut comprendre ce qui se passait chez GM. Les gens de Fort Hope me regardent de haut comme s’ils s’imaginaient que j’avais eu le choix de suivre Bruce, comme s’ils pensaient réellement qu’avec Gertrude sous le nez ils auraient fait autre chose que d’essayer de survivre. Même Logan, il a beau prendre ma défense et me laisser rester, je sens bien que je l’ai irrémédiablement déçu.

J’attrape la taille de ma Louve pour la ramener contre moi avec un petit sourire en coin. Elle veut rentrer dormir sans ma maison, bien, je ne compte pas l’en empêcher :

« Tu me laisses quelques minutes je vais chercher mes affaires… et promis je reste sur le canapé ou par terre, mais je te l’ai dit, je ne veux plus passer une seule nuit loin de toi, je ne sais juste même pas l’envisager. Alors s’il te plait, ne me dit pas au revoir… »

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Sam 15 Juil - 21:03

Il la serra dans ses bras, la prenant par la taille, son sourire contre elle. Elle accrochait ses mains à son pull en fermant calmement les yeux, respirant son odeur et le câlinant contre elle.

« Tu me laisses quelques minutes je vais chercher mes affaires… et promis je reste sur le canapé ou par terre, mais je te l’ai dit, je ne veux plus passer une seule nuit loin de toi, je ne sais juste même pas l’envisager. Alors s’il te plait, ne me dit pas au revoir… »

Elle caressait le dos d'Isha doucement en souriant tendrement. Il la faisait craquer, et elle avait rêvé de ça pendant des nuits où il avait été absent. Elle se dégagea un peu avec un sourire magnifique, prenant son visage entre ses mains tatoués, déposant sa bouche pulpeuse sur la sienne, tranquillement et surement.

- Je t'aime, et il n'y aura plus jamais d'au revoir.

Elle planta ses yeux bleus dans les siens, noirs corbeaux. Elle était sûre : elle le voulait pour elle seule, et elle ne le laisserait plus jamais partir. Elle caressait amoureusement son visage en souriant comme une enfant, sans rien dire. Elle regardait l'énorme maison qui s'offrait à leur vie. Le jardin, le citronnier. Harvey, Tequila et Lobos. Elle prit la main d'Isha en l'entraînant vers sa maison, bien décidée à empaqueter tes affaires aussi vite que possible, prévenir Harvey, fermer la porte et commencer quelque chose de nouveau, de beau, de bien. Au bout du compte, ils s'aimaient. C'était tout ce qui comptait.

———————————————————————————————————————————

Depuis quelques jours, Skye découvrait la maison de fond en comble et avait décidé de tout changer. La maison sentait trop le renfermé, la poussière traînait partout, des meubles vieux et usés trônaient dans des coins, des draps s'éparpillant partout.

Elle voulait que cette maison leur ressemble, à Isha, à Harvey, à elle. Elle allait transformer cette vieille demeure en un cocon, un nid, une tanière. Elle s'était levée tôt en allant embêter Isha, lui sautant dessus dès six heures du matin en le secouant et en chantant qu'il était l'heure. Elle avait reçu un oreiller dans la tête et elle s'était enfuie en réveillant la maison entière, en courant partout comme une folle. Elle avait trouvé une salopette trop grande pour elle et avait attachée ses cheveux en une queue de cheval pour se préparer à ce déménagement improvisé. Elle avait passé la matinée à demander à Isha de déplacer des meubles, faire ci, faire ça, en lui grimpant sur le dos, empilant des bibelots pour les jeter dans des cartons, essayant de mesurer l'espace, de sauver deux-trois choses.

Avalohn était à califourchon sur un Isha endormi sur le canapé. Après autant d'efforts, il avait eu besoin de se reposer un peu. Elle comprenait, mais elle s'ennuyait fermement depuis qu'il avait commencé à ronfler. Elle était penchée sur lui, appliquant son tube de rouge à lèvre sur sa bouche inerte. Il ne bougeait pas et Skye était réellement affairée à maquiller son futur-mari. Sa trousse de maquillage était étalée sur son torse, et elle allait passer à l'eye-liner lorsqu'il bougea en fronçant les sourcils, se grattant le coin des lèvres. La jeune femme se figea alors qu'elle planta ses yeux dans les siens. Il venait de se réveiller et son regard la toisait. Elle était prise au piège : la main proche de lui avec l'arme du crime au bout de ses doigts...


———————————————————————————————————————————

Avalohn trouvait Isha dans son garage. Elle déambulait calmement, le regardant amoureusement. Elle s'était emmitouflée dans un énorme manteau en fourrure qu'elle avait trouvé dans une des buanderies de la maison. Plus les jours passaient, plus elle trouvait des recoins cachés, des portes scellés des pièces sombres. Elle était tombée sur une sorte d'énorme dressing avec des vieux vêtements. Elle en avait enfilé quelques uns, et s'accordait une petite pause pour aller encore une fois l'embêter. Il avait les mains pleines de cambouis, et travaillait sur le tas de ferraille qu'était son van. Il râlait souvent du fait qu'elle ne prenait pas soin de son véhicule, et elle le regardait avec de grands yeux ronds, ne comprenant aucun mot qu'il déblatérait avec son jargon de mécanicien. Et elle le trouvait adorable de l'engueuler comme ça.

Elle s'approchait de lui, dans une démarche féline, les cheveux vers l'arrière, les mains tenant les pans du manteau contre elle. Il faisait encore un peu frais en ce mois de mars. Elle lui sourit à pleine dent comme une enfant conquise.

- J'ai trouvé des vêtements dans un des étages de la maison, il y en a pleins. J'ai fais un tri.

Elle ouvrit le manteau en grand, lui montrant un ensemble en guêpière noir qu'elle avait fouiné dans les affaires. Elle avait enfilé des bas et accroché les porte jarretelles et mis des chaussures noires à talon.

- Y'a pleins de trucs comme ça, ça te plait? Tu en penses quoi?

Elle baissa la tête pour regarder son corps tatoué avec le peu de tissu qui la couvrait. Elle souriait en voyant son corps dans cel bel état, remontant ses yeux de biches vers lui. Elle le torturait. Et elle adorait ça.

———————————————————————————————————————————

Avalohn avait la tête posée sur l'épaule d'Isha, emmitouflée dans une couverture, tout les deux. Il faisait nuit et a lune brillait, laissant une lumière douce sur l'énorme jardin. Elle fumait sa cigarette et prenant la main d'Isha, en silence. C'était bien. Être avec lui, sans rien lui dire, c'était parfait. C'était la première fois, en fait, qu'ils étaient calmes, tout les deux, à ne rien faire, à juste être là. Ça faisait étrange de se retrouver avec aucun bruit de moteur, de chaîne, d'arme, de cri. Fort Hope était réellement un bout de paradis qui lui ouvrait les bras. Et elle était heureuse d'être avec Isha. Il restait pas mal de travail dans la maison, mais chaque matin, c'était avec plaisir et soulagement qu'elle se réveillant dans ce havre de paix. Avec lui, avec Harvey et ses animaux.

Elle releva la tête en dévisageant son petit-ami, un sourire timide sur son visage. Elle prit une bouffée de sa cigarette.

- Tu es la meilleure chose qui m'est arrivé. Sincèrement. Bon, bien entendu après les pancakes, parce que les pancakes c'est vraiment trop bon, mais oui, tu es la meilleure chose qui m'est arrivé.

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Dim 16 Juil - 17:31

Ma tempétueuse Avalohn avait fini par venir chambouler mon triste quotidien. La maison, qui était si silencieuse, presque endormie, s’était soudain vue sacrement bousculé par mon petit ouragan aux yeux bleus. La baraque avait repris vie et tout ce qui était froid et sinistre était devenu chaleureux et plein de vies rien que parce qu’elle était là.

Même si je grogne, pour la forme, lorsqu’elle se lançait dans ses petites provocations, et même si cela implique le risque de me réveiller peinturluré comme une pute bon marché, je suis on ne peut plus heureux qu’elle soit là. Je ne me lasse pas de l’entendre râler, de la voir changer encore et encore la disposition des meubles, de la voir fouiner les moindres recoins de cette baraque qui est aussi vaste qu’un château. Et elle en trouve des choses. En fait je la vois aussi prendre du plaisir à investir cet endroit pour en faire notre cocon à nous.

Elle me donne de la force, elle n’imagine même pas à quel point j’étais au bord du gouffre avant qu’elle ne vienne finalement vivre avec moi ici. J’ai du mal a trouver ma place ici, je suis toujours cet ex Punishers dont on se méfie, sans parler de l’autre archer qui me donne des envies de lui en foutre une tellement il est con. Et puis, même si, cette fois, il a pris la peine de me dire qu’il se barrait, je ne suis pas sûr que je serais resté a Fort Hope après le départ de Logan sans elle pour me rassurer.

Quoiqu’il se passe dehors, quoique les autres pensent, quand je suis dans cette maison avec elle, je suis bien, j’oublie le reste… C’est plus qu’un foyer ici, c’est notre refuge.

C’est presque le sourire aux lèvres que je pars en expédition le matin, que j’encaisse les refus de me confier la moindre tache liée à la sécurité, que je vais travailler pour activer le projet de la ferme et que je consacre tout ce que j’ai de temps libre à cette femme formidable.

Le seul hic c’est qu’il n’y a pas que la maison qu’elle a réveillée. Il y a une partie de mon corps qui ressent très bien sa présence aussi. Il faut dire que ma louve est joueuse et pas particulièrement pudique quand nous sommes que tous les deux. Ses courbes me rendent juste fou et si elle savait la violence que je dois me faire pour ne pas la plaquer contre le mur pour lui faire l’amour pendant des heures et des heures.

Sauf que voilà, je me suis engagé à une chose : aller à son rythme à elle. Et quand je manque de faiblir, ce qui arrive très très très très souvent, je n’ai qu’à poser les yeux sur ses cicatrices qui témoignent l’horreur qu’elle a vécue pour me contenir. Mais bordel, elle me rend dingue. j'adore ses moments tendres comme ses petites tortures. Comment ai-je fait pour vivre sans elle aussi longtemps ?

Presque chaque nuit je passe dans sa chambre m’assurer qu’elle dort bien et qu’elle va bien. C’est certainement aussi malsain que débile. Surtout que je crève d’envie de la rejoindre sous les draps à chaque fois.

J’en veux à mort a ceux qui l’ont meurtrie et qui ont osé la toucher sans son accord. J’ai toujours cette fureur en moi de ne pas savoir réparer les choses. En fait c’est surtout de ne pas savoir la réparer elle qui me bousille. Mais je suis trop bien placé pour savoir qu’il n’y a que le temps et la douceur qui pourront l’aider à aller mieux. En attendant je dois faire preuve de patience et je fais de mon mieux pour ne jamais lui mettre de pression. Même si cela implique que je suis presque tout le temps a l’étroit dans mon pantalon et que ma main droite est devenue ma meilleure amie.

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J’apprécie cette soirée calme à juste l’avoir dans mes bras même si une fois de plus mon sexe me torture, c’est un petit prix au regard du plaisir de l’avoir contre moi, bien au chaud dans une couverture. J’ai un mal fou à ne pas laisser mes mains courir partout sur son corps. Je me contente de caresser doucement ses bras et ses jambes en souriant à sa déclaration. Je ne me souviens pas si je lui avais dit que j’aimais les pancakes au chocolat. Le seul truc que Logan savait cuisiner en fait, même si c’était estampillé crêpe à la base.

« Moi je pense que je te mets à égalité avec des pancakes en chocolat, p’être même un peu devant mais pas trop, je ne veux pas que tu prennes la grosse tête. Mais j’ai déjà prouvé que je savais vivre sans pancakes, alors que sans toit, ça n’a pas été une grande réussite. Par contre, arrêtes de te tortiller contre moi, parce que j’ai beau être un moine, je t’assure que je suis pas loin de craquer… »

Sur la fin de ma phrase, ma voix se fait un peu trop roque et je traine à redescendre la main qui caressait sa cuisse. Le temps d’une respiration elle est remontée un peu trop haut pour rester dans le cadre d’innocentes caresses.

Je n’ose m’excuser et je reste à la regarder avec intensité. Je m’en veux de gâcher ce petit moment juste parce que je suis incapable de me contrôler.

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Mar 18 Juil - 0:13

« Moi je pense que je te mets à égalité avec des pancakes en chocolat, p’être même un peu devant mais pas trop, je ne veux pas que tu prennes la grosse tête. Mais j’ai déjà prouvé que je savais vivre sans pancakes, alors que sans toit, ça n’a pas été une grande réussite. Par contre, arrêtes de te tortiller contre moi, parce que j’ai beau être un moine, je t’assure que je suis pas loin de craquer… »

Avalohn sentait la main d'Isha remonter un peu trop haut dans ses caresses. Il frôla un peu trop haut, trop vite, pas assez le commencement de sa cuisse. La jeune femme le perça de son regard azur pendant de longues secondes, pendant que penaud et incrédule, il la fixait intensément. Elle le faisait souffrir, elle le savait. Elle l'embêtait chaque jour à se balader avec peu de vêtements sur elle, se collant à lui pendant des minutes beaucoup trop longues et brûlantes.

Il laissa sa main en suspend, elle le dévisageait encore plus. Que fallait-il faire? Se laisser glisser dans l'interdit et reprendre une activité mise trop longue en suspend? Ou bien continuer à se réapprivoiser doucement et surement, se laissant une marge tranquille et douce pour pouvoir se connaître encore mieux? Avalohn tergiversa, pesa le pour et le contre, dodelina, essayait de résoudre une équation où il y avait trop d'inconnus, de causes, et de probabilités.

Elle se pencha vers Isha, saisissant sa joue droite, grimpant sur lui comme un félin en chasse. Elle laissa traîner ses lèvres sur ses commissures, avant de pousser un soupir d'aise et d'excitation. Elle l'embrassait comme elle l'avait si bien fait avant. Des baisers passionnés et passionnels, langoureux et long, passant ses bras autour de son cou, le rapprochant d'elle. Elle était une veuve noire tissant sa toile sur sa proie. Elle était le chasseur et lui le chassé. Le bourreau et le prisonnier. Elle le tenait, elle le savait.


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Mar 18 Juil - 18:17

Je vais l’avouer très honnêtement. Déjà, quand Ava n’était pas dans la maison, il n’est pas impossible que j’ai pas mal rêvé d’elle et pas dans une position de sage petite épouse. Depuis qu’elle est venue vivre dans cette demeure qui est devenue « chez nous », ça n’a rien arrangé. De la voir déambuler sous mon nez en guêpière, de pouvoir sentir son odeur, la frôler, et la caresser là où un honnête homme peut caresser chastement une femme… ça fait bien plus que m’échauffer.

Maintenant je me souviens que trop bien de ce qu’elle avait essayé de me dire, qu’elle avait l’impression de n’être qu’un objet pour moi. Je me souviens aussi de ce qu’elle a subi et de ma promesse qu’on ira qu’à son rythme à elle.

Je sais que je devrais m’excuser, en fait j’ai un "désolé erreur d’orientation de ma main" avec un rire bien foireux sur le bout de la langue. Sauf que ça veut pas sortir. Je reste juste à la dévorer du regard en menant une impitoyable lutte intérieur pour essayer de ne pas lui sauter dessus, l’embrasser de tout mon saoul, la caresser jusqu’à l’orgasme et lui faire l’amour pendant tout ce qui nous reste de nuit.

Ses baisers n’arrangent rien à mon état d’excitation et je lui rends avec passion.

Bordel, elle me met dans un état jamais vu. J’essaye de ne pas avoir de mains baladeuses mais c’est un miracle si je ne suis pas déjà en train de lui arracher ses vêtements.

Quand elle pose ma main sur ses seins je suis obligée de fermer les yeux. Je n’ai pas besoin de les sentir sous mes doigts pour les deviner, eux et moi avons déjà eu le plaisir de faire longuement connaissance.

Je prends sur moi quand elle commence à me mordiller et je me contente de grogner en lutant toujours pour ne pas la plaquer contre moi. Au delà de son regard, de son corps, de toute ce qu’elle a qui me rend fou, se sont ses paroles qui me ramènent violemment à la réalité de ce qui est en train de se passer.

« C'est ce que tu veux ce soir? Mon corps? Il est tout à toi. Prends-le, vas y. Tu attends ça depuis un sacré bout de temps je crois. Mais… Mais je pensais qu'attendre encore un peu était une bonne idée. J'ai du me tromper, non? »

Elle a déjà mes mains sur mon pantalon et ses mots sont plus susurrés à mon oreille qu’autre chose, mais j’arrive à entendre leur sens même si mon corps me hurle de ne me concentrer que sur le fait qu’elle a l’air aussi enthousiaste que moi à aller beaucoup plus loin qu’un tripotage de doigts.

Je respire un bon coup me maudissant à l’avance de ce que je m’apprête à dire. Doucement je lâche, bien à regret, sa magnifique poitrine pour lui prendre sa main qui lutte avec ma ceinture pour accorder un peu de liberté a une partie de mon corps bien à l’étroit. J’essaye de faire ça simplement, en évitant cette espèce de brutalité qui habite si souvent mes gestes. Je ne suis pas en train de la forcer, mais juste de l’inviter à remonter sa main.

« Non… ce n’est pas ça que je veux, pas comme ça… »

Ma voix me fait plus penser à un gémissement mais bon, je ne suis pas sûr qu’un moine aurait réussi l’épreuve de force que je suis en train de faire. C’est presque un bras de fer avec moi-même et je ne suis pas sûr que ma Louve puisse deviner que ce que je suis en train de faire c’est presque de la souffrance en barre que je n'aurais acceptée pour personne d’autre qu’elle.  

Je passe ma main libre sur son visage de déesse et je ne peux qu’espérer que dans mon regard elle arrive à lire que ce que je ressens pour elle va au-delà du simple désir. Même si soyons très très très très très honnête, purée, oui j’ai envie d’elle a crever.

« Je t’aime, tu mérites mieux que ça, on mérite beaucoup mieux que ça... »

Je me redresse un peu pour la "décalée" gentiment de la zone "tendue".

« Je ne veux pas que ton corps Avalohn, sinon je ne t’aurais pas demandé en mariage, alors c’est a toi de me dire ce que tu veux. Est ce que tu veux attendre encore un peu, est ce que tu veux juste que l’on se caresse comme deux ados… »

Je mets un peu de temps à proposer le troisième choix parce que bordel, y’a pas une fibre de mon corps qui hurle pas à l’hérésie de ne me comporter comme si j’avais pas de bite. J’ai peur qu’Avalohn prenne mal la situation qu’elle s’imagine que je ne veux pas d’elle alors que je pense que je ne l‘ai jamais autant désiré une femme de ma vie.

«... ou est ce que tu es vraiment certaine que c'est le bon moment pour toi? Si oui, ne compte pas sur moi pour que ca se fasse à l'arrache sur un coin de canapé… parce que ce n'est pas ça que j'ai envie de te donner et ce n'est pas comme ça que je vois notre couple.»

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Jeu 20 Juil - 16:34

« Non… ce n’est pas ça que je veux, pas comme ça… »

Les cheveux ébouriffées, les yeux fous, la peau chaude, Isha toucha son visage ce qui valut pour Avalohn un arrêt total de sa machinerie folle. Elle planta ses pupilles bleus dans le regard de cet homme qui s'écartait un peu plus d'elle pour pouvoir l'admirer.

« Je t’aime, tu mérites mieux que ça, on mérite beaucoup mieux que ça... »

Elle pencha la tête sur la droite, comme un animal essayant de comprendre ce langage. Personne ne lui avait jamais dis ça. Il se redressa sur le canapé, pendant qu'Avalohn essaya, un peu perturbée d'écouter les mots qui sortaient de sa bouche.

« Je ne veux pas que ton corps Avalohn, sinon je ne t’aurais pas demandé en mariage, alors c’est a toi de me dire ce que tu veux. Est ce que tu veux attendre encore un peu, est ce que tu veux juste que l’on se caresse comme deux ados… ou est ce que tu es vraiment certaine que c'est le bon moment pour toi? Si oui, ne compte pas sur moi pour que ca se fasse à l'arrache sur un coin de canapé… parce que ce n'est pas ça que j'ai envie de te donner et ce n'est pas comme ça que je vois notre couple.»

Elle eut peine à le croire. Elle resta quelques secondes silencieuses en le scrutant calmement. Elle posa sa paume droite sur son front, l'air sérieux, comme pour prendre sa température.

- C'est une poussée de maturité que tu me fais ou je te fais vraiment perdre la tête?

Elle eut un demi-sourire pour le taquiner, avant de passer ses bras autour du cou d'Isha, et de déposer sa joue contre la sienne en fermant les yeux. Elle calma ses ardeurs en soufflant par le nez, affalée et collée contre lui. Cette position n'arrangeait en rien les choses, mais elle était contente qu'il ait pu prononcer ce genre de mot, de phrase pour elle, rien que pour elle. Elle n'était plus une simple accroche chez les Punishers : elle était la copine d'Isha, et bientôt sa femme. Même si cette relation était précipitée, rapide et mouvementée, elle se disait que le bonheur était à portée de main, et qu'il fallait réellement profiter.

Arrêter de se cacher, de fuir ou de matraquer. Elle caressait les omoplates d'Isha avec une profonde tendresse. Elle essayait de lui donner tout ce qu'elle avait, de lui faire sentir à quel point il pouvait compter pour cette Bronxarde.

- On va attendre, alors… Pucelle.

Elle attendait quelques secondes pour que l'information vienne titiller l'égo de l'homme avant de se redresser pour prendre la fuite, un rire mesquin et vil aux bords des lèvres.

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Ven 21 Juil - 15:36

La vie avec Avalohn est vraiment simple, elle a un côté joueuse que j’adore. Je ne parle pas de son côté provocation. Mais plus de son côté taquin presque enfantin qui prouve que quels que soient les saloperies que la vie lui a balancées a la tronche, elle a été plus forte que ça. Elle sait rire et s’amuser comme si tout allait bien, comme si la vie n’avait été que douceur et tendresse. J’aime cette force en elle. Et surtout j’aime sa capacité à partager cette joie de vie sans s’en rendre compte.

Dire qu’il y avait quelques semaines encore je voulais en finir tellement que je trouvais ma vie vide et insupportable. Pourtant me voilà à prendre un air faussement choqué d’avoir été traité de pucelle (elle et Logan se sont donné le mot ?) et à lui courir après pour l’attraper. J’aimerais bien dire que j’ai l’impression d’être un môme de 10 ans jouant au chat et à la souris. Sauf qu’à 10 ans j’étais plus occuper a vider des sac et des maison quand je ne longeais pas les murs dans la crainte de m’en prendre une de mon vieux. Autant dire qu’elle m’offre une nouvelle jeunesse qui n’a rien à voir avec les jeux de mon enfance.

« Une pucelle…?? Tu vas voir si la pucelle te rattrape !! »

La maison est grande, un véritable terrain de folie pour deux grands gamins comme nous. Notre course poursuite serait peut-être plus efficace si nous n’étions pas à moitié étouffés de rire. Elle a beau être rapide, je ne suis pas mauvais non plus dans ma catégorie. Et puis, ma chasse est d’autant plus motivée que ma louve est une proie qui me ferait courir jusqu’à l’autre bout du monde s’il le fallait.

C’est dans une des vastes chambres que j’arrive enfin à attraper ma fougueuse louve. Je la soulève du sol pour l’empêcher de fuir plus long et la plaque avec douceur contre le mur pour lui voler un long baiser. Le chasseur a le droit de de gouter à sa proie non. Ces efforts sont loin de m’avoir calmé mais cette fois si j’arrive à rester calme et maitre de moi.

« Et bien ma petite biche aux abois, on ne provoque pas une pucelle sans subir les flammes de son courroux… »

Je la regarde avec amusement avant de nous faire tomber dans le lit et lui faire subir l’intense supplice des chatouilles. Je la vois se débattre et comme des gosses le chahut continu. J’attends que nos fou rire se calme un peu pour lui laisser reprendre son souffle. Je garde une partie de mon corps sur le sien pour éviter toute tentative de fuite. J’essaye de prendre un ton sérieux sans grand succès. Elle est si belle, elle a l’air si bien que mon sourire ne veut pas quitter mes lèvres.

« Bien et si on parlait maintenant du prix a acquitter pour la réparation du préjudice causé ? Sans oublier la caution pour vous libérer Mademoiselle la future Madame Cornwell… »

Je me penche vers elle pour lui voler un autre baiser. J’en profite pour lui glisser à l’oreille :

« Je voudrais pouvoir dormir auprès de toi… juste dormir l’un contre l’autre. T’avoir contre moi quand je m’endors, que tu sois la première personne que je vois quand j’ouvre les yeux… même si je dois garder 3 pantalons pour ta sécurité et m’attacher les mains… tu crois que ça pourrait être possible pour toi que je partage un peu de tes nuits… »

Je lui redépose un léger baisser au coin de ses lèvres et c’est avec le sourire de celui qui sait qu’il va faire une blague de merde que j’ajoute :

« Notes bien que si je suis attaché, je ne pourrais pas me défendre si toi tu me saute dessus pendant la lui, mais je te promets de ne pas appeler trop fort à l’aide si ça doit arriver… »

Je lui fais un petit clin d’œil en me disant que si ça arrivait je ferais certainement beaucoup d’autre choses que d’appeler à l’aide. Raaaaaaah si seulement ça pouvait arriver !

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Entre une louve et un archer, difficile de savoir qui a chassé qui. Ils ont été forgés dans les flammes du même enfer et sont unis corps et âmes jusqu'au bout de cette fin du monde
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