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Mar 4 Juil - 20:48




ft. Rashka && Abel

Rashka m’avait proposé de m’aider dans une quête qui m’était propre : récupérer ma moto. En même temps, ça lui laissait l’occasion de faire ses preuves et de montrer qu’elle en voulait. Et en prime, nous sortions tous deux. Il faut se l’avouer, on peut dire que dans le monde actuel, il s’agit d’une passion commune. Une passion qui pourrait nous coûter la vie, certes, mais tout de même, ça nous faisait brûler d’envie. Bien qu’en ce moment je passais sans doute un peu trop de temps dehors. Entre mes recherches pour Clarice -qui portèrent enfin leur fruit- et Samara, j’avais eu l’occasion de traîner bien plus que de raison. Je l’avais aperçu quelques jours auparavant, juste après être rentré de l’expédition pour Rajesh, qu’il fallait qu’elle se prépare. Elle n’avait pas chiotter. Elle trépignait d’impatience à l’idée d’user de ses armes sur des morts. Son poste de sentinelle la décevait sans doute quelque peu, tant elle ne pouvait laisser son courroux s’exprimer.

Son regard s’était illuminé lorsque je l’avais averti qu’il était temps de s’en aller s’occuper de cette bécane. J’avais revu avec elle la date et l’heure de notre voyage, et l’avait prévenu de ce à quoi s’attendre. Environ deux heures de marches, quelques zones dangereuses à traverser et une zone résidentielle à fouiller. De mon côté, il me fallait prévoir de l’essence pour alimenter le réservoir, ainsi que quelques outils pour faire une vidange express. Quelques mois d’inactivités ne pouvaient pas lui avoir fait tant de bien. Même si j’avais songé qu’il était peu prudent de traverse l’hiver avec Clarice sur la moto.

J’attends patiemment dans le hall que Rashka, ma compagnonne de route pour la journée, daigne se pointer. J’étais assis sur ce qui fut un siège de salle d’attente. Simba, sur mes genoux, s’occupait à faire sa toilette en relevant la tête de temps à autre pour vérifier qu’il n’y ait nul danger. Lui aussi avait dû développer son instinct de survie pour ne pas se retrouver tout en bas de l’échelle alimentaire. La plupart des survivants voyaient en lui un casse-dalle. Je voyais en eux des ennemis à abattre. L’ordre des choses sans doute. Je me mis à chatouiller son ventre, ce qui me valut une certaine excitation de la part de l’écureuil. Il s’adonnait à cœur joie d’agresser ma main de mordillement. Je savais que s’il avait voulu me faire mal, il aurait pu. Ça n’était pas son objectif. Tout comme moi, il voulait simplement jouer.

Enfin, dans un grincement de porte annonçant son arrivée, je vis Rashka, se pointer vers moi. Elle était méconnaissable. Sur la voie de la guerrière sans doute. Très peu pour moins la peinture sur visage, mais je devais avouer que ça donnait un certain style. Ça annonçait la couleur aux éventuels agresseurs, un peu comme une grenouille toxique et ses couleurs vives. Bien sûr, Simba avait eu le temps de s’habituer à Rashka, depuis le temps qu’elle vivait ici. Je soupçonnais même mon rongeur de s’absenter pendant la nuit pour lui tenir compagnie pendant ses tours de gardes. Et lorsque je partais sans lui, il devait en profiter pour se faire bichonner. C’est pourquoi je ne fus pas étonné de le voir se jeter au sol pour se tenir à ses pieds. « Aurais-tu envoûté mon écureuil ? » dis-je dans un rire avant de me lever moi-même. « Salut Rash’. Prête à aller bouffer du cadavre et à retrouver ma bécane ? » dis-je en lui tendant la main.


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Rashka Reagan
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Dim 9 Juil - 10:49


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Abel & Rashka


Repliant avec autant de soin que de hâte mon hamac de poche, je m'attaquais à présent à ajuster des tresses rebelles. Aujourd'hui était un jour spécial, puisqu'il s'agissait de ma première véritable expédition au dehors. Le, dehors. Pas une vision triste de quelques morts, vu du toit, qu'on abattait pas toujours, attendant patiemment que leur nombre augmente pour les réduire en miette. Pour être tout à fait honnête, j'avais une peur bleue de perdre la main. Aussi, quand Abel m'avait informée que la quête de sa moto pouvait enfin avoir lieu, je n'avais aucunement caché mon ravissement. J'enfile mon long manteau noir, resserre légèrement mes bottes, choppe mon sac, et je m'élance dans le couloir, afin de rejoindre mon partenaire pour cette aventure.

A mesure que mes pas s'enchaînent, les pans de mon par dessus claquent doucement contre mes chaussures hautes, et je sens le fourreau de mon arme longue battre contre ma hanche. Ravie. J'ai l'impression que la moi-guerrière sait qu'elle va pouvoir -enfin- s'exprimer, et ce, sans modération. Vérifiant d'un geste la présence de ma dague, et de mon sabre de cérémonie, je relève le menton bien haut en réalisant que je suis fin prête pour l'expédition. A quelques pas de la salle d'attente, j'aperçois le blond, à qui j'adresse de suite un grand sourire. Je suis persuadée que mes yeux brillent déjà... Et ça ne s'arrange sûrement pas quand Simba sautille jusqu'à moi ! Le petit rongeur semble me reconnaître, faut dire qu'il fait souvent des infidélités à son patron, quand celui-ci s'absente... Quand le futur motard se redresse pour me soupçonner d'avoir enchanté son ami à quatre pattes, j'hausse les épaules en riant. « Bah, faut bien que quelqu'un s'occupe de lui ! T'es pas souvent dans les parages, en ce moment... »

Ce n'est pas un reproche... Quoi que peut-être. Je me demande ce qu'il fout, dehors. Et surtout, je me demande s'il y va seul. Pourquoi ne pas m'avoir demandé de l'accompagner...? Une quête privée, probablement. Je serre la main qu'il me tends, et acquiesce à ses propos. « Plus que prête, tu rigoles toi ! T'as intérêt de compter tes kills, le perdant se démerde pour payer un verre. » Je me surprends moi-même, mais bon, finalement, j'hausse un sourcil avant de me détourner pour me diriger vers la sortie du labo. « On y va ? » Ouais, le plus tôt sera le mieux. D'après ce que j'ai compris, on débute par deux heures de marche, ce qui est une excellente chose. Et puis, avisant le chargement de l'ancien maton, je propose naturellement « Tu veux que je porte quelque chose ? D'ailleurs, comment tu t'es débrouillé pour trouver de l'essence, ça doit pas courir les rues maintenant...»

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Mer 12 Juil - 13:52

Je ressens comme une légère pointe de reproche dans le ton de sa voix concernant mes expéditions solitaires. Ces dernières servaient à retrouver Samara, celle qui entrait peu à peu dans ma vie. J’avais la soudaine impression d’être un adolescent qui retrouve en cachette sa bien-aimée sans l’avouer à ses parents. Une certaine gêne se manifeste sur mon expression, suivi d’un rire, tout aussi gêné, faut bien le dire. « Tu sais, je ne tiens pas en place, et je ne suis pas du genre à embarquer trop de monde habituellement avec moi. Mais je t’ai promis qu’on irait ensemble chercher cette moto, pas vrai ? Eh bien ça y est l’heure a sonné. » J’espère m’être bien rattrapé. En tout cas elle me serre la main. Elle n’est pas fâchée que je ne lui propose pas de venir avec moi lorsque je retrouve Gibson. De toute façon, que ferait-elle à part tenir la chandelle ?

Elle m’a l’air bien motivée, surtout lorsqu’elle me parle de kills. Aurait-elle trop joué aux jeux vidéo avant tout ça ? Je vais même ajouter des points en plus pour les combos, si elle insiste… Elle surenchérit avec un « on y va ? » d’impatience. Je ne peux m’empêcher de rire à cette remarque, me remémorant les virées avec Clarice, surexcitée lorsque je l’embarquais pour traîner. Elle était toujours prête avant moi. Mais le pire c’est qu’elle nous retardait lorsqu’elle voulait s’arrêter pour pisser tous les quarts d’heure. « On y va, on y va ! » répondis-je. Bien évidemment, Simba connaissait ses mots et quittent les mains de Rashka pour grimper après ma jambe puis mon buste et venir se pendre après mon épaule. « Non Simba, toi tu restes ici. Il faut quelqu’un pour veilleur sur Clarice après tout… » Rester aussi il connaissait. Il fit sa petite mine déçue et descendis pour aller se remettre à l’endroit où nous étions peu avant, me regardant avec un dernier espoir. Lorsqu’il vit que je ne blaguais pas, il entreprit de remonter à l’étage.

« Cet écureuil me donne plus de soucis que Clarice et Samara réunie ! » dis-je sur le ton de la blague avant de réaliser que l’information concernant ma nouvelle petite amie était sorti naturellement. La gêne gagne de nouveau mon faciès. Avant qu’elle n’ait le temps de réagir, je réajuste mon sac sur le dos et reprends « Bon, c’est parti. On n’est pas là pour boire l’eau des pâtes. » Nous nous dirigions vers la sortie lorsqu’elle me demande deux choses à la fois. Je lève les yeux au ciel. Pourvu qu’elle soit moins bavarde que Rajesh. « Je peux porter tout ça moi-même. Et l’essence, ça se trouve lorsque l’on traîne suffisamment pour en rechercher. J’ai siphonné des caisses. » On franchit enfin la sortie, l’espèce de pont levis post-apocalyptique qui nous servait de protection.

L’on marchait dans la rue, tranquillement lorsque j’estimais qu’il était temps de lui parler de certains sujets. « J’ai rencontré quelqu’un Rashka. Et je crois que je suis en train de tomber amoureux gentiment. Merde. Tomber amoureux. Dans une pagaille pareil… Tu imagines un peu le truc ? Sauf qu’elle est rattachée à un autre campement. Fort Hope. Et je ne sais pas si elle compte le lâcher ou pas, mais c’est hors de question que je parte du labo. Surtout que Clarice y choppe ses points de repères. Je ne sais même pas si nous pouvons avoir un avenir ensemble, parce que… C’est un peu la merde dans ce monde. J’suis paumé » Finis-je par dire. Ce genre de confessions ne me ressemblaient pas d’ordinaire. Pourquoi lâchais-je le morceau de la sorte ? Et surtout, pourquoi à Rashka ?

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Rashka Reagan
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Mer 12 Juil - 15:31


Where is it ?
Abel & Rashka


J'ai rapidement l'impression de m'être un peu trop emballée, avec mon histoire de comptage de mise à mort... Même s'il plutôt porté à en rire qu'à vraiment être saoulé, je ne peux m'empêcher de retourner un sourire un peu gêné à Abel. Simba, en revanche, est beaucoup moins guilleret quand son papa adoptif lui fait comprendre qu'il n'y aura pas de sortie pour lui aujourd'hui. J'observe le petit rongeur s'éloigner furtivement, pour finalement rejoindre probablement les étages. L'animal est bien dressé, j'avoue être épatée. Mon guide du premier jour mentionne alors un nom qui m'est encore inconnu... Samara ? Qui est-ce ...? Il est fort possible que ce soit quelqu'un du labo, aussi, je ne préfère pas le questionner à ce sujet. Bah ouais, j'ai pas super envie de passer pour une gamine excitée, et une débile associable, le tout en même pas cinq minutes...

Au final, on se retrouve enfin dehors. Inutile de préciser que je savoure une bonne bouffée d'air frais. D'une oreille assez distraite, j'écoute le blond me décrire la manière dont il s'est procurer l'essence. De toute évidence, il a de la ressource. J'hausse les épaules quand il refuse de partager son chargement. « Pas de soucis. Si tu te plaint dans une demie-heure, ou que tu souhaites faire une pause avant l'heure, je m'autorise à me foutre de toi. » Suite à quoi nous marchons pendant plusieurs minutes, sous un silence agréable. On croise quelques mordeurs isolés, mais rien de bien méchant. J'ai bien envie de sautiller vers eux pour leur trancher le crâne, mais je me retiens quand même...

Heureusement pour ma fierté, Abel prends la parole, et je me concentre de nouveau sur le sérieux de notre mission. Dès le mot "amoureux" je tourne la tête dans sa direction, les yeux ronds... Pardon ? J'ai bien entendu ? Ok. Alors... Je ne "connais" ce type que depuis un mois à peine, mais jamais j'aurais cru entendre ce mot venant de sa bouche. Les rumeurs que j'entends courir au labo ne favorisent pas cette pensée non plus. Toutefois, je ne fais pas partie de ces gens qui jugent et critiquent, alors je reste attentive à ce dont il accepte de me faire part. Pourquoi moi au fait ? Aucune idée, mais qu'importe. S'il me parle ainsi, c'est qu'il m'accorde un minimum de confiance, et je n'ai pas l'intention de le décevoir.

Ça alors. Il évoque même le terme si abstrait d'avenir. Haussant un sourcil, je me permet de prendre un air faussement sérieux. « Navrée de vous l'annoncer monsieur, mais j'ai une très mauvaise nouvelle. Vous êtes gravement atteint. » J'esquisse un rire léger, avant de m'éclaircir la gorge. « C'est loin ce campement ? Peut être que vous pourriez faire une semaine ici, une semaine là-bas...? » Ça me semblait possible, en tout cas. Je cherche vainement quoi lui dire. En fait, une boule étrangement désagréable s'est saisie de mon bas-ventre, depuis peu, même si j'ignore pourquoi. « Depuis quand la fin du monde est une excuse, blondinet...? Faut profiter de la chance qu'on a d'être vivant, du moins c'est ce que je pense. Vivre à fond, parce que la seule chose qui est pire que le doute, c'est le regret. »

Je me rends compte que c'est un peu philosophique tout à coup, et ralenti la marche pour esquisser une révérence moqueuse de ma propre citation. Finalement, après quelques secondes de silence, j'étouffe un sourire gêné. « Et puis, je suis bien la dernière personne à être bien placée pour t'aider ahah... » Ahah, en effet. Un cadavre, dieu merci. Dégainant mon fidèle katana pour l'occasion, j'esquisse un mouvement latéral qui découpe le cerveau du pantin avec une facilité qui m’impressionnera toujours. « Samara, c'est ça ? Comment est-elle...? » Intérieurement, je croise les doigts pour que ma précédente intervention détourne la conversation de ma petite personne. Plus sûr.
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Jeu 13 Juil - 14:49

La demoiselle semble assez piquante lorsque je lui refuse de portée mes denrées de carburant. Je lève les yeux au ciel. Elle me prend pour un faible. L’ignorante. Blessé d’une balle, je savais encore me mettre à l’abris et tenter de me soigner. J’aborde un sujet qui m’est sensible : Samara. Je voulais en parler avec Rashka. Je ne sais pourquoi. Lorsque j’aborde le sujet, elle se met étrangement à beaucoup parler. Dire que c’était silencieux peu avant. Je l’écoute. « Fort Hope ? Je n’en sais rien. Quelques bornes j’imagine. Mais dès que j’aurai ma bécane ça ne sera qu’une formalité., je suppose. Mais je ne peux pas partir trop souvent avec Clarice. Elle paniquerait sans moi. » Il est vrai que ma nièce n’était pas une variable négligeable dans cette équation. J’ai comme l’impression qu’elle ne parle pas que de Samara et moi, mais de sa propre expérience. Elle rajoute même qu’elle est mal placée pour m’en parler. Un tas d’interrogations se soulèvent en moi. Je la dévisage un instant jusqu’à ce que je la voie tuer un rôdeur avec une certaine aisance. Ça n’est pas vraiment une réponse aux questions que j’avais formulées mentalement, mais en même temps, la regarder en quête d’indice n’allait pas m’amener une solution. Elle formule de nouvelles interrogations elle-même. Bordel, j’ai l’air crétin avec ce sourire niais. « Elle… Comment dire. Elle a ce truc. Tu sais ? Elle n’arrive pas à faire face aux morts. Je n’en sais rien. Ça m’impressionne en fait. Tant d’innocence dans ce monde. Je veux la préserver. La protéger. Et puis elle est toujours enthousiaste et optimiste. Tu devrais la voir… Je pense qu’un jour je la ramènerai au labo. » finis-je en me tournant vers un mort qui pointait le bout de son nez d’une ruelle. Je pose mon essence, l’attrape par le col et le plaque contre un mur avant de planter ma hache dans son crâne. Une fois l’arme extirpée du trou béant dans son crâne, je la range et reprends mon carburant avant de reprendre notre marche.

« Eh puis cette façon d’agir… Tout paraît si simple, quand on la voit. Comme si elle voyait au fond de chaque chose un truc bien. La façon dont elle me regarde c’est… Je ne sais pas comment dire. Je ne me vois pas de la même manière lorsque je me regarde dans une glace. C’est con, pas vrai ? » Etait-ce une relation égoïste ? Je crois que toutes formes de relations partent d’une base égoïste. « J’avais pas encore retrouvé Clarice lorsque nous nous sommes rencontrés. Ça a été si vite. J’avais besoin de quelqu’un dans ma vie pour qui vivre. Quelqu’un à qui me rattacher. Quelqu’un pour qui compter. » Je pense que je m’étendais trop sur le sujet. D’ordinaire si silencieux sur mes histoires, je m’étalais comme un môme qui montre ses nouveaux joujoux à ses camarades.

Je me mordille l’intérieur de la joue pour cesser ce type de discours et reprends sur un autre sujet. « Tu voulais dire quoi, tout à l’heure, quand tu me disais être la dernière personne à être bien placée pour pouvoir m’aider ? » Cela concernait-il son vécu ? On avait sans doute tous des casseroles. Même Rajesh devait avoir sa part d’ombre. Tout le monde. Sauf peut-être Samara… Dieu. Deviens-je cucu à ne penser à elle que de la sorte ? Je devais me ressaisir !

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Rashka Reagan
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Lun 17 Juil - 11:15


Where is it ?
Abel & Rashka


A la mention de la communauté dont fait partie Samara, je me laisse un instant imaginer à quoi cet endroit peut ressembler. Fort Hope. Un nom bien mystérieux. Fatalement, mon imagination sans borne dirige mes pensées pour amener à mon esprit l'image d'un genre de manoir, plutôt sombre, où vivent des personnes à l'espoir inconditionnel de survivre à toute cette merde. Je me plaît à penser que les habitants sont guillerets et bienveillants, avec toutefois des habiletés propres au combat. Un pont levis ? Des meurtrières et tours rondes pour abattre les ennemis à vue ? Possible. Toutefois, si l'élue d'Abel coule ses jours là-bas, il est effectivement probable que le groupe réunisse des individus aux valeurs semblables à celles du labo. Des gentils, en somme. Le blondinet, qui fût, il y a peu encore, mon guide dans la découverte du bâtiment, aborde le sujet de sa nièce... C'est vrai que je l'imagine très mal vivre éloignée du survivant. Je ne la connaît pas plus que ça, et l'intéressé ne m'en a pas parlé pendant des heures entières, mais s'il décrit les choses de cette manière, c'est effectivement que le lien qui les unit doit être très fort. J'ignore parfaitement le bref sentiment de solitude qui me saisit, et continue d'avancer, levant toutefois un peu plus haut le menton.

Je ne peux m'empêcher de sourire à la manière dont l'ex-surveillant de prison me dépeint le portrait de sa belle. Je n'aurais jamais pensé qu'il soit capable d'être aussi... Attentionné ? Dans ses propos. Aussi, j'avoue être curieuse de rencontrer cette Samara. Mon sourire se fige quand Abel abat platement un mort, et j'en profite pour enregistrer sa technique. Simple, mais efficace. Ça fait son effet. Je pourrais faire de même avec ma dague, c'est à garder en tête... Reprenant notre route, j'hausse une épaule à ses propos. « Non, c'est pas con du tout, tu m'as l'air bien amoureux, ahah ! » Plissant les yeux sous mes peintures, en lui souriant gentiment, j'ajoute « C'eeeest mignoooon ! » faisait disparaître le ton un peu niais que j'avais volontairement emprunté, je poursuit, plus sérieuse : « Je comprends. Avoir un but, une raison de se lever pour vivre encore, c'est vital de nos jours. » pour finalement conclure en détaillant le regard azur de mon acolyte de sortie « Je suis contente pour toi. J'espère que vous allez être heureux... C'est sûr que ta moto arrangera un peu ton manque de la voir ! »

Le rappel de mon moment d'égarement de tout à l'heure me plaît bien moins, par contre... Marquant un temps d'arrêt, je réfléchis silencieusement à ce que je pourrais lui répondre. Je n'aime pas parler de moi, de base, alors à Abel... Sentant immédiatement que je me met à rougir en prononçant ne serais-ce que la première syllabe, je laisse un rire nerveux terminer ma phrase. « Hm... En fait j'ai jamais connu tout ce que tu me décris là, ahah. Ni quoi que se soit, en fait. » Mon dieu mon dieu, dans quoi je me lance !!? Oppressée par le sentiment de devoir me justifier, j'ajoute presque immédiatement « Mes parents faisait parti de ces gens connus, qu'on voit dans les magasines people. Alors ça a pas simplifié les choses et... Au final j'ai été assez seule, avant que les morts ne décident de se relever. » Seigneur... J'ai pas l'impression d'arranger mon cas. Cependant, au moment ou une petite horde grognante se manifeste, je dégaine cette fois-ci ma lame courte. Arquant un sourcil, je lance à mon partenaire « Un partout pour l'instant... Je crois qu'il est l'heure de se départager, mon cher ! »

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Mer 19 Juil - 16:15

Mignon… ? Mignon ?! Mais je ne veux pas être mignon ! Je veux dire ce que j’ai sur le cœur, et je me trouve pathétique au taquet. Comment peut-on qualifier ça de mignon ? Enfin… Je me confies à une fille après-tout… Un mec me demanderai des infos concernant le sexe avec Samara, accompagnés d’une tape dans le dos et d’un rire beauf. Je devais accepter une telle remarque. C’était moi qui avait lancé le sujet après tout… Lorsqu’elle revient à son sérieux, j’acquiesce. Elle a pigé ce qui m’a engagé dans une telle voie. Mais mon regard se fige sur elle lorsqu’elle m’avoue n’avoir jamais connu ça. Je ne peux réprimer une légère grimace. Tout s’éclaire lorsqu’elle me parle de ses parents. Les enfants ne devraient jamais avoir à subir la vie des parents. Clarice et moi en étions des exemples vivants. Particulièrement des pères… « Quand j’étais plus jeune… Enfant, même. Mon père nous battait ma mère et moi. Oh pas mon frère, lui était le fils dont il avait toujours rêvé. Débrouillard, terre à terre, avec ce qu’il disait être une virilité absolue. Le genre de mâle alpha. Un peu trop d’ailleurs. Alors quand j’ai pu m’émanciper, j’ai jamais pu m’accrocher aux vivants, de peur de leur faire subir les mêmes choses que j’avais vécus. Mon frère, lui, a eu une femme et Clarice. Il les battait à son tour. Un soir, j’ai envoyé mon père à l’hosto et j’ai accueilli Clarice et sa mère. J’ai appris ce qu’était l’essence même de l’amour. Non pas un truc niais à faire fuir les hommes et faire rêver les femmes. Mais bel et bien ce truc qui nous fait dire que quelqu’un a besoin de toi et toi seul sur cette terre. J’étais devenu quelqu’un au travers de leurs regards, alors que jusqu’ici, je n’étais qu’Abel, le biker queutard, et au mieux le gardien de prison ex-militaire… Non, là je devenais réellement une personne, m’affranchissant de mes actes et de mon statut en société. J’étais cet amas d’émotions et de désirs, je représentais mes connaissances et mes expériences. Puis j’ai perdu la mère de Clarice avec l’apocalypse… Alors quand mon frère m’a envoyé aux portes de la mort et m’a privé de Clarice, j’ai refusé d’y passer. Je n’avais clairement pas le choix. Je voulais me battre pour elle, pour la libérer car je l’aime et qu’elle représente tout pour moi. J’ai finalement réussi sans réellement faire d’effort… » Je me stoppais là, tant il était difficile de continuer mon discours. Si j’en avais eu les mots, je lui aurai dit que c’est ce que je voulais avec Samara.

A croire que même cette horde voulait me faire taire. Je regarde Rashka, prête à mener le combat. Un sourire en coin et j’attrape ma hachette dans la main droite, le couteau dans la gauche. « Je crois qu’on a en effet assez parlé pour le moment. Par contre, accroche toi pour compter mes points. » Un clin d’œil et je regarde ce détachement de l’armée des morts s’approcher de nous. Les tambours de la guerre résonnent déjà en moi. Je me courbe légèrement, regardant le sol. J’inspire profondément. Un peu comme si j’adressais silencieusement ma dernière prière. Je me redresse et hurle en courant vers la horde. Je peux sentir que Rashka n’est pas loin de moi. J’aperçois une épave de voiture dont il manquait les portières. Je me jette dedans, tirant un rôdeur par le col pour le coincer dans le tas de rouille, et j’empale sa tête sur le levier du frein à main. Je me retourne et dévie la main d’un second mort, pour lui planter ma lame dans le crâne. Je n’ai pas entièrement ressorti mon couteau du crâne du cadavre que ma hachette arrache un morceau de tête à une troisième rôdeur. C’est un peu comme si je revivais à chaque combat. Comme s’il n’y avait que ça de vrai. Je jette un regard à Rashka. « Et de quatre ! » lui annonçais-je avant de frapper du pied le buste d’un cinquième ambulant.

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