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Mar 4 Juil - 20:48




ft. Rashka && Abel

Rashka m’avait proposé de m’aider dans une quête qui m’était propre : récupérer ma moto. En même temps, ça lui laissait l’occasion de faire ses preuves et de montrer qu’elle en voulait. Et en prime, nous sortions tous deux. Il faut se l’avouer, on peut dire que dans le monde actuel, il s’agit d’une passion commune. Une passion qui pourrait nous coûter la vie, certes, mais tout de même, ça nous faisait brûler d’envie. Bien qu’en ce moment je passais sans doute un peu trop de temps dehors. Entre mes recherches pour Clarice -qui portèrent enfin leur fruit- et Samara, j’avais eu l’occasion de traîner bien plus que de raison. Je l’avais aperçu quelques jours auparavant, juste après être rentré de l’expédition pour Rajesh, qu’il fallait qu’elle se prépare. Elle n’avait pas chiotter. Elle trépignait d’impatience à l’idée d’user de ses armes sur des morts. Son poste de sentinelle la décevait sans doute quelque peu, tant elle ne pouvait laisser son courroux s’exprimer.

Son regard s’était illuminé lorsque je l’avais averti qu’il était temps de s’en aller s’occuper de cette bécane. J’avais revu avec elle la date et l’heure de notre voyage, et l’avait prévenu de ce à quoi s’attendre. Environ deux heures de marches, quelques zones dangereuses à traverser et une zone résidentielle à fouiller. De mon côté, il me fallait prévoir de l’essence pour alimenter le réservoir, ainsi que quelques outils pour faire une vidange express. Quelques mois d’inactivités ne pouvaient pas lui avoir fait tant de bien. Même si j’avais songé qu’il était peu prudent de traverse l’hiver avec Clarice sur la moto.

J’attends patiemment dans le hall que Rashka, ma compagnonne de route pour la journée, daigne se pointer. J’étais assis sur ce qui fut un siège de salle d’attente. Simba, sur mes genoux, s’occupait à faire sa toilette en relevant la tête de temps à autre pour vérifier qu’il n’y ait nul danger. Lui aussi avait dû développer son instinct de survie pour ne pas se retrouver tout en bas de l’échelle alimentaire. La plupart des survivants voyaient en lui un casse-dalle. Je voyais en eux des ennemis à abattre. L’ordre des choses sans doute. Je me mis à chatouiller son ventre, ce qui me valut une certaine excitation de la part de l’écureuil. Il s’adonnait à cœur joie d’agresser ma main de mordillement. Je savais que s’il avait voulu me faire mal, il aurait pu. Ça n’était pas son objectif. Tout comme moi, il voulait simplement jouer.

Enfin, dans un grincement de porte annonçant son arrivée, je vis Rashka, se pointer vers moi. Elle était méconnaissable. Sur la voie de la guerrière sans doute. Très peu pour moins la peinture sur visage, mais je devais avouer que ça donnait un certain style. Ça annonçait la couleur aux éventuels agresseurs, un peu comme une grenouille toxique et ses couleurs vives. Bien sûr, Simba avait eu le temps de s’habituer à Rashka, depuis le temps qu’elle vivait ici. Je soupçonnais même mon rongeur de s’absenter pendant la nuit pour lui tenir compagnie pendant ses tours de gardes. Et lorsque je partais sans lui, il devait en profiter pour se faire bichonner. C’est pourquoi je ne fus pas étonné de le voir se jeter au sol pour se tenir à ses pieds. « Aurais-tu envoûté mon écureuil ? » dis-je dans un rire avant de me lever moi-même. « Salut Rash’. Prête à aller bouffer du cadavre et à retrouver ma bécane ? » dis-je en lui tendant la main.


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Rashka Reagan
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Dim 9 Juil - 10:49


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Abel & Rashka


Repliant avec autant de soin que de hâte mon hamac de poche, je m'attaquais à présent à ajuster des tresses rebelles. Aujourd'hui était un jour spécial, puisqu'il s'agissait de ma première véritable expédition au dehors. Le, dehors. Pas une vision triste de quelques morts, vu du toit, qu'on abattait pas toujours, attendant patiemment que leur nombre augmente pour les réduire en miette. Pour être tout à fait honnête, j'avais une peur bleue de perdre la main. Aussi, quand Abel m'avait informée que la quête de sa moto pouvait enfin avoir lieu, je n'avais aucunement caché mon ravissement. J'enfile mon long manteau noir, resserre légèrement mes bottes, choppe mon sac, et je m'élance dans le couloir, afin de rejoindre mon partenaire pour cette aventure.

A mesure que mes pas s'enchaînent, les pans de mon par dessus claquent doucement contre mes chaussures hautes, et je sens le fourreau de mon arme longue battre contre ma hanche. Ravie. J'ai l'impression que la moi-guerrière sait qu'elle va pouvoir -enfin- s'exprimer, et ce, sans modération. Vérifiant d'un geste la présence de ma dague, et de mon sabre de cérémonie, je relève le menton bien haut en réalisant que je suis fin prête pour l'expédition. A quelques pas de la salle d'attente, j'aperçois le blond, à qui j'adresse de suite un grand sourire. Je suis persuadée que mes yeux brillent déjà... Et ça ne s'arrange sûrement pas quand Simba sautille jusqu'à moi ! Le petit rongeur semble me reconnaître, faut dire qu'il fait souvent des infidélités à son patron, quand celui-ci s'absente... Quand le futur motard se redresse pour me soupçonner d'avoir enchanté son ami à quatre pattes, j'hausse les épaules en riant. « Bah, faut bien que quelqu'un s'occupe de lui ! T'es pas souvent dans les parages, en ce moment... »

Ce n'est pas un reproche... Quoi que peut-être. Je me demande ce qu'il fout, dehors. Et surtout, je me demande s'il y va seul. Pourquoi ne pas m'avoir demandé de l'accompagner...? Une quête privée, probablement. Je serre la main qu'il me tends, et acquiesce à ses propos. « Plus que prête, tu rigoles toi ! T'as intérêt de compter tes kills, le perdant se démerde pour payer un verre. » Je me surprends moi-même, mais bon, finalement, j'hausse un sourcil avant de me détourner pour me diriger vers la sortie du labo. « On y va ? » Ouais, le plus tôt sera le mieux. D'après ce que j'ai compris, on débute par deux heures de marche, ce qui est une excellente chose. Et puis, avisant le chargement de l'ancien maton, je propose naturellement « Tu veux que je porte quelque chose ? D'ailleurs, comment tu t'es débrouillé pour trouver de l'essence, ça doit pas courir les rues maintenant...»

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Mer 12 Juil - 13:52

Je ressens comme une légère pointe de reproche dans le ton de sa voix concernant mes expéditions solitaires. Ces dernières servaient à retrouver Samara, celle qui entrait peu à peu dans ma vie. J’avais la soudaine impression d’être un adolescent qui retrouve en cachette sa bien-aimée sans l’avouer à ses parents. Une certaine gêne se manifeste sur mon expression, suivi d’un rire, tout aussi gêné, faut bien le dire. « Tu sais, je ne tiens pas en place, et je ne suis pas du genre à embarquer trop de monde habituellement avec moi. Mais je t’ai promis qu’on irait ensemble chercher cette moto, pas vrai ? Eh bien ça y est l’heure a sonné. » J’espère m’être bien rattrapé. En tout cas elle me serre la main. Elle n’est pas fâchée que je ne lui propose pas de venir avec moi lorsque je retrouve Gibson. De toute façon, que ferait-elle à part tenir la chandelle ?

Elle m’a l’air bien motivée, surtout lorsqu’elle me parle de kills. Aurait-elle trop joué aux jeux vidéo avant tout ça ? Je vais même ajouter des points en plus pour les combos, si elle insiste… Elle surenchérit avec un « on y va ? » d’impatience. Je ne peux m’empêcher de rire à cette remarque, me remémorant les virées avec Clarice, surexcitée lorsque je l’embarquais pour traîner. Elle était toujours prête avant moi. Mais le pire c’est qu’elle nous retardait lorsqu’elle voulait s’arrêter pour pisser tous les quarts d’heure. « On y va, on y va ! » répondis-je. Bien évidemment, Simba connaissait ses mots et quittent les mains de Rashka pour grimper après ma jambe puis mon buste et venir se pendre après mon épaule. « Non Simba, toi tu restes ici. Il faut quelqu’un pour veilleur sur Clarice après tout… » Rester aussi il connaissait. Il fit sa petite mine déçue et descendis pour aller se remettre à l’endroit où nous étions peu avant, me regardant avec un dernier espoir. Lorsqu’il vit que je ne blaguais pas, il entreprit de remonter à l’étage.

« Cet écureuil me donne plus de soucis que Clarice et Samara réunie ! » dis-je sur le ton de la blague avant de réaliser que l’information concernant ma nouvelle petite amie était sorti naturellement. La gêne gagne de nouveau mon faciès. Avant qu’elle n’ait le temps de réagir, je réajuste mon sac sur le dos et reprends « Bon, c’est parti. On n’est pas là pour boire l’eau des pâtes. » Nous nous dirigions vers la sortie lorsqu’elle me demande deux choses à la fois. Je lève les yeux au ciel. Pourvu qu’elle soit moins bavarde que Rajesh. « Je peux porter tout ça moi-même. Et l’essence, ça se trouve lorsque l’on traîne suffisamment pour en rechercher. J’ai siphonné des caisses. » On franchit enfin la sortie, l’espèce de pont levis post-apocalyptique qui nous servait de protection.

L’on marchait dans la rue, tranquillement lorsque j’estimais qu’il était temps de lui parler de certains sujets. « J’ai rencontré quelqu’un Rashka. Et je crois que je suis en train de tomber amoureux gentiment. Merde. Tomber amoureux. Dans une pagaille pareil… Tu imagines un peu le truc ? Sauf qu’elle est rattachée à un autre campement. Fort Hope. Et je ne sais pas si elle compte le lâcher ou pas, mais c’est hors de question que je parte du labo. Surtout que Clarice y choppe ses points de repères. Je ne sais même pas si nous pouvons avoir un avenir ensemble, parce que… C’est un peu la merde dans ce monde. J’suis paumé » Finis-je par dire. Ce genre de confessions ne me ressemblaient pas d’ordinaire. Pourquoi lâchais-je le morceau de la sorte ? Et surtout, pourquoi à Rashka ?

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Rashka Reagan
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Mer 12 Juil - 15:31


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Abel & Rashka


J'ai rapidement l'impression de m'être un peu trop emballée, avec mon histoire de comptage de mise à mort... Même s'il plutôt porté à en rire qu'à vraiment être saoulé, je ne peux m'empêcher de retourner un sourire un peu gêné à Abel. Simba, en revanche, est beaucoup moins guilleret quand son papa adoptif lui fait comprendre qu'il n'y aura pas de sortie pour lui aujourd'hui. J'observe le petit rongeur s'éloigner furtivement, pour finalement rejoindre probablement les étages. L'animal est bien dressé, j'avoue être épatée. Mon guide du premier jour mentionne alors un nom qui m'est encore inconnu... Samara ? Qui est-ce ...? Il est fort possible que ce soit quelqu'un du labo, aussi, je ne préfère pas le questionner à ce sujet. Bah ouais, j'ai pas super envie de passer pour une gamine excitée, et une débile associable, le tout en même pas cinq minutes...

Au final, on se retrouve enfin dehors. Inutile de préciser que je savoure une bonne bouffée d'air frais. D'une oreille assez distraite, j'écoute le blond me décrire la manière dont il s'est procurer l'essence. De toute évidence, il a de la ressource. J'hausse les épaules quand il refuse de partager son chargement. « Pas de soucis. Si tu te plaint dans une demie-heure, ou que tu souhaites faire une pause avant l'heure, je m'autorise à me foutre de toi. » Suite à quoi nous marchons pendant plusieurs minutes, sous un silence agréable. On croise quelques mordeurs isolés, mais rien de bien méchant. J'ai bien envie de sautiller vers eux pour leur trancher le crâne, mais je me retiens quand même...

Heureusement pour ma fierté, Abel prends la parole, et je me concentre de nouveau sur le sérieux de notre mission. Dès le mot "amoureux" je tourne la tête dans sa direction, les yeux ronds... Pardon ? J'ai bien entendu ? Ok. Alors... Je ne "connais" ce type que depuis un mois à peine, mais jamais j'aurais cru entendre ce mot venant de sa bouche. Les rumeurs que j'entends courir au labo ne favorisent pas cette pensée non plus. Toutefois, je ne fais pas partie de ces gens qui jugent et critiquent, alors je reste attentive à ce dont il accepte de me faire part. Pourquoi moi au fait ? Aucune idée, mais qu'importe. S'il me parle ainsi, c'est qu'il m'accorde un minimum de confiance, et je n'ai pas l'intention de le décevoir.

Ça alors. Il évoque même le terme si abstrait d'avenir. Haussant un sourcil, je me permet de prendre un air faussement sérieux. « Navrée de vous l'annoncer monsieur, mais j'ai une très mauvaise nouvelle. Vous êtes gravement atteint. » J'esquisse un rire léger, avant de m'éclaircir la gorge. « C'est loin ce campement ? Peut être que vous pourriez faire une semaine ici, une semaine là-bas...? » Ça me semblait possible, en tout cas. Je cherche vainement quoi lui dire. En fait, une boule étrangement désagréable s'est saisie de mon bas-ventre, depuis peu, même si j'ignore pourquoi. « Depuis quand la fin du monde est une excuse, blondinet...? Faut profiter de la chance qu'on a d'être vivant, du moins c'est ce que je pense. Vivre à fond, parce que la seule chose qui est pire que le doute, c'est le regret. »

Je me rends compte que c'est un peu philosophique tout à coup, et ralenti la marche pour esquisser une révérence moqueuse de ma propre citation. Finalement, après quelques secondes de silence, j'étouffe un sourire gêné. « Et puis, je suis bien la dernière personne à être bien placée pour t'aider ahah... » Ahah, en effet. Un cadavre, dieu merci. Dégainant mon fidèle katana pour l'occasion, j'esquisse un mouvement latéral qui découpe le cerveau du pantin avec une facilité qui m’impressionnera toujours. « Samara, c'est ça ? Comment est-elle...? » Intérieurement, je croise les doigts pour que ma précédente intervention détourne la conversation de ma petite personne. Plus sûr.
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Jeu 13 Juil - 14:49

La demoiselle semble assez piquante lorsque je lui refuse de portée mes denrées de carburant. Je lève les yeux au ciel. Elle me prend pour un faible. L’ignorante. Blessé d’une balle, je savais encore me mettre à l’abris et tenter de me soigner. J’aborde un sujet qui m’est sensible : Samara. Je voulais en parler avec Rashka. Je ne sais pourquoi. Lorsque j’aborde le sujet, elle se met étrangement à beaucoup parler. Dire que c’était silencieux peu avant. Je l’écoute. « Fort Hope ? Je n’en sais rien. Quelques bornes j’imagine. Mais dès que j’aurai ma bécane ça ne sera qu’une formalité., je suppose. Mais je ne peux pas partir trop souvent avec Clarice. Elle paniquerait sans moi. » Il est vrai que ma nièce n’était pas une variable négligeable dans cette équation. J’ai comme l’impression qu’elle ne parle pas que de Samara et moi, mais de sa propre expérience. Elle rajoute même qu’elle est mal placée pour m’en parler. Un tas d’interrogations se soulèvent en moi. Je la dévisage un instant jusqu’à ce que je la voie tuer un rôdeur avec une certaine aisance. Ça n’est pas vraiment une réponse aux questions que j’avais formulées mentalement, mais en même temps, la regarder en quête d’indice n’allait pas m’amener une solution. Elle formule de nouvelles interrogations elle-même. Bordel, j’ai l’air crétin avec ce sourire niais. « Elle… Comment dire. Elle a ce truc. Tu sais ? Elle n’arrive pas à faire face aux morts. Je n’en sais rien. Ça m’impressionne en fait. Tant d’innocence dans ce monde. Je veux la préserver. La protéger. Et puis elle est toujours enthousiaste et optimiste. Tu devrais la voir… Je pense qu’un jour je la ramènerai au labo. » finis-je en me tournant vers un mort qui pointait le bout de son nez d’une ruelle. Je pose mon essence, l’attrape par le col et le plaque contre un mur avant de planter ma hache dans son crâne. Une fois l’arme extirpée du trou béant dans son crâne, je la range et reprends mon carburant avant de reprendre notre marche.

« Eh puis cette façon d’agir… Tout paraît si simple, quand on la voit. Comme si elle voyait au fond de chaque chose un truc bien. La façon dont elle me regarde c’est… Je ne sais pas comment dire. Je ne me vois pas de la même manière lorsque je me regarde dans une glace. C’est con, pas vrai ? » Etait-ce une relation égoïste ? Je crois que toutes formes de relations partent d’une base égoïste. « J’avais pas encore retrouvé Clarice lorsque nous nous sommes rencontrés. Ça a été si vite. J’avais besoin de quelqu’un dans ma vie pour qui vivre. Quelqu’un à qui me rattacher. Quelqu’un pour qui compter. » Je pense que je m’étendais trop sur le sujet. D’ordinaire si silencieux sur mes histoires, je m’étalais comme un môme qui montre ses nouveaux joujoux à ses camarades.

Je me mordille l’intérieur de la joue pour cesser ce type de discours et reprends sur un autre sujet. « Tu voulais dire quoi, tout à l’heure, quand tu me disais être la dernière personne à être bien placée pour pouvoir m’aider ? » Cela concernait-il son vécu ? On avait sans doute tous des casseroles. Même Rajesh devait avoir sa part d’ombre. Tout le monde. Sauf peut-être Samara… Dieu. Deviens-je cucu à ne penser à elle que de la sorte ? Je devais me ressaisir !

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Rashka Reagan
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Lun 17 Juil - 11:15


Where is it ?
Abel & Rashka


A la mention de la communauté dont fait partie Samara, je me laisse un instant imaginer à quoi cet endroit peut ressembler. Fort Hope. Un nom bien mystérieux. Fatalement, mon imagination sans borne dirige mes pensées pour amener à mon esprit l'image d'un genre de manoir, plutôt sombre, où vivent des personnes à l'espoir inconditionnel de survivre à toute cette merde. Je me plaît à penser que les habitants sont guillerets et bienveillants, avec toutefois des habiletés propres au combat. Un pont levis ? Des meurtrières et tours rondes pour abattre les ennemis à vue ? Possible. Toutefois, si l'élue d'Abel coule ses jours là-bas, il est effectivement probable que le groupe réunisse des individus aux valeurs semblables à celles du labo. Des gentils, en somme. Le blondinet, qui fût, il y a peu encore, mon guide dans la découverte du bâtiment, aborde le sujet de sa nièce... C'est vrai que je l'imagine très mal vivre éloignée du survivant. Je ne la connaît pas plus que ça, et l'intéressé ne m'en a pas parlé pendant des heures entières, mais s'il décrit les choses de cette manière, c'est effectivement que le lien qui les unit doit être très fort. J'ignore parfaitement le bref sentiment de solitude qui me saisit, et continue d'avancer, levant toutefois un peu plus haut le menton.

Je ne peux m'empêcher de sourire à la manière dont l'ex-surveillant de prison me dépeint le portrait de sa belle. Je n'aurais jamais pensé qu'il soit capable d'être aussi... Attentionné ? Dans ses propos. Aussi, j'avoue être curieuse de rencontrer cette Samara. Mon sourire se fige quand Abel abat platement un mort, et j'en profite pour enregistrer sa technique. Simple, mais efficace. Ça fait son effet. Je pourrais faire de même avec ma dague, c'est à garder en tête... Reprenant notre route, j'hausse une épaule à ses propos. « Non, c'est pas con du tout, tu m'as l'air bien amoureux, ahah ! » Plissant les yeux sous mes peintures, en lui souriant gentiment, j'ajoute « C'eeeest mignoooon ! » faisait disparaître le ton un peu niais que j'avais volontairement emprunté, je poursuit, plus sérieuse : « Je comprends. Avoir un but, une raison de se lever pour vivre encore, c'est vital de nos jours. » pour finalement conclure en détaillant le regard azur de mon acolyte de sortie « Je suis contente pour toi. J'espère que vous allez être heureux... C'est sûr que ta moto arrangera un peu ton manque de la voir ! »

Le rappel de mon moment d'égarement de tout à l'heure me plaît bien moins, par contre... Marquant un temps d'arrêt, je réfléchis silencieusement à ce que je pourrais lui répondre. Je n'aime pas parler de moi, de base, alors à Abel... Sentant immédiatement que je me met à rougir en prononçant ne serais-ce que la première syllabe, je laisse un rire nerveux terminer ma phrase. « Hm... En fait j'ai jamais connu tout ce que tu me décris là, ahah. Ni quoi que se soit, en fait. » Mon dieu mon dieu, dans quoi je me lance !!? Oppressée par le sentiment de devoir me justifier, j'ajoute presque immédiatement « Mes parents faisait parti de ces gens connus, qu'on voit dans les magasines people. Alors ça a pas simplifié les choses et... Au final j'ai été assez seule, avant que les morts ne décident de se relever. » Seigneur... J'ai pas l'impression d'arranger mon cas. Cependant, au moment ou une petite horde grognante se manifeste, je dégaine cette fois-ci ma lame courte. Arquant un sourcil, je lance à mon partenaire « Un partout pour l'instant... Je crois qu'il est l'heure de se départager, mon cher ! »

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Mer 19 Juil - 16:15

Mignon… ? Mignon ?! Mais je ne veux pas être mignon ! Je veux dire ce que j’ai sur le cœur, et je me trouve pathétique au taquet. Comment peut-on qualifier ça de mignon ? Enfin… Je me confies à une fille après-tout… Un mec me demanderai des infos concernant le sexe avec Samara, accompagnés d’une tape dans le dos et d’un rire beauf. Je devais accepter une telle remarque. C’était moi qui avait lancé le sujet après tout… Lorsqu’elle revient à son sérieux, j’acquiesce. Elle a pigé ce qui m’a engagé dans une telle voie. Mais mon regard se fige sur elle lorsqu’elle m’avoue n’avoir jamais connu ça. Je ne peux réprimer une légère grimace. Tout s’éclaire lorsqu’elle me parle de ses parents. Les enfants ne devraient jamais avoir à subir la vie des parents. Clarice et moi en étions des exemples vivants. Particulièrement des pères… « Quand j’étais plus jeune… Enfant, même. Mon père nous battait ma mère et moi. Oh pas mon frère, lui était le fils dont il avait toujours rêvé. Débrouillard, terre à terre, avec ce qu’il disait être une virilité absolue. Le genre de mâle alpha. Un peu trop d’ailleurs. Alors quand j’ai pu m’émanciper, j’ai jamais pu m’accrocher aux vivants, de peur de leur faire subir les mêmes choses que j’avais vécus. Mon frère, lui, a eu une femme et Clarice. Il les battait à son tour. Un soir, j’ai envoyé mon père à l’hosto et j’ai accueilli Clarice et sa mère. J’ai appris ce qu’était l’essence même de l’amour. Non pas un truc niais à faire fuir les hommes et faire rêver les femmes. Mais bel et bien ce truc qui nous fait dire que quelqu’un a besoin de toi et toi seul sur cette terre. J’étais devenu quelqu’un au travers de leurs regards, alors que jusqu’ici, je n’étais qu’Abel, le biker queutard, et au mieux le gardien de prison ex-militaire… Non, là je devenais réellement une personne, m’affranchissant de mes actes et de mon statut en société. J’étais cet amas d’émotions et de désirs, je représentais mes connaissances et mes expériences. Puis j’ai perdu la mère de Clarice avec l’apocalypse… Alors quand mon frère m’a envoyé aux portes de la mort et m’a privé de Clarice, j’ai refusé d’y passer. Je n’avais clairement pas le choix. Je voulais me battre pour elle, pour la libérer car je l’aime et qu’elle représente tout pour moi. J’ai finalement réussi sans réellement faire d’effort… » Je me stoppais là, tant il était difficile de continuer mon discours. Si j’en avais eu les mots, je lui aurai dit que c’est ce que je voulais avec Samara.

A croire que même cette horde voulait me faire taire. Je regarde Rashka, prête à mener le combat. Un sourire en coin et j’attrape ma hachette dans la main droite, le couteau dans la gauche. « Je crois qu’on a en effet assez parlé pour le moment. Par contre, accroche toi pour compter mes points. » Un clin d’œil et je regarde ce détachement de l’armée des morts s’approcher de nous. Les tambours de la guerre résonnent déjà en moi. Je me courbe légèrement, regardant le sol. J’inspire profondément. Un peu comme si j’adressais silencieusement ma dernière prière. Je me redresse et hurle en courant vers la horde. Je peux sentir que Rashka n’est pas loin de moi. J’aperçois une épave de voiture dont il manquait les portières. Je me jette dedans, tirant un rôdeur par le col pour le coincer dans le tas de rouille, et j’empale sa tête sur le levier du frein à main. Je me retourne et dévie la main d’un second mort, pour lui planter ma lame dans le crâne. Je n’ai pas entièrement ressorti mon couteau du crâne du cadavre que ma hachette arrache un morceau de tête à une troisième rôdeur. C’est un peu comme si je revivais à chaque combat. Comme s’il n’y avait que ça de vrai. Je jette un regard à Rashka. « Et de quatre ! » lui annonçais-je avant de frapper du pied le buste d’un cinquième ambulant.

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Rashka Reagan
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Lun 24 Juil - 16:25


Where is it ?
Abel & Rashka


Alors que j'avais toujours plus ou moins jugé Abel comme étant le genre de survivant renfermé sur tout ce qui touchait à son passé, je suis très surprise quand ce dernier me livre une part importante de son histoire. J'essaie cependant de ne pas regarder avec de grands yeux curieux, et garde en tête les multiples questions qui me viennent, au fur et à mesure de son récit. Qu'est-il devenu, ce frère que tu sembles détester...? Que vous a-t-il vraiment fait, à toi, et à ta nièce...? Finalement, tout cela m'amène à une conclusion évidente. Tout le monde en a bavé, avant, ou après l'apocalypse. Pour le blond et ses proches, c'était les deux à la fois. Aussi, je redresse la tête avec une certaine gêne. J'ai eu de la chance, jusqu'ici. Je dois m'estimer heureuse. Par contre, je me sens plus mitigée, sur le sujet de Samara... Cette relation semble peut être trop lisse et évidente pour que je la pense sincère et durable ? Ou alors, c'est autre chose... Abel semble me rejoindre sur le fait qu'il faille nous débarrasser de la horde grognante qui s'avance petit à petit vers nous. Ayant visiblement pris au sérieux l'histoire de comptage de kill, j'esquisse un haussement de sourcils désabusé à sa réplique.

Suivant l'instinct du motard en quête de sa monture, je m'élance à sa suite, afin de démarrer une session de barbarie selon les règles de l'art apocalyptique. Mon champ visuel se focalise sur un petit trio sympathiquement éventré, pendant que l'ex-maton plonge dans une carcasse de voiture. Loin de m'en faire à son sujet, j'affirme ma prise sur ma courte épée de cérémonie, saisissant ma dague triangulaire de l'autre. Let the show begin. Cette devise d'encouragement à peine prononcée mentalement, je m'élance vers le détachement de cadavres. Avant de les affronter, je balance avec force mon arme de jet dans le premier candidat, qui s'affaisse brusquement sur le bitume. Le temps d'effacer un sourire satisfait de mon visage, j'esquisse un coup transversal, permettant à ma lame de fendre proprement le deuxième mort vivant. Juste à temps, je me retourne, enfonçant sèchement mon sabre dans l'orbite d'un oeil délogé du troisième participant. Reprenant mon souffle, je me précipite auprès de ma première victime, récupérant ainsi ma dague.

Rapidement, j'adresse un coup d'oeil vers le véhicule, pour m'assurer que tout roule pour mon acolyte. A l'annonce de son taux de kill, mes sourcils se froncent. « Quatre aussi... Arrêtes de me copier, tu te fais du mal... » Bon, si je crois ce que je vois, il va pas tarder de me dépasser ! Faisant volte face, je m'apprête à foncer vers les premiers morts qui se présenteront, quand je chute brutalement en poussant un petit cri de surprise. M'accoudant pour aviser les quelques zombies qui semblent intéressés par une jeune fille au sol, je sens un tirement vif au niveau de ma botte droite. Bordel c'est pas vrai d'être aussi bête ! Un mordeur, privé de jambes, avait réussi à s'infiltrer silencieusement a proximité de moi, et faisait claquer ses machoires putrides à quelques centimètres de ma cheville. Nerveusement, je me redresse pour lui enfoncer ma dague dans le crâne, avant de réaliser que plusieurs grondements me chatouillent les oreilles de bien trop prêt. Ok, j'suis dans la merde.

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Sam 29 Juil - 16:48

Elle sait se débrouiller, la petite Rashka. Je la regarde lorsqu’elle m’annonce son score, et lorsque je me tourne vers la horde de nouveau, j’affaisse mon arme qui arrache une bonne partie du visage d’un mort, laissant une brèche par laquelle le cerveau s’échappe en bonne partie. Mais un mauvais pressentiment me prend, lorsque des bruits de luttes se font entendre et que les grognements des rôdeurs de Rashka se font de plus en plus rauques. Je jette un regard furtif vers la demoiselle qui pour le coup, est en détresse. Je monte sur le capot de la bagnole et court sur cette dernière afin de revenir vers l’arrière. Je bondis vers Rash’ et m’avance à toute vitesse vers les morts. J’en attrape un par le col arrière et le tire pour le projeter. Ma hache s’abat sur une des mains qui agrippent la cheville de ma petite protégée, tranchant littéralement l’avant-bras du mort. En relevant la hache, je la retourne pour lui entailler la gorge. La tête pendouille dans une giclée de sang. Je finis mon œuvre en assenant un bon coup de pied dans le crâne du mort. Je ne pensais pas que ce serait aussi simple que de tirer dans un ballon de football. La tête se sépare du reste du corps, et va se loger un peu plus loin. Mais mon esprit se centre aussitôt vers le troisième mort, accroupis vers Reagan. Prêt à la dévorer. Je plante ma hache dans son crâne. En tirant pour la reprendre, elle reste coincée. Merde. Manquait plus que ça. Je tire instinctivement mon couteau de son étui, et j’attrape mon flingue. Je ne l’ai pas tenu en main dans le but de m’en servir depuis que mon frère m’a tiré dessus. En règle générale, je n’aime pas l’utiliser. Trop bruyant. Mais là, y’avait urgence. Une balle vient se loger dans le crâne d’un quatrième compère macabre. Le premier, qui s’était relevait et s’approchait de moi dangereusement, s’apprêtait à me mordre. D’un coup de lame, je lui plante le crâne.

Rashka est libérée, mais pas pour longtemps. Mon coup de feu a attiré des geeks à la ronde. Je range mon pistolet et lui tends la main pour l’aider à se relever. Une fois la demoiselle debout, je reprends ma hache et lui dit « On va se planquer ! Faut qu’on les sème… Ils étaient déjà pas mal, mais là… J’ai dû en attirer le double voire le triple… » Je m’interrompt pour abattre proprement d’un coup de hache un autre de ces morts. Je glisse ma hache dans ma ceinture et lui prends la main pour la guider vers un endroit plus sûr. On se met à courir, abattant les morts se mettant sur notre route. Lorsque j’aperçois une porte de cave de maison, je nous approche vers cette dernière et lui ordonne « On va se mettre ici en attendant que la horde passe… En espérant qu’ils ne soient pas assez intelligents pour vouloir fouiller cet endroit. Protège-moi. » Je donne un coup de pied dans le cadenas externe. Ce dernier ne cède pas. Je range mon couteau, reprends ma hache et réitère l’opération avec mon arme. Il me faut frapper trois fois pour que le loquet finisse par sauter. J’ouvre la porte en grand et lui dit « Entre là-dedans ! C’était fermé de l’extérieur. Je ne pense pas qu’il y ait quoique ce soit ici. » Je la laisse passer et referme derrière nous, bloquant la porte à l’aide d’une planche. Je me tourne vers les marches sombres de cette cave en réalisant que j’aurai peut-être dû m’assurer que de la lumière nous empêche de nous blesser. « Rashka ? » demandais-je afin de la repérer grâce à sa voix. Je supposais qu’elle avait dû descendre, mais dans ce noir absolu, j’étais sûr de rien.

Je sors ma lampe de poche de mon sac et éclaire les marches, commençant à descendre jusqu’à ce qu’une marche ne cède ? Je dévale les dernières en roulades et m’étale sur le sol de la cave, assommé.


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Rashka Reagan
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Sam 5 Aoû - 12:33


Where is it ?
Abel & Rashka


A peine débarrassée du cadavre rampant qui en avait après mes malléoles, je perçoit des grondements sinistres derrière mon dos, et je suis immédiatement saisie d'un horrible frisson glacé le long de mes vertèbres. Comme une conne, je reste paralysée. Derrière moi, j'entends un bruit de chute. Devant, mes yeux restent figés sur un autre mordeur, cette fois ci bien accroché à ma botte. Une seconde plus tard, un éclair lumineux traverse mon champ de vision, et il ne reste plus qu'un avant bras immobile agrippé à ma botte. Le temps de comprendre ce qu'il se passe, je regarde la tête du mort se décrocher, pour finalement être envoyée un peu plus loin d'un coup de pied bien placé. Statufiée, je suis spectatrice d'un putain de spectacle sanglant, et je sursaute au bruit d'une détonation.

Abel. Putain. J'ai horreur de servir à rien, comme ça. En plus de frôler gentiment une petite mort sympathique, je le met lui aussi en danger. Me mordant férocement l'intérieur de la joue, je me remet rapidement sur pied, la mine renfrognée. Je lâche la main de mon sauveur, et confirme ces propos d'un bref signe de tête. Je me sens nulle. Il doit franchement regretter de m'avoir choisie comme partenaire de sortie, pour le coup... Putain je lui ai même fait gâcher une balle ! Un peu perdue dans mon procès intérieur, je laisse le barbu m'entraîner par la main, avant de tout de même reprendre mes esprits. Ok. On se concentre, Rash. T'es pas une plante verte, merde ! Rapidement, je détaille la porte d'un genre de cave. Suivant les directives de l'ex-maton, je me détourne et avise d'un oeil mauvais les corps, en effet en bon nombre, qui vrombissent déjà à l'idée de nous béqueter.

Au vu de la situation, j'opère un changement d'arme, et sort de son fourreau mon fidèle katana. Laissant approcher la première rangée de morts, je m'applique à en décapiter le plus grand nombre à grands tracés d'acier hyper tranchant. A défaut d'empêcher les têtes de mordre, ça permet au moins de limiter l'agglomération des cadavres, et c'est le principal. Au premier coup de feu, je tourne vivement la tête vers le blond. « Vite ..! » Même si les zombies tombent, d'autres arrivent, et je suis pas certaine de pouvoir couvrir complètement nos arrières encore très longtemps. Ça me rappelle ma rencontre avec Bobby... Mais c'est l'heure de la nostalgie. Le signal donné, j'abats un dernier marcheur avant de me ruer dans la zone pseudo safe.

L'endroit est plutôt confiné, mais au moins, il est vide. Il me semble cependant percevoir quelques roucoulement, et je repère un escalier aux marches douteuses. Bon. Maintenant que je suis lancée, autant y aller. Pendant la descente, je range la lame trop imposante de mon katana pour la troquer contre celle, plus adaptée dans les zones étroites, du sabre de cérémonie. A peine en contrebas, le premier candidat au salut s'empale de lui même sur l'acier. Le repoussant vivement d'un coup de pied, j'empale sa tête bien moche au niveau du globe oculaire, pour sortir ma lame aussi vite. Un genre de femme en chemise de nuit s'avance ensuite, et subi le même sort. Le noir total se fait alors, et j'entends les marches d'escaliers craquer. Immobile, je calme ma respiration, consciente qu'un troisième macchabée ne pas tarder à se pointer... Je me tient prête, et quand un bref trait de lumière éclaire la pièce, je tranche, après une seconde d'hésitation, la tête d'un petit corps ambulant qui ne devait pas avoir plus de 7 ans avant toute cette merde.

Réalisant que la lumière est immobile, je me détourne en appelant machinalement, « Abel...? » Et mes yeux s'agrandissent en reconnaissant la silhouette taquée du bonhomme, au sol. Merde ! Je me rappelle avoir entendu un grand bruit, tout à l'heure... J'imagine qu'il a chuté. Rangeant ma lame précipitamment, je choppe la lampe de mon acolyte, afin de juger son état. Coinçant la source de lumière entre ma tête et mon épaule, autrefois à la manière d'un téléphone, je m'agenouille pour surélever sa tête sur mes cuisses. Au vu du mince filet de sang qui s'échappe de sa tempe, j'esquisse une rapide grimace. « Putain, tu m'as l'air bien assommé mon pauvre... » J'ai limite l'impression qu'il va falloir que je sorte mon nécessaire à suture dès qu'il aura reprit connaissance.

Soulevant ma tunique pour déchirer un bout de ma chemise de corps, j'appuie le petit bout de tissu sur la tempe du barbu, le regardant un peu bêtement en épongeant le flux de sang. C'est vrai qu'il est pas désagréable à regarder... Samara à beaucoup de chance. Sans y prêter attention, mes doigts longent son visage, pour effleurer sa barbe, et se poser sur sa clavicule. Oula. Dangereux. Dan-ge-reux ! Secouant la tête pour me ressaisir, je finis par coller une bonne claque à l'assommé, qui semble en effet reprendre connaissance. Gênée au possible de le savoir sur mes cuisses, je m'écarte nerveusement, laissant tomber son crâne sur le sol. « Ouah, désolée !!! Je fais pas une très bonne infirmière ahah ! » C'est clair qu'il est pas tombé sur la meilleure... Éclairant la pièce rapidement, je change de sujet : « J'ai l'impression qu'on est dans un genre de mini bunker... » pour quand même m'inquiéter un peu pour Abel « Est-ce que... Ça va ? Je pense que je devrai te faire trois ou quatre points... Tu t'es quand même sacrément ramassé. » Lui tendant le morceau de tissu autrefois blanc avec lequel j'ai épongé la petite entaille, j'ajoute en baissant les yeux : « ... Merci, au fait. »

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Dim 6 Aoû - 0:45

Je rouvre les yeux d’un coup, suite à un choc. Etait-ce une baffe ? Ma tête heurte de nouveau le sol et je grimace. Je me redresse pour m’asseoir, massant l’arrière de mon crâne d’une main, ma joue de l’autre. « Pourquoi tu t’excuse ? On est où ? Rashka ? Le labo n’a plus de jus ? » Mais tout me revient lorsque des morts tentent de forcer la porte de la cave où l’on se trouve. Je cesse de masser mon crâne et me lève difficilement. Elle m’annonce qu’on est dans un genre de mini-bunker. Je fais craquer mon cou. J’espère que je n’ai pas une commotion. Elle me demande si ça va. « Comme un type qui vient de se prendre trois coups à la tête successif, dont une baffe qu’il n’a pas mérité. Mais pour les points de sutures, on attendra. On est dans un bunker, je pense que t’as raison. Pendant la guerre froide, beaucoup de gens se sont mis à flipper et en faire construire un peu partout aux Etats-Unis. Il doit y avoir un groupe électrogène quelque part. Avec les théories du complot, les gens se sont mis à mettre à jour leurs bunkers… Et j’ai cru voir des panneaux solaires sur le toit de la baraque… On doit pouvoir avoir du courant. » Je m’approche d’elle. Elle me tend un morceau de tissu tacheté de sang. Je grimace en me disant que je ne devais pas être beau à voir.

Je l’applique sur ma tempe en sentant que du liquide en découlait. « Merci pour quoi ? Tu n’as pas à le faire, si c’est pour t’avoir sauvé la vie dans cette horde. Tu sais que je ne supporte pas de voir mes proches en danger… » Je fais un sourire en coin qu’elle doit avoir du mal à percevoir. En tout cas, avec la lumière de ma lampe dirigée vers moi, je peine à la distinguer. Je me retourne et cherche un interrupteur du regard. Bingo. Il suffit de suivre le câble qui remonte jusqu’au groupe. « Je vais avoir besoin de ça » dis-je, en attrapant ma lampe de ses mains délicatement, frôlant ses doigts des miens. J’éclaire le câblage sur quelques mètres, pour arriver à une armoire métallique avec un logo « danger » dessus. Je m’approche de cette dernière et l’ouvre grâce à une poignée située sur le côté. « L’instant de vérité… » Lorsque je remets le fusible en place, un bruit d’électricité se fait entendre. Les néons au-dessus de nous se mettent à clignoter et se stabiliser dans un tintement qui leur est propre. La ventilation se remet à tourner. Il me faut un moment avec que mes yeux s’habituent à la luminosité.

Je me tourne finalement vers Rashka, regardant son visage avec un large sourire. Puis mes yeux parcourent le sol au-dessus de son épaule. On dirait qu’il y avait déjà des résidents. Ils ont dû mourir de faim. « Eh bien… On en est à combien au niveau des scores ? Je crois que tu viens de faire une remontée… » Un petit rire accompagne mes propos. Puis je m’approche de l’escaliers et observe la porte. « On va attendre un peu que la horde passe. Ils vont bien finir par se désintéresser de nous… »

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Rashka Reagan
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Dim 6 Aoû - 12:40


Where is it ?
Abel & Rashka


Même si mon moment d'égarement est passé, je reste plutôt mal à l'aise... Non mais qu'est-ce qui m'a pris, tout à coup...? Enfin, ma claque semble faire effet, puisque mon acolyte se réveille, et à mon grand soulagement, il parait n'avoir rien remarqué de ma conduite inadaptée. Après un petit temps ou ses neurones se remettent à jour, il entreprends de décrire les lieux, et si je n'étais pas en pleine remise en question de moi-même, je me serais probablement foutue de sa gueule. Abel mentionne la présence d'un groupe électrogène. Ça, c'est intéressant. Si on le trouve, et que ce dernier fonctionne, ça éviterais de bousiller la lampe de poche de mon guide. Le barbu me la reprends doucement des mains, et je réprime un frisson. Putain, on dirait une pauvre ado sérieux. Ressaisis-toi ! Aussi, je secoue brièvement la tête, au moment ou la lumière éclaire le petit bunker.

Une fois habituée à la luminosité, j'hausse un sourcil moqueur quand Abel s'inquiète de ma probable remontée dans la compétition. « T'as dû en avoir pas mal, quand tu m'as sauvée tout à l'heure... J'ai dû compenser, en sécurisant la zone quand t'ouvrais la porte... Et puis, ouais, y'a ces trois là. » Dis-je avec un sourire satisfait. Haussant une épaule, j'ajoute : « Du coup, on va partir sur du 7-4, en ma faveur, bien sûr. » L'idée de rester dans un endroit aussi exigu me panique un peu, en revanche. Ça va encore que la ventilation s'est remise en route. Faisant quelques pas pour me placer à côté du motard, ma voix se fait plus craintive quand je lui demande « Y'en a pour longtemps, tu penses...? » Je fuis son regard pour me détourner, bien consciente que je soudainement avoir l'air d'un chaton apeuré.

Après un petit tour visuel des environs, je pose une main sur ma hanche, et tente de me résoudre à rester coincée ici un petit moment. « Bon. Qu'est-ce qu'on fait du coup ? T'es sûr que tu veux pas que je tente les points de suture ? Faudra pas pleurer si tu perds en sex-appeal suite à une mauvaise cicatrice... » Et puis ouais, franchement, fallait que je m'occupe. Les morts allaient peut être rapidement s'en aller, après tout ? Le temps d'inspirer un bon coup, je me dirige vers une petite étagère métallique, ou plusieurs caisses en bois attirent mon attention. Pas mal de poussière. Ça fait donc un moment que les occupants se sont transformés, alors. Mes yeux s'agrandissent, et je choppe une bouteille, avant d'ôter le bouchon pour sniffer son contenu. « Je suppose que de l'eau, ça t'intéresses pas vraiment, si ? » dis-je en souriant.

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Lun 7 Aoû - 21:34

Les scores qu’annoncent Rashka me vont bien. Elle me semble bizarre depuis qu’on est dans ce bunker. Je ne sais pourquoi. On n’a pas réellement le temps pour ça. Lorsqu’elle se place à côté de moi, alors que je m’assure que le groupe ne va pas nous lâcher en cours de route, elle me demande si on en a pour longtemps. « On a trois heures d’autonomie. Un peu plus. Donc dans trois heures, morts ou pas, je tente une sortie. » On dirait bien qu’il n’y a rien à faire, je n’aurai pas mieux en énergie. Puis je ne compte pas moisir ici. J’aurai pu tomber plus bas que ça, j’avais de la chance de ne pas être seul dans mon malheur. Je referme la porte métallique qui cache le générateur, et m’appuies contre cette dernière pour me laisser descendre et m’asseoir. « Désolé de t’avoir entraîné dans cette merde, Rashka. J’aurai dû y aller seul. » Je lui lance un regard. Elle a l’air de tourner en rond, me fuyant du regard. Elle doit m’en vouloir, pour sûr. Je soupire et fixe le mur face à moi un instant. Les lumières directes plongent mes yeux dans l’ombre de mes arcades. On ne les distingue plus.

Elle rompt le silence et me demande ce qu’on fait. Elle me propose des points de sutures. J’ai un petit soubresaut dû au rire. « Fais-toi plaisir. Amuse-toi à me recoudre. Je crois que j’ai bien mérité que tu me plante des aiguilles dans le crâne. » finis-je en rigolant quelque peu. Mais elle est déjà occupée à fouiller un lieu de stockage, en sortant une bouteille d’eau. Je grimace lorsqu’elle m’en propose. J’imagine que dans le genre eau stagnante, on ne peut pas mieux faire. « Non merci, ça va aller… » Je me relève et m’approche d’elle pour regarder ce qu’on pourrai récupérer. A part exploser les caisses pour faire un feu et s’étouffer comme des cons car la ventilation ne débitera pas assez vite la fumée, je vois pas ce qu’il y a de bon là-dedans.

Je vois une caisse encore fermée. Je l’attrape et à l’aide du tranchant de ma hache, j’y découvre une corde. Ça pourrait être utile. A quoi, je n’en sais rien. Mais on ne sait jamais. J’attrape la corde et regarde Rash’ en me relevant. « ça t’intéresse ? » lui demandais-je en lui montrant ma trouvaille. En attendant qu’elle se décide, je pose la corde à terre et retourne la caisse que je venais de fouiller pour m’asseoir dessus. « Je crois qu’il est temps de se faire raccommoder. Fais toi plaisir. » lui dis-je en lui tendant le côté du visage qu’elle devait retaper.

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Rashka Reagan
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Mar 8 Aoû - 15:13


Where is it ?
Abel & Rashka


Fallait se rendre à l'évidence, j'étais prisonnière de ce bunker ridicule, avec Abel. Pour trois heures, si j'en crois le blond... Après avoir fouillé l'endroit, plus pour m'occuper qu'autre chose, je quitte les murs des yeux. J'ai l'impression qu'ils se referment de plus en plus sur moi, et c'est carrément pas bon. Je vais quand même pas me taper une vieille crise d'angoisse, si...? Dans le doute, et pour contrecarrer l'impression d'étouffer qui me saisit, je me focalise un instant sur ma respiration, tout en essayant de rester discrète. J'ai quand même une fierté... Les propos du barbu me choquent. Désolé ...? Sérieux ? Il s'en veut vraiment de m'avoir amenée ici...? Peut être aussi qu'il réalise que je ne suis pas à la hauteur. Au final, je sais pas si c'est le stress ou quoi, mais je me surprends à rire doucement, avant de faire le rapprochement avec la corde qu'il vient de trouver. « Seul ? Pff, tu serais encore assommé comme un nul. Si ça se trouve, tu serais en train de mourir d’asphyxie même ! Et merci pour la corde, mais, je me plais suffisamment au labo pour ne pas avoir envie de me suicider. »

Et puis, il s’assoit, visiblement enclin à se faire recoudre. Me frottant les mains pour faire style d'annoncer que je vais m'en donner à cœur joie, je pose mon sac à ses pieds, pour finalement m'asseoir à même le sol, en tailleur. « Je pense vraiment pas que ça va te rassurer mais... J'ai encore jamais fait ça, tu sais ? La technique, je maîtrise, mais la pratique... » Comme beaucoup de choses d'ailleurs, mais bon, c'est pas le sujet. Sortant mon kit de suture avec précaution,  je le dépose sur une de mes jambes, avant de l'ouvrir et de sortir le nécessaire à la petite séance couture sur chair. Une fois l'aiguille prête, je lève les yeux vers Abel, avant de m'immobiliser un instant. Ah. J'avais pas pris en compte cette putain de proximité. Maudissant un instant les frissons traîtres qui me parcourent, je tente d'ignorer le son de mes palpitations cardiaque, avant de m'éclaircir la gorge pour demander innocemment : « Euh... Je suis pas censée désinfecter, normalement...? »

Autant l'avouer, ça commençait pas super. D'un côté, je remercie sincèrement la semi-obscurité qui règne dans la pièce, parce que je sais très bien que mes joues doivent approcher la teinte rosée, à l'heure actuelle. Noir + peinture de guerre, le combo parfait pour camoufler votre malaise doublé d'une timidité maladive. Bon, ça, et le fait que vous êtes une éternelle adolescente qui se sent toute chose dès qu'elle pose les mains sur un individu de type viril et sexy. Bordel, arrêtes d'y penser, merde, t'as plus 16 ans ! Consciente qu'Abel va finir par se demander si je suis pas en train de me momifier, j'approche ma main de sa blessure pour rapprocher les bords de l'entaille. Au vu de la manière dont ma main tenant l'aiguille tremble en se rapprochant de son visage, je prie intérieurement pour qu'il ne l'ai pas remarqué... Se concentrer sur la mission à accomplir. C'est le seul moyen de préserver le peu de contenance qu'il te reste, Rash.

C'est alors que mon cerveau se met brusquement en mode veille, et j'attaque la suture. Première caractéristique de la jeune femme en stress intense que je suis : parler de tout et de rien, comme si ma survie en dépendait. « C'est marrant quand même, si on m'avait dit que je ferais des points à un ex-maton en étant coincée dans un bunker, j'aurais pensé direct à un enlèvement pour soutirer de l'argent à ma mère, ahah ! Ça me fait penser qu'un jour, quand j'étais pas encore retenue au casting de la série, un type carrément chelou m'avait envoyé un mail pour me dire que je l'intéressait vraiment, et qu'il me réservait le premier rôle du long métrage qu'il préparait... Bien sûr, j'étais super contente, même si je passais mes partiels au même moment, et puis en fait, je sais pas du tout comment il a eu mon adresse, mais c'était juste un stalker en hospitalisation complète en unité psychiatrique... Il avait organisé une rencontre et tout, avait réservé une bagnole apparemment, et surtout, il avait noté l'adresse d'une usine désaffectée dans son porte feuille,  mais l'équipe soignante s'en est rendue compte, et m'a adressé des excuses longues comme le bras, me demandant de rien révéler à la presse et tout ça, et... »

Stoppant mon geste, je ferme brusquement ma gueule. « Putain. Je sais pas pourquoi je te racontes ça en fait... Enfin si, c'est juste que... Je suis pas très à l'aise, dans les espaces confinés. Ça... Me tends. » M'éclaircissant de nouveau la gorge, j'achève mon œuvre, avec un nœud qui, je l'espère, va tenir le coup. Tâchant de retrouver un calme relatif, je range aiguille et fil dans la petite boîte qui me suit depuis le début de la fin du monde, avant d'adresser un sourire satisfait au survivant. « Bon, ça m'a pas l'air trop mal en vrai ! Je t'ai pas trop fait mal...? J'avais un peu la pression, et du coup, je t'ai même pas demandé si c'était supportable... » Quelle mauvaise soignante je fais... Me redressant, et retrouvant une distance convenable vis à vis du blond, je me lance alors sur un tout autre sujet, souhaitant faire disparaître ma gêne au plus vite de la même occasion.

« Abel...? Quand on aura récupéré ta moto... Tu voudrais bien m'apprendre à en faire ? » Franchement, je sais pas trop s'il va accepter. Si ça se trouve, il va carrément me rire au nez en mode macho de base. Mais en vrai, depuis l'inoubliable trajet derrière Leïa, suivi bien sûr de ma première cuite, j'y repense assez souvent. La sensation de liberté était tellement intense ! Je donnerais cher pour revivre ça, et qui sait, peut-être même trouver un jour un bolide, que je pourrais diriger moi même... C'est beau de rêver, n'est-ce pas ? En attendant une réponse de mon partenaire du jour, je choppe machinalement la corde qu'il a trouvé il y a de ça quelques minutes, pour faire nerveusement des nœuds avec. C'est plus fort que moi, faut que je m'occupe, en attendant de retrouver l'air libre. Faut dire que je suis vraiment pas aidée, tout de suite. Entre la désagréable impression d'être emprisonnée, et mon esprit qui me ramène comme un fourbe au moment ou Abel était dans les vap, faut vraiment que je fasse quelque chose, au risque de repasser en mode moulin à parole, ou pire encore, tourner en rond comme une lionne en cage.  
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Mer 9 Aoû - 22:36

Rashka refuse ma corde avec un trait d’humour cynique qui me vaut un rire. Je décroche mon sac de mon dos et m’agenouille pour y ranger la corde. « Je la garde au chaud. On ne sait jamais, dés fois que je sois obligé de te ligoter pour que tu ne me blesse plus en lâchant ma tête sur le béton ! » Dis-je en souriant, me remémorant juste ce moment de mon réveil. Je m’assois ensuite sur ma caisse en bois, lui annonçant qu’elle peut pratiquer sur moi sa sorcellerie de couturière. Mais lorsqu’elle m’annonce qu’elle n’a jamais fait ça je grimace en la regardant. « Bah… Il faut bien un début à tout, pas vrai ? Et puis évite juste d’enfoncer l’aiguille dans mon cerveau et ça devrait aller… » J’efface la grimace de ma mine et lui offre un sourire suivi d’un clin d’œil pour la rassurer. Mais aussi, et surtout, pour me rassurer.

Mais mes efforts semblent vains lorsqu’elle se met à douter de ce qu’elle doit faire. « J’en sais rien… Faut pas que tu trempe l’aiguille dans de l’alcool ? Ou bien que tu fasses bouillir le fil dans de l’eau ? Dans le doute… Fais les deux… » J’attrape mon sac et fouille de nouveau dedans pour en tirer ce qu’il reste de ma bouteille de téquila, trouvaille faite avec Alyana. J’ouvre cette dernière et en bois une gorgée avant de lui tendre la liqueur. « Evite de tout boire. Tu vas en avoir besoin pour l’aiguille… Mais… Bois en un peu. Ça devrait te détendre. »

Lorsqu’elle se met enfin à l’œuvre, je ressens d’abord son tremblement, puis sa voix se met à couvrir mes pensées. Elle ne s’arrête plus. Je grimace un peu lorsqu’elle plante l’aiguille, mais une fois la légère douleur passée, je m’y accommode. Tentant de ne pas trop bouger la tête, j’attrape la bouteille de téquila et m’apprête à boire une nouvelle gorgée lorsque je serai libre. Si je survis à ça… Lorsqu’elle s’étonne de ce qu’elle me raconte, après un silence, j’aimerai pouvoir tourner la tête vers elle pour lui afficher un sourire. « Et alors ? C’était quoi son film ? » demandais-je, retenant un rire pour ne pas compliquer la tâche. Elle finit de me recoudre. Je fais craquer ma nuque et bois ma gorgée, comme promis. Elle se félicite du travail, et me demande si elle ne m’a pas fait mal. « T’en fais pas va. J’ai connu pire… » Si seulement elle avait connu mon père et mon frère.

Elle me demande si je peux lui apprendre à conduire une moto. Je me demande si elle parle de la mienne. Je la vois jouer avec ma corde qui dépassait auparavant du sac… « Tu veux conduire ma moto ? euh… » Je l’avise pour voir sa réaction puis lève les yeux vers le ciel une fraction de seconde avant de la fixer de nouveau. « Ok ok… Mais je te préviens ! Une rayure et c’est fini ! Et puis… C’est juste pour t’apprendre que tu pourras la conduire ! Mais dès qu’on en a l’occasion, on t’en trouvera une ! » Ma bonté me perdra. Je regarde le contenu de la bouteille que j’ai dans la main et lui tend. Il en reste bien assez pour deux. « Tiens. Ça te donnera des forces. Tu as l’air sur le point de faire un malaise vagal. On t’a déjà dit que t’es une boule de nerfs ? » ajoutai-je en riant.

Je l’avise d’un regard digne de celui d’un grand frère. Alors c’est ainsi que je la percevais maintenant ? Comme une sœur ? Et était-ce le cas des autres gens du laboratoire ? Je n’étais pas trop relations fraternelles… C’est le moins qu’on puisse dire. Mais il faut croire que ce que mon véritable frère n’a jamais su m’offrir, je le trouvais auprès d’autrui. Je sors mon briquet de ma poche et joue avec en fixant la flamme de temps à autres. « Quand j’étais môme, et que mon frangin… Le père de Clarice. Lorsqu’il faisait des conneries, il m’accusait tout le temps. Du coup, mon père, trop ivre pour chercher à comprendre, ne m’attrapait pas le col, et après une bonne session de coups, il me jetait dans ce qui nous servait de cagibis… Je ne sais pas pourquoi je te raconte ça… Sans doute à cause de ce bunker… Enfin bref. Je finissais enfermé, sans lumière autre que celle que filtrait la serrure de la porte. Alors je me mettais en boule dans un coin du cagibi et je chantais une berceuse qu’avait l’habitude de chanter ma mère. » Je ravale ma salive en songeant à cette époque. De douloureux souvenir ressurgir, surtout ceux qui suivirent la mort de ma mère.

Je parviens tant bien que mal à éclaircir ma gorge et commence à chantonner. « You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are grey. You never know dear how much I love you. Please don’t take my sunshine away… » Je fixe toujours la flamme. Sauf que cette fois-ci, les larmes viennent se mêler à ma vision et dévalent le long de mes joues.

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Rashka Reagan
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Jeu 10 Aoû - 13:39


Where is it ?
Abel & Rashka


Heureusement que sous ses airs de brute macho à barbe, Abel était davantage du genre nounours amical... Sans ça, je peux être sûre que la tension qui me saisissait depuis tout à l'heure aurait fini par me faire exploser d'une manière ou d'une autre. Déjà, j'en étais pas loin tout à l'heure, quand je tâchais de refermer l'entaille du blond... Pourtant, maintenant que j'y pense, il avait pas l'air complètement rassuré ! Enfin, j'imagine que j'aurais douté de mes capacités de suture autant que lui, si je m'étais retrouvée à sa place. M'autorisant un sourire, je clos le sujet du stalker qui me réservait de sombres projets : « Au vu de l'usine ou il voulait m’emmener, ça ressemblait à un documentaire live sur les conditions requises pour développer un syndrome de Stockholm. » Si avant toute cette merde, j'avais mis quelques jours à m'en remettre, j'avoue qu'aujourd'hui, ça me faisait presque rire.

Quand Abel me tends quelque chose qui semble fort être de l'alcool, je me laisse tenter. Bon. Le souvenir de ma première cuite avec Leïa me rattrape forcément, et je prie le ciel pour ne pas finir dans le même état. Faut quand même que je sois capable de tuer les morts, et de ne pas regarder le blondinet d'un air trop suspect. Enfin, quoi qu'il en soit, je le remercie avant de prendre une bonne gorgée. Fatalement, je toussote, et mes yeux se plissent en réponse à la brûlure qui me saisit la gorge. « A vrai dire je suis plutôt calme comme fille... Mais ouais, c'est d'être enfermée là, je suis sous tension ahah. Tu sais que tu m'aides pas beaucoup, en me faisait luire la promesse d'avoir une moto d'ici peu ! » C'est clair que j'en ai limite un frisson, rien que d'y penser...

Face au barbu, je l'observe sortir son briquet pour jouer avec la flamme. Il y a quelques jours de ça, j'aurais pu trouver la situation carrément flippante. Mais étrangement, ça m'apaise, en quelque sorte. Je ne sais pas si c'est dû au vacillement régulier de la petite flèche de feu, ou à la manière dont Abel la fixe... Disons que les deux cumulés, ça donne un ensemble assez hypnotisant. Mes yeux s'arrondissent de surprise quand le survivant commence à me faire part d'un truc plutôt personnel. Son récit vire rapidement à la violence qu'il a subi étant plus jeune, et je me mord la lèvre inférieure. Je me sens vraiment conne, là, tout de suite, mais surtout profondément triste. Voir cet homme que je ne connaît à peine, un peu bourru, se livrer soudainement, c'est hyper déstabilisant, surtout pour quelqu'un de très émotif comme moi...

J'ai envie de le prendre dans mes bras et de le serrer fort contre moi, pour lui dire que tout ça est derrière lui. Qu'il s'en est sorti, sans toutefois suivre le modèle de son père. Mais bien sûr, je sais que je ne peux pas faire ça. Et pourtant, quand il se met à chanter, j'ai l'impression de vivre par procuration cette horrible sensation que quelque chose, de profond mais d'immense, se brise. Je quitte la flamme des yeux, parce qu'elle me brûle, et je sens ma vision se brouiller. Tomber sur le regard océan du motard, embué de larmes, me fait mal. Je m'approche timidement pour m'agenouiller en silence vers lui. Doucement, je lui enlève le briquet des mains, pour les prendre dans les miennes. Bien sûr, ça ne fait pas comme au cinéma, puisque ses mains sont bien trop grandes pour être tenues dans les miennes, mais qu'importe, je ne veux pas regretter plus tard d'être restée égoïstement muette à la part de souffrance qu'Abel vient de me livrer.

Détaillant les multiples traces de survie sur ses phalange, je m'éclaircit rapidement la voix avant de commencer : « Elle... Elle est très jolie cette chanson. » J'imagine du même temps un petit garçon blond, blotti dans un recoin sombre. « Tu es quelqu'un de très courageux, Abel. C'est pas tout le monde qui en serait là ou tu es aujourd'hui, en ayant vécu tout ça. » Et encore. Je n'avais connaissance que d'une infime partie de son passé, mais de toute manière, je n'étais pas sûre d'avoir envie d'en savoir plus. Chacun ses limites. « Tu peux être vraiment fier. Moi en tout cas, je suis très contente de te compter dans mon entourage. » Mes mots sont peut être forts, mais leur signification n'en est pas moins réelle, aussi, je ne les regrette pas.

Après lui avoir adressé un coin de sourire, je préfère rompre le contact physique, et lâche ses mains. Me redressant, je reste un moment à faire le tour de la petite pièce, tamponnant au passage mes yeux d'un revers de manche. « Par contre, si tu ruines mes peintures par un autre moment fort en émotion, tu risques de le regretter. » bien sûr, je dis ça en plaisantant, et aussi dans l'espoir de détendre l'atmosphère. Je suis consciente d'être malgré moi une éponge à sentiments, aussi j'essaie de retrouver une certaine sérénité. L'oreille tendue, je remarque que les grondements à l'extérieur me semblent moins présents. « Une dernière avant de partir ? » dis-je en piquant une autre bonne rasade d'alcool, non sans accuser le coup à la saveur horrible. « Sinon t'as pas fini de me sauver la vie... Je suis prête à vous suivre, chef ! » pour accompagner ma plaisanterie, j'esquisse un petit salut militaire, avant de tendre la main à mon acolyte barbu, pour qu'il se relève.
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Dim 13 Aoû - 22:36

Rashka, sous tension à l’idée d’avoir une moto. Je l’imagine bien en conduire une, effectivement. Mais je savais exactement quel modèle il lui faudrait. Les magazines de harley me manquaient. Je ne visais aucune autre marque pour elle. « Tu en trouveras une, ne t’en fais pas. Et puis… Tu auras un bon professeur ! Avant tout ça, je conduisais essentiellement des motos. En fait, je ne conduisais que ça. Rares sont les fois où j’ai dû piloter un truc à quatre roues… Tu sais… Une voiture ! » dis-je en mimant le type qui ne se souvenait même plus de ce mot tant ça lui était étranger comme notion. Bien sûr suivi d’un sourire. Puis le silence s’installe de nouveau. Et avec, les souvenirs. Je lui en devais au moins un, vu l’histoire qu’elle m’avait racontée avec le fou.

Mais ça vire au cauchemar. Tout ce que j’ai à raconter, ce n’est que tristesse et désolation. J’ai parfois l’impression que par rapport à mon ancienne vie, cette épidémie est ce qui est arrivé de mieux. C’est pour dire. Puis je me souvins de Clarice. Ce petit rayon de soleil qui a illuminé ma vie dès son premier souffle. Rashka s’agenouille à mes côtés, prenant ses mains dans les miennes après avoir pris soin d’éteindre mon briquet. Elle me déballe un truc à l’eau de rose. Ce genre de propos que je ne saisissais pas d’ordinaire. Et pourtant j’avais exactement besoin de ça. Un compliment, un investissement personnel de sa part. Je la regarde, un léger sourire en coin allégeant la tristesse de mon regard. « Merci Rashka. Je suis content d’avoir quelqu’un comme toi à mes côtés pour… Pour me faire me sentir important. » Je m’autorise un petit rire pour rajouter à la légèreté. Je ne savais que dire en fait, en dehors d’une débilerie pareille. Mais elle ramène le sujet à ses peintures. Je dois bien avouer que le ricanement passé que j’ai eu ce fait un peu plus franc.

Je tends l’oreille et remarque que le rythme de la porte tambourinée ne se fait plus entendre. Elle l’a remarqué aussi, et en profite pour boire une dernière gorgée. Je lève les yeux au ciel et attrape la bouteille, lorsqu’elle me dit que je n’aurai pas fini de la sauver. « On est quitte ! Je t’ai sauvé, tu m’as sauvé… » Je bois une gorgée à mon tour, puis range la bouteille dans mon sac avant de me sortir une cigarette et l’allumer. « Bon… On va essayer d’entrer dans la baraque au-dessus de notre tête. Il faut qu’on prenne de la hauteur pour voir où en sont les morts. »

Je récupère mon matos et m’assure qu’elle est prête elle aussi avant de gravir les marches, prenant soin d’éviter celle que j’ai casser. J’entrouvre la porte pour jeter un œil. Apparemment, tout est dégagé. Je lui fais signe pour lui indiquer que tout a l’air bon. Je prends ma hachette en main, me tenant prêt à tout éventualités. J’ouvre la porte franchement cette fois et sort. Rien en vue à part un cadavre au loin. S’il est seul, c’est bon, mais pour le moment, la priorité et de savoir où l’on va. Je jette un coup d’œil au perron et remarque la porte. Je me dirige vers les quelques marches qui y mène.

Je regarde Rashka, pour veiller à ce qu’elle ne soit pas en danger. J’attrape la poignet et décompte jusqu’à trois silencieusement avec mes doigts, pour qu’elle le comprenne sans alerter qui que ce soit. Lorsque j’arrive à zéro, j’ouvre la moustiquaire puis enfonce la porte d’un coup d’épaule. Vu les bruits qu’on a faits, les morts du rez-de-chaussée -s’il y en avait- aurait dû venir à nous. Les escaliers font face à notre position. Je m’y dirige et les gravis un part un, prenant garde de ne pas trop faire craquer le bois des marches. Une fois en haut, je tapote sur la rambarde pour attirer d’éventuels morts. J’avais négligé l’effet de mon coup d’épaule sur la porte. Des râles se font entendre émanant de l’entrée. Je me retourne et voit que déjà deux morts sont entrés. Suivis de près par un… Deux… Trois… Quatre… Je m’arrête de compter à cinq et attrape de nouveau la main de Rashka pour nous enfoncer dans le couloir. La horde n’était pas si loin que ça au final.

J’attrape la cordelette qui sert à faire descendre l’échelle du grenier et l’on y grimpe, laissant ma compagnonne passer en première. Galanterie oblige. Je referme derrière nous. Une fenêtre ronde nous offre un peu de luminosité. Au travers, on peut voir un arbre dépasser. « Bordel de merde ! On va s’en sortir oui ?! »

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Rashka Reagan
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Mer 16 Aoû - 16:29


Where is it ?
Abel & Rashka


Maintenant qu'on avait passé un petit moment confessions intimes, Abel avait l'air de penser comme moi : il était temps de sortir d'ici. Inutile de dire que ça m'enchantait... Le plan qu'il expose me paraît safe, aussi je me contente d'incliner la tête, avant de prendre sa suite vers les escaliers. Tâtant le terrain, le blondinet me fait finalement signe que les environs semblent fréquentables, et je dégaine ma lame courte de cérémonie. En gagnant l'extérieur, je ne peux m'empêcher de fermer les yeux une petite seconde en savourant l'air de dehors. Putain, ce que ça fait du bien... Reprenant contact avec le réel, j'avise l'unique mordeur, assez loin pour ne pas mériter d'être massacré, avant de suivre les pas du motard.

Face à l'unique entrée de ce qui semble surplomber notre ancienne planque, je suis le décompte gestuel de mon guide, avant de pénétrer au rez de chaussée derrière ses talons. Quelques secondes nous suffisent pour constater que le rez-de-chaussé est désert. Abel me devance, et se lance à aller explorer l'étage. Mes sourcils se froncent. Depuis le début, j'ai pas l'impression d'être utile, et je dois avouer que ça m'agace pas mal. Mais bon, je sais que j'ai tendance à me frustrer très vite quand je suis des ordres, alors je serre les dents par réflexe, et me focalise sur l'idée de visiter un peu les lieux. Quedal. Ce que je trafique est encore plus inutile. En plus, il se pourrait fort que mon acolyte ai de la visite, là-haut, aussi, je prends le même chemin que lui.

A peine l'ai-je rejoint que des râles se font entendre. Faisant volte-face, je m'apprête à descendre régler le compte des deux macchabées qui bloquent notre seule issue de sortie avant de me rendre que leur nombre vient de tripler. D'autres arrivent, et rapidement, une véritable cohue décharnée se presse dans le couloir. Putain. Le contact d'une main me tire de mon état d'admiration, et au final, le barbu me fait monter une échelle menant probablement à un genre de grenier. Sachant que les rôdeurs finiront bien par escalader l'escalier, je me presse, histoire d'éviter à Abel de se faire dévorer les chevilles. Une amputation à vif, très peu pour moi. Pendant qu'il commence à s'énerver au vu du nombre d'évènements imprévus qui nous tombent dessus à la limite, je ne peux m'empêcher de lâcher « On doit former une équipe soit très mauvaise, soit très malchanceuse. »


Détaillant rapidement la petite pièce qui commence à me foutre la pression, je glisse une mèche rebelle derrière mon oreille histoire de chasser ce ressenti désagréable. Mes yeux se plissent à la vision d'une fenêtre ronde. Voilà comment virer du cerveau du blond l'illusion que je suis du genre princesse en détresse. La lame de mon sabre chante quand je la range, et j'avise un peu perplexe la qualité de mes bottes... Ouais, même si elles commencent à être usées, c'est pas de la merde ce qu'ils m'avaient filé pour le tournage de cette saison. Reculant un peu de ma position, j'adopte une posture identique à celle d'une kata figurant dans mon livret, avant de balancer un bon coup de pied assez haut dans la fenêtre, qui se brise. Tentant de limiter mon sourire satisfait, je vire les morceaux de verres restés accrochés à coups de sac, avant de le remettre sur mes épaules. « J'espère que t'es aussi agile que Simba, et que t'as pas peur du vide... »

Passant au travers, je m'assois sur le rebord de la fenêtre, en évitant de trop regarder en bas. Je me focalise sur l'arbre, qui semble à une distance raisonnable. J'inspire, et pousse le mur de mes pieds, et de mes mains, me réceptionnant sur l'une des branches un peu plus basses. Un peu juste. Je remercie intérieurement mes abdos, avant de trouver appui pour mes jambes. Là, je reprends une respiration normale, et adresse un signe à Abel, toujours là-haut. Je me fais pas de soucis pour lui, si je suis arrivée à pas me vautrer, il devrait y parvenir sans peine. Je commence à descendre, et je réalise que le bruit de verre à attiré des mordeurs. Putain. J'active, et saute aussitôt que possible, pour commencer à achever les morts qui arrivent. Si on se retrouve encerclés, on sera vite dans une merde pas possible... Finalement, le motard me rejoint assez vite, et au vu du nombre de goules qui débarquent, faut vraiment qu'on se casse... « Jolies fesses... On va ou maintenant ? » Je me suis autorisée un petit commentaire, ayant perdu une seconde à lever le nez pour apercevoir le blond en train de descendre de l'arbre... Il est possible que je regrette ce trait spontané, mais dans le doute...
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Ven 25 Aoû - 21:50


Nous voici de nouveau coincé dans une pièce. Les morts commencent déjà à monter. « Ouai. Dans le genre malchance, on a payé notre quotas pour la décénnie à venir… » lui dis-je, en détournant mon regard de la fenêtre. Sans l’intervention de Rashka, je serai encore en train de chercher une autre issue de secours. Elle avait décidé de s’en tenir à ma première idée. « Rashka ! Non ! J’suis pas… » La voyant disparaître dans le vide, je ne pus que me dire que je devais aussi le faire. « …agile. Mais je… Ok… J’peux le faire ! Il le faut ! » Je regarde par la fenêtre et vois la hauteur. Je ravale ma salive. Mais les marches derrière moi craquent déjà. Je ferme les yeux en me disant que tout ceci n’était qu’un cauchemar. Et pourtant… Je les rouvre et je suis encore face à cette fenêtre. Je m’assieds sur le même rebord où se tenait Rashka quelques secondes auparavant. C’est dingue, ça me paraissait moins haut, lorsque j’étais encore dans ce grenier. L’effroi me paralysé. Et le temps défilait, offrant aux morts tout le loisir du monde de me rattraper. « Je peux le faire… Je peux le faire… Je peux le faire… » me répétais-je pour me convaincre. En entendant leurs bruissements si proches qu’on aurait dit qu’ils m’étaient directement murmurés dans le creux de l’oreille, je donne une impulsion de mes pieds et bondis. J’attrape une branche de justesse, évitant au passage, les mains décharnés de mes prédateurs humanoïdes décomposés.

Je regarde en bas. « Putain ! Putain ! PUTAIN ! » hurlais-je en usant de la force de mes bras pour me hisser au niveau de ma prise. Je parviens à me percher sur la branche, et déjà, je me collais au tronc pour l’entourer de mes bras. Et je vois Rashka qui semble aussi à l’aise que Simba, perché dans on arbre. « Rash’… Je… Je ne peux pas là… Je suis… J’suis coincé, ok ? Je te l’ai pas dit tout à l’heure mais… J’ai le vertige ! » Il faut dire que cet arbre était haut et que c’était la première fois que je ressentais une telle chose. Un effroi, et une paralysie.

Et elle, tel un ninja, elle était déjà en bas. Mais déjà les morts l’entouraient. Et j’étais tellement pris de paniques que je ne pouvais rien faire. « Rash’ ! Faut que tu remontes ! Faut que tu me sortes d’ici… J’suis vraiment… Putain de merde ! » Je ferme les yeux en collant mon front au tronc d’arbre. Je sentais des sueurs froides m’envahir et mon corps qui se mettait à trembler. Elle était mon seul espoir de pouvoir toucher de nouveau la terre ferme.

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Rashka Reagan
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Sam 2 Sep - 8:51


Where is it ?
Abel & Rashka


Après une sortie plutôt classe, me voilà de nouveau sur la terre ferme, avisant les macchabées alentours qui allaient pas tarder à nous considérer comme un joli buffet libre service. Après quelques crânes de goules éclatés, je me rends compte que mon acolyte barbu n'a toujours pas refait surface. Un peu inquiète, je lève les yeux, pour me rendre compte qu'en fait, il n'a pas bougé d'un iota. J'avoue que pendant un bref instant, je me demande s'il se fout pas de ma gueule, mais il me semble le voir trembler légèrement, même d'ici, et je sens que ça va être la merde. Bon, pas le choix, mais va falloir faire vite. Tout en éliminant les rôdeurs les plus proches, j'essaye de mémoriser un repère sur le tronc d'arbre, à partir duquel nous pourrons sauter sans réel risque de se faire une cheville. Ceci fait, je range mon sabre, saisi ma dague et la lance comme Leïa ma l'a apprit sur le-dit point de repère. Accordant un dernier coup d'oeil aux environs pour un bilan des morts, et j'escalade de nouveau le tronc d'arbre.

Je remarque rapidement qu'il est plus difficile de monter, mais ça reste toutefois faisable. « Hé, j'arrive Abel ! » Dis-je à proximité du blond. Quand je termine ma grimpette pour le rejoindre, je trouve un homme pas loin d'être terrifié. Le vertige ? Bien possible... J'aurais dû m'en inquiéter avant de lancer l'opération écureuil, mais bon, le temps manquait. Et manque toujours. Pas besoin de baisser les yeux pour savoir que les marcheurs encerclent peu à peu la base du tronc d'arbre... Posant une main dans le dos du survivant, je tente de l'apaiser comme je peux. « Abel, je sais que ça doit pas être simple, mais, tu peux y arriver. Tu a connu pire, n'est-ce pas ? Et, regarde, j'y suis bien arrivée moi ! Prends ma main, vas-y. » Mes derniers mots sont moins doux, et je l'aide avant d'exposer la suite des évènements. « Tu ne regardes plus en bas maintenant, et tu fais tout ce que je fais, ok ? On est parti, voilà... Tranquillement. »

Nous commençons doucement à descendre. Une fois arrivés sur la branche que j'ai marquée, nous pourrons probablement sauter, et atterrir assez loin de l'attroupement de mordeurs qui doit avoir prospéré. Branche après branche, on se rapproche. Analysant les choses sans trop brusquer le blondinet, je suis assez soulagée en comptant cinq ou six rôdeurs. Si rien ne merde, ça devrait le faire. Nous atteignons finalement notre but, et j'annonce la dernière étape du calvaire du barbu : « On est pas très hauts maintenant, et il va falloir sauter. J'y vais en première, tu prends ton temps, ok ? » Ne lui laissant pas vraiment le choix, je m'accroupis sur la branche pour me laisser choir sur le sol, sans trop de bobos. Je tranche les premiers invités qui se présentent, en espérant que tout se passe bien pour Abel pendant ce temps là...

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Ven 22 Sep - 22:22

Je n’avais jamais ressenti pareille peur depuis bien longtemps. Ce vide qui me sépare du sol. Je tente de fermer les yeux et de ne pas y penser. Mais c’est encore pire. Les souvenirs qui me viennent en tête me terrifient. Cela s’est passé il y a bien des années.

Me revoici adolescent, tentant de me faire la malle par la fenêtre de ma chambre qui donne sur l’avancée de toit, au-dessus du perron. Tout ça pour aller voir une copine, encore une fois… Mais c’était le seul moyen que j’avais trouvé pour ne pas perdre la tête dans cette baraque. Entre mon père, ivre et violent. Et mon frère, complétement défoncé, à se demander quelle bagnole lui et ses potes vont pouvoir piquer dans le voisinage, je suis exaspéré par autant de médiocrité d’esprit. J’avais déjà enjambé le montant de la fenêtre lorsque mon vieux débarqua dans ma piaule, fou de rage, hurlant qu’il allait me faire la peau -comme à son habitude à vrai dire. Je tentais de rentrer mais il me poussait vers l’extérieur. Je tombe en arrière, au bord du toit. Et le voici qu’il essayait d’enjamber ma fenêtre pour me rejoindre. Je me redresse sur mes mains, qu’il avait seulement passé une jambe. Je finis par me lever enfin, qu’il fut passé tout entier. Il me prit par le col, me tenant fermement au-dessus du vide. Il me parlait, me menaçait encore. J’avais si peur. A cette hauteur, je pouvais bien finir paralyser, si je tombais sur la colonne. Et il ne prendrait pas le temps de me jeter en avant.

Je rouvre les yeux, son expression de haine encore en tête. Mon regard se porte sur Rashka qui me hurle qu’elle arrive. Puisse-t-elle faire vite. Je regarde maintenant le ciel pendant ce qui me semble être une éternité. Je tente de respirer calmement, mais cela est saccadé par mes tremblements. Elle se hisse enfin à mon niveau, posant sa main sur mon dos. Je tourne la tête vers Rash’. Elle se veut rassurante. Elle me met face à des vérités évidentes. Elle me tend sa main, me demandant de la saisir. Je décroche la mienne. Se faisant, j’avais presque l’impression que l’écorce de l’arbre et moi ne faisions qu’un, tant mes doigts avaient dû s’enfoncer dans le bois. Je parviens à saisir le bout de ses doigts que je serre bien plus fort que je ne l’aurai voulu. Elle me somme de l’imiter. Je prends mon inspiration et tente de ne regarder nulle part ailleurs que son visage.

Elle réussit en plus, à me faire descendre peu à peu, jusqu’à atteindre une branche. Elle me demande de sauter. Je ravale ma salive et analyse la situation. Effectivement, ce n’est plus très haut. J’ai à peine le temps d’approuver d’un mouvement de tête que je la vois bondir, tel un félin. J’inspire profondément, mais je suis vite plongé dans le feu de l’action, la voyant découper du mort. « Allez, Abel. Tu peux le faire ! Tu ferais trop plaisir à ce vieux connard qu’est ton père si tu restes ici ! » me murmurais-je.

J’attrape ma hachette et serre le manche en main. « Putain… Il me faut de la musique. » Je me redresse difficilement, sursautant quelque peu afin de garder l’équilibre. Je finis par me stabiliser. Je fredonne doucement la chevauchée des valkyries, comme pour m’insuffler du courage. Un crack se fit entendre. La branche, dans un fracas digne du tonnerre, se dérobe sous mes pieds, me faisant tomber dans un bon groupe de rôdeur. Je vois ma vie défiler sous mes yeux. Je ressens mon corps se figer le temps d’une microseconde. L’adrénaline se déverse dans mes veines. Je bondis pour me remettre sur mes pieds, donnant des coups de haches à tout va, et prenant soin de toujours avancer sans reculer, dégageant chaque mâchoire qui s’approche de ma chair où de mes vêtements pour me mordre. C’est comme si cette horde était incapable de me freiner. Et me voici à presque hurler cette chevauchée des valkyries. Lorsque je rejoins Rashka, je me retourne un moment et constate l’autoroute pavée de mort que je me suis construit. Une bonne dizaine d’entre eux gisaient au sol, mais déjà le reste de la horde s’avance vers nous et les recouvrent.

Je croise le regard de Rashka, ébahie. « On fera le tour du propriétaire plus tard, pour savoir si je suis foutu ou pas. Pour l’instant, faut qu’on se tire et vite ! » J’attrape sa main pour lui donner l’impulsion nécessaire et l’on se met à courir. Je connais cet endroit, à grand regret. Ma moto ne doit plus être bien loin.

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