Ain't no rest for the wicked.



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Mer 5 Juil - 20:59



ft. Joy && Declan


Declan l’étranger, Declan le solitaire, Declan le parias. J’étais quelqu’une de fréquentable durant ma vie antérieure.  Un directeur adjoint dans une firme automobile de prestige. Qui plus est, marié au PDG… Je l’étais beaucoup moins à présent. J’étais juste l’archer de Fort Hope qui était incapable de subvenir à ses besoins et dépendait du groupe comme un parasite. La seule chose que je pouvais -et voulais faire- c’était donner des leçons de combat au corps à corps et de tir à l’arc. Ma carrière me définissait en tant qu’individu. L’apocalypse débarque, et je suis définis par ma passion et mon attitude. Seul compte les actes et non ce que ne nous sommes pas vrai ?

Le fait d’être infréquentable m’arrangeait la plupart du temps. Ça me permettait de sortir sans qu’on ne remarque mes absences. Surtout que personne ne m’avait à l’œil. Je n’avais pas encore fait de vague dans ce groupe. Heureusement que mon avis importe peu. J’aurai bien des choses à redire. Les faiblards se comptent à la pelle par ici. Il paraît même que des femmes ont été assez négligentes pour tomber enceintes. Les bébés pleurent, attirent les rôdeurs, l’amour causent des actes déraisonnés comme… Comme passer au travers d’un toit après avoir sauvé maintes et maintes fois sa fille âgée d’une douzaine d’année… Devenais-je comme les habitants de Fort Hope ? Est-ce dû à leur contact ? Quelle merde… Je ne veux pas être un faible ! J’ai besoin de me vider la tête.

J’ouvre les yeux dans ce qui me sert de lit. Je bondis dans mes vêtements de sortie : une tenue en cuir complète. Il est encore tôt. Bien que les journées rallongent et se terminent de plus en plus tard, le soleil peine à déloger la nuit. A vue de nez, il doit être entre six et sept heures. Je sors à l’extérieur de Fort Hope et enfile ma capuche avant de commencer à courir dans l’enceinte du camp. Tout ce confort ne doit pas m’empêcher de préserver mon corps. Un problème peut vite arriver et seules mes jambes me permettront de fuir cet endroit. Et ça fait travailler ma circulation sanguine. Le camp est trop petit selon moi. Je suis obligé de repasser à plusieurs reprises devant les mêmes maisons. Je fais ça jusqu’à ce que la vie s’anime dans les chaumières. Sans doute en ai-je réveillés certains qui, sur le qui-vive, ont bondis de leurs lits en entendant un gars courir. Ils devraient me rejoindre, s’ils voulaient vivre.

Je retourne au pas de course à la maison qui m’a été attribué. Je reste sous le porche de l’entrée et retire ma veste, dévoilant mon torse et ses blessures. La chaleur du sport m’empêche d’avoir froid. C’est ma cryothérapie. Je me place en positions et commencent à faire des pompes. J’aime repousser mes limites, mais là, il s’agit juste d’un échauffement. Je m’arrête à la cinquantaine. Je fais autant d’abdos. J’aime avoir une vie équilibrée. Je reprends ma veste, posée alors sur la rambarde du porche, et rentre à l’intérieur. J’attrape un stick de viande séchées et une barre aux céréales et au fruits. Une chance que j’aie pu mettre la main dessus. C’était à peine périmé, et ça me tendait les bras. J’avale le tout. Un repas plus que gourmand pour une journée à…

A faire quoi d’ailleurs ? Rester ici, à Fort Hope ? Il faut bien que j’honore ma part du marché si je veux pouvoir garder ma place dans cette communauté. Je vais devoir me taper des leçons à donner à une bande de presque-capable. Ils ne savent pas repousser leurs limites. Je le fais dès que j’en ai l’occasion. On a qu’une survie après tout. Autant savoir ce que l’on vaut. Je file sous la douche -froide bien sûre- et en ressort pour enfiler mon jean et mon t-shirt.

Je me tiens dans l’ancien salon, transformé en salle d’entraînement au combat. Je m’assieds en tailleurs et ferme les yeux, essayant de contrôler mes ardeurs. Il faut que je puisse garder mon calme pour la journée. Je me surprends à méditer, à penser à des paysages calmes et paisibles. Puis à Aube. J’imagine ce qu’aurait été ma vie dans un monde idéal, à ses côtés. Le sourire en coin. Je suis surpris dans cette méditation. On frappe à la porte. Un air blasé regagne mes traits. Je me lève et me dirige vers l’entrée, découvrant Joy derrière la porte. Je fais un signe de tête. Il s’agit de la concubine du chef, il me semble. Une espèce de mi-homme mi-ours. Si on veut mon avis, il faudrait lui raser le crâne. Il va chopper des poux. Je garde un air sérieux « S’lut. Que veux-tu ? Ici c’est pour s’entraîner à se battre. Ce n’est pas un service de gynécologie. » Dis-je avant de faire un clin d’œil et de m’écarter de la porte pour la laisser entrer. On sait jamais, dés fois qu’elle le prenne mal ou qu’elle s’enrhume dehors et que son semi-ours décide de me bannir de Fort Hope…
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Sam 8 Juil - 3:56

1er Mars
Elle adorait ce genre de journée. Elle aimait voir la neige fondre lentement et mars, c’était le genre de température de plus en plus parfaite. Elle adorait les saisons de changement en fait. Elle adorait le printemps et l’automne, mais l’hiver il faisait trop froid et l’été il faisait trop chaud. Oui, il pouvait faire trop chaud quand on s’entraine dehors. Le printemps, c’était génial pour permettre de vivre un peu. Aujourd’hui, Logan était à la maison avec la petite, ce qui lui donnait du temps pour elle et il fallait bien avouer que sortir de la maison lui faisait le plus grand bien. Alors, elle c’était habillée pour aller jusqu’à son jardin. C’était l’endroit qu’elle préférait le plus de Fort Hope et en prime, il y avait de l’herbe pour lui permettre de faire des cabrioles. Elle avait de l’espace à revendre et elle adorait pouvoir recommencer à faire des triples saltos arrières et des saltos avant aussi en fait. Elle tentait d’en faire le plus possible, elle s’éclatait. La gymnastique lui avait manqué. Elle recommençait chacune de ses figures à l’infini, jusqu’à en avoir chaud dans son pull en laine trop grand. Elle n’avait qu’un débardeur sport en dessous et elle était bien. Les trous pour ses bras étaient tellement larges qu’il laissait entrevoir son soutif, mais rien pour lui donner froid. De toute façon, elle avait un pull, c’était la température parfaite, elle n’attraperait pas la mort, promit. Son jean était ajusté, arborant des trous sur les genoux, le haut de la cuisse aussi, elle aurait dû en trouver d’autre, mais elle avait la flemme et puisqu’elle était minuscule, trouver des vêtements à sa taille était un défi de taille. Donc, des trous, c’était génial quand on y pensait. Elle se décida finalement à retourner dans les rues de leur petite Banlieue, il était assez tard pour aller cogner chez les gens, du moins, elle l’espérait. Elle fut donc presque ravie quand il ouvrit la porte. Non en fait, elle l’était réellement, c’était surtout quand il ouvrit la bouche que ça se corsa. Gynécologie hein? Non merci…

-Hm, tu as une tête à coloscopie plus qu’à gynécologie à mon avis de toute façon…

Et elle l’esquiva silencieusement pour entrer dans la pièce, sourire léger aux lèvres. Oh, de l’humour de merde, elle en avait vu et elle continuerait d’en voir. Elle n’allait pas s’arrêter à si peu. Elle observa la pièce du regard, le corps à corps… nope, ce n’était pas réellement pour elle, pas pour le moment. Parce que même avec toute la volonté du monde, elle manquait de force, ça lui prendrait trop de temps et elle n’avait pas de temps à perdre, elle avait ses priorités de fixé et c’était le cas en ce moment. Donc, aussi bien tourner son regard vert sur lui, se passant une main dans sa chevelure de feu pour replacer ses idées et finalement annoncer sa couleur :

-J’ai trouvé un arc y a longtemps, j’arrive à tirer avec, je me pratique depuis un moment, mais j’ai vraiment du mal avec la précision. J’ai pas réellement envie de tuer des flèches sans arrêt, alors je me suis dit qu’avec de la chance, tu pourrais m’aider. C’est ton job non ? Je ne suis ni idiote, ni empotée, on va bien arriver à un résultat rapidement… si t’es doué comme prof du moins.

Et là, elle se retenait à peine de sourire. Oh, il l’avait piqué, il avait annoncé sa couleur avec son humour mordant, elle pouvait bien se le permettre aussi. C’était marrant quand on y pensait ! Bref, elle voulait savoir tirer une flèche dans un endroit assez restreint, genre une tête, d’ici un an ou deux, peut-être un œil ! Sauf que ce n’était pas encore gagné ça. Fallait savoir poser ses objectifs à long terme de toute façon.

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Mar 11 Juil - 11:27

Prof au corps à corps m’allait plutôt bien, même si j’aurai aimé avoir des élèves assez doué. Ceux qui avaient déjà une certaine base, estimait qu’il n’était pas nécessaire de venir s’entraîner. Ceux n’avaient aucune notion, c’est à peine s’ils étaient aptes à donner un coup de poing digne de ce nom. J’aurai préféré un juste milieu. Peut-être que ça viendra. Et je l’avais espéré lorsque j’ai vu Joy sur le pas de la porte. C’est la femme du chef, elle doit savoir ne se défendre pas vrai ? Après une vanne de ma part et sa répartie, je la laisse entrer, et nous faisons volteface. J’attends de savoir ce qui l’a motivé à venir ici. Lorsqu’elle me parle du tir à l’arc et m’annonce qu’elle a un niveau, mon regard s’illumine, faisant abstraction de son pique au passage. Peu de monde venait pour cette discipline. Et peu avaient déjà une base. En fait, elle serait ma première élève au tir à l’arc. La plupart estiment que cette arme est obsolète. Mais lorsqu’il n’y aura plus de balle à tirer sur cette terre, je me marrerai tout en fabriquant mes propres flèches. Elle avait appris le tir à l’arc de manière autodidacte. Un peu comme je le faisais étant môme. J’avais fini par prendre des cours pour me perfectionner, et je sais que le danger est qu’on peut se fourvoyer dans les techniques. Remplir une tête qui est convaincue qu’elle est déjà pleine n’est pas une tâche facile. Les personnes campent sur leurs positions et contestent tout ce que l’on dit. Je vais voir ce qu’elle vaut en reprenant à zéro.

« Ok. On va voir si je suis bon professeur. Et on va surtout voir ce que tu sais déjà. Tu vas me suivre. » lui dis-je. Je fais quelques pas pour me retrouver dans l’entrée et prend mon carquois que je place dans mon dos. J’attrape l’arc et ouvre la porte. J’attends qu’elle passe pour refermer derrière elle. Tout en descendant du perron et nous dirigeant dans l’allée à côté de la maison, je commence mon discours. « Le tir à l’arc est une discipline mêlant la passion, le talent et l’esthétique. On est perfectionniste, lorsque l’on en fait. Il faut toujours avoir envie de se surpasser. Si tu rate ton tir, tu peux incriminer tout ce que tu veux : ton arc et tes flèches. Mais c’est à l’archer de s’adapter dans ces situations. Et puis, ça a beaucoup plus de classe que les flingues. » conclus en m’arrêtant en début de l’allée. Au bout, il y avait un arbre sur lequel j’avais installé une cible de fortune. Je m’étais assuré que les palissades derrière étaient assez épaisses pour que les flèches s’y plantent sans blesser ceux qui se trouvent derrière. Il devait y avoir une quinzaine de mètres à tout casser entre la cible et nous. Je pose l’arc en appui contre le mur de la maison. « Je suppose que tu connais déjà ton œil directeur, mais on va réitérer pour être sûr. Fait un rond avec tes mains et vise la cible en son milieu. Ferme les yeux tour à tour. Si la cible se décale de, c’est que tu as fermé ton œil directeur. Au fait, t’es gauchère ou droitière ? »
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Lun 17 Juil - 4:17

Qu’est-ce qu’elle aurait pu dire d’autre ? Il commençait d’emblée avec une remarque déplacée, aussi bien continuer dans ce sens. Elle n’était pas là pour s’emmerder, elle était là pour s’améliorer et étrangement, elle ne pensait pas pouvoir devenir copine avec monsieur l’archer, il était… trop. Ouais, c’est ça, trop. Ils étaient deux entiers totalement à l’opposé, fallait bien l’avouer. Il avait direct enchainé sur le cours et ça lui allait bien à elle. C’était ce qu’elle voulait. Alors, elle lui suivit avec joie. Il avait pris son carquois, elle s’attendait donc à tirer rapidement, mais non. Il parlait à la place, ventant son art. Elle lui fit un sourire rieur, tout en rajoutant simplement :

-Ça va, si je rate, je dirai que c’est de ta faute.

Comme si elle allait incriminer le vent ou un truc du genre. Elle s’en fichait, elle voulait juste devenir meilleure maintenant. Elle observa l’allée, l’arbre, la cible. Ils avaient une belle journée pour s’entrainer, il faisait frais, mais pas trop. Elle allait s’en sortir, elle pouvait le faire. Elle s’avait déjà comment faire, un peu. Ce n’était pas tant difficile, il ne lui fallait que de la précision. Beaucoup de précision. Elle n’aimait pas trop l’idée de se pratiquer en pleine ville, c’était un peu comme se dire qu’elle pouvait tuer quelqu’un part erreur, mais si c’était le cas… elle pourrait réellement accuser les installations de Declan. Bon d’accord, ça ne l’empêchrait pas de culpabiliser toute sa vie, alors aussi bien atteindre la cible. Elle fit donc la suite de son petit jeu pour trouver son œil directeur. Il fallait bien avouer qu’elle n’avait pas fait ça au début, juste qu’avec l’un des deux, elle ratait, c’était aussi simple que ça. Alors, elle devinait lequel se serait. Elle fit ce qu’il lui demandait, pointant finalement le bon œil, disant simplement :

-Celui-là et je suis droitière.

Voilà, c’était déjà cela. Est-ce qu’elle allait avoir d’autre test de base à passer ? Comment est-ce qu’il fonctionnait pour l’enseignement ? Parce qu’Ice, il était plutôt du genre à te pousser dans les morts et t’expliquer après… ou pendant, c’était selon le point de vue. Logan, il était très aidant, il le faisait avec elle pour commencer, mais elle se disait que c’était parce que c’était elle, que c’était lui, qu’il avait cette proximité nécessaire, ils l’avaient, avant, ce n’était plus tout à fait ça en ce moment. Ça finirait bien par revenir, un jour… Bref, l’arc, le tir, Declan.

-Ensuite, monsieur le professeur, on fait quoi?

Parce qu’elle espérait sincèrement qu’il la laisse tirer bientôt pour qu’il voit l’étendu du travail. Bon, elle arrivait à s’approcher de la cible, mais elle n’était pas comme Merida à viser sa propre flèche et c’était ce qu’elle voulait. Elle voulait exceller dans ce domaine parce qu’elle pouvait sauver des vies comme ça, la sienne inclue.


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Lun 17 Juil - 11:37

Bizarrement, ce cours m’enchante. Le tir à l’arc était une des choses que j’appréciais le plus au monde. En fait non. C’était LA chose que j’appréciais le plus au monde. Je la regarde s’adonner à l’exercice que je lui enseigne et lui demande de déterminer son œil directeur. Elle m’annonce les résultats du petit test et m’indique sa côté ascendant. Je crois les bras sur mon buste. Je voyais en elle une certaine impatience. De plus, à peine avait-elle finit, qu’elle me demandait déjà ce que l’on faisait. « Ce que l’on fait, Joy ? Tu n’es pas très patiente, n’est-ce pas ? » Un sourire en coin, je lui tends mon arc et lui donne une flèche. « Montre-moi comment tu tires. Je te dirais ce que l’on fera. » Je la regarde se mettre en position. J’analyse absolument tout. Le positionnement de ses appuis, la courbure de son dos, la façon dont elle tient son arc, l’inflexion de son coude. « Sers toi de ton œil directeur pour viser la cible. Ne t’en fais pas, si tu tires à côté, les palissades retiendront ton tir. » J’aime ce moment bref de calme, lorsqu’il archer s’apprête à décocher sa flèche. Au moins, pendant ce temps, elle ne parle pas. C’est surtout ça que j’apprécie. Elle met même un sacré moment à tirer. Pour sûr, elle n’est pas prête à le faire en conditions réelles, si elle met autant de temps à viser la tête des morts. Je ne sais pas si elle fait toujours traîner en longueur lorsqu’elle tire, ou bien si elle veut me prouver qu’elle n’est pas si manchote que ça. Je décide de la stimuler un peu. « Concentre toi, mais dis-toi que tu n’as pas toute la journée. Si tu étais en conditions réelles, tu serais une proie facile pour tous les morts. » Elle relâche enfin sa flèche qui vient s’enficher dans le tronc d’arbre. Elle est même à cheval sur la cible et à cheval sur le reste de l’arbre.

« C’est pas si mal pour une novice. Je dirais même que tu as quelques bonnes bases en tant que néophyte du tir à l’arc. Bon, on est loin de Guillaume Tell en termes de précision, et encore plus loin d’une rapidité extraordinaire. Mais je pense que lorsqu’on en aura fini avec nos leçons, tu pourrais devenir assez dangereuse avec un arc entre les mains. » Je m’approche de l’arbre et attrape ma flèche pour la retirer. Je regarde si elle est encore en bon état. Elle peut encore résister à quelques tirs du genre. Je reviens à côté de Joy et lui donne le projectile. « Maintenant tu vas te remettre en position de tir. J’ai quelques petites choses à redire. » J’attends qu’elle face ce que je lui dis. « Garde le dos droit. Ne courbe pas ta colonne vertébrale. Les épaules doivent être au même niveau. Ne bloque ni tes genoux ni le coude de ton bras gauche. Tu dois être un peu plus souples. Tes pieds doivent être à 90° l’un de l’autre. Ton pied gauche doit être orienté vers ta cible. Amène ta flèche jusqu’au prémice de ta dentition. Maintenant tu inspires et bloque ta respiration. Aligne bien ta flèche dans l’axe de ta cible. Et décoche quand tu te sens prête. » Je la regarde de nouveau faire. C’est beaucoup plus rapide. La flèche part et se rapproche un peu plus du centre de la cible. Un tantinet au-dessus.

« On est pas trop mal. Je pense que tu bande mal ton arc. Il faut que tu décale ton accroche de trois doigts. Et essaye de n’agripper la corde qu’avec deux doigts. Mais effectivement, je pense que pour un second tir, on n’est pas trop mal. Tu as un réel potentiel. Tu m’as dit que tu l’as trouvé quand ton arc ? »
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